Argentine : Vague de froid historique dans la Cordillère
23 juil. 2026Mise à jour : 23 juillet 2026. #Actualité.
L'Argentine face à l'hiver austral : Chronique d'une vague de froid historique et de la tempête blanche dans la Cordillère
La République Argentine vit au rythme d’un hiver d’une rare violence, marqué par une offensive climatique spectaculaire qui s'est installée durablement depuis la semaine dernière le long de la majestueuse Cordillère des Andes et sur l’ensemble des hauts plateaux australs.
Cet épisode de froid polaire extrême, combiné à des perturbations massives venues de l'océan Pacifique (Super Niño), jette un voile de glace et de neige sur des milliers de kilomètres de paysages, transformant le quotidien des habitants et plaçant les services de l'État en état d'alerte maximale.
Dès l'entame de cette période critique, les services météorologiques nationaux ont souligné le caractère extraordinaire de ce système dépressionnaire, caractérisé par des flux d'air humide se heurtant aux barrières montagneuses et provoquant des chutes de neige d'une intensité peu commune.
Le long de la cordillère, de la région des lacs patagoniens jusqu'aux plateaux désertiques de la puna andine, les accumulations de neige se mesurent désormais en dizaines de centimètres, voire en mètres dans les zones les plus reculées et inaccessibles.
Les températures maximales restent obstinément négatives, figées bien en deçà du point de congélation, tandis que les minimales plongent dans des abysses thermiques frôlant ou dépassant par endroits les 30 degrés sous zéro.
Ce froid mordant est aggravé par des vents violents, des blizzards constants et des phénomènes de vent blanc qui réduisent la visibilité à néant. Les experts climatiques rappellent que cette situation exceptionnelle met en lumière la vulnérabilité des infrastructures de transport face à la rigueur de la nature andine.
Les couloirs de circulation, les cols frontaliers et les pistes d'accès aux gisements miniers et aux villages reculés se trouvent submergés sous des manteaux neigeux colossaux.
Dans ce contexte de quasi-paralysie, la coordination des gouvernements provinciaux et nationaux s'avère vitale pour parer aux situations d'urgence, porter secours aux voyageurs égarés et distribuer des vivres aux populations locales isolées par des congères monumentales.
Conseil du Petit Hergé :
Attention, amis voyageurs ! Que vous soyez en moto, en camping-car ou au volant d'une voiture de location, la prudence doit être érigée en règle absolue face à cet hiver austral d'une violence rare. Dès que vous franchissez la barre des 2 000 mètres d'altitude dans le nord de l'Argentine, ou même les 1 000 mètres plus bas en Patagonie, la route se transforme en un véritable piège de glace, de neige poudreuse et de vents blancs aveuglants.
Amateurs s'abstenir, prenez la route uniquement par nécessité, sinon attendez quelques jours !
Face aux alertes rouges qui paralysent Chubut, Santa Cruz ou la Terre de Feu, et aux congères géantes de la Puna, un conseil d'ami s'impose : si vous devez descendre vers le sud ou traverser le pays, privilégiez la route de l'Est le long de la côte atlantique.
Le climat y est certes vigoureux et balayé par les vents côtiers, mais vous éviterez les redoutables coulées de neige et les plaques de verglas mortelles des pistes andines.
Pour les "pros" de la route de montagne, équipez-vous toujours de chaînes, de vivres (nourriture et eau) et de vêtements thermiques pour rester autonomes quelques jours (2 à 3 jours) en cas de blocage, et informez-vous heure par heure auprès de la Gendarmerie et de la Défense civile avant de tourner la clé de contact.
Toutes ces infos datent du mercredi 23 juillet 2026
Province de Jujuy
La province de Jujuy subit les contrecoups de cette vague de froid polaire qui secoue l'ensemble de la cordillère des Andes.
Si les vallées profitent d'un temps plus sec, les hauteurs de la Puna et les axes menant vers les frontières affichent des températures négatives marquées, frôlant les -6 °C au niveau des complexes frontaliers d'altitude.
