26 juin 2017 1 26 /06 /juin /2017 01:32

Photo : Calle San Jose au numéros 100. Quartier de Montserrat. Buenos Aires.

Le lundi 12 juin 2017, il est 10h58. 

 

Photo du jour : 12 juin 2017. Une histoire de 8,66 m

 

Les rues du centre de Buenos Aires, en tout cas, celles des quartiers de Montserrat et de San Nicolas ont les mêmes largeurs. Cela date du Buenos Aires colonial espagnol dessiné par Juan de Garay en 1580.

La ville possédait alors une trame de 16 « manzanas » (patés de maisons) dans l’axe nord sud par 9 « manzanas » dans le sens est-ouest. Ce qui fait quand on compte bien un total de 144 « manzanas » à édifier.

 

Chaque « Manzana » avait exactement les mêmes dimensions à savoir 140 « varas par 140 « varas ». Le mètre n’existe pas encore et l’unité de mesure officielle espagnole est la « Vara » équivalente à 0,866 m. Voila ce qui explique encore aujourd’hui la trame du centre ville de Buenos Aires. Nous avons essentiellement des pâtés de 121,24 m x 121,24 m.

Chaque pâté était séparé par des rues de même largeur de 11 varas soit 9,53 m. Ce qui semble bien étroit aujourd’hui, mais extrêmement large pour l’époque où il n’y avait que très peu de circulation et où les édifices étaient tous de plein pied.

 

Enfin, chaque Manzana était répartie en 4 parts égales à 4 propriétaires qui recevaient ce qu’on nommait un « Solar ». Le Solar avait donc des dimensions de 70 x70 varas (soit 60,62 m x 60,62 m) donc une surface 3.674 m2. Gigantesque ! De quoi pouvoir à la fois installer son logement ou son négoce sur la rue et d’avoir suffisamment de place pour se lancer dans l’élevage (lapin, cochon, volaille ou quelques vaches) ou dans l’agriculture.

 

Avec le temps et la population grandissante, et certaines fois pour donner un terrain aux enfants, les propriétaires ont morcelé leur « solar » de 70 varas x 70 varas en lot d’une largeur de 10 varas de façade sur rue. Ce qui faisait que très souvent le « solar » se convertissait en 13 lots. Le processus commence graduellement dès le début du XVIIème siècle au centre du noyau urbain, autour de la Plaza Mayor (aujourd’hui Plaza de Mayo). Pour ensuite s’étendre à l’ensemble de la ville au XVIIIème siècle et ensuite déborder le tissu urbain tracé par Juan de Garay.

 

Nous voilà donc avec des lots inamovibles depuis plus de 4 siècles possédant une façade de 8,66 m (10 varas). Si vous vous promenez en centre ville, vous verrez les panneaux d’agence vous proposer des locations ou des ventes de terrain de 8,66 m de façade et d’une profondeur d’un multiple de cette longueur !

 

On en vient à la photo. Elle est prise dans le quartier de Montserrat et montre la calle San Jose, la cuadra des 100. La photo est prise à partir de la terrasse de l’Edificio Singer (aujourd’hui Tango Hotel) qui donne sur Avenida de Mayo.

 

Du haut de la terrasse, on voit bien le découpage des anciennes parcelles. C’est le cas de ce petit bâtiment d’un étage en face, qui est en fait une succession de différentes unités construites par le même architecte. Ca se faisait beaucoup à l’époque. En parlant d’époque cet ensemble doit dater des années 1880. En regardant attentivement les terrasses, vous voyez par exemple, une terrasse rouge, puis à sa droite une verte, puis enfin une autre toujours plus à droite encombrée d’un second étage construit postérieurement.

 

Il est presque certain que l’unité rouge doit avoir 8,66 m de façade, celle verte 8,66 m aussi de façade, quand a celle qui est sur-construite d’un second étage, elle doit avoir 2 x 8,66 m = 17,32 m de façade sur rue.

