Mise à jour : 03 Avril 2012 - 05 juin 2011.

Gualeguaychú : Développement industrielle del " Progreso" 

Le développement moderne de la ville arrive avec le début des travaux de la construction de la ligne de train provenant de Buenos Aires. Commencés en 1887, les travaux terminent en 1890 avec l’inauguration de la station et surtout par l’arrivée de nouveaux colons. On peut estimer qu’en 1890, la ville comptait déjà 10.000 habitants, essentiellement des européens fraichement débarqués.

C'est la grande époque du "Progreso" tout l'est, installation, illumination, pavage et route, éducation, hygiene, transport et industrie !

Autres articles sur Gualeguaychu :

 

Cet article vient en complément de l'article précédent :

- Historique de la ville de Gualeguaychu. (Avril 2012).

Pour compléter votre connaissance sur la ville de Gualeguaychu, cet article est suivi de deux autres articles qui sont :

A visiter dans le centre de Gualeguaychu. (Juin 2011).

- A visiter dans les alentours de Gualeguaychu. (Juin 2011)

En septembre 2012, aura lieu à Gualeguaychu le départ du premier Raid Bicy Petit Hergé 2012 entre Buenos Aires et Iguazu. 

1875 - 1880 Les européens arrivent :

En un siècle d’existence entre la fondation en 1783 et 1873, la ville de Gualeguaychú n’aura pu se développer comme d’autres villes en raison d’un état belliqueux permanent. On note uniquement pour ce début du XIXème siècle, le début de la construction de la Cathédrale San Jose en 1807 qui se termine en 1836. En 1851, le bourg passe administrativement d’un statut de « Villa » à « Ciudad » grâce a l’intervention d’Urquiza. En 1863, on a besoin devant l’accroissement de la production agricole de disposer d’un port pour envoyer les marchandises et on décide de monter un quai. L’émigration européenne se fait lentement, il faut attendre les années 1875-1880 mais surtout 1890, pour que la ville se réveille et voit débarquer à chaque arrivée de train, de nouveaux colons.

Ils viennent de France, d’Italie, d’Espagne mais surtout d’Allemagne et d’Europe centrale pour les nombreux juifs qui viennent s’installer comme agriculteurs. Entre 1890 et 1900, presque la totalité des édifices encore aujourd’hui en service se montent. Le théâtre, le commissariat de police, la municipalité, le tribunal, le club de la société rurale, les écoles et surtout les plus belles demeures de la ville.

 

 

Photos : Tricycle, la Tienda de Castellana dans le centre sur la calle 25 de Mayo à l'angle de 3 de Febrero, et tramway à traction animale venant chercher des passagers à la gare de Gualeguaychu en 1890. Cliquez pour agrandir.

  

Photos : 3 exemples d'activités commerciales à Gualeguaychú. De gauche à droite : La Pharmacie du Peuple, qui assure "vend à prix modiques aux pauvres", l'Hotel Comercio qui dispose de chambres spéciales pour les familles et accepte les pensionaires (comprenez les nouveau colons débarqués qui peuvent louer moins cher au mois), et enfin la Boteria et Zapateria (bottes et chaussures) du progrès qui possède des articles de bonne qualité et de "bon gout". Cliquez sur les affiches pour pouvoir agrandir.

La Farmacia del Indio :

 

Un exemple d’installation d’un des premiers européens, Horacio Rébori. Au début de l’année 1871, arrive Don Horacio Rébori et s’installe dans la calle 24 de Enero (actuelle 25 de Mayo, entre les calles España et Alberdi) pour y ouvrir son commerce, « La Botica del Indio ». Il s’agit d’une pharmacie. En 1888, la pharmacie s’agrandit et aujourd’hui encore on peut la voir dans son état original.

Horacio préparait de tout et vendait de tout, miroir, savon, poudre, liqueur, parfum, cire. Il faisait aussi des analyses de terre et fut aussi le premier à avoir un microscope dans la ville.

Sa pharmacie se nomme el indio, car il avait choisit le dessin d’un indien tirant une flèche pour orner sa devanture. Son slogan: « En esta Botica se despacha también de noche” (Dans cette boutique, on vend aussi la nuit)

Hier et aujourd'hui :

 

Photos du dessus : La douane de Gualeguaychú.

 

Photos du dessus : le Tribunal de Gualeguaychú.

 

Photos du dessus : L'ancienne Mairie de Gualeguaychú.

 

Photos du dessus : La casa Historique de Aedo.

 

Photos : la Cathedrale San Jose. Les clochers ont été légèrement modifiés.

 

Vidéo : Gualeguaychu hier et aujourd'hui. 3 mn 15 s.

