23 avril 2016 6 23 /04 /avril /2016 20:19

Mise à jour : 23 avril 2016. Catégorie : Buenos Aires 

L'Avenue Corrientes de Buenos Aires :

 

L’Avenue Corrientes est une des principales avenues de Buenos Aires qui se prolonge dans la ville dans le sens est-ouest puis nord ouest allant du quartier de San Nicolas (Bloc des 000) au quartier de Chacarita (Bloc de Corrientes 6900). D’une longueur totale de 8600 m, cette avenue traverse aussi les quartiers de Balvanera, d’Almagro et de Villa Crespo. Elle est sur sa totalité extrêmement commerciale, et offre presque tous les styles d’architecture de 1870 à aujourd’hui. Lors de votre séjour à Buenos Aires vous serez forcement amené à la croiser ou à la longer ! De plus c’est en son axe que fut érigé l’Obélisque, cette avenue est donc a classer dans les « incontournable ». Autant active de jour que de nuit, c’est aussi un des principal pole gastronomique de la ville !

Photo : Sur l'avenue la plus "pizza" au monde, la plus grande pizza du monde chaque mois d'octobre a Buenos Aires (2014). Cliquez sur la photo pour agrandir.

 

Vidéo : La Avenida Corrientes (2014) 3 mn 36 s. (En espagnol).

Un peu d’histoire sur son nom :

 

Lors de l’époque coloniale espagnole (1580-1810), l’avenida Corrientes n’est qu’une simple rue (Son premier nom est la Calle del Sol). Elle commençait au niveau de la berge du Rio de la Plata qui passait à l’endroit exacte de l’Avenida Alem (donc au niveau de Corrientes 200) et s’achevait au milieu des champs à l’ouest à l’intersection de l’actuelle avenida Callao. Mais le tissu urbain s’achevait bien avant (toujours en 1810) au niveau de l’Obélisque juste à l’endroit ou une première église (San Nicolas de Bari, aujourd’hui détruite) sera érigée en 1729. Les  Porteños prennent donc l’habitude à partir de la première moitié du XVIIIème siècle de nommer cette rue de calle San Nicolas.

En 1808, juste après les invasions anglaises (de 1806 et de 1807) en hommage à José Santos de Inchaurregui (un des régisseurs du Cabildo) qui combattit ardument les britanniques, on la nomma calle Inchaurregui. Mais juste après le début des luttes contre les Espagnol (1810), ce dernier prenant parti des royalistes espagnols (donc contre le mouvement d’indépendance), on préféra la nommer Calle Corrientes (1814) et la municipalité officialisa le nom en 1822. C’est l’époque ou on enlève tous les noms des saints (la liste des rues de Buenos Aires jusqu’alors en étant presque exclusivement constituée) pour les remplacés par les noms des provinces (Tucuman, Corrientes, Cordoba ou Santa Fe). En 1882, on commence à paver la rue. Tout d’abord la partie entre avenida Callao et avenida Pueyrredon.

A l’autre bout de la rue, comme celle-ci à tendance à dévier de l’axe ouest et à remonter progressivement vers le nord. Au niveau du coude avec Angel Gallardo, on lui faisait changer de nom pour prendre le nom de Triunvirato, et l’avenida Corrientes se terminait « officiellement » au numéro 4800 jusqu’en 1895. Puis au fil des années, « Triunvirato » a laissé la place au nom de « Corrientes » car finalement il s’agit du même axe. Ce n’est que depuis 1937 que l’avenida Corrientes s’arrête officiellement à l’intersection de l’avenida Lacroze.

Photo : Montage sur photo de 2009 de l'emplacement de l'Eglise San Nicolas de Bari détruite en 1936. Cliquez sur la photo pour agrandir. 

    

Photos : Avenida Corrientes dans les années 40 et 50 après elargissement. Cliquez sur les phtoos pour agrandir.