 

J’ai poussé la logique à fond, et je suis allé voir sur le plan cadastrale de Buenos Aires les dimensions de la parcelle occupée par l’horrible bâtiment en briques des années 40 se trouvant à gauche de la photo possédant 4 fenêtre par étage (là ou on voit pendre d’horribles moteurs d’air conditionné aux fenêtres). Eh bien sachez que ce bâtiment a une profondeur de 14,84 m et une façade de …. 17,32 m (au centimètre près, 2 x 8,66 m).

 

Maintenant je suis certain que lorsque vous vous promènerez en ville le nez à l’air vous commencerez à tout penser en multiple de 8,66 m !

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2 juin 2017 5 02 /06 /juin /2017 02:54

Mise à jour : 1er juin 2017. Catégorie #Photo d'un jour.

Photo : Mercado del Progreso. Quartier de Caballito. Buenos Aires.

Photo Petit Hergé. 1er juin 2017. (Cliquez pour agrandir)

Photo d'un jour : Mercado del Progreso - Caballito

Jeudi 01er juin 2017. Buenos Aires

 

Un jour, une photo. J’avais commencé une rubrique en 2013 qui s’intitulait « Photo du jour », avec la ferme intention de vouloir poster une photo perso de Buenos Aires chaque jour montrant l’activité de cette ville frénétique à travers les activités de ses habitants, ou tout simplement montrer un instant de cette journée. J’étais tout simplement un peu prétentieux de m’engager sur une voie tellement contraignante ou les aléas de la vie font qu’il est bien difficile de tenir des engagements aussi difficiles. Me revoilà aujourd’hui avec à nouveau cette ferme intention qui, je sais déjà, ne sera que passagère, de vouloir vous faire partager ce que j’ai pu voir en ce jour.

 

Aujourd’hui jeudi 1er juin, début de mois, me voilà gonflé à bloc comme celui qui en début d’année part avec des bonnes résolutions, prêt a flasher et à appuyer à tout instant sur son Kodak pour débusquer le cliché qui fera date dans l’univers de la chronologie portègne.

Loin des sentiers à touristes du San Telmo brocante ou du Palermo Bobo que les guides vendent au fil de clichés surfaits, me voilà donc au petit matin dans le Caballito brumeux qui se réveille peu à peu. Dans l’esprit « … les camions sont plein de lait, les balayeurs plein de balais … Buenos Aires s’éveille… ». Il est tôt et déjà à l’œuvre sous le ciel brumeux de Caballito cherchant le cliché qui fera sensation ou du moins provoquera au moins 100 like sur mon FB (comme on dit aujourd’hui).

 

Du Parque Centenario à la Avenida Gaona, en passant par le Parque Rivadavia et le Barrio Ingles, pas la moindre envie de sentir le bon plan qui me fera vibrer, les heures passent et il faut attendre le premier rayon de soleil (enfin) qui provoquera en moi la décision de passer à l’acte !

C’était du coté de Primera Junta, en passant par la calle Barco Centenera, ça sentait bon, ça sortait des magasins, le bruit, le monde, et l’odeur de la bouffe. C’est tout bête, et aussi terre à terre que cela, mais l’esprit du ventre me réveilla. J’entre par le passage Burgos seulement connu des habitants du lieu, et on arrive tout droit par l’entrée arrière du Mercado del Progreso.

Le Temple de la victuaille, des étals bien achalandés, un plaisir des yeux, un plaisir des odeurs, et un plaisir des oreilles tant le vacarme des commerçants me rappelle l’époque des Halles de Paris que je n’ai connu qu’à travers les vieux reportages en noir et blanc. Cette fois ci c’est en couleur, en relief et en HD, c’est tout simplement devant mes yeux, et je me vautre dans le paysage, à cliquer de toute part comme un japonais.

Au centre, une buvette, oui, je ne dis pas un bar. Elle n’avait pas grand-chose à proposer la Maria, ni même un submarino, pourtant un submarino y churros, là ça aurait été sublime ! Mais non, un café tout simple accompagné d’un Marroc, histoire de me rabattre quand même sur du sucré. Assis au milieu de tant de personnes en activité, cela rendait la scène encore plus surréaliste.

