24 mai 2017 3 24 /05 /mai /2017 22:29

Mise à jour : 25 mai 2017. Catégorie Actualité.

 JOJ 2018 à Buenos Aires :

 

Du 1er au 12 octobre 2018, auront lieu les jeux olympiques de la jeunesse à Buenos Aires !

Pas très connus les JO de la jeunesse ? C’est que les medias ne font pas trop leur travail alors !

Les Jo de jeunesses en abréviation JOJ ont lieu aussi tous les 4 ans, alternant entre JOJ été et JOJ hiver (comme les JO).

En cette année 2018, les JOJ d’été auront donc lieu à Buenos Aires !

On attend 7000 personnes dans les délégations olympiques des différents pays dont 3900 athlètes.

Donc après Singapour en 2010, Nanjing en 2014, voilà Buenos Aires en 2018 !

Parcours obligé si Buenos Aires veut ensuite dans le futur postuler pour les JO. (Ils on cette idée en tete pour 2032 !)

 

Vidéo pour la candidature de la ville de Buenos Aires pour les JOJ (2014). 2 mn 37 s.

Couverture

Photo : Présentation de la ville de Buenos Aires au CIO en juillet 2013. 

Les disciplines des JOJ de Buenos Aires :

 

Les JOJ de Buenos Aires vont donc regrouper les athlètes âgés de 15 et 18 ans de 200 pays. Certaines disciplines sont même plus appréciées que chez les adultes, comme la gymnastique féminine, le roller sur piste et d’autres sports comme le football « sub 18 » est très prisé en Amérique du sud, le niveau et la fête seront surement au rendez vous.

 

Voilà les disciplines présentes pour le JOJ 2018 :

En cliquant sur les disciplines, vous allez directement sur les pages officielles en français du site des JOJ de Buenos Aires.

En plus des disciplines citées ci-dessous, sachez que quatre autres sports ont été ajoutés au programme de Buenos Aires 2018 : la danse sportive (breaking), le karaté, le roller et l’escalade sportive. De nouvelles disciplines ont également été ajoutées dans des sports existants : le futsal, le handball de plage, le BMX freestyle et le kitesurf.

Par exemple ci dessous, appel (publié en mai 2017) à ceux nés en 2000, 2001 et 2002 pour participer au "breaking" des JOJ 

 

 

 

Par ailleurs, Buenos Aires 2018 sera la première édition d’un événement olympique comptant le même nombre d’hommes et de femmes parmi les participants, contribuant ainsi à faire avancer l’égalité des sexes.

 

Athlétisme

Aviron

Badminton

Basketball

Boxe

Canoë slalom

Canoë sprint

Cyclisme sur piste

Cyclisme sur route

Escrime

Football

Golf

Gymnastique artistique

Gymnastique rythmique

Haltérophilie

Handball

Hockey

Judo

Lutte gréco-romaine

Lutte libre

Natation

Natation syncronisée

Pentathlon moderne

Plongeon

Rugby

Sports équestres / Concours complet

Sports équestres / dressage

Sports équestres / Saut d'obstacles

Taekwondo

Tennis

Tennis de table

Tir

Tir à l'arc

Trampoline

Triathlon

Vélo BMX

Vélo tout terrain

Voile

Volleyball

Volley de plage

Water-polo

 

Pour ce qui est donc des JOJ 2018 de Buenos Aires, vous pouvez trouver plus d'information la page du CIO (en francais)

Aujourd’hui 24 mai 2017, nous sommes juste à J-500 du début des olympiades.

 

Carte : Implantation de toutes les disciplines sportives dans la ville de Buenos Aires. Alors que la plupart des sites se trouvent au nord de la ville hormis le foot a la Boca, la Cité olympique comme les disciplines athlétiques, tennis et tir a l'arc seront au sud dans le Parque Roca.  

 

Photo : Construction de la villa Olympique. (mai 2017).

Le siège de la Villa Olympique des JOJ :

 

L’élément le plus important restant à construire est la cité olympique qui sort de terre depuis 2016 dans le quartier de Villa Soldati, dans le sud de la ville.

Quartier totalement marginalisé depuis tres longtemps, qui est à la fois le plus éloigné du centre ville, le plus pauvre et aussi le moins dense en population par les nombreux terrains n’ayant jamais été urbanisés.

Ils appartiennent aujourd’hui à la ville qui a dans les années 80 créé au même endroit un parc (Parque Interama, inauguré en 1982) avec en son centre la « Torre Espacial » (1981-1982) qui fut inaugurée en 1985 aussi nommée à l’époque la « Torre Interama », mais aujourd’hui on parle plus de « Torre de la Ciudad ».

 

Vidéo : Présentation du projet de la cité Olympique de Buenos Aires pour les JOJ 2018.

(Septembre 2015) 2 mn 35 s.

Le Parc de la Ciudad, un projet jamais rentable :

 

Dans les années 80, le "Parc Interama" était un parc de divertissement, avec énormément d’espace mais sur le modèle des parcs de divertissement que la ville avait connu comme le Luna Park. Si en 1982 le parc fut inauguré et géré par une société privée, dès 1983 il passe entre les mains de la ville. Installé loin du centre, sans disposer de transports publics, avec des attractions vieillissantes et non remplacées (pour en pas dire même pas entretenues), le parc a toujours était déficitaire, jusqu’en 2003 ou la ville décide de le fermer définitivement.

Photo : La tour de la Ciudad losrque le parc fut transformé en " Ciudad del Rock". 

La tour fut fermée en même temps et aussi en partie abandonnée en 2003 (on ne pouvait plus y gravir).

La ville dispose donc d’une zone de 120 hectares entièrement verte, inoccupé avec en son centre l’ancien Parc de divertissement renommé « Parque de la Ciudad ».

Réouverture du parc entre 2007 et 2008, mais le public n’est toujours pas au rendez vous et il faut le fermer de nouveau.

En 2013, le parc devient la « Ciudad del Rock », aménagé pour recevoir des méga-concerts rock, tout en démontant les montages russes, et autres attractions qui rouillaient. Seule la tour est préservée car classée au patrimoine de la ville depuis 2011.

Ce fut à nouveau financièrement un fiasco total, personne ne se déplaçait aussi loin pour aller voir un concert rock ! En 2016, on décide de démanteler aussi les installations de la « Ciudad del Rock »

Photo : La tour de la Ciudad toute proche du nouveau quartier de la cité olympique en construction.

 

Vidéo : Avancement des travaux de la cité Olympique. Mars 2017 1 mn 18 s.

Le renouveau du quartier par la Cité Olympique :

 

L’obtention des JOJ de 2018 par le CIO est obtenue le 04 juillet 2013. Une chance inespérée de relancer l’idée de « faire quelque chose de ce terrain inutile » qui encombre la ville depuis des décennies.

Toutes les disciplines sont concentrées sur 5 quartiers Nuñez, Palermo, Puerto Madero, Villa Soldati et Villa Martelli (en banlieue le long de la General Paz (le périf de Buenos Aires) sur le terrain de Tecnopolis.

Les infrastructures, stades ouverts et couverts sont déjà existants, il manquait seulement la ville Olympique, un stade couvert (qui servira pour les épreuves de tennis et la cérémonie de clôture), et un gymnase, tous trois seront installés dans le parc à Villa Soldati.

Les principaux chantiers sont donc concentré sur Villa Soldati, c’est donc le moment de réaménager toute la zone, et non seulement pour le JOJ mais aussi pour redynamiser le quartier.

Photo : Stade couvert de Villa Soldati en plein chantier en mai 2017.

 

 

Vidéo : Avancement du chantier de la cité olympique en mars 2017. 0 mn 45 s.

 

Un projet pour héberger 30.000 habitants :

 

La Ville Olympique sera un quartier nouveau de 49 hectares sur lequel sont construits 125.000 m2 hébergeant 7.000 personnes et qui seront bien sur récupérés une fois les JOJ terminés pour les transformer en 1200 logements. On estime qu’on pourrait arriver à une population de 30.000 habitants assez rapidement. Le quartier sera aussi constitué de 66.000 m2 d’espaces verts et de circulation.

Au total cela représente 32 immeubles bas puisque seulement de 6 ou 7 étages. Le budget total avoisinerait les 150 millions d’euros.

Les travaux ont commencé en mars 2016 et devront être achevés en mars 2018. Pour le moment (mai 2017), nous sommes dans les temps.

En parallèle, juste à coté, la ville vient d’inaugurer en mars 2017 une nouvelle réserve écologique de 36 hectares (sur le modèle de celle de Puerto Madero) qui se nomme Parque Natural Lago Lugano.

Photo : Au premier plan la cité olympique en construction, au fond le stade donnant sur le nouveau Parque Natural Lago Lugano.  

Image de synthèse : Vue de l'ensemble de la cité olympique et de son parc avec la tour surplombant l'ensemble pour octobre 2018.

Les conseils du Petit Hergé :

 

En attendant les JOJ 2018, vous pouvez toujours aller voir sur place Villa Soldati l’avancement des travaux les prochains mois. Les bâtiments sont presque terminés, et les espaces verts vont bientôt être aménagés. Pour vous y rendre à partir du centre, prenez le métro jusqu’au terminus de la ligne E « Plaza de los Virreyes » et ensuite prendre la ligne dite de « pre-metro » (c’est la dernière ligne de tram encore en service) puis descendre à la station « Estacion Parque de la Ciudad ».

Pour les intéressés, possible de vous organiser un circuit des installations des JOJ.

Contactez moi sur petitherge@hotmail.com

 

Photo : Déjà des ambitions pour la candidature de Buenos Aires pour les JO de 2032.

Video : Parque Natural Lago Lugano. (Mai 2017) 1 mn 42 s. Mars 2017.

 

Partager cet article

Published by Le Petit Hergé - dans Actualité et société
commenter cet article
31 juillet 2016 7 31 /07 /juillet /2016 03:44

Mise à jour : 30 juillet 2016. Catégorie Actualité et Société.

La ligne H du métro de Buenos Aires :

 

La station « Santa Fe » de la ligne H vient d’être inaugurée le mardi 12 juillet 2016. L’occasion de parler un peu du métro de Buenos Aires et plus spécialement de cette dernière ligne « H » de métro, la plus moderne de Buenos Aires.

Si la première ville au monde à se munir d’un métro à charbon est Londres (1863) suivent ensuite les villes d’Athènes (1869), Istanbul (1875), puis électrique à Londres (1890), Budapest (1896), Vienne (1898), Paris (1900), Berlin (1902).

En Amérique, le premier à ouvrir est celui de New York (1904), puis celui de Philadelphie (1907) et le troisième celui de Buenos Aires ouvre en 1913. C’est à la fois donc le premier métro d’Amérique latine, le premier métro de l’hémisphère sud et le 3ème du continent américain. Il se place aujourd’hui à la 18ème place mondiale en nombre de trajets annuels (620 millions). Pour info, celui de Paris est placé à la 7ème place avec 1.909 millions de trajets par an.

Photo : Belle originalité de donner la thématique du tango a la ligne H. Dans chaque station, de grandes fresques. Celle ci a la station "Corrientes" est un hommage à Enrique Santos Discépolo. L'oeuvre a été confiée a deux grands du "filete porteño", Jorge Muscia et Alfredo Martínez.

Jusqu'en 2016, le matériel roulant sur la ligne H était constitué de vielles rames rénovées allemande (Siemens-Schuckert Orenstein & Koppel) achetées en 1934. C'est celle qui apparait sur cette photo.

Video : Inauguration de la station Santa Fe. 12 juillet 2016. Canal de la ville de Buenos Aires.

Un démarrage et une extension rapide du métro dans les années 1930 :

 

Les lignes sont désignées par des lettres, la première étant la ligne A (1913), puis suivent les lignes B (1930), C (1934), D (1937), E (1944). A partir des années 40 le plan de développement du métro tombe en léthargie pendant de très nombreuses années, en raison de la perte de puissance du pays, d’un déclin économique dû au péronisme et aux dictatures qui ont suivi.

Le réseau des années 90 est le même que celui des années 40. Un demi-siècle de décadence, de manque de rénovation et de plans ambitieux pour relancer à la fois l’extension des lignes et une modernisation des stations et du matériel roulant.

Seule fut étendue la ligne E entre 1966 et 1986.

Photo : Les rames allemandes Siemens-Schuckert Orenstein & Koppel toute neuves et en service alors sur la ligne C. (Retiro-Constitucion). la photo est de 1934. Ces meme rames finiront rénovées sur la ligne H entre 2007 et 2016.  

Privatisation et relance du développement :

 

C’est le 03 octobre 1990, qu’on décide de privatiser le réseau, et les travaux d’extension sont alors entrepris. Ligne D entre 1993 et 2000, 5 nouvelles stations.

Sur les 5 lignes alors en service 4 partent en étoile (A, B, D et E), et seule une (la C) les relient entre elles, ce qui provoquent des correspondances très difficile dans le micro-centre aux heures de pointe.

C’est pour cela qu’est dessinée la nouvelle ligne H, ligne aussi qui interconnectera les 4 (A, B, D et E) sous les avenues Jujuy et Pueyrredon, créant ainsi une seconde boucle autour mais plus éloignée du centre de la ville.

Plan : Le réseau en 2007 avant l'arrivée de la ligne H. 

Photo : Station Terminus sud de la ligne H. "Hospitales".

Fresque en hommage à Tita Merello. Oeuvre des artistes Leandro Frizzera et Martín Ron.

La ligne H :

 

Bien que le tracé des lignes F et G soient dans les cartons, ce sont les travaux de la ligne H qui seront entrepris en priorité pour interconnecter au plus vite les autres lignes. Les travaux commencent le 19 avril 2001, à quelques mois de la crise de décembre 2001.

 

La ligne au sud de Once :

En octobre 2007, on inaugure le premier tronçon sous la avenida Jujuy entre « Once » et « Caseros » (5 stations), bien court et très peu de voyageurs l’empruntent.

Vers le sud, les travaux se poursuivent, et la station « Parque Patricios » est inaugurée en octobre 2011. Suivra ensuite la station « Hospitales » en mai 2013.

Parque Patricios est devenu ces dernières années, le quartier à la mode, depuis que le gouvernement de la ville loge dans son nouveau palais en 2015.

Aujourd’hui en 2016, Hospitales est toujours le terminus au sud de la ligne H.

Dans le futur, la ligne doit se poursuivre au sud par deux nouvelles stations « Saenz » et « Nueva Pompeya ».

 

La ligne au nord de Once :

Au nord de Once, on repousse le terminus à la station de « Corrientes » en décembre 2010, ce qui améliore considérablement déjà l’interconnexion avec le reste du réseau et la ligne B (celle qui passe sous la avenida Corrientes) et qui fait donc augmenter le nombre d’usagers de la ligne.

On peut dire même que si la ligne H ne fut presque jamais empruntée par les porteños, ou alors « confidentiellement » par les habitants des quartiers sud traversés (Balvanera, San Cristobal et Parque Patricios), l’interconnexion avec la ligne B à « Corrientes » la fait véritablement entrer dans le réseau métropolitain de la ville.

Toujours plus au nord, on termine la station « Santa Fe » mais on ne l’ouvre pas de suite. En effet, les difficultés pour terminer les couloirs de correspondance avec la ligne D font que l’ouverture est reportée. Par contre plus au nord, la station « Las Heras » est ouverte avant, en décembre 2015.

Il faudra donc attendre le 12 juillet 2016, pour que les couloirs de correspondance soient terminée de façon provisoire (car les couloirs de correspondance sont toujours en travaux, il faut attendre la fin 2016 pour avoir les couloirs définitifs), et pour que la Station « Santa Fe » soit incorporée à la ligne. Entre décembre 2015 et juillet 2016 (7 mois), les rames passaient à « Santa Fe » en ralentissant mais sans s’y arrêter.

Les travaux sont encore loin d’être terminés. En cette fin de juillet 2016, au nord le terminus est la station « Las Heras » mais la prochaine plus au nord sera celle de « Facultad de derecho » qui comme son nom l’indique desservira la faculté de droit mais surtout le nouveau centre d’exposition de la ville (toujours en travaux en 2016). Cette station devrait être inaugurée en 2017.

Photo : A la station Velezuela. Hommage à Osvaldo Fresedo "Vida Mia". Oeuvre de l'artiste Carlos Nine. Photo 04 novembre 2014. 

Changement de tracé de la ligne H au nord :

 

A l’origine cette station (Facultad de Derecho) devait être placée plus au sud et prendre le nom de « Plaza Francia » mais comme elle se situait sous les jardins de Recoleta, de très nombreuses associations (dont "Basta de demoler" se sont battues pour les préserver, et la ville finalement recula en 2012 pour la déplacer de quelques centaines de mettre et la placer sous le parvis du futur centre d’expos.

Ce « décalage » de station a donc ensuite modifié le tracé de la ligne plus au nord qui devait à l’origine suivre la avenida Libertador en plaçant à l’intersection de 9 de Julio la station « 9 de Julio » puis rejoindre la station « Retiro » pour en faire son terminus définitif et relier 2 autres lignes.

En plaçant la station « Facultad de derecho » bien plus au nord que prévu, le métro ne peut plus se permettre de tourner sous la avenida Libertador, et il fallu revoir le projet d’extension de la ligne.

Finalement il fut décidé de la prolonger en passant sous la Villa-Miseria (Bidonville) de Retiro ou sera placée la station « Padre Mujica ». Ouvrir une station de métro en plein bidonville, surement une première en Amérique latine ! Intéressant de connaitre sociologiquement les répercussions sur la villa-miseria (« embourgeoisement » aux alentours de la station ?). Puis la ligne se poursuivra pour ouvrir une station (enfin !) sous la Terminale de bus de Retiro « Terminal de Omnibus », pour enfin comme prévu terminer a la station « Retiro ». 

  

Photos de gauche à droite :

- Francisco Canaro à la station "Humberto Primo". Oeuvre de Oscar Grillo. Photo : 04 novembre 2014.

- Station Inclan du métro de Buenos Aires. Tita Merello, Libertad Lamarque, Mercedes Simone. Photo : 20 novembre 2009.

- Hommage à Hugo del Carril. Station Las Heras. Oeuvre de l'artiste Marino Santa María. Photo : 18 decembre 2015.

Le matériel roulant :

 

Il faut attendre le 04 juillet 2016 pour que des rames toutes neuves arrivent enfin sur les rails de la ligne H. Ce sont des motrices et des wagons Alstom fabriqués au Brésil à Sao Paulo. 6 rames (de 6 wagons chacune) totalement neuves avec air conditionné, cameras vidéos de surveillance dans les wagons. Suspension pneumatique, donc un silence total dans les rames. Chaque wagon coute 1 million d’EUR.

Le modèle est le Metropolis serie 300.

Il faut dire que la ligne H s’est étendue au fil des années, et ayant commencé son activité uniquement avec 5 stations en 2007, on y avait placé des vieilles rames Siemens-Schuckert Orenstein & Koppel provenant d’autres lignes. Les Siemens-Schuckert Orenstein & Koppel avaient été acheté à l’Allemagne en 1934 et entre 1937 et 1944. Et formaient presque la totalité du matériel roulant du métro de Buenos Aires (excepté la ligne B) entre les années 30 et les années 90.

Aujourd’hui avec l’ouverture de la station « Santa Fe » la ligne compte 11 stations, la fréquence de passage était de 6 mn 30 s, et depuis ce 04 juillet 2016, le temps est descendu à 06mn entre chaque rame. Avant fin 2016, la ville installera d’autres nouvelles rames (14 nouvelles autres rames sont commandées) pour baisser la fréquence à 03 minutes.

Pour mettre en conformité toutes le nouveau système de signalisation et faire les premiers essais du matériel, la ligne H fut fermée au public durant la dernière semaine de juin 2016.

Les rames effectuent maintenant leur voyage sur les 7,3 Km et les 11 stations de la ligne en 20 minutes.

La fréquentation de la ligne atteignait 80.000 passagers par jour mais avec l’ouverture de la correspondance de « Santa Fe » on attend un chiffre de 110.000 passagers quotidiens.

Photo : Arrivée à Buenos Aires par camion des nouvelles rames Alstom du Brésil en aout 2015.

Photo : On glisse en aout 2015, un a un les wagons et les motrices des nouvelles rames par une trappe qui donne directement au dessus des rails de la ligne H. Etonnant non ? 

Les conseils du Petit Hergé :

 

Il faut bien entendu faire un tour dans le métro de Buenos Aires, cela fait partie de la visite et surtout vous permettra de vous déplacer rapidement dans la ville.

Les stations de la ligne H sont les dernières donc vous permettront de voir (pour ceux qui sont des mordus des trains et des métros) les infrastructures porteñas. Et de vous faire une idée des différences existantes avec ceux de Paris.

De plus, sachez que la ligne H a pris pour thème le tango. Chaque station est donc agrémentée de mosaïques ou de fresques représentant les principaux chanteurs, compositeurs et musiciens de tango. Cela vous donne le pretexte d'arpenter la ligne et de descendre à chaque station faire des photos.

N’oubliez pas que pour entrer dans le métro, il faut tout d’abord acheter une carte SUBE dans un « kiosco » (dans la rue) à 35 pesos (1 seule pour toute une famille ou un groupe suffit), ensuite toujours au même kiosco vous la charger de 50 ou 100 pesos, et vous pouvez ensuite descendre dans le métro et passer avec votre SUBE sur les quais en la plaçant au dessus des composteurs (on dit « valideurs » maintenant en France !). Le tarif est de 4,90 ARS (0,30 EUR) (et passera vraissemblablement avant la fin aout 2016 a 7,50 ARS (0,45 EUR)). Bonne visite !

Comme toujours si vous avez besoin de conseils ou de renseignements sur le sujet de cette ligne H, n'hesitez pas à me contacter via mon mail : petitherge@hotmail.com. Si vous voulez laisser un commentaire, vous pouvez le faire sous cet article !

Photo : Sortie de la station "Once" sur la Plaza Miserere du quartier de Balvanera. Le 30 décembre 2015, la station a pris le nom de "Once - 30 de diciembre" pour commémorer la tragedie de l'incendie de la discotheque Cromañon le 30 décembre 2004. 

A lire aussi dans le Petit Hergé :

   

 

Partager cet article

Published by Le Petit Hergé - dans Actualité et société
commenter cet article
9 juillet 2016 6 09 /07 /juillet /2016 17:22

Mise à jour : 09 juillet 2016.

Le billet de 500 pesos argentins :

Pour tous ceux qui arrivent en ce mois de juillet 2016, sachez que le nouveau billet de 500 pesos lancé officiellement le vendredi 1er juillet et enfin en circulation.

Donc ne vous étonnez pas de vous retrouver avec ce nouveau billet vert en main en changeant vos euros dans une casa de cambio officielle ou même au parallèle en cuevas ! Acceptez les, ce n’est pas une arnaque d’un nouveau genre ! Les liasses de pesos seront enfin plus légères à porter !

  

Photos : A gauche le projet de départ, à droite le billet définitif du 500 pesos. Entre les deux quelques modifications dans les couleurs et le graphisme. Le plus important les mentions "500" et le "Banco Central de la Republica Argentina" tournées à 180°.

Modifications de dernieres minutes : 

Ce nouveau billet de 500 pesos a reçu des modifications de dernières minutes, car lors de la présentation des 2 nouveaux billets de 200 (qui sortira dans un mois) et de 500. Les spécialistes des animaux (thème des nouvelles séries) ont fait savoir que sur celui du 200, l’image de la baleine franche était à l’envers (la tète retournée).

En fait, ce qui n’est absolument pas logique est qu’il faut regarder ces billets non pas horizontalement (qui montre une baleine le ventre en l’air) mais verticalement (la baleine sort la tête des flots !). La baleine n’était donc pas à l’envers !

