Situation en Bolivie samedi 23 mai 2026
23 mai 2026Mise à jour : 23 mai 2026. #Bolivie. #Actualité.
Situation en Bolivie au matin de ce samedi 23 mai 2026
Ce samedi matin 23 mai 2026, le pays se réveille dans une atmosphère électrique.
La Plaza Murillo à La Paz est entièrement bouclée par l'armée, tandis que le leader de la COB, Mario Argollo, vient de lancer un appel à la résistance depuis la clandestinité suite à un mandat d'arrêt contre lui.
Sur le plan politique, le président Rodrigo Paz tente une médiation désespérée en convoquant le nouveau Conseil Économique et Social (CES) pour ce week-end, épaulé par son tout nouveau ministre du Travail, l'avocat aymara Williams Bascopé.
Sur le front des routes, la cellule de "transitabilité" ("viabilité" en bon français, mais j'adore ce terme inventé de "transitabilité") de l’ABC (Administradora Boliviana de Carreteras) confirme que la situation s'est figée dans la gravité.
🚨 Les 3 gros changements depuis hier à intégrer d'urgence
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Le Pando quitte la Zone Verte ➡️ Direction la Zone Jaune
Ce qui a changé : C'est le fait marquant du jour pour la géographie de la crise. Le département amazonien du Pando, jusqu'ici épargné, vient d'enregistrer ses premiers barrages sociaux, notamment un point de blocage très dur à l'entrée stratégique de Guayaramerín. Le Pando ne respire plus normalement.
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La trêve historique à Chuquisaca (Sucre)
Ce qui a changé : Une excellente nouvelle locale pour le week-end, relayée par Correo del Sur. La fédération paysanne (Futpoch) a accordé une trêve exceptionnelle en raison des célébrations historiques du 25 mai (le "Premier Cri Libertaire de l'Amérique", en référence à la "révolution du 25 mai 1809", Révolution de Chuquisaca). Les blocages prévus autour de Sucre et le barrage de Millares connaissent un répit temporaire. Attention cependant : les paysans ont annoncé qu'ils replanteraient les piquets de grève dès mardi matin.
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Alerte absolue sur la Route Ancienne de Santa Cruz (Samaipata)
Ce qui a changé : Dans la Zone Jaune, je mentionnais hier vendredi de forts ralentissements sur la route ancienne vers Cochabamba. Ce matin, l'ABC appelle à une vigilance extrême : outre la tension sociale, le tronçon La Angostura – Samaipata subit de violents glissements de terrain géologiques. La route est devenue hautement dangereuse pour les voyageurs.
🔍 Vérification et validation Axe par Axe
Pour le reste, les informations d'hier vendredi sont toujours valides. Voici la confirmation des points clés par les quotidiens de ce matin :
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🔴 COCHABAMBA (Toujours l'épicentre rouge) : Aucun changement, le cœur du pays est mort. L'axe vers l'Ouest (Bombeo, Pongo, Confital) est scellé. À la baisse, la police a tenté plusieurs charges à Suticollo et Parotani, mais les manifestants reviennent sans cesse. Vers le Chapare (Est), Padresama reste une muraille infranchissable.
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🔴 LA PAZ : Statu quo dramatique. La liaison vers Oruro par Lahuachaca, Panduro et Sica Sica est totalement pétrifiée. Le Nord-Altiplano (Achacachi / Huarina) bloque toujours l'accès au lac Titicaca. La douane de Desaguadero (frontière péruvienne) enregistre des kilomètres de files d'attente de camions immobiles.
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🔴 ORURO : Le cœur névralgique de l'Altiplano est verrouillé à double tour au Cruce Machacamarca et à Caracollo. Impossible de couper du Nord au Sud.
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🟠 POTOSÍ : Le verrou du Mirador de Uyuni est confirmé par l'ABC ce matin. L'accès routier au Salar pour les agences de tourisme reste obstrué. En revanche, le secteur de Betanzos bénéficie de la trêve du 25 mai mentionnée plus haut, mais la vigilance reste de mise.
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🟡 SANTA CRUZ : Le piquet de grève des producteurs à Los Troncos (Núcleo 1) est toujours actif, perturbant le flux vers la Chiquitania.
On fait donc le point département par département en samedi 23 mai au matin !
Cliquez sur la carte pour l'agrandir.
🔴 Zone Rouge : Circulation Interdépartementale Impossible
Les verrous historiques de l'Altiplano et des vallées centrales restent totalement pétrifiés sous le contrôle des syndicats et des factions fidèles au Chapare.
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COCHABAMBA (Épicentre immuable)
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★ Bombeo / Pongo / Confital : Route vers l'Ouest (Oruro / La Paz) scellée de pierres.
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★ Suticollo / Parotani : Les contre-charges policières d'hier soir n'ont rien donné, le verrou tient.
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★ Padresama / Locotal / Villa Tunari : Le bastion d'Evo Morales interdit tout flux vers l'Est.
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LA PAZ / EL ALTO
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★ Autoroute de l'Aéroport (El Alto) : L'accès reste hautement précaire et jonché de débris après les marches de la COB. Le téléphérique reste le seul salut des voyageurs.
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★ Lahuachaca / Panduro / Sica Sica : Altiplano Sud pétrifié vers Oruro.
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★ Achacachi / Huarina : Accès au Lac Titicaca toujours coupé.
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★ Desaguadero : Douane internationale paralysée (frontière péruvienne).
