24 octobre 2009 6 24 /10 /octobre /2009 22:15

Mise à jour : 24 octobre 2009 et remis à jour le 04 mai 2013.

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Nos amis les taxis :


Petit article concernant les principales arnaques des taxis.
Je tiens pour autant à vous rassurer et vous certifie qu’une arnaque n’est pas forcément imparable, ni systématique. Ce n’est donc pas parce que vous vous déplacerez à Buenos Aires en taxi qu’une arnaque vous tombera dessus au moment de payer. La majorité des tacheros (taxistas) sont honnêtes ! Maintenant rien ne vous prive de savoir comment ça se passe au cas où…

 

Un second article plus récent (2013) a été écrit sur le sujet des taxis : Taxi à Buenos Aires, une vie difficile.

 

 

nullLe coup du « Piripipi » :

Le Pirirpipi (ou la maquinita) c’est le nom donné au système mis en place pour falsifier le compteur. La prise en charge est de 3,80 pesos (2009); 9,10 pesos en 2013,  puis tous les 200 m on additionne une unité (0,38 ars de plus en 2009 et 0,91 ars en 2013). Ca c’est la légalité, en fait quelques bricoleurs savent (sinon passent par des bricoleurs professionnels) le régler sur 150 m ou même 100 m. Une bonne manière de vous demander entre 25 et 50 % pour chaque course sans que vous vous doutiez de quelque chose ! Il existe maintenant même des sortes de mini télécommandes qui permettent au chauffeur de taxi tout en conduisant d’appuyer dessus et de faire sauter à chaque fois le compteur d’une unité.

nullLe coup du « Tocomocho » :

Le « Tocomocho » n’est pas exclusivement réservé aux taxistas, mais aussi à tous ceux qui ont contact avec des personnes peu habituées à venir sur Buenos Aires. (Touristes étrangers, mais aussi provinciaux de passages, etc…). Les pigeons viennent d’arriver, c’est leur premier contact avec Buenos Aires, et les taxis les ramassent à Ezeiza, Aeroparque mais aussi à la Terminal de Retiro. Bref il s’agit de persuader le passager de changer de l’argent, surtout s’il veut payer en USD ou en EUR. Pour les provinciaux, on peut même leur dire que les billets de Bsas ne sont pas les mêmes que ceux de leurs provinces. (Si, si ça marche aussi !) Bref, on fait le change et surtout on tend une liasse de billets attachés par un élastique dont seul le premier est un coupure de 50 Ars enveloppant le reste de la liasse composée de billet de 2 Ars. Ca peut aussi vous arriver si vous changer vos devises dans la rue à la volée au lieu de vous rendre dans une casa de cambio.

Vidéo : Un petit clin d'oeil en passant, en caméra caché non pas à Buenos Aires mais a Guadalajara au mexique. Un taxi Ferrari et un autre Porsche. Les clients sont tout d'abord étonnés puis s'accrochent en enfin crient !!! Tournée pour une campagne de promotion en novembre 2011 pour la marque de chewing gum Trident Twist. 

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Le coup des vieilles devises :

 

L’Argentine ayant un passé économique aussi calme qu’une mer à force 10, le Banco de la Nacion a du changer au cours du XXème siècle au moins 6 fois de monnaie, faisant sauter au moins 3, voir 4 ou 5 zéros derrière le 1 à chaque changement de devise. Le dernier étant celui du 1er janvier 1992 qui remplaça l’Austral par le Peso en lui gommant 4 zéros.(1 Peso = 10.000 australes).D’où l’intérêt pour les taxistas d’avoir un peu d’australes dans les poches. Une course revenant à 26 pesos par exemple, vous tendez un billet de 100 pesos, et il vous rendra 24 pesos et un billet de 50 australes. Bien entendu, les pigeons ne sont pas cette fois ci provinciaux (eux aussi se souviennent des australes des années 90), ni non plus français ou allemands, mais surtout hispanophones, car il faut avoir du bagout et dérouter le futur pigeons en parlant de la pluie et du beau temps pendant toute la course, histoire d’instaurer une certaine confiance et si le cas se présente, expliquer qu’ils ont encore cours !Bref le pigeons en général est espagnol, mexicain, colombien,…
Dans la même "onda", il y a aussi le coup des "nouveaux billets", en fait des anciens qui ont été démonétisés depuis bien longtemps !(ou alors plus fort ! Des faux billets de billets qui n'ont jamais existés !)

