9 mars 2014 7 09 /03 /mars /2014 21:00

Mise à jour : 09 mars 2014.

Le Palacio San José :

Le Palacio San José a été la résidence du premier président d’Argentine, ancien gouverneur de la province d’Entre Rios, le général Justo Jose de Urquiza (1801-1870). C’est aussi dans ce palais que le général fut assassiné le 11 avril 1870. Le Palacio peut se visiter puisque depuis 1935 il est classé monument historique et abrite le Museo Nacional Justo José de Urquiza. Ce bâtiment a été conçu dans un style où prédomine le style Renaissance italienne, ponctué d’éléments empruntés au style criollo argentin, lui-même dérivé de l’architecture coloniale espagnole. La construction du palais s’est étalée sur la période 1848-1857.Si le projet est tout d’abord confié à l’architecte italien Jacinto Dellepiane, c’est en fait Pietro Fossati qui assurera la totalité des dessins et des travaux. Aujourd’hui la visite du palais permet à la fois de pouvoir découvrir les principales pièces de la résidence de l’ancien président, de se promener dans les jardins et les patios mais aussi de comprendre le développement économique de la région de Concepcion del Uruguay en ce milieu du XIXème siècle. Une visite à ne pas perdre.

            

Infographie : Vue du Palacio San José. Cliquez pour agrandir.

Le Géneral Urquiza :

Si le Général Urquiza est connu pour avoir été le premier président de la Confédération Argentine (en fait 3éme président si on compte aussi les deux autres prédécesseurs qui avaient le titre de Président de la Confédération des Provinces Unies du Rio de la Plata) entre mars 1854 et mars 1860, il est aussi malheureusement connu pour avoir été assassiné quelques années plus tard (en 1870) dans sa résidence du Palacio San José par ses ennemis politiques (En particulier par le General López Jordán, commanditaire de l’assassinat). Lors des guerres civiles qui déchirèrent le pays lors de la première moitié du XIXème siècle, il se fit remarquer pour avoir mené les troupes des fédéralistes lors de batailles dans la province de Corrientes, comme celle de Pago Largo en mars 1839 (il était âgé de 38 ans, et avait le grade de commandant).

Si José Justo de Urquiza est donc connu pour ses victoires de campagne dans la province de Corrientes et en Uruguay, ce fut avant tout un homme d’affaires. En effet, à peine âgé de 25 ans, et bien avant sa carrière militaire, il disposait déjà d’une fortune considérable qu’il avait pu gagner en faisant du commerce à partir de sa ville de Concepcion  del Uruguay où il s’était installé á l’âge de 19 ans. Sa carrière politique commence à 25 ans lorsqu’il est élu député du parti fédéraliste à la chambre de la province d’Entre Rios. Il défend comme bon nombre de ses concitoyens l’idée de fédération argentine contre celles des unionistes qui veulent mettre en place une Argentine centralisée à partir de Buenos Aires. C’est son combat politique qui l’amène à chercher des solutions plus radicales dans sa lutte idéologique et à entamer une lutte militaire dés 1828 en devenant le commandant militaire de sa ville de Concepcion del Uruguay.

En menant donc trois carrières parallèles, sa vie militaire et politique ne lui font pas oublier sa fibre pour les affaires et monte en quelques années des affaires dans le commerce, monte sa société de transports par bateau, sa production de produits agricoles, de postes privées, de tanneries, etc….. Ce sont tous ses contacts commerciaux qui le propulseront très vite à la fois au grade de général et aussi à des postes politiques plus importants.

En 1842 (á 41 ans) il est gouverneur de sa province de Entre Rios. En 1854 (á 53 ans) il est le 3ème président de la Confédération Argentine.

Petite anecdote : Urquiza est aussi connu pour avoir été un fervent admirateur du sexe faible et d’avoir collectionné les aventures sentimentales et surtout d’avoir aussi assuré sa descendance car s'il reconnait 11 enfants légitimes issus de son mariage avec Dolores Costa. Il reconnaîtra aussi de son vivant 12 autres enfants illégitimes. Ce qui le place donc officiellement à la tête d’une famille de 23 enfants. En fait certains historiens avanceraient le chiffre de 105 à 114 enfants !

Fin stratège militaire, politique et financier redoutable, c’est un des hommes les plus riches du pays qui en ce 11 avril 1870, sera assassiné dans sa chambre.

   

Construction du Palacio San Jose :

En 1848, José de Urquiza est âgé de 47 ans et gouverneur de la province de Entre Rios. Il règne sur ses terres qui s’étendent de la ville de Concepcion del Uruguay à 30 km à l’est jusqu’au terrain où il décide de construire sa résidence. Au total, officiellement propriétaire de 2500 hectares, il est en fait le maître de toute la province (1/7 de la France, plus de deux fois la Belgique !). On y compte 100.000 chevaux, 200.000 têtes de bétail, sans compter les moutons et autres volailles. Sa fortune est colossale et exporte directement par ses propres bateaux, les productions agricoles sur tout le littoral du Rio Uruguay jusqu’au Brésil.

Quand José de Urquiza acquiert le terrain où il bâtira son Palais, il existait déjà un petit bâtiment que l’ancien propriétaire avait nommé Posta San Jose, et qui servait de posta sur le chemin emprunté par les voyageurs.  Il fait donc construire sa nouvelle estancia en style italianisant que les habitants de la région auront vite fait de désigner par « Palais ». 

C’est l’architecte Jacinto Dellepiane qui a la charge en 1848 de commencer le palacio, mais rapidement il abandonne le projet et Urquiza confie le chantier à un autre architecte Pietro Forssati, aidé lui-même par son frère sculpteur. Ce sont essentiellement des artistes et des jardiniers européens qui viendront spécialement jusqu’á la province d’Entre Rios pour mener le projet jusqu’à son final.


   

 

Un Palais de 38 pièces et de deux patios entourés de jardins :

Le palais compte 38 pièces disposées autour de deux grands patios. Avec le bâtiment principal, l’ensemble comprend aussi un bâtiment abritant les dépendances, une chapelle, une remise à calèches, une pulperia (un magasin général), deux volières ainsi qu’un vaste bassin artificiel de 2 hectares sur lequel étaient régulièrement données des fêtes.

Le bâtiment principal est de plein pied et deux petites tours symétriques de deux niveaux encadrent la façade principale donnant sur le jardin à la française. Juste derrière cette façade se situe le patio d’honneur à partir duquel donnent les principales salles de réceptions ainsi que les chambres à coucher de la famille et des visiteurs. Plus loin un second patio plus grand, le patio del Parral, qui dessert les cuisines et services, ainsi que les autres chambres de catégorie plus modeste. Enfin au fond de l’ensemble, un dernier patio ou jardin nommé Jardin postérieur, qui regroupe à la fois les écuries, les chambres de services ainsi que la chapelle.

Les pièces principales sont restées dans le même état qu’il était possible de les voir en 1870. La cuisine était déjà équipée d’eau courante provenant directement du rio Gualeguaychu. On peut aussi entrer dans la salle de bain familiale, comme dans la majorité des chambres de la famille et de la chambre des invités, celle qui reçut quelques mois avant le meurtre d’Urquiza, la visite du président Sarmiento. L’intérieur du palais est meublé essentiellement de mobiliers européens et décoré de tableaux de scènes de batailles auxquelles participa Urquiza par l’artiste uruguayen Juan Manuel Blanes. La chambre dans laquelle fut assassiné le général fut transformée en oratoire par sa veuve.

Le général Urquiza avait certainement une très haute estime de lui-même jusqu’à demander au sculpteur Léon Sola de placer les bustes des 4 hommes qu’il appréciait le plus dans le jardin postérieur, Napoléon, Cortes, Alexandre le grand et Jules César.

Aujourd’hui le Palacio San José avec ses jardins et dépendances est devenu le Musée Historique National San Jose et appartiennent directement à la Nation depuis le 30 août 1935.

  

 

Les conseils du Petit Hergé :

La visite du palacio San José est devenue incontournable pour tout voyageur passant dans la province d’Entre Rios ou longeant le Rio Uruguay pour rejoindre Misiones. C’est aussi un excellent prétexte pour passer une nuit à Concepcion del Uruguay et jeter un coup d’œil à la région (Colon, San Jose, Gualeguaychu,…). N’oubliez pas non plus de visiter le Parc National del Palmar tout proche.

Il faut une voiture pour se rendre au Palacio San José. Comme je le dis souvent, l’Argentine se visite en voiture, les bus ne servent qu’à relier les principales villes mais ne permettent pas de visiter les campagnes. Comptez entre 2 heures et une demi-journée pour faire le tour du propriétaire. Choisissez de préférence une journée ensoleillée. Il n’y a pas de logement sur le site même, mais vous trouverez de quoi vous héberger dans la ville la plus proche Concepcion del Uruguay à une bonne vingtaine de kilomètres à l’est. Pour ceux qui sont à Buenos Aires, une bonne idée pour passer un weekend ! On peut se restaurer sur place, juste au niveau du stationnement un bâtiment abrite une énorme salle d’un autre temps (des années 40-50), c’est la Posta de San José. Dans l’assiette comme sur le ticket, c’est honnête.

Le Palacio San José est ouvert tous les jours (sauf les 24, 25, 31 décembre et 1er janvier). L’entrée est de 15 ARS (mars 2014) et on peut y accéder de 8h à 19h (9h à 18h les samedis et dimanches)

         

A voir aussi dans la Province d'Entre Rios : 

   


 

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27 janvier 2014 1 27 /01 /janvier /2014 21:54

Mise à jour : 27 janvier 2014.

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Samedi 18 janvier 2014 - Dakar 2014 - Etape 13/13

 La Serena - Valparaiso

Dernière étape de ce Dakar 2014 qui amène les concurrents rescapés de La Serena à Valparaiso.  Petite spéciale de 157 Km pour maintenir la forme et finir tout en douceur. Il est vrai que sur un terrain sans dune comme aujourd’hui, il n’y avait pas de grandes différences de temps à attendre des principaux meneurs de la course. Pour les mieux placés comme Coma en moto, Casale en quad, il s’agissait uniquement d’une étape de formalité, Mais pour les autos de Roma et de Peterhansel, tous comme les camions de Karginov et de Re Rooy, l’étape était sérieuse et tout pouvait arriver sur ces quelques kilomètres de spéciale !

 

Difficile Dakar 2014, et seulement 47 % des participants finissent cette édition !  78 motos, 15 quads, 61 autos et 50 camions ! Le dernier abandon, pour l’équipage auto argentin de Omar Gandara sur Toyota Hilux qui n’a pas pu prendre le départ de la dernière étape au petit matin. Si bête, si proche de l’arrivée finale !

Videos en français :

Vidéo : Etape 13 du Dakar 2014. Résumé de l'étape La Serena - Valparaiso . Auto-Moto (En français)

Image ASO. 05 mn 05 s.

Vidéos en néerlandais de RTL :

Si vous trouvez ici de nombreuses vidéos en néerlandais, ce n’est pas pour vous pousser à apprendre cette langue, mais d’une part pour les très nombreux belges qui lisent mon blog (y compris les flamands) et d’autre part sachez que les reportages sur le Dakar en français sont soit mauvais (ben oui), soit très courts (ceux de ASO ne durent jamais plus de 3 ou 4 minutes) ou tout simplement totalement inexistants sur le web. On trouve par exemple le reportage ASO auto-moto, mais ils oublient de mettre leur reportage quad-camion sur leur propre site du Dakar. Bref les francophones sont très peu professionnels !. les meilleurs reportages tout confondu, reportages des écuries des concurrents ou reportages des nombreuses télévisions qui couvrent le Dakar sont en néerlandais, en espagnol et en russe. Ce qui explique les vidéos assez nombreuses dans ces trois langues. Pour ceux qui ne sont pas polyglottes, les images parlent souvent d’elles mêmes, donc laissez vous portez par les paysages !  Bon visionnage !

Tres bons reportages de RTL, au total 19 minutes.

Moto :

Vidéo : Etape 13 du Dakar 2014. Résumé de l'étape La Serena - Valparaiso. Moto (En neerlandais). 8 mn 20 s.

Auto :

Vidéo : Etape 13 du Dakar 2014. Résumé de l'étape La Serena - Valparaiso. Auto (En neerlandais). 6 mn 33 s.

Camion :

Vidéo : Etape 13 du Dakar 2014. Résumé de l'étape La Serena - Valparaiso. Camion (En neerlandais). 11 mn 12 s.

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Coté moto :

 

Pour cette 13ème et dernière étape, Coma roule tranquille, arrive 18ème avec 11 minutes de retard sur le gagnant de la journée  Barreda Bort. De toute façon Coma avait déjà une telle avance, que ce ne sont pas ces 11 minutes qui pouvait le rendre inquiet. Le voila donc à monter sur la première marche du podium pour ce Dakar 2014, accompagné par son second Viladoms aussi sur KTM. C’est donc un double de l’écurie KTM pour 2014. Par contre derrière, combat acharné pour les deux français Pain et Desprès pour récupérer une troisième place et participer au podium. A ce jeu là, pas de chance pour Desprès, qui arrive tout de même premier sur la ligne d’arrivée mais récolte 5 minutes de pénalité et perd sa place. Pain récupère alors une deuxième de l’étape et garde donc la troisième place au classement général. Il faut reconnaitre tout de même la pugnacité de Cyril Desprès qui depuis son infernale 5ème étape qui la fait passer aux oubliettes (avec une 12ème place au classement général), il a pu au fil des jours remonter à chaque fois de quelques places pour finir 4ème au tableau d’honneur !

Les 3 premiers donc pour 2014, l’Espagnol Coma, L’Espagnol Viladoms et le Français Pain. Le 78ème et dernier de cette édition moto, aussi un Français, Yannick Guyomarc’h sur Yamaha à presque 90 heures de Coma ! En 2012 et 2013 il avait du abandonner, cette année il y arrive ! Il est arrivé à chaque étape dernier, mais sans jamais se faire disqualifier !

Vidéo en espagnol :

Vidéo : Résumé de l'étape 12 La Serena - Valparaiso .(En espagnol) ASO 5 mn 05 s

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Coté quad :

 

Pas de soucis, Casale se promène et même sur cette derrière étape, sans vraiment prendre de risques, il est encore une fois arrivé premier ! On regrette l’abandon de Patronelli, car sans lui, il est vrai que Casale a eu course trop facile ! Deuxième de la journée le hollandais Husseini qui obtient un bien meilleur classement que lors de sa participation l’année dernière (7ème), il finit cette année 3ème. Quant à Sonik, le second au classement général, c’est aujourd’hui une promenade de santé pour ne pas casser son Yamaha, il arrive dernier avec deux heures de retard sur Casale.

A l’arrivée cette année, toujours autant de Sud Américains. 10 sur les 15 rescapés.

1er donc le Chilien Casale, 2ème le polonais Sonik, et 3ème le hollandais Husseini.

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Etape 13 : Parcours et profil de l'étape pour tous les concurrents de La Serena à Valparaiso.

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Cote auto :

 

Mini trois fois vainqueur pour cette année 2014. De Villiers gagne la dernière étape devant Holowczyc et Vasilyev, c‘est derrière qu’il faut chercher les Roma, Terranova, Lavieille. Peterhansel arrive bien plus tard avec un retard de 6 minutes sur Roma et perd donc sa première place gagnée la veille au profit de Roma. On sort donc le champagne chez Mini. 1er Roma, 2ème Peterhansel et enfin 3ème Al Attiyah. 9 minis au 12. Mention spéciale au Polonais Marek Dabrowski, excellent 7e pour sa 1ère participation en voiture.

Cette année la voiture balaie est celle du Français Diers dans sa Toyota chti friterie qui termine 62ème à 142 heures de Roma ! (soit presque 6 jours de retard !). Un orignal chti déjà présent sur le Dakar en 2009 !

Nani Roma gagne son deuxième Dakar après l’avoir emporté dix ans plus tôt en 2004 à moto !

Videos en russe :

Vidéo : Résumés de l'étape 13 San Salvador - La Serena.

(En russe) Россия-2. Partie 1 (12 mn 21 s) et partie 2 (13 mn 15 s.) 

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Coté camion :

 

De Rooy n’a rien pu faire contre Karginov, pourtant le hollandais est arrivé avec 4 minutes d’avance sur le russe, mais il en fallait plus de 5 ! Ca c’est quand même joué dans un mouchoir de poche !

Aujourd’hui c’est le tchèque Loprais qui est arrivée premier, ce qui lui permet d’obtenir sa deuxième victoire d’étape lors de ce Dakar 2014, mais de toute façon bien insuffisant pour figurer dans le trio de tête. Il doit se contenter de la 6ème lace au classement général définitif ! Pour ce Dakar 2014, 1er donc le russe Karginov, suivi en 2ème  place par le hollandais De Rooy distancé uniquement par 3 minutes et 11 secondes sur l’ensemble de ce Dakar, c'est-à-dire presque rien !  Enfin 3ème encore un Russe, Nokolaev. Au total Kamaz fait figure de grand gagnant en alignant 4 Kamaz dans les 5 premiers !

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Le classement de la treizième étape

Moto :

- Joan Barreta Bort (#3) (Espagne) sur Honda.

2 - Olivier Pain (#6) (France) sur Yamaha à 0 mn 40 s.

3 - Helder Rodrigues (#7) (Portugal) sur Honda à 1 mn 23 s.

4 - Juan Pedrero Garcia (#23) (Espagne) sur Sherco à 1 mn 35 s.

5 - Cyril Despres (#1) (France) sur Yamaha à 2 mn 30 s.

  

Quad : 

1 - Ignacio Casale (#251) (Chili) sur Yamaha.

2 - Sebastian Husseini (#255) (Pays Bas) sur Honda à 0 mn 54 s.

3 - Victor Manuel Gallegos Lozic (#268) (Chili) sur Honda à 4 mn 41 s.

4 - Sergey Karyakin (#296) (Russie) sur Yamaha à 8 mn 47 s.

5 - Jeremias Gonzalez Ferioli (#276) (Argentine) sur Yamaha à 9 mn 32 s. 

  

Auto :

1 - Giniel De Villiers (Afrique du Sud) / Von Zitzewitz (Allemagne) (#302) sur Toyota.

2 - Krzysztof Holowczyc (Pologne) / Konstantin Zhiltsov (Russie) (#309) sur Mini à 0 mn 23 s.

3 - Vladimir Vlasilyev (Russie) / Vitaliy Yevtyekhov (Ukraine) (#314) sur Mini à 0 mn 41 s.

4 - Nani Roma (Espagne) / Michel Perin (France) (#304) sur Mini à 1 mn 40 s.

5 - Orlando Terranova (Argentine) / Paulo Fiuza (Portugal) (#307) sur Mini à 1 mn 53 s.

 

Camion :

1 - Ales Loprais (Tchéquie) / Bruynkens (Belgique) / Pustejovsky (Tchéquie) (#504) sur Tatra.

2 - Gerard De Rooy (Pays Bas) / Tom Colsoul (Belgique) / Darek Rodewald (Pays Bas) (#501) sur Iveco à 2 mn 25 s. 

3 - Eduard Nikolaev (Russie) / Yakovlev (Russie) / Rybakov (Russie) (#500) sur Kamaz à 2 mn 53 s.

4 - Hans Stacey (Pays Bas) / Ruf (Allemagne) / Der Kinderen (Pays Bas) (#507) sur Iveco à 4 mn 22 s.

5 - Jo Adua (France) / Ferran Marco Alcayna (Espagne) / Marc Torres (Espagne) (#520) sur Iveco à 4 mn 25 s.

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Le classement Général définitif du Dakar 2014 : 

Moto :

1 - Marc Coma (#2) (Espagne) sur KTM

2 - Jordi Viladoms (#4) (Espagne) sur KTM à 1 h 52 mn 27 s.

3 - Olivier Pain (#6) (France) sur Yamaha à 2 h 00 mn 03 s.

4 - Cyril Despres (#1) (France) sur Yamaha à 2 h 05 mn 38 s.

5 - Helder Rodrigues (#7) (Portugal) sur Honda à 2 h 11 mn 09 s.

6 - Kuba Przygonski (#15) (Pologne) sur KTM à 2 h 31 mn 46 s.

7 - Joan Barreta Bort (#3) (Espagne) sur Honda à 2 h 54 mn 01 s.

8 - Daniel Gouet (#26) (Chili) sur Honda à 03 h 10 mn 34 s.

 

Quad : 

1 - Ignacio Casale (#251) (Chili) sur Yamaha

2 Rafal Sonik (#252) (Pologne) sur Yamaha à 3 h 33 mn 49 s.

3 - Sebastian Husseini (#255) (Pays Bas) sur Honda à 5 h 40 mn 24 s.

4 - Mohammed Abu Issa (#263) (Quatar) sur Honda à 10 h 07 mn 11 s.

5 - Victor Manuel Gallegos Lozic (#268) (Chili) sur Honda à 10 h 23 mn 41 s.

6 - Jeremias Gonzalez Ferioli (#276) (Argentine) sur Yamaha à 11 h 50 mn 17 s.

7 - Sergey Karyakin (#296) (Russie) sur Yamaha à 15 h 40 mn 01 s.

8 - Daniel Mazzucco (#258) (Argentine) sur Can Am à 17 h 47 mn 48 s.

 

Auto :

1 - Nani Roma (Espagne) / Michel Perin (France) (#304) sur Mini-

2 - Stéphane Peterhansel (France) / Cottret (France) (#300) sur Mini à 5 mn 38 s.

3 - Nasser Al Attiyah (Quatar) / Lucas Cruz (Espagne) (#301) sur Mini à 56 mn 52 s.

4 - Giniel De Villiers (Afrique du Sud) / Von Zitzewitz (Allemagne) (#302) sur Toyota à 1 h 19 mn 07 s.

5 - Orlando Terranova (Argentine) / Paulo Fiuza (Portugal) (#307) sur Mini à 1 h 27 mn 44 s.

6 - Krzysztof Holowczyc (Pologne) / Konstantin Zhiltsov (Russie) (#309) sur Mini à 3 h 55 mn 42 s.

7 - Marek Dabrowski (Pologne) / Jacek Czachor (Pologne) (#328) sur Toyota à 5 h 34 mn 25 s.

8 -  Christian Lavieille (France) / Jean Pierre Garcin (France) (#315) sur Haval à 5 h 35 mn 50 s.

 

Camion :

1 - Andrey Karginov (Russie) / Mokeev (Russie) / Devyatkin (Russie) (#506) sur Kamaz.

2 - Gerard De Rooy (Pays Bas) / Tom Colsoul (Belgique) / Darek Rodewald (Pays Bas) (#501) sur Iveco à 3 mn 11 s.

3 - Eduard Nikolaev (Russie) / Yakovlev (Russie) / Rybakov (Russie) (#500) sur Kamaz à 1 h 34 mn 52 s.

4 - Dmitry Sotnikov (Russie)/ Vyatcheslav Mizyukalev (Russie)/ Andrey Aferin (Russie) (#549) sur Kamaz à 3h 22 mn 10 s.

5 - Anton Shibalov (Russie) / Amatych (Russie) / Khisamiev (Russie) (#545) sur Kamaz à 4 h 37 mn 25 s.

6  - Ales Loprais (Tchéquie) / Bruynkens (Belgique) / Pustejovsky (Tchéquie) (#504) sur Tatra à 5 h 04 mn 05 s.

7 - Hans Stacey (Pays Bas) / Ruf (Allemagne) / Der Kinderen (Pays Bas) (#507) sur Iveco à 5 h 14 mn 57 s.

8 - Rene Kuipers (Pays Bas)/ Moises Torrallardona (Espagne)/ Jan Van Der Vaet (Belgique)(#510) sur Man à 6h 31mn 08s

Tous les articles du Dakar 2014 dans le Petit Hergé :

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27 janvier 2014 1 27 /01 /janvier /2014 15:07

Mise à jour : 27 janvier 2014.

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Vendredi 17 janvier 2014 - Dakar 2014 - Etape 12/13

 El Salvador -  La Serena

350 Km pour cette 12ème étape qui est la grande dernière possibilité de changer le classement. Encore une étape de dunes sur la deuxième moitié de la spéciale qui  ne laissera pas indifférents les concurrents. Pour les outsiders la dernière possibilité de bousculer les premiers dans les dunes de Copiapo.

Videos en français :

Vidéo : Etape 12 du Dakar 2014. Résumé de l'étape San Salvador -  La Serena . Auto-Moto (En français)

Image ASO. 05 mn 06 s.

 

Vidéo : Entretien entre Ronan Chabot et Sebastien Loeb. 3 mn 41 s.

Vidéos en néerlandais de RTL :

Si vous trouvez ici de nombreuses vidéos en néerlandais, ce n’est pas pour vous pousser à apprendre cette langue, mais d’une part pour les très nombreux belges qui lisent mon blog (y compris les flamands) et d’autre part sachez que les reportages sur le Dakar en français sont soit mauvais (ben oui), soit très courts (ceux de ASO ne durent jamais plus de 3 ou 4 minutes) ou tout simplement totalement inexistants sur le web. On trouve par exemple le reportage ASO auto-moto, mais ils oublient de mettre leur reportage quad-camion sur leur propre site du Dakar. Bref les francophones sont très peu professionnels !. les meilleurs reportages tout confondu, reportages des écuries des concurrents ou reportages des nombreuses télévisions qui couvrent le Dakar sont en néerlandais, en espagnol et en russe. Ce qui explique les vidéos assez nombreuses dans ces trois langues. Pour ceux qui ne sont pas polyglottes, les images parlent souvent d’elles mêmes, donc laissez vous portez par les paysages !  Bon visionnage !

Tres bons reportages de RTL, au total 19 minutes.

Moto :

Vidéo : Etape 12 du Dakar 2014. Résumé de l'étape San Salvador -  La Serena. Moto (En neerlandais). 16 mn 16 s.

Auto :

Vidéo : Etape 12 du Dakar 2014. Résumé de l'étape San Salvador -  La Serena. Auto (En neerlandais). 11 mn 49 s.

Camion :

Vidéo : Etape 12 du Dakar 2014. Résumé de l'étape San Salvador -  La Serena. Camion (En neerlandais). 11 mn 49 s.

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Coté moto :

 

Cyril Desprès toujours semblable a lui-même a conduit al course en première position et a remporté l’étape, même su Marc Coma n’a rien tenter contrôlant toujours sa première position au classement général. Problème par contre pour Joan Barreda d’ordre électrique après une chute qui le fait arriver à pied en poussant sa Honda avec 3 heures et demie de retard sur le français. Encore second la veille au classement général, le voila relégué à la 7ème position et peut oublier définitivement une place sur le podium ! Très bonne opération pour Olivier Pain qui profite (malgré quelques chutes) de la descente de Barreda pour prendre la 3ème place au podium général.

Marc Coma en compagnie de son coéquipier d’écurie KTM, Viladoms, domine la course et la contrôle de bout en bout. Le voila depuis la 5ème étape en 1ere position et n’a pas l‘air de vouloir la lâcher. Avec 2 presque deux heures d’avance sur Viladoms et 2h10 sur Pain, rien ne va pouvoir maintenant l’empêcher d’arriver el lendemain premier a Valparaiso. 78 motos encore en course.

Vidéo en espagnol :

Vidéo : Résumé de l'étape 12 San Salvador - La Serena .(En espagnol) ASO 5 mn 06 s

 

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Coté quad :

 

Que dire de plus maintenant alors que depuis le retrait de la course de Patonelli, Casale fait la pluie et le beau temps sur l’épreuve ? Physiquement bien touché la veille aux poignés, le moral n’est pas pour autant entamer, surtout qu’il sait maintenant que la victoire finale ne peut plus lui échapper. Casale roule donc sans vraiment aucune pression et n’a pas de poursuivant pouvant le faire douter ! Il se donne même le luxe aujourd’hui de passer premier la ligne d’arriver, additionnant une 6ème victoire (sur 12 étape) sur ce Dakar 2014. Personne ne peut maintenant le dépasser, même le second au classement général le polonais Sonik roule depuis quelques jours tranquillement pour obtenir le deuxième place au final de Valparaiso, et ne pense même pas prendre un moindre risque. Il faut dire qu’avec un retard de presque 1 heure et demi sur Casale, pourquoi se battre encore ? Derrière au classement général, le néerlandais Husseini est à plus de 5 heures du Chilien. Les temps sont considérables entre les 15 survivants (sur 40 à Rosario) de l’épreuve qui sont chacun plus préoccupés à vouloir finir ce Dakar qu’à chercher une bonne place.

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Etape 12 : Parcours et profil de l'étape pour tous les concurrents de San Salvador à La Serena.

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Coté auto :

 

L’écurie Mini avait donné l’ordre aux 3 premiers du classement général de lever le pied et de garder maintenant leurs places pour placer à Valparaiso leurs trois engins. Or, toute la journée, Nani Roma, Stéphane Peterhansel et Nasser Al-Attiyah n’ont pas arrêté de s’attaquer. Surement une lutte entre egos ! L’Argentin Terranova avait bien joué la veille mais en cette 12ème étape la malchance revient et il se plante dans une dune ou il perd de précieuses minutes. Le voilà arriver à La Serena avec presque une demi heure sur Peterhansel le gagnant de l’étape. Terranova se voyait encore hier taquiner Al Attiyah pour  lui ravir sa troisième position, et voila qu’aujourd’hui il glisse à la 5ème place laissant passer De Villiers et son Toyota ! De quoi rager !

 

Du coté des trois minis de tête, les trois ont roulé ensemble toutes la journée se doublant et se redoublant sur les 350 km de la spéciale. Chacun profitant d’une crevaison de l’autre pour lui prendre quelques minutes vite rattrapées sur la crevaison d’un autre ! A ce petit jeu, c’est donc Peterhansel qui arrive premier avec seulement 3 minutes sur Al Attiyah (qui perd la victoire du jour sur une faute de navigation à la fin de la journée) et 6 minutes sur Roma. Au classement général, Peterhansel ravit la première place à Roma mais seulement de 26 secondes ! Voila donc les deux hommes au coude à coude pour la 13 ème et dernière étape du lendemain. 

Video en russe :

Vidéo : Résumé de l'étape 12 San Salvador - La Serena.(En russe) Россия-2. 10 mn 51 s.

 

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Coté camion :

 

Gerard De Rooy ne se laisse pas faire, le voilà qu’il contre-attaque. Il n’avait pas gagné d’étape depuis le 4ème jour, mais les 31 secondes d’avances prises sur Karginov semblent bien insuffisantes pour remettre en cause le tableau général. Le russe est toujours 1er avec 7 mn 25 s d’avance !

Reste la dernière étape du lendemain pour voir si De Rooy peut encore tenter quelque chose pour ne pas laisser le russe emporter la coupe.

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Le classement de la douzième étape

Moto :

- Cyril Despres (#1) (France) sur Yamaha.

2 - Marc Coma (#2) (Espagne) sur KTM à 2 mn 17 s.

 3 - Olivier Pain (#6) (France) sur Yamaha à 5 mn 53 s.

4 - Helder Rodrigues (#7) (Portugal) sur Honda à 7 mn 21 s.

5 - Jordi Viladoms (#4) (Espagne) sur KTM à 09 mn 10 s.

  

Quad : 

1 - Ignacio Casale (#251) (Chili) sur Yamaha.

2 - Sebastian Husseini (#255) (Pays Bas) sur Honda à 5 mn 05 s.

 3 - Sergey Karyakin (#296) (Russie) sur Yamaha à 17 mn 13 s.

4 - Rafal Sonik (#252) (Pologne) sur Yamaha à 19 mn 10 s.

5 - Victor Manuel Gallegos Lozic (#268) (Chili) sur Honda à 24 mn 42 s.

  

Auto :

1 - Stéphane Peterhansel (France) / Cottret (France) (#300) sur Mini.

2 - Nasser Al Attiyah (Quatar) / Lucas Cruz (Espagne) (#301) sur Mini à 3 mn 38 s.

3 - Nani Roma (Espagne) / Michel Perin (France) (#304) sur Mini à 5 mn 58 s.

4 - Giniel De Villiers (Afrique du Sud) / Von Zitzewitz (Allemagne) (#302) sur Toyota à 10 mn 48 s.

5 - Krzysztof Holowczyc (Pologne) / Konstantin Zhiltsov (Russie) (#309) sur Mini à 18 mn 06 s.

 

Camion :

1 - Gerard De Rooy (Pays Bas) / Tom Colsoul (Belgique) / Darek Rodewald (Pays Bas) (#501) sur Iveco.

2 - Andrey Karginov (Russie) / Mokeev (Russie) / Devyatkin (Russie) (#506) sur Kamaz à 0 mn 31 s.

3 - Eduard Nikolaev (Russie) / Yakovlev (Russie) / Rybakov (Russie) (#500) sur Kamaz à 3 mn 18 s.

4 - Anton Shibalov (Russie) / Amatych (Russie) / Khisamiev (Russie) (#545) sur Kamaz à 5 mn 39 s.

5 - Dmitry Sotnikov (Russie)/ Vyatcheslav Mizyukalev (Russie)/ Andrey Aferin (Russie) (#549) sur Kamaz à 11 mn 30 s.

 

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Le classement Général : 

Moto :

1 - Marc Coma (#2) (Espagne) sur KTM

2 - Jordi Viladoms (#4) (Espagne) sur KTM à 1 h 59 mn 49 s.

3 - Olivier Pain (#6) (France) sur Yamaha à 2 h 10 mn 16 s.

4 - Cyril Despres (#1) (France) sur Yamaha à 2h 14 mn 01 s.

5 - Helder Rodrigues (#7) (Portugal) sur Honda à 2 h 20 mn 39 s.

6 - Kuba Przygonski (#15) (Pologne) sur KTM à 2 h 37 mn 23 s.

7 - Joan Barreta Bort (#3) (Espagne) sur Honda à 3 h 04 mn 54 s.

8 - Daniel Gouet (#26) (Chili) sur Honda à 03 h 17 mn 10 s.

 

Quad : 

1 - Ignacio Casale (#251) (Chili) sur Yamaha

2 Rafal Sonik (#252) (Pologne) sur Yamaha à 1 h 23 mn 42 s.

3 - Sebastian Husseini (#255) (Pays Bas) sur Honda à 5 h 39 mn 30 s.

4 - Mohammed Abu Issa (#263) (Quatar) sur Honda à 9 h 56 mn 06 s.

5 - Victor Manuel Gallegos Lozic (#268) (Chili) sur Honda à 10 h 19 mn 00 s.

6 - Jeremias Gonzalez Ferioli (#276) (Argentine) sur Yamaha à 11 h 40 mn 45 s.

7 - Sergey Karyakin (#296) (Russie) sur Yamaha à 15 h 31 mn 14 s.

8 - Daniel Mazzucco (#258) (Argentine) sur Can Am à 17 h 32 mn 29 s.

 

Auto :

1 - Stéphane Peterhansel (France) / Cottret (France) (#300) sur Mini.

2 - Nani Roma (Espagne) / Michel Perin (France) (#304) sur Mini à 0 mn 26 s. 

3 - Nasser Al Attiyah (Quatar) / Lucas Cruz (Espagne) (#301) sur Mini à 54 mn 07 s.

4 - Giniel De Villiers (Afrique du Sud) / Von Zitzewitz (Allemagne) (#302) sur Toyota à 1 h 21 mn 13 s.

5 - Orlando Terranova (Argentine) / Paulo Fiuza (Portugal) (#307) sur Mini à 1 h 27 mn 57 s.

6 - Krzysztof Holowczyc (Pologne) / Konstantin Zhiltsov (Russie) (#309) sur Mini à 3 h 57 mn 25 s.

7 - Marek Dabrowski (Pologne) / Jacek Czachor (Pologne) (#328) sur Toyota à 5 h 26 mn 09 s.

8 - Christian Lavieille (France) / Jean Pierre Garcin (France) (#315) sur Haval à 5 h 34 mn 59 s.

 

Camion :

1 - Andrey Karginov (Russie) / Mokeev (Russie) / Devyatkin (Russie) (#506) sur Kamaz.

2 - Gerard De Rooy (Pays Bas) / Tom Colsoul (Belgique) / Darek Rodewald (Pays Bas) (#501) sur Iveco à 7 mn 25 s.

3 - Eduard Nikolaev (Russie) / Yakovlev (Russie) / Rybakov (Russie) (#500) sur Kamaz à 1 h 18 mn 38 s.

4 - Dmitry Sotnikov (Russie)/ Vyatcheslav Mizyukalev (Russie)/ Andrey Aferin (Russie) (#549) sur Kamaz à 3h 21 mn 18 s.

5 - Anton Shibalov (Russie) / Amatych (Russie) / Khisamiev (Russie) (#545) sur Kamaz à 4 h 35 mn 51 s.

6  

7 - Hans Stacey (Pays Bas) / Ruf (Allemagne) / Der Kinderen (Pays Bas) (#507) sur Iveco à 5 h 17 mn 14 s.

8 - Rene Kuipers (Pays Bas)/ Moises Torrallardona (Espagne)/ Jan Van Der Vaet (Belgique)(#510) sur Man à 6h 24mn 50s

Ales Loprais (Tchéquie) / Bruynkens (Belgique) / Pustejovsky (Tchéquie) (#504) sur Tatra à 5 h 10 mn 40 s.

Tous les articles du Dakar 2014 dans le Petit Hergé :

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26 janvier 2014 7 26 /01 /janvier /2014 19:00

Mise à jour : Dimanche 26 janvier 2014.