La rue des théâtres et des plaisirs :

 

Difficile de savoir à partir de quand la calle Corrientes fut synonyme des divertissements nocturnes de la capitale argentine. Théâtres, Music halls, cafés, restaurants, et cabarets des plus louches. Mélanges des genres, des classes sociales et des plaisirs des plus variés au XIXème siècle. La calle Corrientes s’est bien assagie aujourd’hui, et si la vie culturelle est toujours aussi riche (et peut être bien plus riche qu’il y a un siècle), les plaisirs y sont bien plus chastes.

En fouillant comme il se doit, la recherche de l’ouverture des premiers théâtres (en tout cas des plus grands et donc des plus connus) datent de 1870-1880. On citera donc le Teatro Opera (1872), le Teatro Eden (sur Esmeralda et Corrientes) et le Teatro Politeama Argentino (1879). Les trois aujourd’hui n’existent plus.

Pour la petite histoire sachez que le tout premier théâtre de Buenos Aires fut ouvert en 1757 et était installé dans la calle de Alsina sur le bloc des 400 (quartier de Montserrat), plus ou moins là ou se situe aujourd’hui le café de la Puerto Rico. Il sera définitivement fermé en octobre 1761 par pression de l’Eglise, pour l’immortalité des scènes qui s’y produisaient.

Comme la ville de Buenos Aires est encore petite, il est aussi normal de voir apparaitre les premiers théâtres dans un rayon de 300 m autour de la Plaza de Mayo. On peut dire que le véritable premier théâtre construit à cet effet et disposant d’un nombre de place important fut sans nul doute le Teatro Coliseo de la Merced datant de 1804 et qui fut aussi en son époque le seul théâtre de la ville (angle calle Resistencia et calle Perón, à 2 cuadras seulement de Corrientes) il fut agrandit en 1834 et démoli en 1873. Le suivant fut Le Teatro Onrubia (ensuite nommé de la Victoria) datant de 1838 sur la calle Victoria (aujourd’hui Hipolito Irigoyen au 1300, angle San Jose)

Donc les théâtres de la calle Corrientes ne furent pas les premiers à ouvrir en ville, mais commencèrent à s’y installer entre 1870 et 1880. A partir de 1900 il y en avait suffisamment avec ceux de la calle Lavalle (dans sa partie entre les blocs des 200 à 900) et les rues perpendiculaires la rejoignant avec Corrientes pour que ce secteur devienne de suite le centre de la vie nocturne porteña.  Sachez justement que le premier cinéma de Buenos Aires construit à cet effet fut le « Select Lavalle » en 1913 dans la rue du même nom ! Quant au théâtre, le plus ancien du secteur encore debout est certainement le Teatro Maipo (sur Esmeralda 449) datant de 1903. A la « Belle Epoque », sortir à « Buenos Aires » pour diner, voir du théâtre ou souper se faisait dans le secteur de Corrientes et de Lavalle dans le quartier de San Nicolas.

Photo du haut : La salle la plus grande, le Teatro Gran Rex (2015).

 

Vidéo : La nuit des librairies (12 mars 2016). 1 mn 59 s.

 

    

Photos : La Corrientes de la culture, Le Teatro Tabaris (Janvier 2015), La librairie Zivals, et le glacier El Vesuvio (décembre 2007). Cliquez sur les photos pour agrandir. 

L’élargissement de la calle Corrientes :

 

Le premier projet date de 1822 mais ne fut jamais réalisé. Il faut attendre 1910 pour que soit mis en place une ordonnance du maire Joaquín Samuel de Anchorena préparant l’élargissement de la rue, en obligeant les nouveaux immeubles à se bâtir sur une nouvelle ligne d’édification de la future avenue. 21 ans plus tard en 1931, on commence à démolir les anciens immeubles ne se trouvant pas sur cette nouvelle ligne d’édification. La cuadra la première à être démolie est celle du bloc des 1400 (entre Paraná et Uruguay). Il faudra 2 ans entre 1934 et 1936 pour terminer d’élargir la calle Corrientes en avenue Corrientes. On placera aussi en son axe le célèbre Obélisque (1936) sur la Plaza Republica entre les calles Cerrito et Pellegrini, futur embryon de ce qui donnera plus tard la avenida 9 de Julio.