Il est 12h51 ce jeudi 01 juin 2017, déjà moins de clients et les commerçant rangent, nettoient, stockent, mettent de coté, emballent, gardent,… ça sent la fermeture. « Clic » ça y est la photo est faite ! C’est la bonne, cette fois ci je la sens bien ! Maria vient à ma table me « cobrer », elle aussi part. Ok, ok, ok j’y vais… mais franchement à regret, je serais bien resté une demi-heure de plus !

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5 juin 2015 5 05 /06 /juin /2015 15:39

Mise à jour : 05 juin 2015. Catégorie : Photo d'un jour. 

Photo et chronique du jour : 03 juin 2015

 

Nous sommes presque à la fin de l’automne et à quelques semaines de l’hiver (le 21 juin) et pourtant cette année le froid ne décide pas à arriver. Les magasins au beau mettre en avant cache-cols, gants et bonnets, ce n’est pas pour autant qu’ils arrivent à influencer le courant d’air venu du nord (donc chaud, dans l’hémisphère sud). On voit d’ailleurs en pleine après midi sur les trottoirs les gens encore en T-shirt ou polo d’été vaquer à leur frénésie urbaine alors que d’autres portent au bras, pulls et manteaux qu’ils avaient tout de même sorti pour affronter la matinée plus fraiche. Cette année est chaude, on nous annonce, que la température du mois de mai 2015, fut à Buenos Aires 5 degrés supérieur à la moyenne effectué depuis 1872, date de la création de la Météorologie Nationale. Mai 2015, est d’ailleurs le mois de mai le plus chaud aussi depuis cette date ! Alors que je vous écris cet article, (le 05 juin), on attend aujourd’hui 24 °C cet après midi !

Tout cela fait que Buenos Aires a plus l’aspect printanier et nonchalant qu’une ville s’engourdissant dans la grisaille et submergé par un vent froid austral polaire. Une aubaine pour mes jambes de pouvoir donc me faire déambuler le nez en l’air et l’appareil photo à la main. Cette fois ci, mes pas m’ont porté du coté du Barrio Norte (comme on dit ici), mais qui se trouve en fait dans le quartier de Recoleta, juste à l’angle de deux des avenues les plus prisées de la capitale, je parle de l’Avenida Santa et de celle de Callao. L’avenue élégante depuis plus d’un siècle, rendez vous des belles boutiques et des confiterias et autres salons de the affectionnés par la bourgeoisie porteña de la première moitié du XXème siècle. Cette partie du quartier était aussi le rendez vous privilégié des habitués de la zone, puisque une succession de théâtres et de cinémas déversaient en après midi et en soirée une foule de spectateurs qui alimentaient à leur tour les bars et les confiterias.  Un mouvement pendulaire de plusieurs heures par jour entre spectacle et café.

Depuis, les cinémas et les théâtres ont fermé leurs portent, on le regrette mais c’est ainsi. Pourtant les salles de cinémas ne se sont jamais aussi bien portées à Buenos Aires depuis les années 70, mais celles-ci sont maintenant regroupées dans d’énormes complexes. Quant aux théâtres, toujours au nombre de 300 dans la ville, le pole principal reste et continue même à gonfler du coté de l’avenida Corrientes. Pendant ce temps là, Recoleta vieillit, la population bourgeoise se déplace vers d’autres quartiers, et les beaux appartements se transforment en bureaux, en hôtels, en chambre d’hôtes ou studios pour touristes étrangers. Les temps changent !

Photo : Avenida Santa Fe 1800. 03 juin 2015. Photo Petit Hergé.

