25 septembre 2013 3 25 /09 /septembre /2013 17:00

Mise à jour : 25 septembre 2013. Article écrit par Fanny Dumond

nullIntroduction :

Une fois n’est pas coutume, je laisse ma plume à une autre “émigrée » comme moi installée à Buenos Aires depuis 5 ans. Je parle de Fanny Dumond, qui a su très bien sentir les argentins et qui a la capacité de savoir les analyser et donc de se fondre dans l’ambiance porteña.

Fanny a aussi un blog qu’elle complète de ses humeurs depuis septembre 2008. Son blog : http://destinobuenosaires.blogspot.com.ar/

Fanny appelle l’Argentinattitude, l’état d’esprit appliqué à la vie quotidienne qui finalement convient totalement à la vie porteña. Il faut d’ailleurs l’acquérir pour s’y sentir à l’aise.

Je lui laisse la parole ...

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ArgentinAttitude ou quelques trucs pour se sentir mieux :

Depuis presque 5 années passées en Argentine, j'ai souvent été inspirée et admirative devant certaines attitudes que je qualiferais d'"argentines", bien différentes de celles qui sont les miennes et celles de  mes compatriotes, plutôt "françaises" donc. J'ai souvent eu la sensation que la vie était différente ici, même si nous jonglons tous, et partout sur la planète, avec l'amour, le boulot, la santé etc... Ici l'ArgentinAttitude rend la vie plus légère, plus intense, et moins angoissante. Je le vérifie tous les jours et ça marche !

nullVis le moment présent
L'Argentin compte beaucoup moins de certitudes que nous. Pour son histoire, la politique, l'économie, les prix du supermarché, tout cela change d'un mois à l'autre. Les alarmistes depuis 10 ans parlent de la forte probabilité d'une nouvelle dévaluation... Alors, qu'est-ce qu'on fait face à l'avenir incertain ? On s'assoit et on pleure ? L'Argentin, lui, vit le moment présent.
L'Argentin ne prévoit pas 6 mois avant où passer sa 5ème ou 6ème semaine de vacances, car il n'en a généralement que 2, et ne pourra peut-être pas  finalement partir, ou peut-être que si, il le verra sur le moment. Le résultat est qu'en ayant beaucoup moins d'expectatives sur le futur, il sera d'autant plus motivé pour profiter de son mardi soir et pour organiser un dîner de dernière minute. Il aura donc un effet de surprise, lui et ses amis, qui n'avaient pas non plus prévu quoi que ce soit ce soir-là. L'imprévu apporte son lot d'adrénaline et rompt avec la routine. On ne parle pas trop en général de ce qu'on pourrait faire le mois prochain, mais plutôt de quoi faire dans les 3 jours. Du coup pas besoin d'agenda. Il est dur de convenir un lundi ou un mardi  d'un programme pour le week-end. Tu peux essayer, envoyer un mail à tes amis argentins, proposer une sortie pour le dimanche, bide assuré. Réessaie plutôt vendredi. En revanche, tu peux annoncer le jour même que c'est ton anniversaire. Et 80% des invités seront présents. Parce qu'ils sont flexibles, ce qui m'amène au point n°2.

nullFlexible tu seras, et les autres le seront avec toi
Face aux événements de la vie, chômage, crise économique, que fait-on face à l'adversité ? On s'assoit et on pleure ? L'Argentin, lui, s'adapte.  Il ne pensera pas à demander une aide des allocs ou une subvention, parce que ça n'existe pas. L'Argentin lui, recycle, répare, invente, change de métier, entreprend, accepte que cela ne se passe pas comme c'était prévu. Un article récent de La Nacion illustre justement cette extraordinaire faculté. On appelle ça aussi la "viveza criolla", concept qui a même sa page sur Wikipedia. Attention ce terme est aussi utilisé dans le mauvais sens, pour expliquer la tendance à contourner la loi. On dit "Hecha la ley, hecha la trampa" pour dire que dès qu'il y a une loi, il existe le moyen de passer outre. Moi je dirais que la viveza criolla pourrait aussi se résumer à "Hecha la vida, hecha la vuelta". C'est un art de vivre et une philosophie de vie, et une qualité de survivance admirable.
La flexibilité se ressent également par rapport aux impératifs que nous nous mettons en tête, nous Français. Ici on ressent ce confort de pouvoir prendre le train en cours de route, d'en descendre et d'y remonter plus tard. Pas d'obligation de finir tes études à 23 ans. Tu as besoin d'argent et dois travailler, et tu n'as plus le temps d'étudier pour la fac ? C'est pas grave, tu arrêtes une année, ou plus, ou tu décides de ne passer que quelques matières. Tu finis ta "carrera" (ton diplôme universitaire) à 30 passés ? Il est où le problème ? Personne ne jugera que tu es un fainéant. Tu t'es adapté aux circonstances de la vie, comme tout le monde. Et ton employeur comprendra.
Tu veux changer de voie à 25 ans ? A 30 ans ? Vas-y, fais le test, et annonce à tes amis en France que tu veux repartir à zéro et étudier le mandarin. Ici, au contraire, tu sens que quelque soit ton âge ta vie n'est pas encore figée,et que tu as droit non pas à l'erreur (pensée française), mais au changement. Tu ne passeras pas pour le débile de ton groupe d'amis, personne ne considérera que tu as "perdu" ton temps.
 

nullSois enthousiaste
Comment dit-on en français que l'on a passé un bon moment ? C'était "super" ou "génial".
Ici c'est barbaro, (muy) bueno (isimo),  (muy) lindo (isimo), genial, de puta madre, lo pasaste bomba, increible. Comptez-les, avec les variantes "muy" avant ou "isimo" à la fin, on a déjà 10 possibilités. Tout est dit. L'Argentin n'hésite pas à se montrer enthousiaste, quand le Français, lui, a du mal à exprimer son contentement. On l 'entendra souvent dire cette expression horrible "c'est pas mal" (pensez-y la prochaine fois que cette expression vous viendra à l'esprit, faites l'exercice de dire que c'était "très bien").
L'enthousiasme argentin est une sorte de candeur (pas de naïveté, non), d'attitude positive innée, une désinhibition, une propension à se laisser agréablement surprendre et à célébrer les bonnes choses (voir Faites la fête !). On pourra le rapprocher de la tendance anglo-saxonne à dire à tout bout de champ "awesome" ou "great", ou à applaudir le pilote quand l'avion atterrit (qui ne s'est pas déjà moqué des gringos qui font à ça, levez le doigt !)
Dans la vie de tous les jours, l'enthousiasme se traduit par une volonté d'aller de l'avant, une facilité à se lâcher, à parler un peu fort sans gêne, à parler dans une langue étrangère sans honte même avec un accent à couper au couteau, à sourire spontanément, à encourager son interlocuteur (voir Argentine anti-blues), à donner une avalanche d'abrazos et de besos pour saluer quelqu'un . L'enthousiasme, on l'a tous remarqué, est communicatif. La buena onda se transmet ainsi pour le bien-être de tous. CQFD.

