27 avril 2008 7 27 /04 /avril /2008 03:24

Bonjour à tous !

Désolé de ne pas pouvoir en ce moment publier des articles sur la situation du conflit rural en Argentine, mais je suis pour le moment entre le Cuyo argentin et la ville de Santiago de Chile, donc pas trop evident de pouvoir trouver un cyber libre et du temps pour pouvoir vous repondre. Mais je suis tout de meme l'actualité qui au fil des jours se developpe comme une telenovela. (je repond aussi a vos mails et aux commentaires).

A partir du 10 mai je me remet à l'ouvrage de maniere bien plus assidue.

En résumé cette semaine :

Lousteau s'est fait demissioner il y a deux jours. Il fallait bien qu'un fusible saute ! Le clan Kirchner ne pouvait plus le suporter puisqu'il critiquait la position officielle de plus en plus ouvertement.

Carlos Fernandez est maintenant ministre de l'économie, c'est l'homme de Kirchner, un proche toujours serviable.

Le nouveau ministre de l'economie, Carlos Fernandez, a assumé hier sous les applaudissement de Cristina Kirchner.

Le monde rural, ou plutot les 4 presidents des 4 entités syndicales rurales pensent peut etre avoir une chance d'obtenir une nouvelle ouverture de la part de Fernandez. En fait on joue dans la cour de "l'hypocrisie" puisque la politique est menée par Cristina Kirhcner et non par ses ministres, mais opn fait "tout comme" ce qui permet a Cristina Kirchner de garder la face tout en changeant de politique.

On verra avec le temps si LA Cristina saisit cette occasion pour faire marche arriere dans cette idee de retention totalement saugrenue.

Pour le moment la date du 02 mai est toujours choisie par la base du monde rural pour commencer de nouveaux blocages de routes.



Les 4 syndicalistes ruraux ont profité de la ceremonie de Fernandez pour approcher LA Cristina et montrer de leur part une veritable envie d'eviter une confrontation dans laquelle tout le monde va perdre des plumes le 02 mai prochain.
La balle est dans le camps de LA Cristina.

Nouveau probleme :

Apres l'hyperinflation qui pointe son nez depuis plus d'un an (sans etre toutefois reconnu par le gouvernement), voila maintenant le spectre de la devaluation.
Il est totalement normal que la devaluation du peso argentin vienne accompagner une inflation des prix proche de 40% en un an (8% d'apres le gouvernement).
En tout cas, apres avoir connu un USD autour de 3 ARS pendant des années....voila l'USD à 3,20 en quelques jours. (l'euro quand a lui est passé en un an de 3,60 à 5 ARS). A suivre de tres pres pour les prochains jours...


On attend la suite !

Sur le même sujet à lire :


- Le 15 avril à 12h00 : Cristina Kirchner et la liberté de la presse.
- Le 17 avril à 12h00 : Guillermo Moreno.

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Published by Le Petit Hergé - dans 03 - Actualité argentine
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commentaires

Paddy 29/04/2008 00:53

 Je viens de lire les deux commentaires de Jean-Marie. Ils posent avec acuité une série de problèmes concernant l'agriculture des pays du sud en général, et de l'Argentine en particulier. J'avais moi-même soulevé ces questions lors d'un autre commentaire (Voir l'article « le campo donne 30 jours pour régler la crise. ») On peut évidemment se réjouir des choix qui ont été faits en matière de politique agricole en Argentine, et considérer comme éminement profitable le développement d'une agriculture productiviste largement dominée par des grands groupes agraires et semenciers, pour la plupart étrangers. De même, on peut éventuellement se féliciter du renforcement de la tendance à la monoculture, ici des céréales et notamment du soja OGM, au détriment des productions vivrières. L'Argentine n'est pas le seul pays à avoir fait ce choix, qui est celui de la plupart des grands pays américains. Il n'est néanmoins pas sans conséquences, qu'il faut mesurer à leur juste niveau : plus personne ne conteste aujourd'hui la mainmise de groupes comme Monsanto sur les productions de céréales OGM (Pour lesquels l'Argentine est en pointe), les agriculteurs, les petits bien sûr (premiers touchés, et durement) mais aussi les plus gros, ne décidant plus de grand chose et en train de devenir de simples employés ; l'exode rural considérablement renforcé, l'agriculture ayant de moins en moins besoin de main d'oeuvre ; l'abandon de pans entiers de la production (en poussant à l'extrême, on ne va pas tarder à devoir trouver des nouvelles recettes pour accommoder le soja, histoire de varier le menu !) ; problèmes écologiques divers (déforestation, pollution, désertification des zones rurales avec le corollaire de l'extension massive des zones urbaines) ; déséquilibre de la répartition alimentaire mondiale. Je le répète, il s'agit ici d'un choix de société, et, en toute modestie, je me sens trop mal informé pour trancher avec certitude et dire où se situent précisément le bien et le mal. Ceci étant, il me semble qu'il y a au moins une question qu'on peut se poser quant au système de société qu'on soutient : est-il ou non juste, profite-t-il à tous ou à quelques-uns ? Choisissons bien : nos petits enfants ne nous pardonneront pas nos erreurs.