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Jeudi 16 janvier 2014 - Dakar 2014 - Etape 11/13

 Antofagasta - El Salvador

De la terre, des cailloux et des dunes ! 605 km de spéciale, une des étapes phare de ce Dakar 2014 et peut être aussi la dernière étape ou il est possible de casser et de renverser le classement général ! Pour certains c’est l’occasion ou jamais ! Ce qui explique surement pas mal de casse dans toutes les catégories ! En quad le principal pilote Lafuente abandonne, en catégorie Camion, Kamaz passe enfin premier, et en auto, Mini calme le jeu en demandant à ses pilotes d’arrêter la lutte interne.

Video en français :

Vidéo : Etape 11 du Dakar 2014. Résumé de l'étape Antofagasta - San Salvador. Auto-Moto (En français)

Image ASO. 05 mn 00 s.

Vidéos en néerlandais de RTL :

Si vous trouvez ici de nombreuses vidéos en néerlandais, ce n’est pas pour vous pousser à apprendre cette langue, mais d’une part pour les très nombreux belges qui lisent mon blog (y compris les flamands) et d’autre part sachez que les reportages sur le Dakar en français sont soit mauvais (ben oui), soit très courts (ceux de ASO ne durent jamais plus de 3 ou 4 minutes) ou tout simplement totalement inexistants sur le web. On trouve par exemple le reportage ASO auto-moto, mais ils oublient de mettre leur reportage quad-camion sur leur propre site du Dakar. Bref les francophones sont très peu professionnels !. les meilleurs reportages tout confondu, reportages des écuries des concurrents ou reportages des nombreuses télévisions qui couvrent le Dakar sont en néerlandais, en espagnol et en russe. Ce qui explique les vidéos assez nombreuses dans ces trois langues. Pour ceux qui ne sont pas polyglottes, les images parlent souvent d’elles mêmes, donc laissez vous portez par les paysages !  Bon visionnage !

Tres bons reportages de RTL, au total 19 minutes.

Moto :

Vidéo : Etape 11 du Dakar 2014. Résumé de l'étape Antofagasta - San Salvador. Moto (En neerlandais). 6 mn 20 s.

 

Auto :

 

Vidéo : Etape 11 du Dakar 2014. Résumé de l'étape Antofagasta - San Salvador. Auto (En neerlandais). 7 mn 07 s.

Camion :

Vidéo : Etape 11 du Dakar 2014. Résumé de l'étape Antofagasta - San Salvador. Camion (En neerlandais). 5 mn 54 s.

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Coté moto :

 

Marc Coma après avoir chuté en début de spéciale s’est relevé pour foncer et passer premier la ligne d’arrivée, mais ce n’était pas compté avec une pénalité de 15 minutes qui lui est soumis et qui le fait descendre à la 10ème place à l’arrivée de l’étape. Dans un premier temps on pense que cette journée le met à l’abri des attaques de ses poursuivants, mais avec la nouvelle de la pénalité, le voilà à devoir concéder 7 minutes à Barreda Bort son principal suiveur. Coma conserve tout de même 37 minutes d’avance sur l’autre Espagnol Bort.

Pour Cyril Despres, qui fait de cette fin de Dakar maintenant une affaire d’honneur de ne pas lâcher malgré sa pénalité d’une heure lors de la 5ème  étape, le voilà donc gagnant de cette 10ème étape et grignote encore quelques minutes. Deux français arrivent donc en tête ce jour, puisque Desprès est accompagné par le jeune Olivier Pain.

La journée noire revient aujourd’hui a Juan Barreda Bort qui tombe au Km 250 et brise tous ces instruments de navigation sur une pierre, il lui fallu rejoindre la ligne d’arrivée à vue en suivant Cyril Desprès et Marc Coma, ce qui explique 5 minutes de retard. 79 motos en course à l'arrivée. 

Vidéo en espagnol :

 

Vidéo : Résumé de l'étape 11 Antofagasta - San Salvador .(En espagnol) ASO 5 mn 00 s.

 

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Cote quad :

 

Coup de théâtre ! L’Uruguayen Sergio Lafuente, le seul poursuivant au premier du classement général, le chilien Casale, est obligé d’abandonner ! Le chilien est maintenant sûr de poursuivre les deux dernières étapes sans aucunes attaques et dangers et d’emporter sans problème le Dakar 2014. L’Uruguayen a joué de malchance et a cassé son moteur au Km 272. Casale est donc a nouveau arrivée en tête ce jour et son principal rival est maintenant le polonais Sonik à plus d’une heure derrière. 15 quads en course à l'arrivée.

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Etape 11 : Parcours et profil de l'étape pour tous les concurrents de Antofagasta à San Salvador.

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Cote auto :

 

Valparaiso semble proche et les dirigeants de l’écurie Mini X Raid donnent ordres à leurs pilotes d’arrêter la lutte interne entre eux pour congeler leurs positions. Il faut dire que Mini rafle en ce matin du jeudi 16 janvier les 3 premières places au classement général. A 70 km de l’arrivée, Al Attiyah heurte une pierre et casse une roue, 20 minutes de réparation et la fin de l’étape au ralenti. L’Argentin Terranova en profite pour gagner pour la première fois une étape cette année, et dépasse au classement général en se plaçant 4ème De Villiers qui jour de malchance en crevant 3 fois dans la journée. Mini a donc en fin de journée 4 voitures en tête ! 66 voitures encore en course à l'arrivée.

Video en russe :

Vidéo : Résumé de l'étape 11 Antofagasta - San Salvador.(En russe) Россия-2. 13 mn 26 s.

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Cote Camion :

 

Ce qui devait arriver est finalement arrivé. Je parle du rythme du russe Andrey Karginov se faisant plus rapide et pensionnant le hollandais De Rooy chaque jour un peu plus. Le russe avait déjà gagné les dernières étapes, et le hollandais n’arrivait plus à en gagner une depuis la 4ème. Chaque jours quelques minutes de perdu et l’avantage du hollandais se réduisait à une peau de chagrin. Ce jeudi, De Rooy crève, perd 12 minutes à réparer, pendant ce temps le russe accélère et arrive à El Salvador avec presque 16 minutes d’avance. Au classement général, on change la donne, pour le moment le Kamaz a presque 8 minutes d’avance sir l’Iveco.  Restent deux étapes pour départager les deux monstres ! 50 camions en course à l'arrivée. 

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Le classement de la onzième étape

Moto :

- Cyril Despres (#1) (France) sur Yamaha.

2 - Olivier Pain (#6) (France) sur Yamaha à 2 mn 37 s.

3 - Jordi Viladoms (#4) (Espagne) sur KTM à 03 mn 02 s.

4 - Joan Barreta Bort (#3) (Espagne) sur Honda à 05 mn 31 s.

5 - Helder Rodrigues (#7) (Portugal) sur Honda à 6 mn 32 s.

 

Quad : 

1 - Ignacio Casale (#251) (Chili) sur Yamaha.

2 - Victor Manuel Gallegos Lozic (#268) (Chili) sur Honda à 5 mn 12 s.

3 - Mohammed Abu Issa (#263) (Quatar) sur Honda à 16 mn 09 s.

4 - Rafal Sonik (#252) (Pologne) sur Yamaha à 19 mn 27 s.

5 - Sergey Karyakin (#296) (Russie) sur Yamaha à 27 mn 42 s.

 

Auto :

1 - Orlando Terranova (Argentine) / Paulo Fiuza (Portugal) (#307) sur Mini.

2 - Nani Roma (Espagne) / Michel Perin (France) (#304) sur Mini à 10 mn 57 s.

3 - Giniel De Villiers (Afrique du Sud) / Von Zitzewitz (Allemagne) (#302) sur Toyota à 12 mn 38 s.

4 - Stéphane Peterhansel (France) / Cottret (France) (#300) sur Mini à 14 mn 14 s.

5 - Nasser Al Attiyah (Quatar) / Lucas Cruz (Espagne) (#301) sur Mini à 20 mn 57 s.

 

Camion :

1 - Andrey Karginov (Russie) / Mokeev (Russie) / Devyatkin (Russie) (#506) sur Kamaz.

2 - Eduard Nikolaev (Russie) / Yakovlev (Russie) / Rybakov (Russie) (#500) sur Kamaz à 14 mn 18 s.

3 - Gerard De Rooy (Pays Bas) / Tom Colsoul (Belgique) / Darek Rodewald (Pays Bas) (#501) sur Iveco à 15 mn 51 s.

4 - Loprais (Tchéquie) / Bruynkens (Belgique) / Pustejovsky (Tchéquie) (#504) sur Tatra à 22 mn 36 s.

5 - Anton Shibalov (Russie) / Amatych (Russie) / Khisamiev (Russie) (#545) sur Kamaz à 28 mn 35 s.

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Le classement Général : 

Moto :

1 - Marc Coma (#2) (Espagne) sur KTM

2 - Joan Barreta Bort (#3) (Espagne) sur Honda à 37 mn 36 s.

3 - Jordi Viladoms (#4) (Espagne) sur KTM à 1 h 52 mn 56 s.

4 - Olivier Pain (#6) (France) sur Yamaha à 2 h 06 mn 40 s.

5 - Helder Rodrigues (#7) (Portugal) sur Honda à 2 h 15 mn 35 s.

6 - Cyril Despres (#1) (France) sur Yamaha à 2h 16 mn 18 s.

7 - Kuba Przygonski (#15) (Pologne) sur KTM à 2 h 28 mn 55 s.

8 - Daniel Gouet (#26) (Chili) sur Honda à 03 h 09 mn 35 s.

  

Quad : 

1 - Ignacio Casale (#251) (Chili) sur Yamaha

2 Rafal Sonik (#252) (Pologne) sur Yamaha à 1 h 04 mn 32 s.

3 - Sebastian Husseini (#255) (Pays Bas) sur Honda à 5 h 34 mn 25 s.

4 - Mohammed Abu Issa (#263) (Quatar) sur Honda à 9 h 17 mn 23 s.

5 - Victor Manuel Gallegos Lozic (#268) (Chili) sur Honda à 9 h 54 mn 18 s.

6 - Jeremias Gonzalez Ferioli (#276) (Argentine) sur Yamaha à 10 h 37 mn 51 s.

7 - Sergey Karyakin (#296) (Russie) sur Yamaha à 15 h 14 mn 01 s.

8 - Daniel Mazzucco (#258) (Argentine) sur Can Am à 16 h 01 mn 18 s.

 

Auto :

1 - Nani Roma (Espagne) / Michel Perin (France) (#304) sur Mini.

2 - Stéphane Peterhansel (France) / Cottret (France) (#300) sur Mini à 5 m 32 s.

3 - Nasser Al Attiyah (Quatar) / Lucas Cruz (Espagne) (#301) sur Mini à 56 mn 01 s.

4 - Orlando Terranova (Argentine) / Paulo Fiuza (Portugal) (#307) sur Mini à 1 h 03 mn 39 s.

5 - Giniel De Villiers (Afrique du Sud) / Von Zitzewitz (Allemagne) (#302) sur Toyota à 1 h 15 mn 57 s.

6 - Krzysztof Holowczyc (Pologne) / Konstantin Zhiltsov (Russie) (#309) sur Mini à 3 h 44 mn 51 s.

7 - Marek Dabrowski (Pologne) / Jacek Czachor (Pologne) (#328) sur Toyota à 4 h 51 mn 34 s.

8 - Christian Lavieille (France) / Jean Pierre Garcin (France) (#315) sur Haval à 5 h 09 mn 22 s.

 

Camion :

1 - Andrey Karginov (Russie) / Mokeev (Russie) / Devyatkin (Russie) (#506) sur Kamaz.

2 - Gerard De Rooy (Pays Bas) / Tom Colsoul (Belgique) / Darek Rodewald (Pays Bas) (#501) sur Iveco à 7 mn 56 s.

3 - Eduard Nikolaev (Russie) / Yakovlev (Russie) / Rybakov (Russie) (#500) sur Kamaz à 1 h 35 mn 51 s.

4 - Ales Loprais (Tchéquie) / Bruynkens (Belgique) / Pustejovsky (Tchéquie) (#504) sur Tatra à 2 h 17 mn 56 s.

5 - Dmitry Sotnikov (Russie)/ Vyatcheslav Mizyukalev (Russie)/ Andrey Aferin (Russie) (#549) sur Kamaz à 3h 10 mn 19 s.

6 - Anton Shibalov (Russie) / Amatych (Russie) / Khisamiev (Russie) (#545) sur Kamaz à 4 h 30 mn 43 s.

7 - Hans Stacey (Pays Bas) / Ruf (Allemagne) / Der Kinderen (Pays Bas) (#507) sur Iveco à 4 h 47 mn 10 s.

8 - Rene Kuipers (Pays Bas)/ Moises Torrallardona (Espagne)/ Jan Van Der Vaet (Belgique)(#510) sur Man à 5h 39mn 37s

Tous les articles du Dakar 2014 dans le Petit Hergé :

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25 janvier 2014 6 25 /01 /janvier /2014 19:00

Mise à jour : 25 janvier 2014.

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Mercredi 15 janvier 2014 - Dakar 2014 - Etape 10/13

Iquique - Antofagasta

Cette dixième étape ressemble étonnamment à celle de la veille, des dunes, du sable et du fesh-fesh. Une des étapes les plus longues, 631 km de spéciale, de quoi fatiguer hommes et machines. C’est à nouveau la fête du coté du motard espagnol Joan Barreda qui remporte la spéciale du jour. Coté auto, le qatari revient a l’affiche pour un jour en passant la ligne d’arrivée victorieux. Quelques abandons de taille, c’est le cas du motard Chilien Jeremias Israel Ezquerrel encore classé 4ème la veille et qui jette l’éponge chez lui, ainsi que l’Espagnol Sainz  A Antofagasta, étape maintenant classique pour le Dakar Sud Américain, le public toujours aussi nombreux attendaient les concurrents au bivouac.

Video en français :

Vidéo : Etape 10 du Dakar 2014. Résumé de l'étape Uquique - Antofagasta. Auto-Moto (En français)

Image ASO. 04 mn 34 s.

Vidéos en néerlandais de RTL :

Si vous trouvez ici de nombreuses vidéos en néerlandais, ce n’est pas pour vous pousser à apprendre cette langue, mais d’une part pour les très nombreux belges qui lisent mon blog (y compris les flamands) et d’autre part sachez que les reportages sur le Dakar en français sont soit mauvais (ben oui), soit très courts (ceux de ASO ne durent jamais plus de 3 ou 4 minutes) ou tout simplement totalement inexistants sur le web. On trouve par exemple le reportage ASO auto-moto, mais ils oublient de mettre leur reportage quad-camion sur leur propre site du Dakar. Bref les francophones sont très peu professionnels !. les meilleurs reportages tout confondu, reportages des écuries des concurrents ou reportages des nombreuses télévisions qui couvrent le Dakar sont en néerlandais, en espagnol et en russe. Ce qui explique les vidéos assez nombreuses dans ces trois langues. Pour ceux qui ne sont pas polyglottes, les images parlent souvent d’elles mêmes, donc laissez vous portez par les paysages !  Bon visionnage !

Tres bons reportages de RTL, au total 19 minutes.

Moto :

Vidéo : Etape 10 du Dakar 2014. Résumé de l'étape Iquique - Antofagasta. Moto (En neerlandais). 6 mn 09 s.

 

Auto :

Vidéo : Etape 10 du Dakar 2014. Résumé de l'étape Iquique - Antofagasta. Auto (En neerlandais). 6 mn 53 s.

 

Camion :

 

Vidéo : Etape 10 du Dakar 2014. Résumé de l'étape Iquique - Antofagasta. Camion (En neerlandais). 6 mn 12 s.

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Coté moto :

 

Joan Barreda y croit encore ! 55 minutes de retard sur Marc Coma au petit matin avant le départ qui se réduisent à 44 minutes à l’arrivée a Antofagasta. Il a  attaqué toute la journée en partant en 10ème position le matin, il a remonté tous les autres concurrents en doublant 6 autres motards sur la piste et signe le meilleur temps de la journée. Bon calcul si on voit qu’il rattrape 11 minutes de retard l  A 3 jours de l’arrivée a Valparaiso, on se demande encore si il peut rattraper son retard ! Bonne journée pour son coéquipier Rodriguez qui gagne une place au classement général, quant à Cyril Desprès, il participe chaque jour comme si la victoire finale était encore possible, sans baisser une seule fois, il se bat sur chaque étape et gagne chaque jour quelques minutes. Aujourd’hui,  même en gagnant 2 minutes sur Coma, mais en restant a près de 2 heure et demie de l’Espagnol, il gagne 2 places au classement général.

Journée noire pour Jeremias Esquerre, il fait une mauvaise chute et doit abandonner. Encore 80 motards dans la course !

Vidéo en espagnol :

 

Vidéo : Résumé de l'étape 10 Iquique - Antofagasta.(En espagnol) ASO 4 mn 34 s.

Video en allemand :

  

Vidéo : Résumé de l'étape 10 Iquique - Antofagasta.(En allemand) Euro Sport. 27 mn 32 s.

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Coté quad :

 

Les deux premiers au classement général se battent fort chaque jour, je parle de Casale et Lafuente. C’est pourtant le russe Serguey Karyakin qui emporte pour la première fois une étape. Comme Casale arrive second, il élargit à 24 minutes son avance sur l’Uruguayen Lafuente. Le polonais Sonik troisième au classement général ne cherche plus la victoire finale (45 minutes de retard sur Casale) mais gère déjà sa troisième place qu’il a toutes les chances de conserver jusqu’à Valparaiso. Encore 16 concurrents en piste !

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Etape 10 : Parcours et profil de l'étape pour tous les concurrents de Iquique à Antofagasta.

 

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Coté Auto :

 

Carlos Sainz sort de la route. Mais de quoi rager, puisque c’est sur le secteur qui reliait les deux demi-spéciales, donc hors course !

La course était a regarder de près du coté de Peterhansel et de Roma qui se s’affrontent sans répit. Roma est toujours en tête, mais chaque jour il perd de précieuses minutes face aux attaques de Peterhansel qui ne lâche rien. La veille Roma perdait 11 minutes d’avance, ce jour encore 9 minutes de perdues !

Se sentir « persécuté » sans cesse, ne doit pas être facile à gérer pour l’Espagnol, et puis en plus, quelques malchances comme un enlisement en haut d’une dune et une crevaison qui a chaque fois chauffent les nerfs de Nani Roma et de son coéquipier Michel Perin. Le gagnant de l’étape c’est tout de même Al Attiyah qui arrive presque 4 minutes avant Peterhansel. Autre malchanceux du jour, c’est l’Argentin Terranova qui perd 30 minutes le nez de son Toyota planté dans les dunes. De la troisième place au général, le voilà 5ème !

 

Video en russe :

Vidéo : Résumé de l'étape 10 Iquique - Antofagasta.(En russe) Россия-2. 13 mn 26 s.

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Coté Camion :

 

Le Tchèque Loprais gagne enfin une étape de ce Dakar 2014 ! Rien de suffisant pour s’immiscer dans la lutte entre Karginov et De Rooy mais assez pour passer de la 5ème à la 4ème place au classement général. Plus grave, pour De Rooy, il a encore lâché quelques minutes à Karginov arrivé deuxième du jour. L’avance de De Rooy fond comme neige dans un Dakar. Plus que 8 minutes séparent les deux camions de tête ! 

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Le classement de la dixième étape

Moto :

- Joan Barreta Bort (#3) (Espagne) sur Honda.

2 - Helder Rodrigues (#7) (Portugal) sur Honda à 7 mn 42 s.

3 - Cyril Despres (#1) (France) sur Yamaha à 9 mn 26 s.

4 - Olivier Pain (#6) (France) sur Yamaha à 10 mn 57 s.

5 - Marc Coma (#2) (Espagne) sur KTM à 11 mn 12 s.

 

Quad : 

1 - Sergey Karyakin (#296) (Russie) sur Yamaha.

2 - Ignacio Casale (#251) (Chili) sur Yamaha à 1 mn 49 s.

3 -Sergio Lafuente (#256) (Uruguay) sur Yamaha à 03 mn 56 s.

4 - Victor Manuel Gallegos Lozic (#268) (Chili) sur Honda à 10 mn 24 s.

5 - Jeremias Gonzalez Ferioli (#276) (Argentine) sur Yamaha à 29 mn 59 s.

 

Auto :

1 - Nasser Al Attiyah (Quatar) / Lucas Cruz (Espagne) (#301) sur Mini.

2 - Stéphane Peterhansel (France) / Cottret (France) (#300) sur Mini à 3 mn 50 s.

3 - Nani Roma (Espagne) / Michel Perin (France) (#304) sur Mini à 13 mn 45 s.

4 - Giniel De Villiers (Afrique du Sud) / Von Zitzewitz (Allemagne) (#302) sur Toyota à 28 mn 15 s.

5 - Krzysztof Holowczyc (Pologne) / Konstantin Zhiltsov (Russie) (#309) sur Mini à 31 mn 13 s.

 

Camion :

1 -  Loprais (Tchéquie) / Bruynkens (Belgique) / Pustejovsky (Tchéquie) (#504) sur Tatra.

2 - Andrey Karginov (Russie) / Mokeev (Russie) / Devyatkin (Russie) (#506) sur Kamaz à 0 mn 37 s.

3 - Gerard De Rooy (Pays Bas) / Tom Colsoul (Belgique) / Darek Rodewald (Pays Bas) (#501) sur Iveco à 6 mn 10 s.

4 - Eduard Nikolaev (Russie) / Yakovlev (Russie) / Rybakov (Russie) (#500) sur Kamaz à 13 mn 57 s.

5 - Siarhei Viazovich (Bielorussie) / Neviarovich (Bielorussie) / Haranin (Bielorussie) (#529) sur Maz à 28 mn 31 s.

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Le classement Général : 

Moto :

1 - Marc Coma (#2) (Espagne) sur KTM

2 - Joan Barreta Bort (#3) (Espagne) sur Honda à 44 mn 24 s.

3 - Jordi Viladoms (#4) (Espagne) sur KTM à 2 h 02 mn 03 s.

4 - Olivier Pain (#6) (France) sur Yamaha à 2 h 16 mn 12 s.

5 - Helder Rodrigues (#7) (Portugal) sur Honda à 2 h 21 mn 12 s.

6 - Cyril Despres (#1) (France) sur Yamaha à 2h 28 mn 21 s.

7 - Kuba Przygonski (#15) (Pologne) sur KTM à 2 h 29 mn 15 s.

8 - Daniel Gouet (#26) (Chili) sur Honda à 03 h 05 mn 54 s.

  

Quad : 

1 - Ignacio Casale (#251) (Chili) sur Yamaha

2 - Sergio Lafuente (#256) (Uruguay) sur Yamaha à 24 mn 36 s.

3 - Rafal Sonik (#252) (Pologne) sur Yamaha à 45 mn 05 s.

4 - Sebastian Husseini (#255) (Pays Bas) sur Honda à 4 h 28 mn 09 s.

5 - Mohammed Abu Issa (#263) (Quatar) sur Honda à 9 h 01 mn 14 s.

6 - Jeremias Gonzalez Ferioli (#276) (Argentine) sur Yamaha à 9 h 29 mn 35 s.

7 - Victor Manuel Gallegos Lozic (#268) (Chili) sur Honda à 9 h 49 mn 06 s.

8 - Daniel Mazzucco (#258) (Argentine) sur Can Am à 12 h 48 mn 18 s.

 

Auto :

1 - Nani Roma (Espagne) / Michel Perin (France) (#304) sur Mini.

2 - Stéphane Peterhansel (France) / Cottret (France) (#300) sur Mini à 2 m 15 s.

3 - Nasser Al Attiyah (Quatar) / Lucas Cruz (Espagne) (#301) sur Mini à 46 mn 01 s.

4 - Giniel De Villiers (Afrique du Sud) / Von Zitzewitz (Allemagne) (#302) sur Toyota à 1 h 14 mn 16 s.

5 - Orlando Terranova (Argentine) / Paulo Fiuza (Portugal) (#307) sur Mini à 1 h 14 mn 36 s.

6 - Krzysztof Holowczyc (Pologne) / Konstantin Zhiltsov (Russie) (#309) sur Mini à 3 h 17 mn 31 s.

7 - Marek Dabrowski (Pologne) / Jacek Czachor (Pologne) (#328) sur Toyota à 4 h 03 mn 57 s.

8 - Christian Lavieille (France) / Jean Pierre Garcin (France) (#315) sur Haval à 4 h 32 mn 45 s.

 

Camion :

1 - Gerard De Rooy (Pays Bas) / Tom Colsoul (Belgique) / Darek Rodewald (Pays Bas) (#501) sur Iveco.

2 - Andrey Karginov (Russie) / Mokeev (Russie) / Devyatkin (Russie) (#506) sur Kamaz à 7 mn 55 s.

3 - Eduard Nikolaev (Russie) / Yakovlev (Russie) / Rybakov (Russie) (#500) sur Kamaz à 1 h 29 mn 28 s.

4 - Ales Loprais (Tchéquie) / Bruynkens (Belgique) / Pustejovsky (Tchéquie) (#504) sur Tatra à 2 h 03 mn 15 s.

5 - Dmitry Sotnikov (Russie)/ Vyatcheslav Mizyukalev (Russie)/ Andrey Aferin (Russie) (#549) sur Kamaz à 2h 47 mn 48 s.

6 - Hans Stacey (Pays Bas) / Ruf (Allemagne) / Der Kinderen (Pays Bas) (#507) sur Iveco à 4 h 03 mn 54 s.

7 - Anton Shibalov (Russie) / Amatych (Russie) / Khisamiev (Russie) (#545) sur Kamaz à 4 h 10 mn 03 s.

8 - Rene Kuipers (Pays Bas)/ Moises Torrallardona (Espagne)/ Jan Van Der Vaet (Belgique)(#510) sur Man à 4h 35mn 07s

Tous les articles du Dakar 2014 dans le Petit Hergé :

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24 janvier 2014 5 24 /01 /janvier /2014 20:00

Mise à jour : 24 janvier 2014.

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Mardi 14 janvier 2014 - Dakar 2014 - Etape 9/13

Calama - Iquique

Première véritable étape 100% chilienne et de plus dans le désert d’Atracama, la région est devenue un classique pour tous les passages des Dakar au fil des années. Certains concurrents l’attendent comme un rendez vous mythique. Cette fois ci à nouveau, ils ne furent pas déçus, du sable, de la chaleur, du fesh fesh et des paysages grandioses sous un soleil à bruler les yeux pendant 442 km de spéciale. 200 km très roulants et ensuite les dunes et les complications !

Videos en français :

 

Vidéo : Etape 9 du Dakar 2014. Résumé de l'étape Calama - Uquique. Auto-Moto (En français)

Image ASO. 05 mn 30 s.

 

 

Vidéo : Etapes 8 et 9 du Dakar 2014. Résumé de l'étape Uyuni - Calama - Uquique. Auto-Moto (En français)

Image ASO. 03 mn 11 s.

Vidéos en néerlandais de RTL :

Si vous trouvez ici de nombreuses vidéos en néerlandais, ce n’est pas pour vous pousser à apprendre cette langue, mais d’une part pour les très nombreux belges qui lisent mon blog (y compris les flamands) et d’autre part sachez que les reportages sur le Dakar en français sont soit mauvais (ben oui), soit très courts (ceux de ASO ne durent jamais plus de 3 ou 4 minutes) ou tout simplement totalement inexistants sur le web. On trouve par exemple le reportage ASO auto-moto, mais ils oublient de mettre leur reportage quad-camion sur leur propre site du Dakar. Bref les francophones sont très peu professionnels !. les meilleurs reportages tout confondu, reportages des écuries des concurrents ou reportages des nombreuses télévisions qui couvrent le Dakar sont en néerlandais, en espagnol et en russe. Ce qui explique les vidéos assez nombreuses dans ces trois langues. Pour ceux qui ne sont pas polyglottes, les images parlent souvent d’elles mêmes, donc laissez vous portez par les paysages !  Bon visionnage !

Tres bons reportages de RTL, au total 12 minutes.

Moto :

Vidéo : Etape 9 du Dakar 2014. Résumé de l'étape Calama - Iquique. Moto (En neerlandais). 5 mn 48 s.

 

Auto :

Vidéo : Etape 9 du Dakar 2014. Résumé de l'étape Calama - Iquique. Auto (En neerlandais). 6 mn 17 s.

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Coté moto :

 

Grand gagnant une fois de plus Marc Coma qui avec sa KTM fait le spectacle en pulvérisant les autres motards. Plus aucune possibilité pour les autres qui n‘ont qu’à ramasser les miettes et se placer gentiment derrière. L’espagnol arrive avec presque 6 minutes sur Cyril Desprès qui aura quand même tout donné en attaquant toute la journée mais sans jamais pouvoir revenir sur les roues de Coma. Son seul rival au classement général,  l’autre espagnol Bort lâche encore aujourd’hui 17 minutes sur Coma et au tableau le voila avec 55 minutes de retard. Mission impossible pour maintenant revenir … il faut se faire une raison, Coma a cette année des ailes dans les roues.

Pour les autres, un enfer attendu, comme celui d’Alain Duclos, encore la veille meilleur français classé (4ème) et qui doit abandonner au milieu de la spéciale après avoir cassé une soupape et qui s’est fait remorqué par Francisco Errazuriz. Il y aura un abandon dans la journée, les motards ne sont plus que 82 à l’arrivée à Iquique.

Vidéo en espagnol :

Vidéo : Résumé de l'étape 9 Calama - Iquique.(En espagnol) Fox sport 4 mn 30 s.

Video en allemand :

Vidéo : Résumé de l'étape 9 Calama - Iquique.(En allemand) Euro Sport. 32 mn 15 s.

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Coté quad :

 

On pourra dire aussi que cette étape fut un enfer pour certains lors de cette journée. Coup de théâtre pour Ignacio Casale le mieux classé au général, puisque au km 177 une crevaison l’oblige à stopper et aura le plus grand mal à réparer, il va perdre presque une heure. Une fois le pneu réparé il va foncer pour maintenir tout de même sa première place au classement général, mais de justesse. Il a encore en fin de journée 16 minutes d’avance sur son suivant le polonais Sonik. Le chanceux, le hollandais Husseini qui arrive premier de l’étape, et certainement donc le polonais Sonik qui profitant des déboires de Casale, remonte sur lui en passant d’un retard de 45 mn à seulement 16 minutes. Pour l’Uruguayen Lafuente mauvaise journée aussi, il perd sa deuxième place au général. Les quads sont toujours au nombre de 17 dans la course !

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Etape 9 : Parcours et profil de l'étape pour tous les concurrents de Calama à Iquique.

 

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Coté auto :

 

Bien que le fesh-fesh soit pénalisant pour tous, les motos plus légères durent le sentir moins que les autos (et que les camions). Voilà donc qu’au cours de la journée, les voitures s’ensablèrent. Al Attiyah ouvrait l’épreuve auto de la journée et devait s’aider a trouver le cap avec les traces de motos, mais le second à partir Peterhansel, n’avait qu’à rattraper rapidement le qatari pour commencera prendre de l’avance au chronomètre. Peterhanel arrive donc premier de l’étape. La veille, Nani Roma arrivant 6ème, pensait avoir bien joué pour pouvoir partir après ses poursuivants et prendre à nouveau quelques minutes sur eux, mais la nouvelle journée allait en décider autrement. En effet il aura beau foncer, la poussière de ses poursuivants et aussi du terrain de plus en plus défoncé font qu’il ne pourra jamais revenir et perd quelques minutes précieuses qui font que Peterhsanel revient le talonner bien près au classement général. Au matin, Nani Roma avait 23 mn d’avance sur Peterhansel, au soir il ne lui reste plus que 12 minutes ! La pression du français reste forte.

Pour la malchance, aujourd’hui il faut se tourner du coté de Carlos Sanz qui casse un bras de suspension au Km 195 et doit terminer l’étape au ralenti en arrivant presque 2 heures après Peterhansel. Cette fois ci c’est définitivement impossible pour l’Espagnol de figurer sur le podium !

 

Les seuls a se batte pour la troisième place sont l’Argentin Terranova, le Sud Africain De Villiers et le qatari Al Attiyah. Cette 9ème étape permet a l’Argentin malgré une crevaison de remonter 3ème avec seulement 5 minutes d’avances sur le qatari !  Deux voitures de moins dans la course, ils sont 80 a terminer l’étape.

Video en russe :

Vidéo : Résumé de l'étape 9 Calama - Iquique.(En russe) Россия-2. 12 mn 18 s.

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Coté camion :

 

Andrey Karginov signe sa deuxième victoire d’étape de suite et commence à faire trembler Gerard De Rooy. Il faut dire que le hollandais jouait aujourd’hui la prudence pour ne rien risquer, mais c’est tout de même sans compter les dunes, puisqu’il a réussi à s’enliser presque  a la fin de la spéciale et il mit presque un bon quart d’heure a s’en sortir. A l’arrivée il perd 19 minutes et maintenant ne se positionne plus qu’à 13 minutes de Karginov. Toujours 52 camions pour terminer ce Dakar 2014.

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Le classement de la neuvième étape

Moto :

-Marc Coma (#2) (Espagne) sur KTM  

2 - Cyril Despres (#1) (France) sur Yamaha à 5 mn 45 s.

3 - Juan Pedrero Garcia (#23) (Espagne) sur Sherco à 9 mn 00 s.

4 - Stefan Svitko (#19) (Slovaquie) sur KTM à 9 mn 59 s.

5 - Helder Rodrigues (#7) (Portugal) sur Honda à 12 mn 01 s.

 

Quad : 

1 - Sebastian Husseini (#255) (Pays Bas) sur Honda.

2 - Rafal Sonik (#252) (Pologne) sur Yamaha à 25 mn 30 s.

3 - Victor Manuel Gallegos Lozic (#268) (Chili) sur Honda à 33 mn 01 s.

4 - Mohammed Abu Issa (#263) (Quatar) sur Honda à 44 mn 43 s.

5 - Sergey Karyakin (#296) (Russie) sur Yamaha à 48 mn 28 s.

 

Auto :

1 - Stéphane Peterhansel (France) / Cottret (France) (#300) sur Mini.

2 - Nasser Al Attiyah (Quatar) / Lucas Cruz (Espagne) (#301) sur Mini à 2 mn 17 s.

3 - Nani Roma (Espagne) / Michel Perin (France) (#304) sur Mini à 11 mn 36 s.

4 - Orlando Terranova (Argentine) / Paulo Fiuza (Portugal) (#307) sur Mini à 14 mn 14 s.

5 - Giniel De Villiers (Afrique du Sud) / Von Zitzewitz (Allemagne) (#302) sur Toyota à 22 mn 57 s.

 

Camion :

1 - Andrey Karginov (Russie) / Mokeev (Russie) / Devyatkin (Russie) (#506) sur Kamaz.

2 - Gerard De Rooy (Pays Bas) / Tom Colsoul (Belgique) / Darek Rodewald (Pays Bas) (#501) sur Iveco à 19 mn 07 s.

3 - Eduard Nikolaev (Russie) / Yakovlev (Russie) / Rybakov (Russie) (#500) sur Kamaz à 28 mn 47 s.

4 - Dmitry Sotnikov (Russie)/ Vyatcheslav Mizyukalev (Russie)/ Andrey Aferin (Russie) (#549) sur Kamaz à 28 mn 48 s.

5 - Loprais (Tchéquie) / Bruynkens (Belgique) / Pustejovsky (Tchéquie) (#504) sur Tatra à 40 mn 05 s. 

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Le classement Général : 

Moto :

1 - Marc Coma (#2) (Espagne) sur KTM

2 - Joan Barreta Bort (#3) (Espagne) sur Honda à 55 mn 36 s.

3 - Jordi Viladoms (#4) (Espagne) sur KTM à 1 h 54 mn 02 s.

4 - Jeremias Israel Esquerre (#38) (Chili) sur Speedbrain à 2 h 07 mn 23 s.

5 - Olivier Pain (#6) (France) sur Yamaha à 2 h 16 mn 27 s.

6 - Helder Rodrigues (#7) (Portugal) sur Honda à 2 h 24 mn 42 s.

7 - Kuba Przygonski (#15) (Pologne) sur KTM à 2 h 25 mn 33 s.

8 - Cyril Despres (#1) (France) sur Yamaha à 2h 30 mn 13 s. 

  

Quad : 

1 - Ignacio Casale (#251) (Chili) sur Yamaha

2 - Rafal Sonik (#252) (Pologne) sur Yamaha à 16 mn 28 s.

3 - Sergio Lafuente (#256) (Uruguay) sur Yamaha à 22 mn 39 s.

4 - Sebastian Husseini (#255) (Pays Bas) sur Honda à 3 h 37 mn 51 s.

5 - Mohammed Abu Issa (#263) (Quatar) sur Honda à 6 h 38 mn 24 s.

6 - Jeremias Gonzalez Ferioli (#276) (Argentine) sur Yamaha à 9 h 01 mn 25 s.

7 - Victor Manuel Gallegos Lozic (#268) (Chili) sur Honda à 9 h 40 mn 31 s.

8 - Daniel Mazzucco (#258) (Argentine) sur Can Am à 11 h 29 mn 43 s.

 

Auto :

1 - Nani Roma (Espagne) / Michel Perin (France) (#304) sur Mini.

2 - Stéphane Peterhansel (France) / Cottret (France) (#300) sur Mini à 12 m 10 s.

 3 - Orlando Terranova (Argentine) / Paulo Fiuza (Portugal) (#307) sur Mini à 54 mn 33 s.

4 - Nasser Al Attiyah (Quatar) / Lucas Cruz (Espagne) (#301) sur Mini à 59 mn 46 s.

5 - Giniel De Villiers (Afrique du Sud) / Von Zitzewitz (Allemagne) (#302) sur Toyota à 59 mn 46 s.

