15 janvier 2008 2 15 /01 /janvier /2008 16:53

Mise à jour : 15 janvier 2007

Le panneau et le village au loin ! San Antonio de los Cobres

San Antonio de los Cobres : 4.300 habitants

Departamento Los Andes : 5.700 hab.

Provincia de Salta

Positionnement : 24°13′32″S, 66°19′09″O

Altitude : 3.748 m.

Distances :  Salta à 163 Km.

Le village de San Antonio de los CobresC’est un ancien village des hauts plateaux de la partie ouest de la province de Salta. Nous sommes en pleine «Puna salteña ». Jusqu’en 1943, San Antonio de los Cobres était la capitale du Territoire de Los Andes qui a été découpé et rattaché ensuite à différentes provinces. La partie de San Antonio a donc à cette date rejoint la province de Salta. Le village en lui-même n’as pas grande importance et de plus ne cache pas de « trésors » touristiques particuliers. Il est devenu connu pour la simple et unique raison que le train des nuages provenant de Salta (aujourd’hui suspendu) en avait fait son terminus.

L’élément le plus significatif est sans aucun doute le Viaduc La Polvorilla (construit entre 1930 et 1932) qui est le pont supportant une voie ferrée le plus élevé du monde, puisqu’il est placé à 4.182 m exactement. Il a une hauteur de 64m et une longueur de 238m.

San Antonio de los Cobres, la rue principaleIl est difficile aujourd’hui de connaître avec exactitude les circonstances de la fondation de ce village, mais il est probable qu’au XVIIème siècle plusieurs groupes d’Atacameños (de Atacama) vinrent trouver ici refuge contre l’avancée espagnole. Pour ce qui est du nom même du village, deux versions circulent : L’une indique que des « cuicos » au XIXème siècle arrivèrent dans la région pour chercher de l’or et profitèrent de leur passage pour vouloir voler l’image de San Antonio qui était conservé dans l’estancia de Martín Grande toute proche de ce lieu. Une autre version indique que des jésuites qui exploitaient le cuivre à l’époque coloniale possédaient une image de San Antonio. Lorsqu’ils furent expulsés des colonies espagnoles, l’image resta sur place et les indiens la récupérèrent et fondèrent un village portant son nom.

Le village n’a qu’un siècle d’existence légale, puisqu’il faut attendre le 10 janvier 1900 pour Buenos Aires officialise cette localité et lui donne en même temps le titre de capitale du « Territorio Nacional de Los Andes ». En 1943, le Territorio est découpé et reparti aux provinces de Salta, Jujuy et Catamarca. San Antonio perd alors son titre de capitale mais acquiert celui de « cabecera » du departamento de los Andes.

Une des rues de San Antonio de los CobresLe village se distribue sur deux longues rues goudronnées où les maisons blanches de plein pied s’étalent. Les ouvertures sont étroites pour empêcher les vents souvent présents d’entrer dans les habitations et pour y tempérer l’amplitude thermique importante entre la journée et la nuit. On eput avoir +40ºC la journée et -20º la nuit, de plus à plus de 3.700m d'altitude, la réverberation et les UV sont telles qu'il vaut mieux se proteger du soleil. 

Pour s’y rendre, la RN51 au départ de Salta est en partie goudronnée, sur les 163 Km de route, il reste encore une bonne soixantaine en « ripio » mais au fil des années la terre laisse la place au goudron, et au rythme de 5 à 8 km. de goudron en plus chaque année, la liaison sera rendu plus facile dans une bonne décennie.

Construction du viaduc La Polvorilla. Photo 1931A voir et à visiter à San Antonio de los Cobres :

J'ai envie méchamment de dire qu'il n'y a qu'une seule chose à voir à San Antonio de los Cobres : Le Viaducto La Polvorilla, mais c'est occulter que l'attrait de la zone est surtout le paysage et des horizons totalement dépaysant pour les citadins que nous sommes devenus.

Le train des nuages : La ligne de chemin de fer, depuis le 20 fevrier 1948, passait à San Antonio de los Cobres provenant de Salta, pour ensuite rejoindre le Chili au poste frontière de Socompa. Comme le train y faisait régulièrement une halte, les habitants comprirent qu’ils pouvaient en tirer un bénéfice en vendant leur production locale artisanale sur le quai de la gare. La ligne fut peu à peu abandonnée pour ne l’utiliser qu’à des fins touristiques et prit le nom dans les années 60 de « Tren de las Nubes ». Les première pieces de l'assemblage en 1931En juillet 2005, le ministère de la « producción » de la province de Salta suspend le train de manière préventif après un « desperfecto ». En réalité le train mais aussi la voie n’étaient plus en état depuis de nombreuses années car très mal entretenu. La province avait repoussé cette décision depuis fort longtemps, mais ce train apportait de nombreuses devises à la province ainsi qu’aux sociétés privées qui en avaient l’exploitation…alors bien sur….on continuait à vendre des billets aux touristes, en espérant que le pire ne se produise jamais. Le pire ne s’est jamais produit mais en 2005 un train avec des centaines de touristes s’est retrouvé bloqué à 4.000m (la loco refusait de repartir) et les secours n’arrivèrent que vers 3h du matin. Plus de peur que de mal, quelques engelures mais rien de grave, en tout cas fallait il voir cela comme un avertissement ? La station de train de San Antonio De Los CobresLa province a saisit le divin message et à suspendu la concession aux sociétés chargées d’exploiter la ligne. A nouveau en octobre 2007, quelques trains ont circulé, mais il a fallut se rendre à l’évidence qu’un coup de peinture sur la locomotive, que quelques aménagements dans les wagons et que quelques traverses changées ne suffisaient pas à rendre le service apte à devenir sans risque !