Les équipes de viabilité provinciales et nationales maintiennent une surveillance accrue sur les tronçons de routes nationales et provinciales sillonnant le nord de la province, où le vent et les risques de gel sur la chaussée exigent une grande vigilance de la part des conducteurs.
Concernant les liaisons internationales :
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Paso de Jama (vers le Chili) : Après avoir été fermé pendant deux journées consécutives en raison d'une accumulation importante de neige du côté chilien, le passage a été officiellement rouvert à la circulation pour tout type de véhicules. Le transit y est de nouveau permis dans les deux sens, bien que les autorités recommandent la plus grande prudence face aux basses températures persistantes (-6 °C relevés au complexe) et aux vents légers balayant la zone.
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Paso de La Quiaca - Villazón (vers la Bolivie) : Le pont international et les postes de contrôle frontaliers fonctionnent normalement et restent ouverts selon les horaires habituels, avec des conditions météorologiques stables et un ciel dégagé, permettant un transit fluide des voyageurs et des transports terrestres sous une stricte vigilance des services de sécurité et de gendarmerie.
Province de Salta
La province de Salta subit également les répercussions de la vague de froid polaire qui secoue la haute cordillère, alternant entre contrecoups de tempêtes d'altitude, gel matinal et vents violents sur les hauts plateaux de la Puna.
Dans l'ensemble, les axes principaux de la province demeurent sous surveillance étroite :
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Route Nationale 51 : Praticable avec la plus grande prudence, notamment à la hauteur d'El Alfarcito où des secteurs peuvent présenter des restrictions partielles en raison de glissements ou de accumulations de débris.
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Route Nationale 40 (Tronçons nord et cordillerans) : Les portions traversant les zones de haute montagne et les liaisons vers San Antonio de los Cobres ou La Poma exigent une attention accrue. Certains tronçons secondaires ou d'altitude (comme l'accès vers l'Acay) affichent des conditions d'intermittence ou des restrictions temporaires en raison des rigueurs climatiques.
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Réseau secondaire et provincial : Les routes de liaison de la puna salteña font l'objet de patrouilles régulières pour parer aux plaques de glace et aux bourrasques de sable ou de neige soufflée.
Passages frontaliers vers le Chili depuis Salta :
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Paso de Sico : Ce passage international stratégique situé dans la cordillère salteña subit régulièrement des fermetures préventives ou des restrictions strictes dictées par l'accumulation de neige et les températures glaciales sur la chaussée, tant du côté argentin que chilien. Il est indispensable de vérifier l'ouverture quotidienne auprès de Gendarmerie Nationale avant d'entreprendre l'ascension.
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Note régionale conjointe : Tout près de là, le Paso de Jama (reliant la voisine Jujuy au Chili) a pu rouvrir partiellement après plusieurs jours de fermeture consécutifs aux intempéries, mais la prudence et l'utilisation obligatoire de chaînes restent de rigueur pour tout trafic transfrontalier dans le grand nord andin.
Province de Catamarca et la Puna andine
La province de Catamarca offre le visage d'un drame climatique d'une intensité rare sur les hauts plateaux de la puna.
Dans le département d'Antofagasta de la Sierra et plus particulièrement aux abords du Salar del Hombre Muerto et du campement minier Fénix lié à l'extraction du litio de Río Tinto, les intempéries ont sculpté des parois de neige atteignant parfois plusieurs mètres de hauteur, isolant des localités entières et transformant le désert d'altitude en une geôle blanche.
C'est dans ce décor hostile, à environ 4 500 mètres d'altitude, qu'une opération de sauvetage hors norme s'est déroulée pour extirper des ouvriers miniers et des touristes portés disparus depuis plusieurs jours après avoir été piégés par une tempête historique.
Bloqués à bord de leur véhicule au lieu-dit El Paraje Apacheta, les mineurs ont dû affronter des températures ressenties frôlant les 30 degrés sous zéro et des rafales de vent destructrices dépassant les 140 kilomètres par heure.
