27 mai 2016 5 27 /05 /mai /2016 00:45

Mise à jour : 26 mai 2016. Catégorie : Buenos Aires.

La Plaza de Mayo :

 

La Place de Mai est la place historique principale de Buenos Aires, constituée par deux anciennes places nommée la Plaza Mayor (à l’ouest) et la Plaza del Fuerte (à l’est).

Ces deux places étaient séparée par une galerie (la Recova ou Antigua Recova) qui à sa démolition en 1884 laissa place à un espace qui fut arboré, aménagé et prit alors le nom de Plaza de Mayo.

Aujourd’hui située dans le quartier de Montserrat, elle est la place principale du centre historique, administratif et financier de la ville. Autour de laquelle, on trouve le siège du pouvoir exécutif argentin (Casa Rosada), de la Cathédrale et de l’épiscopat argentin, Le Banco Nacion, l’ancien bâtiment de la présidence de la ville (Edificio du Palacio Municipal), ainsi que le plus ancien bâtiment, le Cabildo.

Une visite de la ville commence forcement sur cette place !

Si vous avez des questions au sujet de la Plaza de Mayo, ou que vous vouliez faire une visite, n'hésitez pas à prendre contact avec moi : petitherge@hotmail.com 

Histoire de pie, de vara et de surface :

 

Toute ville coloniale espagnole s’articule toujours autour d’une « Plaza Mayor » aux mêmes dimensions depuis 1573, dont les mesures officielles sont calculées en « Varas castillanas » (0,8359 m).

Pour info, en France aussi nous avions la Vara, qui se traduit en « Verge ». Sachant que 1 verge = 3 pieds. Et qu’il faut 2 Verges pour faire une Toise. Mais chaque ville (En France comme en Espagne) avait sa propre verge de longueur différente.

C’est pour cela qu’en 1568, le royaume de Castille choisit la verge de Burgos (déjà utilisée officiellement dans cette ville depuis 1348) pour en faire l’unité de longueur officiel dans tout le royaume, et donc aussi pour l‘ensemble des possessions espagnoles dont le Rio de la Plata. Le système métrique sera adopté bien plus tard en Argentine, il faut attendre le 04 septembre 1863.

Buenos Aires est donc construit sur le plan d’un damier de 15 blocs sur 9 blocs, de 140 varas de coté (117 m) et dont les rues ont 11 varas de large (9,20 m). La Plaza Mayor fait donc 140 varas plus 2 largeur de rue de 11 varas soit au total 162 varas sur 162 varas (135m x 135m)

En 1884 après la démolition de l’Antigua Recova, la toute nouvelle Plaza engloba l’ancienne Plaza del Fuerte et ses dimensions passèrent à 313 varas par 162 varas (261 m x 135 m). Ce sont toujours ses dimensions actuelles.

On annonce souvent une surface de 19.713 m2 (pour être précis) qui correspond à peu près à 212 m x 93 m. C’est simplement la surface du terre-plein sans prendre en compte les chaussées et les trottoirs des bâtiments entourant la place. En fait l’espace mur à mur de la place est de 261 m x135 m = 35.200 m2.

C’est une grande place mais pas la plus étendue de la ville. ( Ex : Plaza Congreso : 63.000 m2).

Video : Un voyage dans le temps sur la Plaza de Mayo entre l'époque coloniale et aujourd'hui.

 (2011). 15 mn 05 s.

La fondation de la Plaza Mayor et de la ville :

 

Le mercredi 11 juin 1580, Juan de Garay au nom du roi d’Espagne « Felipe II de España » fonde la « Ciudad de la Trinidad y Puerto de Santa María de los Buenos Ayres » au centre même de cette ancienne Plaza Mayor en y plantant l’«árbol de justicia» et en déclamant : « yo Juan García Garay, teniente de Governador y Capitán General y Justicia mayor y alguacil mayor en todas estas provincias, por el muy Ilustre el Licenciado Juan de Torres de Vera y Aragón, del Consejo de su magestad, y su oidor en la Real Audiencia de la ciudad de la Plata en los Reynos del Pirú, Adelantado..., y en lugar del dicho señor Adelantado Juan de Torres de Vera y Aragóon... estando en este Puerto de Santa María de los Buenos Ayres, hago y fundo una ciudad... La iglesia de la cual pongo su advocación de la Santísima Trinidad... y la dicha ciudad mando que se intitule Ciudad de la Trinidad. ».