nullCultive ton jardin 
Une facette argentine que j'adore, c'est bien ce soucis de remplir sa vie personnelle. Cela passe par une curiosité intellectuelle étonnante, quel que soit l'âge, la situation de famille, le milieu. Ici tu trouveras normal que le menuisier de 50 ans prenne des cours d'italien avec toi, trentenaire désoeuvrée (vécu), ou que ta collègue mère de 3 enfants prenne des cours de danse orientale (vécu). Du coup tu te retrouveras toi-même à prendre des cours de claquettes, comme ça, en cours d'année (vécu). Il faut dire aussi que l'offre culturelle pléthorique de Buenos Aires aide beaucoup, mais quand même. L'attitude est indéniable. On ne choisit pas forcément son job, son gagne-pain, mais ses soirées et ses week-ends si. Pour cette raison, on te demandera souvent ce que tu fais, à côté de ton travail. Car c'est un concept en soi, l'activité, le passe-temps ou la passion, et cela te définit tout autant que tes études ou ton job actuel.
Une autre façon de décompresser, et vivre sa liberté, c'est sortir la nuit. J'ai en déjà parlé ici. Ici les nuits sont longues, et Buenos Aires offre mille et une possibilité pour tous les âges. Les séniors tangueros se mettent sur leur 31 et peuvent taquiner la piste de danse tous les soirs de la semaine jusqu'à 5h du matin. C'est pas beau ça ? Maintenant, pensez à vos grands-mères, en France, qu'est-ce qu'elles donneraient pour connaître ce frisson nocturne et musical ?
L'Argentin cultive aussi ses amitiés. A Buenos Aires, c'est assez frappant de voir que les porteños ayant grandi dans la capitale possèdent facilement plusieurs groupes d'amis depuis l'enfance ou l'adolescence. Chose qu'en France, mobilité oblige, il serait bien plus difficile de conserver. Il ou elle aura donc ses amis du colegio, de la fac, du football, du quartier. Ils ne se mélangeront pas forcément entre eux d'ailleurs, et ne seront pas mixtes (malheureusement, l'amitié homme/femme n'est pas le point fort des Argentins, il faut le reconnaître). Tous ces groupes se suivent donc les années durant, c'est parfois vécu comme un cérémonial obligé, mais la tradition veut qu'on garde contact. Le point d'orgue de cette amistadmania est le fameux Dia del Amigo. On pourra dire que c'est artificiel, marketing, ce qu'on voudra, n'empêche, l'intention est là et recevoir un petit texto ce jour-là est savoureux.
Enfin, en plus de ses amis, de la famille, l'Argentin, et ce en province comme dans la capitale, sait cultiver le lien social en général, il discutera avec le papi qui attend le bus, écoutera les anecdotes du chauffeur de taxi, bref saura parler avec un inconnu et même y prendre plaisir. Un truc de dingue quand on y pense : nouer une conversation avec quelqu'un qu'on ne connaît pas, rendez-vous compte !! Allez-y, faites le test et votre mission sera de parler 4 phrases avec un inconnu. Vous vous sentez capable ? Ou vous avez peur de faire peur à votre interlocuteur ? Haha, bonne question ! Bon pour les trouillard(e)s, j'ai un plan, ça s'appelle faire un stage, destino Buenos Aires :-)

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A lire aussi dans le Petit Hergé :

      

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4 mai 2013 6 04 /05 /mai /2013 19:00

Mise à jour : 04 mai 2013.

nullChauffeur de taxi à Buenos Aires, une vie difficile !

 

Voila surement un complément à l’article déjà écrit en octobre 2009 sur toutes les stratégies des taxis de Buenos Aires pour gagner un peu plus d’argent sur le dos de leurs clients. (Lire : A savoir avant de prendre un taxi). Cette fois ci, plaçons nous de l’autre coté de la barrière c'est-à-dire mettons nous dans la peau d’un « tachero » (argot, celui qui conduit un taxi) qui doit se débrouiller pour arriver à payer ou tout simplement louer son véhicule pour la journée.

Cet article est monté avec l’aide d’autres articles apparus dans le quotidien Le Clarin daté du samedi 04 mai 2013. (Article : El negocio con su lado oscuro et La suba de costos complica el trabajo de los choferes de taxi.).

nullLe cout de devoir louer un taxi :

  

Comme la location d’un taxi et son entretien augmentent, les seuls qui peuvent vivre aujourd’hui dignement  de ce métier sont les taxis qui sont eux même propriétaires de leur véhicule et de leur licence. En effet, la location d’un taxi s’élève à 400 ARS par jour (40 € par jour. Cours parallèle en avril 2013), et il faut au moins travailler 14 heures pour mettre enfin de coté 200 ARS (20 €) à la fin de la journée.

 « Aucun d’entre nous fait ça par choix » dit Jorge Peña, 30 ans déjà de vie de taxi derrière lui, arrêté dans une station service pour faire le plein de gaz. (A Buenos Aires, la presque totalité des 40.000 taxis roulent au GNC, gaz naturel comprimé). « On devient taxi par circonstance, croyant que ca va durer uniquement un temps avant de rebondir vers une autre profession, et à la fin on y passe toute sa vie. On ne peut pas tomber malade, ne pas prendre un seul jour de repos. On roule tellement depuis le matin qu’Il y a même un moment on perd notion du temps ». Jorge, lui a de la chance il est propriétaire de son propre taxi, mais ne comprend pas comment ceux qui louent leur véhicule puissent s’en sortir.

 On estime que dans la ville de Buenos Aires (Capital Federal, Intra muros, donc sans compter la banlieue), il y a un peu moins de 40.000 licences de taxi. Pour info à Paris et pour la banlieue petite couronne département 92, 93 et 94, il y a seulement 17.000 licences. Soit un taxi pour 392 habitants. (17.000 / 6.664.000 habitants), à Buenos Aires nous avons un taxi pour 72 habitants. (40.000 / 2.890.000 habitants). 5 fois plus de taxi qu’à Paris.

Les chauffeurs de taxi à Buenos Aires, il y a de tout, des honnêtes qui rendent à leurs clients des sacs remplis de billets retrouvés sur les banquettes arrières, et d’autres qui refilent aux mêmes des faux billets de 100 pesos et qui font payer les courses en USD, alors que le taximètre affiche un prix en ARS.

Vidéo : Une expérience lancée à Buenos Aires en 2011 par TED. Rapprocher les idées de TED du citoyen commun de Buenos Aires. Pour cela faire appel à ceux qui parlent le plus : les taxistas. On reunit 50 taxis, on leur fait écouter les idées de TED qu'ils vont ensuite répeter aux autres. 50 taxis, 20 courses par jour chacun =  7.000 personnes touchées. il fallait y penser ! Mais qui est TED ? TED est une organisation internationale sans but lucratif qui a pour but de "propager des idées novatrices". TED est installé a Vancouver et à New York et existe depuis 1984.

nullUne course contre le temps ou il n’est pas facile de gagner :

Francisco, 55 ans, est taxi depuis 2000. Il était commerçant et a fait faillite en 1996. 4 ans de petits boulots par ci par là avant qu’un ami lui offre de lui louer un taxi. Depuis, voilà 13 ans qu’il est « tachero » mais cherche aussi un autre travail. « Les premières 8 ou 9 heures sont seulement pour payer la location du véhicule. Je démarre le matin en sachant déjà qu’il faut que je mette de coté 450 pesos de location, 40 pesos pour le gaz, et quelques pesos de plus pour pouvoir manger. Ca doit être surement le seul métier au monde ou tu dois payer pour pouvoir travailler. Les bons jours je fais 700 pesos de recette, mais il faut tenir au moins 14 heures de suite derrière ton volant. Fais tes calculs toi-même et vois ce qu’il me reste a la fin de la journée (700 – 450 – 40 – 50 = 160 pesos = 16 Euros).

 En fait les chauffeurs attendent le weekend et les jours fériés. Non pas, pour se reposer, mais parce que les dimanches ils ne payent pas de location, le premier jour férié du mois non plus, si il y a d’autres jours féries dans le mois, c’est moitié prix de location qu’un jour normal, et enfin les samedis la location est de - 20% sur un jour de semaine. Le bénéfice se fait donc le weekend end et non pas en semaine.

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nullEtre une femme au volant d’un taxi :

  

Stella Maris est taxi aussi depuis janvier 2002. Une des rares femmes à Buenos Aires à exercer cette profession. Elle a un mari mais aussi un frère qui sont aussi « taxistas ». Au début, il lui arrivait de tourner en rond pendant 3 heures avant de trouver un passager. Elle faisait des journées à 20 pesos (en 2002 : 20 pesos = 5 euros), et pensait que cette profession n’était pas faite pour elle.

 « Quand tu travailles avec les appels radio, tu acceptes un voyage et quand tu te rends sur place pour charger le client, tu te rends compte qu’il y a déjà un autre taxi qui te crie « eh tu veux prendre tous les voyages pour toi !, ou alors ils te suivent pour que tu leur donnes la moitié de ta course, ils sont très machistes »

 D’autres fois dans les files de taxis qui attendent, quand ils voient qu’il y a derrière eux une femme, ils partent. Ils ne peuvent pas tolérer se faire doubler par une femme, car ils savent que les clients préfèrent les femmes chauffeurs et que les passagers vont se diriger vers son taxi plutôt que de prendre le premier de la file. Les « porteñas » (habitante de Buenos Aires) préfèrent être conduites par des femmes, et les porteños disent qu’elles conduisent plus prudemment.

