Dimanche 10 juin 2012 7 10 /06 /Juin /2012 20:00

Mise à jour : 10 juin 2012.

nullLe Théâtre Colon de Buenos Aires :

L’Opéra de Buenos Aires, nommé Teatro Colon est l’une des salles au monde les plus reconnues, au niveau de son acoustique de son architecture et de son passé. Il occupe à lui seul 8200 m2 au sol, soit toute une manzana, dans le centre de Buenos Aires, dans le sous quartier de « Tribunales » du quartier de « San Nicolas ». Avant de déménager à son emplacement actuel, le Colon était domicilié sur la Plaza de Mayo entre 1857 et 1888. Il ferma ses portes le 13 septembre 1888 pour être remplacé par la Banque de la Nation. C’est en 1890, que le chantier du nouveau Colon sur la Plaza Lavalle débute pour se poursuivre pendant dix huit ans, il sera inauguré en 1908. Depuis un intense chantier de restauration fut entrepris en 2006 pour se terminer pour les fêtes du bicentenaire en mai 2010. Les derniers plâtres furent essuyés en mai 2012 lors de l’inauguration officielle du parvis de la Plaza del Vaticano se trouvant le long de la calle Viamonte.

Photo : Le Teatro Colon en 2010 (Cliquez pour agrandir).

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Photos : A gauche, le projet de Garnier pour l'Opera de Paris (Cliquez pour agrandir), à droite, le projet (1889) de Francesco Tamburini (Cliquez pour agrandir). Une inspiration très proche de l'Opera Garnier.

nullL’impulsion urbanistique de Buenos Aires entre 1883 et 1887 :

 

Tortucuato de Alvear, premier maire de Buenos Aires nommé par le président de la Nation Julio Argentino Roca, était obnubilé par le désir de moderniser sa ville et de plagier ce que Haussman et Napoleon III avaient apporté à Paris. C’était le temps des grands changements pour Buenos Aires, l’ouverture de ce qu’on appelait les « Boulevards » (Boulevard Callao et Boulevard de Julio , actuelle Avenida Alem), la course à l’arborisation des places déjà existantes, ainsi que le désir de créer sous la des espaces verts comme le bois de Palermo à partir de 1875.

Sous le mandat de Tortucuato de Alvear, le premier grand projet en 1883 fut de relier les places de la Victoria et de 25 de Mayo (ce qui donna la Plaza de Mayo) en détruisant la Recova les séparant. Il fut de plus, celui qui, à partir de fin 1884, obtint l’aval du gouvernement National pour exproprier les terrains se trouvant entre la Plaza de Mayo et la Plaza Lorea pour tracer la future Avenida de Mayo. C’est ainsi que dans cette ville de Buenos Aires convertie en vaste chantier, une autre idée vint à Tortucuato de Alvear, créer un opéra digne de sa nouvelle ville, et pouvant rivaliser avec la Scala de Milan ou l’Opéra de Garnier.

nullBuenos Aires comptait déjà sur la Plaza de Mayo d’un Opéra depuis 1857, mais le maire le considérait trop petit et surtout pas assez majestueux ! En 1886, on lance l’idée de la construction d’un nouvel Opéra, en 1888 c’est presque chose faite puisqu’on décide de démolir l’ancien. On trouve les capitaux d’un homme d’affaire italien Angelo Ferrari qui impose son propre architecte Francesco Tamburini et en 1889, la première pierre est posée.

Quelques hésitations quant à son emplacement. En effet, il avait était choisi un terrain sur l’actuelle Avenida Rivadavia du coté de l’actuelle Avenida Entre Rios. Mais les différents projets de la future Plaza Congreso font que l’on préfère une autre implantation. Finalement c’est un terrain vierge et abandonnée depuis 3 ans d’une superficie d’un hectare anciennement occupé par la gare « Estacion del Parque » sur la Plaza del Parque (Actuelle Plaza Lavalle) qui est choisie. L’ancienne gare fut détruite en 1886 (les habitants se plaignaient du bruit et des fumées des locomotives, surtout sur la voie empruntant la calle Lavalle) et la municipalité est ravie de disposer de ce terrain plus proche du centre que celui d’Entre Rios et Rivadavia. En 1889, on commence le chantier.

Photo du haut : Le premier Teatro Colon sur la Plaza de Mayo ouvert en 1857 et démoli en1888 (Cliquez pour agrandir). Ci contre : Francesco Tamburini, architecte du projet du nouveau Teatro Colon (Cliquez pour agrandir). 