Pour la petite histoire, Juan de Garay est arrivé avec 76 familles de colons, plus 200 familles guaranis, quelques soldats et du matériel en partant d’Asunción à la tête de deux expéditions, une par voie terrestre (partie en février) et une autre par voie fluviale (partie en mars). Juan de Garay arrive sur place le 29 mai 1580 du coté de l’embouchure du  Riachuelo où il installe un premier campement, mais préfère installer la nouvelle ville un peu plus au nord. Lorsque le 11 juin il choisit l’emplacement de la future ville et la fonde officiellement, l’arbre de la justice n’est pas encore arrivé ! Il arrivera avec l’expédition terrestre un mois plus tard ! Donc le tableau le représentant le jour de la fondation face à « el arbol de la justicia », n’est qu’une interprétation artistique et loin d’être historique ! Tout comme les indiens agenouillés et faisant acte d’allégeance…Buenos Aires s’étant fait attaqué par eux quelques jours après sa fondation.

Juan de Garay n’y reste pas longtemps, puisque en octobre 1580 il repart pour la ville de Santa Fe (fondée aussi par lui 7 ans avant) ou trois ans plus tard (1583), il mourra sous les flèches des même indiens.

Photo : Vue artistique de ce que devait etre la Plaza Mayor vers 1618. Au nord, construction de la Cathedrale, à l'est le premier bâtiment du Cabildo. Au centre, attroupement autour de l'arbre de la justice. 

Les premières années :

 

La Plaza Mayor délimité aujourd’hui par les rues Rivadavia, Hipólito Yrigoyen, Bolívar et Defensa commence à s’entourer de maisons simples, pour ne pas dire plus que rustiques, murs faits d’un mélange de paille et de boue séchée (très peu de briques, car on manque de bois pour les cuire), et toits de chaume. Pas de constructions robustes et on alterne démolitions et constructions au fil des intempéries. Même le terrain destiné à l’édifice du Cabildo et celui destiné de la cathédrale restent vident plusieurs dizaines années. Le premier Cabildo (aussi très sommaire) sort de terre en 1608, quant à la Cathédrale, son terrain sera pour la première fois occupé par une église en 1605. Entre temps, on avait édifié sur la plaza même une première petite chapelle en 1580 qui aura tenu bon an mal an tout de même 25 ans avant d’être démolie.

En 1608, donc trois ans après l’ouverture d’un semblant d’église à l’emplacement de la Cathédrale actuelle, les mêmes jésuites ouvrent sur la « manzana » (« le paté de maison », celui délimité par les rues Rivadavia, Hipólito Yrigoyen, Balcarce et Defensa)  bordant la Plaza à l’est, une autre église nommée Nuestra Señora de Loreta puis en 1610 renommée San Ignacio. Les Jesuites sont alors assez puissant en ville, de quoi aussi monter un « rancho » (une petite ferme), sur la même parcelle et en 1617, un colegio (école) accolé à l’église. Certainement le premier de la ville.

Entre 1645 et 1649, les jésuites vont même réussir à posséder toute la manzana. De l’autre coté de cette manzana, sur les bords du Rio de la Plata, le fort prend forme au fil des années, les canons pointés vers le large pour défendre la ville de toute incursion portugaise.

