Mise à jour : 22 août 2025. #Balvanera. #Buenos Aires

 

L'univers du Once (août 2025)

 

Nous voilà partis aujourd’hui dans l’univers du Once !

Je dis bien "univers" car il est à la fois vaste, aux limites imprécises, à géométrie variable, je parle du temple de la fringue, des rouleaux de tissus, des produits importés de Chine, aux ateliers textiles plus ou moins clandestins, aux galeries innombrables de chaussures, de sapes et d’articles d’ustensiles en tout genre.

On y croise les jouets, la maroquinerie, le textile d’ameublement et de décoration, la coutellerie, la papeterie, les accessoires de réveillon et de carnaval, le monde du cotillon, et bien évidemment de la chaussure de sport, du sous-vêtements, et de la mode.

Le Once c’est le secteur qui s’étale sur plus ou moins 50 hectares situé dans la partie centre et centre-nord de Balvanera.

Ne cherchez pas sur un plan officiel de la ville, le « Once » n’existe pas !

Mais les Porteños ont pris l’habitude (allez savoir depuis quand ?) de nommer la zone s’étalant autour de la gare du « 11 septembre » (en mémoire au coup d’état du 11 septembre 1852) le « Once » (11 en espagnol).

Le Once est même à décliner en plusieurs « Once » car les commerçants se sont regroupés par rues ou par galeries pour offrir le même type de produits ou de service. 

 

Comme toujours, n’hésitez surtout pas à apporter votre pierre à l’article si vous vous apercevez d’un oubli, ou pire d’une erreur, en écrivant en dessous un commentaire, en prenant contact avec moi par mail à petitherge@hotmail.com ou sur FB : https://www.facebook.com/petit.herge

Enfin, sachez que je peux vous proposer une visite du secteur de Once pour vous faire découvrir les galeries les plus improbables ! 

Photo : Plaza Misere, au centre le tombeau de Bernardino Rivadavia (celui qui donne le nom à la Avenida Rivadavia) datant de 1932.

 

 

Plan : En jaune, l'ensemble du quartier de Balvanera.

En orange, le secteur de "Once". Vous pouvez agrandir en (2109 x2379) en cliquant dessus.

Relevé 2025.

 

 

Cela a commencé par un marché Plaza Miserere

 

Vraisemblablement, tout a commencé simplement à l’intersection de l’axe Rivadavia (ancien camino Real joignant le centre de Buenos Aires à 3 km à l’est) et de l’axe Puyrredon-Jujuy (anciennement Avenida Centroamerica) qui délimitait l’entrée de la ville vers 1850.

En 1850 s’édifie à l’endroit de l’actuelle place Miserere, un marché nommé Mercado del Oeste.

Il faut dire que su ce marché est créé en 1850 c’est que ce secteur fut toujours extrêmement commerçant, puisque dés la période coloniale espagnole, les produits provenant de la campagne (ouest en direction de Rosario et de Cordoba) et ce dirigeant a Buenos Aires passent par ce "camino real", et s’arrête irrémédiablement à cette endroit pour devenir un lieu de stationnement des charrettes les plus grandes et aussi un lieu d’échange et d’achat en gros.

La plupart des commerçants de Buenos Aires viennent à Miserere pour faire des achats en gros pour leur négoce.

Se créent même des échoppes de semi gros qui approvisionnent les négociants du centre de Buenos Aires qui ne veulent pas s’y déplacer. Il y a du cuir, des viandes, du lait, de la volaille ainsi que tous les légumes et fruits existants.

 

Une gare s'y installe en 1857

 

Depuis la fin du XVIIIème siècle, l’endroit se nomme la Quinta de Miserere (La propriété de la Miséricorde), on y abat aussi de temps en temps du bétail sur place, pour avoir de la viande fraîche, le lieu prend le nom de Mataderos de Miserere lorsque le pays se soulève contre l’Espagne (en 1810), on parle aussi des corrals de Miserere car les bêtes sont chaque fois plus nombreuses.

Apres le coup d’état du 11 septembre 1852, le pays se modernise, et la première ligne de chemin de fer du pays « Ferrocarriles Oeste de Buenos Aires » partant de la Plaza Lavalle (au niveau de l’actuel Teatro Colon) rejoint le village de Flores en 1857 (aujourd’hui quartier de Flores dans Buenos Aires) en passant par la Plaza Miserere. C'est cette gare qui va marquer la seconde impulsion au secteur pour rendre le centre d’échange plus important. 