Un article sur Stalla Maris dans le Clarin du 23 mars 2012 :"Nadie me dice anda a cocinar"

nullOn ne devient pas taxista par choix :

 

A 61 ans, Daniel Acrisio dit qu’il a en horreur de monter dans son taxi le matin. Il sait déjà que ca va être une journée difficile. Ca fait une journée te demie qu’il ne roule pas, son véhicule est resté entre les mains d’un garagiste. Il n’aurait jamais pensé avant qu’il allait passer plus de la moitié de des heures de chaque année derrière le volant.

Avant la crise (celle de 2001-2002), il avait voyagé six fois en Espagne, dix fois aux Etats-Unis, une bonne vingtaine de fois au Chili et très souvent au Brésil. Il a une licence en administration d’entreprise et il est arrivé a gagner 9.000 dollars par mois dans les années 90. Il a travaillé avec l’architecte espagnol Santiago Calatrava (celui qui a dessiné le pont aux femmes de Puerto Madero). Il a été gérant administratif de l’Hôtel Hilton de Buenos Aires. Il possédait deux voitures, deux appartements. Après la crise, on la licencié et c’est retrouvé deux et demi sans travailler. Et puis il a recommencé a travailler au poste de responsable d’un local Noble Repulgue (chaine de vente d’empanadas et de pizza), avec un salaire de 1000 pesos par mois (valeur de 300 € par mois en 2004). Aujourd’hui à 61 ans il est taxi, résigné, il ne cherche même plus à changer de métier, on cherche des jeunes, dit il.

“Je ne suis vraiment pas fait pour ça », ajoute t’il « Il y a des choses que je ne comprends pas, ni même que j’essaye de comprendre, et je me limite à m’y habituer. Et quand on me demande, et toi que fais tu ? Je réponds : une personne qui conduit une voiture de location. Je n’ai jamais eu l’expérience d’un vrai « taxista » (celui aime ça) ni même d’un « tachero » (dans le sens que vibre avec sa tôle, qui ne vit que pour ça) ». « Ces derniers temps, le travail a baissé de 25 à 30 %, alors il faut travailler plus longtemps pour arriver à payer les frais de la journée ».

Vidéo : Plus qu'une vidéo, un reportage d'une heure. Oscar Brahim conduit son taxi 12 heures par jour. Dans le coffre de sa 504, il a tout en main pour détourner les affiches publicitaires qu'il croise. Un taxista, un artiste, un rêveur ? Tournée en pleine tourmente de la crise de 2001, ce reportage est sortie en 2004. Le réalisateur est Sergio Morkin. A voir absolument !

nullLe stress de rentrer dans tes frais le plus vite possible pour commencer à gagner de l’argent :

 

Un taxi sait qu’il peut faire 100 pesos en une heure et ensuite passer trois heures à tourner rond dans les rues pour faire monter un client. Daniel, marque 800 pesos sur un carnet et commence ensuite a décompter les courses pour voir vers quelle heure il arrive à zéro et commencer réellement à gagner de l’argent. Avec un peu de chance, ce moment arrive vers 16h ! A partir de ce moment, il commence à se tranquilliser, il lui reste au moins 5 heures pour se faire de l’argent. Il faut alors foncer et ne pas perdre de temps.

C’est ça la grande différence entre être son propre patron et posséder son taxi, et n’être qu’un simple chauffeur d’un taxi en location.

Le taxi propriétaire, s’il a un coup de flemme ou de fatigue il peut rentrer chez lui. Il a le temps de s’arrêter pendant la journée pour déjeuner et même le temps de faire une sieste, le siège incliné à l’ombre d’un arbre. Pour celui qui loue, c’est un luxe. Chaque heure qui passe et chaque arrêt, ce sont des minutes de moins qui restent pour arriver à « juntar plata » (amasser de l’argent). « Ce travail génère du stress qui génère ensuite une addiction. S’il y a du travail, tu restes dans les rues, et tu continues. Il y a même des passagers prévenants qui me disent d’arrêter et de rentrer chez moi » ajoute Stella. « Ca demande aussi beaucoup d’attention, sans arrêt, ce n’est pas comme avoir un travail dans un bureau ou tu peux rêvasser quelques minutes ».

nullDevenir esclave d’un créancier pour sortir de l’engrenage de la location : 

 

Francisco, celui qui est taxi depuis 2000, s’est fatigué de louer et d’enrichir le dueño du véhicule, il a décidé de devenir lui-même propriétaire. Pour obtenir de l’argent et acheter sa licence, il n’est pas facile en Argentine d’obtenir un crédito auprès d’une banque. Le système financier étant ce qu’il est aujourd’hui, la seule possibilité d’avoir accès a un prêt et de se tourner vers un usurier (totalement illégal aussi en Argentine). D’ailleurs pour les taxis, c’est l’unique possibilité d’obtenir du crédit.  Au début tout allait bien, puis avec le blocage des devises (on le nomme « Cepo bancario » en Argentine qui est intervenu en novembre 2011), ce fut catastrophique. Car tout crédit (d’usurier) se calcule en USD et non en pesos Avec à partir de novembre 2011, le blocage, le dollar parallèle est devenu la référence pour l’achat de dollar pour le remboursement du prêt. Il doit rembourser 400 usd par semaine, avant il fallait 2.000 pesos pour arriver à acheter cette somme dans les casas de cambio, aujourd’hui il lui faut 4.000 pesos pour les acheter dans les « cuevas » (endroit ou on achète et ou on vend des devises étrangère de manière illégale).

« Le Loyer du taxi, devrait être calculé sur un pourcentage du montant des courses de la journée » dit Francisco. « Avant il y avait des chauffeurs qui avait un matelas dans leur coffre et qui dormaient dans leurs taxis et se douchaient dans les stations de service. Aujourd’hui tu croises des chauffeurs de taxis barbus, les yeux rouges de fatigue.  Il y en a qui dorment seulement trois ou Quatre heures dans leur voiture, qui passent des jours sans rentrer chez eux, et après, bien sur, on ne s’étonne plus du nombre d’accidents ». Plus étonnant non plus de voir une progression des ventes dans les stations service de boissons énergisantes.

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Photos : Quelques exemples illimités de taxis qui s'endorment !

nullDevenir malhonnête pour arriver à son chiffre :

 

 Voilà donc aussi pourquoi, les taxis (certains) deviennent malhonnêtes pour arrondir leurs journées. Ils ont tout d’abord l’impression d’avoir gagné à la loterie quand un passager leur tend une adresse écrite sur un morceau de papier. (Forcement un étranger ou tout simplement un provincial qui ne connaît pas du tout la ville). « Celui là, il est mort !....”  s’esclaffe Germán dans une cascade de rires, chauffeur de taxi, qui pour des raisons bien évidentes, ne veut pas dire son nom. Pendant des années il a travaillé à un arrêt des plus « chauds ». « Cela parait irréel, mais sachez que des taxis travaillent encore à Buenos Aires en faisant croire que le compteur indique des dollars et non des pesos ! » rajoute t’il.(Depuis décembre 2001, le peso ne vaut plus le dollar). Et précise que « les plus gros piégeons sont les canadiens et les états-uniens, ils te payent sans broncher. Pour les brésiliens, ce qui marche c’est de leur dire que ce sont des réales (x 2,5 la valeur du peso), ils gueulent un peu mais payent ! »

Aux arrêts ou travaille German, le seul compteur qui marche, ce n’est pas celui de son taxi, mais celui de sa montre. Le prix est fixé à la gueule du client… et on paye avant de monter dans son véhicule.

A certaines stations de taxis (Ezeiza, Aeroparque, Retiro, Terminal passagers du port), certains chauffeurs ne touchent aucun argent pendant la journée, mais à la fin de celle-ci, va au bureau de la compagnie de taxi pour toucher son du et décide sur le moment s’il veut être payé en pesos, dollars ou réales. Ce qui transforme aussi certains gros arrêts « chauds » de Buenos Aires en « cuevas » pour taxistas.

nullLes arnaques les plus habituelles :

 

A Aeroparque et à la Terminal de bus de Retiro, presque tous les taxis travaillent au « Piripipi » (compteur trafiqué qui tourne plus vite). Ces taxis racontent à leurs passagers qu’ils peuvent être tranquilles, qu’eux travaillent au compteur et qu’ils sont bien plus honnêtes que leurs autres confrères, en fait c’est pire ! Une course de 40 pesos se transforme alors en course à 70 pesos.