Le fort était implanté à l’endroit juste où se lève aujourd’hui la Casa Rosada. C’est à dire que la manzana occupée par les jésuites se trouvait juste entre le fort et la Plaza Mayor. Ce qui au fil des années indisposait les autorités militaires puisque la garnison ne disposait pas de terrain pour faire leurs manœuvres. En 1661, le gouverneur don Alonso Mercado y Villacorta achète le terrain au Jésuite pour démolir toutes les constructions et ouvrir le terrain aux exercices militaires.

Pendant un temps, l’ancienne église de San Ignacio est préservée pour la simple raison qu’elle sert de garnison à une brigade chargée de s’occuper des « natifs » vivant en ville, en gros une sorte de « police indienne ». Pendant encore plus d’un siècle, cette ancienne église aura des rôles les plus différents, comme celui de devenir la maison du «  Fiel Ejecutor », le responsable des prix des marchandises vendues en ville, il faut dire que le terrain (en plus de son rôle militaire) était aussi devenu au fil des années le lieu du marché le plus important de Buenos Aires.

En 1711, l’ancienne église s’est même transformée en remise pour les voitures du clergé jésuite, puis pour les coches et carrosses du gouverneur. Elle fut définitivement démolie en 1822. Date a laquelle on peut estimer que les deux places (Mayor et Del fuerte) étaient enfin libérées de toutes constructions parasites.

Photo : Vue artistique de la Plaza Mayor vers 1640. La calle San Martin va vers le nord, la calle Defensa vers le sud. Déjà une petite cathédrale à l'emplacement où s'élève aujourd'hui la Cathédrale Métropolitaine. A droite le tout premier bâtiment du Cabildo. Au centre, la Picota ou Pieu de la Justice.

Au fond, du coté de la calle Defensa l'emplacement qui était déjà réservé au marché. 

Photo : Image de synthèse de la Recova, vue vers 1820 de la plaza del Fuerte et regardant vers la Plaza de la Victoria. Au fond on apperçoit l'obélisque et le Cabildo.  

 

La Recova de la carne (1802-1884)

 

Alors que les deux places commençaient à être débarrassées de toutes constructions intempestives (provisoires ou non), une idée survint en 1774 au gouverneur Juan José de Vértiz y Salcedo (gouverneur de Buenos Aires entre 1770 et 1776, puis vice roi du Rio de la Plata jusqu’en 1784).

Depuis près d’un siècle cette place servait de marché et le gouverneur voulait gérer une certaine anarchie qui y régnait. Et quelle idée lumineuse avait-il de vouloir tout simplement créer un bâtiment spécialement affecté à recevoir les nombreux marchands ! Il fallait y penser ! Bien que cette idée plût à tout le monde, elle resta encore de nombreuses années à l’état de projet.

En 1784, les autorités du Cabildo relancent l’idée, mais sans plus, et le projet ne se concrétise pas encore ! Nouvelle tentative en 1800, ou enfin le Cabildo réussit à récolter des fonds pour monter un bâtiment. En 1801, on change le projet, et en 1802 le projet définitif tracé par Agustín Conde sous la conduite des travaux par Juan Bautista Segismundo (architecte plus tard connu pour la construction en 1807 du couvent de San Lorenzo dans la province de Santa Fe). Le marché est constitué de deux longues galeries formées chacune par 11 arcades. A la fin de 1803 la Recova est terminée. "El 22 de diciembre del año que corre (1803), se echó el bando donde manda vender la carne, verduras, frutas, etcétera, en la recova". On la nomme la « Recova de la carne ». (La galerie de la viande).

 

L’année suivante (1804), on construit la partie centrale, un grand arc (nommée « Arco de los Virreyes ») qui lie les deux galeries entre elles. En 1808, la Plaza Mayor change de nom et devient la Plaza de la Victoria (en référence aux deux invasions anglaises sur la ville (1806 et 1807) repoussées).

En 1840, la Recova est « privatisée », puisque vendue par la ville de Buenos Aires aux frères Manuel et Francisco Murrietava qui continue à la faire fonctionner comme marché.

