14 avril 2013 7 14 /04 /avril /2013 21:00

Mise à jour : 14 avril 2013.

nullLe Plaza Hotel de Buenos Aires :

L’homme d’affaire Ernesto Tornquist a dans l’idée de monter en 1904, le plus grand hôtel jamais construit à Buenos Aires pour loger tous les visiteurs qui viendront pour les fêtes de la célébration du centenaire de l’Argentine en 1910. Le projet est confié à l’architecte allemand Alfred Zucker en 1906. L’hôtel ouvre ces portes le 15 juillet 1909, c’est sans nul doute le premier palace de toute l’Amérique du sud. Ernesto Tornquist n’aura pas la chance de voir son hôtel achevé puisqu’il décédera une année avant en juin 1908 à l’âge de 66 ans.

L’Hôtel Plaza fut aussi le premier gratte ciel de la ville, pourtant haut seulement de 9 étages, il dépasse déjà les premiers grands immeubles qui s’élèvent sur l’Avenida de Mayo.

Photo 1 : Façade ouest actuelle du Plaza Hotel donnant sur la calle Florida et la Plaza San Martin.

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Photo 2 : A gauche les arbres (A) de la Plaza San Martin; en face, le tout nouveau Plaza Hotel (B) venant juste d'ouvrir ses portes, la photo date de 1909. A droite, le Palacio Tornquist (D), residence de Ernesto Tornquist, facilement reconnaissable avec sa tour d'angle. Entre les deux bâtiments l'étroite calle Charcas (C). Nous regardons vers le nord, donc nous voyons la façade sud et ouest du Plaza Hotel.

nullLa Plaza San Martin, un quartier mal famé :

Ernesto Tornquist loge sur la Plaza San Martin  juste à l’angle de la calle Florida et de la calle Marcelo T. Alvear (C) (alors nommée Charcas). L’hôtel particulier qu’il occupe alors est construit par Carlos Nordmann (autre architecte allemand, le préferé de Tornquist) en 1904. On nomme cette demeure la Residencia de Tornquist (D) (installée au 989 de la calle Florida, aujourd’hui démolie). Juste en face de son Hôtel Particulier, se trouve un dépôt de charbon qu’il acquiert rapidement ne serait ce que pour lui épargner sa vue, mais il a surtout déjà en tête l’idée d’y installer son palace (B). Le secteur est à l’époque pauvre et industriel, en effet, la bourgeoisie se concentre plutôt sur la nouvelle avenue de Mayo à 1 km plus au sud pour commercer et sortir, ou alors dans le quartier de Recoleta plus au nord pour y résider. La plaza San Martin est véritablement considérée comme étant hors les murs de ce qui est la ville élégante de Buenos Aires. Si la calle Florida est cependant l’artère du luxe, des belles boutiques et des cafés littéraires (comme ceux de la nouvelle avenida de Mayo), on ne dépasse pas au nord la cuadra des 700 de cette même rue (intersection avec calle Cordoba). C’est alors la limite de la ville dite bourgeoise qui compte comme ultime point d’attraction, toujours au 700 de la calle, la Galeria Pacifico (que l’on nomme alors Edificio Bon Marché).  Au-delà, quand on est homme du monde, on ne s’y aventure pas. Ce n’est que succession d’entrepôts, fabriques, bars plus ou moins bien famés. La calle Florida continue donc, bordée par une succession de « galpones y fabricas », jusqu’aux abords du port en arrivant aux numéros 1100. On appelle alors la zone « El Bajo », puisqu’elle est au niveau des eaux du Rio de la Plata.

Photo 3 : Nous sommes presque au même endroit où fut prise la photo 2, mais cette fois en se tournant vers l'est. En (D) la façade de la Residence Tornquist avec son entrée principale (1) sur la calle Florida. A gauche de l'autre coté de la calle Charcas (C), le Plaza Hotel (B) est déjà construit depuis une dizaine d'année. La photo date de 1920.