En lunfardo (argot) on dit que les compteurs (avec le système piripipi) « largan humo » (lâche de la fumée).

Le bon pigeon aussi (donc le client idéal), est la personne âgée. Elles arrivent à la Terminal de Retiro d’une lointaine province et ne connaissent rien de la ville. C’est le moment donc de sortir les faux billets (toujours de 100 pesos). Au moment du paiement, le taxi s’offense d’être payé avec un faux billet de 100 pesos (c’est lui en fait qui vient de changer le vrai que lui a donné le petit vieux en un sublime faux), il retourne donc aussitôt le faux de 100 et réclame un autre billet. Voilà donc en plus du prix de la course, un bénéfice fait sur le change d’un billet de 100 pesos vrai contre un faux. Le taxi achète les faux de 100 pesos à une valeur de 25 pesos (Bénéfice 100-25 = 75 pesos).

 Autre combine aussi, très pratiquée, c’est d’arriver devant un hôtel (de luxe de préférence), et de dire au passager (si il est seul) d’aller chercher le concierge pour sortir les valises. Lorsqu’il revient avec le concierge, le taxi est déjà loin (avec les bagages).

 Certains autres taxis, se donnent même le luxe de ne pas faire payer le client (il y en a qui les font quand même payer) quand ils les amènent aux boutiques de vêtements de cuirs, restaurants, cabarets, musées et certains clubs de football de première division (Boca par exemple pour ne pas le nommer). Si le touriste dépense, le taxi a un pourcentage.

 Enfin un autre classique (que de très nombreux jeunes touristes ont droit), « la loteria nocturna » la tournée des borrachos ! Ceux qui ont un coup dans le nez et qui sortent des boites à 5 ou 6 h du matin et de préférence seuls. Ils s’endorment sur la banquettes arrières, le taxi lui fait les poches (argent, portable, ipod etc…) et certains sympathiques les conduisent quand même à l’adresse qu’ils avaient donné, sinon on le dépose contre un mur au premier coin de rue.

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Vidéo : Extrait d'une emission de National Geographic sur les escroqueries de Buenos Aires. Le coup du faux billet de 100 pesos. (2013).

nullLe plus juteux, les escales de croisières :

  

Les meilleures affaires pour le taxi, les descentes des croisières au port de Buenos Aires. Sachez que ce sont les meilleurs clients étrangers pour les achats de drogue. Ben oui, ça casse peut être un peu l’image des croisières !  Donc le taxi l’emmène directement à la villa 31 (pas très loin), ou les taxis ont l’habitude de se fournir, le client reste dans la voiture, le taxi va acheter aux narcos, et tout le monde est comptant.

En plus des touristes des croisières il y a aussi les équipages des croisières qui dépensent bien plus (le soir) et dans des plaisirs identiques (drogues) mais surtout tout ce qu’on nomme ici les « cabarets » (vous aurez compris que les danseuses n’y sont pas que pour danser). Le taxi attend à la porte, et plus l’équipage dépense, plus le taxi y gagne. Autant attendre à la porte et en profiter pour dormir, le compteur des dépenses en dollars tourne tout seul !

La saison des croisières commençant d’octobre et terminant à mars, certains y font leur année. Il n’est pas rare durant ces mois, de voir des chauffeurs de taxi ne pas rentrer chez eux pendant trois ou quatre jours, profitant des attentes pour dormir.

 

Si vous n'avez pas encore lu le premier article sur les taxis, allez voir sur : A savoir avant de prendre un taxi.

A lire aussi dans le Petit Hergé :

        

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17 novembre 2011 4 17 /11 /novembre /2011 16:20

Dernière mise à jour : Lundi 21 novembre 2011.

Pour que les voyageurs sur place entrent en contact entre eux !

 

 

Bienvenu sur la nouvelle page regroupant quelques voyageurs francophones croisés à Buenos Aires. Je les ai rencontré un soir, soit autour d’une bière ou pour d’autres ont partagés quelques jours mon appartement. Ils sont passés et puis repartis sur les routes du pays ou même de toute l’Amérique du sud. Les voilà pour quelques semaines ou même quelques mois à travers les déserts, les forets ou les montagnes à la découverte du Nouveau Monde ! Si ils ont accepté de figurer sur cette page c’est qu’ils sont d’accord pour recevoir votre courrier et vous faire partager leurs infos (des plus récentes). Si vous êtes aussi en ce moment dans le pays, vous pouvez aussi les joindre pour les rencontrer sur place. C’est pour cela que le tableau ci-dessous est réactualisé (presque) tous les jours. Les noms, prénoms, date de naissance, photo pour certains, mais aussi leurs mails et leurs pages persos y figurent, et bien entendu leur dernières localisations avec date.

 A la fin de leurs périples, je les retirerai de cette page pour les incorporer (s’ils le désirent) sur une autre page des « anciens du Petit Hergé » !

Je suis tout ouïe à vos suggestions qui sont toujours les bienvenues !

Les voyageurs sont classés en fonction de leur date d’arrivée à Buenos Aires.

 
 

- Jacques Burle (1947) (Fr)

- Marie Burle (1948) (Fr) 

- Résidants à Gap

 - Arrivé à Buenos Aires le 06 octobre 2011 et comptant rester en Amérique du Sud 8 semaines (30 novembre 2011).

- Leur mail : jacamarvert@hotmail.fr

- Ils n'ont pas de site pour le moment

Localisation actuelle : Buenos Aires ( Depuis le 25 novembre 2011)

Cordoba (20 - 24 novembre 2011)

San Juan - San Jose de Jachal - Barreal ( 15 novembre - 20 novembre)

Mendoza - Malargue (10 novembre - 14 novembre)

Valparaiso ( 04 novembre - 09 novembre 2011)

Temuco - Curacautin - Melipeuco ( 29 octobre - 03 novembre 2011)

Valdivia - Villa Rica (25 - 28 octobre 2011)

Puerto Montt - Ile de Chiloe (20 - 24 octobre 2011)

Esquel - Bariloche (16 - 19 octobre 2011)

Peninsule de Valdes (11 octobre 2011 - 15 octobre 2011)

Buenos Aires (06 octobre 2011 - 10 octobre 2011).

 

- Remi Arnoux (1987) (Fr)

- Résidant à Grenoble

- Arrivé à Buenos Aires le 18 octobre 2011 et comptant rester en Amérique du Sud 6 mois (avril 2012).

- Son mail : remi.arnoux@gmail.com

- Il n'a pas de site pour le moment

Localisation actuelle : Sucre (Bolivie) ( Le 20 novembre 2011)

Sud Bolivie (depuis le 11 novembre 2011).

Province de Salta et province de Jujuy (03 novembre 2011 - 10 novembre 2011)

Puerto Iguazu (28 octobre 2011 - 02 novembre 2011)

Buenos Aires (18 octobre 2011 - 27 octobre 2011).

 

 

- Fabien Lang (1972) (Fr)

- Résidant à Paris

- Arrivé à Buenos Aires le 20 octobre 2011 et comptant rester en Amérique du Sud 3 mois (11 janvier 2012).

 - Son mail : lang.fabien@gmail.com

- Il n'a pas de site pour le moment

Localisation actuelle : Montevideo (Uruguay) (depuis le 16 novembre 2011)

Rocha (Uruguay) ( 09 novembre 2011 au 15 novembre 2011)

Montevideo (Uruguay) (02 novembre 2011 au 08 novembre 2011)

Buenos Aires (20 octobre 2011 au 01 novembre 2011).

 

- Caroline (1984) (Fr)

- Laurent Dumollard (1982) (Fr)

- Résidant en Guyanne Française.