Mais la ville grossit, la population devient importante, et en un sens la Plaza Mayor s’embourgeoise, donc la vente d’aliments, de viandes, de fruits et légumes deviennent importuns aux yeux et surtout aux narines des passants et des voisins.

 "La doble fila de cuartos que forman la Recova vieja, constaba casi en su totalidad de tiendas de ropa hecha, generalmente de lo más ordinario: allí acudían preferentemente los marineros… Por aquellos años de Dios, comían todos los tenderos de la fonda. Los llevaban la comida en viandas de lata, y entre 2 y 3 de la tarde, (hora en que entonces se comía), no se podía pasar por la Recova porque el olor a viandas era insoportable y el tufo a comida que en verano salía de cada tienda de esas, volteaba como un escopetazo. Es imposible que los que por aquella época acostumbraban pasar por allí, hayan olvidado ese olor sui generis…" (Wilde)

Pour ses questions, en 1850, les boutiques de bouche partent et sont alors remplacées par des artisans. En 1869, pour la première fois, on pense démolir la Recova pour unir les deux places. Mais le gouvernement eut plus à faire avec tout d’abord la guerre de la triple alliance (1864-1870), et puis par les épidémies de fièvre jaune (1870-1871).

C’est pour cela qui si l’idée de démolition est acceptée dès 1869, il faut attendre 1883 et la première année du mandat du nouveau maire Torcuato Antonio de Alvear. On démolit en premier en 1883, l’arc central qui était resté propriété de la ville, puis après expropriation des deux galeries, propriété de la famille Anchorena, les travaux de démolition sont entrepris en 1884. Le 14 mai 1884, il ne reste plus rien de la Recova.

Photo : En 1880, la Plaza de la Victoria avec l'obélisque, la Recova et au fond le premier Teatro Colon.

L’Obélisque de la Plaza de Mayo

 

Il fut érigé entre mars et avril 1811 au centre de la Plaza de la Victoria pour les fêtes du premier anniversaire de la réunion du Cabildo du 25 mai 1810. Cette date est appelée aujourd’hui début de la « Révolution de Mai ». Il fallait un élément simple à monter, peu onéreux, et dans un premier temps peut être avait on pensé à un monument provisoire, dressé au milieu de la place le temps des fêtes. Bien qu’il s’agisse d’un obélisque, rapidement le peuple la surnomma la Pyramide (à savoir pourquoi ?). Bref, encore aujourd’hui ne demandez pas à voir l’Obélisque (on vous indiquera celui de la avenida Corrientes), mais demandez la « pyramide » !

La « pyramide » mesure donc 18,75 m est se trouvait au centre même de l’ex Plaza Mayor, devenu Plaza de la Victoria, devenue cette même année 1811, Plaza del 25 de Mayo. Trop long à dire, et qui devint rapidement la Plaza de Mayo (un point c’est tout !).

Comme elle devait être (vraisemblablement provisoire), elle se détériora très rapidement, et ce ne sont pas les coups de peinture blanche répétitifs qui purent la consolider. Donc en 1856, on fit appel à l’artiste Prilidiano Pueyrredón pour la refaire (voir photo ci dessus de 1852 avant la restauration). En un mot, il a monté un second obélisque autour du premier surmonté d'une statue représentant une allegorie de la république

En 1912, on la déménage, en la déplaçant de 63 m et 17 cm vers l’est pour la placer au centre de la nouvelle Plaza de Mayo (après démolition de la Recova en 1884). D’autres raisons flottent dans l’air, mais nous y reviendrons lors d’un autre article.

Enfin comme tout le sait, la « pyramide » de mayo est devenue depuis la dernière dictature (1976-1983) le symbole même de la résistance des femmes ayant perdu un membre de leur famille lors des « disparitions ». Chaque jeudi à 15h30, les femmes tournaient un foulard blanc sur la tête en signe de protestation autour de la Pyramide de manière pacifique. La première marche date du 30 avril 1977. Depuis 2006, les marches hebdomadaires du jeudi ont cessé. A quelques occasions, anniversaires, prises de positions politiques, etc, certaines associations des mères de la place de mai organisent de nouvelles marches.

