7 août 2016 7 07 /08 /août /2016 16:44

Mise à jour : 07 aout 2016. Catégorie Présentation

Le métro de Buenos Aires

 

Article pratique consacré au métropolitain de Buenos Aires, nommé ici « Subte », abréviation de « Subterraneo » (souterrain).

Vous aurez surement l’occasion de l’utiliser lors de votre passage à Buenos Aires, je dirai même que je vous conseille de l’utiliser pour des raisons pratiques, très rapide, sûr, propre (de plus en plus au fil des années), et son réseau s’étend maintenant aux principaux quartiers de la ville.

Recoleta est l’un des derniers quartiers à être enfin desservi par le métro en 2015-2016.

Donc mise au point de tout ce qu’il faut savoir sur ce métro du bout du monde !

Photo : Intérieur d'une rame de la ligne B du métro de Buenos Aires. (1938). Photo restaurée par Petit Hergé. 

Un peu d’histoire :

 

Un article spécial sur l’histoire du métro sera mis en ligne ultérieurement. Il faut dire que seule une poignée de mordus de vieux rails (comme moi) peuvent être intéressés par l’histoire de ces mises en routes de tranchées dans la capitale argentine au début du XXème siècle. Une transformation radicale qui mettra à mal le réseau déjà intense des tramways de la ville. Mais pour les visiteurs, voyageurs, touristes, étudiants et stagiaires de tout poil, ayez tout de même quelques bases de connaissances qui vous permettrons de briller en société, ou du moins de paraitre moins « c.. » quand un porteño vous testera sur votre connaissance de la ville.

Donc sachez que le métro de Buenos Aires est historiquement le premier d’Amérique Latine, le premier de l’hémisphère sud et le 3ème du continent américain (après ceux de New York et de Philadelphie).

Il est inauguré le 1er décembre 1913, mais les travaux commencèrent en 1909 après approbation de la ville de confier la concession du chantier et de l’exploitation à la « Compañía de Tranvías Anglo Argentina » (CTAA) pour une période de 80 ans (1909-1989). Je vous rassure la CTTA n’ira pas au bout de son exploitation, elle s’arrêtera en 1938.

Ce qui est inauguré en cette fin d’année 1913, est un tronçon de la première ligne de métro allant de la station « Plaza de Mayo », passant sous l’Avenida de Mayo, puis l’Avenida Rivadavia pour s’arrêter 3,2 km plus loin à « Plaza Miserere ». Lors des années suivantes elle sera allongée au quartier de Caballito.

Les wagons étaient en bois, la motricité électrique. On se souviendra encore longtemps des rames « La Brugeoises » car fabriquées et achetées à Bruges en 1913 en Belgique pour équiper alors le matériel roulant, rénovées tout de même en 1927, et depuis roulant dans son même jus ! Si vous êtes venus il y a peu de temps à Buenos Aires vous avez pu les utiliser jusqu’en 2013. Depuis ce sont des rames chinoise toutes neuves qui les remplacent !  

Comme a Paris, en 1913, on achetait alors son ticket à l’entrée et on le faisait composter par des préposés en descendant sur le quai. Il faut attendre les années 30, pour avoir des jetons (« Fichas ») que l’on glissait dans un moulinet pour simplifier le passage et activer le flux des passagers !

Je vous ferai grâce, dans cet article, de vous raconter l’historique des 6 lignes de métro qui sillonnent aujourd’hui la capitale, mais sachez que les 5 première furent toutes mises en service avant 1944. Et depuis…………. Plus rien !

Bref, on peut dire donc que jusqu’en 1944, Buenos Aires avait un métro digne d’elle, et puis au fil des décennies, tout comme son économie, le métro perdait de son brillant pour devenir obsolète en 1960, ringard en 1970, immonde en 1980, pourri dans les années 1990.

Un coup de privatisation voulu par Menem dans les années 90, et donc un coup de peinture dans les stations, remplacement des escalators en bois par des « en inox », un relooking pas cher et cache misère à la fin du XXème siècle.

Puis enfin un peu de sérieux avec un nouveau plan de prolongement des lignes déjà existantes et dans les années 2000, une réelle volonté de création de nouvelles lignes comme les F, G,  H et I. De quoi s’occuper à creuser sous la capitale au moins jusqu’en 2040. (Serait je encore la pour réactualiser l’article ?)

L’exemple le plus significatif est la mise en route et l’inauguration de la ligne H a partir de 2007 et qui s’étend aujourd’hui (2016) entre 11 stations sur 7,7 km entre Las Heras (au nord) et Hospitales (au sud).

Voila, vous savez (presque) tout sur ce qu’il y a à savoir sur les 102 ans du métro de Buenos Aires.

Vidéo : Le métro de Buenos Aires. Quelques ambiances en avril 2015. 7 mn 57 s.