On y place donc une station de chemin de fer (en bois) du nom de « 11 de septiembre ». C’est donc à partir de 1857 que le secteur est nommé à la fois Miserere et « 11 de septiembre ».

En 1883, la gare en bois s’agrandit car la gare de « Once » devient le terminus de la ligne (celle de Plaza Lavalle est démolie), et en 1895-1896 est construite la gare qui existe encore aujourd’hui.

On peut dire donc que la physionomie de la Plaza Miserere n’a que très peu changé depuis.

 

L'arrivée du train

 

L’apparition donc de la première ligne de chemin de fer en 1852 a accru le commerce sur la place et le déménagement du terminus de la ligne en 1883 accroît son importance et surtout voit arriver toute la collectivité juive de la ville qui jusqu’a présent vivait dans le quartier de San Nicolas  autour de ce qui est aujourd'hui la Plaza Lavalle (calle Libertad, Lavalle, Talcahuano, Sarmiento,…).

En fait la démolition de la gare de la Plaza Lavalle en 1883 (on la nomme Estacion Plaza del Parque) et le démantèlement des voies, fait augmenter le prix des terrains dans le secteur de San Nicolas. Le secteur s’embourgeoise entre 1883 et 1890. On y parle de démolir l’ancienne caserne et d’y construire un palais de justice (Tribunales), plus la construction du nouvel Opera (Teatro Colon).

Cette partie de San Nicolas abrite la communauté juive qui préfère vendre leurs terrains à un très bon prix, pour suivre le déménagement du terminus de la gare et s’acheter des terrains plus grand à Balvanera proche de la Plaza Miserere.

Quant aux juifs pauvres de San Nicolas, devant l’augmentation des loyers ils préfèrent aussi déménager et rejoindre Once moins cher.

La seule présence aujourd’hui de la collectivité juive dans leur ancien quartier de San Nicolas, est la grande synagogue (sur Libertad 769) et les bijoutiers et vendeurs de métaux précieux de la calle Libertad (cuadras allant des 000 au 400).

 

 

 Photo : A l'angle de Viamonte et de Azcuenaga dans le Once. 

 

 

Installation des juifs à Once :

 

L’immigration européenne s’intensifiant  entre 1890 et 1910, tous les juifs d’Allemagne mais surtout d’Europe Centrale (Pologne et Russie) viennent grossir la diaspora autour de Once. San Nicolas devient vraiment trop cher, on estime qu’entre 1904 et 1912 (en 8 ans) le prix du m2 est multiplié par 7,5.

Les nouveaux juifs arrivant  à cette époque (et donc tous pauvres) n’ont pas d’autres choix que de se replier dans le Once, que certains mouvements antisémites argentins (La Légion Patriotique) en 1919 qualifie de ghetto juif. 

Le commerce se transforme, de moins en moins de local de bouche pour de plus en plus d’ouverture de magasins juifs de tissus.

Les premiers ateliers de coutures font leurs apparitions puis des magasins de prêts à porter toujours appartenant aux familles juives.

Jusque dans les années 1920, les juifs les plus orthodoxes et religieux s’installent à Once (C’est l’époque ou l’on compte le plus d’ouvertures de Synagogue dans le quartier) alors que les plus « laïques » préfèrent un autre quartier, celui de Villa Crespo.

On peut dire que le Once devient presque exclusivement juif à partir de 1930-1935.

En 1936, une étude est faite par la municipalité de Buenos Aires qui recense 73.606 juifs étrangers (nés à l’étranger) et 46.589 juifs argentins (nés en Argentine) soit 120.195 juifs a Buenos Aires. Sur la totalité 22 % des juifs de Buenos Aires résident dans le Once (soit 24.000 juifs).

A partir des années 40 et 50, les juifs de Once sont considérés (comme ceux qui sont restés a San Nicolas) les plus riches de la collectivité.

Les juifs pauvres donc récemment arrivés (ouvriers pour la plupart) résident plutôt à Villa Crespo, à Paternal, voire même en banlieue près des usines et des fabriques.

 

Photo : Le secteur le plus dense du Once, l'avenida Puyerredon. (Mai 2013).

Photo : Once au niveau du métro Pueyrredon. (Mai 2013).