L'accès à la zone s'est avéré d'une complexité absolue : les cumuls de neige atteignaient près de deux mètres et les températures polaires avaient même gelé le carburant des engins lourds et des niveleuses envoyées en amont pour leur ouvrir une piste.
Un déploiement combinant des moyens aériens et terrestres, piloté sous l'autorité des autorités locales et des secouristes volontaires, a finalement permis de briser l'isolement des victimes.
Cet épisode d'une âpreté extrême rappelle combien la pouna andine se révèle impitoyable pour quiconque s'y aventure sans une préparation logistique et thermique absolue face aux colères de l'hiver.
Actuellement, concernant l'état des routes nationales et provinciales sous la juridiction de Catamarca, la situation reste globalement praticable sur les axes de plaine (comme la RN 38, la RN 40 entre Cerro Negro et le sud, ou la RN 60 avec des précautions signalées dans la Quebrada de La Cébila). Toutefois, en haute altitude, les conséquences du violent temporal persistent.
En ce qui concerne les passages frontaliers vers le Chili, le stratégique Paso de San Francisco (situé sur la Route Nationale 60 à plus de 4 700 mètres d'altitude) demeure fermé de manière préventive en raison des conditions climatiques sévères, des accumulations de neige et des forts vents d'altitude.
Les autorités locales et la viabilité nationale recommandent formellement d'éviter les déplacements non essentiels dans la zone de la Cordillère et d'attendre l'amélioration des conditions météorologiques avant toute tentative de transit vers le pays voisin.
Province de La Rioja
La province de La Rioja subit à son tour les contrecoups de cette vaste offensive climatique australe qui secoue la Cordillère des Andes. Sur les hauteurs andines de son territoire occidental, les températures ont chuté de manière spectaculaire, s'accompagnant de gelées sévères et de vents glaciaires qui compliquent l'accès aux zones de haute montagne. Les départements andins font face à des conditions de vie rudes, où l'accumulation de neige et le verglas transforment les pistes d'altitude en parcours périlleux.
État actuel des routes et des passages frontaliers dans la province de La Rioja
Concernant les axes de circulation et les liaisons internationales :
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Réseau routier d'altitude : Les routes nationales et provinciales menant vers les zones de la Cordillère de la province exigent une extrême prudence. La présence de glace sur la chaussée et de fortes amplitudes thermiques négatives augmentent les risques de patinage et d'obstruction par la neige, mobilisant les équipes de viabilité pour le salage et le déblaiement régulier des tronçons les plus exposés.
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Passages frontaliers vers le Chili : Les liaisons internationales andines situées dans la province (notamment le secteur du col de Pircas Negras sur la Route Nationale 76) demeurent fortement restreintes ou fermées préventivement en raison de l'accumulation critique de neige en haute altitude et des risques de vent blanc. Les autorités douanières et la Gendarmerie nationale rappellent qu'il est indispensable de vérifier l'état d'ouverture officiel et de se munir obligatoirement d'équipements spéciaux (chaînes) avant d'envisager tout déplacement vers la frontière chilienne.
Province de San Juan
La province de San Juan prend de plein fouet l'influence du violent système frontal qui sévit sur la haute chaîne andine, plaçant ses départements occidentaux sous haute vigilance.
Dans les zones de la pré-cordillère et de la cordillère, notamment à Calingasta et Iglesia, le temps est marqué par des températures glaciales oscillant autour de -6 °C à -5 °C, des chutes de neige intenses et des épisodes de vent blanc réduisant fortement la visibilité.
État actuel des routes
Les axes de circulation dans l'ouest de la province demeurent extrêmement délicats en raison de l'accumulation de neige, de l'humidité persistante et du risque critique de formation de glace noire et de verglas durant les matinées et les nuits. Les autorités recommandent d'éviter tout déplacement non essentiel dans les zones de montagne et d'utiliser systématiquement des équipements spéciaux (chaînes).