 La Calle 25 de Mayo :

 

En 1914, on compte déjà 18.000 habitants. Comme la Mairie est placée sur la Plaza Libertad (et non sur la Plaza San Martin, centre historique), la ville se déplace donc vers l’ouest et les rues principales reliant les deux places (calles 25 de Mayo, General Urquiza, et Palma). Tous arrivent et s’installent en ville, pour ouvrir, bar, hôtel, boutique de confection, magasin généraux, de préférence sur la calle 25 de Mayo qui se convertit rapidement en l’artère la plus prisé et la plus passante.

Au début des années 20, des moulins céréaliers s’installent en ville, on pave les rues principales et l’éclairage public tend à être généralisé dans le centre. On construit un pont métallique au dessus du rio Gualeguaychú pour relier le parc Unzué tout récemment inauguré.

Photo : la Perla de Oro, magasin général, hier et aujourd'hui à droite. Cliquez pour agrandir.

 El Hotel Comercio :

 

 

Le plus grand hôtel de Gualeguaychú était l’Hôtel Comercio, installé aux angles des calles 25 de Mayo et 3 de Febrero. Il ouvre une première fois en 1870, sous le nom d’Hôtel Argentino. En 1905, ce sont les frères Della Chiesa qui le rachètent et le nomment l’Hotel Comercio. L’Hotel possédait un seul étage et son architectiure etait de style italien, la porte principale se trouvait à l’angle, et s’étalait sur la moitié de la cuadra de la calle 3 de Febrero largement ouvert par 5 portes. En 1910, ils agrandissent l’hôtel et lui donne un aspect plus français. On lui enlève les statues qui trônent sur la corniche (trop italien). C’est l’Hôtel le plus prestigieux de la ville, il compte 54 chambres avec certaines équipées de salles de bain privées. Les autres chambres disposaient d’un lavabo et eau courante dans les chambres (comme dans les hôtels de type « anglais »). La cuisine avait un renom qui dépassait les limites de la ville, et tout grand événement, banquet, mariage et fête devait avoir lieu au « Salon Comedor » de l’Hotel Comercio ! En été on ouvrait à l’arrière le patio qui disposait d’une cabine téléphonique.

 

La carte des vins était réputée puisque les propriétaires italiens faisaient venir eux même vins d’Espagne, d’Italie et de France. Le sous sol était la meilleure cave de la ville.

La salle à manger était décorée avec gout, parquet de bois, miroirs biseautés aux murs et revêtement des colonnes en bois, vaisselle italienne, et un piano complétait l’ensemble.

Les personnes les plus illustres étant passés par la ville furent toute hébergées dans cet hôtel : les présidents Hipolito Irigoyen, Agustin B. Justo, des hommes de lettres, des artistes comme Carlos Gardel, des sportifs comme Juan Manuel Fangio, etc… la liste est très longue !

 

L’Hôtel a aujourd’hui disparu, subsiste le bâtiment occupé en partie par une bodega de vin, une pizzeria. On continue à y venir en regrettant le charme d’antant qui n’est plus le même.

 

 

Photos : L'Hotel Comercio après 1910 dans un style plus français, le bâtiment aujourd'hui.

El Frigorifico Gualeguaychú :

 

Enfin en 1929, une entreprise frigorifique (Frigorífico Gualeguaychú) s’installe au sud de la ville et qui deviendra rapidement le moteur économique de la ville. L’entreprise fermera dans les années 80 (Les installations sont encore visibles, et à l’abandon). (Article spécial sur le Frigorifico en montage).

 

A partir du milieu des années 70, on veut délocaliser les entreprises de la ville à l’extérieur, nettoyer le front du Rio pour le transformer en promenade, s’ouvrir au tourisme, et réaménager les anciennes voies de chemin de fer qui entourent et coupent la ville. En 1974, on ouvre une zone industrielle nommée « Parque Industrial Gualeguaychú » à 10 Km au sud ouest du centre, sur la RN 14 à l’angle de la RP 16. En 1976, enfin est inauguré le pont international « Puente Libertador San Martin » reliant la ville uruguayenne de Fray Bentos. La douane argentine est depuis quelques années installée coté Uruguay pour faciliter les formalités des deux pays. Le poste argentin n’est utilisé que pour le transport marchandise.

 

Les autres articles sur Gualeguaychú :

Lire la suite sur :

- A visiter dans le centre de Gualeguaychu.

Photo : Pompe à essence dans la calle Urquiza, angle Magnasco.

Les autres articles du petit Hergé :

- La ville de Colón. (Juin 2011)

- La province de Entre Rios. (Novembre 2008).

- Le Nord Est Argentin. (Avril 2007).

- La calle Guemes à Mar del Plata. (Mai 2011).

- La banlieue de Buenos Aires. (Avril 2011).

- Le village de Tilcara.(Prov. Jujuy).(Juin 2010).

- La Ville de Mercedes.(Soriano-Uruguay).(Août 2010).

- La Renault Mini 4 en Uruguay. (Août 2010).

Photo : façade du Teatro Gualeguaychu entierement restauré en 2011.(Photo Petit Hergé)

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