Avec la sortie du billet de 500 et de son jaguar, le doute n’est plus permis ! Il faut vraiment regarder le billet verticalement ! Pour éviter toute confusion, toutes les légendes sont inscrite sur cette face verticalement et seul les mentions « 500 » et « Banco central de la Republica Argentina » on été laissées horizontales mais inversées à 180°, pour ôter tout doute !

Tout cela pour ne pas à avoir à changer le graphisme de la baleine du futur 200 pesos.

Bien compliqué n’est ce pas ? Mais non, vous êtes en Argentine et la logique est tout autre !

Photo : Verso du billet de 200 pesos.

Au total 11 coupures differentes en circulation : 

Nous voilà donc aujourd’hui avec au total avec 11 billets différents en circulation (pour les euros, uniquement 7 coupures)  qui sont pour récapituler :

Le billet vert de 500 (le jaguar, « Yagarete »)

2 billets de 100 (le Roca et l’Evita Peron)

2 billets de 50 (le Sarmiento, et les Malouines)

1 billet de 20 (le Rosas)

2 billets de 10 (le Belgrano et le nouveau Belgrano)

2 billets de 5 (le San Martin et le San Martin Nouveau)

1 billet de 2 (le Mitre)

Prochain lancement, la baleine franche de 200 pesos début aout 2016 ! (Histoire d'avoir ensuite 12 coupures différentes en circulation).

A lire aussi dans le Petit Hergé : 

      

 

Partager cet article

Published by Le Petit Hergé - dans Actualité et société
commenter cet article
24 mai 2016 2 24 /05 /mai /2016 15:57

Mise à jour : 24 mai 2016. Catégorie : Actualité et Société.

Pas d'avion pour Mendoza pendant 3 mois 

 

Petite nouvelle qui va déplaire à certains, l’aéroport de Mendoza sera fermé entre le 07 septembre et le 07 décembre 2016, donc 3 mois exactement.

On va refaire entièrement à nouveau la piste qui donne des signes de faiblesse ! De plus la piste sera allongée pour recevoir des avions un peu plus gros ! On parle bientôt (à partir de décembre 2016) de l’ouverture d’un vol direct Mendoza-Lima.

Pendant ces 3 mois, Aerolineas Argentinas a dans l’idée de détourner les 21 vols quotidiens sur les aéroports de San Juan, San Rafael ou San Luis. Qui est, me semble t’il, une fausse bonne idée, puisque cela entrainera dans ces trois villes, une complication pour la récupération des bagages et le retard pour la correspondance via bus pour terminer le voyage vers Mendoza.

Si vous êtes sur San Juan, San Rafael ou San Luis, autant y rester quelques jours pour visiter la région avant de vous rendre à Mendoza ! 

Recommandations : 

 

Comme toujours, je recommande de vous déplacer toujours en bus, bien plus souple (il n’y aura au moins par de correspondance à faire ni de récupération et de déplacement des bagages) et achat des billets à la dernière minute et en pesos.

L’aéroport de Mendoza est le 4ème en Argentine en volume passagers (1 million par an), mais d’après l'office du tourisme de la province de Mendoza, seuls 15 % des touristes arrivent en avion.

De toute façon si vous atterrissez à San Rafael (à 227 km), San Luis (à 250 km) ou San Juan (à 165 km), il faudra vous déplacer en bus pour terminer le voyage donc autant le faire avant et par saut de bus pour découvrir aussi les provinces de San Juan, San Luis et le sud de la province de Mendoza.

Attention, les sites internet vous vendant les billets d’avion n’ont pas encore répercuté la nouvelle, et continue a vous les vendre sur des directs AEP-MDZ. N’achetez donc aucun vol entre le 07 septembre et le 07 décembre 2016 à l’arrivée ou au départ de Mendoza !  

Pour ceux qui viennent du Chili, toujours plus pratique donc de prendre un bus jusqu'à Mendoza et ensuite sur place changer de compagnie et prendre par exemple un bus Andesmar qui dessert une très grosse partie du pays.

Pour ceux qui viennent de Buenos Aires, c’est justement le moment avant d’aller vers le Cuyo (Menodza) de faire en bus une halte pour visiter Cordoba et sa sierra, ou alors la province de San Luis et son parc de las Quijadas sur le chemin !

Vous avez aussi entre Mendoza et Buenos Aires, la province de San Juan, très intéressante aussi ! (Parque del Valle de la Luna).

Pendant 3 mois, oubliez l’avion pour le centre et le Cuyo et recentrez vous sur la location de voiture et sur le bus.

Si vous avez des questions, n’hésitez pas à me contacter sur petitherge@hotmail.com

A lire ausi dans le Petit Hergé : 

      

 

Partager cet article

Published by Le Petit Hergé - dans Actualité et société
commenter cet article
27 avril 2016 3 27 /04 /avril /2016 15:59

Mise à jour : 27 avril 2016. Catégorie : Actualité et société.

Un Belgrano de 10 pesos :

 

Le mardi 05 avril 2016, le BCRA (Banco Central de la Republica Argentina) a lancé un nouveau billet de 10 pesos. Je viens de l’avoir en poche donc je vous en fais profiter !  Pas évident pour un étranger de s’y retrouver dans l’ensemble des billets en circulation puisqu'à même valeur, il existe maintenant presque deux coupures différentes ! Il s'agit donc du "Belgrano nouveau" de 10 pesos !

Le nouveau billet de 10 pesos, continue la série commencé en septembre 2012 avec la nouvelle coupure de 100 pesos à l’effigie d’Eva Perón. Pour cette coupure de 10 pesos, on continue toujours avec la même tête de Manuel Belgrano (déjà sur l’ancien billet de 20 pesos) comportant la légende : «  Manuel Belgrano, 1770-1820, Nadie es mas acreedor al titulo de ciudadano que el que sacrifica sus comodidades y expone su vida en defensa de la Patria », bref nous ne sommes pas la pour faire article sur l’histoire de l’Argentine.

Un héros bien utile !

 

Ce genre de prose inscrit sur le billet me fait doucement rire quand on sait véritablement par quoi étaient animées les véritables raisons de la prise de position de Belgrano à s’insurger contre l’autorité espagnole, et de plus ses actions du coté des « patriotes » ont été pratiquement toutes des échecs (pour ne pas dire des désastres militaires, campagne du Paraguay en 1811 qui conforte la séparation du Paraguay du Rio de la Plata, seconde campagne du haut Pérou en 1812-1813 qui se termine par une « bérézina » qui  permet à la Bolivie de se séparer à son tour du Rio de la Plata ) à tel point qu’il fut relevé de ses fonction pour l’envoyer dans un placard en Europe (1814-1815) jouer les diplomates pour faire reconnaitre par les puissances européennes, la création d’un nouvel état indépendant dans le Rio de la Plata. Il fut aussi bon diplomate que stratège puisqu’il revint à Buenos Aires avec l’hostilité de toutes les nations (Angleterre en tête). En 1816, il est nommé à nouveau chef de l’armée du nord mais à nouveau ses troupes sont battues. Apres d’autres batailles cette fois ci entre « patriotes » dans les provinces de Santiago del Estero, Tucuman et même Cordoba, il meurt à Buenos Aires en 1820 totalement dans l’oublie et la pauvreté. Sa reconnaissance nationale et sa réhabilitation ne commence qu’en 1902 sous la présidence de Roca. Depuis on a refait les livres d’histoire et Belgrano est devenu un « Héros National » !

Je ne connais aucune victoire militaire ou diplomatique de Belgrano. Je ne suis pas non plus là pour faire du révisionnisme, mais nous sommes bien loin de la description faites du personnage dans les manuels scolaires argentins !

Un billet de 0,59 

 

Pour en revenir a notre billet de banque de 10 pesos, il est toujours aussi étonnant de voir apparaitre un billet d’une valeur de 0,59 € dans les poches des Argentins, quand l’inflation attendue en 2016 sera d’environ 50 %. On se demande donc à quoi ca sert ? Imaginez vous à Paris aller au Monoprix du coin faire vos courses avec du cash en billets de 0,59 € ! (Parce qu’en Argentine on paye tout cash !)

Il faut dire que cette nouvelle série avait été lancée lors de règne de la Reine Cristina « celle qui ne reconnaissait pas l’inflation », donc nous nous sommes retrouvés aussi avec des nouveaux billets de 5 pesos (0,30 €) juste au moment de son départ. A se demander si le prix de revient d’imprimerie n’est pas supérieur à sa valeur faciale ! 

Les billets en cours en Argentine :

 

Il y a donc aujourd'hui en cours en Argentine :

  • 1 pièce de 1 peso
  • 1 billet de 2 pesos mais aussi une pièce de 2 pesos
  • 2 billets de 5 pesos différents
  • 2 billets de 10 pesos différents
  • 1 seul billet de 20 pesos (mais on en attend un autre d’ici peu)
  • 2 billets différents de 50 pesos
  • 2 billets différents de 100 pesos.

Il existe aussi des pièces de 5c, 10c, 25c (il en existe de 2 types) et 50 centavos, mais en 2016 on ne s’en sert presque plus, même le chinois du coin vous arrondit au peso tout rond en dessous !

On attend aussi pour l’année 2016, donc un nouveau billet de 20 pesos, mais aussi un nouveau billet de 200 pesos et un nouveau billet de 500 pesos. Au moins ces deux derniers vont servir à quelque chose ! Pour 2017, nous attendons un nouveau billet de 1000 pesos. Mais au train ou va l’inflation, il faudra peut être compter déjà sur des 2000, et 5000 pesos, ou alors comme en 1992 changer de monnaie et enlever 4 zéros !

En photo, l'ancien billet de 1.000.000 pesos (dit peso Ley) en circulation entre 1981 et 1984, en 1983 on change de monnaie (on le garde donc 1 an encore apres), le nouveau peso (ARP) vaut 10.000 fois plus, et on enlève donc "4 zeros". En 1985, on change a nouveau de monnaie avec l'Austral (ARA) qui vaut 1000 fois plus, et on enlève donc "3 zeros" de plus. En 1992, on re re change de monnaie avec le peso (ARS) qui vaut 10.000 fois plus, donc on enleve encore "4 zeros". En 2002, on garde le meme peso, mais on le dévalue de 75 %, puis à partir de 2008, le peso a continué de dévaluer pour perdre encore 75 % de sa valeur jusqu'à aujourd'hui en 2016.

Aujourd'hui (avril 2016) 1 euro = 16,30 ARS (pesos actuels) = 163.000 ARA (Austral) = 163.000.000 ARP (peso) = 1.630.000.000.000 ARL (1 milliard 630 millions Peso Ley). Bref pour un euro, vous avez donc "1 millions 630 mille billets" qui est en photo, et qui était à l'époque la plus grosse valeur en circulation !

J'ai calculé ca fait 81,5 Kg de billets de 1.000.000 de pesos Ley de 1981 pour 1 euro ! 

Et vous trouvez qu'en France il y a de l'inflation ? ;-)

Bref l’Argentine n’est pas un pays à posséder un porte feuille (et encore moins un porte monnaies), ou meme un compte en banque puisque vos billets fondent de jour en jour comme neige au soleil. Les billets vous en avez plein les poches et vous les classez par tas en suivant leur valeur et avec un élastique !

A lire aussi dans le Petit Hergé :

 

      

 

Partager cet article

Published by Le Petit Hergé - dans Actualité et société
commenter cet article
15 mars 2016 2 15 /03 /mars /2016 19:30

Mise à jour : 29 mars 2016 / 15 mars 2016. Catégorie : Actualité et Société

Difficultés et conseils pour le change en Argentine :

 

Déjà quatre articles écrits sur le sujet, mais comme l’info évolue très vite au fil des jours voilà donc un article global que je laisserai en place en y ajoutant la date de diffusion. Toutes les infos y figurent et vous déroulez l’article chronologiquement. Les derniers ajouts sont placés en tête d’article.

Pour ceux et celles qui n’ont pas lu les articles précédent je vous invite à les lire (pour mieux comprendre la situation dans laquelle nous nous trouvons actuellement). Ok, c’est long à lire, pas toujours très simple à saisir, mais ca peut vous servir si vous venez en Argentine !

Je conseille donc de lire absolument les deux articles suivants : (ainsi que leurs commentaires)

- Change et dévaluation en Argentine (23 février 2016)

- Situation du change parallèle en Argentine (30 janvier 2016)

Uniquement pour les mordus qui s’intéressent au thème, un autres article intéressant : un très vieil article de 2012 sur la dévaluation du peso et la mise en place du peso parallèle (23 juillet 2012)

Je vous invite comme pour les autres articles à laisser votre commentaire qui enrichira de votre expérience les infos sur le sujet. Si vous avez changé ou tout simplement utilisé votre carte VISA pour faire un retrait indiquez : La date, la ville, le montant du retrait ou du change, le taux de change (dans le cas de change) et le montant du retrait réellement effectué (en cas de retrait) sur votre compte après vérification sur votre compte en ligne. Enfin s’il s’agit d’un retrait si le distributeur appartenait au réseau LINK ou BANELCO. Toutes ces infos nous permettront de calculer le véritable % de commission !

Votre expérience nous intéresse, et aidera le prochain voyageur !

Je compte sur vous ! Bon séjour !

Situation 15 mars 2016 :

 

Le taux parallèle donne à nouveau plus que le taux officiel. Pour l’USD comptez 1 USD = 15,10 ARS pour le parallèle et seulement 14,40 ARS (donc dans les 4% de plus au change parallèle). Attention uniquement pour ce qui est du change. Si vous utilisez le retrait (ou le paiement) avec une carte VISA, le taux est moins bon, et une commission sera appliqué qui fera grimper au rideau le % de commission.

A la date d’aujourd’hui, les retraits avec des VISA et autres, sont presque toujours bloqués entre 1000 et 2000 ars maximum (donc pas terrible entre 58 et 116 euros max par retrait).

N’utilisez pas plus de 3 fois votre carte VISA au même guichet, sinon elle sera bloquée en pensant que votre carte a été volée.

Le taux de change le meilleur reste celui de Banco Nacion, aujourd’hui 1 USD = 14,40 ARS mais surtout 1 euro = 16,80 ARS, c'est-à-dire que si on fait le rapport 1 EUR/1 USD on obtient 16,80/14,40 = 1,17. (Alors que le marché international ne vous donne que 1 EUR = 1,11 USD) Bref il vaut mieux venir avec des euros en poche que des USD. Vous y êtes gagnant !

Enfin à savoir, les Banco Nacion n’acceptent que de vous changer que 400 euros par jour. Si vous voulez plus, je recommande de passer par le taux parallèle (comme a la bonne époque) de la calle Florida, il vous donne plus que les Casas de cambio officiel du micro centro.

Le seul Banco Nacion qui vous permet de changer plus, et celui de Ezeiza (Il vous bloque à 2300 euros).

 

Récapitulations à la date du 15 mars 2016 :

 

1) Ne toujours rien acheter, payer ou réserver via internet avec une carte VISA. Ca va vous couter plus cher.

2) Venir avec des euros en grosses coupures (50, 100, 200 et 500 euros). L’USD n’est pas intéressant pour le moment.

3) Changer vos euros à Ezeiza à Banco Nacion à votre arrivée. (Comptez une queue de 30 mn à une heure)--- la nouvelle s’est répandue !

4) Ensuite changer tous les jours en trouvant un Banco Nacion dans la ville de votre passage. Plus la ville est grosse, plus c’est facile, donc les centrales Banco Nacion de chaque capitale de province. Pour Buenos Aires celle de la Plaza de Mayo, au rez de chaussée. Vous pourrez changer 400 euros par jour et par personne.

5) Si vous voulez changer plus, aller jetez un coup d’œil aux casas de cambio officielles (calle Sarmiento, Reconquista ou San Martin à Buenos Aires) puis allez demander dans une « cueva », le parallèle va vous offrir plus (4% a 10% à peu près) et vous éviterez en plus une queue de 30 mn.

6) Et bien sur, sur place en Argentine ne pas payer en carte VISA.

 

Ces infos sont bonnes pour la journée du 15 mars 2016, si vous devez venir dans 1 mois ou même dans 1 ou 2 semaines, revenez lire cet article ! Vous trouverez de nouvelles infos mises à jour !

Enfin sachez que je réponds a toutes vos questions ! Pour m'ecrire : petitherge@hotmail.com

Situation au 29 mars 2016

 

A nouveau depuis lundi 28 mars, il est un peu plus intéressant de changer au cours parallèle donc en passant par des cuevas de la calle Florida. 

Depuis le 22 mars, BNA (Banco Nacion, c’est à dire le change officiel) ne donne que 1 euro = 16 ARS.  Durant la semaine du 21 au 23 mars (puisque le jeudi 24 et le vendredi 25 étaient fériés en Argentine). Le cours officiel était encore meilleur que le parallèle.

Par contre depuis hier 28 mars et je pense pour la semaine (celle du 28 mars au 03 avril), le parallèle est remonté fortement. Vous pouvez attendre 0,50 ARS de plus par euro sur le parallèle.

Officiel : 1 euro = 16,00 ARS

Parallèle : 1 euros = maximum 16,50 ARS (Si vous avez 16,10 c’est déjà gagné !)

A vous de jouer sur la calle Florida !

Donc échanger que le strict minimum a Ezeiza à Banco Nacion, de quoi payer taxi, transport et logt la première journée. Ensuite faites votre change au parallèle (comme autrefois). Ca vous évitera donc aussi les longues queues de change dans les casas de cambio ou à la banque !

A suivre…. 

A lire aussi dans le Petit Hergé :

    

Partager cet article

Published by Le Petit Hergé - dans Actualité et société
commenter cet article
24 février 2016 3 24 /02 /février /2016 00:00

Mise à jour : 23 février 2016. Catégorie : Actualité et Société

Situation change en Argentine :

 

Au sujet du change en Argentine, un article en chasse un autre, car j’ai beau essayer de coller au plus près de l’actualité, celle ci est vraiment très rapide.

Voila déjà que le dernier article concernant le change datant du 30 janvier est déjà presque obsolète.

Donc faisons le point en ce 23 février 2016.

Situation fin février 2016 :

 

Donc à savoir en cette fin de mois de février 2016 :

Le taux parallèle existe toujours, mais suivant les jours, le taux officiel le devance. C’est peut être même le principal problème puisque le Banco Nacion dévalue tellement vite, que le marché parallèle n’arrive pas à le suivre ! (un comble !).

Un exemple, hier lundi 22 février, le peso a perdu 20 centavos sur le dollar, aujourd’hui mardi 23 février, le peso a perdu encore 30 centavos sur le dollar. Nous en sommes a la fin de cette journée à une perte d’un demi-peso en deux jours. Bref, nous voilà avec 1 USD = 15,20 ARS au change officiel. (14,80 ARS vendredi soir a la clôture). Soit une dévaluation de 2,7 % en deux jours !

L’euro (en tout cas au cours du Banco Nacion) est surévalué de quelques cents par rapport à l’USD (par rapport au cours international). Ce qui revient à dire qu’il faut venir en Argentine avec des Euros et surtout plus avec des USD.

Il existe en fait maintenant 3 cours différents. Le cours du Banco Nacion (l’officiel) celui qui donne le plus (en tout cas, depuis la semaine dernière). Le cours des casas de cambio et banques qui ont pignon sur rue et qui sont officielles, par exemple celles du micro centro (calles Sarmiento, Reconquista, Florida, San Martin), elles donnent moins que le Banco Nacion, mais souvent comme les succursales de Banco Nacion refusent de vous changer vos euros ou usd (allez savoir pourquoi ?), vous êtes obligés d’y aller ! Enfin le cours parallèle utilisé dans les cuevas dans le secteur de la calle Florida qui souvent donnent encore moins que les casas de cambios ou tout du moins les approchent depuis quelques jours.

Alors ou aller pour changer ses euros et ses USD ?

 

Il faut changer son argent à Buenos Aires, on vous donne bien plus que dans les provinces. Donc si vous venez pour une période restreinte (on va dire 1 à 2 semaines), changez tout votre budget en une seule fois à Buenos Aires avant de quitter la ville pour la Patagonie, Ushuaia, Bariloche, Mendoza, Salta ou Iguazu. La bas on vous donnera bien moins (peut être même 1 peso de moins par euro).

Si vous êtes entre le lundi et le vendredi, essayez d’aller changer a Banco Nacion à Buenos Aires, si les succursales ont du mal à changer, allez directement a la Casa Central sur la Plaza de Mayo (ou aussi aux aéroports de Ezeiza et de Aeroparque).

Si la queue est trop longue, rabattez vous sur les casa de cambios du micro centre, attention uniquement ouvertes entre 10h et 15h (certaines jusqu’à 16h), donc ne ratez pas les horaires. Attention, elles ne sont ouvertes aussi que du lundi au vendredi. Vous aurez peut être 30 mn à 1 heure de queue pour le change. Raison de plus de changer en une fois pour ceux qui ne restent que 2 semaines dans le pays.

Enfin les « cuevas » ou les « arbolitos » (ceux qui crient « cambio, cambio » dans la rue) qui travaillent pour elles sur la calle Florida et les alentours. En semaine, leur taux est très proche des casas de cambio officielles, par contre le weekend (samedi et dimanche) elles sont les seules ouvertes, donc elles vont vous offrir moins, mais vous n’avez pas le choix ! L’avantage est qu’il n’y a pas de queue donc le change est très rapide, et que vous pouvez aussi changer 7 jours sur 7 et de 10h du matin à 20h. 

Les 10 principes à connaitre en Argentine :

 

1 Surtout ne rien acheter via internet avant votre arrivée en Argentine, donc forcement avec une carte VISA, car vous allez payer en euros (et non en pesos). De plus si vous achetez un hôtel, une location de voiture etc… par exemple 3 mois avant, vous ne profitez pas de la dévaluation qui va se passer pendant ces 3 mois entre le moment ou vous faites votre achat via internet et votre arrivée effective dans le pays ! La dévaluation étant plus forte en ce moment que l’inflation, vous êtes donc forcement perdant !

Un exemple entre le 1er janvier 2016 et le 23 février 2016, l’inflation a été de 4,2 % (en janvier) plus 3 % (pendant les 23 premiers jours de février) soit donc 1,042 x 1,03 = 1,073 soit 7,3 %. Or l’euro depuis le 1er janvier est passé de 1 euro = 13,90 ARS à aujourd’hui 1 euro = 16,80 ARS (cours Banco Nacion) soit une hausse de 20,80 %.

C’est à dire que si vous avez acheté via internet un hôtel le 1er janvier pour une première nuit a Buenos Aires le 23 février au soir, vous avez perdu 1,208/1,073 = 1,1258. Vous avez donc perdu en euros 12,58 % de votre budget hôtel sur uniquement un peu plus d’un mois et demi. Imaginez donc si vous devez en cette fin de mois de février achetez déjà via internet et en euros des chambres d’hôtel pour le mois de juillet ou aout prochain soit sur 5 ou 6 mois d’avance ce que vous allez perdre ! Comptez en ce moment perdre à peu près en euros 5 à 6 % de votre budget par mois d’anticipation. (Achetez 6 mois a l’avance via internet quelque chose, va vous couter donc 30 % de plus). Un peu difficile pour un europeen habitué à posseder une monnaie stable ce concept de ne pas anticiper un achat pour ne pas perdre en dévaluation ! ;-)

Ce qui revient à aborder le deuxième commandement qui est :

2 Tout acheter sur place, le jour même et en pesos (Location de voiture, entrées de parcs, hôtels, spectacles de tango, etc…). N’ayez pas peur, il y a toujours de la place partout ! Donc ne jamais acheter en avance. Plus vous achetez tot, plus votre achat perd en se dévaluant.