 

Cette photo date du mercredi 03 juin 2015 et fut prise juste à l’angle de Callao et Santa Fe et montre la cuadra des 1800 de Santa Fe. Vous savez celle du Teatro Grand Splendid transformé en énorme librairie. Le Gran Splendid n’apparait pas mais se trouve hors champs à deux immeubles à droite. Alors me direz-vous, en quoi cette photo peut être intéressante ? Justement elle l’est sans l’être ! Vous savez, c’est un peu comme si vous passiez mil fois au même endroit entre votre domicile et votre travail, et que vous n’ayez jamais levé les yeux. Tout y est, tout peut être expliqué, on peut tout comprendre, pourtant on ne regarde pas. Au lieu de faire la photo du monument (ou de la superbe librairie Splendid), on décale l’objectif de quelques degrés sur la gauche et hop un cliché. Une photo banale, sans grand intérêt (à « première vue », c’est le cas de le dire) et pourtant !

La voila donc cette photo. Un horrible immeuble à gauche très années « 70 », une succession de boutiques au look totalement anarchique ou chacun a voulu faire « moderne » mais qui au fil des années donne un assemblage totalement hétéroclite de couleurs, de formes qui donne du « n’importe quoi ». En fait je pense même que si on avait voulu le faire consciemment (par exemple un décor de film) on n’aurait jamais pu arriver à ce résultat. Il a même quelque chose de sublime dans ce tableau ! Bref, je m’égare et revenons à ce qui importe dans cette photo.

Le Solarium :

 

A gauche, juste à l’angle donc de l’avenida Callao, au premier étage, une succursale de « Miami Sun Solarium », bravo, vous avez devinez c’est un solarium. Dans un pays comme l’Argentine ou nous avons des pointes de 50 °C en été (dans la province de Santiago del Estero) et dans une ville de Buenos Aires ou il y a 300 jours de soleil par an et avec un taux UV bien plus important qu’en Europe ou même qu’au Maghreb (Latitude 34° Sud ici contre une latitude 36° nord a Alger). Bref vous avez compris, installer un solarium a Agadir ou à Djerba, ca me fait doucement rire. Mais voila, le solarium c’était le nec le plus ultra dans les années 80. Imaginez bien que les belles bourgeoises de Recoleta en 1988 pouvaient donc à la fois se protéger du soleil, vivre avec air conditionné, mais se payer quand même des séances de Solarium. Signe extérieur de richesse au début du retour de la période de démocratie. Quand à « Miami », ca va de soit, puisque tout ce qui vient de « Miami » (prononcez May-ami) est bonissimo dans l’imaginaire collectif porteño. De toute façon dans les années 90, avoir un pied à terre à May-ami va de soi quand on habite à Recoleta, histoire de faire du Shopping dans un Mall avant d’aller à Disney. Les belles de 30-40 ans des années 80-90 en ont maintenant 30 de plus, et le Solarium a vécu ! Il y a encore 14 succursales de Miami Sun à travers l’axe Recoleta-Belgrano, mais aujourd’hui ca fait un peu « has been » d’y aller (par contre aller à May-ami, c’est toujours à la mode). Alors bien sur, même si les chambres solaires se sont modernisées, le look de la façade, lui est resté à l’époque de Starsky et Hutch. (Même leur logo fait gentiment ringard).

 

Le Bar :