Plan : Réseau des 6 lignes du métro de Buenos Aires à la date du 1er aout 2016.

Cliquez dessus pour agrandir.

Aujourd’hui :

 

Passons maintenant au concret !

 

Quel titre de transport ?

Il n’existe plus de ticket de métro depuis avril 2016. Il faut maintenant se munir d’une carte (type ancienne carte de crédit en plastique avec bande magnétique à l’arrière). Vous la rechargez de la somme que vous voulez dans les stations même du subte ou même dans les « kioscos » (kiosque en français, dépanneurs en québécois) de la ville. Cette carte se nomme la « tarjeta SUBE ».

Photo : Début en 2015, de merchandising d'objet 

Ou achète-t-on la tarjeta SUBE ?

Uniquement dans les « kioscos » qui affichent en vitrine « SUBE », c’est donc logique ! On ne peut pas l’acheter dans le métro ! (Là, c’est beaucoup moins logique !).

Combien coute la Tarjeta SUBE ?

La « tarjeta SUBE » coutait « officiellement » 20 pesos puis 25 pesos (ARS) à partir d'octobre 2015, mais…. Vous ne la trouverez presque jamais à 25 pesos (là, c’est de la logique argentine), vous la trouverez à 35 pesos (aout 2016) soit à 2,10 euros. Pourquoi ce décalage ? Parce que le « kiosco » veut gagner plus ! Donc n’essayez pas de la chercher à 25, vous n’y arriverez pas. De l’autre coté dans les quartiers à fort potentiel « neuneus » (je parle des provinciaux et autres étrangers tout bleus fraichement débarqués en ville, et dont le front est occupé par le mot « pigeon »), elle leurs seront vendus à 40 pesos ou plus. 35 c’est la norme, exigez la norme !

Photo : Voilà ce qu'est un Kiosco à Buenos Aires ! 

Ou recharge-t-on la Tarjeta SUBE ?

Dans le même kiosco, mais attention il vous prenne une commission de 1 peso (totalement illégal, mais c’est dans la pratique) par recharge. Vous rechargez du montant que vous voulez, en général un montant qui soit « rond » par rapport au billet que vous tendez (50 ou 100 pesos). Pour passez outre la commission de 1 peso, vous allez dans les stations de métro la charger !

Photo : Un Kiosco qui ne recharge plus la SUBE...pour le moment !

La Tarjeta Sube est elle nominative ?

 

C’était l’idée, mais c’était aussi oublier que Buenos Aires est en Argentine, donc une seule carte SUBE peut servir à 123 personnes (si une famille compte 123 personnes en comptant les amis et les amis des amis). Bref, vous êtes 4, achetez une seule carte SUBE. Vous la validez au super composteur ultra moderne située dans les stations, vous poussez les tourniquets et vous la passez à votre voisin qui fera de même !

Photo : Passage payé en apposant sa Tarjeta Sube au dessus du composteur. En dessous autre moyen de paiement (qui a eu du mal a prendre l'envol), le Monedero. 

Et combien coute le trajet ?

Le prix de la carte SUBE c’est uniquement le prix du plastique de la carte SUBE. Ensuite vient le moment de la charger (dans les « kiosco » ou les stations comme j’ai dit) pour enfin payer son trajet. Que vous fassiez 1 station, 10 stations ou que vous désiriez passer toute la journée dans le métro (sans sortir) c’est le même prix (même système qu’a Paris). Aujourd’hui (1er aout 2016) le prix est de 4,50 ARS (0,30 eur) mais doit passer d’ici peu (sans aucune certitude, normal nous sommes en Argentine) à 7,50 ARS (0,42 eur), petite augmentation de 67 %.

Plus vous consommez sur votre carte, moins le passage est cher. Ca commence donc a 4,50 ARS (voyage 1 a 20 le même mois), puis 3,60 (voyage 21 à 30), puis 3,15 ARS (voyage 31 a 40) et enfin 2,70 Ars a partir du 41ème voyage. Donc vous avez tout intérêt comme je vous ai déjà mentionné de prendre une seule carte pour 123 personnes, histoire d’arriver rapidement a 41 voyage !

A quoi sert aussi la carte SUBE ?

La carte SUBE sert aussi pour les « colectivos » (Bus urbain), mais attention les bus urbains (intramuros) sont plus chers que le métro, comptez 6 ARS et dans peu de temps 7,50 ARS (histoire de mettre le bus et le métro au même prix !).

La SUBE est aussi valable pour les trains, par exemple pour les touristes, le train de Retiro qui va à Tigre. (4 pesos en 2016, moins cher que le métro, très illogique mais très argentin).

Enfin vu depuis quelques temps, à partir d'avril 2016, les paiements aux péages des autoroutes autour de Buenos Aires !