 

3 La carte Visa pour les achats est à exclure totalement en Argentine :

Je suis catégorique la dessus. D’une part si vous payez avec une carte dans un magasin ou un resto vous serez majorés. De plus si vous payez par exemple un hôtel avec, le taux de change du jour sera encore moins intéressant, donc vous êtes à coup sur perdant. Enfin n’oubliez pas que les Argentins n’aiment pas les factures, donc en payant cash, ils ne sont pas obligés de faire de déclarations et vous pouvez obtenir un rabais de 20 a 30 % (hôtels, achats, etc…). Bref l’un dans l’autre, en employant une carte Visa pour un paiement en Argentine, vous êtes sur de perdre entre 20 et 40 % ! (Donc toujours actuel en ce mois de février 2016).

 

4 Ne pas se servir non plus de sa carte VISA pour retirer des pesos des distributeurs :

D’une part les commissions sont énormes. La commission ne vient pas de votre banque ou de votre accord que vous avez avec votre banquier, mais d’une décision de l’Etat Argentin même. Donc inutile de venir avec l’argument qu’HSBC ne pratique pas de commission, celle de l’Etat Argentin est tel que vous allez la sentir passer ! Au mieux commission de 91 pesos pour retirer 1000 pesos (ce qui fait tout de même 9,1 % de commission), et puis moins vous retirer plus le % augmente !

Utilisez sa carte VISA pour sortir de l’argent en Argentine c’est au moins une perte minimum de 9 % de votre budget vacances !

 

5 Tout se paye cash en Argentine :

Vous ne serez pas surpris au fil des jours de voir que certaines stations d’essence n’acceptent pas les cartes Visa (surtout en province), les restaurants et boutique (même à Buenos Aires) aussi, les bars, etc….

 

6 Les distributeurs sont souvent vides :

Normal, la plus grosse coupure est de 100 pesos (5,95 euros). Dans un distributeur, il y a maximum 200.000 ARS (2000 billets de 100 pesos), la majorité des gens (Argentins) retirent 1000 a 3000 pesos ce qui fait qu’apres le passage de 60 personnes, le distributeur est vide !

A Buenos Aires, le distributeur est remplis une fois par jour, mais ne l’est pas le samedi et dimanche. Donc un distributeur a de l’argent pour 60 personnes par jour (donc entre 3 et 4 heures par jour), et se retrouve vide les samedis et dimanches. Vous devez donc (à Buenos Aires) faire souvent la course à un distributeur (donc perdre pas mal de temps) pour en trouver un avec de l’argent, la mission devient très difficile le weekend ! En province c’est pire, car moins de distributeurs, quant aux distributeurs dans les villages (souvent un ou deux distributeurs par villages), il y a de l’argent seulement 3 a 4 heures quand le camion de fond passe, c’est a dire une fois par semaine !

Les distributeurs vous pouvez les oublier !

 

7 Le change est toujours meilleur l’après midi que le matin, et la semaine que le weekend ! En ville qu’en village. Le meilleur taux est toujours à Buenos Aires.

 

8 Enfin profitez (pour ceux qui restent longtemps), je pense aux étudiants, stagiaires, TDM, camping car, et année sabbatique, de passer a l’ « étranger » même quelques jours : Asuncion, Montevideo, Colonia, Santiago del Estero, pour retirer des USD ou Euros des banques (ou même des distributeurs pour certains pays (ex Uruguay)) et faire donc le plein de devise Euros ou usd pour ensuite en avoir quand vous revenez en Argentine pour les changer à nouveau peu à peu contre des pesos argentins. Sachez que les Argentins de Buenos Aires, vont des fois spécialement à Colonia (Uruguay) une journée uniquement pour retirer des USD de leurs comptes à l’étranger. Faites de même !

 

9 Tout ce que vous pouvez lire sur les guides papiers concernant le sujet de l’argent sont forcement totalement obsolètes donc ne vous y attachez pas. Ce que vous pouvez trouver sur le web, regardez toujours la date de l’article ou des commentaires, s’ils ont plus de 45 jours considérez les comme obsolètes aussi. Une info est souvent juste si elle est fraiche !

 

10 Ne stressez pas, ne vous prenez pas la tête pour votre prochain voyage, dessinez simplement des idées de découvertes sur des provinces, faites un minimum de km, ne perdez pas de temps dans les transports, ne programmez rien (ou le minimum), sachez que les conditions météos sont très importantes, donc comme pour l’économie, décidez tout au dernier moment et surtout sur place. Ne surévaluez pas vos forces, et surtout ne minimisez pas les distances, et surtout le temps (la durée). Pour une découverte de l’Argentine comptez sur place un budget de 2500 a 3000 euros (sans le vol aller retour vers l’Europe) pour un couple et pour un mois. Venez toujours avec un peu plus.

Et bon voyage ! 

Conclusion et conseils du Petit Hergé :

 

Vous voilà parés pour votre voyage en Argentine (en tout cas pour ces 6 prochains mois). Venez avec votre budget en euros (c’est donc mieux que les USD) en poche (les grosses coupures, 100, 200 et 500 euros, sont changeables partout), vous ne réservez rien à l’avance, et surtout vous ne payez rien via internet en euros à l’avance, vous payez sur le moment, le jour même et en pesos. Si vous venez pour une courte durée changez tout en une fois à Buenos Aires au Banco Nacion le jour de votre arrivée avant de partir en province, si vous venez un mois ou plus, changez une fois par semaine le montant dont vous aurez besoin. Changez toujours plus que moins pour ne pas vous retrouver dans un patelin sans pouvoir faire le plein d’essence ! En province, profitez toujours de passer dans la capitale d’une province pour faire du change, commencez toujours par aller dans une succursale Banco Nacion pour demander s’ils font du change.

Sur mon site colonne de droite, il y a la fourchette journalière du taux de l’euro. Ne descendez pas sous la fourchette et le taux maximum est pour le moment celui du Banco Nacion. (Des fois difficile à atteindre même si le site web de Banco Nacion l’affiche)

S’il y a du changement au cours des prochains jours, je vous tiendrai au courant !

Si vous voulez me poser des questions, j’y réponds via mon mail : petitherge@hotmail.com

Enfin, en commentaires, n’hésitez pas à raconter vos anecdotes, conseils, et ce qui vient de vous arriver en tout cas depuis le 1er janvier 2016 au sujet de vos expériences sur le change en Argentine. Faites profitez les autres ! L’ancien article sur le sujet (du 31 janvier 2016) regorge déjà de commentaires, allez les lire ou les relire puisque de nouveaux commentaires y sont postés. Regardez bien la date des commentaires, pour savoir si c’est toujours d’actualité. 

A lire dans le Petit Hergé :

    

Partager cet article

Published by Le Petit Hergé - dans Actualité et société
commenter cet article
30 janvier 2016 6 30 /01 /janvier /2016 15:15

Mise à jour : 30 janvier 2016.(Première édition). Catégorie : Actualité et Société

Situation du change parallèle en 2016 :

 

Vous n’ignorez surement pas que le 10 décembre 2015, un nouveau président a assumé ses fonctions en Argentine, Mauricio Macri. Sa tache est grande, et sans vouloir faire de politique dans cet article, le voilà à la tête d’un pays qu’il va falloir relancer après 13 ans de « kirchnérisme ». En plus de devoir nettoyer le pays d’une corruption qui était devenu le modèle (refonte de la police fédérale), il doit prendre des mesures économiques et en premier lieu assainir au plus vite les bases financières et stabiliser sa propre monnaie : le peso ! 

Nous voilà donc au sein du sujet qui vous intéresse : Que devient le peso ?

Début décembre 2015, toujours deux manières de calculer la monnaie, d’un coté le cours officiel, sous évalué autour de 1 USD = 9,65 ARS (pesos), et un cours parallèle proche de 1 USD =  15 ARS (pesos) lors du deuxième tour des présidentielles. Il va s’en dire que toutes les restrictions concernant le change pour les argentins voulant acheter des euros ou des dollars (depuis novembre 2011) avaient fait grimper le cours parallèle, et le cours officiel était devenu purement caduque, puisque tout le monde calculait même les prix de reviens sur le parallèle. Seuls les touristes étrangers peu informés retiraient encore de l’argent des distributeurs ou payaient allégrement leurs achats avec leurs cartes VISA en se faisant donc débiter naïvement leur compte en euros au taux de change officiel (une folie !).

Avec l’arrivée de Mauricio Macri à la tête du pays à la mi décembre et sa décision de faire disparaitre le taux de change parallèle le plus rapidement possible, on a alors cru (et moi aussi) que le taux parallèle connaissait ses derniers jours.

Il est vrai que  le 17 décembre au matin, la décision fut donnée de dévaluer le peso officiellement de 1 USD = 9,73 ARS à 1 USD = 13,75 ARS. Une bombe ? On s’y attendait bien sur, donc le peso officiel au niveau du peso parallèle ? Si les deux cours ont la même valeur, et si Macri autorise aussi les Argentins (sans demande d’autorisation auprès du fisc) de pouvoir acheter librement EUR et USD, alors à quoi sert le taux parallèle ?

Voila les questions que même les argentins se posèrent la semaine antérieure à Noel.

Mais voila….. Le parallèle résista !  Il n’a pas disparu, il est toujours la, bien entendu il a terriblement maigri pour se maintenir juste au dessus du cours officiel, mais il existe encore !

 

Photos : La nouvelle serie de billets, le 100, le 50 et le tout nouveau 5 pesos qui ne sert pas à grand chose (pour les collectionneurs) 

Pourquoi un cours parallèle, alors que l’officiel est libre ?

Voila une bonne question ! Ne pensez pas que le marché c’est avant tout vous (les touristes étrangers) qui le maintenaient en vendant USD ou EUR contre ARS, mais surtout les épargnants argentins qui achètent des USD et des EUR pour maintenir leurs épargnes, et aussi les exportations agricoles qui font entrer des USD, ou les entreprises étrangères qui  exportent en USD leurs bénéfices à l’étranger.

Alors pourquoi un Argentin irait dans une cueva pour acheter des USD plus cher qu’au Banco Nacion ? Tout simplement parce que 33% des Argentins travaillent et gagnent leur argent au noir, et que presque 66 % des autres argentins qui travaillent au blanc ont un second emploi au noir ! Bref tout le monde travaille au noir, et comme au Banco Nacion comme dans les casas de cambio officielles, on doit remplir trois feuilles format A4 avec nom, prénom, adresse, emploi, etc..  On se méfie !  Et on préfère donc aller acheter des USD ou des EUR plus cher mais de façon anonyme !

Comme les « cuevas » ont donc vendu des USD et des EUR plus chers que le Banco Nacion, il est donc aussi évident que ces mêmes cuevas achètent vos EUR ou vos USD plus chers que le Banco Nacion …. Donc le marché parallèle existe encore !

Apres petite enquête de ma part, les Argentins ont le plus le droit d’acheter que 500 USD par mois, donc ce qui poussent aussi ceux qui veulent acheter plus dans les bras des « cuevas », ce qui les alimentent donc encore plus. Et quand à vous pauvres touristes étrangers vous avez le doit de vendre vos USD aux banques officielles (donc au taux offciel) pour une quantité maximale de 2500 USD (en janvier 2016) lors de vos 90 jours légaux dans le pays. Ce qui fait peu aussi surtout si vous avez décidé de passer 90 jours en Patagonie !  Bref vous voulez changer 5000 euros, vous vous tournez aussi dans les cuevas et le change parallèle !

Pour effacer totalement le change parallèle, il faudrait lever toutes les montants minimums et maximums et aussi ne plus demander les passeports et cartes d’identités pour chaque transaction.

L’officiel n’est donc pas si libre que ça ! Et comme le système n’est pas près de changer, le change parallèle va vivre encore longtemps !

En février 2016, faut-il donc passer par le parallèle ou par l’officiel ?

Il est vrai que la différence entre les deux cours n’est plus aussi importante qu’avant, à première vue passer par le parallèle n’est plus très excitant comme avant !

La différence entre les deux cours fluctue (très vite même dans une même journée) entre 0,00 et 0,50 ARS de plus !

Alors bof pour le change parallèle ?

Oui et non sur le papier, mais voila qu’un seconde variable vient entrer en jeu : le maudit distributeur ! Vous devez savoir aussi qu’il y a des restrictions pour les cartes Visa (et autres) étrangères qui vous bloquent dans vos retraits à 1000, 1500, 2000 pesos par retrait ! (J’attends tous vos commentaires la dessus, montant maximum que vous avez eu, type de carte, réseau Link ou Banelco, ville, et date… ca peut aider les autres, surtout que les infos changent très vite).

J’ai toujours essayé de comprendre la logique à la somme maximale de retrait et je n’y suis jamais arrivé, avec certaines cartes vous êtes bloqués a 1000 pesos ! ??? ! Vous avez beau avoir la Gold, avec un montant de 50.000 euros à sortir par semaine au Burundi ou au Népal, vous serez tout de même bloqué en Argentine a 1000 pesos, alors qu’une autre personne avec une carte Visa du Crédit Agricole aura peut être le droit à 2000 pesos.

A savoir aussi, même si votre banque vous annonce toute fière qu’avec la HSBC vous n’aurez pas de commission à chaque retrait, vous vous apercevez pourtant que pour chaque retrait (quelque soit le montant) vous aurez une mauvaise surprise d’une commission de 5 euros sur votre compte. (Empochée en Argentine, soit par l’Etat ou par le réseau des distributeurs Banelco ou Link, autre mystère pour moi). (J’attends aussi vos commentaires et vos expériences a ce sujet depuis décembre 2015).

Ce qui revient à dire que si vous sortez au pire des cas 1000 pesos (soit 1000 /14,50 (taux de change officiel) = 69 euros plus 5 euros de commission = 74 euros. Ca revient en fait à dire que votre véritable taux de change est de 1000 / 74 = 13,51 ARS pour 1 Euro. Bref… nul !

La conclusion est donc : De venir en Argentine (encore et toujours) avec son budget en euros (ou en USD) sur soi et ensuite le changer au fil de vos dépense au cours officiel dans les casas de cambio ou a la banque Nacion ou même dans les cuevas pour gagner un petit plus au parallèle.

Bref la carte Visa ou Mastercard n’est toujours pas à employer en Argentine.

Photo : File d'attente devant une Casa de cambio officielle pour que les Argentins aillent acheter des USD ou des EUR. Photo Décembre 2015.

Pour ce qui est des achats et paiement par carte en Argentine :

Les commerçants n’aiment pas, car ça les oblige à déclarer leur facturation, donc aucun scrupule à annoncer en vitrine, à la caisse ou dans les menus des restaurants, que tout paiement par carte de crédit sera majoré de +10%, +20% ou 30%.  De quoi vous faire comprendre qu’en fait, on ne veut pas de paiement électronique.

Et puis certains n’hésitent plus du tout à afficher : « No se acepta mas tarjeta de credito o de debito ». Quand on est au milieu de nulle part à une station service pour faire le plein ca peut mettre mal à l’aise !

L’Argentine est un pays ou on paye tout cash ! (sinon, ca vous coute plus cher).

 

Photos : Affichette a la porte des boutiques pour indiquer qu'on accepte pas les cartes de crédit ou de débit.

Des distributeurs vides :

Vous n’êtes pas sans savoir que le billet le plus élevé est le billet de 100 pesos qui vaut 6,89 Euros (une fortune !). Nous attendons cette année (promis vers juillet ou aout 2016, des coupures de 200 et 500 pesos) et en 2017, des coupures de 1000 pesos.

En attendant sachez que les distributeurs sont donc remplis de billets de 6,89 euros, et qu’on les remplit 3 ou 4 fois par semaine. Ce qui veut dire que du vendredi soir au lundi matin dans les grandes villes de très nombreux distributeurs sont « fuera de servicio » et si vous avez la bonne idée d’aller chercher de l’argent dans des villages ou il n’y a que 1 ou 2 distributeurs (Cachi, Humahuaca, etc…) si la machine est remplie lundi matin, lundi après midi il n’y plus de billets jusqu’au lundi suivant !

L’Argentine n’est pas un pays qui aime les distributeurs.

 

Photos : Distributeurs en panne pour manque de liquidité à Buenos Aires. 

En conclusion, faisons la synthèse :

 

Conseil 1 : En Argentine, on vient avec son budget en poche même en 2016. En euros ou en USD. Pas beaucoup de différence entre ces deux devises. S’ils vous restent des USD d’un voyage précédent vous les prenez, sinon vous venez avec des euros. Pour les Canadiens et les Suisses, évitez toujours les CAD et les CHF, ils ne sont pas pris au cours international (vous êtes sur de perdre au moins 10 % de la valeur), les trois uniques devises bien échangées sont donc le USD, l’EUR et le BRL (real brésilien, pour ceux qui viennent du Brésil, vous pouvez garder vos BRL pour les changer à Buenos Aires !) 

- Conseil 2 : Il vaut mieux avoir plus que moins, donc venez avec au moins 2500 euros a 3000 euros par couple pour un mois de séjour en Argentine. Si vous ne dépensez pas tout et bien vous repartirez avec !

- Conseil 3 : Comme toujours si c’est pour changer dans les cuevas, il faut avoir des grosses coupures, uniquement les 50, 100, 200 et 500 EUR et uniquement les 50 et 100 USD.

- Conseil 4 : Sur place, vous déciderez si changer a Banco Nacion au taux officiel, ou dans des cuevas au parallèle pour avoir un peu plus. Voila 5 ans que les habitués du pays changent en cuevas, donc je pense que les touristes habitués à ce change continueront  de le faire dans les cuevas. En plus d’avoir un petit plus (entre 0,10 et 0,50 ARS de plus), ca évite surtout les longue files d’attentes (Argentins voulant acheter des EUR et USD) des banques officielles, et les trois feuilles à remplir à chaque fois ça prend du temps (c’est donc aussi pour ca qu’il y a toujours des queues !).

- Conseil 5 : Vous aurez compris, la carte VISA c’est uniquement pour faire joli, vous l’aurez sur vous en cas de coup dur, mais surtout ne l’utilisez jamais !

- Conseil 6 : Le cours le plus bas auquel vous accepter de changer vos USD, EUR ou BRL est celui affiché par Banco Nacion, il change chaque jour et vous le retrouvez sur le site  du Banco Nacion : http://www.bna.com.ar/

Vous pouvez aussi le retrouver sur la colonne de droite de mon site.

- Conseil 7 : Le taux de change parallèle, change très vite, même en fonction de l’heure, de la ville ou de la province, de toute façon n’acceptez pas plus bas que le Banco Nacion. En général entre 0,10 ARS et 0,50 ARS de plus que le taux de Banco Nacion (suivant les jours). Sur la colonne de droite j’indique le « taux Hergé » pour indication d’un taux légèrement supérieur au parallele.

- Conseil 8 : Si vous venez en Argentine pour 10 ou 14 jours, changez en une fois à Buenos Aires avant de quitter la ville. C’est à Buenos Aires que vous aurez le meilleur cours. Si vous venez 3 semaines ou plus, apprenez à changer une fois par semaine (jamais le samedi et dimanche, les banques sont fermées ou alors uniquement au cours parallèle en cuevas). Comme le cours est très fluctuant, jouer tout de même la carte du temps et de la dévaluation qui peuvent vous donner un meilleur cours au fil de plusieurs semaines. Je dis ça pour ceux qui restent même très longtemps (plusieurs mois, stagiaires, étudiants, camping car, etc…)

Enfin : J’attends tous vos commentaires et aussi toutes vos expériences « financières » à travers le pays afin que je complète cet article qui changera très vite, puisque la situation change aussi très vite !

Vérifiez aussi la date de remise à jour de cet article (au dessus de l’article). Si celui-ci est toujours en ligne, c’est que les infos sont toujours d’actualité ! 

 

A lire aussi concernant le sujet dans le Petit Hergé :

      

 

 

Partager cet article

Published by Le Petit Hergé - dans Actualité et société
commenter cet article
6 juin 2015 6 06 /06 /juin /2015 14:42

Mise à Jour : 15juin / 06 juin 2015. Catégorie : Actualité et Société

Actualités en Argentine en juin 2015 :

 

Petit tour de vue de l’actualité argentine en ce mois de juin 2015. Les nouvelles sont classées par ordre chronologique inversé, c’est à dire du plus récent au plus ancien ! Si vous avez des questions ou des commentaires à me faire, ne vous en privez pas, vous me les faites parvenir à petitherge@hotmail.com

Et si vous voulez en faire profiter les autres, vous pouvez faire votre commentaire en pas de page. Vous pouvez aussi en faire usage entre vous en forme de forum en sachant vous restreindre au sujet abordé dans l’article, sinon ça part dans tous les sens ! Bonne lecture et bonne prose ! 

 

Buenos Aires classée 14ème au monde pour la circulation des bicyclettes :

 

15 juin 2015 : Voila qu’on apprend ce matin, que la ville de Buenos Aires a été classée 14ème (sur un total de 122 grandes villes) pour ce qui est des déplacements en bicyclette !

C’est une surprise, car personnellement j’ai toujours trouvé que se déplacer en vélo a Buenos Aires tenez plus du suicide que du déplacement, et vouloir pédaler en ville ressemblait plus à un engagement politique qu’à un plaisir. Mais comme les embouteillages sont de plus en plus nombreux et que d’autres part les motos se volent de plus en plus, il est vrai que le velo devient une alternative a la fois rapide et moins risquée que la moto. Pour ce qui est de la dangerosité du pédalage entre autobus, la ville de Buenos Aires a amélioré le système en créant en l’espace de 5 ans des pistes cyclables. Le résultat ne s’est pas fait attendre car le nombre de pédaleurs a augmenté considérablement.

L’étude est faite par une association  Copenhagenize Design Co.

(A lire sur : http://copenhagenize.eu/index/14_buenosaires.html, uniquement en anglais) qui prend en compte tous les deux ans, les améliorations et le résultat des villes en ce qui concerne l’implantation du vélo en zone urbaine. Au total l’étude est faite sur 122 villes, et pour la première fois depuis l’existence de cette étude (depuis 2011, donc la 3eme étude faite), la ville de Buenos Aires entre dans le groupe des 20 meilleures villes au monde, en se plaçant directement à la 14eme place (et devant Paris et Montréal !) 

L’association prend donc en compte 13 paramètres, tel que la prédominance de la culture bicyclette dans la ville, nombre d’utilisateurs de vélo, installation spéciale pour les deux roues (rampe, stationnements spécial deux roues, signalétique), infrastructure de passage protégé pour bicyclette (voies réservées), différence d’utilisation entre hommes et femmes, pourcentage d’utilisation des transports urbains par rapport à l’automobile, acceptation social, plan politique de promotion de l’utilisation du vélo…etc.

Les 20 premières villes sont : 1) Copenhague. 2) Amsterdam. 3) Utrecht. 4) Strasbourg. 5) Eindhoven. 6) Malmö. 7) Nantes. 8) Bordeaux. 9) Anvers. 10) Séville. 11) Barcelone. 12) Berlin. 13) Ljubljana. 14) Buenos Aires. 15) Dublin. 16) Vienne. 17) Paris. 18) Minneapolis. 19) Hambourg. 20) Montréal.

 

Brouillard à Buenos Aires :

06 juin 2015 :

Encore une nappe de brouillard enveloppe Buenos Aires, c’est toujours le cas lorsqu’il n’y a pas de vent !  Hier entre 10h et 16h, par certains moments on ne voyait pas à 200 m. Un taux d’humidité avoisinant les 100 % et la tête dans le coton presque toute la journée. Bref, on étouffait, en plus la température touchait le 23°C… Dans bon nombre de magasins, bars et bureaux de la capitale, on avait remis l’air déconditionné pour assécher l’air, sinon à cette température, on avait l’impression de rentrer dans un hammam a chaque fois qu’on passait le pas d’une porte. Du brouillard sur les routes mais aussi sur l’aéroport d’Aeroparque qui a du fermer presque toute la journée à partir de 10h du matin. Donc à nouveau bousculade, énervement pour reprogrammer les vols et aller chercher un nouveau billet. On parle de certaines queues de passager qui ont duré 5 heures avant de repartir avec la confirmation de billet sur un autre vol !