- Arrivés à Buenos Aires le 27 octobre 2011 et comptant rester en Amérique du Sud 6 mois (Mai 2012) 

- Leur mail : caroetlolo973@gmail.com

- Leur site :http://lamaetsacados.blogspot.com/

Localisation actuelle : Ile de Chiloe (Chili) (depuis le 17 novembre 2011).

Bateau de la compagnie Navimag pour remonter la côte coté Chili (13 au 16 novembre 2011).

El Calafate (11 novembre 2011).

Péninsule de Valdes (04 novembre - 10 novembre 2011).

Buenos Aires (27 octobre 2011 - 03 novembre 2011).

- Xavier Eyquem (1985) (Fr)

- Résidant à l'Ile de la Réunion

- Arrivé à Buenos Aires le 06 novembre 2011 et comptant rester en Amérique du Sud 3 mois (février 2012)

- Son mail : xaviereyquem@gmail.com

- Il n'a pas de site pour le moment.

Localisation actuelle : Buenos Aires ( au 21 novembre 2011).

- Cecile Vande Casteele (1982) (Fr)

- Gael Leautier (1983) (Fr)

- Résidants à Sion (Valais Suisse)

- Arrivés à Buenos Aires le 07 novembre 2011 et comptant rester en Amérique du Sud 2 mois (janvier 2012)

- Leur mail : gael.leautier@hotmail.fr

- Ils n'ont pas de site pour le moment.

Localisation actuelle : El Bolson (Rio Negro) (depuis le 21 novembre 2011).

- Peninsule de Valdes (du 15 au 20 novembre 2011)

- Buenos Aires du 07 au 14 novembre 2011.

 

Au fil des jours ...

 

 

Au fil des jours, d’autres voyageurs vont venir s’ajouter à ces derniers ! Les personnes figurants sur cette liste peuvent compléter ou enlever les informations les concernant et peuvent aussi se retirer de cette page s’ils le désirent.

 

Photo : la Cathédrale de Buenos Aires.

A lire aussi sur le Petit Hergé :

La City de Buenos Aires- Le Quartier du Micro Centre. (Mai 2006). La cité financière de Buenos Aires, aussi surnommée La City. Bouillonnate dans la semaine et dans la journée, fantomatique la nuit et le week-end ! Elle recèle aussi d'un nombre insoupçonné de musées et de curiosités à visiter. Tout voyageur débute la visite de la ville par ce quartier ...(Pour lire la suite).

 

Le Cafe Tortoni (Micro Centro - Buenos Aires)- Le Grand Café Tortoni. (Septembre 2010). Le café Tortoni figure dans tous les guides touristiques comme « le plus célèbre des grands cafés de Buenos Aires ». En effet, ce lieu chargé d’histoire transporte les visiteurs des années en arrière, quand les grands de la scène culturelle argentine fréquentaient ce lieu. Il est certain que le lieu ne manque pas de charme et l’atmosphère y est chaleureuse. Dans ce café, tout est d’origine...(Pour lire la suite)

 

Jardin Botanique de Buenos Aires- Jardin Botanique.(Août 2009). Pour comprendre l’histoire de ce jardin, il faut d’abord s’intéresser à celle d’un homme : Charles Thays (Carlos Thays), le jardin s’appelle d’ailleurs officiellement depuis 1937, « jardin Carlos Thays de la ville autonome de Buenos Aires ». Cet architecte français né en 1849 à Paris était de plus paysagiste et botaniste. Il fut l’élève du célèbre paysagiste Edouard André, pour lequel il a travaillé sur de nombreux projets en Europe...(Pour lire la suite).

Provincia del Chubut- La Province du Chubut.(Novembre 2008). Cette province est gigantesque, une des plus vaste d'Argentine (aussi étendue que le Laos). Froid, vent et neige sont les trois composants essentiels du Chubut, alors il vaut mieux y aller l'été que l'hiver. Le Chubut est très peu peuplée. La population est regroupée autour de la péninsule de Valdes et de la Ville de Comodoro Rivadavia sur la façade atlantique...(Pour lire la suite).

 

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9 mai 2011 1 09 /05 /mai /2011 19:00

Mise à jour : 08 mai 2011.

ar1peso.jpgLe peso argentin : (ARS) 

 

Depuis le 1er janvier 1992, le peso argentin ou ARS (qui s’écrit $) est la monnaie légale de l’Argentine.

Il existe aujourd’hui en circulation 6 billets d’une valeur de 2, 5,10, 20, 50 et 100 pesos. Il y avait dès 1992, un autre billet de 1 peso qui fut retiré peu à peu à partir de 1994 pour être remplacé par une pièce de monnaie.

Officiellement le peso s’est nommé en 1992 : « Peso Convertible de curso legal” mais après la dévaluation du 1er décembre 2001, le 6 janvier 2002, il prend le nom de « peso ».

Photo : Le billet de 1 peso de la première série.

conv_2a.jpgLa première série :

Il eut deux séries émises : une première sur les 7 valeurs pour la mise en circulation le 1er janvier 1992, puis une seconde qui fut peu à peu mise en place à partir de 1997 qui remplaça la première. Entre les deux séries très peu de différences, même dessin, même couleur, uniquement un restyling du fond du dessin qui passe presque inaperçu.

C’est ainsi que le 26 novembre 1997, le billet de 2 pesos fut changé, en 1998 se fut le tour du 5 pesos (le 22 juin) et du 10 pesos (le 14 janvier),  en 1999 furent retirés les anciens 50 pesos (19 juillet) et 100 pesos (3 décembre), et enfin en 2000, le 20 pesos (le 18 janvier). En 2000, on ne trouvait déjà plus de billet de la première série, et vous  ne trouverez plus en circulation que les billets de la deuxième série.

Photo : Billet de 2 pesos de la première série retirée à partir de 1997.

conv_2a1.jpgLa deuxième série :

A partir de 2000, ne circulaient presque plus aucun billet de la première série. Le peso était convertible (entre 1992 et 2001) à égale valeur au dollar Américain, et le billet de 100 pesos avait donc une valeur de 100 Usd qui avait alors une valeur atteignant suivant les années 1000 FRF. A ce jour, les billets de cette série ont toujours cours légal, mais par l’action d’une inflation touchant les 30 % par an, le billet de 100 Ars perd de son pouvoir d’achat. Le gouvernement refuse toujours d’émettre des coupures de 200 ou de 500 Ars. Ce qui serait une reconnaissance de l’inflation du pays. Politiquement et officiellement en 2011, aucun projet n’est en cours pour émettre de telles coupures.

Voilà ci-dessous, les 6 billets de la deuxième série qui ont cours pour le moment : Recto et verso

Billetes2Pesos.jpg

Le Bartolome Mitre. Emission : le 26 novembre 1997

Billetes2Pesos2.jpg

Sur le verso, la façade du Musée Mitre à Buenos Aires

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Le Général San Martin. Emission : 22 de juin 1998

Billetes5Pesos2.jpg

Sur le verso, le Cerro de la Gloria de Mendoza.

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Le Général Belgrano. Emission : 14 janvier 1998

Billetes10Pesos2.jpg

Sur le verso, le Monument au drapeau de Rosario.

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Le Juan Manuel de Rosas. Emission : 18 de enero del 2000

Billetes20Pesos2.jpg

Sur le verso, le combat de la Vuelta de Obligado.

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Le Sarmiento. Emission : 19 de julio de 1999

Billetes50Pesos2.jpg

Sur le verso, la Casa Rosada de Buenos Aires.

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Le Roca. Emission : 03 décembre 1999

Billetes100Pesos2.jpg

Sur le verso, la conquête du désert. (1869-1878)

Les pièces de monnaie :

Les pièces argentine sont au nombre de 6, mais les premières d’une valeur faciale de 1 centavo n’ont eu cours que quelques années seulement. Il faut dire qu’elles ne servent pas à grand-chose ! Aujourd’hui, dans un supermarché, lorsque le prix affiché à la caisse tombe sur un prix exprimé au centavo près, le commerçant doit arrondir la somme à 5 centavos près à votre avantage !

La pièce de monnaie de 1 peso est venue remplacer peu à peu le billet de 1 peso à partir de 1994. On attend pour août 2001, la pièce de 2 pesos qui remplacera le billet de Bartolomé Mitre.