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Photo 4 : Toujours presque du même endroit où furent prises les photos 2 et 3, la Plaza San Martin en se tournant vers le sud. Nous avons la Plaza San Martin derrière nous (A). A gauche on reconnait la Résidence Tornquist (D) (la tour d'angle ne rentre pas dans le cadrage), avec sa porte principale (1). L'enfilade à gauche des premières construction basses de la calle Florida (cuadra des 900) filant vers le sud. En (F) la calle Florida s'enfonce dans le centre de Buenso Aires vers la PLaza de Mayo. Le monument Falucho au centre de la petite place. A ce sujet cette statue a déménagé en 1923 pour aller à Palermo, vous la trouvez aujourd'hui sur Avenida Santa Fe au niveau du 4800. En (G) le Palacio Sanchez Elia au 922 de Florida, il fut detruit par un incendie en 1912.

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Photo 5 et carte : Cette photo fut prise en 1906 du haut de l'Hotel Phoenix (de la calle Córdoba) installé dans la Galeria Pacifico et regardant vers le sud, vers la Plaza San Martin. Cette photo permet de se rendre compte de la pauvreté de la zone s'etendant à partir de la calle Cordoba vers le sud. De tres nombreux taudis et des hangars, au loin les cheminées des fabriques entourant la plaza San Martin. En (F) l'allignement des maisons de la calle Florida (cuadra des 900) qui se termine par le Palacio Sanchez Elia (G) à l'angle de Charcas. Comme nous sommes en 1906, la Residencia Tornquist est sur pied (depuis 1904) et on appercoit vaguement sa tour d'angle (D). Le Plaza Hotel sera monté juste derrière à partir de l'année suivante. En (H) le seul batiment qui se détache clairement par sa taille et sa hauteur, le Pavillon Argentin (Pabellon Argentino) qui depuis 1894 trone au milieu de la Plaza San Martin. En cette année 1906 il sert de lieu d'expositions les plus diverses. A partir de 1911, il recevra le musée des beaux arts et sera demoli en 1933.

A droite : Le plan du quartier de Retiro en 1896, (peu de changement avec 1906) qui montre l'emplacement de la prise de vue (5) vers le nord. Les lettres en rouge sont (W) dans ce secteur sera installé en 1897 la Darsena Norte ou les passagers venant d'Europe accosteront. En (X) en 1896, le secteur est encore occupé par la Compagnie des gaz (Compañia Primitiva de gas de Buenos Aires) qui déménagera en 1912. En (Y) existe encore en 1892 le premier Hotel des émigrants (Hotel de Inmigrantes) qui sera démoli en 1911 pour être placé près de la nouvelle Darsena Norte. En (Z) l'ancienne station Retiro du Ferrocarril del Norte datant de 1862 et qui sera détruite en 1909 pour etre remplacée à partir de cette année par la nouvelle Station Retiro de la ligne Ferrocarril Central Argentino.

nullY installer un Palace, une idée de visionnaire : 

Ce qui nettoie pourtant la zone dès 1903 c’est le pavage du Paseo de Julio (aujourd’hui avenida Leandro Alem et une partie de avenida Libertador), et surtout les différents projets des nouvelles constructions de la gare de Retiro (commencées en 1909 et terminé en 1913), ligne Ferrocarril del Norte devenue ensuite Ferrocarril Central Argentino, avec la creation de la Plaza Britanica. Tornquist était un visionnaire, il voulait installer son Palace proche des lieux d’arrivée des voyageurs, et ceux-ci arrivaient soit par train des deux principales villes du pays Córdoba et Rosario par le ferrocarril del Norte située à 400 m et par bateaux d’Europe et du reste du monde dans la toute nouvelle Darsena Norte datant de 1897 abritant, à 600 m du palace, les tout nouveaux services d’émigration. Qu’importe pour lui si la zone était insalubre et très mal fréquentée. Le simple fait pour lui d’installer un « monstre » de 160 chambres et d’y héberger les têtes les plus riches venant à Buenos Aires pouvait changer le quartier.