Ca c’était hier ! Ce matin je me lève, ouvre le volet et m’aperçoit que c’est rebelote pour ce samedi !  A nouveau du brouillard ! Il faut dire que Buenos Aires est à une altitude de 12 m ! Donc à chaque pluie, l’eau ne s’évacue pas mais stagne et entre dans la terre pour former des nappes phréatiques. En un mot la « Pampa » est une lagune, et nous sommes en zone très humide. D’ailleurs nous sommes dans la zone qui se nomme la « Pampa Humeda ». La seule chance que nous ayons est que comme le paysage est plat, à chaque coup de vent, ça évacue les nuages très rapidement et ça fait baisser le taux d’humidité.

Pas de chance pour ces jours ci, pas de vent, donc du coton ! Je regarde les derniers chiffres, il est 10h du matin en ce samedi 06 juin, nous avons 96 % d’humidité et une température de 21° C (Du rarement vu pour un mois de juin austral).

Bonne chance aux passagers des lignes aériennes intérieures qui doivent décoller et atterrir aujourd’hui à Aeroparque !  

 

 

 

A lire aussi dans le Petit Hergé :

      

 

Partager cet article

Published by Le Petit Hergé - dans Actualité et société
commenter cet article
4 mai 2015 1 04 /05 /mai /2015 13:35

Mise à jour : 04 mai 2015. Catégorie : Actualité et Société. 

Actualités en Argentine en mai 2015 :

 

Petit tour de vue de l’actualité argentine en ce mois de mai 2015 où il commence à faire froid. Les nouvelles sont classées par ordre chronologique inversé, c’est à dire du plus récent au plus ancien ! Si vous avez des questions ou des commentaires à me faire, ne vous en privez pas, vous me les faites parvenir à petitherge@hotmail.com

Et si vous voulez en faire profiter les autres, vous pouvez faire votre commentaire en pas de page. Vous pouvez aussi en faire usage entre vous en forme de forum en sachant vous restreindre au sujet abordé dans l’article, sinon ca part dans tous les sens ! Bonne lecture et bonne prose ! 

La pizzeria dépasse la parilla :

04 mai 2015 :

 

Voilà qu’on vient d’apprendre qu’il y a plus de pizzerias à Buenos Aires que de parillas (grill), au pays de la viande ça fait un peu tache, sans pour autant dénigrer la bonne pizza qui compte en moi un bon fidele, je trouve la nouvelle un peu triste !

Il faut dire que la viande au pays de la super inflation a pris quand même l’ascenseur, donc ceci combiné à l’envolée des prix de location des locaux commerciaux (surtout sur les avenues), lorsque vous venez déguster une bon bife de chorizo, vous payez d’abord le prix du m2 de location, les salaires, l’électricité, le gaz et ensuite la viande. Bref nous voilà en ce mois de mai 2015 avec des tarifs de 150 a 200 pesos (15 à 20 euros) pour un malheureux (mais quand même généreux) bife entouré de papas fritas dans votre assiette. Voilà pourquoi les porteños se tournent de plus en plus vers la pizza qui est toujours à « compartir » (partager) entre plusieurs, et on en trouve de grandes entre 100 et 150 pesos (10 à 15 euros) pour 2 ou 3 personnes, ce qui fait méchamment descendre l’addition par nombre de bouches ! Bref les chiffres de la ville de Buenos Aires font apparaitre en ville pour cette année 2015, un nombre de parillas au nombre de 555, face à 752 pizzerias. Coté porteños, ils reconnaissent manger au moins une fois par semaine de la pizza à 66%. 18 % avouent entre en manger 2 et 3 fois par semaine et 3% presque tous les jours ! C’est donc énorme, vous avez beau tout additionner, ca nous fait tout de même 88% de dévoreurs de pizzas. Buenos Aires (intramuros) « mange » 39.000 pizzas par jour.

En 2008, une étude avait fait apparaitre que le porteño mangeait 1,5 Kg de mozzarella par an, en 2015 on passe au double pour atteindre 3 kg par habitant. On a doublé les Etats Unis (gros consommateur de pizza) avec seulement 2,2 Kg de mozzarella par an. Nous avons même a Buenos Aires et dans l’ensemble du pays depuis 2013 la Semana de la Muzzarella. Cette année elle tombe du 10 au 17 mai.

Si vous voulez faire comme les porteños a votre prochain passage sachez que tes types de pizzas préférées sont : la « clásica de muzzarella » (23%), puis la « jamón y morrones » (15%), la « napolitana » (14%), la « cuatro quesos »,  « fugazza » et «  fugazzeta » (10% chacune), ensuite la « rúcula y jamón » (7%), la « roquefort » (6%), la « provolone » et la « palmitos » (4% pour ces deux dernières), la « ananá » (3%), la « cantimpalo » (2%), et enfin pour les deux dernières la « anchoas » et la « verduras » (1% chacune).

Autre avantage de la pizza sur le bife, c’est rapide, par exemple dans le micro centro en semaine, les employés mangent sur le pouce une pizza, s’assoir pour une viande c’est plus long et aussi plus cher.

En un mot, à midi c’est la pizza, et le soir ou le dimanche, on fait un effort et on sort la grand-mère et le grand père pour un bife de lomo !

J'avais deja écrit un article sur les pizzerias de Buenos Aires en 2013. Pour les curieux et gourmands voir : Les pizzerias de Buenos Aires.

Partager cet article

Published by Le Petit Hergé - dans Actualité et société
commenter cet article
24 avril 2015 5 24 /04 /avril /2015 14:11

Mise à jour : 01 mai 2015. Catégorie : Actualité et Société.

Dernier communiqué :

Eruption du Calbuco et conséquences : 1er mai 21h00 (h.fra)

3 ème éruption du Calpuco le jeudi 30 avril a 14h (20h.h.française)

Quelques informations des secteurs touchés coté Chili et Argentine. 

1er mai 2015 :

 

Argentine :

Le Calbuco est entré pour la troisième fois en éruption le jeudi 30 avril a 13h. A nouveau les aéroports de Bariloche, Neuquen et San Martin de Los Andes furent fermés par mesure de prévention. Il est très difficile de prévoir en fonction des vents, mais depuis hier soir (jeudi 30 avril) les liaisons aériennes ont repris normalement, puisque les nuages de cendres se déplaçaient vers le sud et sud-est (et non vers le nord est comme lors des deux premières éruptions).

On s’attend donc à recevoir des cendres aujourd’hui 1er mai plus au sud, à El Bolson et Esquel coté Argentine. A El Manso les premières cendres sont tombées hier (jeudi 30 avril) en fin d’après midi.

Chili :

6500 nouveaux évacués du coté de la Region de Los Lagos. Les cendres ont atteint à nouveau Cochamó et Ralún (est et sud est du volcan). Comme il y a eu des précipitations sur la région, les autorités ont peur de la contamination de l’eau potable, c’est pour cela qu’il a été décidé à midi ce 1er mai de distribuer de l’eau potable aux habitants de Cochamo ne voulant pas être évacués. La zone d’exclusion est maintenant large d’un rayon de 20 km autour du volcan. Tout le bétail a été évacué ainsi que les animaux de compagnies. Pour le moment les évacués sont regroupés sur Puerto Montt.

Donc soyez très prévoyant au niveau des dates si vous devez vous rendre dans les provinces de Neuquèn et Rio Negro ou de Los Lagos au Chili et prenez une bonne marge de sécurité en temps pour vos déplacements.

Eruption du Calpuco et conséquences : 24 avril 21h00

En raison de l’éruption du volcan Calbuco, depuis le mercredi 22 avril 2015, le trafic est devenu difficile dans les provinces de Rio Negro, Chubut et Neuquèn coté Argentine ainsi que proche de Puerto Montt coté Chili. Si vous aviez ces prochains jours envisagé de vous rendre vers Bariloche ou la région des lacs au Chili, annulez !

Quelques informations des secteurs touchés coté Chili et Argentine. 

Vendredi 24 avril (13h. France)

 

Chili :

Dans la « Region de los Lagos » (Xème région), à peu prés 4800 personnes évacuées surtout dans les villages les plus proches du volcan, surtout le long de la Nationale 225 à l’est du lac Llanqutue et de la V 69 entre Ensenada et la Bahia Ralun.

Le secteur de Ensenada vient d’être fermé à la circulation (13h30 h.fra 24/04) ainsi qu’aux habitants qui voudraient revenir chez eux chercher des affaires personnelles.

Ce sont 200 carabiniers du Grupo de Operaciones Policiales Especiales (GOPE) qui ont commencé le jeudi 23 avril l’évacuation des habitants.Toutes les habitations se trouvant a moins 10 km du pied du volcan sont maintenant évacuées. Les grandes villes plus éloignées comme Puerto Montt, Puerto Varas y Puerto Octay sont en alerte. L’enorme nuage de cendre se depalce vers le nord et le nord-est (vers l’Argentine). Coté Chili les cendres sont maintenant sur Rancagua.

On attend ce vendredi les premières cendres sur Santiago de Chile. De nombreuses compagnies aériennes ont décidé de ne plus atterrir a Santiago de Chile.

C’est le cas des compagnies Air France, Quantas, …

Donc renseignez vous si vous devez vous rendre au Chili !

 

Vendredi 24 avril (13h. France)

 

Argentine :

La zone la plus touchée pour le moment (vendredi 247 a midi h,fra) est Bariloche, San Martin de los Andes), les routes ont coupées, la frontière avec le Chili au niveau de Villa la Angostura est aussi fermé.

Les aéroports de Bariloche, Neuquen et San Martin de los Andes sont fermé depuis jeudi matin (le 23 avril).

Pour le moment aucune évacuation, mais les touristes sur place ont des difficultés a sortir de ce périmètre.

Les élections prévus ce dimanche dans la province de Neuquen vont être reportées.

On attend aujourd’hui des cendres dan al province de La Pama, les cendre se dirigent vers Buenos Aires (peut être attendues en soirée du vendredi ou ce samedi 25).

Certainens compagnies comme Air Franbce ont pris les devant et les vol de AF sur Buenos Aires ont déjà ete annulé.

Donc renseignez vous, de plus si vous devez prendre un vol pour la Patagonie, le trafic est très perturbé.

Pour les déplacements par la route évitez les provinces de Rio Negro, Neuquen et chubut (donc annulez tout déplacement vers Bariloche) 

 

Bulletin 24 avril. 21h (Heure française) :

Au Chili :

La zone la plus affectée au Chili se trouve à l’est de la ligne Puerto Montt – Puerto Varas – Puerto Octay. Pourtant plus au nord, ce matin du 24 avril, les cendres se déposaient déjà jusqu’á Concepcion (500 km au nord de Puerto Montt) surtout après la deuxième éruption du volcanbien plus violente (matin du 23). En ce moment  sur Puerto Montt les cendres se font de plus en plus compactes ausol. La banlieue ouest de Puerto Montt (municipalité de Chamiza), on vient de décider d’évacuer 2000 personnes ( 21h h.France). Le sismologue français Florent Brenguier a déclaré à l’AFP que les éruptions ne se sont pas encore arrêtées et qu’elles peuvent encore durer plusieurs jours voire plusieurs semaines.

Les autorités chilienne essayent de dédramatiser la situation (qui est pourtant critique au nord de Puerto Montt) en déclarant que les écoles rouvriront a partir de lundi et en refusant de fermer l’aéroport de Puerto Montt. Pourtant déjà une vingtaine de vol ont été annulés. Bref l’aéroport n’est pas officiellement fermé mais plus personne ne s’y pose ou n’en décolle.

La zone totalement évacuée et interdite d’accées est passée ce matin de 10 km a 20 km cet après midi autour du pied du volcan.

Minsal (Ministère de la santé chilienne) a déclaré l’alerte sanitaire pour las provinces de Llanquihue et d’Osorno

En Argentine :

En Argentine, le nuage progresse en direction du nord est, donc de Bariloche – Neuquen – Province de la Pampa et touche déjà la province de Buenos Aires et la ville de Buenos Aires.

A Buenos Aires, on a un ciel voilé depuis 14h (19h France) et une fine poussière se dépose déjà sur les voitures.

Sur l’aéroport d’Ezeiza, les vols d’Air France, American Airline, Delta, United, Air Canada sont annulés. Les autres continuent pour le moment a desservir Ezeiza (Lufthansa, Alitalia, Iberia, Air Europa).

En Patagonie, les aéroports fermés sont : Bariloche, Esquel, Bahia Blanca, Neuquen, San Martin de los Andes. Comodoro Rivadavia commence à être affecté.

 

Sur le secteur de Bariloche. Encore un millier de touristes bloqués en ville. L’aéroport d’Esquel est resté ouvert toute la journée du jeudi et vendredi matin pour permettre l’évacuation des touristes sur Aeroparque. Il est maintenant fermé aussi. 

Galerie Photos :

Photo : Les cendres arrivent sur Buenos Aires, ce vendredi à midi.

Photo : Une vache et des chevaux a Ensenada (Chili) au matin du vendredi 24 avril 2015.

 

A lire aussi dans le Petit Herge :

      

 

 

 
 
 

 

 

Partager cet article

Published by Le Petit Hergé - dans Actualité et société
commenter cet article
8 janvier 2015 4 08 /01 /janvier /2015 15:30

Mise à jour : 08 janvier 2015. Catégorie : Actualité et Société.

Un événement mondial :

Impossible de rester de glace après ce qu'il s’est passé hier dans les locaux de Charlie Hebdo. Je ne parle pas de ce que je ressens personnellement mais de ce qui est ressenti par la presse argentine. L’information a fait le tour du monde, mais ce sont les journalistes du monde entier qui se sont senti visés, et certainement plus ceux qui vivent dans les pays ou la démocratie est la plus fragile.

Nous avons la chance en Argentine (même si les tensions entre gouvernement et journalistes sont des fois des plus que tendus) de pouvoir vivre en démocratie et de pouvoir écrire ou dessiner ce que l’on veut.

L’Argentine a de plus tout comme la France une longue histoire riche en caricaturistes et d’humoristes connus (même internationalement comme Quino).

C’est donc tout naturellement que ce matin, dans les kiosques de Buenos Aires, on pouvait  lire les gros titres relatant l’attentat de Paris. Je ne vous cacherai pas que même à 12.000 km tout le monde en parle, j’y ai eu droit par le concierge, le marchand de légumes, le kiosquero et même dans le mozo du bar ou je prends le petit déjeuner, tout le monde en parlait.

Donc nous n’avons pas affaire à un sujet franco-français (qu’on affectionne autant dans le microcosme intello parisien) mais bien à un véritable sujet mondial, et même à une prise de conscience sur les limites de la liberté des idées (en presse, ou ailleurs).

Photo : Couverture du "Clarin" de ce matin 08 janvier 2015. Bien entendu en premiere page, mais Clarin a aussi changer sa presentation, en faisant sauter le bandeau superieur de nouvelles présent tous les jours. Une façon de dire qu'aujourd'hui il n'y a pas d'autre actualité, il n'y a qu'une nouvelle !

Vidéo : Depuis hier devant l'ambassade de France de Buenos Aires. TELAM 07 janvier 2015. 4 mn 14 s.

Quand on touche à la France ...

Justement, le Français peut être trop pris par le choc du « ca m’aurait pu m’arriver Boulevard Richard Lenoir en faisant les courses» n’a pas encore conscience de la répercussion mondiale dans les mentalités des 7 milliards de terriens que nous sommes.

Pour la France ce sont 12 morts, de plus des têtes d’affiche que l’on connaissait depuis des années, mais pour le reste du monde on ne les connaissait pas (ni même le titre de Charlie Hebdo) et c’est bien plus grave car ça représente l’anéantissement de la liberté des idées dans le pays le plus démocratique de la planète ! Alors bien sur, la question qui se pose (ici entre autre en Argentine) c’est « si ca peut arriver en France, alors imaginons ce qui peut se passer dans les autres pays !).

L’Afghanistan, la Syrie, l’Irak, le Yemen, c’est loin pour l’Argentin ! Non pas en kilomètre mais surtout dans l’intérêt de la défense des libertés de la bas ! Mais quand on touche à la France, alors là ca devient primordial. C’est surement dans ses moments là que l’on s’aperçoit de la place de la France et surtout de ce qu’elle représente pour les valeurs démocratiques universelles.

Hier, ce n’est pas Paris, ni même Charlie Hebdo qui a été touché, mais l’humanité.

Photo : Ce n'est pas la couverture de Charlie Hebdo mais celle de "Pagina 12", mitraillé de balles qui reprend les caracteres et la presentation de l'hebdo français, pour montrer qu'il n'est pas mort et que tous les journaux du monde pouvait reprendre le relais. En haut apparait deux dessinateurs qui declarent "Somos Charlie".  

Photo : Couverture de la "Nacion". 

 

En Argentine comme ailleurs on ne parle que de ça ! 

Aujourd’hui encore dans le feu de l’action et dans le choc encore présent, ces mots peuvent paraitre bien emphatiques, mais il s’est passé le 07 janvier 2015, un choc mondial d’un retentissement que les français n’ont pas encore pesé.

Ce 08 janvier au matin, l’Argentine n’en revient toujours pas ! A la télévision, l’info passe en boucle, comme les derniers événements concernant  la fuite de la voiture et le témoignage du pompiste les ayant vu dans une station service dans le Nord.

On se souviendra du 07 janvier comme d’un réveil des consciences dans le monde entier du prix à payer pour défendre la démocratie.

A bientôt !

Hergé !

Photo : Ce matin dans le Clarin, le dessin de Raznovich. "Humoriste exterminé pour faire penser les gens"

Photo : Dessin de Altuna. La famille typique argentine qui nous fait rire tous les jours. Aujourd'hui muette. Le dessinateur signe d'un "Yo soy Charlie".

Photo : Dessin de Sendra. "Beaucoup de larmes sont arrivées, mais aucun sourire".

Photo : le personage du "Linyera"(clochard) et de son chien Diogenes apprennent la nouvelle dans le journal.

"Ils disent que l'humour peut guerir"

"Mais attention"

"D'apres ce que que vois ca peut aussi tuer !" "C'est ça !" (pense son chien)

 Photo : Dessin de Crist. Sous le nom de "Ataque". 

Dans le quotidien La Nacion tous les dessinateurs ont preferé rendre un dessin totalement noir avec uniquement sur le coté la légende "#JeSuisCharlieHebdo". La page humour de la Nacion est donc toute noire, ont suivi Max Aguirre, Liniers, Tute, ...

 

A lire aussi dans le Petit Hergé :

   

Partager cet article

Published by Le Petit Hergé - dans Actualité et société
commenter cet article
23 décembre 2014 2 23 /12 /décembre /2014 15:08

Mise à jour : 23 décembre 2014. Catégorie : Actualité et Société.

Débarquement des véhicules du Dakar 2015 dans le port de Campana  

Le 23/12/2014 : En complément à l’article sur la présentation du Dakar 2015, sachez que le Grimaldi « Grande Amburgo » a déposé les 650 véhicules du Dakar 215 dans le port de Campana. C’est chose faite. On aligne les véhicules et pour le moment on les stocke jusqu’á l’arrivée des pilotes après Noel (et certains après le 31 décembre) pour les déplacer jusqu'à Tecnopolis ou se feront les contrôles techniques à partir du 1er janvier. Le départ a lieu le 04 janvier, mais sachez que le 03 janvier un départ symbolique aura lieu a partir de la Plaza de Mayo. Le véritable départ de la première étape se fera à Baradero (152 km au Nord Ouest de Buenos Aires) le 04 janvier ! Pour les touristes de passage dans la capitale argentine et pour les porteños mordus de rallye ! Pour la petite histoire, l’équipe Peugeot na pas placé ses véhicules dans le Grimaldi mais passe par un autre transporteur…mystère, mystère !

 

 

Ouverture des passerelles de la Garganta del Diablo dans le Parc D'Iguazu :

Le 23/12/2014. Bonjour, en complément à l’article concernant la fermeture des chutes d’Iguazu en raison de fortes crues au début du mois de juin 2014, (je recommande vivement d’aller le lire). Sachez que depuis hier lundi 22 décembre 2014, les passerelles pour se rendre coté Argentine à la Garganta del Diablo sont de nouveau ouvertes. Bref la totalité du parc d’Iguazu est maintenant opérationnel !  Voila c’est dit ! Il était temps puisque les grandes vacances 2015 commencent et on attend les hordes d'Argentins et de Bresiliens pendant les deux mois d'été ! (Janvier et février). On se rassure, le parc va fonctionner a 100 % !  

Tout le gratin politique de la province de Misiones était présent hier pour ré-inaugurer les passerelles. On a pu voir le président de la APN, Carlos Corvalán, le ministre du Tourisme de la province de Misiones, Sergio Dobrusin et le directeur du Parque Nacional Iguazú, Sergio Bikauskas

En un mot, vous pouvez donc y aller ! ... ou attendre mars 2015, que ça se calme un peu ! 

A lire dans le désordre ! 

        

 

Partager cet article

Published by Le Petit Hergé - dans Actualité et société
commenter cet article
20 décembre 2014 6 20 /12 /décembre /2014 02:00

Mise à jour : 19 décembre 2014. Catégorie : Actualité et Société

Le Dakar 2015 : Buenos Aires – Iquique (Aller-retour)

Nous voilà presque en fin d’année, et cela signifie d’une part la période des fêtes, (qu’ici en Argentine passent plutôt inaperçues en raison de la chaleur mais aussi de la fin de l’année scolaire, administrative et de la préparation des grandes vacances), mais c’est aussi et surtout la mise en place des derniers préparatifs en vue du Dakar 2015, qui va s’élancer cette année de Buenos Aires le dimanche 04 janvier. On attend le bateau qui emporte les véhicules européens dans le port de Campana le 21 décembre. 

Vidéo : Controle technique au Havre en novembre 2014. Entretien avec Nicolas Gibon. 1 mn 03 s. Images France 3. Français. 

On délaisse la ligne droite et on revient à la boucle :

Une boucle donc partant de Buenos Aires et y revenant deux semaines plus tard ! Voila maintenant bien longtemps que le Dakar n’était parti de Buenos Aires !  Macri a fait le forcing et a obtenu le départ sur la Plaza de Mayo quand à l’arrivée, elle ne se fera pas à proprement dit à Buenos Aires mais juste de l’autre coté du « périf » en terre de la province de Buenos Aires, donc de Scioli dans le temple du kirchnérisme, je parle du parc de Technopolis, donc voilà le Dakar 2015, presque semblable à celui de 2011 (dans les grandes lignes). La seule différence c’est qu’on tourne dans le sens inverse !

En 2011 on était parti de Buenos Aires pour filer vers Cordoba, Jujuy, puis Iquique et Arica pour ensuite redescendre par la cote Pacifique puis San Juan pour enfin terminer par Buenos Aires. Cette version 2015 est presque en tout point semblable, mais dans l’autre sens, Buenos Aires puis San Juan, Chilecito, Iquique, et enfin redescente vers Buenos Aires en passant par Calama, Salta, et Rosario.

Politiquement correct et peut être aussi avec des compensations de tout ordre à la clef pour l’organisation, un passage obligé (pour ne pas dire forcé qui n’était peut être pas forcement un plus pour la course) en Bolivie avec un aller retour sur Uyuni.

A se demander si finalement les exigences touristiques des répercussions d’un rallye sur le grand public prévaut sur l’intérêt mécanique. Je ne jette la pierre à personne et il est vrai qu’il faut à la fois jongler avec les pressions politiques, économiques, faire plaisir a tel gouverneur sans froisser pour autant les voisins et les autorités nationales, bref monter une course c’est aussi délicat que pour le Vatican de faire libérer des otages (je veux dire des prisonniers) cubains !