6 - Krzysztof Holowczyc (Pologne) / Konstantin Zhiltsov (Russie) (#309) sur Mini à 3 h 03 mn 00 s.

7 - Marek Dabrowski (Pologne) / Jacek Czachor (Pologne) (#328) sur Toyota à 3 h 20 mn 47 s.

8 - Carlos Sainz (Espagne) / Timo Gottschalk (Allemagne) sur SMG à 3 h 28 mn 27 s.

 

Camion :

1 - Gerard De Rooy (Pays Bas) / Tom Colsoul (Belgique) / Darek Rodewald (Pays Bas) (#501) sur Iveco.

2 - Andrey Karginov (Russie) / Mokeev (Russie) / Devyatkin (Russie) (#506) sur Kamaz à 13 mn 28 s.

3 - Eduard Nikolaev (Russie) / Yakovlev (Russie) / Rybakov (Russie) (#500) sur Kamaz à 1 h 21 mn 41 s.

4 - Dmitry Sotnikov (Russie)/ Vyatcheslav Mizyukalev (Russie)/ Andrey Aferin (Russie) (#549) sur Kamaz à 1h 33 mn 07 s.

5 - Ales Loprais (Tchéquie) / Bruynkens (Belgique) / Pustejovsky (Tchéquie) (#504) sur Tatra à 2 h 09 mn 25 s

6 - Hans Stacey (Pays Bas) / Ruf (Allemagne) / Der Kinderen (Pays Bas) (#507) sur Iveco à 3 h 14 mn 15 s.

7 - Marcel Van Vliet (Pays Bas) / Pronk (Pays Bas) / Klein (Allemagne) (#508) sur Man à 3 h 33 mn 12 s.

8 - Anton Shibalov (Russie) / Amatych (Russie) / Khisamiev (Russie) (#545) sur Kamaz à 3 h 40 mn 51 s. 

Tous les articles du Dakar 2014 dans le Petit Hergé :

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23 janvier 2014 4 23 /01 /janvier /2014 20:06

Mise à jour : 23 janvier 2014.

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Lundi 13 janvier 2014 - Dakar 2014 - Etape 8/13

Uyuni - Calama

Une fois de plus, les organisateurs modifient le tracé de l’étape en la raccourcissant de quelques km. Les motos et quad n’avaient pas le même parcours que les autos et camions. Pour cette deuxième journée en Bolivie, les motos et quad s’offraient un tour du salar d’Uyuni, une façon aussi de promouvoir le tourisme dans ce pays de l’altiplano et d’offrir de merveilleuses images pour donner envie à quelques touristes de venir y poser leurs pieds. Pour les 4 roues par contre c’était une liaison directe entre Salta et le Chili par le Paso de Sico à 4.080 m d’altitude. Rien de très technique pour ces deux étapes parallèles, une course très rapide et une préparation à l’étape du lendemain qui semble bien difficile.

Videos en français :

 

Vidéo : Etape 8 du Dakar 2014. Résumé de l'étape Uyuni - Calama. Auto-Moto (En français)

Image ASO. 05 mn 09 s.

Vidéos en néerlandais de RTL :

Si vous trouvez ici de nombreuses vidéos en néerlandais, ce n’est pas pour vous pousser à apprendre cette langue, mais d’une part pour les très nombreux belges qui lisent mon blog (y compris les flamands) et d’autre part sachez que les reportages sur le Dakar en français sont soit mauvais (ben oui), soit très courts (ceux de ASO ne durent jamais plus de 3 ou 4 minutes) ou tout simplement totalement inexistants sur le web. On trouve par exemple le reportage ASO auto-moto, mais ils oublient de mettre leur reportage quad-camion sur leur propre site du Dakar. Bref les francophones sont très peu professionnels !. les meilleurs reportages tout confondu, reportages des écuries des concurrents ou reportages des nombreuses télévisions qui couvrent le Dakar sont en néerlandais, en espagnol et en russe. Ce qui explique les vidéos assez nombreuses dans ces trois langues. Pour ceux qui ne sont pas polyglottes, les images parlent souvent d’elles mêmes, donc laissez vous portez par les paysages !  Bon visionnage !

Tres bons reportages de RTL, au total 19 minutes.

Moto :

 

Vidéo : Etape 8 du Dakar 2014. Résumé de l'étape Uyuni - Calama. Moto (En neerlandais). 6 mn 25 s.

 

Auto :

 

 Vidéo : Etape 8 du Dakar 2014. Résumé de l'étape Uyuni - Calama. Auto (En neerlandais). 6 mn 54 s.

 

Camion :

 

 Vidéo : Etape 8 du Dakar 2014. Résumé de l'étape Uyuni - Calama. Camion (En neerlandais). 5 mn 52 s.

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Coté moto :

La nuit fut difficile pour certain, il faut dire que dormir a cette altitude provoque chez certains des maux de tête qui ne sont en rien compatible avec l’effort à  fournir le lendemain. Donc 460 km de spéciale dont une grande partie sur du plat puisque les motos roulaient autour du sala d’Uyuni, on a donc forcé sur l’allure. Il était prévu en fait de rouler directement sur le salar, mais finalement les conditions météo n’étaient pas au rendez vous et il a été décidé de rouler autour ! Presque aucune navigation aujourd’hui, seulement de la piste et des vitesses très élevées pour tous ! Cette fois, Cyril Desprès se fait plaisir et gagne l’étape, il ne vient absolument pas à gêner le premier du général Barreda, mais après la catastrophique 5ème étape ou il s’est retrouvé classé 12ème au classement général, il arrive chaque jour a remonter une place, le voilà au soir de cette 8ème etape en 9ème place. Suivent derrière dans l’ordre Marc Coma, Barreda Bort, Helder Rodrigues et le Français Olivier Pain. Le français le mieux classé au tableau général, Alain Duclos fait preuve de malchance, car il perd plus d’une demi heure en tombant en panne dés le début de l’étape. Il ne reste plus que 82 motos en course (2 abandons aujourd'hui).

 Toujours trois espagnols aux trois premières places ! KTM contre Honda !

Vidéo en allemand :

 

Vidéo : Résumé en allemand de l'Etape 8 entre Uyuni et Calama. 33 mn 04 s.

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Coté quad :

Comme hier, Casale remporte l’étape et le voilà qui s’envole loin devant les autres ! Le second Lafuente était à 06 mn de lui hier et le voila maintenant 21 minutes derrière ! Le Chilien sur son quad Yamaha parait enfin avoir maintenant bien la course en main. Cela va être difficile pour Lafuente de revenir le talonner ! 16 quads à l’arrivée (1 abandon aujourd’hui),

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Etape 8 : Parcours et profil de l'étape pour moto et quad d'Uyuni vers Calama.

 

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Etape 8 : Parcours et profil de l'étape pour auto et camion à partir de Salta vers Calama.

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Coté auto :

Tactique totale pour cette 8ème étape. En effet si cette journée parait facile, les concurrents cherchent plutôt à choisir leur place de départ pour la 9ème étape du lendemain, une des plus difficiles de ce Dakar 2014.  Personne ne veut ouvrir la piste le lendemain, donc on cherche à arriver derrière les autres. Etonnant non ? A ce petit jeu, le tenant du classement général, Nani Roma arrive donc 6ème (il faut dire que ses deux crevaisons lui ont permis de prendre du retard) et aura donc devant lui demain ses poursuivants pour mieux les gérer. On verra si ce petit jeu en valait la peine !

En arrivant donc 6ème lors de cette 8ème étape avec 9 minutes sur Al Attiyah (le vainqueur de l’étape), il se place toujours premier au classement général avec 23 minutes d’avance sur Peterhansel.

Grand coup de gueule de De Villiers qui débute comme une flèche mais bute 170 km après le début de la course derrière la voiture et dans la poussière de Vladimir Vasilyev. Le russe refuse de le laisser passer (alors qu’il est 16ème au classement général avec plus de 5 heures de retard, donc pas très fairplay !). De Villiers arrivera quand même 7ème de l’étape, mais aurait pu vraiment faire un temps meilleurs s’il n’avait pas été gêné ! 79 autos à l’arrivée (3 abandons dans la journée).

L'équipe DAF :

 

Vidéo : Etape 8 du Dakar 2014. Comme si vous étiez dans le camion.

Equipe CF Daf Schoonesdakar. 2 mn 32 s.(en neerlandais).

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Coté camion :

Andrey Karginov met la pression et attaque méchamment le hollandais De Rooy en prenant des risques. Il faut dire que la balle est du coté du russe et c’est à lui de prendre tous les risques pour revenir sur le premier. Encore 5 étapes pour rattraper son  retard. Mais il lui reste encore 32 minutes de rattraper. Pas évident !  49 camions à l’arrivée ( 3 abandons dans la journée).

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Le classement de la huitième étape

Moto :

- Cyril Despres (#1) (France) sur Yamaha.

2 - Marc Coma (#2) (Espagne) sur KTM à 2 mn 15 s.

3 - Joan Barreta Bort (#3) (Espagne) sur Honda à 2 mn 39 s.

4 - Helder Rodrigues (#7) (Portugal) sur Honda à 6 mn 38 s.

5 - Olivier Pain (#6) (France) sur Yamaha à 10 mn 40 s.

 

Quad : 

1 - Ignacio Casale (#251) (Chili) sur Yamaha.

2 - Sebastian Husseini (#255) (Pays Bas) sur Honda à 8 mn 38 s.

3 - Sergio Lafuente (#256) (Uruguay) sur Yamaha à 15 mn 25 s.

4 - Rafal Sonik (#252) (Pologne) sur Yamaha à 16 mn 04 s.

5 - Victor Manuel Gallegos Lozic (#268) (Chili) sur Honda à 23 mn 29 s.

 

Auto :

1 - Nasser Al Attiyah (Quatar) / Lucas Cruz (Espagne) (#301) sur Mini.

2 - Stéphane Peterhansel (France) / Cottret (France) (#300) sur Mini à 1 mn 12 s.

3 -Carlos Sainz (Espagne) / Timo Gottschalk (Allemagne) sur SMG à 2 mn 36 s.

4 - Orlando Terranova (Argentine) / Paulo Fiuza (Portugal) (#307) sur Mini à 6 mn 40 s.

5 - Krzysztof Holowczyc (Pologne) / Konstantin Zhiltsov (Russie) (#309) sur Mini à 7 mn 49 s. 

 

Camion :

1 - Andrey Karginov (Russie) / Mokeev (Russie) / Devyatkin (Russie) (#506) sur Kamaz.

2 - Gerard De Rooy (Pays Bas) / Tom Colsoul (Belgique) / Darek Rodewald (Pays Bas) (#501) sur Iveco à 5 mn 15 s.

3 - Dmitry Sotnikov (Russie)/ Vyatcheslav Mizyukalev (Russie)/ Andrey Aferin (Russie) (#549) sur Kamaz à 6 mn 55 s.

4 - Loprais (Tchéquie) / Bruynkens (Belgique) / Pustejovsky (Tchéquie) (#504) sur Tatra à 8 mn 00 s.

5 - Pieter Versluis (Pays Bas) / Jurgen Damen (Belgique) / Henricus Schuurmans (Pays Bas) (#505) sur Man à 8mn33 s.

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Le classement Général : 

Moto :

1 - Marc Coma (#2) (Espagne) sur KTM

2 - Joan Barreta Bort (#3) (Espagne) sur Honda à 38 mn 38 s.

3 - Jordi Viladoms (#4) (Espagne) sur KTM à 1 h 27 mn 22 s.

4 - Alain Duclos (#22) (France) sur Sherco à 1 h 49 mn 09 s.

5 - Jeremias Israel Esquerre (#38) (Chili) sur Speedbrain à 1 h 52 mn 05 s.

6 - Olivier Pain (#6) (France) sur Yamaha à 1 h 59 mn 07 s.

7 -  Kuba Przygonski (#15) (Pologne) sur KTM à 2 h 06 mn 06 s.

8 - Helder Rodrigues (#7) (Portugal) sur Honda à 2 h 12 mn 41 s.

  

Quad : 

1 - Ignacio Casale (#251) (Chili) sur Yamaha

2 - Sergio Lafuente (#256) (Uruguay) sur Yamaha à 21 mn 40 s.

3 - Rafal Sonik (#252) (Pologne) sur Yamaha à 45 mn 56 s.

4 - Sebastian Husseini (#255) (Pays Bas) sur Honda à 3 h 32 mn 49 s.

5 - Mohammed Abu Issa (#263) (Quatar) sur Honda à 6 h 48 mn 39 s.

6 - Jeremias Gonzalez Ferioli (#276) (Argentine) sur Yamaha à 8 h 49 mn 33 s.

7 - Victor Manuel Gallegos Lozic (#268) (Chili) sur Honda à 10 h 02 mn 19 s.

8 - Daniel Mazzucco (#258) (Argentine) sur Can Am à 10 h 19 mn 12 s.

 

Auto :

1 - Nani Roma (Espagne) / Michel Perin (France) (#304) sur Mini.

2 - Stéphane Peterhansel (France) / Cottret (France) (#300) sur Mini à 23 mn 46 s.

3 - Giniel De Villiers (Afrique du Sud) / Von Zitzewitz (Allemagne) (#302) sur Toyota à 48 mn 25 s.

4 - Orlando Terranova (Argentine) / Paulo Fiuza (Portugal) (#307) sur Mini à 51 mn 55 s.

5 - Nasser Al Attiyah (Quatar) / Lucas Cruz (Espagne) (#301) sur Mini à 1 h 09 mn 05 s.

6 - Carlos Sainz (Espagne) / Timo Gottschalk (Allemagne) sur SMG à 1 h 43 mn 59 s.

7 - Krzysztof Holowczyc (Pologne) / Konstantin Zhiltsov (Russie) (#309) sur Mini à 2h 29 mn 22 s. 

 

 

Camion :

1 - Gerard De Rooy (Pays Bas) / Tom Colsoul (Belgique) / Darek Rodewald (Pays Bas) (#501) sur Iveco.

2 - Andrey Karginov (Russie) / Mokeev (Russie) / Devyatkin (Russie) (#506) sur Kamaz à 32 mn 35 s.

3 - Eduard Nikolaev (Russie) / Yakovlev (Russie) / Rybakov (Russie) (#500) sur Kamaz à 1 h 12 mn 01 s.

4 - Dmitry Sotnikov (Russie)/ Vyatcheslav Mizyukalev (Russie)/ Andrey Aferin (Russie) (#549) sur Kamaz à 1h 23 mn 26 s.

5 - Ales Loprais (Tchéquie) / Bruynkens (Belgique) / Pustejovsky (Tchéquie) (#504) sur Tatra à 1 h 48 mn 27 s

6 - Hans Stacey (Pays Bas) / Ruf (Allemagne) / Der Kinderen (Pays Bas) (#507) sur Iveco à 1 h 55 mn 22 s.

7 - Pep Vila Roca (Espagne)/ Peter Van Eerd (Pays Bas)/ Xavi Colome Roqueta (Espagne)(#516)sur Iveco 2h 27mn 53s.

8 - Anton Shibalov (Russie) / Amatych (Russie) / Khisamiev (Russie) (#545) sur Kamaz à 2 h 49 mn 28 s. 

Tous les articles du Dakar 2014 dans le Petit Hergé :

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14 janvier 2014 2 14 /01 /janvier /2014 21:00

Mise à jour : Mardi 14 janvier 2014.

Dimanche 12 janvier 2014 - Dakar 2014 - Etape 7/13

Salta - Uyuni

Voila une étape pas comme les autres, en effet, si les motos et les quads prennent le chemin plein nord de la Bolivie, les autos et camion jouent plutôt la sécurité et font une boucle autour des salinas grandes dans les provinces de Salta et de Jujuy. Le temps étant plutôt nuageux pour ne pas dire orageux, et il avait plu énormément la veille, les organisateurs préfèrent donc lever le pied et alléger la longueur des deux spéciales.

 C’est ainsi que les 401km de spéciale prévus sont ramenés à 104 km. On déplorera peut être cette étape plus que tronquée qui aurait pu marquer fortement les chronomètres et relancer la course, mais cette fois la sécurité passe avant tout !

Videos en français :

Vidéo : Etape 7 du Dakar 2014. Résumé de l'étape Salta - Uyuni. Auto-Moto (En français)

Image ASO. 05 mn 12 s.

Vidéos en néerlandais de RTL :

Si vous trouvez ici de nombreuses vidéos en néerlandais, ce n’est pas pour vous pousser à apprendre cette langue, mais d’une part pour les très nombreux belges qui lisent mon blog (y compris les flamands) et d’autre part sachez que les reportages sur le Dakar en français sont soit mauvais (ben oui), soit très courts (ceux de ASO ne durent jamais plus de 3 ou 4 minutes) ou tout simplement totalement inexistants sur le web. On trouve par exemple le reportage ASO auto-moto, mais ils oublient de mettre leur reportage quad-camion sur leur propre site du Dakar. Bref les francophones sont très peu professionnels !. les meilleurs reportages tout confondu, reportages des écuries des concurrents ou reportages des nombreuses télévisions qui couvrent le Dakar sont en néerlandais, en espagnol et en russe. Ce qui explique les vidéos assez nombreuses dans ces trois langues. Pour ceux qui ne sont pas polyglottes, les images parlent souvent d’elles mêmes, donc laissez vous portez par les paysages !  Bon visionnage !

Tres bons reportages de RTL, au total 19 minutes.

Moto :

Vidéo : Etape 7 du Dakar 2014. Résumé de l'étape Salta - Uyuni. Moto (En neerlandais). 5 mn 14 s.

 

Auto :

 

Vidéo : Etape 7 du Dakar 2014. Résumé de l'étape Salta - Uyuni. Auto (En neerlandais). 6 mn 56 s.

 

Camion :

Vidéo : Etape 7 du Dakar 2014. Résumé de l'étape Salta - Uyuni. Camion (En neerlandais). 6 mn 13 s.

Coté moto :

 

On attendait Alain Duclos victorieux de la dernière étape, pour savoir s’il allait poursuivre sur sa lancée et dépasser  Barreta ne serait ce que pour gagner la seconde place au classement général. Dur étape pour le français, en effet comme il ouvrait la piste au matin avec un mal de crane en raison de l’altitude, il s’est perdu ! Le temps de retrouver son calme et son chemin, il accumule 20 minutes de retard et se retrouve maintenant 4éme au classement général tout juste derrière Viladoms. Le gagnant de l’étape c’est Barreda qui gagne quelques minutes sur Coma et se place 38 minutes derrière lui, c’est encore jouable avant Valparaiso.

 

Vidéo en Espagnol :

 

Très bon reportage en langue espagnole. Tous les soirs sur TDP (Teledeporte). TDP est une chaine espagnole de TVE. Durée de l’émission 1 heure ! Bon visionnement !

Video : Reportage sur la septieme étape. TDP-TVE 12 janvier 2014. (En espagnol) 1 heure.

Coté quad :

 Cette catégorie est maintenant uniquement entre les mains de trois pilotes, Casale, Sonik et Lafuente. A chaque étape c’est un de ces trois pilotes qui emporte la victoire. Aujourd’hui ce fut au tour de Casale d’arriver 8 mn avant Lafuente et de lui ravir au passage le maillot jaune !  Très bonne journée donc pour le chilien, qui maintenant va bientôt arriver sur ses terres et va devoir porter très haut les couleurs de son pays. Quant au polonais, toujours tranquille, il totalise maintenant près d’une demi heure de retard sur Casale, mais ne change pas de stratégie, peut être attend il une erreur ou une chute de l’Uruguayen ou du Chilien.

 

Etape 7 : Parcours et profil de l'étape pour moto et quad vers Uyuni.

Etape 7 : Parcours et profil de l'étape pour auto et camion boucle autour de Salta.

 

Coté auto :

 Carlos Sainz est parti en 5éme place ce matin, et profitant d’une crevaison de Giniel de Villiers (parti 4éme), il s’est retrouvé libre pour pousser sur l’accélérateur et foncer droit devant. A l’arrivée c’est donc l’Espagnol avec son buggy SMG qui fait le meilleur temps. Les deux autres meilleurs temps sont ceux d’Al Attiyah (alors qu’il a tout de même fait une erreur de navigation) et de Peterhansel (qui du freiner a plusieurs reprises pour ne pas emboutir des troupeaux de lamas). Roma arrive quant à lui 4éme et préfère maintenant ne plus prendre de risque et assurer son avance. C’est bien joué, au classement général Roma conserve une marge de 32 minutes sur Peterhansel. Du coté de l’Argentin Terranova, il est bougonneur et se plaint de cette journée qu’il considère mauvaise, crevaison, choc avec une pierre, ensuite panne de 5 minutes. Nous sommes en altitude, et les moteurs diesel perdent de leur efficacité, le premier à en pâtir c’est le Toyota de De Villiers.

 

L'équipe DAF :

Vidéo : Etape 6 du Dakar 2014. Comme si vous étiez dans le camion.

Equipe CF Daf Schoonesdakar. 2 mn 59 s.(en neerlandais).

Coté Camion :

Enfin deux Kamaz aux deux premières places de l’étape, les russes se seraient ils réveillés, ou De Rooy lève le pied en attendant les étapes chiliennes ? En tout cas, l’étape est gagné pour la première fois cette année par Nikolaev. Les temps entre les camions sont trop réduits pour le classement général en soit affecté.

Le classement de la septieme étape

Moto :

Joan Barreta Bort (#3) (Espagne) sur Honda.

2 - Marc Coma (#2) (Espagne) sur KTM à 4 mn 03 s.

3 - Cyril Despres (#1) (France) sur Yamaha à 6 mn 05 s.

4 - Juan Pedrero Garcia (#23) (Espagne) sur Sherco à 6 mn 57 s.

5 - Kuba Przygonski (#15) (Pologne) sur KTM à 1 h 49 mn 59 s.

 

Quad : 

1 - Ignacio Casale (#251) (Chili) sur Yamaha.

2 - Sebastian Husseini (#255) (Pays Bas) sur Honda à 7 mn 40 s.

3 -  Sergio Lafuente (#256) (Uruguay) sur Yamaha à 8 mn 38 s.

4 - Rafal Sonik (#252) (Pologne) sur Yamaha à 9 mn 57 s.

5 -  Victor Manuel Gallegos Lozic (#268) (Chili) sur Honda à 15 mn 28 s.

 

Auto :

1 - Carlos Sainz (Espagne) / Timo Gottschalk (Allemagne) sur SMG.

2 - Nasser Al Attiyah (Quatar) / Lucas Cruz (Espagne) (#301) sur Mini à 4 mn 45 s.

3 - Stéphane Peterhansel (France) / Cottret (France) (#300) sur Mini à 7 mn 26 s.

4 -Nani Roma (Espagne) / Michel Perin (France) (#304) sur Mini à 8 mn 56 s.

5 - Krzysztof Holowczyc (Pologne) / Konstantin Zhiltsov (Russie) (#309) sur Mini à 10 mn 51 s. 

 

Camion :

1 - Eduard Nikolaev (Russie) / Yakovlev (Russie) / Rybakov (Russie) (#500) sur Kamaz.

2 - Dmitry Sotnikov (Russie)/ Vyatcheslav Mizyukalev (Russie)/ Andrey Aferin (Russie) (#549) sur Kamaz à 3 mn 45 s

3 - Gerard De Rooy (Pays Bas) / Tom Colsoul (Belgique) / Darek Rodewald (Pays Bas) (#501) sur Iveco à 4 mn 34 s.

4 - Pieter Versluis (Pays Bas) / Jurgen Damen (Belgique) / Henricus Schuurmans (Pays Bas) (#505) sur Man à 8mn04 s. 

5 - Loprais (Tchéquie) / Bruynkens (Belgique) / Pustejovsky (Tchéquie) (#504) sur Tatra à 10 mn 23 s.

Le classement Général : 

Moto :

1 - Marc Coma (#2) (Espagne) sur KTM

2 - Joan Barreta Bort (#3) (Espagne) sur Honda à 38 mn 14 s.

3 - Jordi Viladoms (#4) (Espagne) sur KTM à 1 h 16 mn 03 s.

4 - Alain Duclos (#22) (France) sur Sherco à 1 h 16 mn 35 s.

5 - Jeremias Israel Esquerre (#38) (Chili) sur Speedbrain à 1 h 39 mn 29 s.

6 - Olivier Pain (#6) (France) sur Yamaha à 1 h 50 mn 42 s

7 -  Kuba Przygonski (#15) (Pologne) sur KTM à 1 h 54 mn 52 s.

8 - Helder Rodrigues (#7) (Portugal) sur Honda à 2 h 08 mn 18 s.

  

Quad : 

1 - Ignacio Casale (#251) (Chili) sur Yamaha

 2 - Sergio Lafuente (#256) (Uruguay) sur Yamaha à 6 mn 15 s.

3 - Rafal Sonik (#252) (Pologne) sur Yamaha à 29 mn 52 s.

4 - Sebastian Husseini (#255) (Pays Bas) sur Honda à 3 h 24 mn 11 s.

5 - Mohammed Abu Issa (#263) (Quatar) sur Honda à 6 h 11 mn 51 s.

6 - Jeremias Gonzalez Ferioli (#276) (Argentine) sur Yamaha à 8 h 04 mn 13 s.

7 - Mauro Almeida (#273) (Uruguay) sur Yamaha à 8 h 53 mn 40 s.

8 - Daniel Mazzucco (#258) (Argentine) sur Can Am à 9 h 05 mn 35 s.

 

Auto :

1 - Nani Roma (Espagne) / Michel Perin (France) (#304) sur Mini.

2 - Stéphane Peterhansel (France) / Cottret (France) (#300) sur Mini à 31 mn 53 s.

3 - Giniel De Villiers (Afrique du Sud) / Von Zitzewitz (Allemagne) (#302) sur Toyota à 48 mn 23 s.

4 - Orlando Terranova (Argentine) / Paulo Fiuza (Portugal) (#307) sur Mini à 54 mn 34 s.

5 - Nasser Al Attiyah (Quatar) / Lucas Cruz (Espagne) (#301) sur Mini à 1 h 18 mn 24 s.

6 - Carlos Sainz (Espagne) / Timo Gottschalk (Allemagne) sur SMG à 1 h 50 mn 42 s.

7 - Marek Dabrowski (Pologne) / Jacek Czachor (Pologne) (#328) sur Toyota à 2 h 30 mn 47 s.

8 - Krzysztof Holowczyc (Pologne) / Konstantin Zhiltsov (Russie) (#309) sur Mini à 2h 30 mn 52 s. 

 

Camion :

1 - Gerard De Rooy (Pays Bas) / Tom Colsoul (Belgique) / Darek Rodewald (Pays Bas) (#501) sur Iveco.

2 - Andrey Karginov (Russie) / Mokeev (Russie) / Devyatkin (Russie) (#506) sur Kamaz à 37 mn 50 s.

3 - Eduard Nikolaev (Russie) / Yakovlev (Russie) / Rybakov (Russie) (#500) sur Kamaz à 1 h 03 mn 08 s.

4 - Dmitry Sotnikov (Russie)/ Vyatcheslav Mizyukalev (Russie)/ Andrey Aferin (Russie) (#549) sur Kamaz à 1h 21 mn 46 s.

5 - Hans Stacey (Pays Bas) / Ruf (Allemagne) / Der Kinderen (Pays Bas) (#507) sur Iveco à 1 h 45 mn 20 s.

6 - Ales Loprais (Tchéquie) / Bruynkens (Belgique) / Pustejovsky (Tchéquie) (#504) sur Tatra à 1 h 45 mn 42 s.

7 - Pep Vila Roca (Espagne)/ Peter Van Eerd (Pays Bas)/ Xavi Colome Roqueta (Espagne)(#516)sur Iveco 2h 11mn 26s.

8 - Rene Kuipers (Pays Bas) / Moises Torrallardona (Espagne) / Jan Van Der Vaet (Belgique) (#510) sur Man à 2h 34mn 04s.

Tous les articles du Dakar 2014 dans le Petit Hergé :

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13 janvier 2014 1 13 /01 /janvier /2014 14:00

Mise à jour : 13 janvier 2014.

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Vendredi 10 janvier 2014 - Dakar 2014 - Etape 6/13

San Miguel de Tucuman - Salta

 

Enfin une étape un peu plus facile pour ne pas dire légère, à la veille de la journée de repos après l’enfer des deux dernières journées (voir : Etape 4 et Etape 5), les concurrents en avaient bien besoin ! Donc comme il n’eut pas trop de navigation ni même de combats acharnés entre pilotes, surement du à la fatigue des derniers jours, le classement général se maintient d’une journée à l’autre ! La nouvelle au petit matin du décès survenu la veille d’Eric Palante entacha certainement les motivations de certains à vouloir prendre des risques, tout comme une certaine grogne déjà sous-jacente depuis quelques jours contre les organisateurs d’avoir mis la barre de la difficulté aussi haute cette année au risque justement de passer la limite de la sécurité.

Videos en français :

Vidéo : Etape 6 du Dakar 2014. Résumé de l'étape Tucuman - Salta. Auto-Moto (En français)

Image ASO. 04 mn 53 s.

Vidéos en néerlandais de RTL :

Si vous trouvez ici de nombreuses vidéos en néerlandais, ce n’est pas pour vous pousser à apprendre cette langue, mais d’une part pour les très nombreux belges qui lisent mon blog (y compris les flamands) et d’autre part sachez que les reportages sur le Dakar en français sont soit mauvais (ben oui), soit très courts (ceux de ASO ne durent jamais plus de 3 ou 4 minutes) ou tout simplement totalement inexistants sur le web. On trouve par exemple le reportage ASO auto-moto, mais ils oublient de mettre leur reportage quad-camion sur leur propre site du Dakar. Bref les francophones sont très peu professionnels !. les meilleurs reportages tout confondu, reportages des écuries des concurrents ou reportages des nombreuses télévisions qui couvrent le Dakar sont en néerlandais, en espagnol et en russe. Ce qui explique les vidéos assez nombreuses dans ces trois langues. Pour ceux qui ne sont pas polyglottes, les images parlent souvent d’elles mêmes, donc laissez vous portez par les paysages !  Bon visionnage !

Tres bons reportages de RTL, au total 15 minutes.

Moto :

Vidéo : Etape 6 du Dakar 2014. Résumé de l'étape Tucuman - Salta. Moto (En neerlandais). 5 mn 55 s.

 

Auto :

Vidéo : Etape 6 du Dakar 2014. Résumé de l'étape Tucuman - Salta. Auto (En neerlandais). 4 mn 57 s.

 

Camion :

 

Vidéo : Etape 6 du Dakar 2014. Résumé de l'étape Tucuman - Salta. Camion (En neerlandais). 4 mn 41 s.

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Coté moto :

 

Bonne journée pour Alain Duclos, sans trop forcé il arrive premier, suivis par les favoris Coma, Barreda, Despres,… Il y avait quand même un peu de navigation à faire puisque pas mal de Km hors piste, mais ce fut facile pour tous (en tout cas bien plus que pour l’étape de la veille). Cette victoire, fait passer Duclos a la troisième place au classement général sans remettre en cause la première place de Coma qui grâce aux deux dernière journée, dispose de plus d’une heure d’avance sur Duclos et de 42 mn sur Barreda. Il va falloir attendre les deux étapes de Bolivie pour voir si quelque chose change au classement.

Très mauvaise journée par contre pour le chilien Chaleco qui au Km 211 fait une mauvaise chute qui met hors course sa moto. Il était classé 3ème au classement général, de quoi rager ! Si cette journée paraissait facile, encore des abandons et ils ne furent que 85 à passer la ligne a Salta. Il ne reste plus que 49% des participantes motos à Salta.

Vidéo en Espagnol :

 

Très bon reportage en langue espagnole. Tous les soirs sur TDP (Teledeporte). TDP est une chaine espagnole de TVE. Durée de l’émission 1 heure ! Bon visionnement !

 

 

Video : Reportage sur la sixième étape. TDP-TVE 10 janvier 2014. (En espagnol) 1 heure.

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Coté quad :

 

Une étape qui ressemble à une autre, toujours les trois mêmes (Sonik, Casale et Lafuente) qui arrivent aux trois premières places aujourd’hui et qui occupent aussi la tête du classement général. Hier Lafuente arrivait en tête aujourd’hui c’est au tour de Casale. Il reste 17 quads en course à l’arrivée a Salta.

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Etape 6 : Parcours et profil de l'étape pour auto.

 

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Coté auto :

 

Dans cette catégorie aussi, pas de grands changements, tous les concurrents sont arrivés sans trop de casse ou d’erreur de navigation a Salta. Ce qui fait que le tableau général ne subit pas de grosses modifications en tout cas pour le leader Nani Roma qui a toujours plus d’une demi heure sur ses poursuivants. C’est donc pour les 2, 3 et 4èmes places que ça se bouscule, car ils se tiennent dans un mouchoir de poche et s’intercalent les uns entre les autres d’une épreuve sur l’autre. Il s’agit de Terranova, de De Villiers et de Peterhansel. Toujours trois minis au trois premières places suivis de la Toyota de De Villiers.

Il reste 82 autos en course à l’arrivée à Salta.

 

L'équipe DAF :

Vidéo : Etape 6 du Dakar 2014. Comme si vous étiez dans le camion.

Equipe CF Daf Schoonesdakar. 2 mn 59 s.(en neerlandais).

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Coté Camion :

 

Journée bien particulière aujourd’hui, puisque il existait en fait trois spéciales bien distincte, une pour les quads et motos, une autre pour autos et enfin une bien plus courte pour camions. 156 km donc seulement pour les camions qui se sont suivis et les 9 premiers sont arrivées dans un espace de 5 mn, donc pas de révolution sur le classement général ! Aujourd’hui la victoire revenait à Versluis sur Man (Sa première victoire dans ce Dakar 2014). Le classement général ne change pas, toujours De Rooy devant ! Il reste 54 camions en course a l’arrivée de Salta.

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Le classement de la sixième étape

Moto :

- Alain Duclos (#22) (France) sur Sherco.

2 - Marc Coma (#2) (Espagne) sur KTM à 1 mn 15 s.

3 - Joan Barreta Bort (#3) (Espagne) sur Honda à 2 mn 22 s.

4 - Cyril Despres (#1) (France) sur Yamaha à 2 mn 55 s.

5 - Helder Rodrigues (#7) (Portugal) sur Honda à 4 mn 21 s.

Quad : 

1 - Ignacio Casale (#251) (Chili) sur Yamaha.

2 - Rafal Sonik (#252) (Pologne) sur Yamaha à 13 mn 35 s.

3 - Sergio Lafuente (#256) (Uruguay) sur Yamaha à 14 mn 29 s.

4 - Victor Manuel Gallegos Lozic (#268) (Chili) sur Honda à 17 mn 18 s.

5 - Sergey Karyakin (#296) (Russie) sur Yamaha à 31 mn 27 s.

Auto :

1 - Stéphane Peterhansel (France) / Cottret (France) (#300) sur Mini.

2 - Nasser Al Attiyah (Quatar) / Lucas Cruz (Espagne) (#301) sur Mini à 2 mn 43 s.

3 - Orlando Terranova (Argentine) / Paulo Fiuza (Portugal) (#307) sur Mini à 5 mn 20 s.

4 - Giniel De Villiers (Afrique du Sud) / Von Zitzewitz (Allemagne) (#302) sur Toyota à 6 mn 06 s.

5 - Carlos Sainz (Espagne) / Timo Gottschalk (Allemagne) sur SMG à 6 mn 31 s.

Camion :

1 - Pieter Versluis (Pays Bas) / Jurgen Damen (Belgique) / Henricus Schuurmans (Pays Bas) (#505) sur Man.

2 - Andrey Karginov (Russie) / Mokeev (Russie) / Devyatkin (Russie) (#506) sur Kamaz à 01 mn 11 s.

3 - Marcel Van Vliet (Pays Bas) / Pronk (Pays Bas) / Klein (Allemagne) (#508) sur Man à 01 mn 36 s.

4 - Eduard Nikolaev (Russie) / Yakovlev (Russie) / Rybakov (Russie) (#500) sur Kamaz à 02 mn 07 s.

5 - Hans Stacey (Pays Bas) / Ruf (Allemagne) / Der Kinderen (Pays Bas) (#507) sur Iveco à 02 mn 47 s.

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Le classement Général : 

Moto :

1 - Marc Coma (#2) (Espagne) sur KTM

2 - Joan Barreta Bort (#3) (Espagne) sur Honda à 42 mn 17 s.

3 - Alain Duclos (#22) (France) sur Sherco à 1 h 00 mn 58 s.

4 - Jordi Viladoms (#4) (Espagne) sur KTM à 1 h 08 mn 09 s.

5 - Jeremias Israel Esquerre (#38) (Chili) sur Speedbrain à 1 h 33 mn 28 s.

6 - Olivier Pain (#6) (France) sur Yamaha à 1 h 43 mn 08 s.

7 - Kuba Przygonski (#15) (Pologne) sur KTM à 1 h 49 mn 59 s.

8 - Helder Rodrigues (#7) (Portugal) sur Honda à 2 h 01 mn 24 s.

  

Quad : 

1 - Sergio Lafuente (#256) (Uruguay) sur Yamaha.

2 - Ignacio Casale (#251) (Chili) sur Yamaha à 2 mn 23 s.

3 - Rafal Sonik (#252) (Pologne) sur Yamaha à 22 mn 18 s.

4 - Sebastian Husseini (#255) (Pays Bas) sur Honda à 3 h 18 mn 54 s.

5 - Mohammed Abu Issa (#263) (Quatar) sur Honda à 5 h 27 mn 02 s.

6 - Jeremias Gonzalez Ferioli (#276) (Argentine) sur Yamaha à 7 h 33 mn 01 s.