On déplore lors de ces travaux d’élargissement la destruction de l’église de San Nicolas de Bari (une des plus anciennes églises de l’époque coloniale de Buenos Aires) ainsi que la démolition du « Circo Hippodrome » datant de 1917 à l’angle avec la calle Pellegrini.

Les années 30 voient aussi l’arrivée de la seconde ligne de métro de Buenos Aires passant sous Corrientes. En 1930 la ligne est ouverte entre Lacroze et Callao, et en 1931, la line arrive à la station Leandro Alem (encore terminus actuel). Il s’agit de la ligne aujourd’hui nommé « B »

Enfin, ces derrières années, la municipalité a décidé d’élargir les trottoirs (passant de 3,5 ma 5 m de large) quitte à enlever une voie pour la circulation des voitures. Entre 2003 et 2005 les travaux furent fait pour les blocs allant 9 de Julio a Callao (de 1100 à 1700), et entre 2007 et 2009 entre Callao et Pueyrredon (de 1800 à 2700). Tout le mobilier urbain fut changé, amélioré et la municipalité a commencé a installer sur cette portion des statues des personnages les plus célèbres de la comédie et de la télévision argentine.

Photo : Elargissement de la calle Corrientes en 1936

Photo : Après elargissement des trottoirs en 2005, la ville de Buenos Aires a instalé tous les 50 m des staties des artistes argentins les plus connus de la télévision. Ici Alberto Olmedo et Javier Portales. Photo octobre 2015.

 

Video : Avenida Corrientes par drone. 1 mn 40 s. (2015)

 

La avenida des pizzerias :

 

Il n’y a pas à dire, à Buenos Aires, on pense à la avenida Corrientes dés qu’on parle de pizzerias. Elle regroupe quelques unes des plus connues et des plus anciennes, mais aussi un très grand nombre d’autres qui sont apparues depuis 2000-2010, ce qui fait aujourd’hui peut être l’axe la plus « pizza » de la capitale ! Les premières se sont installées avec l’élargissement de la rue dans les années 30 à la fois pour proposer un repas rapide et bon marché à l’employé des bureaux qui cherche à se nourrir à midi en semaine, (depuis les années 30, on mange debout dans les pizzerias de Corrientes) et aussi pour la famille qui sort au spectacle (et alors on prend une table). La pizza « Fugazzeta » est même devenu la super classique de l’avenida Corrientes. Concentration forte dans San Nicolas autour des théâtres, mais aussi à chaque angle de rues importantes ou même autour de la gare de Federico Lacroze à Chacarita. Je ne me suis pas amusé à les compter, mais a vue de nez disons une bonne centaine de pizzerias !  Elles sont ouvertes du matin au soir tard dans la nuit. La majorité ouvre à 07h du matin, car on y prend aussi son petit déjeuner. Il faut dire que la pizzeria à Buenos Aires, c’est aussi pour manger autre chose que des pizzas ! C’est toutefois simple et assez limité en plats, mais tout de même une viande, du poulet, des salades, des pates et des sucreries et desserts. Mais dans la carte, la pizza ou les empanadas sont les incontournables, et d’ailleurs si on y va c’est pour en manger !  Les pizzerias ferment toujours très tard, toutes au moins à minuit (Tous quartiers confondus), et les nuits de vendredi à samedi et de samedi à dimanche et les veilles de jours fériés, On pousse la fermeture a 2h voire 3h du matin !  La « previa » en pizzerias avant d’aller au « boliche » a 3h du matin fait partie de l’itinéraire classique des nuits porteñas ! Bref, passage obligé dans les pizzerias de l’avenida Corrientes. (Continental, Guerrin, Kentucky, Bacherro, Imperio, Squzi, Cuartetas, Americana, …)

Photo : Pizzeria La Rey sur Corrientes (2013). Cliquez sur la photo pour agrandir !