Pour connaitre les dessous au niveau de la participation financière de l'Argentine (aux alentours de 25 millions d'euros) au montage du Dakar lire la page du quotidien Los Andes du 18 décembre 2014. Cliquez ici.

Vidéo : Controle technique au Havre. Novembre 2014. 3 mn 33 s. Images : departement de la Seine Maritime. 

Pas de Pérou cette année :

Bref on fait de nouveau plaisir à Morales et on passe par la Bolivie (comme en 2014), on oublie le Pérou (au menu en 2012 et 2013) car finalement c’est trop loin pour une course de 13 jours en système boucle (surtout si on débute à partir de Buenos Aires bien trop au sud). Donc pas de ligne droite cette année, une boucle, on a beau faire et refaire tous les itinéraires possible, si on démarre à Buenos Ares on en peut pas monter plus au nord de Iquique ou de Arica.

Quand ASO a eu le feu vert du Pérou en 2012 pour venir y chauffer leur sable, on est passé du mode « boucle » au mode « ligne droite », mais en s’arrêtant deux fois a Lima au niveau de l’arrivée, il fallait assurer la logistique a partir du port de Callao, et la ça commence a être loin du Havre et le cout se fait sentir, donc bien plus rentable de faire un Havre-Rio de la Plata dans les deux sens et commencer de Buenos Aires, Rosario ou de Mar del Plata.

Cette année on élimine à nouveau « l’étape politique » de Santiago de Chile, qui fut une obligation de participation pour entrer au Chili lors des premiers Dakar en Amérique du Sud (comme en 2009 et 2010). Les Chiliens sont un peu moins passionnés par la course automobile que les Argentins, et on se souvient aussi de la différence d’engouement dans les rues de Buenos Aires et celle de Santiago ! Bref, l’édition 2015 est un « recorrido » classique qui fait plaisir à tout le monde, on passe dans trois pays, ce qui est le but de ASO, d’en faire tout de même un rallye « international ». On pourrait en fait proposer 13 étapes tout autant passionnantes sans sortir d’Argentine, mais on a peur (chez ASO) de perdre ce coté « International ».

Bien, ceci dit, nous avons quand même une bonne course devant nous pour ce début janvier, et je m’en réjouis !

 

Video : Presentation du Dakar. 10 décembre 2014 Images Agence Nationale TELAM (Argentine) - ASO. 4 mn 11 s. Espagnol.

Les concurrents :

Ils sont nombreux (ce n’est pas une surprise !). Pour ce Dakar 2015, il y a 670 candidats à la victoire dans toujours 4 grands groupes (qui sont motos, quads, autos et camions) ce qui va faire donc un nombre impressionnant de perdants à l’arrivée. Mais comme dit mon cher pote Coubertin, l’important c’est de participer ! (sauf chez les vrais pros). Donc chez les écuries moto KTM, Honda comme chez les autos Mini, Peugeot et Toyota et les camions Kamaz ou Iveco, nous avons à faire la à des ambitieux, les écuries ne sont pas là pour « particicper » mais pour gagner, les dents sont longues (et les pneus cloutés) y compris chez les têtes de gondole comme Coma, Barreda, Viladoms, Pain, Casale, Sonik, Roma, Peterhansel, De Villiers, Sainz, Karginov ou De Rooy. Bref en un mot vous aurez compris on n’est pas la pour rigoler ! Ca donne il faut dire du tonus à la courses puisque ils osent tout (et comme disait Lino Ventura… c’est à cela qu’on les reconnaît !

Non, n’essayez pas de me faire dire ce que je ne pense même pas, les « concurrents pros » j’aime ça, de toute façon pour se lancer dans ce genre d’aventure il faut être un peu fêlés, mais c’est grâce à ces « fêlés » qu’on en redemande chaque année, car finalement bon gros spectateurs que nous sommes (une pointe de Bidonchon sommeille en chacun de nous) nous adorons les voir foncer comme des fous quitte à tout casser mais arriver premier ! 

 

Vidéo : Concurrent Bolivien Sergio Mita. Presentation à La Paz. 17 décembre 2014. Image : Canal ATB (Bolivie). Espagnol

Nationalités et langues au bivouac !

Je me suis amusé (puisque je n’ai rien à faire d’autre) à compter le nombre de concurrents par nationalité, savez vous quels sont les 4 nationalités qui arrivent en tête, loin d’ailleurs derrières les 3 autres suivantes ?

Optimisme cocardier et satisfaction nationale vont ensemble, puisque les premiers sont les français, ils sont 124 soit 19% de la totalité suivis par les Néerlandais avec 93 participants (14%) les Argentins avec 84 gauchos (12 %) et en fin les Espagnols au nombre de  41 (6%) en ligne de départ !

Depuis le début du Dakar en Amérique du sud, les concurrents sud américains ne font que se renforcer en nombre (et en force) chaque année. Les 4 autres nationalités qui suivent sont les Chiliens 37 (6%)  puis ex aequo les Italiens et les Russes avec 26 participants chacun (4%). Nos amis Belges arrivent ensuite à la 8ème place avec 21 candidats (3%). Il y a au total 55 nationalités représentés, dont 16 ne comptant qu’un seul concurrent !

Bref concentrations sur les 4 premiers nationalités qui a eux seuls représentent 51 % des concurrents !

En allant un peu plus loin (puisque je n’ai toujours rien de mieux à faire) quand on s’intéresse aux langues (maternelles) des concurrents, grosse surprise, puisque c’est l’espagnol qui domine dans le bivouac ! Il faut dire que les Argentins, Espagnols, Chiliens et autres Boliviens et Péruviens parlent tous espagnol, Donc l’espagnol est la langue la plus utilisée par les concurrents pour la première fois de l’histoire du Dakar 2015 (31 % des concurrents sont hispanophones)

La deuxième langue est quand même le français avec 20 % des concurrents.

Ces deux langues (Espagnol et français dominent le bivouac avec 51 % des concurrents), puis ensuite arrive le néerlandais avec 18 % des concurrents et enfin le russe avec 7 % des concurrents.

Bref ¾ des concurrents s’expriment dans ces 4 langues. Depuis déjà quelques « Dakar » en cherchant toujours les vidéos (dont celles publiés sur Youtube) pour les intégrer dans mes articles pour suivre les étapes, j’étais toujours surpris de m’apercevoir que les meilleures vidéos étaient toujours dans une de ces 4 langues ! J’ai enfin aujourd’hui l’explication. Plus de concurrents donc plus de répercussions médiatiques dans les pays de leurs provenances, donc forcement plus de vidéos de tournées dans ses mêmes langues !

Donc en ce Dakar 2015 (comme celui de 2014) j’incorporerai à mes articles des vidéos de ces 4 langues.

 Quand je me rappelle qu’ASO à travers son canal Youtube avait pour la première année en Amérique du Sud en 2009 produit des vidéos en allemand. Nous en sommes maintenant bien loin, puisque les germanophones ne représentent que 2 % des concurrents. Le Dakar ne passionne pas les medias allemands ou autrichiens ! Quand a la langue anglaise (4% des concurrents), les medias anglo-saxons délaissent aussi le Dakar, donc très peu de vidéos en anglais sur le Dakar. ASO continue à en produire en anglais (on se demande encore pour qui ?)

Video : L'écurie Iveco avec entretien de Pep Vila (# 509). 1 mn 54 s. Image IVECO. Espagnol. 

On attend l’arrivée du bateau :

Sur ce, chers lecteurs, on se retrouve pour la première étape le lundi 04 janvier, ou même un peu avant, pour vous parler de la sortie des véhicules du port de « Euroamerica » se trouvant dans la commune de Campana (banlieue nord de Buenos Aires). Le Grimaldi « Grande Amburgo » parti le 03 décembre du Havre arrive à Campana d’ici peu (Normalement prévu le dimanche 21 ou le lundi 22 décembre).

A très bientôt pour ce Dakar 2015 !

Vidéo : L'équipe LIAZ lors des controles technique au Havre en novembre 2014. 3 mn 02 s. Images : LIAZ. Tchèque.

 

Video : Présentation officiel le 09 novembre 2014 avant le départ pour le Havre de l'équipe Kamaz au grand complet devant le président du Tartastan. 12 mn 46 s. Images Kamaz. Russe.

 A lire aussi dans le Petit Hergé :

 

Dakar 2009

Dakar 2010

Dakar 2011

Dakar 2012

Dakar 2013

Dakar 2014

Partager cet article

Published by Le Petit Hergé - dans Actualité et société
commenter cet article
21 août 2014 4 21 /08 /août /2014 17:00

Mise à jour : 20 aout 2014. Catégorie : Actualité et Société.

null

 

Actualité ou vie de l'Argentine :

Le titre est peut être mal choisi, car il s’agit de parler de l’Argentine à travers son histoire, ses crises ou même de la vie quotidienne de ses habitants qui ont au fil de ses deux siècles retenu mon attention. En un mot, l'histoire des Argentins. Difficile ici de faire une synthèse complète de toutes les époques, guerres, crises, révoltes, oppressions ou tout simplement des événements qui ont marqué, chaque jour, ce beau pays.

Découpons donc le temps par années et périodes et choisissons une classification chronologique.

Voici donc la liste au fil du temps de 2010 à aujourd'hui, presque 200 articles sur des moments ou des sujets précis.

null

2014 :

28 juillet 2014 : Argentine, faillite ou non ?

25 juillet 2014 : Le train des nuages de Salta déraille.

04 juillet 2014 : 99ème congrès universel d'esperanto à Buenos Aires.

10 juin 2014 : Le parc d'iguazu ferme en raison d'une crue historique

25 juin 2014 : Buenos Aires.Photo du jour.

02 juin 2014 : Buenos Aires.Photo du jour.

25 mai 2014 : Les indiens de Buenos Aires jouent au cricket.

24 mai 2014 : Shakira hante mes cauchemars.

23 mai 2014 : Début de l'hiver dans la province de Tucuman.

22 mai 2014 : Le perroquet Beto à Tucuman.

30 mars 2014 : Les cartoneros de Buenos Aires.

28 mars 2014 : Augmentation du gaz et de l'eau à Buenos Aires.

17 mars 2014 : Version porteña de Happy de Pharell Williams.

10 janvier 2014 : Décès du pilote Belge Eric Palante lors du Dakar 2014.

07 janvier 2014 : Le départ du Dakar 2014.

nullnullnullnull

2013 :

22 décembre 2013. Naissance de la Petite Hergette.

15 novembre 2013. Tremblement de terre dans la province de Mendoza.

15 novembre 2013. Aterrissage raté a Ezeiza.

25 septembre 2013. Argentinattitude, le secret d'une bonne intégration.

24 septembre 2013. Buenos Aires. Photo du jour.

28 juillet 2013. A pe. Webserie brésilienne sur Buenos Aires.

08 mai 2013. Buenos Aires. Photo du jour.

07 mai 2013. 3 jours de grève des bus en Argentine.

04 mai 2013. Taxi à Buenos Aires, une vie difficile.

20 avril 2013. Tournage publicité Evian à Buenos Aires.

18 avril 2013. Buenos Aires. Photo du jour.

13 avril 2013. Gentlemen en version espagnole.

06 avril 2013. La Plata. Photo du jour.

03 avril 2013. La Plata. Photo du jour.

02 avril 2013. Buenos Aires. Photo du jour.

01 avril 2013. Buenos Aires. Photo du jour.

31 mars 2013. Buenos Aires. Photo du jour.

30 mars 2013. Buenos Aires. Photo du jour.

13 mars 2013 : Le pape Argentin François - Bergoglio.

04 mars 2013. Pile ou face. Орел и Решка. Buenos Aires. IHTEP.

03 mars 2013. Once TV Mexico. Diario de Viaje. Buenos Aires.

02 mars 2013. Thalassa. France 3. Buenos Aires et le Rio de la Plata.

12 février 2013. Les milongas de Buenos Aires.

07 janvier 2013 : Départ du Dakar 2013.

nullnullnullnull

2012 :

21 décembre 2012 : Mises à sac de supermarchés en Argentine.

20 décembre 2012 : Comment faire baisser Le panier de la ménagère.

05 décembre 2012 : Apparition du nouevau billet Eva Peron de 100 pesos.

04 décembre 2012 : Dépénalisation de l'avortement en Uruguay.

03 décembre 2012 : Jorge Lanata, journaliste trouble-fête.

01 décembre 2012 : L'avortement reste illégal en Argentine.

01 décembre 2012 : Provinces contre Nation sur loi 86 sur l'avortement.

04 octobre 2012 : Carrefour Argentine.

02 octobre 2012 : Calos Loiseau, dit Caloi

29 septembre 2012 : Faut pas rêver. France 3. L'Argentine.

24 septembre 2012 : Alicia Kirchner, la belle-soeur.

22 septembre 2012 : Mercedes Sosa.

16 septembre 2012 : Les supermarché COTO.

07 septembre 2012 : Experience personnelle lors d'une reunion à l'Eglise Universelle.

04 septembre 2012 : L'Eglise Universelle du Royaume de Dieu

23 juillet 2012 : Dévaluation du peso argentin et cours parallèle.

1er juillet 2012 : Protection du Teatro Opera de Buenos Aires.

23 juin 2012 : L'Aconcagua vient de redresser la tête.

24 mai 2012 : Tomas Eloy Martinez, le chanteur de tango.

20 mai 2012 : El Picadero, un théâtre renait à Buenos Aires.

11 mai 2012 : Les juifs en Argentine.

06 mai 2012 : Résultats élections françaises 2nd tour en Amérique.

1er mai 2012 : Ricardo Darin porte le cinéma argentin.  

29 avril 2012 : Résultats élections francaises 1er tour en Amérique du sud.

23 avril 2012 : Mais qui est Mafalda ?

23 avril 2012 : Quino, papa de Mafalda.

07 avril 2012 : Accident mortel de bus dans la province de Jujuy.

22 février 2012 : Un train ne s'arrète pas en gare de Once à Buenos Aires.

02 janvier 2012 : Décès du motard Jorge Martinez Boero sur le Dakar.

02 janvier 2012 : Départ du Dakar 2012.

2011 :

29 décembre 2011 : La mort d'Antonio Bussi.

26 décembre 2011 : Capitalisme sauvage dans la calle Florida.

24 décembre 2011 : Joyeux Noel !

23 décembre 2011 : Brésil, la réussite à quel prix ?

22 décembre 2011 : Claudio Poggi.

20 décembre 2011 : L'avortement en Argentine.

25 octobre 2011 : Résultats des elections argentines.

23 octobre 2011 : Les candidats votent.

21 octobre 2011 : La Pauvreté en Argentine

18 octobre 2011 : Elisa Maria Avelina Carrio. Son programme.

17 octobre 2011 : Alberto Jose Rodriguez Saa. Son programme. Son bilan.

17 octobre 2011 : Hermes Juan Biner. Son programme. Son bilan.

17 octobre 2011 : Eduardo Duhalde. Son programme.

16 octobre 2011 : Ricardo Luis Alfonsin. Son programme. Son bilan.

10 octobre 2011 : Cristina Kirchner. Son programme. Son bilan.

09 octobre 2011 : Préparation des élections présidentielles d'Argentine.

05 octobre 2011 : L'agriculture et les produits bio en Argentine.

04 octobre 2011 : Délinquance à Villa Crespo.

1er octobre 2011 : Match à la Boca.

30 septembre 2011 : Le déficit d'Aerolineas Argentinas.

29 septembre 2011 : Prostitution à Buenos Aires dans les appartements privés.

26 septembre 2011 : Les enfants country de Buenos Aires.

23 septembre 2011 : Emission Planeta Finita de La Sexta sur Buenos Aires.

05 septembre 2011 : Les 7 stagiaires au Petit Hergé.

19 aout 2011 : 190ème anniversaire de l'Université de Buenos Aires

31 juillet 2011 : Deux françaises assassinée à Salta.

23 juillet 2011 : Diffusion du portuñol dans le Rio de la Plata.

21 juillet 2011 : 125eme exposition de la Rural à Buenos Aires.

18 juillet 2011 : Andres Neuman, le voyageur du siècle.

02 juillet 2011 : Le guide Michelin Argentine.

07 juin 2011 : Volcan Puyehue et cendre sur l'Argentine.

03 juin 2011 : La Chevrolet Celta en Argentine.

02 juin 2011 : Martin Kohan, Ciencias Morales.

08 mai 2011 : Le peso argentin.

29 avril 2011 : Cultes religieux en Argentine.

12 mars 2011 : Les cafés a emporter font fureur à Buenos Aires.

02 janvier 2011 : Départ du Dakar 2011.

01 janvier 2011 : Bonne année 2011.

 

2010 :

08 décembre 2010 : Le monde rural après la mort de Nestor Kirchner.

07 décembre 2010 : Primarisation de l'économie argentine.

27 octobre 2010 : Mort de l'ancien président Nestor Kirchner.

14 octobre 2010 : Petit Hergé, état des lieux.

11 octobre 2010 : Résultat du premier tour des élections brésiliennes.

03 octobre 2010 : Les mineurs médiatiques au Chili.

1er octobre 2010 : L'or en Argentine.

30 septembre 2010 : Envol diplomatique du Brésil.

28 septembre 2010 : Le vote électronique au Brésil.

27 septembre 2010 : L'affaire Botnia entre Argentin et Uruguay.

26 septembre 2010 : Gouvernement de Tabare Vasquez en Uruguay.

24 septembre 2010 : Le président uruguayen Jose Mujica.

23 septembre 2010 : Les 3 candidats aux élections brésiliennes.

22 septembre 2010 : Hugo Moyano et la CGT argentine.

21 septembre 2010 : Les élections présidentielles brésiliennes.

20 septembre 2010 : Embouteillages et pollution à Buenos Aires.

18 septembre 2010 : Buquebus, lien entre Argentine et Uruguay.

17 septembre 2010 : L'indice "Chinois d'à coté" à Buenos Aires.

16 septembre 2010 : Futur rose pour tourisme gay.

14 septembre 2010 : Pouvoir d'achat fictif sur produits virtuels.

10 septembre 2010 : Etudes ou travail pour les étudiants argentins.

06 septembre 2010 : Le business de la fête en Argentine.

05 septembre 2010 : Le panier de la ménagère à Buenos Aires.

03 septembre 2010 : Plus d'importations et moins d'investissements.

28 août 2010 : Changement de la numérotation téléphonique en Uruguay.

26 août 2010 : Quand un employé gagne plus que son patron.

25 août 2010 : Villa Crespo, la Mecque des Outlets à Buenos Aires.

24 août 2010 : Les franchises gastronomiques argentines.

23 août 2010 : La mafia chinoise de Buenos Aires.

20 juillet 2010 : Après le Mundial, la dure réalité politique.

19 juillet 2010 : La loi sur le mariage homo est adoptée en Argentine.

18 juillet 2010 : Buenos Aires, la ville des entrepreneurs.

16 juillet 2010 : Il neige sur quelques provinces argentines.

15 juillet 2010 : L'immobilier remplace les économies.

14 juillet 2010 : La guerre des cellulaires.

13 juillet 2010 : Le sentiment d'insécurité à Buenos Aires.

12 juillet 2010 : Création d'un ministère du tourisme en Argentine.

11 juillet 2010 : Inflation du premier semestre en Argentine.

04 juillet 2010 : Mundial 2010, pour l'Argentine c'est fini !

16 juin 2010 : L'ambiance monte pour le Mundial 2010.

28 mai 2010 : Une opération marketing qui tourne au fiasco.

26 mai 2010 : Bilan des fêtes du Bicentenaire.

19 mai 2010 : Production automobile argentine.

17 mai 2010 : Sergio Corbucci.

31 mars 2010 : Le monde de l'Ailleurs.

06 janvier 2010 : Décès de Sandro.

03 janvier 2010 : Départ du Dakar 2010.

 

A lire aussi dans le Petit Hergé :

      

Partager cet article

Published by Le Petit Hergé - dans Actualité et société
commenter cet article
28 juillet 2014 1 28 /07 /juillet /2014 15:17

Mise à jour : 28 aout 2014. Catégorie : Actualité et Société. 

Argentine : Une faillite annoncée

Excellente analyse dans un média français (pour une fois) sur la situation économique du pays et plus spécialement sur les fonds dit « vautours », qui sont des fonds spéculatifs. L’Argentine a jusqu’au 30 juillet pour les rembourser, ce que le gouvernement argentin refuse, justement pour avoir plus de marge ensuite pour les renégocier avec ses créditeurs. Mais à partir de ce 30 juillet, officiellement l’Argentine sera donc « en faillite », ce qui ne fait absolument pas peur aux autorités argentines, qui préfèrent passer par ce stade pour pouvoir ensuite à partir de 2015 renégocier leurs dettes. Une sorte de partie de bluff, entre endettée et créditeurs. L’Argentine sait merveilleusement jouer de ces contretemps à trainer les pieds. L’unique problème serait l’image de marque du pays à l’étranger. Il est vrai que passer (une fois de plus) pour un pays endetté et incapable de pouvoir (ou plutôt vouloir) rembourser ne fait pas très sérieux et ne pousse pas trop les industries et les finances étrangères à se bousculer aux portillons des investissements. Mais pour un mauvais élève de classe avoir un nouveau zéro ne fait pas peur ! Cristina Kirchner traine les pieds et joue la carte de gagner du temps jusqu’à janvier 2015, pour une fois, je pense que son choix est judicieux. Si on se place du coté de la dette, il est certain que le pays a tout à gagner à ne pas payer de suite ! 

Photo : Daniel Pollack, le médiateur envoyé par le juge Griesa pour arriver a un accord entre l'Argentine et les fonds vautours. Photo du 27 juillet 2014, avant d'entrer à son bureau à New York. 

Voila l’article publié dans les Echos daté du 27 juillet 2014. 

L’Argentine n’a plus que 48 heures pour éviter une nouvelle faillite

 Les négociations à New-York avec les fonds vautours sont dans l’impasse. Buenos Aires refuse toujours un face-à-face avec ses ennemis.

A deux jours de la date fatidique du 30 juillet, le risque de faillite de l’Argentine n’a jamais été aussi élevé. Les négociations avec les fonds vautours sont dans l’impasse et la course contre la montre du gouvernement argentin se poursuit afin d’éviter un défaut de paiement. Mercredi sera le dernier jour possible pour payer les détenteurs de d’obligations argentines, ou « holdins », qui ont accepté de restructurer leurs créances avec un rabais de 65% suite à la faillite argentine de 2001. Or l’Argentine n’a plus le droit de les payer, car le juge de New-York Thomas Griesa a bloqué ces versements et imposé à Buenos Aires de payer d’abord 1,3 milliard de dollars aux fonds spécultatifs Eliott et Aurelius, ces « holdouts », qui ont racheté à bas prix leurs obligations, refusé les offres de restructurations et réclament aujourd’hui 100% de leur mise.

L’Argentine veut du temps :

Ce week-end, la présidente argentine a multiplié les entretiens téléphoniques depuis son fief de Calafate, au sud de la Patagonie, avec son ministre de l’Economie Axel Kicillof et les hauts fonctionnaires du Trésor argentin rentrés de New-York. Hier soir (dimanche soir), il n’était pas sûr que la délégation argentine retourne négocier aux Etats-Unis.

Malgré deux réunions, la semaine dernière, avec le médiateur Daniel Pollack nommé par le juge Griesa, l’Argentine refuse toujours de négocier face-à-face avec les fonds spéculatifs. «L’Argentine a besoin de temps et ce temps s’appelle «stay» », a insisté, samedi, Jorge Capitanich, chef du gouvernement, évoquant le nouveau moratoire réclamé par Buenos Aires mais toujours refusé par le juge Griesa.

Une menace imaginaire ?