 

Photo : Plaza Once, en regardant l'avenida Pueyrredon, à gauche, la gare du 11 de septiembre. Photo vers 1925.

 

 

Le Once de la sape

 

On comprend maintenant pourquoi à partir des années 1890 l’activité textile (donc juive) mélangé à l’activité de bouche (antérieure à 1870) se mêle, et transforme tout le secteur de la Plaza de Miserere en un centre commercial inégalable.

Once c’est en 1900-1930 la fois les marchés de proximités en alimentation (Kasher ou autre), les grossistes en tissus, les détaillants en vêtements, les bazars pour la maison et la cuisine.

A cela se mêlent de plus en plus de banlieusards arrivant par la Estacion Once pour venir travailler en ville.

Once devint donc aussi un nœud de communication par bus, tramway et métro de l’ouest de la ville et de la banlieue vers le centre de Buenos Aires.

 

 

 

Photo : Les arcades de l'Avenida Pueyrredon. Photo années 60.

 

On y passe, on y court, on s’y restaure sur le pouce.

La quantité de bars, restaurants (plus ou moins chic, pour le bourgeois) mais aussi de ventes ambulantes pour l’ouvrier se multiplie au cours de cette période.

Once c’est avant tout le système D, la plupart des emplois sont au noir, tout nouvel émigré y va chercher du travail avant de trouver mieux.

C’est le passage presque obligé dans le monde du commerce et de la vente.

Toute société y a une succursale, ne serait ce que pour avoir un pas de porte, les loyers sont faibles, et nous ne sommes pas loin du centre, avec des transports à portée de main, que demander de plus ?

Dans les années 50 et 60, c’est l’émigration intérieure qui débarque à Buenos Aires, de l’intérieur comme on dit !

Aux conventillos des années 1900-1930 succèdent les meublés que l’on nomme souvent « Hotel Pasajeros », ou « Hotel Familiar », qui propose des chambres au mois ou à l’année.

Once est gorgé de « Familiares », on y vient seul de Jujuy, Corrientes ou Formosa tenter l’aventure à Buenos Aires pour espérer une vie meilleure qu’au pays et ensuite on fait venir, le frère, la femme et les enfants !

On loge dans le quartier, ce n’est pas cher et puis on est sur place pour travailler.

 

  

Photos : Quelques vues du Once entre 2010 et 2014

 

 

Photo : Vendeurs ambulants à Once, souvent boliviens ou péruviens.(Mai 2013).

 

Dans les années 90, c’est au tour des aventuriers des pays limitrophes de venir s’installer a Once, de Bolivie, du Paraguay, puis du Pérou.

Les petites mains derrière les machines à coudre sont boliviennes ou paraguayennes, ceux qui déchargent les containers de tissus, ou les camions sont les maris.

A ce sujet, je fais une petite appartée, un "nouveau" secteur de quartier se monte dans le quartier de Liniers qu'on nomme déja "Little Bolivia" (encore un pretexte pour écrire un article).

Ce qui se font un peu d’argent, change de "rubro" et se lance à leur compte.

Tout autour de Once c’est l’explosion des "cantinas" boliviennes ou péruvienne.

Entre 1990 et 2010, Once devient sud américaine. La population devient "typée", les "sudacas" (terme péjoratif pour désigner les sud américains métissés) viennent travailler avec (ou pour) les commerces juifs, arméniens,.. du quartier.

 

 

 

L'arrivée des Chinois : 

 

Derniers arrivés à partir de 2000, les chinois, les experts en importation, d’ailleurs ils ne font que ça dans le quartier.

Boutique après boutique, ils ouvrent et vendent tout ce qui peut se produire en Chine (donc de tout !).

La matière noble pour eux : le plastique ! Donc jouet, calculette, outils, décoration etc…. Ils n’osent pas trop empiéter sur le textile (en tout cas dans le Once). Les Chinois du Once c’est le plastique !

Pourtant il n’y a plus de place et on ne peut plus construire en hauteur, il n'y a plus de m2 libres, alors les nouveaux Chinois (depuis 2010) délaissent le Once et préfèrent le quartier de Floresta à la limite de Flores (le "22" comme on dit, la nouvelle Mecque du tissu), et là bas, ils concurrencent les Coréens et les Juifs). Les Chinois de Flores-Floresta c'est le textile ! 