La dernière restauration en date importante de la « Pyramide » fut celle faite en 2010 en prévision des fêtes du bicentenaire. 

Photo : La Plaza de Mayo en 1890. Intense circulation un jour de semaine. Le terre plein de la place est rehaussé de 3 marches depuis 1889. On voit à droite la colonnade de la Cathédrale, au fond le Cabildo. A sa droite le nouveau percement de la Avenida de Mayo avec ses deux premiers immeubles. La pyramide de Mayo en son premier emplacement face à la Cathédrale.  

La place de Mayo depuis 1850 :

 

En 1854, installation d’un premier système d'éclairage au gaz tout autour de la place.

En 1858, on peut commencer à parler d’aménagement urbain des deux places. En effet d’une part on plante des arbres sur les deux places, et on place pour la premières fois des bancs en briques sur son pourtour. On délimite aussi des trottoirs le long des constructions l’entourant. On importe même du marbre du Brésil pour le trottoir de la Cathédrale, et on pave toute la chaussée.

En 1870, la ville commande une statue équestre de Manuel Belgrano au sculpteur Français  Albert-Ernest Carrier-Belleuse (le même qui sera chargé de préparer le tombeau de San Martin que l’on peut voir dans la cathédrale). La statue équestre sera inaugurée en 1873 face à la Recova regardant vers l’ouest sur la Plaza de la Victoria. En 1886, elle déménage pour s’installer juste devant la Casa Rosada et regarde vers le nord.

Tours la même année en 1870, pour la première fois on installe deux fontaines sur la plaza de la Victoria. Elles existent toujours mais on été déplacé plusieurs fois dans la ville, aujourd’hui les deux se trouvent sur l’avenida 9 de Julio presqu’à l’intersection avec l’avenida Cordoba depuis 1965.

En 1882, une idée totalement saugrenue est de planter des palmier sur la place, pour la rendre exotique. Bien entendu Buenos Aires n’a absolument pas le climat propice à abriter des palmiers ou une quelconque palmeraie. On aura donc pendant quelques années des palmiers en plein milieu de Buenos Aires !

La Place change totalement de physionomie à la démolition de la Recova en 1884. En effet, on dessine un parterre commun aux deux anciennes places. Tout d’abord on laisse la calle Defensa entre Rivadavia et Yrigoyen (la portion qui longeait la Recova) puis on la coupera en 1889 pour unifier la place.

Toujours en 1889, on rehausse la place, ou plutôt on creuse les chaussées l’entourant de presque un mètre et pour créer donc un dénivelé qui nécessite 3 marches pour accéder à la place. On trouvait ca jolie !

Le 9 Juillet 1894, on inaugure le début du percement de la Avenida de Mayo, et on en profite pour à nouveau redessiner les nouveaux parterres de la place. On confie le projet au paysagiste Français Charles Thays Il essaye d’égaliser à nouveau le terrain au niveau de la chaussée. Redessine les allées, enlève certains des palmiers pour les remplacer par des platanes.

Le métro y arrive depuis 1913. Une sortie est située sur la place même, coté sud.

La mosaïque existante aujourd’hui au sol date de 1929.

Photo : La Plaza de Mayo et les alentours aujourd'hui. Cliquez dessus pour agrandir à 1920x 1080.

Photo : De gauche à droite, le Palacio Municipal, la Avenida Diagonal Norte et la Cathédrale. Photo : 26 novembre 2009.

 

Autour de la place aujourd’hui

 

Coté Ouest :

 

La Casa Rosada qui est le siège du pouvoir exécutif de la Nation depuis 1886. Implanté sur l'ancienne forteresse protegeant la ville. C'est ensuite en 1873 sur la partie sud du terrain qu'est édifié le batiment de la poste centrale, qui se convertira ensuite en Casa Rosada.