L’Argentine réclame cette suspension de l’exécution de la sentence de Griesa jusqu’en janvier 2015. A cette date, expire la fameuse clause dite « RUFO » (Rights upon futur offers). Cette clause stipule que si Buenos Aires améliore son offre vis-à-vis d’autres détenteurs d’obligations, elle doit automatiquement offrir les mêmes conditions aux détenteurs d’obligations qui ont accepté la restructuration de la dette en 2005 et 2010. Cristina Kirchner refuse donc de payer les fonds vautours jusqu’en janvier prochain, de peur que cela provoque une foule de procès à travers le monde mettant en péril toute la restructuration de la dette argentine. « Mieux vaut un typhon qu’un tsunami », c’est à dire une faillite technique plutôt qu’une vague de procédures, résume Roberto Lavagna, le très respecté ancien ministre de l’Economie. « L’Argentine doit privilégier les 93% qui ont accepté un rabais sans précédent sans hypothéquer son futur pour respecter une décision judiciaire très controversée », abonde-t-il. Pourtant, plusieurs experts juridiques estiment que la clause Rufo agitée par le gouvernement argentin est une menace imaginaire. Car s’il paie les vautours, il ne s’agirait pas d’une offre volontaire mais d’un paiement imposé par la justice.

Quoi qu’il en soit, en cas de défaut de paiement, mercredi, les fonds spéculatifs perdraient précisément leur meilleur atout pour faire plier l’Argentine : le risque de faillite. Buenos Aires parie donc sur cela pour pousser les fonds vautours à faire des concessions de dernière minute. Afin qu’ils réclament eux-mêmes, par exemple, un sursis à exécution de la décision jusqu’en janvier 2015.

Article sur original sur :

http://www.lesechos.fr/finance-marches/marches-financiers/0203668905594-largentine-na-plus-que-48-heures-pour-eviter-une-nouvelle-faillite-1028050.php

Le journal Les Echos ont déjà publiés toutes une série d’article sur le sujet :

17 juin 2014 : La condamnation de l'Argentine est confirmée.

01er juillet 2014 : L’Argentine a 30 jours pour éviter un défaut de paiement.

09 juillet 2014 : Le juge Griesa, détesté en Argentine.

09 juillet 2014 : Argentine contre fonds vautours.

Photo : La presse aligné sur la politique de Kirchner tire à boulet rouge sur le juge Griesa. Pagina 12. Un humour pas toujours de bon gout.

L’actualité va vite, une dépêche de Reuter de 17h10 (h.fra) du 28 juillet 2014.

BUENOS AIRES, 28 juillet (Reuters) - Buenos Aires envoie lundi une équipe à New York pour de nouvelles négociations de dernière minute avec le médiateur dans le cadre de son contentieux avec certains de ses créanciers, a annoncé un responsable du gouvernement argentin, à qui il ne reste plus que trois jours pour éviter le défaut de paiement.

Après une série de revers auprès de la justice américaine, la troisième économie d'Amérique latine se retrouvera en situation de défaut sur sa dette souveraine pour la deuxième fois en 12 ans si elle ne rembourse pas les fonds spéculatifs "réfractaires", qui ont refusé une décote sur leurs créances.

L'Argentine soutient un bras de fer depuis des années avec ces fonds qui n'ont pas voulu participer aux deux restructurations de sa dette menées en 2005 et 2010 après un défaut en 2002 portant sur une centaine de milliards de dollars d'emprunts d'Etat.

Les négociations de la dernière chance menées depuis trois semaines ont fait peu de progrès. Si les deux parties n'arrivent pas à sortir de l'impasse, le juge américain Thomas Griesa interdira à l'Argentine de verser les intérêts dus au 30 juillet sur des obligations, déclenchant de fait un défaut de paiement.

L'Argentine demande une suspension de la décision de 2012 du juge Griesa lui ordonnant d'honorer également les échéances de ses créanciers récalcitrants, qui ont racheté de la dette argentine à bas prix à la suite de la restructuration de 2002, puis ont rejeté les modalités de cette restructuration.

"Les négociations sont extrêmement compliquées et exigent du temps. C'est pourquoi l'Argentine demande une suspension", a affirmé le secrétaire général du gouvernement, Jorge Capitanich.

Il a précisé que les négociateurs rencontreraient mardi le médiateur nommé par le tribunal, Daniel Pollack.

Ce dernier affirme n'avoir reçu aucune nouvelle des représentants argentins depuis le départ d'une équipe technique vendredi, partie consulter les responsables du gouvernement.

L'Argentine n'a pas accès aux marchés des capitaux et un défaut de paiement ne provoquerait donc pas de choc majeur sur les marchés émergents. Mais il affecterait une économie déjà en récession, confrontée à une inflation croissante.

Selon les analystes financiers sur le marché obligataire, un accord de dernière minute ne peut être écarté, mais un défaut est un plus en plus probable à l'approche de l'échéance. (Richard Lough, avec Nate Raymonde à New York,; Juliette Rouillon pour le service français, édité par Véronique Tison)

A lire aussi dans le Petit Hergé :

     

Partager cet article

Published by Le Petit Hergé - dans Actualité et société
commenter cet article
4 juillet 2014 5 04 /07 /juillet /2014 23:00

Mise à jour : 04 juillet 2014.Catégorie : Actualité et société.

99ème Congrès Universel d'Esperanto :

 

Le congrès universel d’esperanto aura lieu à Bonaero (Buenos Aires) « inter julio 26 kaj augusto 2 ». On a attendu quand même la fin du Mundial pour lancer le congrès, sinon surement personne ne serait venu ! Le 99 ème congrès universel sera basé à l’hôtel Panamericano sur Pellegrini 551. La réunion est organisée et financée par l’association universelle d’esperanto basée à Roterdam. Pour prendre des informations sur cette langue à Buenos Aires, il y a un siège sur la calle Paraguay 2357, 2éme étage.

En rappel, sachez que l’Esperanto est une langue construite en 1887 par Ludwik Lejzer  Zamenhof. L'espéranto est la seule langue construite qui a dépassé le stade de projet pour devenir une langue vivante, avec des locuteurs actifs répartis dans la plupart des pays du monde. On estime à 100.000, les personnes parlant couramment l’esperanto, et à 1 million ceux qui peuvent le comprendre.

Allez voir le site du Congres Universel http://www.esperanto.org.ar/uk2014/

Voici le texte en Esperanto du directeur de l’association argentine, Jorge Enrique Cabrera.

Estimataj amikoj en Argentino kaj la mondo, partoprenontoj, nepovaj partoprenontoj, helpantoj,

Mi havas la grandan honoron enurbe gvidi la 99-an Universalan Kongreson de Esperanto, en nia kara lando.

De la bela Bonaero, ĉefurbo de Argentino, urbo de homa kultura diverseco, mi bonvenigas vin kadre de la plej grava evento por parolantoj kaj simpatiantoj de nia juna lingvo Esperanto.

Mi tutkore dankas al Sinjorino Silvia Rottemberg de Uría, eksprezidantino de Argentina Esperanto-Ligo, kiu gvidis la eblecon de organizi UK-on en Argentino, kun la grava helpo de Ministerio pri Turismo de la Nacio, Turismo Bonaero, priturismaj institucioj, membroj de Argentina Esperanto-Ligo kaj Bonaera Esperanto-Asocio.

Nome de la Loka Kongresa Komitato, ni kun UEA, agos por ke via restado en Argentino kaj spertado en nia kongreso, estu pozitive kaj bele neforgeseblaj.

La pordoj de Bonaero estas malfermaj por vi, venu !.

Le vice président de l'association Esperanto-France, Didier Loison, m'a contacté ce matin (samedi 05 juillet). Petit échange de lien entre nos deux sites, voici le sien (Cliquez sur le logo)

Le prochain congrès universel (le 100ème) en 2015 aura lieu un peu plus près de chez vous puisque ça sera la ville de Lille (France) qui l'accueillera du 25 juillet au 1er aout 2015.

 

A lire aussi dans le Petit Hergé : 

      

 

Partager cet article

Published by Le Petit Hergé - dans Actualité et société
commenter cet article
10 juin 2014 2 10 /06 /juin /2014 13:50

Mise à jour : 10 juin 2014. Catégorie : Actualité et Société. 

Crue historique aux chutes d'Iguazu :

Le parc d’Iguazu est fermé partiellement depuis hier lundi 09 juin 2014 en raison d’une crue historique des eaux (tres fortes pluies dans l’Etat du Parana). Du coté brésilien, la situation étant la même, les passerelles ont été aussi fermées. La normalité au niveau de Puerto Iguazu est attendue à partir de vendredi 13 juin 2014.

La météo en Argentine étant extrêmement capricieuse, je recommande toujours de ne jamais décider à l’avance de partir a Iguazu. Ce n’est qu’une fois à Buenos Aires et en ayant pris des informations sur la météo que vous décidez ou non de partir voir les chutes d’Iguazu.

Abords des chutes fermés :

Une crue record du Rio Iguazu a obligé hier (09 juin 2014) l’administration du parc National d’Iguazu à fermer toutes les passerelles du parc (en plus de la garganta del diablo, les sentiers haut et bas). En a peine 24 heures, le débit est passé de 5.230 m3 par seconde à 46.300 m3, soit 35 fois plus ce que le Rio Iguazu déverse dans le Rio Parana. La situation a déclenché l’alarme dans les provinces de Corrientes, Santa Fe et Chaco où on a commencé les préparatifs pour de possibles évacuations d’habitants.

La montée du niveau des eaux est due aux fortes pluies qui ont été enregistrée dans le bassin de l’Iguazu au Brésil qui a enregistré par endroit 300 mm de pluie où Il y a eu la semaine dernière 9 morts et 50.000 évacués

Samedi dernier (7 juin) au matin, on a enregistré déjà le débit du Rio Iguazu au niveau des chutes à 2.690 m3 (le doublé de la moyenne qui tourne en général entre 1.300 et 1.500 m3 seconde). En à peine 24h le débit était passé a 4.910 m3. Dimanche après midi, il est passé à 11.000 m3 et à 16h à 46.300 m3 ! Au Brésil (Etat du Paraná) la pluie a cessé et on pense que le niveau reviendra à la normale dans 3 jours (le 13 juin). C’est un record qui n’a jamais été enregistré aux chutes d’Iguazu. Le record antérieur étant celui de 1992 quand on avait atteint 36.000 m3/s

Après la fermeture des passerelles, l’entreprise « Iguazu Argentina », concessionnaire du parc, a décidé de ne pas faire payer l’entrée au parc. Le train intérieur ne fonctionne plus et le public n’a accès qu’au centre commercial a l’entrée et à quelques sentiers, mais ne peut pas avoir accès aux chutes. 

     

Video : Les chutes d'Iguazu hier (lundi 09 juin 2014)

 

Inondations attendues sur les rives du Parana :

De son coté la Prefecture Navale Argentine a aussi par sécurité interdit toute navigation sur le Rio Iguazu ainsi que le bac qui unit Puerto Iguazu à Tres Fronteras (Paraguay).

La crue a inondé en effet le port de Iguazu et a midi (du lundi 09 juin), l’eau a arraché les 4 points d’attache du bateau « Nicolas Mihanovich » amarré au port et qui sert de casino flottant. C’est un bateau de 90 m de long et comme celui-ci ne dispose pas de moteurs il a commencé à dériver au fil du courant. Il est passé dans le Rio Parana et s’est déplacé de 6 km en aval jusqu’à ce que la Préfecture Navale arrive à le stabiliser et a l’amarrer fortement à plusieurs arbres. On attend maintenant que le Rio revienne à son débit normal pour le remorquer a Puerto Iguazu !

Concernant le Rio Parana, celui-ci aussi a augmenté son début passant de 11.000 m3 à 27.000 m3/s. Maintenant l’énorme masse d’eau avance en direction de toutes les localités misioneras et paraguayennes en aval. Dans les prochains jours on l’attend sur les cotes des provinces du Chaco, de Santa Fe et de Corrientes.

Le barrage de Yacyreta (entre province de Corrientes et Paraguay) a ouvert ses vannes pour libérer la pression et prendre d’avance l’eau qui va bientôt y arriver. De cette manière on espère pouvoir réguler les inondations (qui sont de toutes façons  inévitables). La zone la plus affectée sera surement l’Ile de Apipé (Province de Corrientes). Coté Etat du Paraná, on a aussi pris les devants en ouvrant les vannes du barrage de Itaipu, et dû évacuer les rives paraguayennes.

Madame le Maire de l’ile d’Apipe, Monica Romero, a informé lundi (09 juin) à midi qu’ils étaient entrain d’évacuer les habitants de l’ile. « En ce moemnt, nous evacuosn presque toutes les familles et les naimaux, mais la plupart des habitants ne veulent aps partir ». L’année derniere (2013). L’Ile avait déjà connu une inondation violente qaund le barrage avait ouvert ses vannes sans aucun avis. 51 familles avaient perdu leurs maisons, et 300 personnes avaient du prendre des risques pour se sortir de cette situation. Cette fois ci le barrage de Yacyreta a diffusé l’information, amis on s’attend à une montée des eux bien plus importante. On s’attend a une inondation historique.

Dans la ville de Santa Fe, on estime que le pic des inondations arrivera seulement à la fin du mois de juin (2014). Le rio Paraná au niveau de la ville est déjà 40 cm au dessus de la normale. Hier (lundi 09 juin) on était déjà à 4,14 m, alors que pour un mois de juin on devrait etre à 3,76 m. Fin juin, on attend un pic autour de 5,30 m. La municipalité de la ville de Santa Fe se prépare déjà pour parer à toute inondation des quartiers les plus proches de la cote. 

 

Video : Le Casino flottant à la dérive. Lundi 09 juin 2014. 2 mn 18 s.

Le Parc d'Iguazu est rouvert ainsi que la Garganta del Diablo :

18 juin 2014  

Le parc à ce jour est rouvert. Seule la Garganta del Diablo est fermée est ceci pour plusieurs semaines ou même plusieurs mois. En effet sur les 99 portions de la passerelle menant a la « garganta », 83 ont été emportées par les eaux. Comme il faut une journée et demie pour remplacer une portion, il suffit de faire le compte ! La « Garganta » sera donc fermée aux touristes pour les vacances d’hiver 2014 (juillet-aout 2014). Pour voir la « Garganta » il suffit de la voir coté parc brésilien. De ce coté le point de vue est ouvert et n’a pas souffert de la montée des eaux !

23 décembre 2014 : 

Depuis le lundi 22 décembre 2014, les passerelles pour se rendre coté Argentine à la Garganta del Diablo sont de nouveau ouvertes. Bref la totalité du parc d’Iguazu est maintenant opérationnel !  Voila c’est dit ! Il était temps puisque les grandes vacances 2015 commencent et on attend les hordes d'Argentins et de Bresiliens pendant les deux mois d'été ! (Janvier et février). On se rassure, le parc va fonctionner a 100 % ! Lire article

A lire aussi dans le Petit Hergé : 

   

Partager cet article

Published by Le Petit Hergé - dans Actualité et société
commenter cet article
25 mai 2014 7 25 /05 /mai /2014 16:10

Mise à jour : 25 mai 2014. Catégorie : Actualité et Société 

L’Inde à Buenos Aires :

Savez vous qu’il y a des Indiens à Buenos Aires ? Je veux dire ceux qui viennent d’Inde ! Et de plus que ceux-ci se réunissent tous les samedis pour jouer à leur sport national : le cricket ! Ce matin dans le Clarin, un très bon article là dessus écrit par Nora Sanchez. Si le cricket est joué dans le pays dans les collèges d’origine britannique, il existe une exception, le « Club Caacupé Cricket » dont les joueurs sont tous des enfants de la villa 21 de Barracas à Buenos Aires. Ce projet a vu le jour en 2009 avec le soutien de Daniel Juárez, joueur au « Lomas Athletic Club ». Cette année ce projet a reçu un prix par le Conseil International du Cricket, qui a considéré que l’initiative représentait au mieux les valeurs et l’esprit de ce sport.

Revenons donc à l’article de ce matin sur les Indiens de Buenos Aires. Traduction Petit Hergé. Article original en rioplatense : Trajeron de India la pasión por el cricket

Photo : La star du cricket indien, Sachin Tendulkar.

Le cricket indien à Buenos Aires :

Ils ont laissé leur culture à des milliers de kilomètres pour venir travailler en Argentine. Ils sont arrivés au pays de la viande de bœuf, eux qui viennent du pays où la vache est sacrée. Leurs familles leur manquent, tout comme leurs langues et leur gastronomie. Mais si il y a bien une chose dont ils ne peuvent se passer, c’est bien de vivre sans le cricket, un sport qui est aussi populaire en Inde que le football en Argentine. C’est pour cela que quelques indiens installés à Buenos Aires ont pris pour habitude de se réunir tous les samedis pour y jouer sur la Plaza Francisco Seeber dans le quartier de Palermo. Juste en face de l’Ambassade des Etats Unis, ils organisent des matchs et surprennent les porteños par leur habilité à manier la batte    

Le cricket est un sport qui se joue avec des battes et une balle. Deux équipes de 11 joueurs chacune vont s’affronter. Le temps de la partie est illimité. Les règles du criquet ont donné naissance aux Etats Unis au baseball. Au cricket la batte est plate et il y a deux bases, une pour le lancé et l’autre pour la réception. C’est ainsi que chaque samedi, les indiens se donne rendez vous à l’angle de l’Avenida Libertador et de la Calle Kennedy et improvisent un terrain sur la place, ce qui rapidement attirent le regard des badauds

« Nous venons de villes du Bengale, ou de Madras ou d’Hyderabad, et la majorité d’entre nous n’est arrivé que depuis moins d’un an. Nous sommes tous spécialistes en système informatique. Dans ce pays la plus grosse des difficultés est la langue. Il n’y a aussi que très peu de plats végétariens et nous autres ne mangeons jamais de viande de bœuf. On va acheter nos produits du coté du Barrio Chino et nous nous préparons notre propre curry avec les épices que nous y achetons, parce qu’ici il n’y a rien de semblable. Par contre, ce qui me plait c’est la vie nocturne de Buenos Aires, parce que chez moi tout s’arrête vers 1h du matin !» explique en anglais Kumaresan Kanessen, un analyste programmateur de 28 ans qui travaille chez Cognizant Technology Solutions. Il est le responsable pour l'organisation du tournois chaque samedi sur la place qu’ils ont déjà baptisé de « Argentina Big Bash ».

« Sur la place, nous nous affrontons entre nous mais nous avons aussi formé une équipe qui se nomme les « Indian Eleven ». Nous jouons dans la « Argentina Cricket League » (N’oublions pas que l’Argentine a été profondément marquée à la fin du XIXème par tous les jeux venus avec les ouvriers britanniques, tel que le football, le rugby, le hockey sur gazon, … et le cricket), et nous sommes pour le moment 2éme dans la seconde division du pays. En Inde, le cricket génère la même passion que le football en Argentine. Mon pays est pour le moment champion du monde de ce sport et notre grand joueur, tout comme votre Messi, c’est le batteur déjà à la retraite Sachin Tendulkar. Ici on arrive à suivre les matchs que par internet » lamente Kanessen.

Tout à coup, un joueur vient de renvoyer la balle très loin et tout le monde applaudit très fort comme s’il venait de marquer un but au foot.

« En Inde, on ne s’intéresse pas trop au football, bien que quelques uns de mes amis sont « hinchas » de Boca ou de River. Moi, je ne suis partisan d’aucun club, mais pour le Mundial, je vais appuyer l’Argentine bien sur et aussi…l’Angleterre ! », assure Kanessen, sans se douter que sur une « cancha » les deux pays sont irrémédiablement rivaux et surtout adversaires irréconciliables. 

Quelques adresses utiles :

Le cricket argentin : A.C.A. Asociación Argentina de Cricket.

Sachez aussi que si vous vous intéressez à la culture indienne (d’Inde), tous les ans au mois de novembre se déroule le « Festival de la India ». Pour le prochain, ca sera le 6éme festival  du 21 au 28 novembre 2014.

 Pour ce qui est du cricket dans les villas miserias de Buenos Aires, excellent article du quotidien La Nacion datant du 06 mars 2011 : Cricket en la villa, una vía de integración.

 

A lire aussi dans le Patit Hergé :

      

Partager cet article

Published by Le Petit Hergé - dans Actualité et société
commenter cet article
24 mai 2014 6 24 /05 /mai /2014 16:55

Mise à jour : 24 mai 2014. Catégorie : Actualité et Société.

La Copa do Mundo do Brasil

Pour une fois passons la frontière et nous voila du coté brésilien, poussons un peu et positionnons nous du coté de Rio de Janeiro. OK, me direz vous, voila que ça recommence et qu’avec le Mundial qui approche nous voilà submergé d’infos sur le Brésil !  Amateur d’infos de tout poil et passant autant de temps sur internet qu’un moustique près d’une piscine, je suis encore étonné de voir sur les chaines étrangères (je parle de chaine étrangère tout ce qui n’est pas brésilien) des infos concernant toujours les mêmes sujets qui sont dans un ordre décroissant en fonction de l’intérêt du Bidochon parisiens ou genevois : les travaux du Mundial n’avance pas. Les ouvriers du Mundial sont en grève. Les Carioca sont contre le Mundial. Les prix de Rio sont insupportables pour la classe moyenne. Emeutes dans les favelas, les policiers se mettent en place pour la sécurité des visiteurs. Bref, comme toujours tout ce qui touche à la sécurité, à la peur, à la logique de « ça ne marche pas, et ils n’y arriveront pas » est très vendeur. Et le tout emballé pour nous faire sentir que finalement nous sommes mieux chez nous que là bas ! Bref il ne s’agit pas d’infos sur le Brésil mais de clichés racoleurs qui fonctionnent au poil pour le « Robert Bidochon » qui dort en nous !

La preuve, l’image ci jointe à l’article n’est là que pour vous avoir fait cliquer dessus et ça marche puisque vous lisez ces mots !

A se demander donc (autre sujet de discussion et d’article), si finalement lorsque vous chercher des infos, ce qui vous intéresse est de connaitre la vérité ou tout simplement de vous conforter dans le cliché que vous aviez déjà d’un endroit, d’une personne ou d’une idée ! Ah mortel, comme cheminement intellectuel ! 

Shakira hante mes cauchemars :

Alors si en ce matin ensoleillé je prends ma plume (ou plutôt mon clavier) ce n’est ni pour réagir à l’esprit Bidochon, ni me soucier de l’impact du Mundial, ni même pour la préoccupation de la classe moyenne carioaca de ne pas arriver à la fin du mois.

Le clash dans ma tête, c’est Shakira ! Sujet hautement bien plus intéressant ! Voila deux jours que je la vois partout (aussi dans mes rêves), car Radio, Télévision, campagne d’affichage pour vendre de tout et du n’importe quoi, car voyez vous, c’est elle qui lance la chanson du Mundial ! Ce n’est pas une mince chose !

Comme tout le monde sait, Shakira devait en effet figurer en pole position pour le Mundial Brésilien, puisqu’elle n’est pas Brésilienne mais Colombienne. On sent donc le lien logique. De plus sa superbe chanson composée par Sony Music (chez RCA) pour le Mundial se nomme « La. la, la ». Il faut dire que c’est elle à chaque fois qui fait le « tube du Mundial » sans qu’on ait à demander à d’autres de s’en occuper. Ca fait partie de la « Stratégie Mundial », en 2006 c’était "Hips don't lie" qu’elle interprétait elle-même et en 2010 c’était "Waka - waka" aussi avec la belle voix de Shakira. Donc je me doutais bien qu’une fois de plus la FIFA avait accordé les droits de l’album « Mundial FIFA 2014 » à Sony Music pour nous remettre (de force, sans lui demander son avis) la bonne vielle et increvable Shakira au travail pour son « la, la, la ». J’attends avec impatience ce que Sony va lui concocter pour 2018, 2022, 2026,….2080 !

Donc pour représenter le Mundial du Brésil, rien de mieux qu’une Colombienne qui chante et de plus en anglais, rien de plus « typique » pour passer brésilien. Il y a dans la musique quelques accents brésiliens dans les percussions, mais bon, c’est surement pour faire plus « local ».