Dans le futur, la ville de Buenos Aires veut mettre aussi en place de nouveaux parcmètres avec paiement par carte SUBE. (On en parle, on en parle…. Depuis déjà quelques années !)

En province, certaines grandes villes argentines ont adopté le même système (Cordoba en 2014, Rosario 2015, Tucuman 2015, Mar del Plata 2015, Santa Fe 2016, Bahia Blanca 2016, Neuquen 2016) donc vous pouvez la prendre avec vous, elle vous servira aussi pour payez les bus urbains de ces agglomérations. La SUBE n’est pas encore à Mendoza (2016) ni à Salta (2016).

Les horaires des métros ?

Il ouvre à 05h du matin et le dernier métro passe vers 22h30. Donc c’est tôt, pour les noctambules reste le taxi !  Le métro est ouvert tous les jours mais le dimanche il ouvre plus tard à 08h (Il ferme aussi à 22h30).

Evitez les heures de pointe. Dans le sens exterieur vers centre (entre 07h30 et 10h30) et dans le centre centre vers exterieur (entre 16h et 19h). Sur la ligne C évitez ces deux plages horaires.

Photo : Les heures de pointe dans le métro.

Le niveau de sécurité ?

(Sécuritaire ? comme disent les québécois).

On ne vous tuera point, mais on en voudra à votre bourse ! (Sport national). Donc moins il y a de monde, plus c’est sécuritaire, plus vous le prenez aux heures de pointes, plus il y aura de pickpockets au m2 (Ici on les nomme les "punguistas"). Bref à 08h et 09h du mat quelques pickpockets, mais on vole plus facilement à la sortie des bureaux (les employés relâchent la vigilance). Donc le taux de pickpockets opérationnel dans le métro augmente entre 16h et 19h. Je recommande, pas de sac à dos, et pas de sac du tout aux heures de pointes, tout dans les poches (du pantalon). 80% des pungistas sont des femmes. 

Us et coutume dans le metro ?

On n’y fume pas, et depuis longtemps. Avant même que la loi passe, comme un accord entre citoyens, il était déjà d’usage de ne plus fumer même dans les stations. De plus vous vous apercevrez que les porteños fument déjà très peu même dans les rues.

On laisse sa place aux vieux, et aux femmes enceintes ou à celle qui ont des enfants. Ca se perd peut être à Paris, mais ici c’est d’usage. Comme la population est jeune (50% de la population de Buenos Aires et de la banlieue à moins de 26 ans), si vous avez 40 ans, vous êtes déjà vieux ! Ce qui est dur est de s’apercevoir qu’a 50 ans on se lève pour vous laisser vous asseoir, alors c’est sur, ca vous met un coup de bourdon !

Il y a en permanence des vendeurs de « tout » qui passent, repassent (et trépasseront dans le métro). On en a l’habitude, ils ne vous voleront rien, ils vendent ! Donc vignettes de foot, mouchoir en papiers, DVD pirates de film, ustensile de cuisines, stylo, lampe torche, … au fil des saisons ca va du ventilateur de voiture en passant par le parapluie, ou les étuis à carte d’identité. Les fêtes de Noel s’approchent tout comme el Dia del Niño (3eme dimanche d’aout) et c’est forcement l’avalanche de vente de jouets dans le métro ! Vous pouvez achetez en toute sécurité, ca vient tout droit du quartier du Once, et ce n’est pas cher ! Achetez aux adultes, n’achetez pas aux enfants (eux doivent aller à l’école gratuite et obligatoire !)

Pratique le métro ?

Et que oui ! C’est très rapide, bien plus rapide qu’un taxi et encore plus qu’un bus !

Donc c’est idéal après une bonne découverte de la ville. Il y a maintenant de nombreux escalators (surtout dans les nouvelles stations), dans les anciennes, ils en ont rajouté, mais ça manque encore un peu.

Photo : L'entrée de la station "Peru" de la ligne A. La même (avec le même angle que celle photographiée en 1913, apparaissant au début de l'article. 

Conseil du Petit Hergé :

Je recommande le métro pour les déplacements pour la rapidité, pratique c’est souvent direct ou au pire une correspondance. On peut aussi faire les photos des mosaïques de tango des lignes H et aussi celles des principales villes espagnole de l’ancienne C. De même, voir les répliques des anciennes « réclames » de 1910 à la station Lima.

En été, les nouvelles rame sont munies d’air conditionné (ce n’est pas un luxe).

Si vous avez des questions sur le thème du « métropolitain » de Buenos Aires, envoyez les moi à petitherge@hotmail.com. Si vous avez un commentaire à faire sur le sujet, vous le postez ci-dessous, et si vous voulez une visite guidée en ma compagnie c’est possible aussi !  

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