Voici ci-dessous les pièces de monnaies ayant cours légal en Argentine :

Pièce de 0,01 ARS mone1cen1.jpgmone1cen2.jpg

1,77 gramos
16,2 mm
1,4 mm (octogonal) / 1,5 mm (circular)
Cu 92/Al 8

N'a pratiquement plus cours, existait aussi avec du Zinc.

Pièce de 0,05 ARS mone5cen1.jpgmone5cen2.jpg 2,02 gramos
17,2 mm
1,4 mm
Cu 92/Al 8
Pièce de 0,10 ARS mone10cen1.jpgmone10cen2.jpg 2,25 gramos
18,2 mm
1,4 mm
Cu 92/Al 8
Pièce de 0,25 ARS mone25cen1.jpgmone25cen2.jpg

5,40 gramos
24,2 mm
1,8 mm
Cu 92/Al 8

La 0,25 Ars existe aussi blanche avec du Nickel.

Pièce de 0,50 ARS mone50cen1.jpgmone50cen2.jpg 5,80 gramos
25,2 mm
1,8 mm
Cu 92/Al 8
Pièce de 1 ARS m100sa.jpgm100sr.jpg 6,35 gramos
23 mm (Núcleo 17 mm)
2,2 mm Núcleo: Cu 92/Al 6/Ni 2
Anillo: Cu 75/Ni 25

Les anciens pesos ou anciennes monnaies argentines :5701903942_9a380ebfb4.jpg

1970 - 1983

Le Peso Ley 18.188 (Symbole : $Ley)

Il a cours entre 1970 et 1983, on l'apelle alors le Peso Ley. Il remplace à la place le Peso Moneda Nacional sur la base d'un change de :

1$Ley = 100m$n.

Comme les anciens billets de m$n continuèrent à circuler, le Banco de la Nacion les surchargèrent c'est ainsi que les 100, 500 et 1000 m$n devinrent des 1, 5 et 10 $Ley.

Dès 1970, l'inflation se fait sentir, mais surtout en 1975 et en 1982. Le $Ley est totalement dévalué par rapport au USD. C'est en 1982 qu' est même émis une coupure à 1.000.000 de $Ley. Cette monnaie aura cours jusqu'au début 1983.

Les billets de 1 peso, 5 pesos et 10 pesos auront cours jusqu'au 1 avril 1981 (ces billets sont à l'effigie de Belgrano, photo en haut)

Les billets de 50 et de 100 pesos sont à l'effigie de San Martin et seront retirés le 1er avril 1984.

Les billets de 500, 1000 et 5000 pesos (San Martin) seront retirés le 2 avril 1984.

Enfin les billets de 10.000, 50.000, 100.000, 500.000 et 1 millions de pesos seront retirés le 19 juillet 1985.

5701933610_766a43b0bf.jpg5701365629_effa93df20.jpg

Il faut donc 1.000.000 de billet de 1$Ley pour arriver au montant du billet ci dessus.

5701956554_b1e361b095.jpg1983 - 1985

Le Peso Argentino (symbole: $a)

La monnaie qui n'aura cours que 2 ans seulement entre 1983 et 1985. Elle a été crée par le décret 2270/19 qui est entré en application le 1er juin 1983. On fait disparaitre l'ancienne valeur le Peso Ley 18.188 au change de 1 Peso Argentino pour 10.000 peso Ley 18.188. 
Mais l'inflation est telle que dès juin 1985, il faut de nouveau faire disparaitre cette devise pour la remplacer par l'Austral.

5701956558_1088937df6.jpg5701956568_f6032f2087.jpg5701956572_f859aabe46.jpg

Les billets de 1, 5, 10, 50, 100, 500 et 1000 pesos portent l'image de San Martin. Le billet de 5000 pesos, celle de Juan Baptista Alberdi et le billet de 10.000 pesos celle de Belgrano. Les plus grosses coupures (mil, 5 mil, 10 mil pesos) furent retirées de circulation le 30 novembre 1987. Les autres le 31 mai 1987. A l'exception du billet de 1 peso qui fut retiré bien avant le 19 juillet 1985. Les grosses coupures furent donc employées pendant la première année du plan austral. Le billet de 1000 pesos valant 1 Austral.

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1985 - 1991

L'Austral : (A)

Le 14 de juin 1985, le président Raúl Alfonsín signe le décret 1096 qui met en place le nouveau plan économique, appelé "Plan Austral". Juan Vital Sourrouille alors ministre de l'économie pense ainsi mettre fin a l'hyper inflation et remplace le peso argentin par une nouvelle monnaie l'Austral. Le change de l'ancienne monnaie se fait à 1 A pour 1.000 pesos. Mais a partir de 1986 c'est à nouveau l'hyper inflation et le ministre n'arrive pas a contenir la monnaie, entre 1986 et 1989, l'Austral se dévalue par rapport au dollar de 5000 % par an ! L'austral aura cours jusqu'au 1er janvier 1992 ou le dollar vallait déjà 10.000 Austral.

En 1985 sont émis des billets de 1,5,10,50 et 100 Australes, mais avec l'inflation galopante, il faudra ensuite emettre des coupures de plus en plus importantes. On arrivera meme à faire des pièces de 1.000 A et des billets à 500.000 A ( un demi million de Austral !!!).

 5703577557_658a6588ea.jpg 5704145608_94e6e3b0c1.jpg

 Une nouveauté, sur chaque valeur est représenté un personnage historique argentin différent. Autre nouveauté, en raison de l’inflation des années 1989 – 1990, c’est aussi la série qui compte le plus grand nombre de coupures différentes. (12 valeurs faciales).

1 A = Bernardino Rivadavia. (Retiré le 31 octobre 1991).

5 A = Justo J. De Urquiza. (Retiré le 31 octobre 1991).

10 A = Santiago Derqui. (Retiré le 31 octobre 1991).

50 A = Bartolomé Mitre. (Retiré le 31 décembre de 1991).

100 A = Domingo Faustino Sarmiento. (Retiré le 1er juin 1992).

500 A = Nicolás Avellaneda. (Retiré le 1er juin 1992).

1000 A = Julio A. Roca. (Retiré le 1er juin 1992).

5000 A = Miguel Juarez Celman. (Retiré le 1er octobre 1992).

10000 A = Carlos Pellegrini. (Retiré le 1er octobre 1992).

50000 A = Luis Saenz Peña. (Retiré le 2 janvier 1993).

100000 A = José Evaristo Uriburu. (Retiré le 2 janvier 1993).

500000 A = Manuel Quintana. (Retiré le 2 janvier 1993).

 

  5703577707_763217723e.jpg 5703577759_05edcd1507.jpg

J'indique les dates de retraits des billets puisqu'à partir du 1er janvier 1992, circulaient déjà les billets "pesos convertibles". Cela signifie que pendant un an, on pouvait utiliser les deux séries en sachant que 10.000 Australes = 1 peso convertible. C'est aussi pour cela que le peso convertible conserva la tete de "Pellegrini" pour que l'Argentin ne s'y perde pas trop !

  

5703577657_f4350dfaaf.jpg5704235950_e7551e190e.jpg

1er janvier 1992 : 10.000 australes (à gauche) = 1 peso convertible (avec le même dessin à droite).

L'hyper inflation et la dévaluation des monnaies :

Entre 1970 et 1992, uniquement 22 années se sont passées mais 4 monnaies se sont succédées au fil de l’hyperinflation. Inflation en Argentine et dévaluation du peso Ley en 1975 et bien plus en 1982, sur l'Austral à partir de 1986, et surtout en 1989 où le dollar a pris 5.000 % sur la valeur de l'Austral.

 

Jusqu’en 1970, le peso moneda nacional (m$n)

En 1970: Le peso Ley ($Ley) = 100 pesos moneda nacional (m$n).

En 1983, le 1er juin : le peso argentino ($a) = 10.000 peso Ley ($Ley)

En 1985, le 14 juin : L’Austral (A) = 1.000 pesos argentinos ($a)

En 1992, le 1er janvier : Le peso convertible (Ars) = 10.000 Australes (A).

 

On peut donc dire que 1 peso (Ars) (La pièce que l’on a aujourd’hui)

= 10.000 Australes.