Comme tout le monde sait, les Brésiliens ne sont pas du tout un peuple de danseurs, ni même festifs et encore très peu créatifs. D’où surement pour SONY l’obligation de faire chanter en anglais son « tube » par une artiste qui ne soit pas Brésilienne. Très peu de Brésiliennes dansent et savent chanter, c’est connu !

Voila donc aujourd’hui mon coup de gueule pour Sony, le Mundial, la FIFA et pour la pauvre Shakira qui peut être est la plus à plaindre puisque je pense qu’elle n'a pas eu du tout le choix, c’est « ou tu chantes ou tu changes de maison de disque ! »

Voilà, merci de m’avoir lu, j’ai pu me décharger et je me sens un peu plus léger !

O melhor funk de favela nunca vai acabar

Quand à la musique brésilienne, si on se fait un « petit aparté » pour terminer cet article, c’est de vous donne une info : « "Oui, des milliers de groupes existent à travers cet immense pays, et des nouveaux genres musicaux naissent tous les mois !". La musique Brésilienne c’est un univers à elle toute seule.

Un exemple, le funk brésilien né dans les favelas (de préférence celles de Rio) au début des années 2000 et qui depuis quelques années commence à envahir un peu tout le pays. La musique de pauvres sortant des bidonvilles, du rap à la brésilienne sur son minimaliste avec des clips à se ravir (sur  les clichés, mais je parle là de leurs clichés, donc de l’idée que les funkeiras et les funkeiros cariocas ont du succès social). Grosse voiture, rouge de préférence (Range Rover, ils adorent), du champagne (Chandon de préférence), les mecs costauds et imberbes (obligatoirement avec casquette et lunettes de soleil même s’il fait nuit), les minettes tout droit sorties d‘un film B porno local, avec danses des plus suggestives. Du grand art. On sent que de toute façon avant de faire de la musique ils devaient tous travailler dans un autre secteur, peut être la vente de caramel. Bref les mauvais garçons sont funk, les filles sont là pour exercer le plus vieux métier du monde et tout le monde est content dans une villa richement décoré d’une belle piscine (tout droit sortie d’une fête ménémiste des années 90)

2014  funk carioca mais tocados do momento

Allez je vous donne un petit aperçu de ce qui marche vraiment en ce moment a Rio : (et là on est dans le réel et le concret, pas dans le Rio à la Chantal Goya vue par les autres). C’est certain, c’est du trop dur (en musique, comme en image) Sony n’aurait pu prendre un de ces groupes pour le lancer sur le Mundial. Shakira c’est quand même bien plus …. Barbie pour Mr Bidonchon !

Vidéo : "Sarra Roça Roça" Mc FB sorti en février 2014. 5 mn 15 s.

Vidéo : MC Guime - "País do Futebol" MC Guime sorti  en novembre 2013. 4 mn 27 s.

Vidéo : "Coração de Ouro" MC Smith sorti en janvier 2014. 8 mn 43 s.

Vidéo : "Aquecimento das Maravilhas" Bonde das Maravilhas sorti en février 2013. 2 mn 45 s.

A lire aussi dans le Petit Hergé :

   

Partager cet article

Published by Le Petit Hergé - dans Actualité et société
commenter cet article
23 mai 2014 5 23 /05 /mai /2014 13:44

Mise à jour : 23 mai 2014. Catégorie : Actualité et Société.

Premières neiges à Tafi del Valle :

Il n’y a plus de doute, l’hiver approche à grands pas en Argentine (nous sommes encore officiellement en automne). Le froid se fait sentir en plaine (dont Buenos Aires et la pampa), mais dès que l’altitude s’élève, l’hiver s’installe avec neige et vent froid. C’est le cas dans le NOA et plus spécialement sur les hauteurs de Tucuman. Voila les premières photos de la veille (22 mai) et de ce matin (23 mais 2014) avec quelques vues de la région de Tafi del Valle. A tous ceux qui se préparent à visiter le Nord Ouest Argentin, emmitouflez vous !  Préparez les gants pour bataille de boules de neiges et  installation de bonhomme de neige de rigueur !

Il ne faut tout de même pas encore s’alarmer, ce n’est que la première neige de saison, de quoi juste faire de belles photos ! Premiers flocons hier 22 mai à 14h15 sur la route 307 entre le km 66 et 87 ! Normal, nous sommes déjà à 2000 m d’altitude !

Les habitants de la ville de Tucuman, vont surement profiter des premières neiges pour aller ce weekend à Tafi del Valle se promener.

Bon hiver ! 

Photo : Au petit matin du vendredi 23 mai 2014. En bas Tafi del Valle sous la neige. Il neige depuis hier après midi. 

A lire aussi sur le Petit Hergé :

   

 

Partager cet article

Published by Le Petit Hergé - dans Actualité et société
commenter cet article
30 mars 2014 7 30 /03 /mars /2014 16:34

Mise à jour : 30 mars 2014. Catégorie : Actualité et Société.

nullLes cartoneros de Buenos Aires :

 

Vous avez sûrement dû les voir la journée ou le soir dans les rues de Buenos Aires, poussant leurs « carritos » remplis de carton, papier, alu, plastique et autres éléments récoltés le long des rues de la capitale, je parle des « Cartoneros ». Depuis la crise de 2001-2002, on les a vu un jour venir du « Conurbano » (La banlieue) ou de certaines villas miseria de Buenos Aires pour envahir les rues une fois les magasins fermés pour récolter tout ce qui pouvait se vendre. Ils se sont au fil des années regroupés, découpés la ville, mis au point un ramassage par secteur ou par matière et puis se donner rendez vous chaque nuit au même point de ralliement pour vendre leur récolte en pleine nuit à des camions venus d’un autre temps (et souvent avec plusieurs millions de km aux compteurs). Ces camions leur rachètent leurs kilos de cartons et de papiers pour les revendre à nouveau à d’autres récupérateurs qui finalement participent au recyclage de toutes ces matières. Vers 2005-2007, le nombre de cartoneros a diminué mais voila que depuis quelques années, en raison du manque de travail, mais aussi du boom sur la valeur du carton, ce négoce redevient rentables, et les cartoneros sont a chaque fois plus nombreux, On estime aujourd’hui qu’à Buenos Aires, 8.000 cartoneros travaillent quotidiennement chaque soir.

 Vidéo : Los cartoneros de Buenos Aires. (2011) 13 mn 33 s.

nullDe quoi gagner pour pouvoir manger : 

 

“Hay muchos más cartoneros por la crisis, pero también porque subieron los precios” Il y a beaucoup plus de cartoneros en raison de la crise mais aussi parce que les prix (des matières) montent, assure Lionel Robles, un « recuperador urbano » de la coopérative El Pueblito, comme on dit officiellement quand on est gêné d’employer le mot de cartonero. « Le travail, il y en a moins, et en plus, nombreux sont ceux qui travaillent encore comme maçon ou dans le bâtiment, ou font quelques « changas » (des petits boulots), mais laissent tout pour « cartonear » (ramasser des cartons), car sortir pour récolter dans la rue même pour la première fois va quand même gagner suffisamment pour se payer à manger"

nullAugmentation du prix du papier :

 

Le prix du papier pousse le phénomène. En seulement 3 mois (décembre 2013-février 2014), le papier a pris + 50 %. Et depuis juin 2013 : + 250 % !!! Aujourd’hui les cartoneros peuvent vendre un kilo de papier ou de carton à 2,50 ARS si il est déjà trié, en lot et attaché, ou à 1,70 ARS si il n’est pas trié. En décembre 2013, le kilo n’étais qu’á 1,60 ARS et 1,10 ARS, et en juin 2013 à 1,10 ARS et 0,50 ARS. Quant au kg de plastique il est aujourd’hui à 1,20 ARS si il est sale et à 2 ARS si il est lavé, soit aussi une augmentation de 40 à 50 % en 3 mois.

La valeur des matériaux est fixée en fonction de l’offre et de la demande

 

“Il y a plus de cartoneros », soutient Agustin Casal, directeur général de « Reciclado del Ministerio de Espacio Público de la Ciudad ». En raison de la crise que traverse l’Argentine, la consommation a baissé et il y a moins de papiers et de cartons parmi les matériaux recyclables, donc le prix au marché s’élève ! En même temps, en raison de l’inflation, les cartoneros viennent plus dans Buenos Aires intra muros et travaillent plus pour gagner plus pour obtenir de quoi vivre. Il y a donc de nouveaux cartoneros et ceux qui venaient déjà viennent maintenant avec leurs familles pour leur donner un coup de main »

La majorité des cartoneros viennent de la petite couronne de la banlieue. Certains restent sur Buenos Aires pendant la semaine, ils campent a même dans la rue ou sous les autoroutes et rentrent chez eux les samedis et dimanches. Il y aussi des cartoneros qui vivent dans les villas miserias de Buenos Aires même et qui rentrent donc chez eux tous les soirs.

« Tous les étés, les prix du papier et du carton baissent, et pour cela on voit bien moins de cartoneros, mais quand les prix montent, on peut voir deux a trois fois plus de cartoneros » explique Rafael Nejamkis, de la « Cooperativa El Amanecer de los Cartoneros del Movimiento de Trabajadores Excluidos (MTE »). On explique aussi l’augmentation du prix du papier à recycler par l’ouverture d’une nouvelle « papelera » (Usine à papier) qui a commencé a demander des vieux papiers, et parce qu’il y a des blocages par le gouvernement de toute importation de papier. Les « Papeleras » doivent donc produire suffisamment pour l’ensemble du marché national et cela passe donc par une demande accrue pour le recyclage.

 

Quand un Cartonero gagne 50 % de plus qu’un instituteur :

 

La totalité des cartoneros qui sillonnent la 

ville récupèrent en moyenne 5.000 tonnes par mois. Dernier chiffres, février 2014 : 4.698 tonnes. Le chiffre est exact puisqu’on connait les tonnes que les « papeleras » leur ont achetées. On estime qu’un cartoneros qui débute touche 50 ARS par jour. Les plus anciens dans le domaine savent qu’il vaut mieux se mettre directement d’accord avec une fabrique, un commerce ou une entreprise au lieu de faire les poubelles, pour récupérer directement plus de quantités et surtout des cartons et des papiers propres. Ceux là peuvent gagner 1500 ARS par semaine (soit 6.000 ARS au mois).

Quand on sait qu’un instituteur débute dans la province de Buenos Aires avec un salaire de 4.544 ARS par mois (après l’augmentation de salaire qui vient d’être accepté avant-hier (28/03/04) par le gouvernement de la province de Buenos Aires), on se demande pourquoi son ambition ne se serait pas de devenir cartonero !

Site web sur des temoignages de Cartoneros : Cartoneros. Imágenes y testimonios - Taringa!

Lexique lunfardo :

 

Lunfardo : masc. Argot ou langue parlée non académique à Buenos Aires. Langue de la rue, qui sans être pour autant vulgaire est aujourd’hui employée à différents niveaux souvent par toutes les classes sociales de la ville.

Cartonero : masc (fem : cartonera) Personne qui ramasse du carton, papier et tous autres éléments recyclables dans la rue pour le revendre et en tirer un moyen de subsistance.

Cartonear : verbe. Action de ramasser des objets recyclables.

Carrito : masc. Dépôt à roulette recueillant les objets trouvés par le cartonero qui s’est agrandit au fil des années. Dans les années 2000, souvent un simple « caddy », aujourd’hui souvent une charrette à bras, à vélo, et même à cheval dans les banlieues de Buenos Aires.

Conurbano : masc. Terme désignant la banlieue d’une grande ville. On parlera donc du Conurbano de Buenos Aires, de Rosario ou de Cordoba.

Changa : fem (souvent employé au pluriel : changas) Petit travail circonstanciel qui permet de ramasser un peu d’argent.

Changar : verbe. Travailler de petits boulots. On peut dire aussi « Hacer changas ».

Villa Miseria : fem. Bidonville, zone marginale à l’urbanisme incontrôlé. Voir aussi : Villas Miserias.

Villero : masc. (fem : Villera) Habitant de la villa miseria. Aussi adjectif. Par ex : Musique villera. 

 

Vidéo : "Cartonero" du groupe Attaque 77. (2007) 3 mn 41 s.

A lire aussi dans le Petit Hergé :

     

Partager cet article

Published by Le Petit Hergé - dans Actualité et société
commenter cet article
28 mars 2014 5 28 /03 /mars /2014 19:31

Mise à jour : 28 mars 2014. Catégorie : Actualité et Société.

Petite augmentation de 406% sur l’eau et de 284 % sur le gaz :

 

Ah, je viens de me lever ce matin et j’achète le Clarin (comme tout bon porteño, donc antikirchnériste qui aime lire) et voila que la nouvelle tombe entre mes doigt, de quoi me faire avaler de travers le café que j’avançais à mes lèvres !

De 170 % à 406 % d’augmentation sur les factures d’eau à partir du 1er mars dernier.  La décision est rétroactive, donc la bonne surprise est double. Encore heureux qu’ils n’aient pas décidé d’appliquer cette augmentation rétroactivement depuis le 1er janvier 2014 ou même 2004 ! Et augmentation de 100 % à 284 % sur le gaz (aussi depuis le 1er mars dernier).

Plus on habite dans un quartier riche, plus l’augmentation est importante !

Attention à vous européens qui venaient vous installer à Buenos Aires ou en banlieue, le quartier a de l’importance, vous traversez une avenue, vous changez de quartier et le gaz, l’eau et l’électricité doublent ou triplent ! On comprendra pourquoi aller dans un resto de Puerto Madero coute aussi cher ! 

Vidéo d’hier soir (27 mars 2014) sur canal C5N qui est proche du gouvernement, malaise des journalistes pour commenter la nouvelle.

Celui qui est assis explique que ce n’est pas grave, il suffit de réduire de 20 % sa consommation pour s’en sortir. Qu’il n’y  a pas d’augmentation mais une suppression de l’aide de l’Etat. A ce moment là (2 mn 28s), le journaliste qui est debout se permet de poser la question de savoir si l’Etat qui a un jour mis en place une aide pour les argentins a le droit de l’annuler. Et dans ce cas, pourquoi croire en une toute nouvelle aide qui viendrait se mettre en place ! (On sent que la porte n’est plus loin pour ce journaliste !).

Quand a moi, j'ai décidé de ne plus me doucher les lundis et mardis, de ne plus utiliser l'electricité les mercredis, de ne pas tirer la chasse d'eau les jeudis, de fermer le gaz les vendredis pour me doucher à l'eau froide, et d'aller au restaurants le week end pour ne pas avoir à cuire ma gamelle et à faire la vaisselle. J'arrive enfin a -20 % sur ma consommation.

Il n’y a pas d’augmentation mais une "redistribution des aides" :

 

Bref, le gouvernement enlève les « subsidios » (aides) qui étaient faits depuis la nuit des temps (2003) aux porteños et aux banlieusards pour avoir des factures sous évaluées par rapport à la véritable valeur du m3 de gaz et d’eau. Un coup pied pour écraser une aide, qui même s’il ne dérange pas trop les fortunés de la ville de Buenos Aires, sera plutôt mal ressenti par les autres (les autres représentent  94 % de la population). On fait les compte, ça va dégager 5 à 13 milliards de pesos de plus pour le gouvernement.

Officiellement il n’y a donc pas d’augmentation des tarifs, mais un resserrement des aides ! Le gouvernement a même déclaré ce matin que les augmentations sont insignifiantes !  A se tordre de rire (de douleurs). En tout cas, une fois de plus, pour la classe moyenne ça revient au même !

Pour ceux qui veulent en savoir plus :

 - http://www.ieco.clarin.com/economia/quita-subsidios-fuerte-suba-agua_0_1109889028.htm

 - http://www.clarin.com/politica/tarifas-agua-aumentaran-barrio_0_1109889031.html

 

 A lire aussi dans le Petit Hergé :

        

Partager cet article

Published by Le Petit Hergé - dans Actualité et société
commenter cet article
7 janvier 2014 2 07 /01 /janvier /2014 22:00

Mise à jour : 07 janvier 2014. Catégorie : Actualité et Société.

null

Dimanche 05 janvier 2014 - Dakar 2014 - Etape 1/13

Rosario - San Luis 

 

Ca y est, ils sont lancés les fous du volant (et du guidon). 6ème Dakar en Amérique du sud et cette fois ci on débute par l’Argentine et par la ville de Rosario. Un départ plus que symbolique, puisque les concurrents n’affrontaient aucune étape spéciale dans la province de Santa Fe mais attendaient l’après midi pour entrer dans la province de Cordoba et débuter la petite spéciale de 180 km dans le sud de la sierra de Cordoba, juste après Rio Tercero. Une habitude dans le Dakar de débuter mollement la première spéciale, histoire de tester le matériel nouveau, d’échauffer un peu les esprits, juste de quoi voir si les têtes de listes de l’année antérieure sont encore une fois au rendez vous. Coté pilotes, on le sait alors certains roulent uniquement pour roder les engins et d’autres essayent de pousser une peu plus fort, des fois qu’ils puissent en cette première journée faire parler d’eux et gagner au moins une fois une étape !

Parcours sinueux, du faux plat qui monte crescendo, pour finalement monter pour de bon dans les 50 derniers km. On passe tout de même de 400 m d’altitude pour ensuite arriver au dessus des 2.000 km. Pas mal de passages à gués, de quoi se rafraichir en passant et éclabousser les cordobeses mis en mal par la chaleur caniculaire. Tout le monde y trouve son compte. Musclé, physique, court, mais certains concurrents avaient sous estimé la difficulté du jour. Pas de hors piste, mais de la route de ripio, pour ne pas dire du chemin de ripio, facile pour les motos et les quads, bien que ca dérapait fort dans certaines courbes bien fermées, mais pour les autos et camions, bien plus délicats et il fallait jouer en finesse, pas mal de voiture ont terminé dans le talus perdant de précieuses secondes à se remettre dans le droit chemin.

La fin de journée reliait l’arrivée de la spéciale à la ville de San Luis, ou le public avide d’émotions attendait tous les concurrents à Potrero de los Funes.

Vidéo : Etape 1 du Dakar 2014. Résumé de l'étape Rosario - San Luis. Auto-Moto (En français)

Image ASO. 04 mn 12 s.

 

Vidéo : Etape 1 du Dakar 2014. Résumé de l'étape Rosario - San Luis. Quad-Camion (En français)

Image ASO. 02 mn 40 s.

null

Coté Moto :

 Les meilleurs de l’année précédente sont au rendez vous. Tout d’abord l’espagnol Barreda Bort. Un autre espagnol Marc Coma, qui dut en 2013 déclarer forfait, se rattrape cette fois ci et arrive juste derrière. Donc deux espagnols aux deux premières places. On attendait aussi aujourd’hui le vainqueur le français Cyril Despres, il ne s’est peut etre pas donner à 100% mais il monte tout de même sur le podium avec sa troisième place et 1 mn 40 s ne sont rien à rattraper les prochains jours. Une petite chute pour Olivier Pain sans gravité, mais toujours aussi spectaculaire pour un Dakar.

Photo : Joan Barreda Bort.

Vidéo : Etape 1 du Dakar 2014. La chute de Joan Barreda Bart. 

Image ASO. 04 mn 12 s.

Vidéo : Le Dakar avec des mots.

 Image ASO. 02 mn 34 s.

null

Coté Quad :

Il s’est fait critiquer Marcos Patronelli, le vainqueur de 2013, ni par les medias, ni par les autres participants et encore moins par les meutes de supporters argentins, mais tout simplement par sa famille. Car « Les Patronelli » sont à la tête d’une grosse entreprise familiale de remorques de camion et aussi d’un concessionnaire Yamaha, Alors lorqu’il s’entraine pour le Dakar, il n’est pas souvent à la boutique. Il a faillit même cette année ne pas participer. Il est pourtant la encore une fois pour une nouvelle course de 2 semaines, et si il n a plus rien à prouver on se demande alors pourquoi il participe encore ! Car il gagne toujours tout avec son Raptor 700 ! Petit défis pour lui, il n a pas réussi à trouver les pneumatiques qu’il préfère les Maxxis alors il participe avec d’autres qu’il n’aime qu’à moitié.

En cette première étape, les sud américains mènent la danse (comme les autres années), le chilien Casale arrive premier suivi donc de l’Argentin Patronelli et d’un autre Argentin Bonetto.

null

null

Etape 1 : Parcours et profil de l'étape.

null

Coté Auto :

Surprise pour cette première étape, le « Poulidor » du Rallye, je parle du portugais Sousa, celui qui est toujours dans le tableau final mais qui ne gagne jamais rien, arrive enfin à gagner une étape ! La dernière fois c’était lors du Dakar 2007 ! Bien joué aussi pour Terranova, le chouchou des argentins, qui aussi lors des rallyes précédents étaient toujours sur les talons des meilleurs sans arriver a s¡imposer est cette fois arrivé second de l’étape. Pour le gagnant du Dakar 2013, le français Peterhansel, une très mauvaise journée, une crevaison et c’est 4 minutes de perdu sur le portugais. Pas très grave tout de même pour le français, 4 minutes ne sont rien sur la longueur des 12 autres étapes qui l’attendent. Le plus poisseux de tous, certainement Ginel Devilliers qui lui a du s’arrêter sur le bord du chemin pour réparer ….. et perdre un quart d’heure, le voila au fond du classement général ! Et puis quelques accrochages verbaux à l’arrivée entre Carlos Sainz et Nani Roma (espagnols tous les deux, mais pas dans la même écurie), le second reprochant au premier « J’ai roulé derrière toi sur 60 km pourquoi tu ne m’as pas laissé passé ? ». Ca manque de Fair play ! Coté guigne totale, ce fut pour Gordon et son énorme Hammer, il a perdu tout d’abord son capot arrière qui s’est envolé, puis son moteur a surchauffé, il a fallut qu’il freine son allure, et enfin ce fut le calage total, et c’est avec l’aide du Hongrois Sebastien Sandor qui le Hammer remorqué à passer la ligne d’arrivée. Pour Gordon, c’est dur, il est arrivé avec plus de 2 heures et demi de retard ! Son Dakar serait il déjà fini ?

Erreur stupide aussi pour l’italien Michele Cinoto (#412), au lieu de faire le plein avec du gasoil il a mis du super. Il a décidé de se retirer de la course le soir même ! Un des premiers abandons !

Autre malchance, un sandwich qui passe mal (et surtout très mal) et voila que pour l’équipage du Mini (#330) ca devient l’enfer et surtout pour l’Argentin Perez Companc. Il n’y a pas à dire, le Dakar c’est aussi des fois des petits détails qui remettent tout en jeu !

Photo : Sousa.

Vidéo : Etape 1 du Dakar 2014.

Equipe Eurol VEKA MAN Rally Team. 4 mn 52 s.(en neerlandais)

Vidéo : Etape 1 du Dakar 2014.

Equipe CF Daf Schoonesdakar. 4 mn 52 s.(en neerlandais)

 

null

Coté Camion :

 

Voila encore un affrontement prévisible cette année aussi entre les quatre grosses écuries, je parle de Iveco, Man, Tatra et Kamaz. Coté nationalité, les trois les plus représentées derrière les volants sont les russes, tchèques et néerlandais ! Pas de quartier pour les monstres,  c’est un combat pur et dur et celui-ci a commencé aujourd’hui ! Première étape et c’est déjà la première victoire de Mardeev sur Kamaz ! Mardeev avait déjà terminé second au général l’année dernière ! Au 3 première place aujourd’hui, Mardeev, Loprais et Van Vliet, déjà les habitués !

Photo : Mardeev sur Kamaz.