 

Vidéo : Le Marathon Muzza 5k qui a lieu tous les ans en septembre sur la Avenida Corrientes pour donner le prix de la meilleure pizza de l'année. (2015). 1 mn 52 s. 

 

L’intérêt de la Avenida Corrientes :

 

Ils sont innombrables. On touche à la fois à la vie quotidienne, à la vie active et économique de la ville, a la vie culturelle, aux lieux d’intérêts historiques, à l’histoire du tango et de la musique, des arts, de la littérature et du spectacle. On est à la fois dans le passé et à la fois dans le Buenos Aires actuel. Un mélange qui peut saouler le piéton peu habitué aux grandes villes. Chaque immeuble a une histoire, chaque lieu peut raconter un événement, chaque détail rappelle un souvenir.

Il faudrait faire une liste exhaustive de tous ces lieux illustres disséminé sur les 8,6 km de cette artère phénoménale (soit un linéaire de 17,2 km de trottoirs) ou s’alignent boutiques, magasins, café, bars, restaurants, librairies, salles de spectacles à n’en plus finir !

Un autre article sera écrit avec les principaux bâtiments et lieux d’intérêt à ne pas manquer sur l’avenida Corrientes.

Ici, je vais uniquement découper l’avenue par secteurs les plus représentatifs.

La Corrientes de la City :

 

De la Cuadra des 000 (Avenida Eduardo Madero) à la cuadra des 600 (Calle Maipu).

Essentiellement le monde des affaires, pour ne pas dire exclusivement. Des immeubles de bureaux ou d’anciens immeuble de logement transformé en bureaux, des boutiques offrant tous les services possible de restauration ou de papeteries pour les milliers d’employés venant du lundi au vendredi travailler dans la zone. Bien entendu le samedi et dimanche le quartier est mort et il est difficile d’y trouver meme un bar ouvert ! C’est le secteur ou la calle Florida coupe l’avenue. Le seul point justement qui « bouge » un peu le weekend alimenté par les touristes brésiliens en mal de shopping. Quelques bâtiments les plus représentatifs, en se promenant du bloc des 000 à celui du 600, le palais des sport du Luna Park, l’ancien palais des postes devenu le Centre Culturel Kirchner (encore vide et sans activité en 2016), l’Edificio Comega, Le Jousten Hotel, l’Edificio Safico, le Palacio Elortondo Alvear (Burger King).

Photo : La City sur Avenida Corrientes dans le micro centre totalement et inhabituellement vide un 1er mai !(2013). Cliquez sur la photo pour agrandir. 

La Corrientes de la culture et du spectacle :

 

De la cuadra des 700 (calle Maipu) à la cuadra des 2000 (Junin).

Le secteur le plus riche de l’avenida, des dizaines de théâtres, des libraires à ne plus avoir ou donner des yeux, des bars et restaurants, actif en journée par le nombre de bureaux et de commerces ouverts, et en soirées par les salles de spectacles et les bars. Le vendredi, samedi et le dimanche, noir de monde à partir de 17h et jusqu’à 3h du matin. C’est cette partie qui a été cité dans nombre de tango comme la « calle Corrientes que no duerme nunca ». C’est aussi la zone qui compte le plus grand nombre de pizzerias qui s’y sont installées dans les années 1930 avec l’élargissement de l’avenue. Autre spécificité de la zone, les librairies (les disquaires autrefois très nombreux ont disparu peu à peu dans les années 2000, et se sont transformés à leur tour en librairies). Les Porteños sont de gros consommateurs de livres et de presse, les libraires se sont donc accolés au milieu artistique et le secteur (et rues adjacentes) est aussi le centre de la vie littéraire de Buenos Aires. Quelques bâtiments ou lieux les plus connus : Edificio Republica (Telefonica), l’Eglise évangélique méthodiste, la pizzeria las Cuartetas, Le Gran Rex, le Teatro Opera, l’Edificio Trust, l’Obelisque, le glacier El Vesuvio, le Teatro Lola Membrives, la pizzeria Guerrin, le restaurant Los Inmortales, le Cinema Lorca (le dernier encore en activité de l’avenida Corrientes), le café La Giralda, la chocolaterie Le Lion d’or, et une autre la Bombonella, la librairie Lorraine, le Teatro San Martin, la librairie Losada, le restaurant du Palacio de la papa frita, le Paseo La Plaza, la librairie Gandhi (qui a déménagé plusieurs fois sur l’avenue), le salon de thé du Gato Negro, le glacier Cadare, la librairie Zivals, le café La Opera, la pâtisserie La Somnambula, le passage Enrique Santos Discepolo, le Teatro La Casona, l’ancien ciné Cosmos.