Jean-Marie 28/04/2008 03:03

Agriculture ? Ce dont on ne parle pas en Argentine.Bonjour, voici ma reponse plus bas. C'est Pagina 12, quotidien Argentin que tu connais et pas moi qui le dit. Tu deforme ma reponse, effectivement l'agriculture exporte mais ou elle appauvri le pays c'est en laissant les devises hors du pays et les estancias en sont responsable. Sur la propriete, les proprietaires etrangers vivent aux etats unis ou ailleurs, pas comme le reste de la population, ne dis pas non, j'en connais pas mal. Quand a la consommation interieure, viens dans le Sud et tu verra comment les prix montent suite a la sojatisation du pays et la disparition de l'agriculture pour la consommation et je ne parle pas des terres laissees a nues apres les recoltes.Mais d'accord pour boire une biere, je suis en France depuis 15 jours et je reviens vers Oct/Nov je ne sais pas encore, je te ferai signe. Mais la discution risque d'etre passionnee. jmgAgriculture ? Ce dont on ne parle pas en Argentine. Par Mocase-Vía Campesina *
Página 12 . Buenos Aires, le 25 avril 2008.
Leer en español
http://www.elcorreo.eu.org/esp/article.php3?id_article=8760 En Argentine vivent 280.000 familles nombreuses issues de 22 peuples
indigènes, et 220.000 familles paysannes, soit au moins 1.5 million de
personnes. Elles ne produisent pas du soja ni ne sont dans l'agrobusiness,
elles sèment des denrées et élèvent des animaux pour l'autoconsommation et
ont une relation spéciale avec la terre : elles ne la considèrent pas
comme un moyen de faire des affaires, mais se considèrent comme faisant
partie d'elle, de leur culture, leur histoire et comme un bien commun des
prochaines générations. Ces deux acteurs centraux, peuples originaires et
paysannerie, ont systématiquement été exclus du débat du mois dernier, où
les quatre organismes les plus traditionnels et conservateurs de
l'agriculture argentine ont mené une grève patronale inédite dans le pays. La Société Rurale (MME), les Confédérations Rurales (CRA), la
Confédération Intercoopérative Agricole (Coninagro) et la Fédération
Agricole (FAA) se sont mobilisées et ont cessé d'approvisionner en biens
alimentaires les grandes villes avec un principal objectif :
l'augmentation de leur rentabilité, bénis par le prix international du
soja. Les agriculteurs, qu'ils soient grands ou petits, n'ont à aucun
moment couru le moindre danger de pertes économiques, mais en effet (après
une mesure fiscale de l'État) ils ont été sur le point de gagner moins
d'argent que prévu.
Pendant des semaines de manifestations et de joutes verbales sur des tons
variés, les organismes traditionnels et le Gouvernement ont fait silence
sur les sujets suivants :
- Affaires : Sur le marché de l'agrobusiness mondial, l'Argentine est vu
comme un élève modèle. En 1997, en Argentine on a récolté onze millions de
tonnes de soja transgénique et on a utilisé six millions d'hectares. Dix
ans plus tard, en 2007, la récolte a atteint 47 millions de tonnes, en
comprenant 16.6 millions d'hectares. L'Argentine est le troisième
exportateur mondial de grain de soja (après les Etats-Unis et le Brésil)
et le premier d'huile. Les exportations de soja et de ses dérivés, en
2007, se sont élevées à 11 milliards de dollars. L'Argentine ne produit
déjà plus de denrées alimentaires et dans le pays on ne mange pas du soja.
La demande provient d'Europe et de Chine, où elle est utilisée pour
l'alimentation animale.
- Déplacements : Le modèle d'agrobusiness basé sur le soja transgénique a
délogé, durant les dernières dix années, 300.000 familles de paysans et
indigènes, qui ont eu comme destin les quartiers appauvris des grandes
villes.
- Déforestation : En seulement quatre ans, et à cause de l'avancée des