7 - Daniel Mazzucco (#258) (Argentine) sur Can Am à 8 h 19 mn 30 s.

8 - Mauro Almeida (#273) (Uruguay) sur Yamaha à 8 h 22 mn 38 s.

 

Auto :

1 - Nani Roma (Espagne) / Michel Perin (France) (#304) sur Mini.

2 - Stéphane Peterhansel (France) / Cottret (France) (#300) sur Mini à 33 mn 23 s.

3 - Giniel De Villiers (Afrique du Sud) / Von Zitzewitz (Allemagne) (#302) sur Toyota à 40 mn 54 s.

4 - Orlando Terranova (Argentine) / Paulo Fiuza (Portugal) (#307) sur Mini à 45 mn 30 s.

5 - Nasser Al Attiyah (Quatar) / Lucas Cruz (Espagne) (#301) sur Mini à 1 h 22 mn 35 s.

6 - Carlos Sainz (Espagne) / Timo Gottschalk (Allemagne) sur SMG à 1 h 59 mn 38 s.

7 - Marek Dabrowski (Pologne) / Jacek Czachor (Pologne) (#328) sur Toyota à 1 h 59 mn 39 s.

8 - Krzysztof Holowczyc (Pologne) / Konstantin Zhiltsov (Russie) (#309) sur Mini à 2h 28 mn 57 s. 

 

Camion :

1 - Gerard De Rooy (Pays Bas) / Tom Colsoul (Belgique) / Darek Rodewald (Pays Bas) (#501) sur Iveco.

2 - Andrey Karginov (Russie) / Mokeev (Russie) / Devyatkin (Russie) (#506) sur Kamaz à 29 mn 05 s.

3 - Eduard Nikolaev (Russie) / Yakovlev (Russie) / Rybakov (Russie) (#500) sur Kamaz à 1 h 07 mn 42 s.

4 - Dmitry Sotnikov (Russie)/ Vyatcheslav Mizyukalev (Russie)/ Andrey Aferin (Russie) (#549) sur Kamaz à 1h 22 mn 35 s.

5 - Hans Stacey (Pays Bas) / Ruf (Allemagne) / Der Kinderen (Pays Bas) (#507) sur Iveco à 1 h 34 mn 44 s.

6 - Ales Loprais (Tchéquie) / Bruynkens (Belgique) / Pustejovsky (Tchéquie) (#504) sur Tatra à 1 h 39 mn 53 s.

7 - Pep Vila Roca (Espagne)/ Peter Van Eerd (Pays Bas)/ Xavi Colome Roqueta (Espagne)(#516)sur Iveco 1h 51mn 34s.

8 - Marcel Van Vliet (Pays Bas) / Pronk (Pays Bas) / Klein (Allemagne) (#508) sur Man à 1h 57 mn 58 s.

Tous les articles du Dakar 2014 dans le Petit Hergé :

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13 janvier 2014 1 13 /01 /janvier /2014 00:30

Mise à jour : Dimanche 12 janvier 2014.

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Jeudi 09 janvier 2014 - Dakar 2014 - Etape 5/13

Chilecito - San Miguel de Tucuman

 

5ème étape et la plus longue du Dakar 2014. Les organisateurs lèvent enfin le pied et décide d’écourter la spéciale (qui était déjà prévue en deux parties, seule la première partie sera validée) en raison des températures extrêmes, mais aussi en raison du nombre d’abandons dues à la difficulté des 4 premières journées.  En effet comme je l’ai dit les journées antérieures, au rythme quotidien des abandons, il ne restera plus personne a Valparaiso… Alors enfin l’organisation écourte l’épreuve durant la journée pour ne pas avoir affaire à la débâcle ambiante. En quelque mots ce fut une journée dans les dunes de sables, ou presque tout le monde s’est perdu. Une journée ou la navigation était l’élément clef. Gonçalves en a brulé sa moto (voir photo) et du donc abandonner. Quant a la pire des nouvelles, ce fut celle qui tomba le lendemain matin, lorsque on trouva le belge près de sa moto sans vie. (voir : Décès de Eric Palante)

Une journée endeuillée et la nouvelle dès le lendemain porta le moral des autres concurrents au plus bas. A se demander pourquoi ASO a organisé une étape aussi difficile.

Videos en français :

 

Vidéo : Etape 5 du Dakar 2014. Résumé de l'étape Chilecito - Tucuman. Auto-Moto (En français)

Image ASO. 04 mn 29 s.

Vidéos en néerlandais de RTL :

 

Si vous trouvez ici de nombreuses vidéos en néerlandais, ce n’est pas pour vous pousser à apprendre cette langue, mais d’une part pour les très nombreux belges qui lisent mon blog (y compris les flamands) et d’autre part sachez que les reportages sur le Dakar en français sont soit mauvais (ben oui), soit très courts (ceux de ASO ne durent jamais plus de 3 ou 4 minutes) ou tout simplement totalement inexistants sur le web. On trouve par exemple le reportage ASO auto-moto, mais ils oublient de mettre leur reportage quad-camion sur leur propre site du Dakar. Bref les francophones sont très peu professionnels !. les meilleurs reportages tout confondu, reportages des écuries des concurrents ou reportages des nombreuses télévisions qui couvrent le Dakar sont en néerlandais, en espagnol et en russe. Ce qui explique les vidéos assez nombreuses dans ces trois langues. Pour ceux qui ne sont pas polyglottes, les images parlent souvent d’elles mêmes, donc laissez vous portez par les paysages !  Bon visionnage !

Tres bons reportages de RTL, au total 20 minutes.

Moto :

Vidéo : Etape 5 du Dakar 2014. Résumé de l'étape Chilecito - Tucuman Moto (En neerlandais). 7 mn 25 s.

 

Auto :

Vidéo : Etape 5 du Dakar 2014. Résumé de l'étape Chilecito - Tucuman Auto (En neerlandais). 6 mn 53 s.

 

Camion :

 

Vidéo : Etape 5 du Dakar 2014. Résumé de l'étape Chilecito - Tucuman Camion (En neerlandais). 5 mn 56 s.

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Coté moto :

 

L’image du jour fut certainement le portugais Gonçalves essayant avec vigueur d’éteindre avec le sable les flammes sortant de sa moto couchée sur le sol. Une journée de cauchemar pour tous les participants. Au matin 118 motos au départ, le lendemain il n’y en aura que 92. Tout est dit. Plus que de la terre un mélange de sable, cailloux, herbes seiches et épineux. De quoi se perdre. Et ce fut le cas de presque tous les concurrents.

 

Marc Coma est le grand gagnant de l’étape, ni la chaleur, ni le désert ne lui a résisté. En arrivant le premier il a surclassé tous ses poursuivants et devenant le leader du classement général. Pourtant juste a la fin de l’étape, il s’est totalement perdu (une fois de plus) et a du suivre le lit d’une rivière sur 10 km avant de rependre le bon chemin. L’autre espagnol Viladoms arrive second et grimpe à la 4ème place du classement général. Maintenant les deux espagnols de la même écurie roulent en doublé et pensent peut être à tenir jusqu’a Valparaiso en s’entraidant. Derrière on peut saluer le Portugais Helder Rodriguez sur Honda qui après un début plus que difficile sur le Dakar 2014, progresse chacun jour en gagnant des places, le voilà maintenant 10ème au classement général. Helder Rodriguez joue toujours la sécurité et surtout la régularité. Derrière, dans les arrivants et les habitués des podiums c’est la Berezina, Barreda a 44 minutes, Lopez Contardo à 51 minutes, Desprès avec une pénalité arrive avec 1 h 44 minutes de retard  (il est tombé en panne d’essence) ! Le dernier à être arrivé, c’est le Français Yannick Guyomarc’h (#118) sur Yamaha, qui a coupé la ligne d’arrivée avec un simple retard de 19 heures 36 minutes et de 11 secondes ! 

Vidéo en Espagnol :

 

Très bon reportage en langue espagnole. Tous les soirs sur TDP (Teledeporte). TDP est une chaine espagnole de TVE. Durée de l’émission 1 heure ! Bon visionnement !

 

Video : Reportage sur la cinquième étape. TDP-TVE 09 janvier 2014. (En espagnol) 1 heure.

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Coté quad :

 

Allégement aussi de l’épreuve, on annule la deuxième partie de la spéciale, mais comme les quads sont déjà fort peu nombreux et que les 4 de tête passent plus de temps à s’épier qu’a prendre des risques, la casse fut moins grande que dans la catégorie moto. Un seul petit coup dur pour le méticuleux Sonik qui arrive tout de même 42 minutes après le vainqueur de l’étape l’Uruguayen Lafuente. Bref, Sonik perd la première place au classement général remplacé par ce même Lafuente ! Sonik n’a pas dit son dernier mot ! En tout cas depuis l’abandon de Patronelli, les prétendants à la victoire dans cette catégorie sont déjà plus nombreux et ça relance un peu le suspense ! Pour le moment a la fin de cette 5ème étape, il reste 3 prétendants, Lafuente, Casale et Sonik. Pour Husseini le hollandais qui était encore dans la course la veille, le voila aujourd’hui complètement lâché en arrivant avec pus de 3 heures de retard sur Lafuente. Il est toujours 4ème au tableau général, mais il parait définitivement hors course pour al victoire.

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Etape 5 : Parcours et profil de l'étape.

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Coté auto :

 

Mêmes problèmes que pour les motos, le sable, on s’embourbe, et on se perd !

Sauf pour Nani Roma qui peut s’appuyer sur l’excellent niveau de son copilote français Michel Perin, l’as de la navigation ! Comme ils ne se sont que très peu perdu, ils arrivent premiers et les voila en avance de 4 mn sur Devilliers mais surtout de plus de deux heures (avec une pénalité d’une heure) sur l’ennemi de l’écurie Mini, je parle de l’Espagnol Sainz sur son SMG. Alors ? Sainz totalement hors course pour le Dakar 2014 ? En tout cas, après cette fessée publique de la journée (due a une panne électrique au Km 163), il va être plutôt difficile ou même impossible à l’espagnol de remonter, le voila maintenant 7ème au classement général avec 1 h 59 mn de retard sur Roma !

Pour l’écurie Mini c’est enfin le sourire, 3 minis aux 3 premières places !

L'équipe DAF :

Vidéo : Etape 5 du Dakar 2014. Comme si vous étiez dans le camion.

Equipe CF Daf Schoonesdakar. 2 mn 59 s.(en neerlandais).

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Coté camion :

 

Enfin un doublé Kamaz lors de ce Dakar 2014, tellement survolé par les Iveco depuis le départ de Rosario. Premier donc Sotnikov et second Karginov. Mais leur avance est bien trop modeste pour pouvoir remettre en doute la première place au classement général de De Rooy. Mais petit coup dur tout de même pour Iveco, le deuxieme camion piloté par Stacey perd aujourd’hui 48 minutes sur les russes de Kamaz. Ce qui fait que le néerlandais est maintenant 5ème au classement général laissant devant lui 3 Kamaz !

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Le classement de la cinquième étape

Moto :

- Marc Coma (#2) (Espagne) sur KTM.

2 - Jordi Viladoms (#4) (Espagne) sur KTM à 12 mn 54 s.

3 - Helder Rodrigues (#7) (Portugal) sur Honda à 25 mn 53 s.

4 - Riaan Van Niekerk (#30) (Afrique du Sud) sur KTM à 32 mn 04 s.

5 - Juan Carlos Salvatierra (#40) (Bolivie) sur Speedbrain à 33 mn 12 s.

 

1 - Sergio Lafuente (#256) (Uruguay) sur Yamaha.

2 - Ignacio Casale (#251) (Chili) sur Yamaha à 1 mn 21 s.

3 - Pablo Copetti (#257) (Argentine) sur Yamaha à 11 mn 42 s.

4 - Victor Manuel Gallegos Lozic (#268) (Chili) sur Honda à 16 mn 21 s.

5 - Jeremias Gonzalez Ferioli (#276) (Argentine) sur Yamaha à 21 mn 59 s.

Auto :

1 - Nani Roma (Espagne) / Michel Perin (France) (#304) sur Mini.

2 - Giniel De Villiers (Afrique du Sud) / Von Zitzewitz (Allemagne) (#302) sur Toyota à 4 mn 20 s.

3 - Orlando Terranova (Argentine) / Paulo Fiuza (Portugal) (#307) sur Mini à 20 mn 44 s.

4 - Stéphane Peterhansel (France) / Cottret (France) (#300) sur Mini à 23 mn 55 s.

5 - Adam Malysz (Pologne) / Rafal Marton (Pologne) (#322) sur Toyota à 27 mn 18 s. 

Camion :

1 - Dmitry Sotnikov (Russie) / Vyatcheslav Mizyukalev (Russie) / Andrey Aferin (Russie) (#549) sur Kamaz.

2 - Andrey Karginov (Russie) / Mokeev (Russie) / Devyatkin (Russie) (#506) sur Kamaz à 02 mn 56 s.

3 - Gerard De Rooy (Pays Bas) / Tom Colsoul (Belgique) / Darek Rodewald (Pays Bas) (#501) sur Iveco à 12 mn 07 s.

4 - Artur Ardavichus(Kazakhstan)/ Alexey Nikizhev(Kazhakhstan)/ Radim Kaplanek(Tchéquie)(#542) sur Tatra à 21mn 03s.

5 - Eduard Nikolaev (Russie) / Yakovlev (Russie) / Rybakov (Russie) (#500) sur Kamaz à 24 mn 45 s.

Quad : 

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Le classement Général : 

Moto :

1 - Marc Coma (#2) (Espagne) sur KTM

2 - Joan Barreta Bort (#3) (Espagne) sur Honda à 41 mn 10 s.

3 - Francisco Lopez Contardo (#5) (Chili) sur KTM à 53 mn 41 s.

4 - Jordi Viladoms (#4) (Espagne) sur KTM à 58 mn 58 s.

5 - Alain Duclos (#22) (France) sur Sherco à 1 h 02 mn 13 s.

6 - Jeremias Israel Esquerre (#38) (Chili) sur Speedbrain à 1 h 23 mn 30 s.

7 - Olivier Pain (#6) (France) sur Yamaha à 1 h 27 mn 22 s.

8 - Kuba Przygonski (#15) (Pologne) sur KTM à 1 h 43 mn 02 s.

Quad : 

1 - Sergio Lafuente (#256) (Uruguay) sur Yamaha.

2 - Ignacio Casale (#251) (Chili) sur Yamaha à 16 mn 52 s.

3 - Rafal Sonik (#252) (Pologne) sur Yamaha à 23 mn 12 s.

4 - Sebastian Husseini (#255) (Pays Bas) sur Honda à 3 h 00 mn 45 s.

5 - Mohammed Abu Issa (#263) (Quatar) sur Honda à 4 h 53 mn 06 s.

6 - Pablo Copetti (#257) (Argentine) sur Yamaha à 6 h 20 mn 40 s.

7 - Jeremias Gonzalez Ferioli (#276) (Argentine) sur Yamaha à 6 h 58 mn 06 s.

8 - Daniel Mazzucco (#258) (Argentine) sur Can Am à 7 h 40 mn 32 s.

Auto :

1 - Nani Roma (Espagne) / Michel Perin (France) (#304) sur Mini.

2 - Orlando Terranova (Argentine) / Paulo Fiuza (Portugal) (#307) sur Mini à 31 mn 46 s.

3 - Stéphane Peterhansel (France) / Cottret (France) (#300) sur Mini à 39 mn 59 s.

4 - Giniel De Villiers (Afrique du Sud) / Von Zitzewitz (Allemagne) (#302) sur Toyota à 41 mn 24 s.

5 - Nasser Al Attiyah (Quatar) / Lucas Cruz (Espagne) (#301) sur Mini à 1 h 26 mn 28 s.

6 - Marek Dabrowski (Pologne) / Jacek Czachor (Pologne) (#328) sur Toyota à 1 h 45 mn 58 s.

7 - Carlos Sainz (Espagne) / Timo Gottschalk (Allemagne) sur SMG à 1 h 59 mn 43 s.

8 -   Krzysztof Holowczyc (Pologne) / Konstantin Zhiltsov (Russie) (#309) sur Mini à 2h 22 mn 59 s. 

Camion :

1 - Gerard De Rooy (Pays Bas) / Tom Colsoul (Belgique) / Darek Rodewald (Pays Bas) (#501) sur Iveco.

2 - Andrey Karginov (Russie) / Mokeev (Russie) / Devyatkin (Russie) (#506) sur Kamaz à 32 mn 00 s.

3 - Eduard Nikolaev (Russie) / Yakovlev (Russie) / Rybakov (Russie) (#500) sur Kamaz à 1 h 09 mn 41 s.

4 - Dmitry Sotnikov (Russie)/ Vyatcheslav Mizyukalev (Russie)/ Andrey Aferin (Russie) (#549) sur Kamaz à 1h 19 mn 59 s.

5 - Hans Stacey (Pays Bas) / Ruf (Allemagne) / Der Kinderen (Pays Bas) (#507) sur Iveco à 1 h 36 mn 03 s.

6 - Ales Loprais (Tchéquie) / Bruynkens (Belgique) / Pustejovsky (Tchéquie) (#504) sur Tatra à 1 h 39 mn 07 s.

7 -  Pep Vila Roca (Espagne)/ Peter Van Eerd (Pays Bas)/ Xavi Colome Roqueta (Espagne)(#516)sur Iveco 1h 50mn 52s.

8 - Marcel Van Vliet (Pays Bas) / Pronk (Pays Bas) / Klein (Allemagne) (#508) sur Man à 2h 00 mn 28 s.

Tous les articles du Dakar 2014 dans le Petit Hergé :

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12 janvier 2014 7 12 /01 /janvier /2014 18:00

Mise à jour : Dimanche 12 janvier 214.

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Mercredi 08 janvier 2014 - Dakar 2014 - Etape 4/13

San Juan - Chilecito

Il est vrai que chaque jour du Dakar est différent, si pour certains la veille tout paraissait facile, le lendemain l’enfer les attendait. Et puis certaines fois, on pense que la course est gagnée quand il ne reste que quelques kilomètres, et pour une erreur de navigation, tout est perdu. Ce fut le cas du français Stéphane Peterhansel, qui perd « bêtement » l’étape pour une crevaison et une erreur de navigation laissant la victoire à Sainz. Pour Cyril Desprès une succession d’erreur lui fait perdre 40 minutes, on se demande alors s’il est totalement déjà hors course alors que le tiers de la compétition n’est même pas passé. Enfin la grogne commence à se faire sentir après cette étape la plus longue du Dakar (352 km) à l’arrivée de Chilecito au sein des participants qui commencent à se demander pourquoi les organisateurs ont mis la barre aussi haute cette année. En effet cette édition 2014 fera maintenant partie des anales des éditions les plus compliquées et où les pilotes auront soufferts le plus. Il suffit de regarder la liste des abandons et on s’aperçoit de « la casse » occasionnée par le ripio et les dunes. 118 motos arrivèrent à Chilecito (sur 174), 27 quads (sur 40), 105 autos (sur 155) et enfin 59 camions (sur 71) soit 309 véhicules sur un total de 440. Il ne reste plus que 70 % des participants. L’enfer 2014 !

Videos en français :

Vidéo : Etape 4 du Dakar 2014. Résumé de l'étape San Juan - Chilecito. Auto-Moto (En français)

Image ASO. 04 mn 19 s.

Vidéos en néerlandais de RTL :

 

Si vous trouvez ici de nombreuses vidéos en néerlandais, ce n’est pas pour vous pousser à apprendre cette langue, mais d’une part pour les très nombreux belges qui lisent mon blog (y compris les flamands). D’autre part sachez que les reportages sur le Dakar en français sont soit mauvais (ben oui), soit très courts (ceux de ASO ne durent jamais plus de 3 ou 4 minutes) ou tout simplement totalement inexistants sur le web. On trouve par exemple le reportage ASO auto-moto, mais ils oublient de mettre leur reportage quad-camion sur leur site même du Dakar. Bref les francophones sont très peu professionnels !. les meilleurs reportages tout confondu, reportages des écuries des concurrents ou reportages des nombreuses télévisions qui couvrent le Dakar sont en néerlandais, en espagnol et en russe. Ce qui explique les vidéos assez nombreuses dans ces trois langues. Pour ceux qui ne sont pas polyglottes, les images parlent souvent d’elles mêmes, donc laissez vous portez par les paysages !  Bon visionnage !

Tres bons reportages de RTL, au total 32 minutes.

Moto :

Vidéo : Etape 4 du Dakar 2014. Résumé de l'étape San Juan - Chilecito. Moto (En neerlandais). 5 mn 08 s.

Auto :  

Vidéo : Etape 4 du Dakar 2014. Résumé de l'étape San Juan - Chilecito. Moto (En neerlandais). 5 mn 35 s.

Camion :

Vidéo : Etape 4 du Dakar 2014. Résumé de l'étape San Juan - Chilecito. Moto (En neerlandais). 6 mn 25 s.

 

En complément à la 4ème journée.

 Une journée diffcile pour les participants :

  Video : Etape 4 du Dakar 2014. Résumé de l'étape San Rafael - San Juan. (En neerlandais)

RTL - Image ASO. RTL - Image ASO. 15 mn 03 s. Zware opgave voor de deelnemers 

  

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Coté Moto :

 

Problème pour Cyril Despres donc, mais aussi pour Barreda qui toujours 1er au  classement général, fait une chute spectaculaire. Il garde quand même à la fin de la journée la tête du classement. Il faut dire que pour tous les concurrents les mieux classés tous ont fait des erreurs de navigation aujourd’hui et se sont perdus plusieurs fois, Barreda a pu donc se maintenir.  C’est l’Espagnol Juan Pedrero Garcia qui remonte le bout de son nez, après une 5ème place lors du Dakar 2013, et après une tres mauvaise 3ème étape, il taquine les leaders et ce mercredi 08 janvier arrive à gagner l’étape, ce qui lui donne du baume au cœur et le remonte à la 18ème place du classement général.  Cyril Despres est accrocheur et ne va surement pas baisser les bras alors qu’à Chilecito il se classe maintenant à 41 minutes de Barreda Bort. Dakar difficile pour lui mais il a toutes les qualités pour reprendre les minutes une à une avant Valparaiso. Il jouera surement la course au niveau des étapes de Bolivie et du nord Chili. Le gagnant de la journée Marc Coma qui a fait presque un sans faute et revient deuxième place du classement général. On va surement assister a un terrible combat les prochains jours entre les deux Espagnols Barreda et Coma.

Enfin pour le jeune Sam Sunderland qui avait gagné la seconde étape, c’est fini pour lui, il a cassé sa machine et doit se retirer de la compétition.

Vidéo en Espagnol :

 

Très bon reportage en langue espagnole. Tous les soirs sur TDP (Teledeporte). TDP est une chaine espagnole de TVE. Durée de l’émission 1 heure ! Bon visionnement !

 

  Video : Reportage sur la quatrième étape. TDP-TVE 08 janvier 2014. (En espagnol) 1 heure.

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Coté Quad :

 

La course dans cette catégorie se joue maintenant entre seulement 4 concurrents (Sonik, Husseini, Lafuente, Casale) qui se tiennent presque dans un mouchoir de poche, ensuite les autres sont déjà loin classés et ne cherchent que des victoires d’étape. Aujourd’hui encore ces 4 mêmes concurrents sont arrivés en tête. Chacun reste sur ses positions espérant l’erreur des autres. Voila donc une sorte de course d’endurance. Les étapes sont longues et difficiles et celui qui pourra résister aux 9 autres journées en maintenant un rythme soutenu sans prendre de risques aura la victoire finale. A ce jeu Somik est un véritable professionnel, prend le minimum de risques et mène son allure habituel. C’est le néerlandais Husseini qui remporte l’étape sans pour autant mettre en péril l’avance de Sonik au général. 

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Etape 4 : Parcours et profil de l'étape.

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Coté Auto :

 

Très bonne journée pour Carlos Sainz qui enfin gagne une étape de ce Dakar 2014 (attention, c’est tout de même sa 26ème victoire d’une étape d’un Dakar), mais en plus se place aussi en 1ere place du classement général. C’est une surprise aujourd’hui, car il bouscule totalement le classement et alors que tout était mis en place pour que l’écurie Mini prenne les 3 premières place de ce Dakar 2014, voila que l’espagnol Sainz vient jouer les troubles fêtes avec son Buggy SMG. De quoi faire rager Roma et surtout Al Attiyah qui avait réussi à mener tout au long de la journée !  L’Argentin Terranova se maintient dans la course arrive 6ème et reste toujours 4ème au classement général.

 L'équipe DAF :

Vidéo : Etape 4 du Dakar 2014. Comme si vous étiez dans le camion.

Equipe CF Daf Schoonesdakar. 4 mn 17 s.(en neerlandais).

Schoonesdakar rijdt met 3 DAF trucks de Dakar 2014 met Aart Schoones, Ton van Genugten en Maurik van den Heuvel. 

 

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Coté Camion :

 

Cette année Kamaz a des difficultés, Iveco mène le bal et fort de son  conducteur fétiche De Rooy, les russes ont du mal à rattraper leur retard.

Encore une journée pour le néerlandais Derooy, une victoire de plus et le voila avec 36 minutes d’avance sur con compatriote Van Vliet sur Man et 41 minutes sur le russe Karginov.

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Le classement de la quatrième étape

Moto :

- Juan Pedrero Garcia (#23) (Espagne) sur Sherco.

2 - Francisco Lopez Contardo (#5) (Chili) sur KTM à 0 mn 29 s.

3 - Marc Coma (#2) (Espagne) sur KTM à 3 mn 10 s.

4 - Jeremias Israel Esquerre (#38) (Chili) sur Speedbrain à 06 mn 30 s.

5 - Olivier Pain (#6) (France) sur Yamaha à 07 mn 01 s.

Quad : 

1 - Sebastian Husseini (#255) (Pays Bas) sur Honda.

2 - Rafal Sonik (#252) (Pologne) sur Yamaha à 5 mn 52 s.

3 - Sergio Lafuente (#256) (Uruguay) sur Yamaha à 17 mn 28 s.

4 - Ignacio Casale (#251) (Chili) sur Yamaha à 34 mn 15 s.

5 - Mohammed Abu Issa (#263) (Quatar) sur Honda à 45 mn 20 s.

Auto :

1 - Carlos Sainz (Espagne) / Timo Gottschalk (Allemagne) sur SMG.

2 - Stéphane Peterhansel (France) / Cottret (France) (#300) sur Mini à 06 mn 04 s.

3 - Nasser Al Attiyah (Quatar) / Lucas Cruz (Espagne) (#301) sur Mini à 08 mn 58 s.

4 - Federico Villagras (Argentine) / Jorge Perez Companc (#330) sur Mini à 13 mn 19 s.

5 - Nani Roma (Espagne) / Michel Perin (France) (#304) sur Mini à 14 mn 08 s.

Camion :

1 - Gerard De Rooy (Pays Bas) / Tom Colsoul (Belgique) / Darek Rodewald (Pays Bas) (#501) sur Iveco.

2 - Andrey Karginov (Russie) / Mokeev (Russie) / Devyatkin (Russie) (#506) sur Kamaz à 02 mn 01 s.

3 - Eduard Nikolaev (Russie) / Yakovlev (Russie) / Rybakov (Russie) (#500) sur Kamaz à 09 mn 04 s.

4 - Martin Kolomy (Tchéquie) / D.Kilian (Tchéquie) / R.Kilian (Tchéquie) (#502) sur Tatra à 10 mn 18 s.

5 - Hans Stacey (Pays Bas) / Ruf (Allemagne) / Der Kinderen (Pays Bas) (#507) sur Iveco à 14 mn 16 s.

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Le classement Général : 

Moto :

1 - Joan Barreta Bort (#3) (Espagne) sur Honda.

2 - Marc Coma (#2) (Espagne) sur KTM à 03 mn 10 s.

3 - Francisco Lopez Contardo (#5) (Chili) sur KTM à 05 mn 12 s.

4 - Alain Duclos (#22) (France) sur Sherco à 25 mn 50 s.

5 - Olivier Pain (#6) (France) sur Yamaha à 29 mn 38 s.

6 - Cyril Despres (#1) (France) sur Yamaha à 41 mn 17 s.

7 - David Casteu (#9) (France) sur KTM à 42 mn 17 s.

8 - Jeremias Israel Esquerre (#38) (Chili) sur Speedbrain à 46 mn 33 s.

Quad : 

1 - Rafal Sonik (#252) (Pologne) sur Yamaha.

2 - Sebastian Husseini (#255) (Pays Bas) sur Honda à 01 mn 27 s.

3 - Sergio Lafuente (#256) (Uruguay) sur Yamaha à 19 mn 02 s.

4 - Ignacio Casale (#251) (Chili) sur Yamaha à 34 mn 33 s.

5 - Mohammed Abu Issa (#263) (Quatar) sur Honda à 2 h 31 mn 18 s.

6 - Mauro Almeida (#273) (Uruguay) sur Yamaha à 6 h 15 mn 55 s.

7 - Nelson Augusto Sanabria Galeano (#279) (Paraguay) sur Yamaha à 6 h 18 mn 36 s.

8 - Pablo Copetti (#257) (Argentine) sur Yamaha à 6 h 28 mn 42 s.

Auto :

1 - Carlos Sainz (Espagne) / Timo Gottschalk (Allemagne) sur SMG

2 - Nani Roma (Espagne) / Michel Perin (France) (#304) sur Mini à 2 mn 06 s.

3 - Nasser Al Attiyah (Quatar) / Lucas Cruz (Espagne) (#301) sur Mini à 6 mn 56 s.

4 -

5 - Stéphane Peterhansel (France) / Cottret (France) (#300) sur Mini à 18 mn 10 s.

6 - Giniel De Villiers (Afrique du Sud) / Von Zitzewitz (Allemagne) (#302) sur Toyota à 39 mn 10 s.

7 - Christian Lavieille (France) / Jean Pierre Garcin (France) (#315) sur Haval à 46 mn 20 s.

8 - Federico Villagras (Argentine) / Jorge Perez Companc (#330) sur Mini à 47 mn 12 s.

Camion :

1 - Gerard De Rooy (Pays Bas) / Tom Colsoul (Belgique) / Darek Rodewald (Pays Bas) (#501) sur Iveco.

2 - Marcel Van Vliet (Pays Bas) / Pronk (Pays Bas) / Klein (Allemagne) (#508) sur Man à 36 mn 12 s.

3 - Andrey Karginov (Russie) / Mokeev (Russie) / Devyatkin (Russie) (#506) sur Kamaz à 41 mn 11 s.

4 - Eduard Nikolaev (Russie) / Yakovlev (Russie) / Rybakov (Russie) (#500) sur Kamaz à 57 mn 03 s.

5 - Hans Stacey (Pays Bas) / Ruf (Allemagne) / Der Kinderen (Pays Bas) (#507) sur Iveco à 59 mn 42 s.

6 - Anton Shibalov (Russie) / Amatych (Russie) / Khisamiev (Russie) (#545) sur Kamaz à 1 h 06 mn 15 s.

7 - Ales Loprais (Tchéquie) / Bruynkens (Belgique) / Pustejovsky (Tchéquie) (#504) sur Tatra à 1 h 09 mn 10 s.

8 - Martin Kolomy (Tchéquie) / D.Kilian (Tchéquie) / R.Kilian (Tchéquie) (#502) sur Tatra à 1 h 11 mn 19 s.

Orlando Terranova (Argentine) / Paulo Fiuza (Portugal) (#307) sur Mini à 13 mn 08 s.
 

Tous les articles du Dakar 2014 dans le Petit Hergé :

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10 janvier 2014 5 10 /01 /janvier /2014 21:13

Mise à jour : Dimanche 12 janvier 2014 / Vendredi 10 janvier 2014.

Déces du motard Belge Eric Palante :

Communiqué officiel de ASO Dakar :

 

Communiqué spécial : Décès d'Eric Palante 

A 8h30 ce matin alors que l'équipage du camion balai se portait sur la position du motard 122 afin de le récupérer, au km 143 de la spéciale de la 5ème étape entre Chilecito et San Miguel de Tucuman, il a découvert le corps sans vie d'Eric Palante, pilote belge de la moto n.122.

Les circonstances et les causes du décès sont analysées par le fiscal subrogante en Feria (juge) Doctora Analia Castro de Massucco de Belen, province de Catamarca.
 
Aucune alerte n'est parvenue auprès des organisateurs. Eric avait été ravitaillé en eau dans l'après-midi. 

La famille du pilote a été prévenue dans la matinée par l'organisation.
Eric Palante, 50 ans participait à son 11ème  Dakar avec l'ambition cette année de remporter le classement malles-motos. Il connaissait parfaitement l'épreuve, pour laquelle son enthousiasme et son sérieux en avait fait au fil du temps l'un des piliers. 
C'est avec une profonde tristesse que les organisateurs et toute la famille du Dakar présentent leurs condoléances aux proches et aux amis d'Eric.

Video : Eric Palante cette année comme durant le Dakar 2013, a participé à la course avec le dossard 122. Quelques images de lui lors du Dakar 2013.

Un livre d'or :

Un livre d'or a été ouvert à l'administration communale de Donceel où habitait le pilote liégeois Eric Palante pour permettre à ceux qui le désirent de manifester à la famille et aux proches du pilote un message de soutien et d'encouragement, a indiqué dimanche 12 janvier 2014 le site du pilote liégeois.

Le livre d'or sera accessible à l'administration communale de Donceel (4, Rue Caquin) de 10h00 à 12h00 ces lundi 13, mercredi 15, jeudi 16 et vendredi 17. Décédé jeudi sur la piste du Dakar en Argentine, Eric Palante serait mort d'hyperthermie, selon les premiers éléments de l'autopsie. Il aurait connu une élévation anormale de la température corporelle. Les conditions extrêmes et l'état de fatigue intense du pilote auraient empêché un refroidissement du corps par la transpiration. Lors de cette étape, les conditions étaient extrêmes. Eric a certainement senti ses forces l'abandonner et il s'est arrêté pour se reposer. Il était à genou à côté de sa moto, il portait son casque et tout son équipement. Peut-être son état ne lui permettait-il déjà plus de prendre une bonne décision.

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8 janvier 2014 3 08 /01 /janvier /2014 23:00

Mise à jour : 08 janvier 2014.

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Mardi 07 janvier 2014 - Dakar 2014 - Etape 3/13

San Rafael - San Juan

C’est la cata ! Tous les journaux ne parlent que de ça ce matin (jeudi 08 janvier) et la photo est en première page : Patronelli abandonne le Dakar ! Impossible, on n’osait l’imaginer, mais voilà il faut se rendre à l’évidence après son accident de la veille entre San Rafael et San Juan, lui s’en est bien tiré, amis son quad n’est plus qu’un ramassis de tôles froissées après avoir roulé sur un dénivelé de 800 m !

C’est l’événement national ici…. Reviendra-t-il l’année prochaine ! Il est dégouté et annonce qu’il ne participera plus à un Dakar ! On a du mal a le croire mais bon…. Pour le moment il se taire et n’a répondu a aucun media !

La 3ème journée ce n’est pas uniquement la déconfiture de notre Marcos national mais aussi les autres centaines de véhicules qui ont pris la piste au matin du mardi 07. Si on doit se souvenir de quelques faits marquant de l’étape San Rafael-San Juan, c’est l’envol de Joan Barreda dans la catégorie moto qui laisse ses poursuivants à plusieurs minutes derrière lui. C’est coté auto aussi un espagnol, Nani Roma qui arrive en tête et devient maillot jaune. Enfin l’hécatombe aussi coté participation. Les voitures ont eu la vie dur, 22 autos de moins ! Il n’y a pas a dire, ce Dakar 2014 est certainement le plus coriace de ces dernières années !

Videos en français :

Vidéo : Etape 3 du Dakar 2014. Résumé de l'étape San Rafael - San Juan. Auto-Moto (En français)

Image ASO. 04 mn 38 s.

Vidéos en néerlandais de RTL :

 

Si vous trouvez ici de nombreuses vidéos en néerlandais, ce n’est pas pour vous pousser à apprendre cette langue, mais d’une part pour les très nombreux belges qui lisent mon blog (y compris les flamands). D’autre part sachez que les reportages sur le Dakar en français sont soit mauvais (ben oui), soit très courts (ceux de ASO ne durent jamais plus de 3 ou 4 minutes) ou tout simplement totalement inexistants sur le web. On trouve par exemple le reportage ASO auto-moto, mais ils oublient de mettre leur reportage quad-camion sur leur site même du Dakar. Bref les francophones sont très peu professionnels !. les meilleurs reportages tout confondu, reportages des écuries des concurrents ou reportages des nombreuses télévisions qui couvrent le Dakar sont en néerlandais, en espagnol et en russe. Ce qui explique les vidéos assez nombreuses dans ces trois langues. Pour ceux qui ne sont pas polyglottes, les images parlent souvent d’elles mêmes, donc laissez vous portez par les paysages !  Bon visionnage !

Tres bons reportages de RTL, au total 23 minutes.

 

Moto :

Vidéo : Etape 3 du Dakar 2014. Résumé de l'étape San Rafael - San Juan. Moto (En neerlandais)

RTL - Image ASO. 08 mn 02 s. Hoe verging het de motoren tijdens etappe 3 van Dakar?

 

Auto :

 

Video : Etape 3 du Dakar 2014. Résumé de l'étape San Rafael - San Juan. auto(En neerlandais)

 

Camion :  

 

 Vidéo : Etape 3 du Dakar 2014. Résumé de l'étape San Rafael - San Juan. Camion (En neerlandais)

RTL - Image ASO. 04 mn 14 s.