nullLe coup du faux billet de 100 pesos :

 

Bien entendu du temps (avant 2002) du « 1 pour 1 » (1 ARS = 1 USD), nous avions en Argentine droit à des fausses coupures de toute valeur, même des faux billets de 2 Ars (et même des fausses pièces de 50 centavos !), Maintenant que le peso est descendu à 0,25 USD, les faussaires se sont recyclés que sur les coupures de 100 Ars, bien plus rentable. Ce qui nous permet de ne plus passer trop de temps à vérifier tous les billets mais seulement ceux de 100 Ars (et de 50 Ars dans une certain mesure). Les taxistas étant ceux qui sont le plus en contact avec des personnes ne connaissant pas (ou plus) bien les billets (ou voyant mal), comme les personnes âgées, les étrangers, et les fetard revenant d’une soirée. Ceux-ci sont donc des cibles faciles pour les taxistas travaillant en totale association avec les faussaires. Ils arrivent à « écouler » ainsi plusieurs faux billets de 100 ars par jour. La combine consiste à se faire payer la course avec un billet de 100 ARS (un vrai) tendu par le passager un peu naïf (ou alcoolisée), et le taxista le prenant et se retournant l’échangera contre un autre (un faux), et une seconde plus tard, s’offusquera toujours auprès du même passager d’avoir voulu lui repasser un faux billet. Le taxista aura donc réussit à échanger un vrai billet de 100 ars contre un faux !

nullLe coup des embouteillages :

 

Un taxista de Buenos Aires connait sa ville comme sa poche, les « ondas verdes » pour avoir successivement tous les feux au vert en passant devant, les détours qui font gagner du temps, il écoute la radio en permanence et connait les points à éviter lorsqu’il y a des manifestations (quotidiennes), et pourtant… c’est le roi quand il faut se mettre jusque dans un embouteillage uniquement pour faire tourner le compteur ! Un chantier qui coupe une rue depuis 2 semaines, et justement il veut la prendre et lorsqu’il est arrêté par le trafic dense, il lance un « Oh ! Tiens il y a des travaux par là ? » Ou alors il fait celui qui à raté la rue, " uff, me pasé" pour pouvoir ensuite faire tout le tour du quartier pour la reprendre. A en mourir de rire, ça fait partie du jeu ! Un pont coupé, une avenue rétrécie à une seule file, il aura le chic d’y faire forcément un tour avec le touriste, l’homme d’affaire, celui qui est pressé, bref tout le monde se laisse piéger. Un régal, il aura réussit à faire payer le double du tarif normal !

nullLe coup de l’agression :

 

Il faut être toujours deux, d’une part le taxista et de l’autre « l’agresseur » (qui est toujours de mèche avec le conducteur du taxi). Le client monte dans le taxi, le taxista engage la conversation pour détourner l’attention, et puis pour une raison ou une autre, fait un détour (si vous ne connaissez pas la ville, vous ne vous en rendez même pas compte), il devra stopper alors pour une raison ou une autre (panne, problème de pneu, ou simplement feu rouge), à ce moment, monte « l’agresseur » sur la banquette arrière (donc avec le client) et « fait peur » au taxista en lui demandant sa recette et par la même occasion vous déleste de votre argent. Le Taxista « apeuré » vous dira de lui donner tout votre argent, des fois que vous doutiez de la situation. N’oubliez pas que l’agresseur dans ce cas là est rarement armé, il fait semblant d’avoir un couteau ou une arme dans sa poche, profitez aussi d’être arrêté à un feu rouge pour sortir du taxi, ils ne vous poursuivront pas (trop risqué pour eux). Et si par malheur, ils réussissent leurs coup, surtout allez porter plainte à un commissariat, en retenant le numéro de patente porté sur les portières avant du véhicule. Ne vous fiez pas à la bonne tête du taxista, il est forcement complice à 100%.(et il n’en est pas à son premier coup).

 

Vidéo : 4 mn (2011).  Très amusant, le chauffeur de taxi qui affirme que personne ne conduit bien à Buenos Aires. (sauf lui bien sur !).

nullEn conclusion :

 

Prenez sans crainte le taxi mais :

 

- Ne payez pas votre course avec des billets de 100 ars.

- Vérifiez lorsque vous montez à bord que le compteur marque zéro et que le chauffeur de taxi le déclenche devant vous pour indiquer la prise en charge de 9,10 Ars. Tarif mai 2013.