Sur la Route Nationale 150, dans le tronçon reliant Arrequintín jusqu'à la limite avec le Chili, les conditions exigent une extrême prudence face au profil difficile des chaussées d'altitude.
Passages frontaliers
Concernant les liaisons internationales vers le Chili dans la province de San Juan :
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Paso Internacional de Agua Negra : Le passage frontalier (reliant San Juan à la Région de Coquimbo par la Route Nationale 150) est fermé. Cette fermeture s'inscrit dans le cadre de la clôture saisonnière du "corridor d'alta montaña" (situé à 4 780 mètres d'altitude), actée pour faire face aux conditions météorologiques rigoureuses de l'hiver andin qui rendent le tracé impraticable.
Province de Mendoza
Dans les localités de la cordillère, les paysages croulent sous des cumuls de neige monumentaux atteignant localement jusqu'à trois mètres de hauteur, notamment à Las Cuevas et Puente del Inca.
Les températures y ont chuté de manière drastique, avec des minimales polaires enregistrées à -6 °C à Uspallata, -10 °C à Punta de Vacas, -15 °C à Puente del Inca et jusqu'à -16 °C à Las Cuevas.
Ce temporal historique s'accompagne de vents blancs violents qui réduisent la visibilité à néant et compliquent considérablement les conditions de travail des équipes de viabilité.
La Ruta Nacional 7 est ainsi lourdement impactée : le trafic est interrompu à hauteur d'Uspallata, et les autorités ont dû gérer l'urgence de centaines de véhicules lourds bloqués ou en attente dans les zones de stationnement sécurisées de la province, tandis que des opérations d'assistance sont menées pour secourir les personnes surprises par les intempéries en haute altitude.
État actuel des passages frontaliers vers le Chili depuis Mendoza
L'accès terrestre vers le Chili à travers la Cordillère des Andes est actuellement totalement suspendu en raison des conditions météorologiques extrêmes :
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Paso Internacional Cristo Redentor (Système Cristo Redentor / Route Nationale 7) : Fermé sine die. Le tunnel international et les accès côté argentin (depuis Uspallata) et chilien (Los Libertadores, Portillo, Caracoles) sont bloqués par une accumulation massive de neige et des risques élevés d'avalanches et de vent blanc. La circulation internationale est strictement interdite pour tous les types de véhicules (particuliers, bus et camions de fret).
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Autres passages de la région : Les couloirs frontaliers situés plus au sud (comme Pino Hachado ou Cardenal Samoré en territoire "neuquéo-rionegrin") peuvent faire l'objet d'ouvertures conditionnelles selon les fenêtres météorologiques, mais nécessitent obligatoirement l'emploi de chaînes et de se conformer aux restrictions strictes dictées par les services de gendarmerie et de viabilité. (uniquement pour ceux qui ont l'habitude de conduire en montagne)
Il est instamment recommandé de différer tout projet de voyage vers la haute montagne et de consulter l'évolution des rapports officiels avant d'emprunter les axes andins.
Provinces de Río Negro et Neuquén
Au nord de la Patagonie, les provinces de Río Negro et de Neuquén font face à des offensives neigeuses d'une grande intensité sur l'ensemble de leurs cordillères respectives.
Les paysages touristiques habituels ont cédé la place à des décors alpins figés, où les chutes de neige répétées compliquent la vie quotidienne des habitants des vallées et des stations de montagne.
Bien que les autorités provinciales maintiennent officiellement les axes routiers ouverts à la circulation, la vigilance y est portée à son paroxysme en raison de l'accumulation rapide de neige et de plaques de verglas invisibles sur l'asphalte.
Les cols internationaux reliant l'Argentine au Chili subissent des fermetures successives dictées par l'état désastreux des chaussées d'altitude. À titre d'exemple, le passage frontalier stratégique de Pino Hachado est demeuré fermé en raison d'une épaisse couche de neige et de glace recouvrant la route, interdisant tout transit transfrontalier.