Une fois de plus l’homme d’affaire Ernesto Tornquist avait vu juste, puisqu’en 1904, année ou il emménage dans sa résidence, une des familles les plus riches de l’aristocratie porteña, Magdalena Dorrego de Ortiz Basualdo décide de faire édifier de l’autre coté de la place un somptueux hôtel particulier, le Palacio Ortiz Basualdo qui sera malheureusement démoli en 1969. Une autre famille tout aussi richissime, Les Anchorena décident de faire à leur tout édifier sur cette même place San Martin en 1905 un autre énorme palais, le Palacio Anchorena (qui lui existe toujours) par l’architecte Alejandro Christophersen. Ce palacio fut terminé en 1909, quelques mois après l’inauguration du Plaza Hotel. On peut dire que Tornsquist fut le précurseur à l’embourgeoisement de la zone par le simple fait d’y avoir demeuré à partir de 1904 et d’y avoir fait construire un Palace en 1909. Bref, en 1910, il était donc devenu chic de résider sur la Plaza San Martin ou tout du moins dans les rues comprises entre Cordoba et Charcas. On lui prédit un fiasco pour installer le Plaza Hotel dans ce quartier alors sordide de 1904, et finalement en 1910 on s’y bouscule pour venir y demeurer ou s’y promener.

Photo : le Plaza Hotel juste après son inauguration en 1909.

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Photos : A gauche, le projet de Alfred Zucker en 1895 pour le Majestic Hotel de New York, à droite une publicité des années 20 pour le Plaza Hôtel de Buenos Aires. un petit air de famille entre les deux hotels. celui de New York est un projet plus ambitieux, 6 corps de bâtiments (2x3) alors que le Plaza Hôtel n'a que 2 corps.

nullLe projet est confié à un allemand au style newyorkais :

L’architecte allemand, Alfred Zucker, lorsqu’il est chargé de dessiner le nouvel hôtel par Tornquist, revient juste de New York. Il habite entre 1872 et 1904 aux Etats Unis, et même si il étudie en Allemagne à Hanovre et à Berlin, c’est aux Etats-Unis et dans les états du Mississipi, Texas et Washington DC, qu’il fait ses premières classes et signes ses premiers projets. En 1883, il s’installe à New York et travaille essentiellement dans cette ville, où il met en œuvre de nouveaux projets à structure métallique, qui permettent de monter plus haut et surtout d’éviter les incendies. Il peut aussi imposer un nouveau style en vogue aux Etats-Unis sur les premiers gratte ciel, c’est le « bay window » (ancêtre du bow window), sorte d’avancée sur la façade totalement vitrée, et qui permet de faire entrer la lumière par trois cotés. Une association avec un autre architecte, James Gordon Riely,  à New York tourne court. En effet, les affaires vont mal entre 1902 et 1904, et son associé le traine en justice, il préfère s’enfuir à Montevideo, avec 100.000 dollars que Gordon lui réclame. Lorsqu’il arrive à Buenos Aires en 1904, et qu’il est choisi par Tornquist, ce n’est pas ses origines européennes qui plaisent à l’homme d’affaire argentin (bien que les deux hommes s’expriment parfaitement en allemand) mais les idées avant-gardistes de l’école de Chicago que Tornquist veux imposer à Buenos Aires. De plus Alferd Zucker n’est pas a son premier projet d’Hôtel de luxe, en 1889, il dessine à New York l’Hotel Majestic sur Central Park Ouest.null La capitale argentine est alors plutôt conservatrice et attachée à un certain académisme architectural français alors en vogue dans les Hôtels Particuliers porteños. Si certaines des idées de l’architecte sont acceptées,  par contre il doit se résigner à faire des concessions, comme l’ajout d’un toit mansardé en ardoise à son édifice. Ce mélange de style donne au final à l’hôtel un aspect de gratte ciel new yorkais passé par des adaptations académiques à la françaises qui ne laissent pas insensible (en bien ou en mal) les porteños du début du XXème siècle. Du style Hausmann à la sauce américaine ou du style Building américain à la parisienne, à vous de choisir !

