28 mars 2008 5 28 /03 /mars /2008 00:04

 Situation à 20h00 (minuit à Paris) Buenos Aires, 27 mars 2008,

 

Le discours de Cristina Kirchner, un désastre !

 

Cristina Kirchner a commencé son discours à 18h30 (22h30 à Paris) et vient juste de le terminer une heure plus tard.

Pour tendre une main de dialogue, les « ruralistas » avaient mis fin deux heures avant le discours à la libre circulation sur la plupart des routes. Dans un silence total de la part des agriculteurs, le discours de Cristina Kirchner a commencé. C’était sûrement depuis 5 ans le discours le plus attendu en Argentine, très peu de voiture circulaient dans les rues de Buenos Aires, 13 chaînes de télévision retransmettaient le discours en direct dont CNN en espagnol.

 

Alors que tout pouvait être sauvé par une seule phrase de sa part appelant au dialogue et à un rendez vous rapide pour parler du problème avec les syndicat d’agriculture, Cristina Kirchner en moins de 10 mn à rendu de nouveau un accord avec les agriculteurs impossible en affirmant que leur lutte n’était pas sociale, mais politique et manipulée par l’opposition. Elle a sortit aussi quelques phrases acides du style « je ne négocie pas avec un revolver sur la tempe », ou pire faisant de nouveau référence aux paroles même de D’Elia il y a quelques jours lorsqu’il avait sorti le concept des « blancs estancieros riche » contre le « peuple negro pauvre ». Elle aura pendant une heure non pas fait un discours d’unité, d’apaisement ou d’appel à la raison des deux cotés (aucune allusion aux violences des piqueteros K), mais on aura eu droit à une heure de discours politique péroniste devant un parterre de sympathisants aveuglés applaudissant a chaque phrase. Bref une sorte de monologue de campagne électorale.

 

Sur l’estrade, tous les ministres au complet, son mari Nestor Kirchner, tous les gouverneurs péronistes de tout le pays, (on aura tout de même remarqué l’absence du gouverneur de Cordoba, qui s’est au fil des jours éloigné de Cristina Kirchner, et qui aura eu une excuse diplomatique pour ne pas y assister : Rallye de Cordoba).

Vous aurez peut être du mal à le croire, mais légèrement à l’écart mais tout de même sur l’estrade présidentielle, D’Elia…..et oui l’homme des basses besognes qui tape et qui casse les manifestations, il était invité officiel avec l’homme de la CGT (Moyano) ancien syndicat ayant depuis bien longtemps cessé de défendre les intérêts des travailleurs pour défendre ses propres intérêts (et ceux du pouvoir). 

 

L’Argentine a reçu ce soir un coup bas très grave, l’impression qui ressort est de se demander si les politiques vivent dans une bulle mais absolument pas dans la réalité du pays. A partir de ce soir la situation va devenir instable…………. Car la police comme par hasard ne recevra pas l’ordre d’intervenir.

Tous les articles sur la crise du campo argentin :

Le 26 mars 2008 à 20h00 : - 
Les derniers jours du gouvernement Kirchner ?
Le 27 mars 2008 à 13h00 : - La crise argentine dans le campo.
Le 27 mars 2008 à 20h00 : -
Discours de Cristina Kirchner.
Le 28 mars 2008 à 16h00 : -
On attend la réponse des syndicats agricoles.
Le 28 mars 2008 à 23h00 : -
La situation se détériore à nouveau.
Le 29 mars 2008 à 09h00 : -
Après la réunion avec Alfredo Fernandez.
Le 29 mars 2008 à 20h00 : -
Les syndicats agricoles durcissent le ton.
Le 30 mars 2008 à 15h00 : -
19ème jour de blocage, où en sommes nous ?
Le 31 mars 2008 à 20h00 :
Les agriculteurs désabusés.
Le 01 avril 2008 à 15h00  : -
Brouillard ce matin sur Buenos Aires.
Le 01 avril  2008 à 21h00 : - La crise de Cristina Kirchner. 

 

 

 

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Published by Le Petit Hergé - dans 03 - Actualité argentine
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commentaires

MARTINE 28/03/2008 21:29

Vous m'enlevez les mots de la bouche. J'ai la même impression, ce qui n'est pas bon signe d'ailleurs.

cathy pinard legry 28/03/2008 12:57

Je ne sais pas pour vous???? mais cette femme me fait tristement penser à Isabelita Peron qui tapait sur la table devant les militaires de l'époque en disant les mêmes balivernes ( elle avait une excuse, elle n'avait aucune éducation)

Paddy 28/03/2008 08:50

Bonjour !( Petit préambule : n'y aurait-il pas une erreur dans la phrase : " Pour tendre une main de dialogue, les « ruralistas » avaient mis fin deux heures avant le discours à la libre circulation sur la plupart des routes. C'est pas plutôt le contraire ?)Les positions se raidissent de manière de plus en plus inquiétante. Une fois de plus, les élus Argentins font la preuve de leur absence totale de sens politique. L'histoire argentine est une longue suite de rendez-vous manqués avec la démocratie. Le pouvoir est systématiquement confondu avec l'autorité, et l'autorité avec l'autoritarisme. L'esprit de 1976 n'est pas mort, il n'est que de lire certains commentaires sur "Lanacion.com" pour s'en convaincre : les nostalgiques de l'ordre casqué sont encore nombreux. Les inégalités sociales, abyssales, constituent un abcès de fixation qu'aucun gouvernement n'a jamais tenté de crever, trop soucieux de clientélisme. Et dérive la galère... Ce gouvernement-ci sera sans doute balayé, et son successeur donnera un coup de balancier dans l'autre sens, plus favorable aux "élites" comme on dit en langue de bois. Jusqu'à la prochaine crise économique aiguë. C'est rageant : personne ne semble rien apprendre des leçons de l'histoire,  tout le monde est surtout soucieux de défendre sa petite boutique. A propos, que pensez-vous de cette analyse de Daniel Fernandez Canedo dans El Clarin ?
http://www.clarin.com/diario/2008/03/26/elpais/p-01001.htm

Hervé 28/03/2008 08:17

Merci Hergé de continuer à nous informer car nos 20H francais ne s´interessent pour l´instant pas trop au sujet .... ca doit être parce qu´il n´y a que le sang qui attire les jounalistes ...RV

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