Photo : La "nuit des libraries", chaque mois de mars à Buenos Aires (2016). Cliquez sur la photo pour agrandir.

Photo : Le salon de thé El Gato Negro (2016). Cliquez sur la photo pour agrandir. 

La Corrientes du Once :

 

De la cuadra des 2100 (Junin) à la cuadra des 2900 (Ecuador).

Le Once, c'est l'ancien quartier juif (l’équivalent du « Sentier » de Paris), je parle d’ancien car de nombreux commerçants chinois se sont lancés dans le tissu ! Les juifs tiennent encore au moins la moitié des commerces. Si les ateliers et les grossistes sont installés dans les rues adjacentes, l’avenida Corrientes reste la « vitrine » et toutes ses boutiques vendent au détail. Essentiellement vêtements et accessoires, quelques boutiques de blanc, papeterie, et chaussures. En étages, les ateliers qui occupent des fois des immeubles de plus de 10 étages. De très nombreuses galeries en approchant l’avenida Pueyrredon. Les commerces les plus connus : Le magasin de chaussures La Babel (depuis 1895), la Galeria de la Paz (la galerie des receleurs), la Galeria Internacional (l’autre galerie des receleurs), la pizzeria Podesta, la Galeria LH, le Paseo Imperial, Edificio Casa Grimoldi, la Galeria del Siglo, la Galeria Via del Sol, l’Edifice des 70 balcons, la confiteria Leon, la boutique Sabores Europeos,…

Photo : Le Once dans toutes sa splendeur ! Des boutiques à ne plus en finir, toutes specialisé dans le textile (Janvier 2010). Cliquez sur la photo pour agrandir.

La Corrientes d’Abasto :

 

De la cuadra des 3000 (Ecuador) à la cuadra des 3300 (Gallo).

Une continuité de Once, car s’il y a moins de boutiques de textile, c’est tout de même le secteur ou vit la communauté juive, de nombreuses associations et écoles hébraïques dans le secteur. Sur l’avenue des commerces tenus aussi maintenant par la collectivité péruvienne, de très nombreux restaurants péruviens et quelques autres boliviens. Et puis Abasto, c’est aussi … Abasto ! L’ancien marché central de la capitale qui a déménagé dans les années 1980 et qui a laissé la place au plus grand centre commercial intramuros de la ville « Abasto Shopping ». Ca devient aussi (à coup de marketing de la ville) le quartier du tango, car autour du musée de Carlos Gardel (sur Jean Jaures 735), c’est développé toute une politique de piétonisation des petites rues, fresques de tango, « fileteados » des murs, boutiques sur le tango, magasins de chaussures de tango, bar à theme sur le tango, spectacles de tangos, une sorte d’overdose sur le tango dans le secteur qui peut en écœuré plus d’un (sauf le tangero). On a même débaptisé la station de métro (Aguero) en Carlos Gardel !

Dans ce secteur sur l’avenida le plus connu : la Confiteria Pertutti, le shopping Abasto,...

    

Photos : Le seul Mac Do Kosher du monde en dehors d'Israel, dans le shopping d'Abasto (2016), l'entrée principale du Shopping d'Abasto. Inauguration du "paseo peruano de Abasto" (2012). Cliquez sur les photos pour agrandir.