Dans les années 2000, le secteur Flores-Floresta autour de l’avenida Avellaneda était surnommé avec humour « cinco y medio » (5 et demi) car la production et sa surface était deux fois plus faible que « Once » (11). Depuis les années 2010, on la surnomme « veintidos » (22), vous aurez compris pourquoi ! 

 

Once en 2025 : 

 

Il y a les grands pôles du secteur de Once qui ne changent guère, c’est ainsi que les textiles en gros sont sur Lavalle et certains sur Tucumán, les accessoires pour l'habillement et les bijoux sont sur Uriburu, les articles ménagers et la décoration intérieure sont sur Larrea. Les Galeries les plus grouillantes sont situées entre Pueyrredon et Castelli.

Et puis d’année en année, on voit tout de même que Once se transforme, évolue, change peu à peu de visages mais sans crier gare.

Si on fait un point de ce qui s’est passé lors des dix dernières années (2015-2025) ... nous avons ...

 

 

Photo : Le projet Once Peatonal mis en place à partir de 2018. 

 

Le "Plan Once peatonal" (2018)

 

Il y a eu la suite du plan de piétonisation ou plutôt de semi piétonisation commencé avenida Corrientes en 2005.

Puis la seconde tranche du projet mis en place par la ville en 2018 dans toutes les rues du secteur pour soit effacer les trottoirs en les mettant au niveau de la chaussée ou soit en les élargissant en faisant disparaitre les places de stationnement et planter des nouveaux arbres dans toutes les rues d’axe nord sud comme celles de Castelli, Paso, Larrea ou Azcuenaga et Pasteur.

Photo : Avenida Corrientes en plein Once, du temps en 2014 où il y avait encore des "manteros". 

 

 

Photo : "Mantero" à proximité de la Gare de Once. Janvier 2023.

 

La Chasse aux "manteros"  (2017-2024)

 

La ville poursuit aussi depuis 2024, la chasse aux "manteros", ceux qui vendent de la marchandise sur des couvertures ("manta" en argentin) étalées sur les trottoirs.

La chasse a commencé début octobre 2024 et depuis plus l’ombre de ventes à la sauvette dans les rues latérales de l’avenida Corrientes. Les "manteros" ont déménagé et sont partis s’installer dans le « 22 » à Flores.

En octobre 2024, la police en à aussi profiter pour démanteler tous les dépôts illégaux dans le secteur qui alimentaient les "manteros".

 

Photo : Opération de police contre les "manteros" du Once en mars 2025.

 

Les opérations de 2024 viennent appuyer celles que la police de la ville déploie au moins une fois par an pour les chasser, mais celle de 2024 fut aussi impressionnante que celle de 2017, où le combat fut particulièrement bien mené face à la gare de trains de Once.

C’est en général à l’usure et après avoir subit de nombreuses saisies sur place, que les "manteros" arrêtent de revenir vendre aux mêmes endroits.

On peut féliciter la police d’avoir déjà déloger une fois pour toute les "manteros" de la calle Florida en janvier 2012, puis de Retiro face à la gare en mars 2013, puis de la avenida Rivadavia à Caballito face au Parque Rivadavia en janvier 2016, puis de la avenida Avellaneda à Flores dans le « 22 » en mars 2016 (mais ces derniers étaient revenus) et en janvier 2017 ce fut donc ceux de la avenida Puyrredon dans le Once face à la gare.

Si dans le Once, la police a semblé enfin gagner avec cette dernière opération d’octobre 2024, ce n’est pas encore le cas dans le « 22 » de Flores, la dernière grosse descente fut là-bas effectuée en février 2025, puis à Chacarita en mai 2025 et enfin dans le quartier de Liniers en juillet 2025. Mais peu à peu les "manteros" reculent dans la capitale.

Photo : Once devient peu à peu bobo.

Ouverture d'un magasin de cosmétiques dans un ancien théâtre de Once (Peron 2541) en août 2022. 

 

 

Photo : Local de décoration dans le Once. Photo 2025. 