- Payez toujours en pesos, ne jamais payer en euros our en dollars.

- Ne jamais faire ou demander du change au chauffeur de taxi (même des pesos).

- Avant de monter, souvenez-vous de son numéro de patente inscrit en gros chiffres sur les portes avant. En cas de problème vous pourrez toujours ensuite porter plainte et le retrouver.

- Ne le croyez surtout pas, s’il vous affirme qu’il y a un supplément quelconque et qu’il faut débourser plus que ce qui apparait au compteur. (Bagages dans le coffre, objet encombrant, 3 ou 4 passagers, détour, dépassement de la limite de Capital Federal). Payez uniquement ce qui est affiché.

- A partir de 22h et jusqu’à 6h du matin il y a maintenant (depuis 2012) un tarif de nuit majoré de +20% par rapport au tarif de jour.

- L’unique course qui est à convenir avant de monter, est le trajet entre Ezeiza et Buenos Aires. C’est l’unique cas où le taxi ne déclenchera pas son compteur, il marche alors au forfait que vous devez convenir avec lui. Il vous facturera souvent les péages en plus par rapport à la course déjà établie. En général, il ne dépassera pas 15 pesos de péages et (péage inclus) n’acceptez pas un prix supérieur à 250 pesos (début 2013) pour vous rendre sur Buenos Aires. Ensuite tout dépend de l’endroit où vous vous rendez. Il peut arriver que vous puissiez obtenir 150 ou 200 pesos en négociant bien, si le taxista est bien luné et si ça le rapproche de chez lui. Si vous devez vous rendre d’Ezeiza à un autre endroit de la banlieue (San Isidro, Vicente Lopez, etc…) il vous demandera plus (Entre 250 et 350 pesos).Tarif avril 2013.

- Ne prenez jamais un taxi lorsque vous sortez d’une banque, ou d’un hotel de luxe, marchez 2 ou 3 cuadras pour en prendre un au hasard dans une autre rue (jamais la même que l’établissement).

- N’oubliez pas que les taxistas s’attaquent de préférence aux personnes faibles : touristes, personnes âgées, personne seule, personne très jeune et bien sur ceux qui ont déjà passé la barre des 1 gr d’alcool en fin de soirée. Donc inutile de cumuler pour faire augmenter le danger. Voyagez à deux, sobres, relax et indiquez l’adresse comme si vous connaissiez Buenos Aires comme votre poche ! (A la question du taxista, « et alors ça fait combien de temps que vous êtes à Buenos Aires », répondez que ça fait 3 mois, même si vous êtes arrivés la veille !

Et puis enfin, sachez que vous avez plus de chance de tomber sur un taxi sympa et honnête que sympa et malhonnête. (Sympa, ils le seront toujours !)

 

Lire la suite sur l'article de mai 2013 : Taxi à Buenos Aires, une vie difficile.

Les liens externes :

- Augmentation du prix des taxis porteños pour juin 2013. Clarin 07 mars 2013. (En espagnol).

- Confession d'un chauffeur de taxi de Buenos Aires qui explique les techniques d'arnaque. (En espagnol)
- Quand les taxistas se rebellent contre le Sheraton. (En espagnol) Article du Clarin du 26 juillet 2007.

A lire aussi dans le Petit Hergé :
         

 

 

 

 

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Published by Le Petit Hergé - dans 01 - Préparation du voyage
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commentaires

saraoutou 01/12/2010 13:38



J'oubliais de signaler le tarif actuel 5.80 de prise en charge puis 0.58 pour deux quadras.



saraoutou 01/12/2010 13:37



Le 29/11/10 à la cabiote devenue unique près du terminal B (et sans le quilombo promis avec les vols d'AEP aterrissants à EZE le tarif était de 130. Pour le retour je continue à recommander "mi
taxi" vraiment très sérieux.



antoine 16/11/2010 21:32



je viens d'arriver a bueznos aires , l'avion (air europe ) avait du retard on est parti de madrid a  3h du matin ,bref j'etais fatigué , j'ai payé 250 pesos pour aller ds le micro centro je
crois que je me suis fait avoir , faut que je regarde de plus pres pour aller a l'areport (le 9 decembre sans me faire avoir encore une fois ) merci pour ce site vraiment tres bien ( mais qui
n'empeche pas d'y laisser des plumes )



saraoutou 28/11/2009 22:43


J'utilise généralement la seconde "cabiote" à l'extérieur (celle des Taxis de BA) et paye généralement environ 90 pesos hasta la zona constritucion-tribunales depuis février
2009 (5 voyages) (j'ai payé plus cher auparavant) tarif hors péages et propina. Pour le retour c'est 80 pesos avec les radios taxis "mi taxi" (très bien au point de vue respect de l'heure de
prise en charge).