Le bâtiment est partiellement démoli sur la calle Yrigoyen en 1938. Pour anecdote, on se souviendra toujours de la fuite du président De la Rua en décembre 2001 à partir d'un hélicoptère des terrasses du bâtiment. 

 

 

 

 

Coté Nord :

 

Juste en face de la Casa Rosada, l’ancien hôtel Argentino rehaussé dans les années 1920, devenu ensuite le siège de la SIDE (Service d’Intelligence de l’Etat).

A coté, le siège du Banco Nacion, sur l’ancien emplacement de l’ancien Teatro Colon. Ce bâtiment plusieurs fois modifié et rehaussé garde son aspect de 1940-1955.

A coté : la Cathédrale Metropolitana, dans son aspect de 1752-1852.

 

 

 

 

Coté Est :

 

Le début de la Avenida Diagonal nord (1913-1943) reliant la Plaza Lavalle et passant par l’Obélisque

Le Palacio Municipal de Buenos Aires (1887-1893), ancien siège des autorités de la ville.

Le début de la Avenida de Mayo reliant la plaza de Mayo a la Plaza Congreso.

Le Cabildo. Aujourd’hui Museo historico de la revolucion de Mayo.

Le début de la Avenida Diagonal Sur reliant la avenida Belgrano.

 

Coté sud :

 

Bâtiment du café Gran Victoria (1925)

Edifice de la Franco Argentina

Bâtiment de la AFIP (Administración Federal de Ingresos Públicos) (datant de 1949) à l’intérieur duquel, vous pouvez aller voir l’ancien Congres de la Nation (ancienne chambre des députés) conservé et datant de 1864 et ayant fonctionné jusqu’en 1905.

Bâtiment du Palacio de Hacienda (1937-1950), le siège du Ministère de l’Economie de la Nation

Les conseils du Petit Hergé :

 

Comme je le dis souvent, toute visite de Buenos Aires, commence forcement sur cette place et se poursuit par la visite des bâtiments qui l’entourent. L’endroit est bien plus intéressant en semaine, lorsque les dizaines de milliers d’employés la traversent du matin au soir. Une ambiance ou se mêlent touristes et cols blancs. Dès la tombée de la nuit, la place se vide. Il n’y a donc aucune activité en soirée. Le weekend de même, la place est offerte uniquement aux touristes, donc perd de l’intérêt. Privilégiez donc votre visite en semaine et aux heures de bureaux.

Inutile de s‘attarder ici sur l’intérêt des visites des bâtiments la bordant, vous les connaissez déjà (Cathédrale, Casa Rosada, Cabildo, Banco Nacion, café Victoria, etc…).

Haut lieu des manifestations en tout genre, on peut en compter presque une par jour (quelquefois uniquement une centaine de personne), vous finirez certainement par en croiser une. Depuis 2008. Coté sud, un camp retranché d’anciens combattants de la guerre des Malouines assure une garde en permanence de leurs installations, ils réclament des indemnités. En mai 2016, le campement existe toujours.

Depuis 2001, des grilles barrent aussi la place dans l’axe nord sud au niveau de la calle Defensa pour protéger la Casa Rosada en cas de manifestations chaudes. Ce qui arrive presque une fois par semaine. La circulation est alors coupée sur la place, et parfois les piétons ne peuvent pas non plus se rendre près de la Casa Rosada. On en a pris l’habitude et les grilles on ne les remarque même plus !

 

Si vous avez des questions au sujet de la Plaza de Mayo, ou que vous vouliez faire une visite, n'hésitez pas à prendre contact avec moi : petitherge@hotmail.com 

Photo : Vers 1900, on reconnait la Cathédrale juste à l'intersection des calles Rivadavia et San Martin. L'immeuble où se trouve la publicité "Centenario" sera démoli pour le percement de la Avenida Diagonal Norte en 1911.

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