En dessous, en plein travaux, car ce n’est pas encore ouvert, c’est, comme son nom l’indique « Tienda de Cafe », un café !  Ou plutôt une chaine de café qui va bientôt ouvrir une de ces innombrables franchises. Voila depuis 5 ans, qu’on se bouscule au portillon à Buenos Aires pour ouvrir des franchises de café. On avait déjà depuis un bon nombre d’années des « Bonafide » et des « Havanna » plutôt boutiques de vente de café et d’alfajores, mais ceux-ci dès le début des années 2000 ont compris qu’ils faisaient mieux marcher leurs caisses enregistreuses en se transformant aussi en café. Bref, à chaque coin de rue (dans le centre presque tous les 100m) on a donc des « Martinez », des « Coffee Stores » (chaine argentine, mais en anglais dans le logo pour faire un peu May-Ami, ils viennent même d’ouvrir une succursale au Chili), puis on a eu Starbucks qui a débarqué en 2008 dans un secteur déjà ultra concurrentiel, sans parler de Mac Donald qui a déjà ouvert (en 1999) les premiers Mac Café tout azimut (certains plus grands que le Mac Donald dont la surface s’est vu empiétée). Bref, aujourd’hui en 2015, on ouvre des « cafés », avec des produits standardisés, ca va durer 10 ans, 20 ans nous voila donc tranquille avec « Tienda de Café » jusqu’au moins en 2035. Donc avec l’ouverture d’un « Tienda de Cafe » sur la photo en 2015, on colle à mort avec l’époque ! Il faut dire qu’au même endroit, vous imaginez un super coin d’avenue hyper passant Callao-Santa Fe, nous avions eu depuis plusieurs décennies « Fillipo ». La confiteria « Fillipo » qui était devenue le lieu de réunion des octogénaires du quartier. Comme on dit, son public avait vieillit. Dans les années 80, pendant que madame bronzait à l’étage sous son solarium, monsieur sortait sa secrétaire à Fillipo. Ils avaient eu beau changer même la « marquise » (enseigne) en 2009 pour rajeunir la marque, comme le décor intérieur était restait fidèle à son jus années 70 paillette à la Enrico Macias tout doré, et tout cristal, les clients ont continué  à partir un à un à Recoleta (le cimetiere) sans que la nouvelle génération la remplace ! Le Fillipo était moche, donc je ne le regrette pas. J’ai hâte de voir la tête du nouveau « Tienda de Cafe ».

 

La Librairie :

Juste à sa droite, Le « Cuspide ». Une autre chaine de vente (on adore les chaines à Buenos Aires). Mais cette fois de livres. En effet Cuspide est une librairie depuis 1962. Aujourd’hui 30 librairies Cuspide en Argentine dont la moitié à Buenos Aires. Le groupe appartient au quotidien Clarin depuis 2011. Donc en pleine expansion, le groupe ouvre tous les 3 mois une nouvelle librairie. A Buenos Aires on adore lire, à l’inverse de ce qui se passe dans les autres grandes villes d’Europe (ou une librairie n’est pas rentable), à Buenos Aires ça ouvre !  On lit, on lit, on lit, surtout avec la quantité de bars que l’on possède maintenant, ils sont tous avec une tasse à la main les yeux posés sur un journal ou sur un livre ! Le petit édifice du Cuspide de la photo est le plus ancien dans un rayon de 200 m dans le quartier. Le seul à avoir survécu ! J’ai sorti ma collection de vieilles photos et il apparait déjà sur une carte postale des années 1890.

 

Le Glacier :

 

A droite, Volta, le grand Volta, le lieu de débauche total quand vous aimez la glace à Buenos Aires. Chic et donc cher, vous ne vous payez pas une glace, vous vous payez une « Volta » ! Dans le même genre vous avez aussi les glaciers « Freddo ». Arrivez chez quelqu’un quand vous êtes invités à diner avec une glace de chez Freddo ou de chez Volta ca prouve que vous ne vous fichez pas de votre invitation. Le cadeau est à la hauteur de la richesse de votre hôte !  A l’inverse, arriver avec 1 kg de glace de chez « Griddo » ou de chez « Per te », même si elles sont bonnes, ca fait nettement plus prolo ! Bref dans les glaces aussi on aime aussi les chaines et les franchises, et la chaine Volta est la plus chère donc (pour un porteño) la meilleure ! J’ai lu il y a quelques mois que la consommation de glace est en Argentine la plus importante au monde (même devant les Etats Unis). Donc la glace est un sujet sérieux a Buenos Aires, on ne plaisante pas avec.

 

De quoi parler des heures :

 

Vous voyez, une simple photo et on passe des années 70 à 2015, sur des sujets les plus divers on arrive a faire plusieurs constatations, Recoleta viellit, la nouvelle génération ne jure que par les franchises en tout genre, la lecture est importante mais la bouffe, le café et la glace c’est quand même ce qui fait marcher le porteño !

Tranche d’un simple instant de ce mercredi 03 juin 2015, il était 13h03. Ca a duré un simple clic, quelques centièmes de seconde, mais de quoi ensuite en parler pendant des heures !