Pendant la mise en œuvre des plans et surtout de la décoration intérieure comme extérieure ca sera sans cesse des concessions qui devront être faites entre maitre d’ouvrage et maitre d’œuvre. Une ornementation trop riche en colonnades, stucs, staffs, balustrades, encorbellements, corniche et autre guirlande de plâtre que l’architecte allemand déteste. L’épouse de Ernesto Tornquist, Rosa Altgelt eu aussi son mot à dire, si le bâtiment principal de l’hôtel ne suit pas exactement la ligne de la rue et s’édifie en retrait c’est parce que Madame Altgelt ne voulait pas que l’hôtel fasse de l’ombre au salon de son hôtel particulier installé juste en face.

Photos : En 1909, salle à manger et salle de bal.

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Photo : le Plaza Hotel juste après son inauguration en 1909. A droite la tourelle de la Résidence Tornquist. Au fond un vapeur sur le Rio de la Plata.

nullLe concept ultra moderne de Palace :

Le titre de « Palace » est un terme récent pour 1904, il s’applique aux établissements les plus grands au monde mais aussi qui puissent proposer aux résidents comme à la maintenance des lieux, des services jusqu’alors inconnus ou alors sous traités. Le Palace n’est pas qu’un simple hôtel, c’est une petite ville en elle-même. C’est ainsi que le Plaza Hôtel fut le premier hôtel en Argentine à proposer un service propre de boulangerie et de pâtisserie, une fabrique de pains de glace, une imprimerie, une tapisserie, une ébénisterie, un couturier, un atelier automobile, un blanchisseur et un central téléphonique. Pour la clientèle, l’hôtel proposait aussi les services d’un cabinet médical, de salon de massages, des bains turcs, et une garderie pour enfants. Ce fut aussi le premier hôtel à posséder l’air conditionné, un escalier mécanique, un téléphone dans chaque chambre, ainsi que de l’eau courante froide et chaude dans toutes les salles de bain, un bouquet de fleurs fraiches installée dans les chambres quotidiennement et des portiers et concierges en uniforme pouvant s’exprimer en plusieurs langues.

Le chantier débute en mars 1907 pour se terminer en seulement deux ans.

Photo : Les calèches attendent face à la façade du plaza Hotel donnant sur la calle Florida. Photo de 1910.

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Photo : Vue aérienne vers 1912 de la Plaza San Martin en regardant vers le sud. Le Plaza Hotel (en B), la Résidence Tornquist en D (aujourd'hui démolie), de l'autre coté de la calle Florida (F), le Palacio sanchez Elia (en G) (aujourd'hui démoli). En J, le Palacio Haedo, rescapé de cette époque qui aujourd'hui sert de siège à l'Administration des Parcs Nationaux. En K, le Palacio Paz (construit entre 1902 et 1914) encore debout actuellement et siège du cercle Militaire. En M, la calle Maipu, sur laquelle donne le batiment (L) qui abritait la Commission des Beaux Arts (monté en 1896 et démoli en 1934); en (H) le Pavillon Argentin monté en 1894 (démoli aussi en 1934).

nullLes modifications de 1913 :

Le 15 juillet 1909, on inaugure l’hôtel en grandes pompes en présence de l’architecte, de Carlos Alfredo Tornquist, fils d’Ernesto Tornquist, de sa veuve Rosa Altgelt et du président de la République Jose Figueroa Alcorta. L’hôtel compte alors 160 chambres et 16 suites. Au 9ème étage était installé un restaurant donnant directement sur la terrasse et possédant sa propre cuisine.

En 1913, première modification effectuée par les architectes Joseph Gire (Français 1872-1933, qui a énormément travaillé à Rio de Janeiro, il fut élève de l’atelier Lucien et Henri Grandpierre à Paris) et Molina Civit sur l’entrée principale à l’angle de Charcas et de la Plaza San Martin. En effet, on veut gagner quelques mètres-carrés et la petite cour d’entrée est sacrifiée pour être recouverte. Les voitures et surtout les nouvelles automobiles de plus en plus nombreuses peuvent maintenant  déposer et charger « à sec » la clientèle. On en profite aussi pour créer au dessus de l’entrée abritée un nouveau salon situé au premier étage.