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Photos : A gauche, photo de 2009 du Teatro Colon sur la calle Cerrito (Cliquez pour agrandir). A droite, l'élévation sur la calle Libertad (Cliquez pour agrandir).

null1889 : Début du chantier

Le projet original de Francesco Tamburini ressemble étonnement au projet de Garnier de l’Opera de Paris, surtout par la façade donnant sur la Plaza del Parque (Aujourd’hui Plaza Lavalle). Le pauvre Tamburinni n’a pas de chance et décède mois d’un an après le début de l’œuvre en 1890 âgé de 52 ans. C’est son collaborateur, Vittorio Meano (L’architecte du Palais de Congreso), aussi italien, qui reprend le projet et qui se permet même des modifications quant aux dessins originaux de Tamburini, il simplifie justement la façade. Le Teatro Colon devait être inauguré le 12 octobre 1892 pour le 400ème anniversaire de la découverte de l’Amérique par Christophe Colomb, mais la mort de Tamburini et surtout la crise économique de 1890, fait prendre un retard considérable au chantier. Entre temps, comme l’ancien Opéra de la Plaza de Mayo fut démoli en 1888, il fallut trouver une salle de secours pendant la construction du nouveau Colon. Ce fut la salle du Teatro Opera de la calle Corrientes qui assura les programmations. Prévu donc uniquement pour les 2 ans de chantier, en raison des retards de construction du Colon, le Teatro Opera assura pendant vingt ans, la programmation de l’opéra et cela jusqu’en 1908.

nullNouvelle guigne pour le chantier, Meano agé de 44 ans, se fait assassiner par l’amant de sa femme en 1904, alors que le Teatro Colon n’est toujours pas terminé. On fait appelle alors à l’architecte liégeois Jules Dormal (Le créateur du parc de Palermo en 1875) qui s’applique dans l’ornementation final et dans les détails de fin de chantier). Dormal reprendra aussi le projet du Palais de Congreso que Meano n’avait pas non plus achevé. En cette année 1904, Dormal est déjà âgé de 56 ans, mais fait partie des valeurs sures des architectes en poste à Buenos Aires. Il a déjà derrière lui, de très nombreux projets publics à Buenos Aires, Mar del Plata ou dans la ville de La Plata. Si on lui confie les projets de Meano, c’est pour être sûr de les voir se terminer rapidement. Finalement l’inauguration eut lieu le 25 mai 1908 avec l’œuvre de Verdi, Aïda. Quelques améliorations et détails furent portés jusqu’en 1910.

 

Photos : En haut, l'architecte italien Vittorio Meano (Photo) poursuivra le projet de Tamburini. Ci-contre, le belge Jules Dormal (Photo) terminera le projet du Palacio Congreso et du Teatro Colon.

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Infographie : Source Clarin de 2006. Axonométrie de l'intérieur du Teatro Colon. En passant par l'entrée principale de la calle Libertad (à droite) on donne sur l'ecalier d'honneur, puis au premier étage par le foyer principal. Toujours au premier étage sur la calle Libertad, le Salon Dorado; puis au second, le Salon des Bustes et le Salon Blanc. Enfin au centre du bâtiment, la salle. Au rez de chaussé reliant la calle Viamonte à Tucuman, le pasaje de los Carruajes (le passage des carrosses), toujours existant, est le passage qui servaient à déposer et à charger les spectateurs, sans devoir passer par l'extérieur. Cliquez sur le dessin pour l'agrandir.

nullLe bâtiment du Colon :

 

L’opéra de Buenos Aires, « Teatro Colon » est à ranger dans le style éclectique si en vogue en cette fin du XIXème siècle. Meano définissait lui-même le style du Colon comme un mélange de l’architecture de la Renaissance Italienne avec la robustesse de l’architecture allemande et la grâce de l’architecture française.

Si aujourd’hui, le Colon dispose de deux façades principales, jusque dans les années 1950, l’avenida de Julio n’existait pas, et l’entrée principale se faisait par la Plaza Lavalle.