En bonus, deux photos du même angle en 1890 et en 1920. Ou apparait le bâtiment du Cuspide sur Avenida Santa Fe 1818.

Pour ceux et celles qui sont intéressés par la petite histoire de Buenos Aires, celle de la vie quotidienne à travers les époques, vous pouvez prendre contact avec moi !

Photos : En haut et bas l'avenida Santa Fe 1800. L'actuelle Librairie Cuspide est au 1818 de l'avenue. Le seul batiment encore debout aujourd'hui de tout le secteur. En haut la photo date de 1890 en bas de 1920. On peut remarquer que le Teatro Splendid (inauguré en 1919) est l'immense batiment déjà construit sur la photo de 1920 

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4 juillet 2014 5 04 /07 /juillet /2014 13:50

Mise à jour : 04 juillet 2014. Catégorie : Photo d'un jour.

Beau mercredi 24 juin 2014, plein soleil, un petit vent froid tout de même, mais pas un seul nuage sur la capitale argentine. La photo ci-dessous n’est pas passée par paint ou fotoshop, elle n’est pas prise non plus au petit matin (qui est en ce moment durant l’hiver austral impossible à obtenir avant 09h du matin en raison du levé de soleil tardif). Il s’agit tout simplement de l’heure et demi ou tout s’est paralysé dans le pays pour suivre la rencontre Argentine-Nigeria du Mundial 2014. Je n’ai pas pu faire moi-même la photo, ne possédant pas encore un drone. Cette photo est éditée par « Telam » qui est l’agence nationale d’information et qui peut se permettre de louer des hélicoptères pour faire les clichés aériens. Quant a moi, le même jour à la même heure j’étais au volant de ma voiture sur l’autoroute entre Mar del Plata et Buenos Aires, et j’étais seul ! Pas l’ombre d’une voiture ou d’un camion, le plus impressionnant furent les derniers kilomètres en banlieue qui sont en semaine surchargés et où on roule pare choc contre pare choc. Ce mercredi après midi, l’autoroute était aussi vide, ça ma rappeler la couverture de la première saison de Walking Dead où on voit un cavalier marcher seul sur une autoroute vide.

Argentine-Nigeria était tout simplement une rencontre de la première phase, demain samedi 05 juillet, pour les quarts de finale, Buenos Aires sera encore plus vide. 

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29 juin 2014 7 29 /06 /juin /2014 16:18

Mise à jour : 29 juin 2014. Catégorie : Photo d'un jour

Photo du jour : 02 juin 2014.

Cette photo a été prise le 02 juin 2014 à 11h du matin juste à l’intersection de la calle Moreno et de la calle Lima. A l’angle sur le local de la Pizzeria Ugi’s est monté un immense panneau d’affichage ou une photo de la dernière novela à la mode « Guapas » attire l’œil du passant.

Il faut dire que « Guapas » fait un tabac en ce moment, le premier épisode a été diffusé sur canal 13 le 17 mars 2014 et à raison de 4 épisodes d’une heure chacun par semaine. « Guapas » relate l’histoire en 2007 de 5 femmes entre 30 et 40 ans qui perdent toutes leurs économies déposées dans une banque lors d’une crise économique (inutile de rappeler qu’on fait allusion à la crise de 2001-2002). Elles ne se connaissent pas pourtant elles vont se rencontrer devant le siège de la banque dans un chaos et une émeute de clients furieux et ruinés. Quelques années plus tard en 2014, elles sont devenues amies et nous suivons leurs vies dans une Argentine plus actuelles, ou se mêlent les conflits sentimentaux, professionnels et économiques.

Une novela faite (comme la plupart) pour un public féminin, mais les hommes  s’y intéressent aussi puisque comme l’action de cette novela nous sommes en 2014 et l’Argentin se posent aussi  des questions sur son futur comme les personnages de cette fiction. Une sorte d’Argentine parallèle si proche de la réalité.