 

Une sorte de boboïsation mais toute douce (Depuis 2015)

 

Tout d’abord, les boutiques de l’Avenida Corrientes ont commencé à monter en gamme. Ce sont les commerces de cette avenue qui payent le plus cher les locations, et ont donc commencé à vendre des produits avec une plus forte marge. Donc des enseignes sont apparues et leurs boutiques sur Corrientes deviennent la vitrine de la marque et pour cela les locaux ont été rénovés et modernisés. On n’atteint pas encore le look de ceux de la Avenida Santa Fe mais on s’en approche maintenant vraiment beaucoup.

Le Once est loin de mourir, début des années 2020, de nombreuses succursales bancaires ont fermé (Comme le HSBC de Corrientes 2462), ou des locaux de service comme OSDE (la mutuelle de santé) sur Corrientes 2480 et même le Mac Do de Corrientes 2558, pour laisser rapidement place à chaque fois à de nouvelles boutiques de vêtements.

 

Photo : Cafe Martinez Avenida Rivadavia 2300. Photo Mai 2023.  

 

Coté bars et cafés un peu « tendance », les franchises sont apparues alors qu’elles n’auraient jamais eu l’idée de venir encore au début des années 2010.

Il y eut Café Martinez (Corrientes 2096, ouvert en 2019) et un autre Café Martinez (Rivadavia 2300, ouvert en 2018, voir photo) et un dernier Martinez (Cordoba 2202, ouvert en 2019).

Pour Havanna, de même, 2 nouveaux locaux, un sur Rivadavia 2598 ouvert en 2014, et l’autre Corrientes 2199 ouvert en 2013.

Bonafide suit aussi le mouvement avec une ouverture sur Rivadavia 2496 en 2013 et le plus surprenant c’est l’arrivée de Starbucks à Rivadavia 2119 en 2017 et aussi sur Cordoba 2348 en 2014.

 

  

Photos : De plus en plus bobo. De nombreuses ouvertures de cafés à Once. Cafe Martinez (photo 2023), Havanna (photo 2022) et Starbucks (photo 2022).

 

Une découpe Nord Sud à partir de Corrientes :

 

On note aussi depuis dix ans qu’Once s’est coupé en deux, partagé au centre par l’avenida Corrientes.

Au nord de celle-là (entre Corrientes et Cordoba), les juifs résistent et détiennent encore la majorité des magasins axé sur les vêtements, rouleaux de tissus, deco maison, et tout ce qui « cotillon » c’est-à-dire la fête, déguisements, lampions, etc…

Alors qu’au sud de la avenida Corrientes (entre Corrientes et Rivadavia), la majorité des boutiques sont aux mains des chinois et tout est importations, plastiques, jouets, bazars, ustensiles et petit électronique.

Quelques exceptions au sud pour Pueyrredon, Castelli axés sur les fringues, calle Paso pour les merceries, laines, fils, colliers, bijouterie fantaisie encore au mains de vieilles familles arméniennes ou juives. Tout le reste est chinois.

 

 

Photo : Super Fu Wang. Mars 2021. 

 

Enfin pour finir, des adresses surprenantes :

 

Supermarché chinois Super Fu Wang : Le plus gros supermarché chinois de Buenos Aires (qui dépasse même ceux du Barrio Chino de Belgrano. Installé depuis 2016, Avenida Rivadavia 2438. Ils se sont même agrandit en phagocytant le commerce jouxtant en 2019. Cela permet de faire ses courses chinoises en plein Balvanera sans avoir besoin d’aller aussi loin que Belgrano.

Doner Kebab : L’Arménie à Buenos Aires sur Pasteur 618, c’est un petit resto tenu par ses proprios arméniens, pas cher, rapide et bon.

Photo : Binah Once. 

 

Le Bazar Binah, sur Sarmiento 2477, un bazar chinois spécialisé dans la déco. Autrefois bazar style « bien Once » avec les cartons à même le sol où tout le monde cherchait son bonheur, puis en 2018, rénovation totale du magasin et aujourd’hui bien plus chic, monté en gamme et propose de la deco mais plus « cosy ».

Le Centro de Gorros, sur Sarmiento 2491, comme le dit l’enseigne « Gorros Y Sombreros » depuis la nuit des temps, petit lifting dans le magasin en 2018. L'entreprise a débuté avec M. Mo, directeur d'une fabrique de chapeaux dans la province du Jiangsu, en Chine. À la fin des années 1990, en pleine crise économique, l'un de ses meilleurs clients en Argentine avait acheté trois conteneurs de chapeaux à crédit, mais, incapable de payer, il avait abandonné la marchandise au port de Buenos Aires. Face à cette situation, la direction de l'usine a décidé d'envoyer M. Mo ouvrir une chapellerie pour vendre cette marchandise et saisir l'opportunité de conquérir de nouveaux marchés. Aujourd'hui, il vend tous types de chapeaux, des chapeaux de tango classiques aux modèles les plus tendance, en passant par tous les modèles de bonnets imaginables. L'entreprise est aujourd'hui dirigée par un Français.