 

En complément de la 3ème journée :

 

Video : Etape 3 du Dakar 2014. Résumé de l'étape San Rafael - San Juan. (En neerlandais)

RTL - Image ASO. 04 mn 16 s. Een update over de zware derde etappe van Dakar 2014.

RTL - Image ASO. 06 mn 38 s.

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Coté moto :

 

C’était de la très haute altitude aujourd’hui, je ne parle pas seulement du style de Joan Barreda derrière son guidon, mais tout simplement de la piste de ripio qui est passé pour les motards à 4300 m d’altitude ! (Les camions et autos avaient une autre fin de spéciale plus légère). Les organisateurs avaient un peu allégé le parcours mais la spéciale était tout de même longue de 243 km, de quoi entamer le moral mais surtout la robustesse des machines à ces altitudes.

Cyril Despres a bien joué aussi tout comme Coma, qui ont temporisé l’avance de l’Espagnol, mais surtout pris le large face aux autres concurrents. Alors que le Dakar n’a que trois jours, il ne reste que 15 autres motos à moins d’une heure de Barreda, les autres poursuivants sont maintenant bien loin derrière.

On pense ses blessures et on seche ses larmes, c’est le cas du portugais Ruben Faria après avoir chuté. Pour Frans Verhoeven, il le quitte aussi car blessé a une épaule,. Pour Sam Sunderland et Juan Pedrero, ils arrivent tout de même a passer la ligne d’arrivée mais avec un chrono lamentable. Le petit britannique qui brillait la veille, le voilà arriver avec presque 2 heures et demi de retard sur Barreda. Mettre l’arrivée à Barreal, c’est quand même faire fort, les organisateurs n ont pas eu froid aux yeux ! Au soir du mardi 08, on peut compter les « survivants » !

174 motos à l’arrivée de la première étape.

151 motos à l’arrivée de la deuxième étape.

118 motos à l’arrivée de la troisième étape…

Vidéo en Espagnol :

 

Très bon reportages en langue espagnole. Tous les soirs sur TDP (Teledeporte). TDP est une chaine espagnole de TVE. Durée de l’émission 1 heure ! Bon visionnement !



Video : Reportage sur la troisième étape. TDP-TVE 07 janvier 2014. (En espagnol) 1 heure.

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Coté Quad :

 

Inutile de revenir sur l’abandon de Patronelli, ça ne serait que remuer le couteau dans la plaie. Le quotidien Clarin titre : « Patronelli, il s’en est tiré par miracle et abandonne ». A 4.200 m au Km 306,  il s’est jeté au sol, et son quad à dévaler la pente dans une interminable suite de tonneaux sur 800 m de dénivelé. En effet ce fut impressionnant. Il ne pu que contempler le désastre et se prendre la tête entre ses mains, Pendant 10 minutes sueurs et larmes se sont entremêlés. C’est le bolivien Walter Nosiglia (#297) qui est passé quelques minutes plus tard et qui l’a installé sur son quad pour poursuivre ensemble vers la ligne d’arrivée.

Pour Lucas Bonetto c’est aussi la fin de l’aventure, deuxième au classement général la veille, il reste bloqué à 100 km de l’arrivée et le voila qui jette l’éponge ! Il n’y a que 24 quads qui ont pu terminer la 3ème étape (sur 40 au départ de Rosario).

Le polonais Sonik, lui, tire encore son épingle du jeu, toujours misant sur la régularité, et attendant que les autres concurrents commettent des erreurs, le voila maintenant au commande de la course !

 

 

Vidéo : Premiere vidéo et commentaire de Patronelli apres son accident.

TV Clarin. (En espagnol). Mercredi 08 janvier 2014. 3 mn 11 s.

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Etape 3 : Parcours et profil de l'étape.

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Coté auto :

 

On compte les abandons à Barreal ! Tout comme les motos, et portant camions et voitures ont pris une fin de spéciale allégée. Il faut pourtant bien admettre que les deniers km furent un enfer pour certains !

Parlons des chanceux et de Nani Roma qui a commis un sans faute, arrive premier a Barreal et se glisse donc à la tête du classement général !

D’autres grandes figures, comme Sainz arrive avec un bon quart d’heure de retard et s’enfonce de nouveau dans le classement général.

Pour Peterhansel parti en première position, ce ne fut pas chose facile d’ouvrir la piste, il n’arrivera que 29ème le soir en raison d’une déviation (que Sainz affronta aussi) pour éviter un rio grossissant, suivi de pas moins de 6 crevaisons ! Il perd toute son avance. Les têtes de figure de ce Dakar comprennent une fois de plus que tout peut arriver lors de cette épreuve et que les coups peuvent pleuvoir à tout moment.

Pour l’Argentin Terranova (nouveau porte drapeau du pays après l’abandon de Patronelli) bonne journée (même excellente) en arrivant 4ème de l’étape, le voila à la deuxième place du général.

Vidéo : Etape 3 du Dakar 2014.

Equipe CF Daf Schoonesdakar. 2 mn 26 s.(en neerlandais)

En pleine réparation.

Coté camion :

 

Andrey Karginov arrive premier avec son Kamaz, mais ce ne sont pas les quelques 3 minutes d’avance sur De Rooy qui empêche aux néerlandais de perdre la commande du Dakar. Au classement général pas de grands changements, Iveco en tête, suivi de Man et enfin de Kamaz.

57 camions encore en course a la fin de cette troisième épreuve.

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Le classement de la troisième étape

Moto :

- Joan Barreda Bort (#3) (Espagne) sur Honda.

2 - Cyril Despres (#1) (France) sur Yamaha à 4 mn 41 s.

3 - Marc Coma (#2) (Espagne) sur KTM à 6 mn 56 s.

4 - Alain Duclos (#22) (France) sur Sherco à 10 mn 51 s.

5 - David Casteu (#9) (France) sur KTM à 11 mn 17 s.

Quad : 

1 - Rafal Sonik (#252) (Pologne) sur Yamaha.

2 - Ignacio Casale (#251) (Chili) sur Yamaha à 03 mn 50 s.

3 - Sergio Lafuente (#256) (Uruguay) sur Yamaha à 04 mn 02 s.

4 - Sebastian Husseini (#255) (Pays Bas) sur Honda à 04 mn 51 s.

5 - Mohammed Abu Issa (#263) (Quatar) sur Honda à 47 mn 47 s.

Auto :

1 - Nani Roma (Espagne) / Michel Perin (France) (#304) sur Mini.

2 - Krzysztof Holowczyc (Pologne) / Konstantin Zhiltsov (Russie) (#309) sur Mini à 1 mn 07 s.

3 - Lerooy Poulter (Afrique du Sud) /  Robert Howie (Afrique du Sud) (#323) sur Toyota à 3 mn 19 s.

4 - Orlando Terranova (Argentine) / Paulo Fiuza (Portugal) (#307) sur Mini à 4 mn 54 s.

5 - Guerlain Chicherit (France) / Alexandre Winocq (France) (#320) sur Chevrolet à 6 mn 52 s. 

Camion :

1 - Andrey Karginov (Russie) / Mokeev (Russie) / Devyatkin (Russie) (#506) sur Kamaz.

2 - Gerard De Rooy (Pays Bas) / Tom Colsoul (Belgique) / Darek Rodewald (Pays Bas) (#501) sur Iveco à 2 mn 42 s.

3 - Ales Loprais (Tchéquie) / Bruynkens (Belgique) / Pustejovsky (Tchéquie) (#504) sur Tatra à 4 mn 54 s.

4 - Martin Kolomy (Tchéquie) / D.Kilian (Tchéquie) / R.Kilian (Tchéquie) (#502) sur Tatra à 5 mn 53 s

5 - Pep Vila Roca (Espagne) / Peter Van Eerd (Pays Bas) / Xavi Colome Roqueta (Espagne) (#516) sur Iveco à 7 mn 22 s.

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Le classement Général : 

Moto :

1 - Joan Barreta Bort (#3) (Espagne) sur Honda.

2 - Cyril Despres (#1) (France) sur Yamaha à 13 mn 04 s.

3 - Marc Coma (#2) (Espagne) sur KTM à 13 mn 56 s.

4 - Alain Duclos (#22) (France) sur Sherco à 16 mn 38 s.

5 - Francisco Lopez Contardo (#5) (Chili) sur KTM à 18 mn 39 s.

6 - David Casteu (#9) (France) sur KTM à 22 mn 16 s.

7 - Jordi Viladoms (#4) (Espagne) sur KTM à 34 mn 33 s.

8 - Olivier Pain (#6) (France) sur Yamaha à 36 mn 33 s.

Quad : 

1 - Rafal Sonik (#252) (Pologne) sur Yamaha.

2 - Ignacio Casale (#251) (Chili) sur Yamaha à 06 mn 10 s.

3 - Sebastian Husseini (#255) (Pays Bas) sur Honda à 07 mn 19 s.

4 - Sergio Lafuente (#256) (Uruguay) sur Yamaha à 07 mn 26 s.

5 - Mohammed Abu Issa (#263) (Quatar) sur Honda à 1 h 51 mn 50 s.

6 - Mauro Almeida (#273) (Uruguay) sur Yamaha à 2 h 08 mn 22 s.

7 - Pablo Copetti (#257) (Argentine) sur Yamaha à 2 h 15 mn 53 s.

8 - Marcelo Martin Fernandez (#265) (Argentine) sur Yamaha à 2 h 18 mn 23 s.

Auto :

1 - Nani Roma (Espagne) / Michel Perin (France) (#304) sur Mini.

2 - Orlando Terranova (Argentine) / Paulo Fiuza (Portugal) (#307) sur Mini à 9 mn 06 s.

3 - Nasser Al Attiyah (Quatar) / Lucas Cruz (Espagne) (#301) sur Mini à 10 mn 00 s.

4 - Carlos Sainz (Espagne) / Timo Gottschalk (Allemagne) sur SMG à 12 mn 02 s.

5 - Stéphane Peterhansel (France) / Cottret (France) (#300) sur Mini à 24 mn 08 s.

6 - Giniel De Villiers (Afrique du Sud) / Von Zitzewitz (Allemagne) (#302) sur Toyota à 26 mn 23 s.

7 - Christian Lavieille (France) / Jean Pierre Garcin (France) (#315) sur Haval à 31 mn 23 s.

8 - Krzysztof Holowczyc (Pologne) / Konstantin Zhiltsov (Russie) (#309) sur Mini à 33 mn 56 s.

Camion :

1 - Gerard De Rooy (Pays Bas) / Tom Colsoul (Belgique) / Darek Rodewald (Pays Bas) (#501) sur Iveco.

2 - Marcel Van Vliet (Pays Bas) / Pronk (Pays Bas) / Klein (Allemagne) (#508) sur Man à 18 mn 49 s.

3 - Andrey Karginov (Russie) / Mokeev (Russie) / Devyatkin (Russie) (#506) sur Kamaz à 39 mn 10 s.

4 - Hans Stacey (Pays Bas) / Ruf (Allemagne) / Der Kinderen (Pays Bas) (#507) sur Iveco à 45 mn 36 s.

5 - Ales Loprais (Tchéquie) / Bruynkens (Belgique) / Pustejovsky (Tchéquie) (#504) sur Tatra à 45 mn 58 s.

6 - Anton Shibalov (Russie) / Amatych (Russie) / Khisamiev (Russie) (#545) sur Kamaz à 46 mn 53 s.

7 - Eduard Nikolaev (Russie) / Yakovlev (Russie) / Rybakov (Russie) (#500) sur Kamaz à 47 mn 59 s.

8 - Siarhei Viazovich (Bielorussie) / Neviarovich (Bielorussie) / Haranin (Bielorussie) (#529) sur Maz à 48 mn 50 s.

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8 janvier 2014 3 08 /01 /janvier /2014 15:00

Mise à jour : 08 janvier 2014.

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Lundi 06 janvier 2014 - Dakar 2014 - Etape 2/13

San Luis - San Rafael 

2ème étape, et certainement une étape permettant de dégrossir le nombre de participants car à la vue de la quantité de concurrents n’ayant pas rejoint le départ de cette deuxième épreuve en raison des difficultés de la veille conjugué aux abandons de ce lundi, voila que la troupe se parsème. 6 autos en moins mais surtout 20 motos en moins. A ce rythme, plus une seule moto d’ici une semaine ! Un parcours difficile, tout le monde le dit. Des crevaisons en pagaille, des passages de rivières, de la dune, du soleil et de la chaleur, les engins ont souffert, des enlisements dans le sable, et les pilotes ont eu chaud ! Une véritable étape digne d’un Dakar africain !

Vidéo : Etape 2 du Dakar 2014. Résumé de l'étape San Luis - San Rafael. Auto-Moto (En français)

Image ASO. 04 mn 16 s.

Vidéo : Etape 2 du Dakar 2014. Résumé de l'étape San Luis - San Rafael. Moto (En neerlandais)

RTL - Image ASO. 06 mn 47 s.

Eer terugblik op de tweede Dakar-etappe bij de motoren, die werd gewonnen door Sam Sunderland.


  Vidéo : Etape 2 du Dakar 2014. Résumé de l'étape San Luis - San Rafael. Auto (En neerlandais)

RTL - Image ASO. 06 mn 47 s.

 Terwijl Stéphane Peterhansel er vandoor ging met de etappewinst, liepen de Nederlandse deelnemers tegen veel problemen op tijdens dag 2 van Le Dakar 2014.

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Coté moto :

 

Un inconnu ou presque, le britanique Sam Sunderland, il gagne sa première étape d’un Dakar. Roi d’un jour, les média lui courent derrière pour avoir (au moins) quelque chose de nouveau à raconter sur un pilote. Il est vrai que quelque soit les catégories du Dakar (et cela depuis maintenant plusieurs années) ce ne sont qu’une vingtaine de concurrents qui font les gros titres des arrivées, Alors pour une fois qu’une nouvelle tête dépasse du lot, on s’y précipite ! Bravo donc au jeune Sam âgé de 23 ans ! Terminera-t-il quand même le Dakar 2014 ? En 2012, il avait du jeter l’éponge dès le 3ème jour, quant à l’année dernière il n’avait même pas pu prendre le départ en raison de fracture du poignet ! Parti en 9ème position au matin, lors de cette seconde étape, le britannique a dépassé un à un tous les autres concurrents, le seul a avoir pu éviter trop de casse, fut le chilien Lopez arrivé second (malgré un bain forcé dans le passage trop rapide d’une rivière) et l’espagnol Barreta Bort troisième qui est aussi tombé en évitant un troupeau de taureaux. Au classement général Sam passe en 3ème place, mais le maillot jaune reste sur le dos de l’espagnol.

 

Pour les autres « grands » de la catégorie, une mauvaise journée tous arrivèrent avec prés e 5 à 10 minutes de retard, ce fut le cas de Marc Coma avec quelques minutes de perdu occupé à enlevé une pierre coincée entre le changement de vitesse et le moteur, Cyril Desprès qui a chuté deux fois et qui a percé sa réserve perso d’eau ou Alain Duclos ! Pour le moment le seul péril pour Barreda reste le Chilien Lopez à moins de 3 minutes.

 

Vidéo : Etape 1 du Dakar 2014. La panne de Sousa.

Image ASO. 00mn 39.

Vidéo : Etape 2 du Dakar 2014. (En espagnol)

Emission de la télévision espagnole TeleDeporte. 

Image ASO. 59 mn 30 s.

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Cote quad :

 

Ca y est le grand Patronelli reprend l’avantage malgré un changement de roue. La veille le Chilien Casale était premier à passer la ligne d’arrivée, cette fois ci Marco Patronelli arrive avec 8 minutes d’avance sur celui-ci et ravi la première place au classement général.

Un autre concurrent à ne pas perdre des yeux, je parle de l’Argentin Lucas Bonetto qui arrive second malgré un problème d’alimentation essence et une crevaison (mais qui n’a pas crevé aujourd’hui ?) et se glisse à la même place dans le classement général. Très bonne journée pour lui. Le polonais Sonik continue a joué la régularité, son quad étant moins puissant que ceux des autres, son seul avantage étant une bonne navigation et rattraper le temps sur les portions un peu plus techniques. Cette fois ci, ça a bien joué et le Polonais se classe 3ème de la journée et monte aussi en 3ème place au classement général.

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Etape 2 : Parcours et profil de l'étape.

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Coté auto :

 

Bagarre toujours aussi tendu entre les quatre grosses écuries : Haval, Mini, Toyota et SMG. Si hier la fête fut pour Sousa au volant de son Haval, aujourd’hui le français Peterhansel au commande de sa Mini arriva premier et reprend la tête du classement général. Bonne journée aussi pour Sainz qui prend la deuxième place au général avec sa SMG. Par contre pour Sousa (Haval) la pire de ses journées, au Km 33, il casse son turbo, il arrivera tout de même a relier la ligne d’arrivée 97ème avec 6 heures de retard  (plus 2 heures de pénalité). Il prendra la décision dans la nuit d’arrêter sa participation. 1er au classement général la veille, 24h plus tard il arrête la compétition, le rallye Dakar sera toujours riche en rebondissements.

Le qatari Nasser Al Attiyah avec sa Mini a aussi joué de malchance avec

3 crevaisons (mais trois roues de secours dans le coffre), et a tout de même pu arriver 5ème avec seulement 7 minutes de retard et se place maintenant 3ème au classement général.  L’écurie X Raid Mini peut être satisfaite après deux jours de course, 4 Mini au 5 premières places. Seul Sainz avec son buggy SMG, sème le trouble fête au milieu du lot !

Quant aux medias argentins, ils ont tous les yeux tournés vers Terranova qui doit (et doit absolument figurer sur le podium d’arrivée à Valparaiso !), l’honneur de l’Argentine est en jeu !

 

  Vidéo : Etape 2 du Dakar 2014. Résumé de l'étape San Luis - San Rafael. Camion (En neerlandais)

RTL - Image ASO. 05 mn 10 s.

Rick Winkelman blikt terug op de tweede etappe bij de trucks, die uiteindelijk gewonnen zou worden door Gerard de Rooy.

 

Vidéo : Etape 2 du Dakar 2014.

Equipe CF Daf Schoonesdakar. 3 mn 03 s.(en neerlandais)

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Coté camion :

 

Pour Kamaz aujourd’hui, du bon et du mauvais ! Pour le mauvais, l’abandon de Ayrat Mardeev qui renverse son camion. Ayrat était une des figures de chez Kamaz, arrivée second l’année dernière, donc coup dur pour l’écurie. Eduard Nikolaev a des problèmes avec son ordi et perd une bonne dizaine de minutes. Pour le bon coté, on le donne a Anton Shibalov qui se place en deuxième place de l’étape d’un Dakar. Pour Anton c’est sa première participation en tant que pilote sur un Dakar, il a déjà à  son actif plusieurs participations comme navigateur, peut être l’étoile montante dans l’écurie Kamaz pour les années à venir. Anton est 3ème au classement général. Pour les russes, les ennemis restent les néerlandais, tout d’abord ceux de Iveco, De Rooy en tète qui gagne cette étape (malgré une erreur de navigation qui l’a poussé à faire demi tour a un moment de la course) et passe en première place du général, puis les hollandais de l’écurie Man avec Van Vliet au commande à la seconde place du classement général. Pour Kamaz, la victoire parait moins facile que celle de l’année dernière. Tout reste encore à jouer, les temps des camions tiennent encore dans un mouchoir de poche. 

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Le classement de la deuxième étape

Moto :

- Sam Sunderland (#18) (Royaume Uni) sur Honda.

2 - Francisco Lopez Contardo (#5) (Chili) sur KTM à 0 mn 39 s.

3 - Joan Barreta Bort (#3) (Espagne) sur Honda à 2 mn 00 s.

4 - Ruben Faria (#8) (Portugal) sur KTM à 4 mn 07 s.

5 - Alain Duclos (#22) (France) sur Sherco à 5 mn 51 s.

Quad : 

1 - Marcos Patronelli (#250) (Argentine) sur Yamaha.

2 - Lucas Bonetto (#253) (Argentine) sur Honda à 2 mn 54 s.

3 - Rafal Sonik (#252) (Pologne) sur Yamaha à 4 mn 57 s.

4 - Sebastian Husseini (#255) (Pays Bas) sur Honda à 6 mn 06 s.

5 - Sergio Lafuente (#256) (Uruguay) sur Yamaha à 6 mn 11 s. 

Auto :

1 - Stéphane Peterhansel (France) / Cottret (France) (#300) sur Mini.

2 - Carlos Sainz (Espagne) / Timo Gottschalk (Allemagne) sur SMG à 0 mn 46 s.

3 - Giniel De Villiers (Afrique du Sud) / Von Zitzewitz (Allemagne) (#302) sur Toyota à 5 mn 34 s.

4 - Nani Roma (Espagne) / Michel Perin (France) (#304) sur Mini à 7 mn 25 s.

5 - Nasser Al Attiyah (Quatar) / Lucas Cruz (Espagne) (#301) sur Mini à 7 mn 44 s.

Camion :

1 - Gerard De Rooy (Pays Bas) / Tom Colsoul (Belgique) / Darek Rodewald (Pays Bas) (#501) sur Iveco.

2 - Anton Shibalov (Russie) / Amatych (Russie) / Khisamiev (Russie) (#545) sur Kamaz à 13 mn 20 s.

3 - Marcel Van Vliet (Pays Bas) / Pronk (Pays Bas) / Klein (Allemagne) (#508) sur Man à 15 mn 09 s.

4 - Hans Stacey (Pays Bas) / Ruf (Allemagne) / Der Kinderen (Pays Bas) (#507) sur Iveco à 22 mn 43 s.

5 - Martin Kolomy (Tchéquie) / D.Kilian (Tchéquie) / R.Kilian (Tchéquie) (#502) sur Tatra à 23 mn 14 s.

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Le classement Général : 

Moto :

1 - Joan Barreta Bort (#3) (Espagne) sur Honda.

2 - Francisco Lopez Contardo (#5) (Chili) sur KTM à 2 mn 03 s.

3 - Sam Sunderland (#18) (Royaume Uni) sur Honda à 2 mn 33 s.

4 - Alain Duclos (#22) (France) sur Sherco à 5 mn 47 s.

5 - Marc Coma (#2) (Espagne) sur KTM à 7 mn 00 s.

6 - Ruben Faria (#8) (Portugal) sur KTM à 7 mn 18 s.

7 - Paulo Gonçalves (#10) (Portugal sur Honda à 8 mn 10 s.

8 - Cyril Despres (#1) (France) sur Yamaha à 10 mn 23 s.

Quad : 

1 - Marcos Patronelli (#250) (Argentine) sur Yamaha.

2 - Lucas Bonetto (#253) (Argentine) sur Honda à 03 mn 50 s.

3 - Rafal Sonik (#252) (Pologne) sur Yamaha à 06 mn 06 s.

4 - Ignacio Casale (#251) (Chili) sur Yamaha à 08 mn 26 s.

5 - Sebastian Husseini (#255) (Pays Bas) sur Honda à 08 mn 34 s.

6 - Sergio Lafuente (#256) (Uruguay) sur Yamaha à 09 mn 30 s.

7 - Pablo Copetti (#257) (Argentine) sur Yamaha à 52 mn 57 s.

8 - Mauro Almeida (#273) (Uruguay) sur Yamaha à 54 mn 38 s.

Auto :

1 - Stéphane Peterhansel (France) / Cottret (France) (#300) sur Mini.

2 - Carlos Sainz (Espagne) / Timo Gottschalk (Allemagne) sur SMG à 0 mn 28 s.

3 - Nasser Al Attiyah (Quatar) / Lucas Cruz (Espagne) (#301) sur Mini à 4 mn 10 s.

4 - Nani Roma (Espagne) / Michel Perin (France) (#304) sur Mini à 4 mn 19 s.

5 - Orlando Terranova (Argentine) / Paulo Fiuza (Portugal) (#307) sur Mini à 8 mn 31 s.

6 - Giniel De Villiers (Afrique du Sud) / Von Zitzewitz (Allemagne) (#302) sur Toyota à 17 mn 10 s.

7 - Christian Lavieille (France) / Jean Pierre Garcin (France) (#315) sur Haval à 20 mn 59 s.

8 - Reinaldo Marques Varela (Brésil) / Gustavo Gugelmin (Brésil) (#336) sur Mitsubishi à 36 mn 00s.

Camion :

1 - Gerard De Rooy (Pays Bas) / Tom Colsoul (Belgique) / Darek Rodewald (Pays Bas) (#501) sur Iveco.

2 - Marcel Van Vliet (Pays Bas) / Pronk (Pays Bas) / Klein (Allemagne) (#508) sur Man à 13 mn 57 s.

3 - Anton Shibalov (Russie) / Amatych (Russie) / Khisamiev (Russie) (#545) sur Kamaz à 18 mn 52 s.

4 - Hans Stacey (Pays Bas) / Ruf (Allemagne) / Der Kinderen (Pays Bas) (#507) sur Iveco à 29 mn 19 s.

5 - Eduard Nikolaev (Russie) / Yakovlev (Russie) / Rybakov (Russie) (#500) sur Kamaz à 31 mn 27 s.

6 - Siarhei Viazovich (Bielorussie) / Neviarovich (Bielorussie) / Haranin (Bielorussie) (#529) sur Maz à 40 mn 48 s.

7 - Andrey Karginov (Russie) / Mokeev (Russie) / Devyatkin (Russie) (#506) sur Kamaz à 41 mn 52 s.

8 - Ales Loprais (Tchéquie) / Bruynkens (Belgique) / Pustejovsky (Tchéquie) (#504) sur Tatra à 43 mn 46 s.

Tous les articles du Dakar 2014 dans le Petit Hergé :

 

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29 décembre 2013 7 29 /12 /décembre /2013 21:49

Mise à jour : 29 décembre 2013.

nullJe pars en voyage en Argentine en 1964 :

Un peu plus léger comme sujet pendant cette trêve des confiseurs ! Une découverte de dessous les fagots ou plutôt de collectionneur de vinyles, puisqu’un titre de 1964 d’une terrible inconnue de l’époque yéyé. Il s’agit d’Anne-Marie Gil, dont certainement personne ne se souvient aujourd’hui !

Titre perdue de « Je pars en voyage » sur un EP de Pathé.

Et si elle part en voyage c’est entre autre en … Argentine ! En 1964, le pays faisait déjà rêver, gros clichés de la pampa, des gauchos et du feu de camp, bref l’Argentine à l’eau de rose !

On écoute ….. Bye bye les copains, je pars en voyage…..

Spécial dédicace à tous ceux qui s’apprêtent à mettre le pied en Argentine les prochaines semaines !

Vidéo : je pars en voyage de Anne-Marie Gil. 1964. 1 mn 51 s.

 

Buenos Aires 1964 :

Et si vous étiez allés à Buenos Aires en 1964, voilà comment vous auriez pu voir les rues de Buenos Aires !

 

Vidéo : Extrait du film La Herencia (1964). 1 mn 48 s.

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Photo : Un dimanche apres midi à Buenos Aires en 1964.

 A lire aussi dans le Petit Hergé :

     

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15 décembre 2013 7 15 /12 /décembre /2013 01:00

Mise à jour : 15 et 16 décembre 2013.

nullDu Bon Marché à las Galerias Pacifico :

En 1889, Les grands magasins parisiens du Bon Marche ont dans l'idée de venir s'installer et d'ouvrir une succursale à Buenos Aires. L'architecte français Roland Levacher a pour tache sur une manzana complète de recréer un énorme grand magasin à la parisienne s'inspirant de la Galerie Victor Emmanuelle II de Milan. Pourtant, une fois de plus, une crise en cette fin de XIXeme siècle fait capoter le projet et le Bon Marche de Buenos Aires n'ouvrira jamais ses portes !

La Galerie est tout de même terminée et se dénommera en ce début du XXème siècle, Galeria Florida, occupée par des locaux commerciaux, quelques bureaux et des administrations. En 1908, les services de la compagnie des trains de "Buenos Aires al Pacifico" s’installent dans la galerie, et les porteños surnomment la Galerie "Pacifico" ou "Edificio Pacifico". Malgré un renouvellement de la galerie entre 1945 et 1947, la Galerie plonge peu a peu a l'abandon et perd de sa splendeur. Il faut attendre 1990 et le début de la rénovation complète de l'édifice pour retrouver l'âme originelle du projet. La Galeria Pacifico seront ré-inaugurée en 1992. Au total 42.000 m2 de surface commerciale dont 10.000 m2 occupés par le Centro Cultural Borges au dernier niveau de l'édifice.

Photo : Angle de l'Edifice Pacifico angle Florida (à droite) et Avenida Cordoba (à gauche). Photo Petit Hergé 27 spetmebre 2012.(Cliquez sur photo pour agrandir).

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Photos Petit Hergé : A gauche, l'entrée principale de l'avenida Córdoba. Au centre l'angle entre Avenida Córdoba et la calle Florida: A droite, la façade sur calle San Martin juste au niveau de l'angle avec la calle Viamonte. Photos : 27 septembre 2012. (Cliquez sur les photos pour agrandir).

nullLe terrain à la limite des beaux quartiers :

En 1888, la calle Florida devient l’endroit ou il faut être si on veut installer une boutique de luxe, surtout entre la calle Rivadavia et la calle Cordoba. Plus au nord de la calle Cordoba (vers la Plaza San Martin), personne ne veux s’y installer, trop excentré et assez mal famé. C’est ainsi que deux hommes d’affaires argentins avec l’amont des grands magasins du Bon Marché de Paris décident d’acheter en cette année un terrain juste sur cette limite psychologique qu’est Florida angle calle Cordoba pour y créer le plus grand des grands magasins jamais construit au monde. Le terrain comprenant presque l’ensemble de la manzana appartenait à Mr Ladisloa Martinez sur lequel était placé sa maison mais aussi tout un jardin maraicher. Du coté de l’angle des rues Viamonte (calle del templo) et San Martin juste en face de l’église Santa Catalina s’élevait une ancienne caserne qui depuis 1860 était transformée en prison.

Photo : La calle Florida vers 1880. Déjà des boutiques tout du long !

 

nullLe Bon Marché à Paris et son installation à Buenos Aires :

Le magasin Au Bon marché est fondé à Paris en 1838 par les frères Paul et Justin Videau. Ce n’est qu’une modeste boutique de la rive gauche. Il faut attendre 1852, pour les deux frères s’associent avec Aristide et Marguerite Boucicaut. En 1863, le couple Boucicaut rachète les parts de l’affaire aux frères Videau et enfin en 1869, ils agrandissent l’affaire pour monter un véritable grand magasin. Si le concept est nouveau, à Paris bon nombre deja de grands magasins se sont ouverts les dernières années : Les Grands Magasins du Louvre en 1855, le Bazar de l’Hôtel de Ville (BHV) en 1856, À la Belle Jardinière en 1856, le Printemps en 1864, et la Samaritaine en 1869. Le Bon Marché de Paris nait sous les dessins de l’architecte Louis Charles Boileau entre 1870 et 1887 comme on peut encore le voir aujourd’hui. Même Gustave Eiffel intervient dans un des agrandissements. En 1877, Aristide Boucicaut décède et sa veuve Marguerite qui tiendra les rênes de la Maison jusqu’en 1887.

C’est juste après la mort de Marguerite Boucicot, que les établissements du Bon Marché décident de mettre un pied en Argentine et d’ouvrir une succursale à taille parisienne. Les clients porteños sont déjà nombreux à connaître le Bon Marché de Paris (via son catalogue français qui arrive en Argentine) et monter une succursale à Buenos Aires permettra au Bon Marché d’augmenter ses ventes dans le pays.

Photo : Le Bon Marché de Paris. 

 

nullEmplacement du Bon Marché à Buenos Aires :

On choisit tout naturellement la calle Florida pour y installer le premier grand magasin de Buenos Aires. Inutile de chercher un grand terrain du coté de la Plaza de Mayo ou même des premiers numéros de la Florida vers Ridavavia ou Cangallo. Les terrains sont chers, petits et acheter les petites parcelles aux petits propriétaires pour les transformer en grande parcelle prendrait trop de temps. On choisit donc le « bout de la rue », car si Florida est belle et bordée de belles boutiques entre Rivadavia et Tucuman, là bas plus au nord la calle Florida devient déjà moins commerciale et regroupe plutôt des « galpones » (hangars) et des constructions tenant plus des gourbis que de belles demeures. Les parcelles sont moins chères et un premier terrain est acheté à l’angle Florida et Cordoba en 1888. Toute la manzana est rasée en 1889 et les travaux débutent mollement en 1889 sous la direction de l’ingénieur Emilio Agrelo et l’architecte Roland Le Vacher. Ils se poursuivent malgré la crise de 1890 et ceci jusqu’en 1894.

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Devant les hésitations des français du Bon marché face a la crise de 1890, puis de la mésentente avec les investisseurs argentins, le projet sera changé de très nombreuses fois, laissant même d’autres projets venant s’y intégrer comme le Phoenix Hôtel sur l’angle Cordoba et San Martin en 1889. En 1894, lorsque les travaux se terminent personne ne sait ce que deviendra le bâtiment. Le Bon Marché a déjà jeté l’éponge et la partie du bâtiment sur la calle San Martin et Viamonte se termine en 1898. Enfin le dernier quart de la parcelle, angle Viamonte Florida, lui ne verra jamais le jour et sera revendu pour que d’autres immeubles se montent sans respecter l’ensemble architectural.

Photo du haut : La calle Florida vers 1890.

Photo ci contre : Le Phoenix Hotel ouvre ses portes à l'angle de la calle Corodba (coté droit) et San Martin (coté gauche) ouvre ses portes en 1889 alors que le Bon Marché est en plein chantier. (Cliquez sur la photo pour agrandir).

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Photos : A gauche, Emilio Bunge. A droite, Francisco Seeber. Les deux proicpaux promoteur du Bon marché Argentino. Au centre 100 actions de 100 pesos chacune : 10.000 pesos. Signée le 05 février 1890, quelques mois avant la "Panique de 1890" !

nullPourquoi le projet du Bon Marché a Buenos Aires ne se réalise pas :

Si l’enseigne du Bon Marché est français, l’idée de l’implanter a Buenos Aires vient de deux argentins, Francisco Seeber, militaire mais surtout homme d’affaire dans la construction et aussi maire de Buenos Aires entre 1889 et 1890, et de Emilio Bunge, homme politique argentin aussi maire de Buenos Aires entre 1894 et 1896. A eux deux, les hommes avaient à la fois le capital, les outils de construction et les aides politiques pour monter un tel projet. De quoi pouvoir convaincre le Bon Marché de Paris et aussi prendre les risques de leur coté sans épouvanter les français de devoir investir un seul peso dans l’affaire.

Le projet démarre, sur le papier des idées à dépasser tout ce qui peut déjà exister au monde dans le domaine. Un département de vêtements, de meubles, même un regroupant les objets de décoration. Un autre département spécialisé dans la mode, un bar restaurant en terrasse au dernier étage, une bibliothèque. Enfin pratiquement tous les services disponibles pour les employés avec même des logements pour ceux-ci. Ce bâtiment est le plus haut et aussi le plus grand que compte la ville. Il faut dire qu’il était convenu dans l’accord signé entre le Bon Marché de Paris et les hommes d’affaires argentins, que le grand magasin envoyait dans un premier temps quelques uns de ses propres employés pour former les employés argentins. L’année 1889, se passe bien et les travaux avancent, mais en 1890 éclate la crise dite « La Panique de 1890 ». Une sorte de bulle spéculative (déjà) qui avait commencé dans les années 1880 et qui avait amené diverses banques à prendre trop de risques et a trop spéculer sur des lendemains qui chantent. Après la faillite en 1888 de du Banco Constructor de La Plata, l’Etat Argentin entre à son tour en cessation de paiement en juin 1890 et déclare aussi faillite. Le Banco Nacional fait a son tour faillite ce qui entraine de nombreuses banques à faire de même. L’effet de domino est tel, qu’il faudra 4 ans (1894) pour que l’Argentine se sorte de cette crise. Le 26 juillet 1890, devant la chute du système bancaire et l’écroulement de la production industrielle, une partie du monde politique (essentiellement de l’Union Civique) appuyé par une partie de l’armée fomente un coup d’état qui renverse le gouvernement et le président Miguel Juárez Celman, Carlos Pellegrini va lui succéder.

Photo : La crise dite du Progrès. Caricature de 1890 où l'on voit le président argentin Juarez Celman expliquant à Mariane "Mais ça devait arriver madame, chargé comme il l'était (parlant du pays), il a voulu aller tellement haut qu'il en a perdu l'équilibre". Publié dans le quotidien "El Mosquito".