Nous sommes fin juin, voila que la novela est lancée depuis 3 mois. Nous en sommes à l’épisode 58 diffusé jeudi dernier. Les tournages ont lieu énormément en extérieur ce qui lui donne encore plus l’aspect d’un Buenos Aires authentique. Entre le tournage et la diffusion pas plus de 8 à 10 épisodes d’avance, le temps de pouvoir changer l’histoire en fonction de la réaction du public.

L’immeuble dans l’ombre à gauche est l’édifice du développement social de la Nation, anciennement nommé Edificio del Ministerio de Obras Publicas. Il date de 1934. Il fut inauguré en 1936 et en 2013-2014 a reçu un bon coup de peinture blanche qui la revigoré ! 

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11 juin 2014 3 11 /06 /juin /2014 23:34

Mise à jour : 11 juin 2014. Catégorie : Photo d'un jour,

Buenos Aires 1950 : Le vendeur de glaces

 

Le vendeur de glaces ambulant. A Buenos Aires, il y en a encore dès que les premiers jours arrivent, et la chaleur aidant, les vendeurs se font plus nombreux. A pied aux feux rouges proposant leurs « palitos de agua » (sorbets) ou dans les parcs à vélo. Ventes à la sauvette, ils sont rarement déclarés. Qu’importe ! Ils font partis encore aujourd’hui du paysage urbain estival. Cette photo date de 1950. Celui-ci est en triporteur. « Smak, la glace moderne » n’existe plus depuis longtemps, mais les pin-up sorties des cinémas hantent le vendeur comme les enfants. Les quelques pesos demandés il n’y a que quelques instants aux parents partent aussi rapidement que la glace coulera le long des doigts ! 

 

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1 juin 2014 7 01 /06 /juin /2014 23:55

Mise à jour : 01 juin 2014. Catégorie : Photo d'un jour.

 

Un beau jour d'été 1935 :

 

Un petit retour en arrière, nous sommes en 1935 sur l’Avenida Corrientes dans le quartier de San Nicolas. Nous sommes sur la cuadra des 300 et nous regardons vers celle des 400, là juste où vient de se terminer la construction d’un des plus hauts buildings de la ville, je parle de l’Edificio Safico (1932-1933). Tous les appartements ne sont pas encore loués mais il est de bon ton maintenant d’avoir son adresse dans cet immeuble. Nous sommes donc presque à l’angle de la calle Reconquista. Un colectivo (une voiture qui pouvait alors prendre au moins 6 passagers, ça doit être une Chevrolet) passe à gauche juste à l’emplacement des rails de tramway. Nous roulons encore à l’époque à gauche comme en Grande Bretagne. Au centre un homme marche avec un paquet bien long à la main. Il est juste sur le trottoir de séparation des chaussées qui sert aux voyageurs à monter et descendre des trams. D’innombrables boutiques dans les immeubles, on peut lire « Cambio » puis « Peluqueria », il en a même une autre à la fin de la cuadra la « Peluqueria Alemana » juste avant d’arriver à l’angle de San Martin. Du coté des voitures, un peu de tout, au premier plan celle qui arrive sur nous est une Ford A coupée (que deux portes), modèle 1929 ou 1930.

En zoomant bien fort, à droite du colectivo sur le trottoir, un couple qui marche, à gauche du taxi, un gamin qui regarde une vitrine. A droite au fond une calèche qui est stationnée.

L’ombre est courte, nous sommes en été vers midi, surement novembre ou décembre 1935. 

NB : J’ai commencé une collection de cartes postales et de photos anciennes de Buenos Aires. Mes préférés, celles où on peut voir les passants. Les cartes postales étant par définition d’une taille plutôt réduite, c’est simplement grâce au scanner qu’on peut aujourd’hui les agrandir au maximum pour pouvoir voir les détails. Je vous en fais profiter.

Les détails : 

Photo : Le gamin à la vitrine.

Photo : L'homme au paquet long. Peut être allait il faire du cambio, ou se faire couper les cheveux  ! 

  

Photos : La Ford A modêle 1930. A droite le même modêle restauré.

Photo : La calèche et la Peluqueria Alemana. 

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