Le bâtiment dispose au total d’une superficie de 58.000 m2, l’espace principal est celui de la salle. Salle à l’italienne en forme de fer à cheval qui est l’une des plus grandes au monde. En effet les spectateurs ont le choix de leurs places sur sept niveaux et peuvent entrer à 4.000 (en comptant les places debout), ou 2.487 places assises. Cette salle a 32 m de diamètre, 78 m de profondeur et 28 mètre de hauteur, surmontée d’une coupole peinte originalement par Marcel Jambon mais qui abimée par des infiltrations dans les années 1930 fut remplacée en 1966 par une autre œuvre de Raul Sordi.

nullLa salle est éclairée par un monumental lustre de 7 mètres de diamètre, qui, dit-on, est constitué de 600 lampes.

La scène a une largeur de 34 mètres et une profondeur de 35 mètres.

Les autres grands éléments de ce théâtre sont le Foyer, le Salon des bustes, le salon doré, le salon blanc et le musée.

Le même bâtiment abrite aussi les services de « l’Instituto Superior de Arte », la bibliothèque, et le « Centro de Experimentación Musical ».

A l’extérieur du bâtiment coté Plaza Lavalle, à voir, la superbe marquise en fer forgée de l’entrée principale qui donne dans le grand vestibule.

En 1968, on projette un agrandissement du Colon, mais uniquement en sous sol, du coté de la calle Viamonte, pour ne pas toucher à l’architecture du bâtiment. Ce projet prévoie de construire des salles d’essai, des ateliers et des nouvelles loges. Finalement tout sera transformé en parking souterrain. Il faudra attendre la rénovation de 2006, pour enfin que ce projet se concrétise et aboutisse en 2012.

Photos : En haut, hall d'entrée du Teatro. (Cliquez pour agrandir)

Ci-contre, le grand escalier. (Cliquez pour agrandir

Vidéo : Excellent documentaire sur la restauration du Teatro Colon, en deux parties (10 mn et 9 mn 50 s).

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Photo : En 1908, une des première photos du Colon. On remarque que sur l'entrée principale de Libertad, le portique d'entrée n'existe pas encore, on a placé de manière provisoire, une marquise en toile pour proteger le public de la pluie et du soleil. Cliquez pour agrandir.

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Photo : Toujours en 1908, avec un peu plus de recul. On s'apperçoit que le parvis sur la calle Viamonte (aujourd'hui Plaza del Vaticano) est composé de trois petites places arborées. Les rues sont pavées, et on apperçoit les rails des tramway à traction animal puisqu'il n'y a pas encore de ligne electrique. Au fond à gauche, la calle Cerrito composée de maison à un ou deux niveaux. La 9 de Julio n'existe pas encore. A gauche, une partie de l'édifice de l'Escuela Presidente Roca (achevée en 1903).

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Photos : Vers 1910, le portique est enfin placé sur l'entrée principal.

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Photo : Vers 1955, aucun changement, si ce n'est que les façades n'ont pas été nettoyées depuis 50 ans. Les arbres ont pris de l'envergure !

 

nullLe Colon en crise :

 

Le Teatro Colon a connu depuis son inauguration une succession de crises à l’image de son pays.

A son ouverture en 1908, les porteños ne considèrent pas le Teatro Colon comme l’Opéra de Buenos Aires mais comme un théâtre de plus. En effet voila maintenant 20 ans que le Teatro Opera fonctionne comme le siège permanent de l’Opéra de Buenos Aires, et il est difficile de vouloir en un jour faire changer d’habitudes, la troupe, les musiciens mais aussi les spectateurs.  Alors qu’en cette première année, le Colon est opérationnel, le Teatro Opera continue à présenter lors de la saison 1908, 14 opéras. Le Colon est national et c’est la Nation qui le dirige difficilement, alors que la plupart des salles sont privés à Buenos Aires. Enfin en 1925, le théâtre du Colon dispose d’un orchestre permanent, d’un ballet et d’un chœur. Jusqu’à présent, le Colon faisait toujours appelle à des troupes et orchestres étrangers. Mais toujours en 1925, la Nation n’arrive plus à assurer et a financer la totalité de la saison, elle garde la programmation de la saison hivernale alors que la Municipalité prend en charge la saison estivale. La concession municipale prendra fin en 1931. Les années 30 et 40 furent enfin les grandes années du Colon. null Le public revient en masse et la programmation est à nouveau brillante. Il faut dire que l’Europe est en récession dans ces années 30, en guerre au début des années 40 puis en pleine reconstruction à la fin de celles-ci. Tout cela a fait fuir bon nombre d’artistes, musiciens et financement vers le Nouveau Monde dont l’Argentine.  Puis une nouvelle crise touche le monde du Colon au début des années 50 (la saison 1957 sera même annulée) et se poursuivra jusqu’en 1961, ou la structure directive de l’ensemble sera redessinée. On comptera à partir de cette année 4 directeurs à la tête du Colon, un directeur général, un autre technique, un autre artistique, et enfin un dernier administratif. Ce système restera en place jusqu’en 1990. Le Colon renait de ses cendres et connaitra à nouveau de belles années jusqu’à la fin des années 80.