= 10.000 x 1.000 pesos argentinos ($a) soit 10 millions de pesos argentinos

= 10 millions x 10.000 pesos Ley ($Ley) soit 100 milliards de pesos ley ¡!!!

peso-argentino.jpg = 100.000.000.000 x 5701903942_9a380ebfb4.jpg

On comprend alors pourquoi les argentins ne laissent ni leur argent en monnaie nationale à la banque ni sous le matelas, mais changent dès qu'ils le peuvent contre des euros ou des dollars.

5703923655_8c1f12fd0b.jpgLos Bonos en 2001 :

La partie Shadock de cet article concerne les « bonos », une sorte de monnaie que les gouvernement locaux ont émis et fait circuler dans leurs propres provinces. Ce n’est pas une véritable monnaie, puisqu’elle n’a aucune valeur se basant sur des réserves et ne sont absolument pas reconnus dans le cadre du système monétaire international. Il s’agit en fait d’un « bon » ou d’une « obligation », un titre de créance émis par une province et qui reconnaît sa dette en affichant sur le billet même la date d’expiration de cette créance et le % d’intérêt (le rendement à échéance) qui sera remis au porteur. Pour l’Argentine, El Banco de la Nacion ne s’est jamais porté garant de ces « bons », les gouvernements de chaque province par manque de liquidité ont commencé graduellement à émettre leurs « monnaies-bons » pour payer leurs employés, qui se sont ensuite étendues au secteur privé.

De quoi surprendre plus d'un touriste de passage en Argentine, et se retrouvant avec une liasse de billets tous differents passant d'une province à l'autre !

 111087.jpgLe Patacon Série A fut le premier de toute l'Argentine est fut émis le mardi 21 août 2001, soit 3 mois avant la crise argentine.

Les paramètres de ces « bonos » furent :

-          La devise dans laquelle elle est émise : Le peso convertible (Ars)

-          La valeur nominale de l'obligation, appelée le pair, des billets de 1, 2, 5, 10, 20, 50 et 100 pesos, portant des noms différents suivant les provinces. Pour la Province de Buenos Aires ils furent nommés « Patacones ». (Existant aussi de 0,50 Ars).

-          Sa date d’échéance (aussi appelée maturité); par exemple pour la province de Buenos Aires, deux séries de « Patacones » série A portant sur une maturité au 25 juillet 2002, et la série B portant sur une maturité de 5 ans au 13 novembre 2006.

-          Le mode de remboursement (on dit aussi «d'amortissement ») : En prenant toujours l’exemple du Patacon, en une fois à l’échéance.

-          Le prix de remboursement, c'est-à-dire le montant, en pourcentage du pair, qui sera remboursé à l'échéance. Pour le Patacon Série A : la valeur totale de la valeur nominale plus 7 %, pour la Série B la valeur nominale plus 35%.

En prenant l’exemple des Patacons Séries A et B, voici les deux versos ci dessous des deux séries sur lesquels étaient inscrit les échéances et % d’intérêt. (Cliquez dessus pour lire).

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Voici quelques Bons dits

« Bonos de Emergencia »

et leurs provinces d’émission.

2001 - 2006

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El "Lecop" National du Banco Nacion.

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El "Patacon" de la Provincia de Buenos Aires

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El "Lecor" de la Provincia de Córdoba

Le Lecor fut émis en octobre 2001.

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El "Federal" de la Provincia de Entre Ríos

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El "Cecacor" de la Provincia de Corrientes.

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El "Bocade" de la Provincia de Tucumán

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El "Quebracho" de la Provincia de Chaco.

0096.jpg

El "Boncafor" de la Provincia de Formosa

0047.jpg

El "Petrom" de la Provincia de Mendoza

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El "Bono Público" de la Provincia de Catamarca

0062.jpg

El "Credito" de la Provincia de San Juan 

0092.jpg

El "Titulo" de la Provincia de San Luis.

0046.jpg

El "Bocade" de la provincia de La Rioja.

n04_f01_c.jpgLes conseils du Petit Hergé : .

Ce ne sont pas des conseils à proprement parler, mais des souvenirs de cette formidable époque (difficile mais tellement folle) où tout changeait tous les jours, je parle de la période 2000-2003.

Je me souviens encore de l’arrivée des Patacones en août 2001, tout le monde s’en méfiait et personne n’en voulait, chacun essayant de se les refiler et de ne jamais les garder. On ne les trouvait que dans la province de Buenos Aires et donc en banlieue, mais bien que son utilisation fut interdite dans Capital Federal (Buenos Aires intra muros n’étant pas dans la province de Buenos Aires) en quelques semaines les commerçants porteños commencèrent à les accepter. Ils n’avaient pas vraiment le choix sinon se privaient de toute la clientèle de banlieue.

Dans un premier temps chaque négoce installait une pancarte a l’entrée : « No aceptamos bonos », et puis rapidement ce fut « Aceptamos 50% en bonos » (possibilité de payer la moitié de la valeur en bonos), et enfin se fut « Aceptamos bonos ». De mon coté, j’acceptais tout ce qui venait…. Et puis en octobre 2001, toutes les provinces émirent leurs propres bonos, et à Buenos Aires, les provinciaux arrivèrent avec des liasses de billets que nous n’avions jamais vu ! Il doit encore me rester quelques Lecor de Cordoba et des Federales de Entre Rios. Les pancartes changèrent au fil des jours, les commerçant trainèrent les `pieds mais acceptèrent assez rapidement aussi les Lecop. Le terme de « Bonos » étant devenu trop vague devant l’invasion d’une multitude de petites monnaies, on precisait donc sur les entrées des bars et boutiques : « Aca aceptamos Patacones y Lecop ».

Si je me souviens bien, il me restait dans la poche à la fin 2001 plus de Patacones, Lecop et autres Lecor que de véritables billets en pesos. Je m’étais demandé où ils étaient, ils avaient disparus !

n04_f02_c.jpgEt puis à la sortie du Patacones série B, à nouveau une grosse suspicion (et pour cause) sur ces billets de Monopoly. Autant on nous avait promis que le 25 juillet 2002, les Patacones Serie A devaient être échangés contre des pesos sonnants et trébuchants avec 7% d’intérêt, autant cette nouvelle série dite B, nous promettait la même chose avec 35% d’intérêt mais cette fois il fallait attendre l’année 2006. L’année 2006 pour ceux et celles qui vivaient au jour le jour une actualité de 2001 ou chaque flash d’info nous affirmait une chose et son contraire, paraissait faire partie d’un futur de science fiction. Alors on refusait les premières semaines les Patacones série B.  De nouveau panneau fleurissaient aux entrées des échoppes « Aceptamos solamente Patacones serie A ». Il fallut au moins un bon mois pour que la série B se fasse accepter.

Je me demandais a cette époque comment un étrangers, un « fraichement débarqué » d’Ezeiza qu’il soit européen mais aussi brésilien, uruguayen, chilien où même provenant de Salta ou de Jujuy pouvait comprendre quelque chose, dans cette multitude de monnaies, billets, série. De plus les faux billets de Patacones commencèrent à circuler. Pas de suite, car même les faussaires ne croyaient pas en ces bonos ! (pour vous dire !), mais dès le début 2002, j’en ai eu quelques uns en mains (j’ai même voulu en faire une collection sur le moment), ils étaient horribles et très mal fait, mais dans cette ambiance chaotique du moment on arrivait à tout refiler à n’importe qui ! Quelques autres exemple aussi fut à l’époque les billets en Australes ainsi que d’anciens Bonos des années 90 (ceux de Salta et de Tucuman) que les touristes étrangers recevaient avec le sourire !  Nous étions vraiment dans un délire des moins contrôlables où après tout même les « vrais billets » en pesos avaient perdu en 1 mois 75% de leurs valeurs !

Photo du haut : Du grand délire dans ces années 2001-2002. Un vendeur de chaussure accepte les patacones mais refuse les dollars !!!!

patacones.jpg

A lire dans le Petit hergé : .

 

- Tout ce qu'il faut savoir avant de partir #1. Concernant Avion, passeport, douane.

- Tout ce qu'il faut savoir avant de partir #2. Concernant Argent, retrait, change.