Adolfo Perchas, au 2491 de la calle Tucumán. Aussi étrange que cela puisse paraître, ce magasin a été rebaptisé suite à la popularité des cintres (« perchas » en argentin) qu’il vendait. Tous les cintres sont identiques, de la même couleur, de la même taille, et tout est bien rangé. Depuis il vend aussi tout ce qui peux servir en emballage, sac en papiers, ruban, ficelle, etc….

La Calle Lavalle 2700-2800 : une enfilade de boutiques de vente de mannequins entiers ou en pièces (mains, jambe, etc..) étonnant ! 

 

Photo : Fuego Lento kosher. Photo Octobre 2022.

 

Les restaurants Kosher : Bien sûr c'est aussi dans la partie nord ouest du Once, une enfilade de restaurant Kosher, une bonne vingtaine tous regroupés dans un espace de 400m x 400m. Les plus connus : 

Fuego Lento kosher (Jean-Jaures 426, à la limite du secteur Abasto, toute la journée, fermé le vendredi),

Mozart Kosher Once (Larrea 715, plutôt à midi, fermé le samedi),

Salemttino (Paso 751, plutôt à midi, fermé le samedi)

- Et même une pizzeria Soultani Pizzería Kosher (Ouvert tous les jours de midi à 23h, sauf vendredi ferme à 16h et samedi ouvert de 20h à minuit).

 

 

Photo : Once, un monde à part.

 

Les conseils du Petit Hergé :

 

Que dire ? Oui, il faut y aller, même si vous ne restez que 3 jours à Buenos Aires !

C’est une sorte de souk à ciel ouvert, vous y trouverez de tout ! Tout se côtoie, en vêtement du minable à l’abominable, du mauvais gout à du pas mal ! Mais en cherchant bien, vous trouverez même quelque chose qui vous intéressera ! Donc allez-y avec des pesos en poche, car ici tout se paye de préférence en espèce ne serait-ce que pour avoir une ristourne.

Et ces dernières années, on sent que la tendance est de se moderniser et se mettre à la page, donc aujourd’hui on trouvera nettement plus à votre gout qu’il y a vingt ans.

Allez-y sans sac à dos, il y a du monde et des fois ça se bouscule, donc restez vigilent !

 

Perdez-vous, je crois que c’est le meilleur conseil que je puisse vous donner, et n’ayez pas peur de vous enfoncer au fond d’une galerie. Les meilleures affaires sont dedans, et les prix sont à la tête du client.

Donc tâtez déjà le prix dans les boutiques ou ils sont affichés (histoire d’avoir déjà une base de départ) avant de vous perdre dans les galeries où vous pourrez alors mieux marchander !

Les meilleurs jours du lundi au jeudi, vendredi shabbat oblige, de nombreux commerces ferment entre 14h et 16h, ce n’est donc pas un bon jour.

Le samedi matin seuls les négoces de la Avenida Corrientes et Rivadavia sont ouverts, et quelques chinois dans les petites rues ouvrent aussi jusqu’à 13h-14h. Ensuite tout ferme, donc oubliez le samedi après-midi et le dimanche.

Et si vous n’achetez rien, vous gouterez l’ambiance inégalable et introuvable ailleurs, donc allez-y quand même !

 

Comme toujours, n’hésitez surtout pas à apporter votre pierre à l’article si vous vous apercevez d’un oubli, ou pire d’une erreur, en écrivant en dessous un commentaire, en prenant contact avec moi par mail à petitherge@hotmail.com ou sur FB : https://www.facebook.com/petit.herge

Enfin, sachez que je peux vous proposer une visite du secteur de Once pour vous faire découvrir les galeries les plus improbables ! 

 

A lire aussi dans le Petit Hergé :

- Avenida Corrientes.

- Quartier de Balvanera.

- La Torre Saint.

- La ligne H du métro de Buenos Aires

 

 

 
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