A voir aussi au village, L'église de San Antonio de Padua, toute simple, blanche et vraisemblablement une des plus anciennes constructions, puisqu'elle date de la première moitiée du XIXème siècle. Comme dans toute la Puna et les vallées du NOA, la fête de la Pachamama se fête ici aussi en août !

Le viaduc de la PolvorillaA voir aussi dans les alentours :

- Avant tout le viaduc de la Polvorilla à voir, plein ouest par rapport à San Antonio de los Cobres en continuant la route de "ripio" à 14 km du centre du village. Puis prendre un chemin de terre sur la gauche sur 10 km.

- Les ruines de Santa Rosa de Tastil, sur la RN51 à 61 Km à l'est de S.A. de Cobres.

Les premiers trains sur la ligne de San Antonio de los CobresLes liens :

- Article publié sur le Clarin concernant le retour de quelques trains en octobre 2007

- Site de San Antonio de los Cobres (en espagnol)

San Antonio de los Cobres, le nouveau quartier sur la route vers Salta Les conseils du Petit Hergé :

La RN51 est très roulante entre Salta et S.A de los Cobres, restent uniquement 60 km de ripio, le reste est déjà goudronné. Apres S:A de los Cobres, la RN51 commence à être plus pénible vers le paso de Sico. Attention faites le plein à SA de los Cobres, ensuite plus rien jusqu'à San Pedro de Atacama si vous poursuivez vers le Chili.

La RN40 vers le nord vers Salinas Grandes et vers la RN52 en partant de S.A. de Cobres est maintenant praticable. Des travaux d'élargissement ont eu lieu en 2007 et on s'ensable bien moins qu'autrefois. Par contre La RN40 est fortement déconseillée vers le sud, pour rejoindre la Poma. Plusieurs passages à guet, la route atteint aussi les 5.000 m donc le moteur peut avoir des ratés et respirer à ces hauteurs n'est pas facile. Donc le tronçon de RN40 entre la RN51 et le village de la Poma est à oublier. (Même en 4x4).

L'hébergement est assez rudimentaire à S.A. de los Cobres, mais il est possible. Si vous devez passer la frontière c'est la dernière possibilité de passer une nuit au chaud !

La bienvenue de San Antonio De Los Cobres dessinée sur une colline à l'ouest du village.D'autres articles du Petit Hergé :

- Présentation des 7 régions

- Alta Gracia (Provincia de Córdoba)

- Les estancias jésuites (Provincia de Córdoba)

- La ville de San Salvador de Jujuy (Provincia de Jujuy)

- Le village de Tilcara (Provincia de Jujuy)

- Le village de Purmamarca (Provincia de Jujuy)

- Le village de Susques (Provincia de Jujuy)

- Le village de Humahuaca (Provincia de Jujuy)

- Le village de La Quiaca (Provincia de Jujuy)

- Le village de Tumbaya (Provincia de Jujuy)

 

Partager cet article

Published by Le Petit Hergé - dans 02 - Tourisme
commenter cet article

commentaires

Kalchaqui 04/05/2010 01:12



Bonjour


1/ Qu'est ce que vous appellez "cuicos" en les associant a des chercheurs d'or. Je ne connais pas ce terme en Argentine. Au chili Cuico d{esigne quelu'un de la haute classe et assez manieré.


2/ 40° a san antonio de los cobres, vous y allez un peu fort !!!


3/ Le trajet San Antonio de los cobres la poma n'est effectivement pas a conseiller au grand tourisme, vous avez raison. C'est cependant faisable, surtout dans ce sens. je l'ai fait avec un pick
up 4X2 seul et sans aucun probleme. Ceci dit, c'est vrai, il y a de l'engagement, il faut se renseigner a vialidad sur l'etat de la route (s'il la connaisse), prevoir une pelle et une pioche au
cas ou, preferez faire cette route a deux vehicules...  il ne faut compter que sur soi-meme, pas de couverture de telephone...etc...etc. Cet itineraire est a risque, vous faites bien de
le souligner.



Se loger à Buenos Aires

 

Vous cherchez à vous loger à Buenos Aires ?

Contactez moi :

petitherge@hotmail.com

Pour Trouver Un Article Dans Le Petit Hergé Argentine

Cours du Peso Argentin

31 août 2017

L'Euro est à

↑ 20,65 ARS

L'USD est à

↑ 17,15 ARS