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Mise à jour : 12 aout 2009. Article de Pierre Lavenue
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La Martinica puis le Gato Negro :En 1926, fatigué de ses voyages et surtout marié à une argentine, il vient s'installer à Buenos Aires et ouvre une première boutique d'épice la même année (nommée La Martinica) sur Corrientes 1600 juste à l'angle de la calle Montevideo. Puis l'année suivante s'installe à quelques mètres de là sur la même cuadra dans le local actuel. L'immeuble était alors flambant neuf puisqu'il avait été construit en 1922. Certains employés étaient aussi connus que le propre patron. Au total quatre espagnols avaient été embauchés, et Benito Ferreiro fut l'un d'eux qui porta le local à sa renommée connaissant les goûts des clients les plus illustres. Nous sommes dans le quartier des théâtres, et la clientèle politique se mélangeait à celle des artistes et du demi monde. A la mort de Victoriano, le local revint au fils Andrés ainsi qu'à 3 des anciens employés (l'un d'eux était déjà décédé). Nous sommes alors en 1969, le fils abandonne donc son ancien métier (ingénieur industriel) et se lance à fond dans la recherche de nouvelles odeurs et saveurs pour relancer l'affaire (Le local avait un peu décliné pendant les années 60), et d'incorporer la vente de café. La torrefaction étant propre et s'élaborant au sous sol de la boutique. Andrés apporta son expérience acquise en tant qu’ingénieur, surtout dans les domaines de la rigueur mais aussi avec l’envie de tester de nouveaux mélanges et d’innover davantage. Les trois employés "historiques" continuèrent à s’occuper du lieu. Tout comme son père, il continua à silloner le monde à la recherche de nouvelles odeurs et s'eteignit le 02 juin 1978 à Genève pendant son voyage de noce (deuxieme mariage). Les heritiers furent sa femme (May More), sa premiere femme et son fils unique. |
Les années Jorge Crespo :Quelques années après, Jorge Crespo (actuel propriétaire) hérita de ce fils unique (son demi frère). Depuis que Jorge Cresp dirige le Gato Negro, il a ouvert le café au rez de chaussée en 1997, et en 1998 monte un restaurant à l'etage. Il confiera la responsabilité du restaurant à plusieurs chefs successifs, mais ne pu jamais le faire décoller. Le restaurant dut fermer ses portes en 2007, les plats proposés, assez élaborés, nécessitaient un temps de préparation bien trop long par rapport à l’attente des clients. Et puis il est très difficile de faire monter le public à l'étage ! Les personnes qui travaillaient et venaient pour déjeuner le midi voulaient en réalité passer moins de temps à table. Mais si une histoire est encore presente dans toutes les mémoires (du moins celles de l'Avenida Corrientes), c'est ce coup de tonerre relayé par la presse porteña qui annonça en 2005-2006 la fin du Gato Negro ! En effet après 80 années de bons et loyaux services pour les fins grastronomes, nous avons pu pensé un instant que la fermeture était proche. Le 31 octobre 2005, la location du Gato Negro prenait fin. Le bâtiment fut vendu par Cristian Bengolea en février 2005 et en juillet 2005, les nouveaux propriétaires des murs entreprirent une procedure pour déloger le "Gato Negro" avant même la fin du bail. Le proprétaire et successeur du local, Jorge Crespo s'arma d'avocats et grâce au classement historique du lieu, put à plusieurs reprise repousser le "desalojo". |
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Vous aurez également l’impression d’être sur un marché oriental en plein centre de Buenos Aires lorsque vous verrez les gens acheter des sacs d’épices diverses.(En vrac et au poids) Celles-ci sont de provenance variées, Brésil, Colombie, Europe, Moyen Orient et Indes voire plus loin mais une constante demeure : la haute qualité des produits. |
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Venez trainer sur Corrientes, avant ou à la sortie d'un théâtre de l’avenue et
lorsque vos jambes commenceront à se faire lourdes, vous verrez à quel point le lieu est sympathique. |
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Adresse : Avenida Corrientes 1669 (1042 Capital
Federal). |
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