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Photo : Le 17 juillet 1890 éclate la "Révolution del Parque" du nom de la caserne "del Parque" installée aujourd'hui à l'emplacement même du palais de Justice (Trubunales). Le régiment de la caserne aux ordre du Général Manuel Campos décide de soulever contre le gouvernement. Le Général sera immediatement arrété, mais le 25 juillet les civil du parti de l'Union Civique prennent les armes et montent des barricades pour se soulever à leur tour contre el gouvernement. Sur la photo de gauche, on les reconbait a leur béret ou "bonnets blancs". Photo de droite les premières barricades dans le quartier de "Tribunales". Les combats commencent dans le quartier le 26 juillet et finiront le 29 juillet par la rédition des révolutionnaires. L'Union Civique a tout de même gagné, puisqu'une semaine après le 06 août, le président Celman démissione et est remplacé par Carlos Pellegrini (alors vice-président).

nullLe Bon Marché de Paris jette l’éponge :

Tous ces événements mal suivis de loin, font peur au Bon marché de Paris qui préfère se retirer de l’affaire et ne plus continuer le projet. Les deux hommes d’affaires argentins, Francisco Seeber et Emilio Bunge tiennent tête. Le Bon Marché de Paris n’a pas le droit de rompre l’accord mais le fait tout de même. Les deux argentins attaquent en justice le Bon Marché et gagne même le procès avec une indemnité conséquente, mais restent seuls en course. Les fonds manquent, la bourse de Buenos Aires s’écroule et les actions émises du nouveau grand magasin ne représentent plus grand chose. Il faut se rendre à l’évidence, il n’est plus possible de continuer les travaux prévus. En 1891, quelques fonds arrivent et le chantier repart. Mais les problèmes se succèdent, en 1894 Francisco Seeber part en Europe pour chercher un autre associé, c’est alors que le Bon Marché Paris réussit à faire interdire l’appellation « Au Bon Marché » à celui de Buenos Aires. Qu’importe, on lui change son nom, il devient « Galeria Florida ». La situation économique de la société est telle, que les deux hommes argentins cherchent d’autres alternatives pour achever leur bâtiment et trouver les derniers fonds. Ils cherchent à y installer la Poste centrale, puis le Palais de Justice, peine perdue….. C’est la fin d’un rêve !

Photo : 1891, façade sur Florida, la photo est prise de la calle Córdoba au 600. Le bâtiment est encore en travaux. La coupole (on voit la structure en acier) de l'angle qui ne sera jamais terminée (ni même aujourd'hui).

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Photos : Intéressantes photos prises presque du même endroit et avec le même angle. Celle de gauche serait prise vers 1895. Les travaux sont terminés du coté de la calle Cordoba et les premières boutiques ouvrent au rez-de-chaussée. La photo de droite est postérieure, peut etre vers 1898. Il y a déjà un reverbère au gaz sur le trottoir à l'angle de l'édifice. Les deux photos sont prises à partir de la calle Florida sur la cuadra des 800 en regardant vers le sud.

nullOn cherche d’autres affectations à la Galeria Florida  :

En 1895, une partie est louée pour en faire une salle de spectacle, c’est « l’Eden » qui ouvre ses portes. Une sorte de Music Hall, où se succèdent les passages de comiques troupiers pas forcement du meilleur goût.  Du coté de la calle Florida, viennent s’installer les magasins de « La Colmena Artistica », de « El Ateneo » ainsi que l’Association des Beaux Arts. Ce qui permet l’année suivante en 1896, d’y organiser le 4ème salon de peinture et de sculpture. Devant la réussite du salon, le musée des Beaux Arts s’y installe aussi la même année. Ce musée y logera jusqu’en 1910, date à laquelle il ira s’installer sur la Plaza San Martin dans le Pavillon Argentin.

En 1901, de nombreuses associations ont pour siège la « Galeria Florida », des associations artistiques, littéraires, scientifiques. Une partie abrite même les services du ministère de l’Agriculture et même de la « Commission des limites internationales ».

Ce n’est qu’en 1908, que le bâtiment arrive enfin à  trouver un acquéreur d’importance, il s’agit  du « Ferrocarril de Buenos Aires al Pacifico », la société des chemins de fer de Buenos Aires au Pacifique. Il s’agit d’une société aux capitaux britanniques et installent leurs bureaux dans la partie du bâtiment donnant sur Florida et Cordoba. La Galeria Florida change de nom et devient el Edificio Pacifico. Les années suivantes entre 1908 et 1914, les services de la compagnie du Pacifique s’agrandissent aux autres secteurs du bâtiment du coté des calles Viamonte et San Martin, mais les deux galeries centrales du bâtiment sont toujours découvertes et ressemblent plus à deux ruelles inhospitalières. La structure métallique (d’origine belge) qui devait les recouvrir fut montée mais jamais complétée par les verrières. Juste avant la première guerre mondiale, la structure d’acier est démontée et renvoyée en Europe pour être vendue. Dans les années 1930, personne ne prenait jamais ces deux passages qui étaient considérés comme très mal famés, surtout à la tombée du jour, un véritable coupe gorge !

Photo : Vers 1900, une des salles de peintures du Musée National des Beaux Arts à l'étage de l'Edificio Bon Marché (On le nomme encore ainsi en 1900).(Cliquez sur la photo pour agrandir).

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Photos : Au centre, le carton d'invitation de la cérémonie d'inauguration du Musée des Beaux Arts de Buenos Aires dans l´'Edificio Bon Marché le 25 décembre 1896.(Cliquez sur les photos pour les agrandir). A gauche en 1900, au rez de chaussée, la salle des sculptures. A droite, en 1903, le vernissage d'une exposition de peinture.

null1945 : Rénovation de las Galerias Pacifico puis décadence :

Dans les années 40, on décide de nettoyer un peu ces deux passages et de les transformer en galeries commerciales. La société des chemins de fer Pacifico libère le rez de chaussée de l’ensemble, et en 1945 les architectes José Aslan y Héctor Ezcurra sont chargés pendant deux ans de procéder à la nouvelle transformation de l’ensemble pour redynamiser le rez de chaussée et créer aussi une galerie en sous sol.

On décide alors de faire disparaître totalement les passages, de couler une dalle en forme de plusieurs voutes sur la totalité des deux anciennes galeries et de transformer tout le rez de chaussée en locaux à vocation commerciale. Les bureaux du Pacifico restent aux étages. Les façades restent inchangées mais le rez de chaussée et les accès sont totalement rénovés en pur style années 40. Le rez de chaussée revit, c’est un succès, les porteños viennent redécouvrir en 1947, la nouvelle galerie Pacifico. A noter la fresque qui recouvre la coupole du rez de Chaussée que l’on peut mieux admirer a partir du sous sol, est l’œuvre de Antonio Berni.

nullSi architecturalement et économiquement la nouvelle Galeria Pacifico est un succès en 1947, la crise du milieu des années 50 ajoutée à la nationalisation des chemins de fer Pacifico en Ferrocariles Nacionales font que le manque d’argent de l’Etat commence à se faire réellement sentir 10 ans après son inauguration dans toutes les taches d’entretien de l’ensemble. Infiltration, manque de nettoyage, très peu d’entretien, étanchéité vétuste voire disparaissante. En 1962, l’Etat avec l’aide de la banque municipal veut trouver de nouveaux investisseurs pour commencer les refections. On ne trouve aucun acquéreur !

Dans les années 70 et 80, la calle Florida perd de son attrait. La nouvelle bourgeoisie préfère faire ses achats du coté de Barrio Norte (Avenida Santa Fe) ou de Recoleta. Les boutiques deviennent moins chics sur Florida et ferment, la rentabilité est moindre et on peut parler d’un début de décadence de la zone. Plus grand monde se promène dans la Galeria Pacifico vers 1980.

Photos : En haut entrée principale sur la calle Florida en 1947. Juste au dessus, nef principale d'accès au dôme à partir de l'entree de la calle Florida. Photo de 1947.

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Photos : Au centre, publicité des années 50 du magasin de poupées espagnoles Mariquita Perez (marque qui a perdurée dans ce local jusqu'à la fin des années 60) qui était juste placée à gauche de l'entrée principale des Galerias sur la calle Florida. A gauche, le dôme de la galerie qui est en phase de se terminer, la même photo à droite une fois que la galerie fut inaugurée. Le dôme servait en permanence de lieu d'expositions temporaires toujours parainées par des marques. Le must des confiterias de la galerie (on la voit à droite en cliquant sur la photo) était la Confiteria Avignon (Aviñon, en espagnol). Enfin pour en terminer avec les poupées, juste en face des Locaux commerciaux 22 et 24 occupés par la poupée Mariquita Perez, il y avait la concurrence, je parle de la poupée Marilu qui avait son propre local juste en face de la Galerias Pacifico toujours sur Florida (au 774) ! Toutes les gamines tiraient les parents par la main pour aller voir les vitrines, où les poupées étaient toujours animées et mises en situation.

null1970 -1980 : A deux doigts de tout démolir :

Il ne reste presque plus aucune boutiques dans la galerie en 1976. Toutes sont parties, plus aucun public n’y entre. Lancement d’un appel d’offre international pour reprendre le « Monstre Pacifico », personne n’y répond. Le secrétaire de la culture et les services des chemins de fer d’état se rejettent les responsabilités d’entretiens. On n’arrive même pas à délimiter les responsabilités de chacun et les devoirs. Ce sont les années noires de l’architecture porteña qui correspond aussi à la pire des périodes de dictature en Argentine. On démolit à tout va, il n’y a aucune opposition (même architecturale ou historique), 1976, c’est le début des tours en plein centre qui font place nette au XVIIième et XIXème siècle. La préparation du Mundial de football de 1978 sert d’excuse pour monter à toute hâte des tours hôtelières en béton défigurant le micro centre. Un projet de 1976 est approuvé pour démolir deux manzanas entières dont celle de l’Edificio Pacifico. On commence même à détruire la moitié de la manzana voisine où se trouve la Iglesia Santa Catalina (celle-ci devant tout de même être préservée). C’est un coup de chance inespéré qui fait capoter le projet, le Pacifico s’en sort. Au retour de la démocratie (1983), on commencera à regarder d’un peu plus près avant de détruire le patrimoine urbain. C’est une décision politique de 1989 qui classe enfin le bâtiment sur la liste de préservation historique nationale et le sauve mais la fermeture totale de la galerie et des services de Ferrocariles Nacionales est inéluctable.

Vidéo : Pendant les travaux de restauration en 1991, une partie de l'immeuble s'écroule alors que plusieurs centaines d'ouvriers y travaillent. On déplore plusieurs morts. C'était le 20 mai 1991. 5 mn 07 s.

Cette vidéo permet de montrer l'intérieur du chantier de l'époque.

Pour voir la seconde partie :  http://www.youtube.com/watch?v=czaCf7pyZVM

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null1990 : Création du Shopping Galerias Pacifico :

La Galeria Pacifico est fermée, abandonnée, mais sauvée et conservée. En 1990 le bâtiment est concédé à la société Galeria Pacifico SA (Privé) pour le restaurer et le transformer en Galerie commerciale.

Cette même année, débute des travaux de rénovation mais cette fois sur l’ensemble de la manzana, pour récupérer à la fois le sous sol, le rez de chaussée mais aussi les étages en collant le plus au projet de Bon marché qui ne vit jamais le jour : 4 niveaux entier de commerces ouvert au public. Ce dernier gros chantier de la Galeria Pacifico est confié à l’agence d’architecture Juan Carlos López y Asociados. A partir de 1991, l’ensemble est ouvert par tranche successive. L’ouverture totale et officielle s’effectue le 18 mai 1992.

Enfin le troisième étage qui regroupe le Centre Culturel Borges est ouvert en octobre 1995 et offre des activités culturelles et des espaces d’expositions temporaires. On y accède uniquement par l‘entrée se trouvant à l’angle des rues San Martin et Viamonte.

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nullLes conseils du Petit Hergé :

Même si cela parait très touristique, je conseille tout de même d’aller visiter las Galerias Pacifico. C’est un point sur le nord de la calle Florida qui est incontournable. Le sous sol pour aller voir la fresque de Berni, le Rez de chaussée pour voir les belles boutiques, le premier étage pour pouvoir faire des photos de l’ensemble. Le second pour avoir encore une vue meilleure, et enfin le Centre Culturel Borges qui offre toujours des expos de photos, des spectacles (des fois du tango). Pour le centre Borges, on y entre par l’angle Viamonte-San Martin, et il y a aussi un passage entre las Galerias et le centre au niveau du 1er étage. Suivant les mois l’agenda est intéressant ou non, demandez le à l’accueil du centre Borges.

Des bars en sous sol du Pacifico (toujours un peu bruyant) plus tranquille au rez-de-chaussée juste à l’entrée du centre Borges. Le centre commercial est intéressant pour savoir ce qu’il se vend en Argentine (les brésiliens débarquent par milliers dedans pour y acheter tout moins cher que chez eux). C’est beau, mais pour Buenos Aires ca reste cher ! Il y a des quartiers moins onéreux pour y faire ses emplettes.

Dans le coin, intéressant, juste derrière par la sortie du Centre Borges, allez faire un tour à l’église et au monastère Santa Catalina. A voir aussi !

Pacifico est ouvert tous les jours de 10h à 22h30. Les dimanches et lundis, ça ferme à 21h. Les vendredis et samedis à 23h30.

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13 décembre 2013 5 13 /12 /décembre /2013 00:00

Mise à jour : 13 décembre 2013.

nullCalle Florida axe principal de l'activité commercial de Buenos Aires :

La calle Florida a été le premier centre commercial de Buenos Aires. En effet si la Calle Defensa était dès l’époque coloniale l’axe commercial de boutiques alimentaires « Axe Centre – Faubourg du Sud (San Telmo) », la calle Florida, continuait l’axe commercial mais pour les biens manufacturés et de luxe entre « Axe Centre – Faubourg du Nord (Retiro) ». La calle Florida a donc entre Rivadavia et Cordoba sur 800 m aligné les plus belles boutiques de la ville entre 1750 et 1950.

Il serait même intéressant de faire la liste de toutes ces boutiques qui se sont succédé au fil de deux siècles puisqu’elles permettent de montrer les modes et les envies des porteños qui s’y sont bousculés pour y chercher leurs rêves au fil des générations !

Photo : En 1925, la cuadra des 100 de la calle Florida, en regardant vers le nord.

nullOuverture en 1878 de Oliva Y Schnabl :

Sur la cuadra des 100 de la calle Florida (angle Bartolome Mitre, ex Piedad) ou aujourd’hui s’élève le siège de la banque Boston (hum … je veux dire ICBC depuis 2013) s’élevait un petit bâtiment comprenant un simple étage sous lequel au rez de chaussée une boutique d’optique présentait ce qui pouvait exister de meilleur sur le marché. Le bâtiment tint bon jusqu’en 1920, où toute la cuadra fut démolie pour laisser place au percement de la avenida Diagonal Norte.

Monsieur Leopoldo Schnabl fonde en 1878, son premier magasin d’optique sur la calle Florida à cette adresse (Florida 99 -101). Sur la façade en bois on peut lire alors « Instituto Optico Oculistico, Oliva Y Schnabl ». Il devint vite la référence à Buenos Aires. Il vend tout ce qui touche de loin ou de prés à l’optique, lunettes, longues-vues, jumelles, Microscopes, mais aussi tout se qui touche à la physique, ustensiles de laboratoire, médecine, élément d’électricité (tout juste naissante). Il ouvre même assez rapidement une succursale à Montevideo.

En 1900, Leopoldo Schnabl passe la main à son fils Ricardo Rossi et à un de ses associés Adolfo Lutz, et la boutique change de nom en « Schnabl y Lutz » puis en 1905, on déménage la boutique de quelques mètres pour gagner de la surface au 171 de la calle Florida donc toujours sur la même cuadra et l’enseigne devient Lutz y Schulz.

Photo : Première et peut être seule photo à ma connaissance de la toute première boutique de Oliva y Schnabl sur Florida 99. (Photo de 1880). Cliquez sur la photo pour agrandir (Je recommande... toujours).

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Photos : Des jumelles de théâtre de la Maison Oliva Y Schnabel, c'est à dire des premières années de la société, datant vraisembablement de 1880-1890. Cliquez pour agrandir (Je recommande).

nullLe palais Lutz Ferrando sur Florida 240 :

En 1912, les associés deviennent plus nombreux (Rodolfo Schulz, Esteban Ferrando, Guillermo Lutz et Louis Paillot),

, l’affaire grossit et ils décident tous de construire un immeuble de plusieurs niveaux pour enfin permettre d’offrir un choix toujours plus vaste au public. Une sorte de grand magasin de l’optique et de la science. Ce bâtiment est inauguré le 30 avril 1912 à une cuadra de là, sur Florida 240.

nullSix  étages entiers de produits scientifiques et optiques, certainement la plus grande surface de toute l’Amérique du sud dans ce domaine, enfin pour 1912 une section photographie est ouverte. Le magasin se nomme alors Lutz Ferrando (les deux principaux actionnaires). En 1931, les associés changent le capital et le magasin se transforme en Société anonyme. Les années 1930 et 1940 marquent certainement son heure de gloire, avec plus de 32 filiales dans le pays et l’Uruguay.

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Photos : La tienda Lutz Ferrando dans les années 30-40. A gauche, photo nocturne de 1936. On reconnait l'enseigne à gauche, la paire de lunette lumineuse et l'horloge lumineuse. Sur la photo de droite, on reconnait la paire de lunettes et l'horloge. Au centre publicité des années 40. Cliquez sur les photos pour agrandir (je recommande).

nullLutz Ferrando existe encore :

La société et les magasins Lutz Ferrando existent toujours ! Ils sont maintenant spécialisés presque exclusivement en lunettes de vue et lunettes de soleil, offrant aussi quelques loupes, ou alors des baromètres et des thermomètres, mais le choix n’est plus aussi vaste que celui des années 40 ! La société s’est restreinte à seulement 5 succursales à Buenos Aires (Callao 1224, Paraguay 640, Santa Fe 1223, Pueyrredon 1689, et Rivadavia 6874) et quelques autres boutiques dans le reste du pays (Cordoba, etc…).

Le « temple » de la splendeur de la société de 1912 de Florida 240 est toujours debout et vous pouvez aller l’admirer, mais a changé de destination, aujourd’hui immeuble de bureaux, mais la façade est classée et donc intacte ! Allez la voir !

 

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Photo : Encore une photo de 1936. Toujours la même cuadra, celle de Florida 200. Entouré en jaune, l'enseigne de Lutz Ferrando avec ses lunettes. Entoure en rouge plus haut l'horloge.

nullL'autre siège de Montevideo :

Pour ceux qui sont à Montevideo, allez voir la prestigieuse succursale encore debout et même restaurée entre 2006 et 2008. C’est un immeuble de 1916 situé sur Sarandi 675 très proche de la plaza Independencia. Aujourd’hui les deux premiers niveaux (les plus beaux) abritent une librairie. A voir absolument puisqu'on peut y entrer !

Le siège de Montevideo est presque intact et offre un escalier monumental joignant le rez de chaussée au premier étage. Il est surmonté de vitraux.

Donc à voir absolument lors de votre passage à Montevideo.

La photo de gauche date de la fin des travaux de rénovation en février 2008. Celle ci dessous de juillet 2012.

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Photos : A gauche un thermomètre de la Maison Optica Lutz Ferrando. Au centre la publicité du lancement des lunettes Cliper. A droite, une boussole Optica Lutz Ferrando et Compagnie SA. Cliquez sur les photos pour les agrandir (Je recommande).

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25 septembre 2013 3 25 /09 /septembre /2013 00:00

Mise à jour : 24 septembre 2013.

La Photo du jour : Angle des avenidas Corrientes et Callao

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Il est 13h12 ce mardi 24 septembre 2013. Enfin une belle journée ensoleillée, c’est bien la première fois depuis quelques semaines. Début de printemps encore tout de même un peu frisquet. Les manteaux sont encore de la partie et on voit de ci de là, quelques écharpes voler au vent surtout si on marche à l’ombre. Ce sont peut être ces premiers rayons de soleil qui ont fait sortir autant de personnes aujourd’hui dans les rues. Une journée habituelle de semaine, certes, un mardi laborieux et les voitures s'entassent sur les avenues du macrocentro, bus, taxis, camionnettes et voitures particulières débordent et avancent difficilement. Sur les trottoirs il en va de même, les piétons se faufilent entre kiosques à journaux, de fleurs, cireurs de chaussures, vendeurs ambulants de babioles en tout genre. A chaque feu rouge, les piétons s’entassent 60 secondes puis foncent ensemble sur un autre groupe démarrant du trottoir opposé. Une fourmilière vivante, chaotique, mais tout le monde se mêle sans jamais se bousculer, il y a comme quelque chose de magique à cette lutte chronométrée de vagues incessantes de flux et de reflux. A en faire tourner la tête quand on reste statique 10 minutes comme moi, au même endroit, pour voir passer des centaines de personnes.

La photo donne sur l’avenue Callao à la hauteur de la cuadra des 300, en direction de la Plaza Congreso. Perpendiculaire à cet axe, la avenida Corrientes à droite le début de la cuadra des 1800.

Juste à l’angle, la confiteria SQuzi. Le « Q » a de l’importance, car début 2011, les gérants de l’établissement se sont affrontés (surement pour des questions bassement matérielles). La lutte a définitivement séparé les gérants, l’un est reparti avec la dénomination de la confiteria, qui se nommait alors « SCuzzi » (avec un « C » et 2 « z ») et l’autre est resté avec la location du lieu ! Grands travaux de rénovation et quelques mois plus tard le Scuzzi renaitra de ses cendres pour devenir le SQuzi ! Personnellement la déco intérieur est bien meilleure maintenant. L’ancienne datant du début des années 2000 avait déjà pris un coup de vieux ! Quoiqu’il en soit les autres Scuzzi (c’est maintenant une chaine) restent encore dans quelques endroits de Buenos Aires (Cordoba 800 entre autres) et ont depuis aussi perdu un « z » en devenant Scuzi. Bref, une histoire de Scuzzi, de SQuzi et de Scuzi !

 

Photo Petit Hergé : Mardi 24 septembre 2013, 13h12 Avenida Callao, angle Corrientes. Barrio Balvanera. Macro Centro. Buenos Aires.

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23 septembre 2013 1 23 /09 /septembre /2013 16:00

Mise à jour : 23 septembre 2013.

nullLes confiterias :

 

Les confiterias font parties du circuit classique des bonnes tables de Buenos Aires mais aussi le rendez vous des amateurs de pâtisserie. Ouvert en continue, c’est un va-et-vient sans cesse dans la salle, un grouillement de garçons, entre le salé et le sucré, le froid et le chaud, les plats et les café, les bières et les tartes, une confiteria ne dort presque jamais ! C’est d’ailleurs pour cela que l’on s’y donne rendez vous , le matin, à midi l’après midi , le soir ou au plein milieu de la nuit, on s’y réunit car on sait que c’est ouvert.

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nullUn endroit où une femme pouvait entrer :

 

Autrefois (Vers 1900-1930), le terme de « confiteria » définissait uniquement les « pastelerias » (pâtisserie) qui s’étaient converties en salons de thé ou les dames de la bonne bourgeoisie avaient l’habitude de se réunir pour prendre le thé. C’était même en fait l’unique endroit publique ou une femme pouvait aller seule (ou accompagnée d’autres femmes) se désaltérer ou manger une pâtisserie et plus tard quelques tartes salées. Rapidement au fil des années, les plats chauds sont apparus et à partir de midi jusqu’à 15h on pouvait y déjeuner. Puis, le soir, à partir des années 1930, la mode est venue aussi de pouvoir y diner en couple, en famille, mais aussi entre amies sans pour autant devoir supporter les quolibets du voisinage. C’était donc à la fois un endroit chic et fin mais surtout bien famée. La « confiteria » ouvrait de bonne heure dans la matinée et fermait après l’heure du souper. Au fil des années, la confiteria s‘est popularisé pour devenir ce qu’on appelle aujourd’hui en France une brasserie, c'est-à-dire un lieu ou on peut venir boire mais aussi déjeuner ou diner. Ce qui la différencie des restaurants ce sont les horaires. Un restaurant n’ouvre à Buenos Aires que lors des deux services, par contre une confiteria ouvre au petit matin pour le petit déjeuner à 6h et ferme très tard vers 1h ou 2h du matin., Certaines confiterias placées sur les avenues ne ferment pas les nuits de vendredi à samedi et de samedi à dimanche.

 

Si le terme de confiteria est souvent juxtaposé au nom même de l’endroit, (comme la « Confiteria de las Violetas », ou l’ancienne « Confiteria del Molino ») certaines autres confiterias en sont bien, sans pour autant que la dénomination apparaisse, comme le « Café de los Angelitos » qui est bien plus une confiteria qu’un bar. Ce décalage d’appellation est souvent  dû parce que l’endroit s’est agrandi au fil des décades sans pour autant changer de dénomination (c’est le cas des Angelitos, qui était dans les années 30 et 40 qu’un véritable petit bar ).

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Photo : Le Cafe de los Angelitos dans el quartier de Balvanera. Photo Novembre 2012.

nullLes avantages des confiterias :

 

En général la salle même est somptueuse (pour les plus anciennes) mais de toute façon pour les plus récentres de tailles imposantes. En effet une confiteria, sur un ou plusieurs niveaux, peut accueillir plusieurs centaine de clients à la fois.  Le cadre est donc vaste, les tables larges et bien espacés. Et on s’y sent de toute façon très à l’aise.

Comme les horaires sont extensibles (d’où l’intérêt des confiterias) c’est à la fois la halte du petit déjeuner, l’endroit de prédilection pour le gouter l’heure du thé, amis aussi pour le déjeuner et le diner. Une sorte de temple de la restauration à toute heure et en horaire continue.

Certaines confiterias (les vraies de vraies, comme Las Violetas par exemple) ont même une propre boulangerie et pâtisserie dans leur établissement. Il y a d’ailleurs une porte annexe pour la clientèle qui y passe uniquement pour les achats. On peut donc y acheter des tartes, des gâteaux d’anniversaire, des panetones (ici on les nomme « pan dulce »), les petits fours (masitas), les bombons, caramels et autres alfajores en boites. Tout se vend soit l’unité, soit au kg. Ils sont tous à la vente à emporter, mais on peut aussi les déguster dans la partie salle à toute heure.

Vous aurez compris, c’est le lieu de perdition des gourmands de Buenos Aires. A celui qui saura on se trouve la meilleure « torta de Ricola » de la capital ou l’endroit ou on peut manger le meilleur « palmito » (palmier) ou le meilleur « coquito » (congolais).

La confiteria c’est un mélange entre pâtisserie de très bon niveau, brasserie ouverte 20 heures par jour et salon de thé élégant.

Il est même certain que leur niveau en pâtisserie est tellement élevé, que vous y trouverez des produits d’un niveau bien supérieur que vous pouvez avoir dans une boulangerie-pâtisserie de quartier. Vous êtes invité un après midi chez des amis, vous passez vous procurer une tarte, tartelette ou 200 gr de masitas dans une confiterias, votre geste sera certainement bien apprécié.

 

nullQuelques bonnes adresses :

 

Voici quelques confiterias les plus célèbres et donc les meilleures  (croyez en le gourmand d’expert que je suis !).

 

- La Confiteria de las Violetas (dans el quartier d’Almagro) sur Avenida Rivadavia 3899, metro Castro Barros. J’ai deja écrit un article sur cette célèbre confiteria. Aller voir sur : Confiteria de la Violetas.

- Café de los Angelitos (dans le quartier de Balvanera-Congreso) sur Avenida Rivadavia 2100, métro Congreso. Aussi un article deja ecrit, voir Café de los Angelitos.

null- Confiteria La Opera (dans le quartier de Balvanera - Avenida Corrientes) sur Corrientes 1799, métro Callao. Plus simple, dans un cadre “rénové année 70, mais avec une dernière mise à neuf au début des années 2010. Une vrai brasserie, ou pour prendre un verre, ou enfin our un ptit dej à 05h du matin, c’est ouvert (presque) tout le temps. On y croise les derniers fetards et les premiers qui petit dejeuner avant d’aller travailler. Un curieux mélange qui m’a toujours plu. Aussi ce coté un peu décalé dans cet air années 70 décadent. (les « mozos » sont d’époque aussi).

- SCuzzi ou j’ai plutôt envie de dire SQuzzi, car depuis que les gérants se sont disputés en 2012, le Scuzzi avec un « C » a fermé pour laisser la place à un nouveau SQuzzi avec « Q » au même emplacement. Cadre donc de 2012, très moderne et branché, a des horaires ininterrompu. On y mange bien, et on y petit déjeuner aussi comme il faut. C’est toujours plein, du matin au matin de 6h à 2h ! A l’angle de Corrinetes et de Callao (en face de la Confiteria Opera) Callao 392. Metro Callao.

null- Confiteria Ideal, (Suipacha 384) métro 9 de Julio. Bien que Cornu, c’est (et ce n’est qu’un avis personel) une confiteria en pleine décrépitude. Aussi bien dans l’assiette que sur la vétusté des peintures. Donc ne rien y consommer, mais aller la voir. Car c’est tout de même un des rares endroits encore sur pied datant d’un bon siècle dans son jus d’origine. Vous êtes arrivés donc en retard à Buenos Aires, puisque la confiteria Ideal était à la mode entre 1912 et les années 40. Un article déjà écrit sur ce lieu : Confiteria Ideal.

- Café Tortoni (Avenida de Mayo 825). A la fois tué par le tourisme (car envahit uniquement de touristes) et sauvé par eux (car ils le font vivre), le Tortoni est un musée vivant plus qu’une véritable confiteria aujourd’hui. Vous n’y allez donc que le voir, à la rigueur y prendre un café ou un petit déjeuner, mais on n’y déjeune, ni dine plus. D’ailleurs aucun porteño n’y va plus. Comme pour la Ideal, c’est trop tard, le Tortoni a été à la mode jusqu’au début des années 60, depuis c’est la chute inexorable. Un article écrit sur ce lieu tout de même historique. Voir : Café Tortoni.

 

Je vais continuer la liste cette semaine, pour vous proposer au moins une  bonne vingtaine d’adresses.

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Photos : La Confiteria las Violetas de Buenos Aires. Novembre 2012.

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18 septembre 2013 3 18 /09 /septembre /2013 15:33

Mise à jour : 18 septembre 2013.

nullLes pizzerías de Buenos Aires

 

Mais que m’arrive-t-il ? Voila que je n’écris plus que pour le ventre ! Les deux derniers articles parlent de bars et de pizzas et me voila reparti sur le même sujet !

Il faut dire qu’il suffit de me mettre le nez dedans et je n’arrive plus à sortir mes babines du sujet. Ceux qui me connaissent reconnaitront que j’ai l’appétit féroce et qu’un sujet comme celui-ci n’est en fait qu’un prétexte pour essayer toutes les bonnes tables de Buenos Aires sous couvert de pouvoir aider les lecteurs.

Bien ! Un sujet donc sur les bonnes pizzerias de Buenos Aires était donc envisageable pour ne pas dire incontournable !

Le thème est lancé et me voilà sur le point de repartir dehors pour faire la tournée de la Napolitana et de la fugazza en ville.

Un petit article en plus sur le nombre de pizzerias à Buenos Aires en mai 2015.

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Photo : Las Cuartetas, un haut lieu de la pizza quand elle commence a etre a la mode à la fin des années 1930. La photo date des années 50.   

nullPizza à l’Argentine :

 

Combien de pizzerias à Buenos Aires ? Des milliers ? Non, Il parait qu’il n’y en a que 1185 sur Capital Federal (donc sans compter la banlieue), zut, je ne vais pas pouvoir toute aller les voir !

Des pizzas à Buenos Aires ? On sent déjà le ton ironique du nouvel arrivant qui vient de poser ses pieds en ville pour la première fois et qui me regarde un air moqueur comme si on venait à Buenos Aires pour ne manger que de la pizza ! Mais bien sûr que si ! Le porteño s’est fait sur et avec l’italien, le génois, le napolitain et le piémontais représentent à eux seuls la majorité des émigrés européens qui ont envahi l’Argentine à la fin du XIXème et début du XXème siècle. Alors quoi de plus naturel que d’avoir aussi « argentinisé » leurs propres pizzas.

Buenos Aires ce n’est pas seulement la capitale de la viande bovine préparée à toutes les sauces, mais c’est aussi le haut lieu (après l’Italie) de la pizza dans tous ses états. Un italien qui débarque à Buenos Aires et qui goute la pizza d’ici va être déçu si il la compare à celle qu’il connait déjà chez lui. C’est normal, la pizza de Buenos Aires est argentine, elle n’est pas italienne ! Ici tout est différent, la pâte, la cuisson et tout ce qu’on peut lui mettre dedans et dessus. C’est pourtant bon, mais il ne faut surtout pas la comparer a la pizza huileuse et extra fine qui hante le Trastévere romain. Ici c’est du costaud, la bonne vielle pizza « al molde » c’est du lourd, du consistant, du rustre, en fait c’est de l’étouffe chrétien, qui pour certains se restreignent à manger le centre en écartant de leur fourchette la croute sur le pourtour de leurs assiettes. Moi, je mange tout !

Sinon, la pizza à la piedra est plus fine (si on peut dire), et qui, au moins, peut réconcilier les plus difficiles.

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Photos : La pizza, l'alimentation du pauvre. On la vend que dans la rue au début du XXème siècle. Il faut attendre les années 30, pour qu'elle envahisse le centre de la Ville et que les premières grandes pizzerias s'installent sur avenida Corrientes.

nullLes 1185 pizzerias de Buenos Aires ?

 

A Buenos Aires, nous voila donc avec 1185 pizzerias (chiffre décembre 2012, calculé par les services municipaux de la ville de Buenos Aires), on sait aussi que les porteños avalent 14 millions de pizzas par an. Pour les 3 millions d’habitants voilà donc un calcul vite fait qui donne presque 5 pizzas entière par personne et par an. Quand je précise entière c’est qu’ici une pizza se partage toujours, personne ne mange une pizza à lui tout seul, c’est une pizza pour deux, pour trois, voir pour quatre qu’on partage ensemble à la table d’une pizzeria ou en « delivery » à la maison. Comme au fil des dernières années, le kg de viande a augmenté (pour ne pas dire explosé à la hausse), on se plaint de la disparition progressive et sensible des parillas et de leur remplacement par des pizzerias. Il existe tout de même encore en ville, 780 parillas. Donc voila pourquoi la très officielle « Ente Turistico de la ciudad de Buenos Aires »· a fait des études sur le monde magique des pizzas et sur son développement.

Je vous ferai grâce de la liste des 1185 pizzerias de Buenos Aires. Pour des raisons de santé et de temps, je ne peux de toute façon me lancer pendant 3 ans, à raison d’une par soir, à devoir me résoudre à toutes les tester. De quoi me dégouter pour le reste de ma vie ! Mais je vais quand même vous présenter les plus connues (qui sont souvent les meilleures).

 

Il parait que les premières pizzerias, sont apparues dans le faubourg de la Boca. C’était encore un faubourg car ce quartier n’était pas encore relié urbainement au centre de Buenos Aires (il y avait vaches et pâturages entre San Telmo et La Boca au moins jusqu’en 1910). Bref, voila donc que vers 1890, on commence à voir des lieux fixes de vente de pizzas, comme celle aux mains du napolitain Nicola Vaccarezza ou de Agustín Banchero qui « inventent » la fugazza con queso. Il y a aussi, dans ces quartiers ouvriers, des « pizzeros ambulants » qui après avoir cuit chez eux la pâte, déambulent dans les rues à la quête du client !

Aujourd’hui, la concentration la plus forte de pizzerias dans la ville de Buenos Aires est dans les quartiers de Balvanera et de San Nicolas.

Vidéo : La pizza. Canal 11 Telefe. Janvier 2013. 1 mn 59 s.

nullLes classiques : En ordre chronologique.

 

1) Banchero : (Depuis 1893 et 1932) le véritable local se trouve à la Boca à l’angle des avenidas Brown et  Suarez. Depuis, avec le succès, une succursale a vu le jour sur Avenida Corrientes à l’angle de Talcahuano. Banchero est vraiment la pizzeria la plus ancienne de Buenos Aires (et peut être d’Argentine) elle date de 1893 ! Son fondateur Agustin Banchero a créé la fugazza con queso. Le local actuel date de 1932.

 

2) Burgio : (Depuis 1930) Sur Cabildo 2400 dans le quartier de Belgrano.

 

null3) Pizzeria Güerrin : (Depuis 1932) sur l’Avenida Corrientes, très bien placée, à ne pas manquer bien sur ! Déjà un article écrit sur cette Pizzeria. Lire Pizzeria Güerrin.

 

4) Las Cuartetas : (Depuis 1932) Dans le micro centre sur Avenida Corrientes 838.

 

5) Pirilo : (Depuis 1932) Toute petite pizzeria (8 m2 au sol !) de San Telmo. Defensa 821. Toutes les pizzas font 60 cm de diamètre. La pizzeria existe depuis 1932. Depuis que Pirilo a passé l’arme à gauche, ce sont ses filles qui mènent la pate dans ce haut lieu de San Telmo.

 

null6) El Cuartito : (Depuis 1934) Pour certains un des rares pizzerias encore dans son « jus » authentique. Rien n’y a bougé depuis des décennies !  Talcahuano 937 dans le quartier de Retiro proche de Tribunales.

 

7) El Cedron : (Depuis 1935) Loin du centre sur avenida Juan Alberdi 6101 dans le quartier de Mataderos. Vous pouvez y aller quand vous allez voir la Feria de Mataderos.

 

8) La Mezzeta : (Depuis 1938) sur Avenida Alvarez Thomas 1321, dans le quartier de Chacarita. Certains disent que c’est la meilleure pizza de Buenos Aires. Il faut y essayer la Fugazzeta.

 

9) Angelin : (Depuis 1938) Un véritable boui boui pizzeria. Ce n’est vraiment pas le luxe quand on y entre, mais au moins c’est du vrai ! A Villa Crespo sur Avenida Cordoba au 5270. C’est ouvert qu’à partir de 18h.

 

null10) El Imperio de la Pizza : (Depuis 1947). A Chacarita juste en face du cimetière et de la station de train. Avenida Corrientes 6899.

 

11) San Antonio : (Depuis 1955) Dans le quartier de Boedo. Avenida Garay 3602 à l’angle de Avenida Boedo. En désert  à ne pas rater la torta Lujuria (au chocolat).

 

12) Le Palacio de la Pizza : (Depuis 1956) Toujours sur Avenida Corrientes au 751, à une cadra de la Quarteta.