cultures du soja, 1.108.669 des hectares de forêts premières ont disparu,
277.000 hectares par an, ce qui équivalent à 760 par jour, 32 hectares à
l'heure.
- Concentration : Le modèle agricole actuel, basé sur l'exportation et la
production intensive, génère une plus grande concentration. Le dernier
recensement agricole le confirme : dix pour cent des « exploitations
agricoles » les plus grandes concentrent 78% des terres, tandis que 60%
des propriétés les plus petites occupent à peine cinq pour cent de la
surface cultivable du pays.
- Chômage : Mille hectares de soja peuvent être travaillés par seulement
quatre personnes. Une exploitation laitière avec cette surface requiert,
au minimum, vingt personnes. Si cette portion de terre était entre les
mains de familles paysannes indigènes, cela donnerait du travail à 350
personnes.
- Santé : Les campagnes argentines ont été arrosés la dernière année de
165 millions de litres de glyphosate, un herbicide toxique dénoncé pour
causer des malformations aux nouveaux nés, des avortements spontanés, des
cancers et la mort. Les accusations se tournent vers le plus grand
semencier du monde : Monsanto.
- Entreprises : Les entreprises qui ont la plus grande rentabilité de la
filière soja (exportatrices et fournisseurs de facteurs de production)
sont Monsanto, Dupont, Syngenta, Bayer, Nidera, Cargill, Bunge, Dreyfus,
Dow et Basf, entre autres. Aucune d'elles n'a été interrogée dans le
conflit récent.
- Exploitation : 1.3 million de personnes travaillent la terre. Le
salaire moyen courant est de 1.250 pesos par mois (251,44 Euro au
25/04/2008). L'État lui-même, considère le paysan comme le travailleur le
plus mal rémunéré, celui qui souffre des pires conditions de travail et
d'exploitation. Il est payé avec des repas et des logements précaires,
dans des conditions proches de l'esclavage. En outre, 75% d'entre eux
travaille « au noir », sans contrat de travail, ni couverture de santé, ni
cotisation pour la retraite, ni assurances en cas d'accidents.
- Différences : Pendant la grève patronale, on a utilisé comme fer de
lance la situation d'un « petit producteur » avec 100 hectares. Dans des
termes purement économiques : chaque hectare est loué à 200 pesos par
mois, 20.000 pesos chaque trente jours, 240.000 pesos par an pour louer
leur terre. Si ce propriétaire est un « petit producteur », comment
devrait-on appeler une famille paysanne ou indigène qui vit avec vingt
hectares, cent chèvres et un potager pour sa consommation ?
- Futur : L'industrie agricole a deux prochains objectifs en Argentine :
inclure dans son affaire dix millions d'hectares (au détriment des
producteurs familiaux) et les agrocombustibles (la création de combustible
à partir de soja), affaire avec lequel ils prétendent récupérer quelque
quatre autres millions d'hectares aux paysans et indigènes.
- Un autre modèle : Le Mouvement National Paysan Indigène (MNCI), qui
regroupe 15.000 familles de sept provinces argentines, n'a pas été inclus
dans les discussions. Le MNCI, qui a des similitudes avec le Mouvement
Sans Terre du Brésil et les zapatistes mexicains, favorise l'organisation
des plus pauvres et marginalisés de la campagne argentine, la base de la
pyramide rurale. Deux de leurs propositions centrales sont la réforme
agricole intégrale et la souveraineté alimentaire, ce qui implique un
changement de modèle agricole. Une question de fond qu'aucun des quatre
organismes traditionnels, ni le Gouvernement, ne veulent aborder.
* Mouvement paysan Santiago del Estero - Via Campesina. Formé par 9.000
familles de la forêt, qui vivent de ce qu'elles produisent et rejettent le
modèle du soja.

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