D'autres passages de la région, comme le col de Cardenal Samoré, subissent des restrictions sévères et des fermetures intermittentes dictées par les tempêtes de vent blanc et l'évolution météorologique en haute altitude, interdisant le passage aux véhicules non équipés et aux poids lourds.
Les autorités de la Défense civile et de la sécurité routière multiplient les rappels à l'ordre, insistant sur le fait que la circulation des véhicules non munis de dispositifs antidérapants appropriés est formellement proscrite.
Les piétons et les cyclistes sont également appelés à observer la plus grande prudence dans les agglomérations de montagne telles que San Carlos de Bariloche, San Martín de los Andes ou El Bolsón, où les trottoirs glacés multiplient les risques de chutes et d'accidents domestiques ou urbains.
Province de Chubut
Dans la province du Chubut, la situation météorologique s'est considérablement dégradée, poussant la Subsecretaría de Protección Ciudadana et le Service Météorologique National à étendre une alerte amarilla (alerte jaune) pour des épisodes de pluies et de neiges persistantes touchant de multiples départements.
Les zones "cordilleranes" de Cushamen, Futaleufú, Languiñeo et Tehuelches, ainsi que les secteurs de Río Senguer, Sarmiento, le sud-ouest de Florentino Ameghino et la zone côtière d'Escalante, subissent de plein fouet ces intempéries.
Sur la côte, des précipitations cumulées importantes s'accompagnent de banques de nébulosité et de vents froids, tandis que dans les régions plus élevées, la neige s'accumule de manière spectaculaire, atteignant par endroits des hauteurs de 20 à 50 centimètres.
Le réseau des routes nationales traverse des heures délicates sous l'égide du Plan Intégral de Maintien Hivernal de Vialidad Nacional.
Sur la célèbre Route Nationale 3, la circulation reste sous haute surveillance entre Garayalde et Comodoro Rivadavia, où la présence de neige sur la chaussée, de banques de brouillard et de bordures instables exige une prudence absolue des conducteurs.
Sur la Route Nationale 26, qui relie Comodoro Rivadavia à Sarmiento et au carrefour avec la Route Nationale 40, les équipes de viabilité doivent opérer en permanence pour dégager la voie et répandre du sel, la neige continue de perturber le trafic entre Valle Hermoso et le plateau.
Quant à la Route Nationale 40, artère vitale de la région, des tronçons entiers entre Tecka, Gobernador Costa et le passage vers Río Mayo affichent une couche de neige compacte.
Les chemins de traverse et de ripio, à l'instar du tronçon entre Facundo et Tamariscos, se transforment en bourbiers glacés, compliquant le travail des services de secours et l'acheminement des produits de première nécessité.
Concernant les passages frontaliers vers le Chili situés dans la province, la situation est marquée par la fermeture temporaire du Paso Internacional Río Futaleufú, ordonnée en raison des intempéries et du gel extrême qui ont provoqué le gel des installations sanitaires et l'interruption de l'alimentation en eau du complexe frontalier. La réouverture de ce passage et des autres accès andins de la province reste strictement subordonnée à l'amélioration des conditions météorologiques.
Province de Santa Cruz
Plus au sud encore, la province de Santa Cruz demeure l'une des zones les plus durement frappées par le front polaire, déclenchant des niveaux d'alerte maximale au sein de la meseta et de la cordillère.
Les départements de Lago Buenos Aires, Río Chico, Lago Argentino et Güer Aike grelottent sous des températures extrêmes où le thermomètre ne dépasse guère les valeurs négatives en plein jour.
Les vents hurlants venus du pôle transforment les axes routiers en véritables pièges de glace et de poudreuse, rendant les déplacements terrestres hautement hasardeux.
Les axes routiers majeurs subissent de plein fouet les assauts de la tempête blanche, de la neige tassée et des plaques de verglas généralisées qui recouvrent l'asphalte de la meseta et de la zone cordillerane.
La circulation sur la Route Nationale 3 et les liaisons transversales exige des équipements spéciaux obligatoires, l'utilisation de chaînes et une prudence de chaque instant, les banques de brouillard et les bourrasques de vent réduisant drastiquement la visibilité des conducteurs.