 

13) El Fortin : (Depuis 1962) Dans le quartier de Monte Castro. Angle Lope de Vega et Alvarez Jonte au 5299.

 

14) La Guitarrita : (Depuis 1963, déménagée en 2003) Avant dans Belgrano, elle a déménagé il y a quelques années dans le quartier de Nuñez. Vous la trouvez sur Cuba 3300.

 

15) Punto y Banca : (Depuis 1970). Sur Honduras 4002 dans Palermo. Pizzeria de quartier assez chère mais les empanadas sont les meilleures !

 

16) Angelito : Sur Camargo 490. Quelques employés et propriétaires del Imperio de Chacarita ont fondé Angelito pour approvisionner le quartier de VillaCrespo en bonne pizzas. Entre 6 h du matin et 2 h du matin, les pizzas et empanadas n’arrêtent pas de sortir du four. En dessert prendre le « Balcarce ».

 

nullLes chaines :

 

17) La Americana : (Depuis 1935) Callao 83, juste à coté de Congreso. Depuis peu, la Americana se convertit en chaine, puisqu’ils viennent d’ouvrir une seconde pizzeria sur Avenida Corrientes 1383.

 

18) Kentucky : (Depuis 1942). Déjà 14 succursales à Buenos Aires, mais la principale et la plus ancienne est celle de Pacifico à Palermo. Vous la trouvez sur Avenida Santa Fe 4602.

 

19) Los Inmortales : (Depuis 1952) Ce n’est pas uniquement une pizzeria, mais ce resto les prépare de belle manière. Quelques succursales, la plus pratique celle de Avenida Corrientes 1369. (La plus ancienne)

 

null20) La Continental : (Depuis 1953) Aujourd’hui une chaine de 17 pizzerias. La plus ancienne sur Avenida Callao 361 (ma préférée).

 

21) Romario : (Depuis 1989). Deja une bonne douzaine de sucursales. La chaine la plus branchouille de Buenos Aires. Uniquement dans les quartiers « biens ». Il faut reconnaître que les pizzas sont bonnes, mais chères. Evitez les succursales dans les quartiers touristiques (par exemple Recoleta). La première pizzeria Romario sur Juncal et angle Junin n’existe plus. La plus sympathique Ayacucho angle Arenales 2007. La plus ancienne encore en activité (depuis 1991) c’est celle de Cabello 3700 à l’angle de Ugarteche.

 

22) Almacen de Pizzas (Depuis 2006). La plus connu à l’angle de Seguí y Salguero.

 

nullLes « qui se veulent » chics (donc chères) mais tout de mème bonnes.

 

23) Filo : (Depuis 1995), c’est branchouille, mais même si c’est un peu snob à mon gout (je parle du public), les pizzas sont délicieuses. Dans le centre dans le quartier de Retiro, sur San Martin 975. C’est hors de prix…et bourrée d’étrangers de passage.

 

24) Siamo nel Forno : (Depuis 2010) à Palermo Hollywood. Vous la trouvez en plein quartier bobo :  Costa Rica 5886

Video : Les pizzas de Buenos Aires. Canal Perfil.com. Janvier 2011. 5 mn 06 s.

 

nullLes conseils du Petit Hergé :

 

La pizza c’est Buenos Aires, certes il y en a ailleurs en Argentine, mais c’est comme la viande, les meilleures sont à Buenos Aires donc autant en profiter !  Lancez vous sur l’avenida Corrientes et essayez en une. Ensuite au cours de votre voyage, tâtez d’autres gouts. Mes préférés, les calzones, les fugazzas avec fromage, les roqueforts, ou alors jambon et morones.

Si vous passez par La Americana, en dessert la torta de Ricota !  C’est aussi l’occasion de gouter surement pour la premiere fois de votre vie, la faina, la pascalina ou alors les empanadas. A tenter, les empanadas aux maïs (Choclo) et ma préférée celle au jambon fromage.

En ce moment une « empanada » tourne entre 5 et 8 pesos pièce et une pizza grande basique se situe entre 50 et 80 pesos. (Prix septembre 2013). Une pizza grande un peu spéciale bien souvent dépasse déjà les 100 pesos (mais on la mange à plusieurs !). Bon appétit !

Un petit article dans l'actualité de mai 2015 sur le nombre de pizzerias à Buenos Aires

Video : Les porteños et les pizzas. Canal 7. Septembre 2010. 4 mn 47 s.

  A lire aussi dans le Petit Hergé :

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17 septembre 2013 2 17 /09 /septembre /2013 15:00

Mise à jour : 17 septembre 2013.

nullPizzeria Güerrin :

La Pizzeria Guerrin n’est pas encore classée dans la liste des bars et restaurants notables de la ville, mais a obtenu en septembre 2011, le titre de « lieu à intérêt historique », déjà un premier pas vers une reconnaissance de la ville de Buenos Aires. Il faut dire que depuis 1932, elle trône sur l’avenida Corrientes entre les calles de Talcahuano et Uruguay. Collée pour ne pas dire écrasée par ce qui est aujourd’hui l’hôtel Ibis. C’est le point de passage obligé pour déguster une bonne pizza près de Tribunales dans le quartier de San Nicolas.

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nullUn peu d’histoire :

L’avenida Corrientes ou plutôt la calle Corrientes en 1932 est déjà la zone culturelle de Buenos Aies ou se collent les uns aux autres théâtres, music-halls, et variétés. Vie nocturne par excellence, c’est aussi une succession de bars, lieux de restauration pour ceux qui entrent et sortent des théâtres. Franco Malvezzi et Guido Grondona, tous deux italiens, étaient arrivés à Buenos Aires en 1927. Ils achètent en 1932, la parcelle 009 de la manzana 38 (de la section 5) et y font construire un modeste local qui à l’époque ne possède pas d’étage. Franco Malvezzi est même obligé d’aller en France en 1932 pour trouver les propriétaires de la parcelle qui sont français pour leur faire signer les documents de vente.

null En 1936, la calle Corrientes est élargie et le coté impair (en face de la pizzeria) de la rue disparait pour être reculé, ce qui permet de monter des immeubles plus importants dont le nouveau Cine-Teatro Metropolitan (2.000 places) qui ouvre ses portes juste en face de la pizzeria en 1937. C’est une aubaine pour la pizzeria Güerrin qui voit le nombre de ses clients exploser !

A partir de l’élargissement de la Corrientes, le public change, moins ouvrier, un peu plus bourgeois, les horaires s’étendent tard dans la nuit. Le dimanche on prépare les desserts maison pour ceux qui viennent les chercher pour les déguster en famille à la maison. Le bourgeois a du mal à manger debout (en tout cas pour une femme de la bonne société c’est impensable), mais pour le jeune homme de la bonne société sortant avec des amis avant un cinéma ou un théâtre c’est une façon de s’encanailler un peu avec le bas peuple. C’est un public de toute façon très masculin qui hantent la pizzeria des années 30 jusqu’aux années 50.

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Si d’autres pizzerias de la zone se sont aussi ouvertes dans les années 30, celle-ci a la particularité de ne jamais s’être transformée en chaîne. En effet bon nombre d’autres pizzerias ont profité de leur réputation pour devenir dans la capitale argentine des chaines de pizza à franchise. Comme La Continental, La Americana depuis peu, et même Banchero ou Kentucky ! La pizzeria Güerrin est donc unique et on ne peut la trouver et la manger que sur Corrientes 1368 !

Vidéo : La Pizzeria Güerrin. Canal 21. Mars 2012. 2 mn 17 s.

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nullLa salle :

La salle a énormément évolué depuis son ouverture en 1932. Tout d’abord il n’y a avait qu’un rez-de-chaussée autrefois et ceci jusque dans les années 1980. De plus au tout début, il n’y avait pas de tables, mais uniquement des comptoirs, on déguste la pizza à Buenos Aires, debout ! Le local était donc minuscule, et avec un peu d’imagination on peut l’imaginer se retreignant qu’à la première partie ouverte sur la rue. Le four par contre est le même, donc la partie la plus ancienne est celle donnant sur Corrientes ! Par la suite des salles furent crées sur l’arrière boutique dans les années 50 et 60, puis enfin un étage appelé « Salon Familiar » ouvert en 1987. Le terme « Familial » justement indique que l’on peut s’y asseoir et que l’on peut disposer de grandes tables. C’est aussi à ce moment là fin des années 50 que la Pizzeria Guerrin devient aussi un lieu ou l’on peut enfin venir avec sa femme et ses enfants, le public se mélange enfin, classe moyenne, acteurs, artiste, bourgeois, ouvriers et employés du quartier.

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L’habitude de manger debout en comptoir (on dit « al paso ») près du four reste une habitude toujours ancrée dans les esprits porteños. Tout d’abord c’est plus rapide, le choix est plus souvent limité à une dizaine de type de pizza. En effet les pizzas sont déjà cuites mais encore chaudes et prédécoupées pour être servies sur le moment. Donc on ne traine pas. On demande une portion, « Pizza al Corte » (en général 1/8 de pizza) accompagné d’un coca ou d’une Quilmes pression. Dans les années 30 et 40, c’était plutôt une bière ou même d’un moscato (ou d’un verre de blanc).

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nullLes pizzas :

Depuis 1932, les pizzas de Güerrin sont comme on les appelle ici « al molde » (au moule), un type de pizza plutôt répondu du coté de Naples en Italie. Donc bien plus épaisse que les pizzas « a la piedra » (fines comme en France). Gûerrin prépare tout de même une sorte de pate d’une épaisseur intermédiaire, nommée « media massa ». (A tenter tout de même !).

Les classiques des classiques chez Guerrin sont les pizzas les plus communes et traditionnelles de Buenos Aires, il s’agit celle à la muzzarella, ou des simples avec uniquement sauce tomate, ou alors la classique Jamon y queso, ou la Jamon y Morron (poivron), la fugazza (très prisée chez Guerrin, avec des oignons). Il existe une bonne centaine de type de pizzas, donc je vous recommanderai celle au roquefort, ou avec panceta, ou longaniza, ou ananas, ou palmitos (coeur de Palmier), les variantes existent à l’infini. Enfin la spécialité de la maison c’est tout de même la « Pizza Güerrin » (muzzarela, poivron, jambon et olives), enfin il y a aussi la « Especial de la casa » (muzzarela, jambon , tomate, olives)

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Ce que l’on trouve aussi habituellement dans une pizza est aussi chez Güerrin, je parle des « empanadas » (aussi cuite au four, mais dans les années 40, on les préfère frites à l’huile), des « pascualinas », mais aussi des « fainas », qui en général viennent en complément avec une portion de pizza (on fait rarement payer la faina, elle vient gratuite en supplément avec votre commande). En sucré, toujours des tartes à portée de vue (c’est fait exprès) en vitrine ou même au comptoir, c’est l’ile flottante, la sopa inglesa, la torta de ricota, le budin de pan, les palos Jacob (une sorte d’éclair au dulce de leche) ou le flan avec dulce de leche qui font tous énormément grossir.

Vidéo : La Pizzeria Güerrin est déclarée d'interet culturel par la ville de Buenos Aires

 360 TV Cultura. Novembre 2011. 3 mn 00 s.

nullInformations pratiques :

Adresse : Corrientes 1368. Pour s’y rendre très facile, à la sortie de la station de métro « Uruguay » (Ligne B). La pizzeria est ouverte 7 jours sur 7. A partir de 7h du matin on peut y aller pour le petit déjeuner, les premières pizzas sont servies à partir de 10 h du matin. On ferme le soir quand les « mozos » (les garçons) n’en peuvent plus. En semaine vers minuit, les vendredis et samedis soirs, ça peut trainer jusqu’à 2 ou 3 h du matin.

Une idée des prix … entre 7 et 10 € (au change parallèle) (autour de 100 pesos, prix sept 2013)  les grandes pizzas à table. Les grande pizzas sont pour 2 ou 3 personnes. Les portions sont autour de 1 € (au parallèle) 8 à 12 ARS. (Septembre 2013).

 

Vidéo : La Pizzeria Güerrin. En direct dans les cuisines. Canal C5N. Juillet 2013. 16 mn 38 s.

nullLes conseils du Petit Hergé :

Le passage chez Güerrin est obligatoire, comme c’est toujours archi bondé, allez y en horaires décalés. Par exemple en semaine aller déjeuner à 14 ou 15h ou alors diner à 19h ou 20h. Les vendredis et samedis soir à partir de 21h c’est devenu mission impossible !

Donc pizza et un « balon » de cerveza, accompagné de la crema inglesa en desert, le tout al paso debout au comptoir !  (C’est plus marrant !). Il faut faire la commande, payer et retirer son ticket et ensuite le donner au pizzero au comptoir qui va vous donner votre portion dans une assiette !

Sinon plus classique, tout bêtement à table, le « mozo » viendra prendre votre commande !

Vidéo : La Pizzeria Güerrin. ARQ TV. Juin 2013. 3 mn 20 s.

A lire aussi dans le Petit Hergé :

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11 septembre 2013 3 11 /09 /septembre /2013 03:00

Mise à jour : 10 septembre 2013

nullLe Bar El Hipopotamo :

Difficile de dater l’ouverture du Bar Hipopotamo, même si les propriétaires ont indiqué qu’il datait de 1904. D’autres sources indiquent l’année 1909 ou même 1911. A son ouverture Il fut à la fois un bar et une « despensa » (épicerie) Aujourd’hui, l’Hipopotamo est devenu un des bars les plus connus de San Telmo, il a gardé presque intact la décoration d’origine et fait partie des endroits à connaître lors d’une visite du quartier.

Situé sur une des plus anciennes rue de San Telmo, la calle Defensa qui relie la Plaza de Mayo au Parc Lezama, le Bar Hipopotamo est devenu le pendant de l’autre bar occupant l’angle opposé de l’angle Defensa et Brasil. Je parle du bar Britanico. Comme deux phares trônant de chaque coté de la calle Defensa et faisant face au Parc Lezama, ils représentent à eux deux la porte de la mythique calle Defensa. Toute visite du quartier se doit de passer prendre un moins un café dans ces deux lieux les plus représentatifs de San Telmo.

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A gauche, carte postale de 1900-1910 prise à partir du Parc Lezama. Au fond l'immeuble déjà sur pied qui abritera le Bar Hipopotamo. A droite avec le même angle de vue, le bar en avril 2008.

nullUn peu d’histoire :

A l’origine, le Bar Hipopotamo se nommait « La Estrella del Sur ». On connaît que très peu de choses des premières années de cet établissement. Même l’année de fondation reste assez floue, certains parlent de 1904 d’autre de 1911. En tout cas, on sait que cette « despensa » alimentait les habitants du quartier où se mêlaient les ménagères faisant leurs courses aux hommes qui « tomaban » (buvaient) plus que de raison. En ce début du XXème siècle, le quartier de San Telmo est populaire, mélange de « conventillos » où s’entassent les nouveaux émigrants européens. Les usines et fabriques sont proches (la plupart au bas du parc Lezama) et le port de Puerto Madero se situe juste au bas de calle Brasil. On est loin des endroits chics de l’avenida de Mayo. Ici on côtoyait l’ouvrier, le cheminot, le dockers…et le mauvais garçon. Les femmes entraient coté « despensa », les hommes (les vrais) coté bar.

nullOn pense que la « Estrella del Sur » existait même avant la construction de l’immeuble actuel. En effet, ce coin de rue ou s’emmêlent (encore) les rails du tramway était très passant, et le parc Lezama dessiné par Charles Thays ouvre ses portes en 1896. D’ailleurs l’ouverture de ce parc, si on peut dire, donne un petit coup de pouce à la modernisation de cette partie du quartier de San Telmo. On y trouve alors encore des demeures de bois et de tôle, et ce nouvel espace vert, « embourgeoise » tout du moins l’angle Defensa et Brasil sur la première cuadra de chaque rue. On démolie peu à peu les masures pour y placer des immeubles a étages. C’est donc le cas de l’angle nord ouest de Defensa et Brsil, qui voit l’élévation d’un immeuble de deux étages sous la conduction des frères Albinatti. Pas de date non plus bien établie. L’immeuble date d’entre 1903 et 1909. Une photo prise du parc Lezama (photo de 1905-1909) montre en effet que l’immeuble des frères Albinati et c’est le seul de la zone dépassant l’ensemble des autres constructions voisines.

Ce qui est certain, c’est que dès la construcion de ce petit immeuble, de suite c’est installé le « bar-despensa » La Estrella del Sur.

Comme la mémoire humaine est peu fiable ! En écrivant cet article je me suis rendu compte que sans trace écrite, la mémoire verbale de chacun se déforme et les versions différentes s’opposent les unes aux autres. Depuis quand la Estrella del Sur se nomme elle el Hipopotamo ? Voila un nouveau sujet de discussion, ou chacun à l’impression de détenir la vérité.

nullEn tout cas, le nom « Hipopotamo » n’est qu’un nom très récent. Julio Duran (Père) dans les années 40, est venu à l’âge de 16 ans de la province de Pontevedra, du village de Mondariz. Il a commencé à travailler à Buenos Aires en répartissant les pains de glaces dans les bars et restaurants. Puis a chercher à acheter un bar déjà existant dans le quartier. (Le rêve de tout Gallego arrivant à l’époque à Buenos Aires est un jour de posséder son propre bar !). En 1980, c’est chose faite, il achète la Estrella del Sur et le convertit en Bar Hipopotamus. Clin d’œil à un restaurant alors très chic de Recoleta. D’ailleurs pour cette raison, et pour éviter des poursuites, il devra changer de nom, et transformera Hipopotamus en Hipopotamo.  Aujourd’hui c’est son fils (aussi prénommé Julio qui est propriétaire des lieux). Le père comme le fils sont des collectionneurs, ils ont su préserver la salle mais aussi la compléter en y installant des objets des plus éclectiques qu’il ont amassé au cours de leur vie.

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nullEl Hipopotamo aujourd’hui :

Ambiance tout en bois, portes, fenêtres, chaises, vitrines, comptoir et tables et on s’y sent à l’aise de suite. Déclaré bar notable par la ville de Buneos Aires depuis 2005, les inspecteurs municipaux passent en permanence maintenant pour voir si rien n’y change (et ne doit changer). Quelques avis la dessus de la part de la direction de l’établissement qui trouve que la pression municipale est un peu trop forte à ce sujet. Coté clientèle, une fois assis, un menu avec couverture en bois (aussi) vous est apporté. Justement c’est la dernière mode dans les « bars notables » de vous apporter des menus entre deux plaques de bois (un peu lourds). Le Miramar, Bar de Cao, etc.. font de même ! A l’intérieur, une dizaine de feuilles que vous parcourez du regard et qui vous font comprendre de suite que si vous aviez cru y passer un grand moment gastronomique, vous venez de vous tromper ! En effet, liste longue sur les types d’apéritifs de tout genre (et de toutes époques), tapas à profusion, pour lesquels d’ailleurs les habitués viennent, mais pour ce qui est des plats chauds et savoureux, il faut se limiter, aux frites, omelettes, milanesas et hamburgesas.

nullNe croyez tout de même pas que vous ayez fait fausse route en posant votre séant sur ces vétustes, robustes et presque centenaires chaises de notre bon hippopotame. Regardez l’heure et changer vos envie. Le matin, le café doble (ou café con leche) avec des facturas feront l’affaire. Si vous êtes proche de midi, lancez vous sur les omelettes et hamburguesas (oui ça existe depuis bien plus longtemps que chez Macdo), en après midi la cidra tirada est obligatoire (cidre pression). L’heure du vermouth approche (17h) et c’est l’heure des picadas. Là, il faut reconnaître que c’est tout de même leur spécialité. C’est du fromage et de la charcuterie (donc cher ! Car la charcuterie en Argentine est chère !). On prend rarement une picada seul, c’est un plat apporté sur une Tabla (en bois aussi) que l’on partage, donc trouvez vous des amis pour venir pour le vermouth (on écrit Vermut sans « h » à Buenos Aires). Il y a des tablas pour 2 et aussi pour 4 personnes.

nullPour les plus jeunes qui ne savent ce qu’est le vermouth, c’est la multitude de vins cuits blancs et rouges lancés par les italiens (donc bien implantés dans les habitudes porteñas) au XIXème siècle. Martini, Gancia, Cinzano, Pineral, Ferroquina, Campari, Hesperidina, Livenza, etc… Tous ceux-ci mélangés entre eux à l’infini avec ou sans boissons gazeuses. Par exemple du Carpano avec eau gazeuse et citron, Campari avec orange et Schweppes, Fernet avec son eternel Coca Cola, Le Pineral avec eau gazeuse et citron, etc…..

Bref, vous ne regretterez pas, lancez vous dans des gouts inconnus avec deux tranches de jambon et des olives, histoire de dire ensuite que vous savez maintenant ce que c’est du Ferroquina !

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nullInformations pratiques :

Adresse : Brasil 401 (juste à l’angle de la calle Defensa, en face de l’entrée principale du Parc Lezama)

Horaires : Du dimanche au jeudi de 07h à 02 h du matin. Les vendredis et samedis de 07h à 04h du matin.

Pour s’y rendre : Pas vraiment de métro proche. Metro Constitucion à 7 cuadras (dès la tombée de la nuit, Constitucion craint). Bien plus pratique et rapide le « Colectivo » (bus), prenez le 29. Direct depuis la Plaza de Mayo, Tribunales, La Plaza Italia et même Boca.

Si vous êtes à Almagro, Avenida Corrientes, Obélisque, prenez le 24.

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nullL’avis du Petit Hergé :

On peut y manger, certes ! Mais le bar Hipopotamo reste avant tout un bar ! Donc si vous êtes de passage en journée, pour le midi vous pouvez demander une milanesa, des frites et une bière mais ne vous attendez pas à vous lécher les doigts. Il existe à Buenos Aires des centaines de restaurants bien supérieurs à celui-ci. Le Bar Hipopotamo, c’est avant tout pour prendre un verre entre ami, et une « picada » (ce qu’on appelle « tapas » en Espagne) à l’heure du vermouth (17-18h). C’est aussi pour passer un moment dans un décor 1900. Bien situé dans le quartier, le spectacle est autant dans la salle que dans les rues si vous vous installez aux tables qui bordent les grandes baies vitrées. Un passage certes obligé, mais pour un ptit dej, une bière ou une empanada, rien de plus ! Dernier point ou il faudrait faire des progrès, le service ! Il est très lent, donc armez vous de patience, ou lisez le Clarin qui traine sur les tables ! (Asseyez vous plutôt proche du comptoir, vous serez plus vite servis !)

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A lire aussi dans le Petit Hergé :

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29 mai 2013 3 29 /05 /mai /2013 14:00

Mise à jour : 29 mai 2013. Article écrit par Nicole Carrouset et Le Petit Hergé.

null La Usina del Arte, nouveau centre culturel de La Boca :

Nouveau lieu culturel de la ville, La « Usina del arte » fut à l’origine une usine électrique. Destinée à produire de l’énergie pour plus d’une centaine d’autres centrales de la ville de Buenos Aires, cette usine appartenait à la compagnie Italo-argentine d’électricité. Elle a produit pendant plus de 70 ans de l’électricité pour la ville de Buenos Aires. Cette production d’énergie reposait sur la combustion de pétrole. L’usine à été construite dans le quartier de la Boca et est visible depuis l’autoroute qui relie Buenos Aires à La Plata. A l’origine, elle a été baptisée l’usine « Pedro de Mendoza » du même nom de l’avenue où elle se situe. Après cinq années de travaux de restauration, ce lieu est désormais ouvert au public depuis 2013. Très bien rénovée, La Usina dispose de plusieurs salles idéalement conçues pour tout évènement. Les programmations et les expositions sont divers et variées et en rapport avec les arts et le spectacle.

nullConstruction de l'Usine de la Italo Argentina : 1912 – 1926

En 1912, La CIAE (Compagnie Italo-Argentine d'électricité) demande à l’architecte Giovanni Chiogna de dessiner sa nouvelle usine et c’est la société Martignone e Hijos qui est chargée de superviser les travaux. Giovanni Chigna est l’architecte de la compagnie électrique, c’est d’ailleurs lui qui aussi dessiné toutes les autres centrales de CIAE. A ce sujet, il est surprenant de voir qu’une autre centrale de sa création s’est déjà transformée en musée, l’usine de la calle Montevideo (datant aussi de 1912) est, depuis 1996, le siège du Musée de la Shoa. Le chantier de la Usina a duré quatre ans avec des inaugurations successives, jusqu’en 1916, des principaux corps des bâtiments au fur et à mesure de l’avancement des travaux. Le bâtiment puise son style dans l’architecture néo-renaissance florentine et lombarde. Elle est inspirée par celle du château de Sforza situé à Milan en Italie. Principalement composé de briques rouges en terre cuite, symbole de la renaissance industrielle, ce bâtiment hors normes est une rencontre entre le style gothique Italien et les constructions industrielles du XIXème siècle.

Photos : Ci-dessus la construction de la Usina en 1914. Ci-dessous, la Usina terminée en 1916.

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La première façade donnant sur la calle Perez Galdos, construite en 1914 et terminée en 1915,  L’édifice était à l’origine un hangar pour les machines et les bureaux étaient répartis sur trois étages supérieurs. En 1916, une autre salle sera inaugurée pour donner à l’usine une forme en « L » à laquelle se juxtaposera une troisième salle plus petite dotée d’une tour. Entre 1919 et 1926, un agrandissement de la salle des machines est entrepris, et sera baptisée la « Salle d’honneur ». Cet agrandissement permet de répondre à la demande grandissante d’électricité de la ville, due à une démographie croissante, de la création de nouvelles industries au sud de la ville mais aussi en raison du développement de la construction du réseau de tramway et de métro gourmand en électricité.

L’usine produisait de l’énergie à haute tension qui était ensuite redistribuée à 130 sous-stations qui la transformait en électricité basse tension. L'usine comptait douze chaudières qui produisaient de la vapeur par la combustion de pétrole. De plus, cinq turbines à vapeur produisaient de l’énergie. Les chaudières occupaient le site de la nef et les turbogénérateurs se situaient dans une autre pièce. L'eau de refroidissement était capturée au quai Sud de la ville. L'approvisionnement en carburant se faisait à partir  de gaines qui reliaient l'usine avec les bateaux qui transportaient le pétrole. Pendant les périodes de pénurie, d’autres combustibles tels que le charbon, le maïs, puis le mazout et enfin le gaz étaient utilisés. Les cheminées qui couronnaient le bâtiment fumaient sans cesse.

Vidéo : 2012. Visite et explications des objectifs de la Usina del Arte. Film Tele Proyecto. 28 mn 15s.

nullLa Saga de la Compagnie Italo Argentine d’Electricité : L’âge d’or 1911 - 1936

La compagnie privée de la CIAE (compagnie Italo-argentine d’électricité) est toute nouvelle, puisque fondée en 1911. Comme pourrait laisser penser son nom, la compagnie n’est pourtant pas italienne, mais constituée de capitaux suisses de la Holding Colombus dont le siège était à Baden. Dans le contrat de concession signé entre la Ville et cette nouvelle compagnie électrique (qui venait faire de l’ombre à la grosse et puissante concurrente de l’époque l’allemande CATE), il était stipulé que les terrains, les bâtiments, les machines, les réseaux, et toutes les sous stations passaient automatiquement sous propriété de la ville de Buenos Aires à la fin de la période de concession. C’est ainsi que lors de sa première année de production en 1912, la CIAE tout d’abord approvisionne en électricité la ville en illumination des rues ainsi que celle de certains privés. Mais la puissante allemande CATE a encore le monopole sur les industries et les gros clients. nullEn 1914, la CIAE inaugure un premier bâtiment sur la calle José Andrés Pacheco de Melo proche de Avenida Coronel Diaz dans le quartier de Recoleta. La compagnie possède alors quelques petits groupes de production à travers la ville mais décide d’avoir des vues plus ambitieuses. En 1914 elle acquiert un terrain le long des quais de Dock Sur à La Boca le long de l’avenida Pedro de Mendoza. Pour la petite histoire sachez que sur ce terrain cédé sur cette avenue abritait jusqu’alors le premier petit stade du club de Boca Junior ! La CIAE décide alors de concentrer sur cette parcelle, la majeure partie de la production électrique du groupe. Elle choisit de l’installer près des centres industriels de la ville (Les quartiers de La Boca et de Baracas), l’objectif est alors d’affronter directement l’entreprise allemande CATE sur son terrain. Lorsque « la Usina » commence ses services de production électrique en 1916, la CIAE en plus de cette installation principale, possède à travers Buenos Aires, 4 autres petites unités de production installées sur Moreno 1808, Balcarce 547, Montevideo 919 et Tres Sargentos 320. Cette dernière est encore visible.

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nullDu scandale de la CHADE au début des nationalisations : 1936 - 1961

En 1936, les principales compagnies électriques essayent et réussissent avec l’aide de parlementaires radicaux majoritaires au parlement à prolonger les concessions. La plupart de ces parlementaires ayant eux même des intérêts dans ces compagnies, ne voulaient en aucune manière voir ces entreprises repasser sous la tutelle de l’Etat. Ces sociétés dans leur majorité devaient perdre leurs concessions en 1957. On a appelé cet épisode « le scandale de la CHADE ». La CHADE étant une des premières sociétés a avoir vu sa concession prolongée de 50 ans (jusqu’en 2007 !!!). Ce fut aussi le cas de la CIAE à obtenir une nouvelle concession jusqu’en 2007 (concession obtenue en 1911 !).

nullDès l’arrivée de Perón au pouvoir en 1946, la volonté du nouveau gouvernement argentin est de nationaliser les compagnies électriques qui sont très nombreuses à travers le pays en rejetant les nouvelles concessions. La CEDE (Centrales Eléctricas del Estado) est créé et commence à englober tout d’abord les petites compagnies privées.

En 1955, Perón est renversé, mais les gouvernements militaires qui lui succéderont continueront à attaquer les accords de 1936 pour contrôler la production et la distribution électrique du pays. En 1957, une commission du gouvernement est créée et arrive à casser toutes les concessions. La compagnie CIAE est alors touchée de plein fouet. Elle riposte mais ne peut arrêter le mouvement de nationalisation qui va s’opérer en plusieurs phases. Tout d’abord en 1958, la Nation sanctionne la fédéralisation de l’énergie à Buenos Aires et en banlieue et créé une société mixte au capital majoritaire de l’Etat (à hauteur de 80%), les autres 20% restent aux mains des entreprises CADE (française) et CEP (anglaise). La CIAE a un statut particulier qui assure sa concession jusqu’en 1961. Année ou les autres concessions sont totalement nationalisées. La CIAE se sauve une deuxième fois de cette nationalisation en acceptant de moderniser ses équipements avec l’aide de prêt de l’Etat, qui lui permet tout de même d’avoir un contrôle indirect sur cette entreprise privée. Il faut dire que la production électrique de l’Argentine est totalement obsolète en ce début des années 60, et ce n’est pas en nationalisant depuis 1946, que l’Etat a pu remédier à la situation. En laissant une grosse entreprise privée opérer à Buenos Aires, l’Etat espère ainsi pouvoir avoir accès à plus d’énergie à moindre frais pour le contribuable. L’Etat n’investit rien, il prête. Pourtant il ne prêtera rien du tout et cela jusqu’en 1967, il faut en effet attendre le gouvernement d’Ongania (une dictature), pour que les militaires prennent enfin la crise énergétique au sérieux et ouvre leurs caisses pour moderniser l’outil de production énergétique.

 

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Photo : Vers 1920, la Darsena Sur avec à gauche le batiment de la Usina Italo Argentina, reconnaissable à sa tour.

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Photo : Le quai à droite sur Darsena Sur. L'actuelle avenida Pedro de Mendoza passe ou se toruve le tramway a droite de la photo. L'actuelle autoroute passe au niveau des trains sur la droite. Au fond à droite le batiment de la Usina Italo Argentina reconnaisable de loin à ses 6 cheminée et à sa tour.

nullRetour des militaires, et nationalisation par la junte : 1973 - 1979

En 1973, retour de Perón, et on créé une commission d’étude de la Concession de « l’Italo » (comme on dit alors) en 1974 c’est sa femme Isabella Perón (officiellement au pouvoir) qui annonce pourtant que l’entreprise sera nationalisée. Long parcours de combats plus politiques et idéologiques qu’économiques !

En 1976, retour de la junte ! En avril de cette année, par décret 274, le ministre de l’économie Matínez de Hoz (Il est lui-même directeur de la CIAE, donc juge et partie), et par résolution, il nomme lui-même les membres de cette commission. La CIAE comme en 1911, et toujours a participation majoritaire suisse. Encore de nombreux mois de commissions, de pressions, d’intérêts en jeu, et en 1978, la compagnie signe (de force) un pré contrat de vente de ses biens. Matínez de Hoz désigne lui-même l’administrateur des ex biens de la CIAE, le contre amiral Fitte. Enfin les biens, comme la production, sont finalement totalement nationalisé en 1979 pour passer sus le contrôle de la SEGBA (nationalisé depuis 1961).

nullRetour de la démocratie et héritage d’un système en ruine : 1983 - 2007

Au milieu des années 80 (au retour de la démocratie), la SEGBA fit une étude pour s’apercevoir en fait que l’outil de production de la CIAE avait été déjà rentabilisé depuis la fin des années 30. Ensuite, pour des raisons politiques, même en restant privé, la compagnie n’avait fait aucun investissement, ni privé, ni même de l’Etat qui avait pourtant promis des prêts. En 1983 - 1984, plus rien ne pouvait fonctionner, machines des années 30, câbles de plus de 50 ans. L’Etat s’était porté acquéreur de ruines industrielles et de production totalement obsolètes.

La Usina comme toutes les autres propriétés de la « Italo » appartenant alors à l’Etat sont données (totalement gratuitement) à la Ville de Buenos Aires en 1987.

Il ne reste plus alors qu’à tout refaire. Les années 90, sont celles de la privatisation à tout va de tous les services de l’Etat totalement délabrés, y compris les services électriques. Il vaut mieux tout faire neuf, plutôt que d’essayer de moderniser ce qui existe déjà. La Usina comme la plupart des autres stations électriques sont alors abandonnées, car obsolètes et irrécupérables économiquement.

Le bâtiment va tomber totalement à l'abandon entre 1990 et 2007.

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Vidéo : Visite en mai 2013 de la Usina del Arte avec l'Architecte Ricardo Bouche.

nullLe projet de renaissance de la Usina en centre de la musique : 2000 - 2013

Après d’une décade de total abandon (1990-2000), entre août et septembre 2000, le gouvernement National de Fernando de La Rua ainsi que le chef de la ville de Buenos Aires Anibal Ibarra, décidèrent ensemble de récupérer les anciennes installations de la CIAE sur avenida Pedro de Mendoza pour y installer l’Auditorium de la Ville. Dans le but de regrouper à la fois dans un même espace les deux orchestres philarmoniques, celui de la Nation et celui de la ville. Le gouvernement national apportant les bâtiments et la ville les financements du projet. Les bâtiments sont aux mains de l’Etat a travers l’organisme ONABE (service ferroviaire) qui va dans un premier temps faire une étude sur le bien fondé d’installer dans ce bâtiment vétuste les services des deux orchestres. La mission est alors confiée à l’architecte Alvaro Arrese, à l’ingénieur Jose Norberto Galay et à l’ingénieur acoustique Rafael Sanchez Quintana. L’avant projet est présenté en 2001 à l’ONABE qui le valide. Cependant ce n’était pas compter sur la crise de 2001-2002, qui reporte l’opération.

nullLe gouvernement de la ville décide tout de même de commencer des travaux dans le bâtiment annexe qui deviendra le musée du cinéma en 2011.

Avec le nouveau gouvernement de Nestor Kirchner à la tête du pays en 2003, le projet de mener en commun, avec la ville de Buenos Aires, les travaux de création d’un pôle de musique regroupant les deux orchestres philarmoniques est définitivement abandonné. Le gouvernement de la ville mené par Ibarra décide d’acheter les bâtiments en janvier 2006 pour 5 millions de pesos et commence seul une étude de faisabilité que continuera le gouvernement suivant de la ville de Jorge Telerman.

Le projet est adopté courant 2006, et les travaux sont entrepris en juillet 2007 sous la direction de l’entreprise Caputo. 5 mois plus tard en janvier 2008, Mauricio Macri devient président de la ville à son tour et continue tout de même le chantier mais en y apportant des modifications. En effet, il ne veut pas que ce centre soit uniquement la « cité de la musique » mais lance l’idée de le transformer dans un premier temps en « Usina de las ideas ». Il confie la tache au ministère du développement urbain, sous la direction de l'architecte Jorge Sabato. Une première partie de bâtiment sera inauguré en juillet 2011 lors des « IVème journées de l’Humanisation de l’espace public ».

nullEn mai 2012, on annonce à nouveau un changement de nom pour le centre culturel qui devient la « Usina del Arte » et on inaugure la salle principale du complexe, l’auditorium symphonique de 1200 places, le 23 mai 2012 avec un hommage à Astor Piazzolla. On ouvrira aussi à cette date, la nef et le labyrinthe qui peuvent à la fois recevoir des expositions et des spectacles. Un restaurant est aussi à disposition des visiteurs. La musique (classique, populaire, électronique) reste la principale activité de « La usina del arte », mais des pièces de théâtre, des spectacles de danses contemporaines et d'autres expositions artistiques sont au programme.