Le Petit Hergé 29/11/2009 00:19


Bonjour Saraoutou, malheureusement tout va très vite ici, dès décembre 2009 (dans quelques jours), les taxis augmentent leurs tarifs de 21%. Donc meme dans les meilleurs des cas maintenant tres
difficile de trouver en dessous de 100-120 pesos la course (peages compris). A bientot !


Marcel LAMBERT 24/11/2009 18:51


Bonjour,
Tout d'abord bravo pour ton site, il est très utile pour toutes les infos sur l'Argentine.
Pour les taxis le prix "garanti" pour Ezeiza Buenos-Aires est de $98 (le 8/11/09) au bureau qui se trouve juste à la sortie de la douane. Comme on paye d'avance aucune surprise à venir. J'ai
toujours été satisfait du service fourni.
Un abrazo


Paddy 09/11/2009 18:24


Expérience personnelle : un truc que les taxis porteños ne semblent pas aimer. Vous arrivez à Aeroparque (l'aéroport des vols intérieurs) et vous demandez à aller SEULEMENT en centre ville. En
principe, le touriste normalement constitué, quand il arrive en fin de semaine à Aeroparque, il est censé se rendre directement à l'aéroport international d'Ezeiza où l'attend l'avion qui le
ramènera chez lui. Course beaucoup plus longue et nettement plus lucrative.
Moi, je voulais aller en haut de la rue Sarmiento, juste, ce qui est relativement riquiqui, comme course, si on compare. Bref, j'ai eu  droit à un rodéo en règle : pied au plancher, file de
gauche, feux rouges grillés, etc... Le grand jeu. Ah ! Pour du rapide, ce fut du rapide : je suis descendu de la 504 en tremblant des genoux. J'étais vert, mais encore assez lucide pour m'aviser
qu'en surplus, le Fangio voulait m'escroquer de 50 pesos. Pas de bol pour lui : je sais compter et j'avais un vocabulaire assez fourni en espagnol pour l'aider à corriger son "error".
Ceci étant dit, j'ai pris beaucoup de taxis en Argentine, et ce fut la seule fois qu'on essaya de m'arnaquer. J'ai souvent rencontré des types particulièrement sympathiques et attachants.
Peut-être, Hergé, serait-il utile pour les éventuels futurs visiteurs d'expliquer un peu la différence entre les taxis et les "Remiss". ( A moins que tu ne l'aies déjà fait !) On est
souvent amené à prendre ces derniers, notamment en province, et là, les tarifs ont tendance à fluctuer en fonction de la bobine du client. 

PS : les prix ont sacrément augmenté en deux ans ! Prix du Ezeiza-Aeroparque en décembre 2007 : 85 pesos !


Le Petit Hergé 10/11/2009 13:21


Bonjour Paddy, en effet il y a des as du volant à Buenos Aires qui de temps en temps se retrouvent les 4 pneus en l'air. Une fois qu'un passager est assis, il est plus avantageux pour le tachero de
filer le deposer le plus vite possible pour pouvoir faire une nouvelle course. On pourrait meme dire qu'un taxi n'utilise que deux vitesses, la 1ère pour chercher un passager en se trainant à 10
km/h, et la 5ème pour aller deposer son client le plus rapidement possible à 100 km/h. Il est donc facile de reconnaitre un taxi libre !
Pour ce qui est de la difference entre un remis (avec 1 "s" ou 2, suivant les provinces ) et un taxi, en effet je pourrais inclure à l'article un ajout (promis je vais le faire
rapidement).
Quant au prix, c'est une augmentation suivant l'inflation réelle du pays !
Un Ezeiza-Buenos Aires en 2003 c'etait 35 pesos, déjà 85 comme tu le dis en 2007, et en cette fin 2009 ca demarre autour de 120 et quelques uns m'ont parlé de 180, voir 200 suivant l'humeur du
moment !
Merci Paddy, pour tous tes commentaires au fil des mois !  Herge !


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