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ORURO
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★ Cruce Machacamarca / Caracollo : Totalement fortifié. Oruro est ce matin le département comptant le plus grand nombre de micro-blocages locaux.
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🟠 Zone Orange : Principalement bloquée, fortes restrictions
Le transit y est un exercice de haute voltige. Une trêve politique apporte un léger répit local, mais l'accès aux grands axes reste impossible.
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POTOSÍ
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★ Mirador de Uyuni : L'accès au Salar pour les agences de tourisme demeure obstrué.
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CHUQUISACA (Sucre)
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⚠️ Nuance trêve weekend Millares / Retiro : Suite à l'accord pour les célébrations du 25 mai, les syndicats paysans observent une trêve exceptionnelle. Les routes respirent autour de Sucre, mais attention : reprise annoncée des blocus dès mardi matin !
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🟡 Zone Jaune : Difficultés naissantes, pénuries & alertes géologiques
L'approvisionnement en carburant frôle le point critique. De nouvelles zones basculent et la météo s'en mêle.
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SANTA CRUZ
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★ Los Troncos (Núcleo 1) : Piquet des producteurs vers la Chiquitania toujours actif.
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⚠️ Axe La Angostura – Samaipata : En plus des ralentissements, l'ABC signale de violents glissements de terrain. La route ancienne vers Cochabamba est hautement dangereuse.
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PANDO 🔄 Le département quitte la zone verte.
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★ Guayaramerín : Premiers piquets de grève installés ce matin à l'entrée de la ville. L'Amazonie commence à s'asphyxier.
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🟢Zone Verte : Déplacement interne normal
Isolés du tumulte de la Plaza Murillo et de l'Altiplano, ces départements gardent leurs axes dégagés, bien que l'inflation à 14% pèse sur les marchés locaux.
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BENI (Axe Trinidad - Riberalta fluide, malgré de fortes manifestations citoyennes anti-blocus dans les centres-villes).
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TARIJA (Le grand Sud reste calme, connexions douanières ouvertes avec l'Argentine).
En conclusion : Le bras de fer persiste, sans escalade majeure pour l’heure
Ce samedi matin 23 mai 2026, la Bolivie s'éveille dans une atmosphère qui, sans être dramatique, demeure lourde d’incertitudes. D’après les dernières dépêches de la presse locale et les rapports de terrain, le pays est toujours pris en étau par un mouvement de blocage des routes de grande ampleur, orchestré par la Centrale Ouvrière Bolivienne (COB) et des factions syndicales rurales. Les revendications, centrées sur la crise économique et la gestion politique, ont pétrifié une grande partie du territoire, en particulier l'Altiplano central et les vallées de Cochabamba.
Si l’on peut redouter le pire, il est important de noter qu’au cours des dernières 24 heures, aucun affrontement de grande envergure n'a été signalé. Le gouvernement du président Rodrigo Paz semble privilégier la voie de la médiation, en convoquant d'urgence le Conseil Économique et Social (CES) pour ce week-end. L'armée, bien que positionnée stratégiquement dans les centres urbains comme La Paz, se garde pour l'instant d'une intervention massive de déblocage. L’atmosphère est donc à un bras de fer tendu, mais contrôlé. L’heure est à la "bataille logistique" : chaque camp renforce ses positions, les bloqueurs consolidant les barrages avec des troncs et des pierres, tandis que le gouvernement tente de sécuriser des corridors d'approvisionnement critiques.
Pour nos compatriotes français, tant ceux qui sont déjà en Bolivie que ceux qui projettent d'y entrer, la prudence est de mise. La situation évolue rapidement et peut basculer de manière imprévisible.
Pour les Français sur place :
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Mobilité réduite : La circulation interdépartementale par voie terrestre est extrêmement compromise. Les départements de Cochabamba, La Paz et Oruro sont les plus touchés, mais le Pando vient de basculer, isolant encore plus le nord amazonien.
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Aérien d'abord : L'unique moyen fiable de relier une zone rouge/orange à une zone verte/jaune est l'avion. Les liaisons aériennes (BoA, EcoJet) depuis El Alto, Jorge Wilstermann (Cochabamba) et Viru Viru (Santa Cruz) fonctionnent, mais sont prises d'assaut. L'accès à El Alto est particulièrement précaire, il faut donc prévoir de longues marges de sécurité.
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Pénuries : L'approvisionnement en carburant commence à manquer sérieusement, et l'inflation sur les denrées de base pèse sur les marchés locaux.
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Vigilance : Suivez les consignes de l'Ambassade de France à La Paz et tenez-vous informés via les médias locaux. Évitez les rassemblements et les manifestations citoyennes anti-blocus qui pourraient dégénérer.
Pour ceux qui envisagent d'entrer en Bolivie :
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Voie terrestre compromise : Évitez absolument une entrée par voie terrestre, notamment via le poste de Desaguadero (frontière péruvienne) qui est paralysé.
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Report ou adaptation : Si votre voyage n'est pas impératif, un report est fortement recommandé. Si vous devez absolument entrer, l'arrivée par avion est l'unique option viable, en anticipant une logistique complexe dès votre arrivée.
En résumé, la Bolivie est actuellement coupée en deux, opposant un Ouest asphyxié à un Est et un Sud qui respirent encore un peu. La situation politique est volatile, et l'équilibre est fragile. Il est impératif d'adapter vos plans de voyage en conséquence.
On reste en contact avec un nouveau point dans 48 h !
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