Le cœur de La Usina del arte est dans son auditorium, la seule salle de concert de la ville conçue spécifiquement pour l'écoute de la musique symphonique (Avec le Cólon). Son acoustique mérite un chapitre à part. Il est situé à la place de l’ancienne chaufferie. L'épaisseur d'un mur de briques de compteurs contribue à la diffusion du son à haute fréquence. De plus, la salle a été rénovée en bois GUATAMBU réflecteurs de son pour qu’il soit optimal.
Le plus grand défi pourtant pour les ingénieurs de Rafael Sanchez-Quintana et Gustavo Basso a été le bruit de l'autoroute Buenos Aires-La Plata. Pour insonoriser le lieu, des matériaux spéciaux on été utilisés ainsi que des fenêtres doubles vitrages ayant aussi pour objectif l'amélioration de l'éclairage naturel.

 A l’extérieur, on a tout fait pour préserver intact l’aspect original de l’ensemble. La façade en briques de terre cuite a été conservée. De plus, les détails originaux tels que les initiales, les pavés, et quelques rappels industriels tels que la grue et le tram pour amener du carburant à la compagnie Italo Argentina de Electricidad sont restés intacts. L'intervention majeure a été la création des trois étages dans l'immeuble, et le placement de rampes et d'ascenseurs pour fournir un accès pour les personnes ayant des difficultés à marcher. Selon le ministère de la culture Hernán Lombardi, le projet a nécessité un investissement de 110 millions de dollars.

 

 

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Photo : Inauguration de la Usina del Arte le 23 mai 2012.

nullLes objectifs de la Usina :

C’est un pari ambitieux qui a pour objectif de doter la ville de Buenos Aires d’un édifice culturel différent et original s’inscrivant dans la politique du gouvernement de promotion de l’Art pour tous.
L'objectif fondamental du centre culturel est d’unir les arts et la force industrielle. La première année, il y a eut plus d'une centaine de spectacles gratuits, y compris des spectacles musicaux, de danse et de théâtre. Chaque semaine il y a des visites guidées gratuites qui mettent en évidence le patrimoine architecturel.

L’autre objectif est urbanistique, en effet Buenos Aires veut revaloriser l’art sur l’axe sud de la ville et de souligner l'importance du tourisme culturel à La Boca, San Telmo et Barracas.

La politique de la ville est de promouvoir la culture pour tous et donc de développer les quartiers les plus pauvres du sud de la ville. Pour le moment si le projet parait être en bonne voie d’intégration dans le tissu des activités culturelles de la ville, son intégration dans le quartier est tout autre. Le centre de la « Usina » reste difficile d’accès et la zone reste peu sûre une fois la nuit tombée.

Il y a cependant une réelle volonté de changer la mauvaise réputation qui entoure le quartier de la Boca. C’est en partie à travers la culture que le gouvernement espère changer les choses. Macri a renforcé le système de police métropolitaine autour du bâtiment pour rassurer à la fois les visiteurs et els futurs investisseurs aux abords proches. En effet, un projet de construction de restaurants, librairies et autres commerces est en train d’être mis en place.

Ainsi, la « usina del arte » n’est que le point de départ de la profonde mutation qui est en train de se dérouler dans le quartier de la Boca. A suivre pour les prochaines années …

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La programmation : Quelques exemples

C’est le 23 mai 2012 que l’usine principale “Pedro de Mendoza” a été ré-inaugurée par le gouvernement de la ville de Buenos Aires comme “La Usina del Arte”.

A cette occasion, un orchestre rendit hommage au compositeur argentin Astor Piazzola en reprenant une partie de son répertoire.

Les programmations sont diverses et dans l’air du temps et toujours en rapport avec l’art. Actuellement l’offre est très musicale avec un  style classique ou contemporain.

Par exemple le 8 juin 2013, l'artiste Sicilien éclectique Franco Battiato présente pour la première fois en Argentine dans le cadre de sa tournée internationale son spectacle "Apriti Sesame Street Live". Le concert s'inscrit dans le cadre des activités culturelles de la "Italian Summer" à Buenos Aires, organisé par l'ambassade d'Italie, le Consulat général d'Italie à Buenos Aires, l'Institut Italien de la Culture et le Ministère de la Culture de Buenos Aires.
L’artiste Franco Battiato est un chanteur, musicien, cinéaste et peintre (sous le pseudonyme Süphan Barzani). Son spectacle pop se caractérise par des rythmes audacieux et des touches d'opéra, y compris sa pop expérimentale ou progressive précoce qui le caractérise.

Toujours dans l’offre musicale Le 19 juillet 2013 le « Concierto para la juventud » ou Concert pour la jeunesse aura lieu. C’est le deuxième de six concerts de l’orchestre philarmonique de Buenos Aires prévus pour 2013 par La Usina del arte, sous la direction de Carlos Bertazza. En collaboration avec le Ministère de la Culture de la Ville de Buenos Aires, et le Teatro Colón. La séance d'ouverture était le 12 Avril 2013, avec la présentation de "Nuits héroïques", sous la direction de l'émir maître Saül.

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Photo : Finale du championnat du monde de danse de tango en 2012.

nullInformations pratiques :

 

Adresse : Avenida Don Pedro de Mendoza 501, autre entrée sur Caffarena 45. (Quartier La Boca).

Pour s’y rendre, quelques bus, mais pour le moment je recommande le taxi, bien plus simple et moins dangereux. 

Les visites sont gratuites guidées et se font du Lundi au Dimanche de 11h00 à 17h00 toutes les 45 minutes.

Site web : http://usinadelarte.org/

La programation : http://usinadelarte.org/programacion/ 

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Published by Le Petit Hergé - dans 02 - Tourisme
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26 mai 2013 7 26 /05 /mai /2013 03:00

Mise à jour : 26 mai 2013.

nullL'obélisque, l'icône d'une ville :

L’Obélisque de Buenos Aires reste une des icones de la ville. Si par contre il n’a aucune utilité, on voit mal aujourd’hui cette ville s’en passer. Une sorte d’orgueil de puissance à l’image de cet élément (pour rester poli) haut de 37 m qui s’élance vers le ciel au centre de l’officielle Plaza Republica  que personne n’appelle jamais de ce nom. Pour les Porteños, el Obelisco est devenu en lui-même un « lieu dit », c’est le centre de la ville séparant au milieu de cette énorme et large avenue 9 de Julio ce qui est le microcentro du macrocentro.

nullLa Diagonal Norte :  

 

Nous sommes dans les années 1930, la ville de Buenos Aires a dans ces cartons (depuis a fin des années 1910) de nombreux projets d’élargissement d’avenues (Cordoba, Corrientes, Santa Fe, etc…). Les derniers grands travaux d’urbanisation (Avenida de Mayo) eurent lieu il y a  déjà plus de 20 ans (1895 - 1910) pour le centenaire de la République Argentine. Tout un symbole. D’un coté l’avenida de Mayo reliant le pouvoir exécutif (la Casa Rosada) au pouvoir législatif (Palacio Congreso). Dans les années 1920, on décide de tracer une autre nouvelle avenue, la Diagonal Norte partant de la Plaza de Mayo et reliant la Plaza Lavalle face au Tribunal de Justice. Cette fois la symbolique est de relier par cette Diagonal Norte le pouvoir exécutif de la Casa Rosada au tout Nouveau palais de Justice de Tribunales sur cette plaza Lavalle.

A l’intersection de cette nouvelle avenida Diagonal et l’axe de la calle Corrientes qui a déjà dès 1931 le projet de s’élargir pour devenir la avenida Corrientes, on décide de raser 2 cuadras (dont l'église San Nicolas de Bari) pour y créer la « Plaza Republica » et surtout d’y dresser donc l'Obélisque.

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Photo Montage : Vue de la Plaza Republica avec son Obélisque si l'Eglise de San Nicolas de Bari n'avait pas été démolie en 1931. 

nullOn rase gratis à l’angle de Corrientes et de Pellegrini :

 

Début des démolitions des deux blocs compris entre les calles Cerrito, Lavalle, Sarmiento et Pelegrini en 1931. Pas de chance pour l’église de San Nicolas de Bari qui depuis sa rénovation de 1767 veille sur ses ouailles. Cette église a même donné le nom à son quartier « Barrio San Nicolas ». Mais en cette année 1931, il n’existe pas encore le concept de bâtiment historique (mis en place en 1940) qui aurait pu sauver des bulldozers cette église qui suivant la légende issa pour la première fois en haut de ses clochers le drapeau argentin tout fraichement adopté le 23 aout 1812. Qu’importe l’histoire et les références historiques en cette toute nouvelle décade des années 30 où triomphent le fonctionnalisme et le modernisme, on rase le passé pour permettre à la nouvelle architecture rationaliste de montrer sa puissance.

 

nullUne place toute nue :

 

Les démolitions vont vite est dès 1932, nous voila avec une place rectangulaire 200 m x 100 m  axé sur la calle Corrientes et la Diagonal Norte. On ne sait qu’en faire. Un paysage urbain dévasté, quelques photos de l’époque montre 2 hectares lisses entourés de ruines de bâtiments encore debout mais à l’avenir incertain. Des images qui rappellent 10 ans avant des photos de villes européennes bombardées. On place dans un premier temps, un rond point bétonné que seule une ligne de tramway perce.

C’est alors que la mairie de Buenos Aires lance toute une série de concours pour trouver à la fois une justification à cette place et même un nouveau plan d’aménagement urbain au quartier. Les idées se bousculent, anciennes (dès 1885, on avait eu des idées sur le sujet) et nouvelles. Pour ce qui est des anciennes, l’idée d’une avenue la plus large du monde (toujours aussi mégalo à Buenos Aires, un vieux projet datant déjà de 1890 étant resté au fond d’un tiroir) qui se servirait de cet embryon de place pour tracer (donc démolir à nouveau) toutes les manzanas (blocs) se situant  à la fois au nord et au sud de la fraiche Plaza Republica. Comme ça on justifie ce cratère vide de place au milieu d’un tissu urbain alors dense. Quant à l’idée nouvelle, c’est de placer au centre de notre bonne nouvelle Plaza Republica un élément décoratif, bassin, fontaine, bâtiment, ornementation, etc…. En clair, un « truc » qui ne sert à rien sur une place qui ne sert à rien non plus ! On pense tout d’abord à une statue gigantesque ou en tout cas a quelque chose de « costaud » qui peut se voir de loin à la gloire de Hipolito Yrigoyen (ancien président de la République renversé en 1930 et mort en 1933). En 1933, on est en pleine fièvre démocratique après la fin du gouvernement militaire de Uriburu (en 1932) et surtout la mort de Yrigoyen (justement renversé en 1930 par Uriburu). En juillet 1933, deuil national pour Yrigoyen (alors qu’il était alité chez lui à Buenos Aires en état « d’arrestation à domicile », et son parti politique l’UCR s’enflamme pour monter au plus vite sur cette « place qui ne sert à rien » un monument à sa gloire. Le gouvernement en place en 1933 d’Agustin Pedro Justo, général, mais certainement plus pragmatique et plus ouvert à des alliances avec la gauche, n’ira tout de même pas à accepter à édifier un monument à Yrigoyen. Pendant le même temps le maire de Buenos Aires (de 1932 à 1938), Mariano de Vedia y Mitre, avocat, intellectuel mais tout de même très encré à droite et à l’épiscopat veut profiter de son mandat pour lancer Buenos Aires dans de grands travaux. C’est lui qui va promouvoir le projet de monter un obélisque et va passer la commande à l’architecte de Tucuman d’origine allemande Alberto Prebisch.

Photo du haut : La Plaza Republica en 1932. L'église San Nicolas de Bari est démolie. Un unique rond point au centre de la nouvelle place. Seule une voie de tranway la transperce pour se faufiler ensuite dans l'étroite calle Corrientes vers le micro centre au fond. Le gros batiment le plus haut à doite de la calle Corrientes existe encore aujourd'hui c'est l'Edificio Trust datant de 1925. Par contre à gauche de la calle Corrientes, se trouve les grands magasins "A la Ciudad de Londres" installés à cet angle en 1910 et qui seront démolis pour l'elargissement de l'avenida Corrientes en

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Photos : Les deux photos à quelques mois d'espace. A gauche l'Eglise de San Nicolas de Bari avant sa démolition. A droite, une vue du même endroit avec un angle un peu plus élevé, la même église totalement détruite, il ne reste plus que le clocher. Ces deux photos sont de 1931. Au fond à droite sur les deux photos le même immeuble avec une publicité Firestone. Sur la photo de droite, on voit le percement de Diagonal Norte qui arrive sur la Plaza Lavalle.  

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Photos : La plaza Republica en 1936 à quelques semaines près. A gauche avant le début du chantier de la construction de l'obélisque. A droite au début du chantier. Le tramway ne passe plus au centre mais fait le tour du rond point.

nullLe projet contesté confié à Alberto Prebisch :

 

Alberto Prebisch a fait ses études à l’école d’architecture de Buenos Aires d’où il sort avec le diplôme sous le bras en 1921. Il retourne dans sa ville natale après un voyage de deux ans en Europe, et un de ses premiers projets les plus important fut le Marché de Tucuman en 1927 de style néo colonial.  Sa position de moderniste est assez critiquée au niveau de ses collègues architectes plus lié au style académiqueue. Sa principale cible fut souvent l’architecte Alejandro Christophersen au gout académique pourtant en vogue à Buenos Aires mais trop classique pour Prebisch. En 1933 et 1934, il voyage aux Etats Unis où il va se nourrir de nouvelles idées modernistes tant au niveau architectural qu’urbanistique. Il va même écrire un livre “Urbanismo en los Estados Unidos de Norteamérica” A son retour en Argentine, il retrouve un de ses anciens amis Atilio Dell´Oro Maini qui à un poste important à la Municipalité de Buenos Aires et qui lui soumet l’idée d’édifier un obélisque. C’est une montée de critiques des intellectuels de l’époque qui dans sa grande majorité refusèrent le symbole même de l’obélisque. L’ingénieur Benito Carrasco déclara ““todo obelisco tiene una significación determinada, dentro de su lugar y punto de significación. Todos los obeliscos del mundo tienen un sentido histórico, artístico, recordatorio, monumental, etc. El obelisco es la conmemoración de un hecho, de una victoria, de una civilización, de un ideal, de algo, en fin. ¿Qué simboliza? Pues bien, el problema del futuro y desgraciadamente próximo obelisco es: ¿qué representa? Si algo tiene que simbolizar, ¿qué simboliza? Nada. Absolutamente nada…”. (Tout obélisque a une signification déterminée, pour le lieu et sa signification.  Tous les obélisques du monde ont un sens historique, artistique, commémoratif,  monumental, etc. L’Obélisque c’est la commémoration d’un fait, d’une victoire, d’une civilisation, d’un idéal, de quelque chose en soit. Que symbolise-t-il ? Le problème du futur et non désiré prochain obélisque est : Que symbolise-t-il ? S’il doit symboliser quelque chose, que symbolise-t-il? Rien ! Absolument rien !

Un autre architecte connu Alejandro Bustillo est tres critique envers le projet de Prebisch, ne tarda pas non plus à affirmer qu’il n’était partisan de ce « camouflage » de bâtiment.

Les discussions entre pro et contra eurent lieu encore au moins 4 ans après l’édification, jusqu’en 1940, ou par habitude ou même par lassitude, le thème finit par ne plus intéresser.

nullUn chantier express :

 

Les travaux commencèrent le 20 mars 1936 pour se terminer le 23 mai. Tout juste 2 mois pour monter la structure métallique et de béton et la recouvrir de pierre agrafée. Il est juste aussi de préciser que comme le monument est creux, sans plancher, sans ascenseur, uniquement pourvu d’une porte au sol coté ouest et d’un escalier de 206 marches menant à deux petites ouvertures au sommet, sa construction fut d’une simplicité et d’une rapidité qui étonna tous les porteños.

La construction fut confiée à un consortium allemand formé par la Compañía General de Obras Públicas S.A, Siemens Bauunion et Grün & Bilfinger. Structure métallique, ciment a séchage rapide et enfin Pierre blanche de parement de type Olaen provenant de la province de Cordoba près de La Falda.

 

Photo : Les premiers jours de la construction de l'obelisque de Buenos Aires en mars 1936.

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Photos : L'Obélisque presque monté. A gauche sur la Plaza Republica, à droite, prise de vue faite sur l'avenida Corrientes aussi en chantier d'élargissement.

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Photo : Inauguration de l'obélisque en 1936.

nullPremières fissures en 1938 :

 

Grande peur dans la nuit du 20 au 21 juin 1938, quand des pierres se sont décrochées pour aller aplatir les gradins en bois montés pour recevoir juste la veille une cérémonie où étaient présents de très nombreux collégiens. Il a été alors décidé de changer au plus vite toutes les pierres par du ciment en gardant le dessin des joints pour ne pas changer la physionomie de la structure. En changeant le revêtement, une pierre qui portait l’inscription «Alberto Prebisch fue su arquitecto» (Alberto Prebisch en fut son architecte » ne fut pas remplacée. Voulu ou non ? Dernière vengeance de ses détracteurs ?

 

Photo : On demonte rapidement les plaques de pierre sous l'oeil des badauds.

nullEn 1939, on veut le démolir :

 

Une ordonnance de juin 1939, voté au conseil de la Ville, à 23 voix en faveur contre 3, décide de démolir l’Obélisque pour raisons économiques, esthétiques et de sécurité. Le maire Arturo Goyaneche (en place depuis février 1938) applique son véto, et l’Obélisque reste en place.

Toujours en cette année 1939, un petit malin arrive à grimper jusqu’en haut pour y placer un drapeau argentin, puis quelques mois plus tard un autre y monte pour vouloir s’en précipiter si on ne lui offre pas de travail.

 

Photo : Jusqu'en 1940, l'obélisque sera entourée de ruines en démolition pour creer la nouvelle avenida 9 de Julio. (Cliquez sur la photo pour agrandir)

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Photo : En 1970, il n'y a plus de rond point depuis 1962 mais un parvis autour de l'Obélisque. Un an avant de tracer au centre deux voies dans l'axe de l'avenida Corrientes pour faciliter la circulation.

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L’Obélisque enfin accepté comme icône de la ville :

 

C’est enfin dans les années 40 que les habitants de Buenos Aires font la paix avec leur obélisque. Les critiques se calment et puisqu’il est là, on s’en sert !

En 1962, le rond point entourant l'obélisque au sol, s'elargit pour faciliter la circulation des véhicules et prend une forme éliptique. En 1971, à nouveau pour faciliter la circulation dans l'axe de l'avenida Corrientes on trace deux voies contournant l'Obélisque dans le rond point.

La ville de Buenos Aires va profiter de l'Obélisque pour le décorer de manières quelque fois surprenantes pour des fêtes et des événements les plus variés. En 1973, on le transforme en arbre de Noel; en 1975, un énorme anneau tourne à mi hauteur de l'Obélisque clamant à la fois «Le silence c’est la sante !» et de l’autre coté «Maintenez Buenos Aires propre ! ». Dans les années 80, on commence à le taguer, alors en 1987 on le protège pour l’entourer par une grille. En 1998, une équipe de Greenpeace l’escalade pour y déplier une banderole « Sauvez le climat ! ». En décembre 2005, et ça tous s’en souviennent encore, on chapote l’obélisque d’un énorme préservatif rose de 37 m pour le jour mondial de la lutte contre le SIDA. Enfin en décembre 2007, pour les 150 ans de la relation entre l’Allemagne et l’Argentine, on entoura l’Obélisque par une énorme bâche aux couleurs des drapeaux des deux pays.

Photo ci dessus : L'Obélisque en 1975. Les voies de circulation dans l'axe de l'avenida Corrientes sont en place.

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Que représente-t-il aujourd’hui ?

 

S’il ne sert toujours à rien, on ne critique plus son esthétique. On peut dire à une échelle moindre que l’Obélisque est à Buenos Aires, ce que la Tour Eiffel est pour Paris. On va le voir, on en fait une photo et on est content. Aujourd’hui le pauvre est entouré en journée presque en permanence par le trafic dense des automobiles. Les piétons s’en écartent pour passer plutôt de préférence sur les deux autres terre-pleins l’entourant. Quant aux habitants, ils savent qu’il est là, car même en passant en voiture ou en bus à ses pieds, on ne le regarde plus par habitude de l’avoir déjà vu.

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nullLes conseils du petit Hergé.

 

Encore heureux qu’il soit bien placé dans la ville. Car sinon qui irait le voir s’il était disposé loin du centre ? Si vous vous promenez sur avenida Corrientes vous êtes sur de tomber dessus, de même si vous partez de la Plaza de Mayo est vous remontez la Diagonal Norte vous l’aurez a nouveau en face de vous. Vous voulez visiter le Teatro Colon ? De nouveau vous n’aurez qu’à tourner la tête et vous l’apercevez ! Une sorte de fantôme blanc qui hante et hantera encore longtemps le quartier de San Nicolas. Faites comme tout le monde allez vous prendre en photo devant ! Le cliché total, le cliché incontournable, le cliché à la mode depuis 75 ans !

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18 avril 2013 4 18 /04 /avril /2013 05:00

Mise à jour : 16 décembre 2015 (Deuxième édition). 18 avril 2013 (Première édition)

nullProvincia de Misiones :

 

Voilà une province que l'on croit connaitre car les guides ne la réduisent qu’aux chutes d'Iguazu et à la rigueur à un rapide passage aux ruines jésuites de San Ignacio. Pourtant, la Provincia de Misiones regorge d'autres attraits touristiques. C'est ce que je vous propose de découvrir…

Comptez une bonne semaine, ou même une dizaine de jours sur place pour connaitre cette province qui a la même taille que l’Autriche. Si vous louez une voiture pour parcourir la province (ce que je recommande toujours) comptez faire environ un circuit de 1.500 km. Si vous voyagez en bus, il faut être un peu plus patient mais y a de nombreuses compagnies qui peuvent vous emmener dans tous les villages.

N’oubliez tout de même pas que c’est une province où il pleut très souvent ! Pluies fortes et soudaines et laissant place ensuite à un beau soleil. Si vous n’y allez que 2 ou 3 jours c’est un peu la roulette russe, vous pouvez « mal tomber » et rester bloqués à l’hôtel, car visiter sous une pluie torrentielle ce n’est pas vraiment le mieux ! Par exemple sachez qu’à Paris il pleut en moyenne 600 mm par an, à Puerto Iguazu 1900 mm ! Ce qui explique l’abondance de la flore !

Enfin un dernier conseil, prenez votre temps, vous êtes loin de Buenos Aires (La capitale de la province Posadas est à 1000 km, et Puerto Iguazu à 1350 km), donc si vous vous déplacez si loin de la capitale argentine, ce n’est pas pour 2 ou 3 jours. La visite de la province de Misiones, c’est la faune, la flore, le folklore, les traditions, l’émigration européenne d’Europe Centrale, la gastronomie, les forets, l’agriculture, la culture du mate, les indiens guaranis, les ruines jésuites, et les très nombreux parcs nationaux, provinciaux qui doivent dépasser la cinquantaine. Il y a de très nombreux cours d’eau, donc c’est aussi la pèche et le poisson qui sera servi dans votre assiette ! Prenez votre temps ! Vous êtes en vacances !

Comme d’habitude, si vous avez des questions plus personnelles (et même très pointues) à me soumettre, n’hésitez pas à me les envoyer à mon adresse mail : petitherge@hotmail.com

Bonne lecture !

 

Photo : Une vache vous regarde le long de la RP5 au sud d'Obera.

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Infographie : A gauche carte physique de la province de Misiones. A droite, carte politique. Cliquez sur les cartes pour les agrandir vous les verrez parfaitement dans leurs détails.

nullHistoire en quelques mots :

 

La région est connue par les espagnols depuis 1541, mais il faut attendre l’arrivée des jésuites en 1609, pour que ceux-ci commencent à s’occuper de la culture guarani (connaissance de la culture du mate entre autre), les évangéliser et leur enseigner, culture, élevage, architecture, musique, etc… C’est la fondation de plus de 30 missions par les religieux qui développent la région alors nommée « Gobernacion de las Misiones Guaranies ». Le terrain d’action des jésuites est alors immense et comprend non seulement ce qui est aujourd’hui la province de Misiones, mais aussi la partie nord est de la province de Corrientes, toute la frange est du Paraguay ainsi que les territoires appelés Misiones Orientales, qui représentent aujourd’hui presque la totalité de l’état Brésilien du Rio Grande do sul et de l’ouest de l’état de Santa Catarina. En 1767 les jésuites sont expulsés sous l’ordre du Roi d’Espagne et cette date marque la fin de l’âge d’or de la province qui connaitra pillages, invasions des portugais et ensuite des brésiliens. Les guerres d’indépendance du Rio de la Plata de 1810 continueront à affaiblir l’ordre de Buenos Aires sur cette région. Entre 1820 et 1830 ce sont des invasions brésiliennes qui annexent toute la partie orientale des Misions à l’Empire du Brésil et ensuite à partir de 1834 ce sont des guerres contre le Paraguay qui termine de mettre à mal la province. Les Paraguayens occuperont jusqu’en 1865 certaines parties de la province. Il faut attendre 1881, pour que la province de Misiones (alors appelée Territoire de Misiones) se détache de la province de Corrientes et acquiert un semblant d’autonomie. Le territoire est alors totalement dépeuplé en raison d’un siècle de guerres presque ininterrompues. En 1895, le Brésil met encore la main sur un territoire gigantesque à l’est du rio San Antonio, Misiones perd alors 30.000 km2 en faveur de l’état de Santa Catalina et du Rio Grande do sul. Enfin en 1953, le Territoire devient officiellement Province de Misiones.

 

L’histoire de cette province est donc riche, et la connaissance des anciens villages qui ont pu se former à partir d’ancienne missions jésuites est captivante. Pour les curieux de cette culture jésuite mélangée à l’apport guarani, il y a quelques missions à connaitre. Les anciennes missions sont toutes différentes et souvent étaient chacune spécialisée dans un propre domaine économique (agriculture, meubles, élevage, arts religieux, etc..). Visiter plusieurs anciennes missions est donc à chaque fois une nouvelle découverte. Au total, il y a eu 30 « Missions » installées dans un espace s’étendant sur 250 km d’ouest en est et de 300 km du sud au nord.  Les plus intéressantes (ce n’est qu’une opinion personnelle) sont au nombre de 8, celle de San Miguel de las Misiones (Rio Grande do Sul), San Ignacio (Misiones),  Santísima Trinidad del Paraná (Paraguay), Jesús de Tavarangüé (Paraguay), Santa María la Mayor (Misiones), Nuestra Señora de Loreto (Misiones), Nuestra Señora de Santa Ana (Misiones), San Cosme y Damian (Paraguay). Elles se tiennent toutes dans un mouchoir de poche (dans un secteur étendu comme la Bretagne), donc en voiture de location, ou en bus, n’hésitez pas à passer les « frontières internationales ». Pour les Européens pas de visa pour passer au Brésil ou au Paraguay, le passage est très rapide. Pour les Québécois par contre, un visa est demandé pour le Brésil. 

 

Photo : En haut, La mision jésuite de San Ignacio. Photo Petit Hergé octobre 2012. En bas, le Fortin Mborore. Photo 2010.

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nullNature dans la province de Misiones :

 

Nous sommes en plein dans l’éco système de la selva misionera (foret). A l’origine toute la province et les zones paraguayennes et brésiliennes qui l’entourent en était couverte. Si du coté brésilien, la presque totalité de la selva a disparu à partir des années 1950 (Il ne reste plus que le Parque Nacional do Iguaçu dans l’Etat du Paraná), du coté argentin, la province est encore recouverte au tiers par cette foret. L’arbre le plus répandu et un des plus spécifiques à la région est le cèdre missionnaire (Cedrela fissilis) tout comme le Timbó colorado (Enterolobium contortisiliquum) et le Pin du Paraná (Araucaria angustifolia). L’amplitude thermique est assez étroite, les températures oscillant toute l’année entre 19ºC l’hiver et 29ºC l’été. Par contre ce qui est le plus souvent mal vécu est le taux d’humidité qui reste en permanence élevé, pour ne pas dire souvent proche de 100%. La rosée est très présente chaque matin. De par sa végétation luxuriante, la faune est variée et compte de très nombreuses espèces malheureusement aujourd’hui en voie d’extinction (surtout coté brésilien). Le gouvernement de la province de Misiones protège maintenant de nombreuses espèces et a conscience de leur importance. C’est ainsi que le jaguar, le tapir et le fourmilier sont maintenant classés comme faisant partie du patrimoine naturel. Perruches, faucons, perroquets abondent, tout comme les tatous, les singes, les cerfs. Il n’est pas rare de voir passer en travers de la route devant vous toute une famille de tapirs. Quant aux coatis ils envahissent littéralement le Parc d’Iguazu.

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Photo : On en croise toujours sur les routes de Misiones. Influence de l'Europe Centrale.

nullLes populations :

 

Après les guerres du XIXème siècle et la presque disparition de toute la population, l’Argentine ouvrent ses frontières, et dès 1881 (année de la création du territoire de Misiones) peuple la province de colons européens. Ce sont des colonies d’origines allemandes, russes, ukrainiennes, polonaises, scandinaves et d’Europe Centrale qui viennent créer des villages.

Il n’est donc pas rare de voir à Misiones des « misioneros » aux traits slaves ou germaniques. D’où un intérêt de s’attarder à découvrir une gastronomie folkloriquement déconcertante où certains plats d’Europe centrale se sont argentinisés, ou des plats à base des très nombreux poissons des rios se sont retrouvés cuisinés de manière originale.

La ville de Apostoles, par exemple, est une création des Polonais, tout comme les villages de Puerto Rico et de Montecarlo par les Allemands, Concepcion de la Sierra par les Ukrainiens, etc…

La population de Misiones est aujourd’hui (Estimation 2012) de 1.250.000 habitants, souvent concentrés dans les villes. Les plus importantes sont : Posadas (300.000), Puerto Iguazu (90.000), Obera (60.000), Eldorado (60.000), Monte Carlo (40.000), Leandro Alem (30.000)., Aristobulo del Valle (25.000), San Pedro (25.000).

D’après le recensement de 2010, il y a dans la province, 13.000 personnes se déclarant guaranis (ou descendants de guaranis). Il y a 44.000 étrangers installés à Misiones, dont une majorité de Paraguayens (27.000) et de Brésiliens (13.000).

II y a seulement 2.000 européens (essentiellement Allemands et Espagnols). La pluparts des émigrants européens ont double nationalité et se déclarent Argentins lors des recensements, ce qui altère un peu les statistiques.

Photo : Enfants Guaranis à Misiones (Photo 2009).

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Photo : Argentins d'origine ukrainienne dans la ville d'Obera lors d'un défilé.

Vidéo : Vous ne rêvez pas, vous êtes bien à Misiones dans la ville d'Obera. Avril 2011, Fête Nationale de l'émigrant.

nullTourisme dans la province de Misiones :

 

Les deux "spots" (ou fanions principaux) pour le touriste international sont les chutes d’Iguazu et les ruines de San Ignacio Mini. Le Parc d’Iguazu est devenu une véritable machine à faire entrer des devises dans la province et la construction d’un aéroport international à l'intérieur même du parc à contribué à faire venir des touristes de Buenos Aires, de Sao Paulo et de Rio même pour quelques heures. En 2005, 1 million d’entrée dans le parc d’Iguazu, en 2009 baisse à 871.000 visiteurs, en 2012, chiffre record 1.350.000 entrées vendues. Si la visite du parc vaut le détour (71% d’opinion favorable, 28 % d’opinion moyen, et 1% défavorable), se retreindre uniquement à visiter ce spot reviendrait à faire un voyage de Madrid à Paris pour visiter uniquement la Tour Eiffel. Certains dimanche plus de 10.000 visiteurs dans la journée.

Pour etre un peu plus tranquilles, évitez de visiter le parc les samedis et dimanches et les mois de janvier et de février. 

La visite du parc national d’Iguazu comme la visite de la mission jésuite de San Ignacio sont recommandés, mais une fois sur place à Misiones, la province recèle des dizaines d’autres trésors à découvrir totalement hors chemin battus.

 

Pour ce qui est des parcs régionaux ou nationaux, les plus importants et les plus intéressants sont : le Parc provincial Mocona, le Parc provincial Salto Encantado, Parc Provincial Profundidad, et le Parc Provincial Yacuy.

Les principales beautés naturelles : Le Salto Gramado, le Salto Elena, le Salto Küpper, le Salto central, le Salto Capiovi, le Salto Alegria, le Salto Berondo, la gruta India, l’Ile Caraguata-i.

Les principales curiosités : les mines de pierres précieuses de Wanda, le labyrinthe végétal de Montecarlo, la résidence du Che Guevara à Caraguatay.

Les principales misions jésuites : Santa Ana, Nuestra Señora de Loreto, Santa Maria Mayor.

Les villes et villages intéressants : Posadas, Montecarlo, Obera, Apostoles.

Les curiosités agricoles : La culture de la yerba mate (Apostoles), les activités liées à l’industrie du bois (Eldorado).

 

Pour découvrir rapidement la province, louez une voiture à Posadas pour faire une boucle. Remontez le rio Paraná en visitant les villages que vous traversez jusqu’à Puerto Iguazu, puis redescendez en passant par l’intérieur de la province, Aristobulo, Obera, Apostoles. Comptez entre 7 et 10 jours.

Posadas peut être aussi la porte d’entrée vers le Paraguay voisin qui propose dans un rayon de 100 km autour de Posadas, les misions jésuites de Trinidad et de Jesus, toutes deux classées par l’UNESCO, à voir aussi celle de San Cosme.

 

Photo : Les célèbres chutes d'Iguazu. Photo Petit Hergé octobre 2012.

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Photo : Les chutes de Mocona dans le Parc Provincial de Mocona.

nullEconomie de la province :

 

L’économie « misionera » ne génère que 1,5% de l’économie argentine (pour 2,7 % de la population nationale), elle reste faible et la province reste une province pauvre. Elle a su tout de même se développer avec un taux de croissance annuel de 5 % pendant 16 ans (de 1991 et 2007). Par secteur, les services (dont le tourisme) représentent 56% du produit brut, suivi à 20 % par la construction, 15% l’industrie manufacturée (dont pate à papier) et 6% l’agriculture.

Le tourisme est donc le moteur principal de la province, en entrées directes fiscales, en création de poste de travail, mais aussi permet de développer la construction, hôtellerie, infrastructures, aéroports, etc…

2 millions de touristes sont venus dans la province en 2012 (dont 1.350.000 seulement pour les chutes d’Iguazu), on peut faire un raccourci en disant que les chutes d’Iguazu sont la principale industrie de la province. Ce n’est malheureusement pas suffisant car la province s’autofinance qu’à hauteur de 21 % (Pour info les provinces riches comme celle de Buenos Aires ou celle de Santa Cruz s’autofinance à 51% et la ville de Buenos Aires à 88%), le reste venant dans un système fédéral de la Nation.

L’activité agricole de la province est concentrée sur la Yerba mate, le thé, le citron, le bois, et toute l’industrie de la pate à papier et du bois de construction.

La Yerba mate se cultive sur 160.000 hectares dans la province, elle est concentrée dans les départements de Obera, San Ignacio et Apostoles.

Le thé occupe 50.000 hectares dans les mêmes départements que ceux du mate.

Autre culture importante, le tabac, 24.000 hectares plantés dans les départements de Guaraní, 25 de Mayo, Cainguas, L.N. Alem et Gral. Belgrano.

Enfin l’industrie forestière qui occupe a elle seule, 300.000 hectares dans les départements de San Pedro, General Manuel Belgrano, Iguazú, Eldorado, Montecarlo, Guaraní, 25 de Mayo, Cainguas et Libertador General San Martín, c’est à dire toute la moitié nord de la province. Le bois le plus produit est le Pino Parana qui est un pin originaire de la région, ainsi que le pin Elliott, originaire de la Louisiane et du Mississipi et qui s’est parfaitement acclimaté à Misiones. On plante aussi de nombreux eucalyptus.

Autrefois Misiones produisait de nombreuses oranges mais celles-ci furent remplacées par les citrons, mandarines et pamplemousses. La production de ces citriques est faible (3% du pays). Ils sont destinés soit à la consommation locale, exportés aux provinces voisines (Corrientes), ou alors pour l’élaboration de jus de fruit.

Le Tung est un arbre originaire de Chine qui est cultivé pour extraire les graines de ses fruits avec lesquels on obtient de l’huile. La production d’huile de tung de Misiones est destinée presque exclusivement à l’exportation surtout vers les Etats-Unis et les Pays Bas.

L’élevage est assez restreint dans la province, presque exclusivement des bœufs Shorthorn, Hereford, Aberdeen Angus et Holandaise mais surtout le zébu qui convient totalement au climat misionero.

 

Photo : Transport par camion de la Yerba Mate.

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Photos : A gauche forestation près de San Ignacio, à droite paysage vers Mocona.

nullLes conseils du Petit Hergé :

 

Vous aurez compris, la province de Misiones en plus de vous proposer les chutes d’Iguazu, a le privilège de pouvoir compter au moins une bonne vingtaine de parcs provinciaux peuplés d’animaux et d’especes végétales propres à chaque site. Le centre de la province vallonnées et boisées dans le nord contraste avec le centre et le sud plus peuplé et agricole. C’est l’occasion de visiter des établissements « yerbatero », ou des estancias spécialisées dans le thé, la culture des citrons ou l’élevage des zébus.

Coté vielles pierres, une douzaine de missions au sud de la province dont au moins 4 valent une visite. Autre intérêt, l’émigration de l’Europe Centrale qui apporte à chaque village sa spécificité, les habitants en sont fiers et chaque localité abrite un musée de l’émigration où vous pouvez vous replonger dans le début du XXème siècle.

Gastronomie liée au Rio Parana, pisciculture et pêche dans les eaux des très nombreuses rivières. Mélange du monde guarani, de l’Europe Centrale et des habitudes argentines qui ont déjà été influencées par le Brésil tout proche. C’est magique !

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