La Corrientes d’Almagro :

 

De la cuadra des 3400 (Gallo) à la cuadra des 4700 (Estado de Israel)

Quartier fortement peuplé, il n’y a plus d’administrations ou de bureaux, les immeubles ne possèdent que des logements et la densité humaine fait que les boutiques sont collées les unes aux autres. Corrientes se peuple de commerces de bouche et de commerces de proximité. Des cafés ou des glaciers à chaque angle de rue. L’avenue de désempli jamais même le weekend. A partir de la calle Mario Bravo, les immeubles sont plus hauts et on se bouscule sur les trottoirs à l’heure de faire les courses, la densité continue à s’élever et la partie comprise entre les stations de métro Medrano et Angel Gallardo est la  plus active,  la plus vivante donc la plus interessante. 

Les endroits les plus connus : La casa del queso, la confiteria Gratto, la pâtisserie Boulevard Corrientes, on regrette la disparition de la confiteria Gildo (en plein chantier en 2016), le siège de l’Eglise évangéliste Universal (une sorte de temple (secte) à colonne), le glacier Banova (4202), l’immeuble moderne de l’école internationale de Pâtisserie (4367), l’Eglise Jesus Sacramentado (4433), Ecole catholique « casa de Jesus » (4471), la pâtisserie Delgado (4631), La poissonnerie Costa Marina (4683), la Confiteria Aromi (4690).

Photo : La Casa del Queso.

Photo : La devanture de l'ecole de patisserie de Almagro (2011). Cliquez sur la photo pour agrandir.

La Corrientes de Villa Crespo :

 

De la cuadra des 4700 à la cuadra des 6000 (passage à niveau).

Ce sont les avenues Estado de Israel et d’Angel Gallardo qui délimitent les quartiers d’Almagro de Villa Crespo. Si vous venez à pied d’Almagro et que vous passez à Villa Crespo en traversant ces avenues vous ne verrez pas à première vue la différence. Il faut dire que ce point (au niveau du métro Angel Gallardo) est le point le plus peuplé de ces deux quartiers, donc en continuant Corrientes vers le 4700, vous aurez à nouveau de très nombreux magasins des deux cotés de l’avenue. La zone la plus dense s’étend jusqu'à l’avenida Juan B Justo. Les 3 derniers blocs de l’avenida sur la partie de Villa Crespo deviennent moins denses et surtout plus populaires, il faut dire que la proximité de la voie ferrée de la ligne San martin n’a jamais attiré le bourgeois. Mais ne vous y fiez pas, continuez l’avenida pour passer à Chacarita.

Les endroits les plus connus : La Farmacia del Aguila (4996), le monument a Osvaldo Pugliese (5178), La pizzeria Imperio (5206), Café San Bernardo (5436), Pizzeria Napoles (5588).

Photo : Le bar San Bernardo (2012) dans un immeuble "Art Nouveau"

Photo : La Pharmacie del Aguila (2006).

La Corrientes de Chacarita :

 

De la cuadra des 6100 (passage a niveau) à la cuadra 6800 (Gare de Federico Lacroze).

L’avenida Corrientes coupe les voies ferrées (passage a niveau) des voies du « San martin » au niveau de la station « Chacarita » reliant le terminus de Retiro. A ce sujet très rapide de se rendre dans le centre de Buenos Aires (quartier de Retiro) en prenant ce train (plus rapide que le métro).

Très peu de constructions sur la premier cuadra du quartier et ceci jusqu'à l’angle de  l’avenida Dorrego. Le quartier se transforme pourtant rapidement sur les cuadras 6200, 6300 et 6400 de très nombreux édifices hauts voient le jour depuis 2015, et remplacent les petits ateliers mécaniques. Il faut dire que la situation donnant directement sur le Parque de los Andes est agréable, en un mot le secteur s’embourgeoise depuis moins de 5 ans.  Le parc de los Andes a été entièrement restauré et aménagé entre 2005 et 2006. Le samedi et dimanche une très importante féria y a lieu. Sur Corrientes (entre 6200 et 6500) la feria s’allonge sur 400 m et à l’intérieur du parc (Vêtements, ustensiles, et artisanat), du coté de l’avenida Dorrego et de l’avenida Guzman, se sont plutôt les puces (très intéressant, bien plus que San Telmo).