 

Tous les articles du Dakar 2014 dans le Petit Hergé :

   null

 null   

  null 

Partager cet article

Published by Le Petit Hergé - dans Actualité et société
commenter cet article
24 juillet 2012 2 24 /07 /juillet /2012 19:00

Mise à jour : 23 juillet 2012.

nullLa dévaluation du peso argentin :

Ce qui devait arriver, est arrivé ! On le savait déjà depuis longtemps et plus personne ne doutait de cette possibilité, seule inconnue au tableau, la date de cette débâcle.

Je parle de la dévaluation du peso argentin face à toutes les autres monnaies dont le dollar et l’euro.

Dans cette Argentine qui connait déjà depuis 2007, une inflation galopante qui dépasse depuis les 12 derniers mois 25 % dans une monnaie qui par décision politique du gouvernement argentin refuse absolument de dévaluer, on ne peut pas tenir très longtemps.

nullArgentine, médaille d’argent 2011 de l’inflation :

En 2011, l’Argentine a eu la médaille d’argent des pays ou l’inflation a été la plus forte (après la Biélorussie), mais tout de même devant le Venezuela, ce qui est déjà un exploit. Les chiffres de 2011 restent flous, on parle suivant les estimations d’instituts économiques privés d’une inflation comprises entre 25 et 35 %.

(Source : http://www.ambito.com/noticia.asp?id=603139)

Quand un pays connaît une inflation de 35%, il faut en même temps dévaluer d’autant pour pouvoir, à la fois garder la rentabilité dans la production nationale et de quoi pouvoir exporter en usd ou en euros aux même prix sans que les autres pays prennent des parts de marchés. Si les exportations sont freinées, la production s’affaiblie, et bien entendu si la production baisse, les entreprises commencent à mettre leurs employés en chômage technique pour quelques temps, avant de se demander si la meilleure solution serait de fermer tout simplement l’usine ou l’entreprise.

Photo : Bien souvent on ne change meme plus les affiches et les étiquettes, seul un sticker remplace le nouveau prix !

nullManque de compétitivité, et augmentation des importations :

Dans le même temps, produire cher dans le pays c’est aussi laisser la porte ouverte à l’importation de mêmes produits venant de l’étranger. Il y a bien sur des taxes d’importation qui changent en fonction de l’humeur de notre présidente Cristina Kirchner, et qui peuvent tenir quelques temps face aux produits chinois. Mais le problème vient du Brésil, qui, comme tout le monde sait, fait partie comme nous (Argentine) du Mercosur. Et le Mercosur existe et a été créé justement pour pouvoir échanger librement (et donc sans taxes) des produits avec nos voisins ! Le Brésil c’est tout de même plus de 50% des exportations argentines et plus de 50% de nos achats à l’étranger. En un mot, presque tout va au Brésil et vient du Brésil (comme aussi la provenance des touristes étrangers, les brésiliens représentant la moitié du tourisme international en Argentine).

Infographie : Entre 2011 et 2010, L'Argentine, le pays au plus fort taux d'inflation en USD de toute l'Amerique.

Video : Emission du Journaliste Lanata passant tous les dimanches soirs sur Canal 13. Emission du 08 juillet 2012. Virulent opposant au gouvernement actuel de Cristina Kirchner, il n'hesite jamais à mettre les pieds dans le plat et a mettre le doigt là ou ça fait mal.

Il y aurait eu uniquement en juin 2012, une inflation de 9,3 % sur les produits basiques. 21,2 % d'inflation depuis le 1er janvier 2012. 31,92 % d'augmentation depuis les 12 derniers mois (sur une liste de 500 produits d'usage courant). Ces chiffres sont tous 3 fois supérieurs aux chiffres d'inflation publiés par le gouvernement via l'INDEC.

Toujours d'après le gouvernement, il y aurait en Argentine : 2.600.000 pauvres (6% des 40 millions d'habitants), mais en se basant sur les chiffres réels de l'inflation des associations de consommateurs, on arrive a determiner qu'il y a 9.800.000 pauvres en Argentine (près du quart de la population).

L'activité économique du pays a chuté sur les 12 derniers mois : Construction -8,8%, Industrie -4,5%, exportation -7%, Importation -5%.

03 mn : Les associations (Indice Bariales de Precios) qui font le tour régulierement des commerces pour obtenir l'inflation réelle. Depuis mars, avril 2012, l'inflation se fait plus forte.

 

nullIsolement international de l’Argentine

Si il est plus facile de fermer la porte au container chinois et thaïlandais, il est déjà plus difficile d’expliquer à la présidente brésilienne Dilma Rouseff, qu’on ne veut plus de ses produits mais que par contre on veut toujours exporter nos produits argentins chez eux !  Vous pouvez imaginer depuis 2010, qu'un climat plus qu’orageux existe entre les deux pays, et les rencontres bilatérales se font maintenant que par ministres interposés ou même par sous secrétaires afin de régler uniquement des problèmes d’ordre technique. Les relations internationales du gouvernement de Cristina Kirchner sont au point mort avec le Brésil, l’Uruguay, Le Chili, La Colombie, le Mexique, l’Amérique Centrale, le Canada, les Etats-Unis, l’Afrique du Sud, l’Espagne (depuis l’affaire YPF, les pires relations depuis peut être deux siècles), l’Italie, la Grande Bretagne (comme toujours), mais aussi l’Allemagne, la France, ……… bref pour faire plus simple… tous ! Sauf,  les quelques pays « frères » qui ont aussi à leur tête des présidents aussi démocratiques en matière de liberté d’expression, économiques et politiques que Chavez pour le Venezuela, Corea pour l’Equateur et Morales pour la Bolivie. Les 3 seuls pays amis de l’Argentine au monde dans la nébuleuse kirchnériste.

Photo : Manque de crédibilité du gouvernement argentin à l'International. L'Argentine plus isolée que jamais !

nullMaquillage des chiffres économiques par le gouvernement argentin :

Le problème (s’il y en avait qu'un seul) c’est que le gouvernement argentin depuis 2007, à travers l’INDEC (équivalent de l’INSEE pour la France) publie des chiffres d’un « pays où tout va bien », tellement faux et magouillés, que même l’ONU et les autres grandes institutions internationales ne les suivent plus. Donc si on se reporte aux chiffres officiels de l’INDEC, les prix sont presque stabilisés (pas plus de 8,9% d’inflation pour 2011), les salaires ont été augmenté entre 10 et 15% donc avec une inflation à 8,9%, il est sur alors que le pouvoir d’achat augmente et que la pauvreté recule. Bref uniquement en publiant des chiffres faux sur l’inflation, toutes les autres données deviennent angéliques et nous montrent que l’Argentine ne s’est jamais mieux porté dans son histoire qu’en 2012 ! C’est ce que Cristina Kirchner appelle le « Modèle ».

Droite dans ses bottes, si il n’y a pas d’inflation, pourquoi dévaluer ? Voilà donc que le pays, depuis 2007, s’enfonce dans les abimes des chiffres économiques (uniquement tiré par le haut par les très bons chiffres du prix international du soja qui s’envole).

La plus grosse coupure de pesos argentins et le billet de 100 ARS, tout le monde voudrait en avoir de 200 ou même de 500 ARS, mais imprimer des grosses coupures c’est aussi reconnaître qu’il y a de l’inflation, alors on ne le fait pas.

Infographie : L'economie dans le rouge depuis février 2012. Le peso officiel qui ne veut pas dévaluer, rend la production argentine trop chere a l'export.  

nullLorsque l’inflation des produits de premières nécessités double en dollar en 4 ans !

Les argentins étant loin d’être stupides et connaissant tous les 10 ans une bonne crise (d’un niveau que même l’Europe n’a jamais connu pour le moment, à part l’Allemagne d’avant guerre), ont pris donc l’habitude chaque mois de convertir rapidement sa liasse de billets de 100 pesos en usd ou en euros pour les mettre dans un coffre fort en banque (ou même à la maison, on est trop habitué à connaître des banques qui sautent ici). Il est certain que de voir affluer des centaines de milliers d’argentins chaque mois au casas de cambio de la calle Sarmiento de la city porteña n’arrange pas non plus la cotation du peso argentin.

En novembre 2007 : 1 USD = 3,12 ARS, en novembre 2008 : 1 USD = 3,30 ARS, en novembre 2009 : 1 USD = 3,81 ARS, en novembre 2010 : 1 USD = 3,95 ARS, en novembre 2011 : 1 USD = 4,25 ARS. Bref le dollar a pris + 36% alors que les prix en pesos dans les magasins ont pris réellement + 182% (source : http://www.inflacionverdadera.com/). Un rapide calcul fait apparaître que les prix en usd ont pris tout de même + 107% d’inflation en Argentine entre le 1er novembre 2007 et aujourd’hui (juillet 2012).

Photo : Quand l'annonce de ne pas augmenter les prix devient un argument commercial !

Video : (Juin 2012) .

Le 31 octobre 2011 : Les argentins ont le droit d'acheter des dollars uniquement à hauteur de 40 % de leurs salaires déclarés.

Le 25 janvier 2012 : Le gouvernement promet un dollar stable pour toute l'année 2012.

Le 09 mai 2012 : Les argentins ont le droit d'acheter des dollars uniquement à hauteur de 25% de leurs salaires déclarés.

A partir de juin 2012, il est pratiquement impossible d'acheter des dollars et des devises etrangeres legalement... reste le marché illegal.

Les porteños de la calle Florida donnent leurs avis ! 

nullBlocage du change en novembre 2011 :

 

Voilà donc que le 1er novembre 2011, pour arrêter l’hémorragie des retraits des dollars des comptes argentins, mais surtout du change systématique des pesos argentins dans les autres devises, Cristina Kirchner commence à mettre des barrières pour compliquer (pour ne pas dire bloquer) le change. Tout argentin voulant acheter des euros, dollars et autres devises, doit tout d’abord demander une autorisation à l’AFIP (fisc argentin), ce dernier vérifie si la personne a vraiment les moyens de pouvoir se retrouver en possession des pesos qu’il a en main avant de vouloir les changer ! Il est certain que cette décision a stoppé du jour au lendemain toute envie de faire du change. Un bon tiers des argentins travaillant déjà au noir, et ne déclarant pas de revenu à l’Etat se trouvaient déjà donc dans l’incapacité d’obtenir le visa de l’AFIP. Quand au deux autres tiers d’argentins travaillant de manière déclarée mais bien entendu (sport national oblige) sous déclarant ses propres revenus avaient toutes les bonnes raisons de penser que d’aller changer l’équivalent de 100 usd ou de 100 euros, pourraient conduire l’AFIP à mettre son nez dans leurs niveaux de vie. Du jour au lendemain, plus un seul argentin, va dans une casa de cambio pour faire du change, celles-ci étaient alors uniquement encore fréquentées par les touristes cherchant des pesos.

Photo : A partir de novembre 2011, les argentin ne pouvaient plus changer de l'argent, uniquement pour les touristes étrangers.

nullNaissance du change parallèle, dit « Dolar Blue » (ou dollar ou euro bleu) :

 

Comme le change « légal » ne peut plus avoir lieu, le gouvernement pousse ainsi les argentins à se tourner vers le change « illégal ». Car à ne plus vouloir changer de pesos, Cristina Kirchner inquiète encore plus ses compatriotes qui se méfient encore plus de leur propre monnaie. C’est alors la naissance du change « parallèle » qui se developpe dans ce qui se nomme ici les « cuevas » (les endroits dans lesquels on sait que l’on change sous le manteau des pesos contre des usd et des euros), ou les « arbolitos » (les rabatteurs se trouvant dans les rues du centre et qui souvent changent directement ou rabattent vers les « cuevas »).  C’est donc ces mafias qui remercient le gouvernement d’avoir depuis le 1er novembre 2011 de nouvelles sources de revenus, puisque vous imaginez bien que d’un coup, le dollar parallèle se détache du cours légal du dollar pour s’envoler !

Si le change dans le sens pesos vers dollar (ou euros) est totalement stoppé (même pour les touristes), dans ce premier temps (novembre 2011-mai 2012), le dollar parallèle (et donc l’euro parallèle) se détache que très peu de ce que l’on donne dans les casas officielle de cambio (uniquement dans le sens dollar vers pesos). C’est pour cela que pour les touristes, je recommandais à cette époque d’aller encore à Banco Nacion pour aller changer leurs euros en pesos. Mais depuis le 1er juin 2012, le cours s’est tellement détaché du cours officiel, qu’il serait dommage (même pour un touriste) de ne pas profiter de la situation pour aller changer ces devises au cours parallèle qui de jour en jour permet de se rendre compte que le peso dévalue fortement.

Entre temps, les casas de cambio du centre ferment les unes apres les autres, car meme les touristes n'y vont plus !

nullDepuis le 1er juin 2012, faire du change parallèle, devient recommandable même pour un touriste :

 

Toujours difficile de conseiller par internet un touriste qui vient pour la première fois dans le pays et de lui expliquer comment changer ses euros au marché parallèle sans se faire avoir. Comme tout ce marché est aux mains des mafias, sans vouloir pour autant exagérer la situation, vous pouvez comprendre que tout peut être possible (arnaque, faux billets, vols etc….).

Donc si vous avez déjà une certaine accoutumance aux mœurs latino-américaines concernant les changes parallèles vous serez déjà plus à l’aise. (A Cuba, au Venezuela, existent déjà des changes parallèles).

Le principe le plus prudent serait de faire du change à des personnes que vous connaissez déjà (un peu facile à dire lorsqu’on débarque pour la première fois à Buenos Aires). Mais peut être la personne qui vous loge, ou le concierge de l’hôtel, si eux ne changent, ils connaissent forcement quelqu‘un qui connaît quelqu’un qui fait du change… etc…. Au bout de quelques jours vous aurez déjà les habitudes de base et vous saurez déjà changer là où il faut !

Comme le change évolue tous les jours, changez uniquement vos euros dont vous avez besoin pour une période assez courte (quelques jours, voir pour une semaine). Vous comprendrez que je ne peux pas ici vous donner la liste des meilleures cuevas de Buenos Aires, mais n’hésitez pas à prendre contact avec moi pour avoir des renseignements : petitherge@hotmail.com

Video : Une vision de CNN en espagnol : Les étatsuniens essayent de comprendre ce qui se passent à Buenos Aires !

La semaine du 16 juillet ou le dollar est arrivé dans certaines cuevas à 6,90 ARS, depuis, il est redescendu.

L'exemple du journaliste qui explique que les argentins pour voyager doivent demander une autorisartion au fisc pour acheter des dollars, et que pour un voyage de 3 semaines en Europe, un argentin n'a eu le droit d'acheter que 500 usd.   

nullQuel est le cours de l’euro parallèle :

 

Plus vous changez une somme importante en une fois, plus il vous est facile d’avoir un cours supérieur et avoir plus de pesos pour la même somme en euros. Un « arbolito » donne moins (puisqu’il prendra une commission), une « cueva » donnera plus. Plus le risque est élevé, plus on vous donnera plus. Donc peut être éliminer les cuevas trop incertaines pour se refugier sur des cuevas « pères de famille ». De toute façon, on vous donnera bien plus de pesos que dans une casa de cambio. Commencez par y changer un billet de 100 euros ou de 50 euros, et puis ensuite vous verrez comment ca se passe.

De toute façon, les casas de cambio de l’aéroport d’Ezeiza sont totalement à exclure :

Des trois existantes sur place, Banco Nacion vous donnera le plus, et Global Exchange vous donnera le moins.

Si vous n’avez absolument pas le choix, pour payer par exemple un taxi pour rejoindre la capitale, changez à Banco Nacion 50 € (pas plus). Essayez quand meme de les payer en euros ou en usd.

Les cuevas à Buenos Aires, « pères de familles » (comme je les appelle) vous donneront à ce jour déjà près de 20% de plus que Banco Nacion. Les cuevas les plus chaudes (uniquement pour les avertis) peuvent vous en donner jusqu’à 25% de plus. (chiffre juillet 2012)

J’indiquerai maintenant sur mon site la fourchette du change parallèle (quotidiennement) pour que vous ayez une idée lorsque vous débarquez, ainsi que le change officiel de Banco Nacion (celui qui vous est changé en casa de cambio) donc à ne jamais dépasser par le bas.

Photo : Quelques papiers négligemment exposés, en fait une cueva et son cours du (1ere ligne) USD achat et vente, (2eme ligne) Euros achat et vente, et enfin (3ème ligne) real brésilien achat et vente. (photo juillet 2012).

nullCours de l'Euro blue et du dollar Blue a Buenos Aires

 

Aujourd’hui mardi 24 juillet 2012. La différence entre le change légal et parallèle atteint jusqu’à + 27%

Dollar USD

Global Exchange à l’aéroport :

Casa de Cambio Banco Nacion : 4,54 ARS (Officiel)

Cueva Minimum : 5,30 ARS

Cueva Maximum : 5,80 ARS

 

Euro EUR

Global Exchange à l’aéroport : 4,40 ARS

Casa de Cambio Banco Nacion : 5,40 ARS (Officiel)

Cueva Minimum : 6,40 ARS

Cueva Maximum : 7,00 ARS

 

Photo : Arrestation par les agents du fisc d'un arbolito dans la calle Florida en mai 2012.

nullChangement d’habitude pour les voyageurs débarquant à Buenos Aires :

Depuis le 1er juillet 2012, la Banque de France comme les banques européennes n’acceptent plus les billets de banques en pesos argentins. Donc debarassez vous de vos pesos argentins sur place avant de reprendre l'avion pour le retour.

Il est certain qu’il y aura eu un « avant » et un « après » 1er novembre 2011 pour les argentins, car toutes les transactions importantes se sont toujours faites en USD, achat voitures, appartements, propriétés. Malgré le blocage du change pour ceux-ci, le marché immobilier, et autres gros achats se fait toujours en USD mais devient compliqué par l’achat tout d’abord de cette devise au marché parallèle pour effectuer ensuite l’achat du bien.

Depuis le 1er juin 2012, la différence séparant le cours légal du peso par rapport à son cours parallèle est suffisamment importante maintenant pour que les voyageurs étrangers en tiennent compte. Il faut jouer avec cette différence. (20% en juillet 2012). De quoi remettre totalement le style de circuit ou le style de voyage prévu. En effet tout (en euros ou en dollars) devient 20% moins cher si vous payez vos achats en pesos directement sur place.

Si vous utilisez en Argentine, votre carte de débit ou de retrait (Visa, Mastercard, etc…) vous paierez un achat ou vous obtiendrez des billets de banque en pesos en vous faisant débiter de votre compte européen en euros sur la base du cours légal (donc +20% par rapport au cours parallèle, bien plus en rapport avec la réalité de la situation).

Donc vous n’avez plus du tout intérêt à sortir les pesos des distributeurs, à payer vos achats en carte visa, ou à acheter via internet à l’avance tout service en Argentine (location de voiture, hôtel agence touristique, etc…).

Pour profiter de cette différence de 20% (aujourd’hui), il faut venir avec des euros sur soi, les changer au marché parallèle, et surtout payer tout service sur place uniquement en pesos argentins.

Exemple, vous allez dans un distributeur pour retirer 1000 pesos (maximum aujourd’hui autorisé à sortir à chaque retrait), ces 1000 pesos seront débités de votre compte en Europe sur la base de 1 euro = 5,40 Ars, donc 1000 ARS = 185 Euros. Donc vous serez débité de 185 euros de votre compte européen.

Or si vous étiez venu en Argentine avec des euros sur vous et si vous alliez les changer au marché parallèle, en prenant la fourchette basse et en les échangeant à 6,40 EUR. Vous auriez du échanger uniquement 156 euros pour obtenir les mêmes 1000 pesos.

Il est certain que plus vous restez dans le pays, plus la différence se fera sentir.

A vous ensuite de prendre la décision ou non de venir sur vous avec le maximum permis par la loi argentine soit 10.000 USD ou 8.000 euros.

Photo : Change parallele dans une rue de Buenos Aires (2012).

Vidéo : En mai 2012. Manque de liquidité en dollar. Blocage de l'économie argentine.

nullDévaluer légalement et reconnaître ses erreurs ou être « jusqu’au boutiste » et arriver à une situation ingérable, c’est le choix de la présidente :

 

Cet article a pour but uniquement d’informer le lecteur, et en aucun cas de lui dire ce qu’il doit faire, mais la tendance depuis quelques jours et de voir se creuser le fossé entre le parallèle et l’officiel. Ce qui donne à chaque fois plus de raison de venir avec des euros sur soi.

Aujourd’hui, Cristina Kirchner est la seule à pouvoir prendre la décision de restaurer le change libre pour les argentins, donc de faire passer le change officiel au même niveau que le parallèle, ce qui du même coup fera disparaître « arbolitos », « cuevas » et « change illégal ». Mais si elle accepte de restaurer la liberté de change, ca sera reconnaitre que l’inflation existe et que les chiffres publiés depuis 2007 furent falsifiés par le gouvernement. Une énorme décision politique à prendre, mais plus le temps passe, plus le gouffre se creuse entre réalité et discours officiel.

Bouger aujourd’hui, ce serait reconnaître ses propres erreurs des cinq dernières années.

Dessin : On aura reconnu le personnage. presentation quotidienne des cours legaux et paralleles comme un buletin meteo.

A lire aussi sur le Petit Hergé :

 

- L'inflation en 2010 : L’inflation qu’ont connu les produits alimentaires ces derniers temps devient de plus en plus problématique pour beaucoup de foyers argentins. En effet, selon les chiffres de la Direction Générale de Statistiques et Recensementsde la ville de Buenos Aires, 30,7% des habitants de la capitale ne parviennent déjà plus à couvrir leurs dépenses mensuelles totales...

  

  

 - La pauvreté en Argentine en 2011 : Pour cela encore faudrait-il définir ce qu’est la pauvreté. En Argentine, le gouvernement calcule tous les mois la “canasta basica” (panier de la ménagère) incluant des biens de première nécessité et des services.

Pour le mois d’avril 2011, l’INDEC (gouvernemental) à calculé qu’une famille de 4 personnes doit disposer d’au moins de 1.375 pesos par mois (230 €) pour ne pas être considérée comme “pauvre”. Soit 1,90 € par personne et par jour...



 - Le Peso Argentin : Depuis le 1er janvier 1992, le peso argentin ou ARS (qui s’écrit $) est la monnaie légale de l’Argentine. Il existe aujourd’hui en circulation 6 billets d’une valeur de 2, 5,10, 20, 50 et 100 pesos. Il y avait dès 1992, un autre billet de 1 peso qui fut retiré peu à peu à partir de 1994 pour être remplacé par une pièce de monnaie.

Officiellement le peso s’est nommé en 1992 : « Peso Convertible de curso legal” mais après la dévaluation du 1er décembre 2001, le 6 janvier 2002, il prend le nom de « peso »...

 



- L'immobilier de Buenos Aires remplace les économie en 2010 : Comment faire pour protéger ses économies dans un pays qui possèdent une des inflations (avec le Venezuela) les plus fortes au monde ? 30 à 40 % pour cette année ? Et pourtant si vous placez votre argent en banque, aucune ne pourra vous donner 40 % d’intérêt ! Acheter des dollars ou des euros ? Pas intéressant non plus, puisque le dollar n’a été évalué que de 3,41 % entre juillet 2009 et juillet 2010. Alors que reste t’il ? Il n’existe qu’une seule solution, vous débarrasser de votre argent, pas n’importe comment, mais il faut absolument le dépenser puisque l’argent qui restera à la fin du mois aura déjà perdu 2 à 3 % en pouvoir d’achat !...

Partager cet article

Published by Le Petit Hergé - dans Actualité et société
commenter cet article

Se loger à Buenos Aires

 

Vous cherchez à vous loger à Buenos Aires ?

Contactez moi :

petitherge@hotmail.com

Pour Trouver Un Article Dans Le Petit Hergé Argentine

Cours du Peso Argentin

02 mai 2017

L'euro est à

→ 16,70 ARS

L'usd est à

↓ 15,20 ARS