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Photo : Nous sommes vers 1937, on peut reconnaître le Plaza Hotel (B) toujours à l’angle de la calle Charcas face à la Plaza San Martin (A). Les terrains au sud de la parcelle ont été vendus et Madame Cavanagh a déjà monté son Edificio (O) en 1936. En (N), une nouvelle ruelle, le Pasaje Corina Cavanagh, sépare les deux bâtiments. Juste à coté du Plaza Hôtel, là où s’élevait autrefois la Residence Tornquist (D), depuis 1934 le projet de la Casa Nordiska de l’architecte Antonio Ubaldo Vilar la remplace. En (G), le Palacio Sanchez Elia n’est plus, et un autre bâtiment bien plus haut, œuvre de l’architecte Bustillo le remplace. Notre bonne vieille statue de Falucho qui trônait en (E) a déménagée en 1934 à Palermo et laisse la place à un réverbère. Derrière l’Edificio Kavanagh (O), et datant de 1916, la Basilique del Santísimo Sacramento (P) paraît bien petite.

Ci dessous la photo de la même parcelle en 1914 avant l'édification du Kavanagh.

nullVente d’une parcelle et modernisation de 1934 :

En 1930, la famille Tornquist possède toujours l’ensemble du pâté de maisons compris entre les calles Florida, Charcas (aujourd’hui, Marcelo T Alvear), et San Martin. Le fils Alfredo Tornquist a toujours le projet d’agrandir l’hôtel à toute la surface de ce terrain. Mais avec la crise de 1929-1930 il est obligé de céder la parcelle se trouvant au nord du terrain à madame Corina Kavanagh qui sur celui-ci dès 1934 se lancera dans l’édification du plus haut gratte ciel d’Amérique Latine, l’Edificio Kavanagh, inauguré en 1936.

En 1934, première grande modernisation, on enlève pratiquement tout le surplus d’ornementations qui n’est plus trop à la mode. On tend vers l’art déco bien plus en vogue. Les chambres sont refaites mais aussi les salons et toute la décoration intérieure, on pourra peut être regretté l’ancien salon de bal qui se voulait neo style louis XVI et certainement un peu trop surchargé, mais on suit le mouvement et les façades sont également épurées, on dit en lunfardo « planchar un edificio » (planchar = repasser) comme s’il fallait enlever tous « plis architecturaux ».

Photo : En 1930, la parcelle au sud du Plaza Hotel est vendue. Il n'y avait que des maisons de deux niveaux et quelques entrepots. On y construira en 1934 l'Edificio Kavanagh. Cette photo date de 1914.

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Photos : salle de bain, chambre et escalier du Plaza Hotel apres les modernisations de 1934.

nullDe la nouvelle aile sur la calle San Martin en 1942 à aujourd’hui :

A partir de 1942 et jusqu’en 1948, l’hôtel s’agrandit et Alfredo Tornquist fait construire une aile plus moderne sur la rue San Martin. Nous sommes dans les années 40, et la façade de cette aile est bien plus sobre mais arrive tout de même a se combiner parfaitement avec l’ancien édifice existant. L’hôtel gagne alors presque le double en surface. Le palace passe de 176 chambres et suite à 300.

En 1977, en célébration de la future coupe du monde de Football de 1978, de nouveaux travaux sont entrepris par les architectes Clorindo Testa et Héctor Lacarra pour moderniser les intérieurs, et quelques étages sont ajoutés à l’aile de 1948. Comme aujourd’hui l’hôtel compte alors 325 chambres.

Dans les années 70 et 80, le chef Pedro Muñoz est en charge des cuisines du Plaza Hôtel, c’est certainement l’âge d’or des restaurants de l’établissement. Il aura même le privilège de pouvoir (avec leur accord) élaborer les mêmes plats à Buenos Aires que Chez Maxim’s de Paris. Tout nouveau plat servi à Paris était le lendemain proposé à Buenos Aires.