Plus loin à partir de la cuadra 6600, on sent que l’on se rapproche de la gare de Federico Lacroze et c’est une succession de pizzerias qui font front au cimetière de Chacarita. Face à la gare, c’est le point le plus vivant et dense qui va se continuer sur l’avenida Lacroze vers le nord. Ca y est vous êtes arrivés au bout de l’avenida Corrientes ! Pour rentrer c’est simple, vous prenez le métro à « Federico Lacroze », c’est direct jusqu’a l’Obélisque.

En 2016, on continue à moderniser le rond point et l’esplanade face à l’entrée principale du cimetière Chacarita. L’esplanade a été inaugurée en avril 2015, mais en 2016, on continue à avancer ! ;-)

A voir sur Corrientes dans la portion Chacarita : La gare de Chacarita à ciel ouvert (l’expérience des trains de banlieue), la pâtisserie et resto le Gran Corrientes (6199), la feria le weekend dans le parc, Albamonte Ristorante (6735), Pizzeria Santa Maria (6801) San Remo Ristorante (6867), la plus grande de toutes la Pizzeria Imperio (6895), la gare de Federico Lacroze, et bien sur … le cimetière de Chacarita (n’oubliez pas d’aller voir la tombe de Carlos Gardel).

Photo : La Pizzeria "Imperio", la plus célèbre de Chacarita (2013).

Photo : L'esplanade face au cimetière de Chacarita (2011).

Les conseils du Petit Hergé :

 

Très longue avenue à découvrir, prenez votre temps, entre le Puerto Madero et l’Obélisque, faite la visite en journée et en semaine. Entre l’obélisque et Junin, en semaine aux heures de bureau et en fin d’après midi ou en soirée pour les spectacles te les restos. Pour la partie de Once et Abasto, évitez le weekend, tout est fermé et puis c’est Shabbat ! Donc en semaine entre 10h et 17h. Pour Almagro tous les jours de la semaine (sauf le dimanche, ils dorment) en journée. Pour Chacarita, je préfère samedi et dimanche entre 10h et 17h pour la feria ! S’il pleut annulez, il n’y aura pas de feria !

Vous ne pouvez pas tout voir en une journée, trop long, et puis les jours et horaires sont différents en fonction des quartiers. Donc étalez ça sur plusieurs jours ! N’oubliez pas non plus que tout se visite de l’intérieur, bâtiments, théâtres, librairies, cafés historiques etc… Donc arrêtez vous partout, inutile de faire la course à celui qui va faire le plus de km dans la journée ! (syndrome du français en vacances). Ce n’est pas parce qu’on va « vite » que l’on a compris quelque chose ou qu’on s’est imprégné d’un lieu ! La valeur d’un livre n’est pas le nombre de pages, la valeur d’une visite n’est pas la quantité de km.

La ligne de métro B passe sous l’avenida Corrientes d’un bout à l’autre, ce qui permet donc de reprendre sa visite là ou on s’est arrêté la veille !

Pour toutes questions ou visites, envoyez moi un mail à : petitherge@hotmail.com

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Published by Le Petit Hergé - dans Buenos Aires
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commentaires

Michel T. 25/04/2016 19:02

Super sympa cet article sur Corrientes, une de mes avenues préférées (j'aime trouver un hôtel sur cette avenue).

Sur le bas, près de l'obélisque, c'est plein de bouquinistes avec un petit côté Broadway (avec ses différents théâtres).

Le Petit Hergé 26/04/2016 23:23

Bonjour Michel, il y a meme le Brodway Hotel sur Corrientes 1173 ! C'est tout dire !

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