Dernière mise à jour : 06 décembre 2022. (1ere édition 2010)

 

 

La Renault 4 S dite Mini Cuatro :

 

Tout le monde connaît la “Quatrelle”, bien sur ! (Je veux dire la 4L ou plutôt la R4L ou Renault 4 Luxe).

De ce coté de l’Atlantique sud, en Argentine, la bonne vielle 4L a pris du service de 1963 à 1987 sur les chaînes de montage de Renault-IKA Cordoba.

Mais si on traverse le Rio de la Plata pour se rendre chez nos voisins uruguayens, là-bas on y voit un bien drôle de modèle !

En Uruguay, un modèle spécial a été conçu et monté, il s’agit de la 4S (S comme Spécial, je suppose !), car il s’agit d’une 4L deux portes avec coffre ! 2 portes, 4 vitres pour 2 banquettes et le hayon arrière changé contre un petit coffre. Allez savoir pourquoi ?

Sur ! Elle est moche et jusqu’à présent, je ne l’ai vu qu’en Uruguay ! On l'apelle aussi en Uruguay la Renault Mini 4.

 

 

Photo : Voilà un autre exemplaire de chef d'oeuvre photographié dans la ville de Carmelo (Uruguay) en août 2010.

La plaque a même disparu ! Photo Petit Hergé.

 

Photo : Le même monstre vu de coté. Toujours à Carmelo (Uruguay) Août 2010. Photo Petit Hergé.

 

 

 

La société Santa Rosa Automotores :

 

Jusqu’en 1962, les voitures de la marque Renault étaient distribuées en Uruguay après être importées de France et d’Argentine par la société Enrique Abal y Cia.

En 1962, la représentation de la marque passe aux mains de la société Santa Rosa Automotores S.A.

Elle rachète les succursales Abal puis à partir de 1964 en association avec la société Nordex produit pour la première fois des Renault sur le sol uruguayen.

Entre 1964 et aujourd’hui, Santa Rosa a produit en Uruguay des adapatations des modèles : R4, R12, R18, R11, R9, Trafic, Express et Twingo.

 

Photo : Renault Mini 4 S (modèle 1971) Photo 2014.

Photo : Renault Mini 4 S (modèle 1971) Photo 2014.

 

El Renault Mini 4 (Cuatro) :

1ère carrosserie :

Ce modèle a été déssiné, développé et monté dans l'usine de l'importateur et distributeur Santa Rosa (Montevideo-Uruguay) à la fin des années 60 et tout début des années 70. On peut donc dire qu'il s'agit d'un modèle 100% uruguayen.

Pourtant une bonne partie des pièces venaient de l'usine Renault IKA de Córdoba. Comme toutes les pièces mécaniques ainsi que la carrosserie avant du modèle (mêmes pieces que la 4L classique argentine). Le reste étant fabriqué sur place. Au tout début la 4S (appelé aussi la "Renault Mini Cuatro") était livrée sans porte et avec un toit en toile. Une sorte de Citroën Mehari avant l'heure ! (Désolé pas encore de photo !)

 

2ème carrosserie :

Santa Rosa va essayer de proposer plusieurs modeles en fonctions des années et des succés. A partir de la première carrosserie, la société Santa Rosa SA a décidé de donner une carrosserie arrière et des portes avec un véritable toit, ce qui a donné tout d'abord une sorte de break deux portes. 

 

3ème carrosserie :

Toujours pas de succès, alors on coupe le break à l'arrière et on pose une porte en hayon, tout en laissant la banquette arrière. C'est le modèle 3 portes. (voir photos ci dessous) 

 

 

4ème et dernière carrosserie :

C'est le modèle le plus diffusé (toutes les photos en début de sujet), à savoir 2 portes avant et un coffre à l'arrière avec une banquette arrière. Ci dessous quelques arrières de Mini 4 S. Le capot arrière horizontal bien pratique pour installer la roue de secours. 

 

 

Quelques autres découvertes !

 Un autre petite découverte, la Renault 4 Mini Pick Up. Aucune date, mais plutot fin des années 60 avec ce type de calandre.

 

 

L'enquête continue !

 

Je continue bien sur à chercher des éléments de réponses à ce vaste sujet !

« Mais pourquoi avoir pondu ce modèle ? »

A cette question, quelques éléments de réponse en 2014 (par rapport à l'article de 2010).

L’Uruguay pratiquant depuis les années 60 des taxes époustouflantes pour toutes importations de véhicules (entre autres), il ne reste plus aux Uruguayens qu’à casser leur tirelire pour s’acheter un simple modèle bas de gamme au prix d’un modèle haut de gamme à Buenos Aires.

La débrouille étant de mise des deux cotés du Rio de la Plata, ainsi que l’art de contourner les règlements. Les Uruguayens ont vite fait de s’apercevoir, que les véhicules utilitaires ou même de secours ou alors ceux qui sont demi finis n’ont pas de droit de douanes à payer (ou alors très peu).

Voila donc une société comme Santa Rosa SA qui comprend vite l’intérêt d’acheter des châssis de 4 L ou des 4 L utilitaires en cours de montage dans l’usine de Córdoba et de finir de les assembler à Montevideo.

Comme on ne trouve pas les pièces d’origine pour terminer les 4 L à l’identique, on improvise, on fait baisser les coûts de production à lancer des « séries limitées » des plus loufoques mais pas chères !  Les Uruguayens n’ont pas le choix, impossible de s’acheter une vraie 4 L Argentine, mais possible de s’acheter un hybride Uruguayen… alors va pour la 4 L Mini !

Bien entendu si vous avez des commentaires et des anecdotes au sujet de cette bonne vielle mini 4L, je suis preneur !

 

A lire aussi dans le Petit Hergé :

 

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