En 1987, travaux de modernisation dans le restaurant qui se nomme le Plaza Grill.

En 1995, la chaine d’hôtel Marriott prend la gérance du Plaza Hôtel qui prend le nom de « Marriott Plaza Hotel » mais le bâtiment reste propriété des familles Tornquist et Shaw à travers la société Pinamar S.A.

En 2012, des rumeurs s’éparpillent sur le net concernant la vente du bâtiment. Les salariés s’inquiètent. Il faut dire que le Palace aurait aujourd’hui besoin d’un nouveau lifting intérieur, et les investissements se font plus rares.

En 2013, la nouvelle tombe, les propriétaires de l'Hotel Alvear (Le groupe Sutton), achètent pour 280 millions de pesos l'immeuble du Plaza Hotel aux descendants des familles Tornquist et Shaw.La chaine Marriott arretera de l'exploiter en mai 2013. L'Hotel va etre à nouveau modernisé fin 2013, on estime à 100 millions de ARS (15 millions d'euros) le budget travaux de modernisation des chambres.

Photo : Aujourd'hui le Plaza Hotel façade sur Florida, angle avec le Pasaje Corina Kavanagh. La piscine extèrieure se trouve juste à cet angle au deuxième étage. 

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Photo : les salons du premier étage donnant sur la Plaza San Martin.

nullLes conseils du Petit Hergé :

Comme tout hôtel, il est ouvert au public, donc les visites sont possibles ! N’hésitez pas à vous y rendre ne serait ce que pour prendre un café ou un verre, vous profiterez donc des salons et peut être aussi d’une pâtisserie. Pour ce qui est de déjeuner (12h à 16h) ou de diner (de 19h à minuit), le Plaza Grill a bonne réputation, sur le guide Oleo la note de la cuisine est de 26/30, le service de 25/30 et la décoration de 24/30. Il faut mettre en moyenne 300 pesos par personne (sans les vins, qui sont assez chers) soit 30 € au change parallèle (avril 2013). Quant au guide Vidal Buzzi, la bible en référence culinaire des restaurants de Buenos Aires, il donne 25/30 en cuisine, 9/10 en service et 5/5 en décoration soit 39 points, ce qui le classe parmi les meilleures tables de la capitale.

Pour ce qui est de dormir, il est certain qu’un Palace n’est peut être pas à la hauteur de toutes les bourses, mais en y regardant de plus près, il y a des promotions sur internet qui permet d’avoir une  chambre double à partir de 185 USD+TVA, mais attention en payant en pesos au comptoir au taux de change parallèle (et non par internet ou par Visa), cela vous reviendra qu’à payer 1000 pesos plus TVA de 21% soit 121 € TTC (avril 2013) ou 160 USD TTC. Peut être justement le moment d’en profiter !

50 % des touristes étrangers à Buenos Aires sont Brésiliens et les nuitées de ceux-ci ont baissé de 35% en comparaison avec l’année 2012, ce qui pousse les 4 et 5***** à devoir casser les prix ! Profitez-en !

Pour vous y rendre, rien de plus simple, le Palace est situé dans le quartier de Retiro très proche de la station de métro « Plaza San Martin » de la ligne C. L’adresse exacte est : Florida 1005.

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Photo : Le Plaza Hotel aujourd'hui. A droite l'ancienne Casa Nordiska a disparu et l'immeuble a pris quelques etages en plus !

nullDes sites externes à consulter :

 

- Le site officiel du Marriott Plaza Hotel 

- Article sur la rumeur de vente du Plaza Hotel, Clarin le 04 aout 2012.

- Article sur les 100 ans du Plaza Hotel, Clarin le 11 nov 2009.

- Article sur les 100 du Plaza Hotel, La Nacion le 24 mai 2009.

- Un livre pour les 100 ans du Plaza Hotel, La Nacion le 12 juillet 2009.

- Vente du Plaza Hotel. Clarin le 12 avril 2013.

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