A la fin des années 80, avec l’arrivée de la crise et de l’hyperinflation (1988-1989), le Colon ferme partiellement. Début des années 90, années de Menem, de la parité dollar/peso et de la stabilité économique, le Colon rouvre et connaît une décennie dorée. Le financement privé arrive à monter des saisons de très haut niveau artistique. La crise de 2001-2002, aura une fois de plus raison du Colon qui de plus devra affronter au début des années 2000 des luttes internes au sein des différentes gestions.

 

Photos : Au dessus, un des premiers choeur du Teatro Colon en 1927. Ci-contre : Le hall d'entrée (Cliquez pour agrandir). 

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Photos : Angle des rues Libertad et Tucuman. A gauche, (Cliquez pour agrandir) vers 1960. Les voitures à chevaux ne sont là que pour promener les porteños le dimanche. Il en existe aujourd'hui sur la Plaza Italia. Au fond, on voit l'autre angle de Libertad et Tucuman, des immeubles de 2 à 3 niveaux. A droite, (Cliquez pour agrandir) en 2010, même prise, les chevaux ont disparu, et les immeubles du fond sont remplacé par d'autres bien plus hauts.

null2006 - 2012 : La rénovation

 

En vue de préparer les fêtes du bicentenaire (2010), la ville de Buenos Aires prend la décision en 2006 de financer la restauration totale du bâtiment du Colon (structure, architecture et équipement). Les travaux débutent en 2007. C’est la première fois depuis son existence, que la structure va être totalement vérifiée et renforcée, les couvertures changées, le bâtiment va être totalement modernisé. A l’intérieur aussi, on change tout, la scène, les décorations de la salle, le lustre, jusqu’au rideau de scène. Tout est refait à l’ancienne, en préservant à chaque fois les motifs d’origine. Pour 2010, le chantier n’est pas terminé, mais pour raison politique, le 24 mai 2010 au soir, on monte un spectacle à l’extérieur du bâtiment sur l’avenida 09 de Julio. Le président de la ville Macri est présent come tous les ministres de la ville, la présidente de la Nation Cristina Kirchner sera invitée, mais par opposition au président de la ville ne viendra pas à l’inauguration officielle. Le Teatro Colon presque 100 ans après son inauguration sera encore un motif de discorde entre les politiques. Finalement en juin 2012, avec la find es travaux en sous-sol et l’ouverture de l’esplanade coté calle Viamonte (nommée aussi Plaza Estado del Vaticano), on peut enfin considérer que les travaux de rénovation du Colon sont bouclés !

Photo : En haut, la façade coté rue Tucuman en pleine rénovation en 2009 (Cliquez pour agrandir).

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Photos : A droite, restauration du Salon Doré en 2009 (Cliquez pour agrandir), à gauche, en avril 2010, rénovation de la scène (cliquez pour agrandir).

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Photos : A gauche, le salon des bustes en décembre 2009, en pleine restauration (Cliquez pour agrandir). A droite, dans le foyer, les mosaïque sont reposées en janvier 2010 (Cliquez pour agrandir).

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Photos : A gauche, en décembre 2009, on termine la restauration du lustre de la salle (Cliquez pour agrandir). A droite, fin du capitonnage et du remontage des sièges dans les loggias (Cliquez pour agrandir).

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Photos : A gauche, première page du Clarin daté du 25 mai 2010, avec la réinauguration du Teatro Colon (Cliquez pour agrandir). A droite, son et lumieres ce 24 mai 2010 au soir sur la façade donnant sur l'avenida 09 de Julio pour la réinauguration du Colon (Cliquez pour agrandir).

Vidéo : Extrait du spectacle présenté le 24 mai 2010 pour l'inauguration du Colon.

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Photo : Des milliers de porteños se sont pressés le 24 mai 2010 sur avenida 9 de julio pour assister au concert donné pour la ré-inauguration du Teatro Colon (Cliquez pour agrandir).