L'état des routes provinciales et nationales reflète la gravité de la crise climatique en cours. Les équipes de viabilité et de sécurité routière insistent sur l'application stricte du plan hivernal, enjoignant aux automobilistes de s'équiper de chaînes et de provisions avant d'emprunter les grands axes.
L'un des drames évités de justesse illustre la dangerosité des pistes santa-cruciennes : sur la route unissant Pico Truncado à Perito Moreno, un couple a été retrouvé sain et sauf après avoir enduré quarante-quatre heures d'angoisse, prisonnier de sa camionnette Toyota Hilux totalement ensablée et ensevelie sous la neige au milieu de la meseta.
Disposant d'un équipement de survie minimal, ils ont dû leur salut à l'intervention combinée de la police provinciale, de la Gendarmerie et des équipes spéciales de secours. Cet incident souligne à quel point la moindre imprudence sur les routes de Santa Cruz peut rapidement tourner à la catastrophe face aux sautes d'humeur d'une météo implacable.
Du côté des liaisons internationales et des passages frontaliers reliant Santa Cruz au Chili, la situation est particulièrement stricte.
Les cols andins et les postes frontaliers de la province font face à des restrictions majeures, oscillant entre des fermetures temporaires et des conditions de passage extrêmement surveillées.
Le passage frontalier de Río Jeinemeni (près de Los Antiguos) ainsi que les accès vers Don Guillermo (près de 28 de Noviembre) et les points de sortie vers la région de Magallanes subissent des ralentissements et des interruptions temporaires dictées par l'accumulation de neige sur les chemins de liaison transfrontaliers.
Les autorités de la Gendarmerie nationale et de Vialidad Provincial rappellent qu'il est impératif de vérifier l'état d'ouverture en temps réel avant d'entreprendre tout trajet international, les fenêtres de viabilité restant extrêmement étroites face aux colères persistantes du front polaire.
La Terre de Feu face au blizzard
La province de la Terre de Feu connait aussi l'implacable vague de froid polaire qui paralyse la Patagonie depuis le début de la semaine.
Placée sous alerte jaune par le Service météorologique national (SMN), l'île la plus australe du pays enregistre des températures glaciaires, à l'image de la ville de Río Grande, qui s'est hissée parmi les localités les plus froides du territoire avec des minimales frôlant les 10,6 °C sous zéro et des sensations thermiques plongeant sous la barre des -15 °C en raison de vents cinglants.
Depuis lundi, les conditions se dégradent continuellement : au nord et au centre de la province, le froid sec s'accompagne de maximales restant obstinément sous le seuil de congélation, tandis que la zone sud fait face à un cocktail délicat de précipitations neigeuses et de bancs de brouillard givrant.
Face à ces risques de gel sur les chaussées et de réduction drastique de la visibilité, la Secretaría de Protección Civil a activé ses protocoles de vigilance et son plan hivernal. Les autorités locales appellent les habitants à la plus grande prudence sur les axes routiers insulaires et rappellent les consignes de sécurité essentielles pour se chauffer sans risque face à un hiver qui ne faiblit pas.
Concernant l'état actuel des routes et du passage frontalier dans la province, les axes principaux de communication terrestre — notamment la Route Nationale 3 qui traverse l'île — affichent des sections patinées par le gel, exigeant la portation obligatoire de chaînes et une vigilance accrue en raison de la formation de plaques de verglas matinales.
Pour ce qui est de la liaison avec le Chili, le Paso Internacional San Sebastián, qui relie la ville argentine de Río Grande au secteur chilien de la grande île de la Terre de Feu (Porvenir), demeure officiellement ouvert pour le passage de tout type de véhicules, bien que les autorités recommandent d'observer strictement les horaires opérationnels en vigueur (généralement de 06:00 à 22:00 h) et de se prémunir contre les conditions de visibilité parfois réduites par de forts vents et des températures négatives extrêmes sur les portions de steppe.
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