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Photo : La salle enfin rénovée en mai 2010 (Cliquez pour agrandir).

nullLes conseils du Petit Hergé :

Un des symboles de la ville. A voir de l’extérieur mais aussi de l’intérieur. Il existe des visites guidées, assez cher. Quelque fois les entrées pour se rendre à un spectacle sont moins chères. Le dimanche matin (1 à 2 dimanche par mois) vous avez un concert gratuit. Il faut retirer ses places 48 à l’avance sur place. Donc renseignez vous quand vous êtes à Buenos Aires sur la programmation de la saison. Autant allez voir un opéra ou un concert et en profiter pour visiter le Colon de l’intérieur ! Le lien du Colon : http://www.teatrocolon.org.ar/es/

Visite guidée : Entrée 30 pesos pour argentins et résidents, 110 pesos pour étrangers.

A voir absolument. Architecture 5/5. Histoire 4/5. Note Totale 9/10.

Photo : La salle du Colon après restauration (Cliquez pour agrandir).

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Photo : Vue de la salle du Teatro Colon du dernier balcon (Cliquez pour agrandir)

A lire aussi dans le Petit Hergé :

Théâtre National Cervantes (Retiro - Buenos Aires) - Le Teatro Nacional Cervantes : L’histoire du Théâtre Cervantes est indissociable de celle d’une figure emblématique du début du XXème siècle : Maria Guerrero. Cette actrice espagnole renommée arrive pour la première fois à Buenos Aires en 1897. Elle et son mari, Fernando Diaz de Mendoza, étaient à la tête de la troupe de théâtre « Compañía Guerrero - Díaz de Mendoza ». Ils prennent l’habitude de venir chaque année donner quelques représentations à Buenos Aires et élisent toujours le théâtre Odeon. Mais en 1910, le Théâtre Odeon est démoli et la troupe ne retrouve plus leurs repères. A partir de 1918, ils déploient leur temps, leur énergie mais surtout leur fortune personnelle dans l’immense projet de construire ce nouveau et grand théâtre.

El Picadero : Un théâtre renait à Buenos Aires- Le Teatro El Picadero : Lorsqu’on regarde le bâtiment de l’extérieur, le théâtre présente une façade peu habituelle pour un théâtre, en effet il s’agit d’un bâtiment industriel datant de 1926 qui fut construit pour abriter une fabrique de bougies de voiture. Elle ferme ses portes et reste longtemps abandonnée jusqu’en 1980, où Guadalupe Noble et l’acteur et directeur Antonio Mónaco décide de la transformer en Théâtre, où plutôt en « Théâtre Ouvert » (Teatro Abierto), ouvert à tous les artistes et à tous les types de théâtre qu’en cette période de dictature, les autres salles officielles refusent de programmer.

El Ateneo Grand Splendid (Buenos Aires)- El Ateneo Gran Splendid : Cette librairie est originellement un théâtre, de 2000 mètres carrés et pouvant accueillir jusqu'à 1050 spectateurs. Le théâtre du Grand Splendid, a été construit sous les ordres de Max Glucksmann et a été inauguré en mai 1919. Aujourd’hui El Ateneo Grand Splendid est la plus grande librairie d’Amérique du Sud, puisqu’elle reçoit environ plus de 3000 personnes par jour et est ouverte jusqu'à 22 heures ou minuit le week end.  Il faudra donc désormais parler d’un magasin de plus de 2000 mètres carrés, sur quatre étages.

 

Cine Teatro Ópera (Buenos Aires) 1936- Cine Teatro Opera : Lorsque la salle est inaugurée en 1936, elle est à la pointe de la technologie et du modernisme pour l'époque, autant sur le point des services offerts au public, que sur l'infrastructure technique mis à la disposition des spectacles. La salle dispose de 2.500 places et dispose d'un écran de cinéma rétractable le plus large de tout le pays. Pour les spectacles, la fosse d'orchestre est mobile et s'enfonce dans les sous sols. Coté public, il pouvait dès 1936 profiter de l'air conditionné en été, de téléphones dans le hall d'accueil, mais aussi d'une nursery pour y laisser leurs bambins durant la soirée. Le complexe possédait aussi en sous sol un mini ciné pour séance privé le "Petit Ópera". Le Teatro Ópera est pourtant vite dépassé par un autre "gros monstre" dès l'année suivante en 1937, en face de lui sur l'autre trottoir de l'avenida Corrientes, s'implante le Gran Rex qui le dépasse par son gigantisme.

Par Le Petit Hergé - Publié dans : 02 - Tourisme - Communauté : Argentine pour tous !
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