- Tout ce qu'il faut savoir avant de partir #3. Concernant Liaisons intérieurs, bus, électricité, climat, vaccins, heure, sécurité.

- Tout ce qu'il faut savoir en arrivant à l'aéroport d'Ezeiza. Passage de la douane, formalités, Ezeiza ou Aeroparque, change, vols internes et transferts.

- Tout ce qu'il faut savoir quand on arrive à Buenos Aires.

 

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24 octobre 2009 6 24 /10 /octobre /2009 22:15

Mise à jour : 24 octobre 2009 et remis à jour le 04 mai 2013.

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Nos amis les taxis :


Petit article concernant les principales arnaques des taxis.
Je tiens pour autant à vous rassurer et vous certifie qu’une arnaque n’est pas forcément imparable, ni systématique. Ce n’est donc pas parce que vous vous déplacerez à Buenos Aires en taxi qu’une arnaque vous tombera dessus au moment de payer. La majorité des tacheros (taxistas) sont honnêtes ! Maintenant rien ne vous prive de savoir comment ça se passe au cas où…

 

Un second article plus récent (2013) a été écrit sur le sujet des taxis : Taxi à Buenos Aires, une vie difficile.

 

 

nullLe coup du « Piripipi » :

Le Pirirpipi (ou la maquinita) c’est le nom donné au système mis en place pour falsifier le compteur. La prise en charge est de 3,80 pesos (2009); 9,10 pesos en 2013,  puis tous les 200 m on additionne une unité (0,38 ars de plus en 2009 et 0,91 ars en 2013). Ca c’est la légalité, en fait quelques bricoleurs savent (sinon passent par des bricoleurs professionnels) le régler sur 150 m ou même 100 m. Une bonne manière de vous demander entre 25 et 50 % pour chaque course sans que vous vous doutiez de quelque chose ! Il existe maintenant même des sortes de mini télécommandes qui permettent au chauffeur de taxi tout en conduisant d’appuyer dessus et de faire sauter à chaque fois le compteur d’une unité.

nullLe coup du « Tocomocho » :

Le « Tocomocho » n’est pas exclusivement réservé aux taxistas, mais aussi à tous ceux qui ont contact avec des personnes peu habituées à venir sur Buenos Aires. (Touristes étrangers, mais aussi provinciaux de passages, etc…). Les pigeons viennent d’arriver, c’est leur premier contact avec Buenos Aires, et les taxis les ramassent à Ezeiza, Aeroparque mais aussi à la Terminal de Retiro. Bref il s’agit de persuader le passager de changer de l’argent, surtout s’il veut payer en USD ou en EUR. Pour les provinciaux, on peut même leur dire que les billets de Bsas ne sont pas les mêmes que ceux de leurs provinces. (Si, si ça marche aussi !) Bref, on fait le change et surtout on tend une liasse de billets attachés par un élastique dont seul le premier est un coupure de 50 Ars enveloppant le reste de la liasse composée de billet de 2 Ars. Ca peut aussi vous arriver si vous changer vos devises dans la rue à la volée au lieu de vous rendre dans une casa de cambio.

Vidéo : Un petit clin d'oeil en passant, en caméra caché non pas à Buenos Aires mais a Guadalajara au mexique. Un taxi Ferrari et un autre Porsche. Les clients sont tout d'abord étonnés puis s'accrochent en enfin crient !!! Tournée pour une campagne de promotion en novembre 2011 pour la marque de chewing gum Trident Twist. 

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Le coup des vieilles devises :

 

L’Argentine ayant un passé économique aussi calme qu’une mer à force 10, le Banco de la Nacion a du changer au cours du XXème siècle au moins 6 fois de monnaie, faisant sauter au moins 3, voir 4 ou 5 zéros derrière le 1 à chaque changement de devise. Le dernier étant celui du 1er janvier 1992 qui remplaça l’Austral par le Peso en lui gommant 4 zéros.(1 Peso = 10.000 australes).D’où l’intérêt pour les taxistas d’avoir un peu d’australes dans les poches. Une course revenant à 26 pesos par exemple, vous tendez un billet de 100 pesos, et il vous rendra 24 pesos et un billet de 50 australes. Bien entendu, les pigeons ne sont pas cette fois ci provinciaux (eux aussi se souviennent des australes des années 90), ni non plus français ou allemands, mais surtout hispanophones, car il faut avoir du bagout et dérouter le futur pigeons en parlant de la pluie et du beau temps pendant toute la course, histoire d’instaurer une certaine confiance et si le cas se présente, expliquer qu’ils ont encore cours !Bref le pigeons en général est espagnol, mexicain, colombien,…
Dans la même "onda", il y a aussi le coup des "nouveaux billets", en fait des anciens qui ont été démonétisés depuis bien longtemps !(ou alors plus fort ! Des faux billets de billets qui n'ont jamais existés !)

nullLe coup du faux billet de 100 pesos :

 

Bien entendu du temps (avant 2002) du « 1 pour 1 » (1 ARS = 1 USD), nous avions en Argentine droit à des fausses coupures de toute valeur, même des faux billets de 2 Ars (et même des fausses pièces de 50 centavos !), Maintenant que le peso est descendu à 0,25 USD, les faussaires se sont recyclés que sur les coupures de 100 Ars, bien plus rentable. Ce qui nous permet de ne plus passer trop de temps à vérifier tous les billets mais seulement ceux de 100 Ars (et de 50 Ars dans une certain mesure). Les taxistas étant ceux qui sont le plus en contact avec des personnes ne connaissant pas (ou plus) bien les billets (ou voyant mal), comme les personnes âgées, les étrangers, et les fetard revenant d’une soirée. Ceux-ci sont donc des cibles faciles pour les taxistas travaillant en totale association avec les faussaires. Ils arrivent à « écouler » ainsi plusieurs faux billets de 100 ars par jour. La combine consiste à se faire payer la course avec un billet de 100 ARS (un vrai) tendu par le passager un peu naïf (ou alcoolisée), et le taxista le prenant et se retournant l’échangera contre un autre (un faux), et une seconde plus tard, s’offusquera toujours auprès du même passager d’avoir voulu lui repasser un faux billet. Le taxista aura donc réussit à échanger un vrai billet de 100 ars contre un faux !

nullLe coup des embouteillages :

 

Un taxista de Buenos Aires connait sa ville comme sa poche, les « ondas verdes » pour avoir successivement tous les feux au vert en passant devant, les détours qui font gagner du temps, il écoute la radio en permanence et connait les points à éviter lorsqu’il y a des manifestations (quotidiennes), et pourtant… c’est le roi quand il faut se mettre jusque dans un embouteillage uniquement pour faire tourner le compteur ! Un chantier qui coupe une rue depuis 2 semaines, et justement il veut la prendre et lorsqu’il est arrêté par le trafic dense, il lance un « Oh ! Tiens il y a des travaux par là ? » Ou alors il fait celui qui à raté la rue, " uff, me pasé" pour pouvoir ensuite faire tout le tour du quartier pour la reprendre. A en mourir de rire, ça fait partie du jeu ! Un pont coupé, une avenue rétrécie à une seule file, il aura le chic d’y faire forcément un tour avec le touriste, l’homme d’affaire, celui qui est pressé, bref tout le monde se laisse piéger. Un régal, il aura réussit à faire payer le double du tarif normal !

nullLe coup de l’agression :

 

Il faut être toujours deux, d’une part le taxista et de l’autre « l’agresseur » (qui est toujours de mèche avec le conducteur du taxi). Le client monte dans le taxi, le taxista engage la conversation pour détourner l’attention, et puis pour une raison ou une autre, fait un détour (si vous ne connaissez pas la ville, vous ne vous en rendez même pas compte), il devra stopper alors pour une raison ou une autre (panne, problème de pneu, ou simplement feu rouge), à ce moment, monte « l’agresseur » sur la banquette arrière (donc avec le client) et « fait peur » au taxista en lui demandant sa recette et par la même occasion vous déleste de votre argent. Le Taxista « apeuré » vous dira de lui donner tout votre argent, des fois que vous doutiez de la situation. N’oubliez pas que l’agresseur dans ce cas là est rarement armé, il fait semblant d’avoir un couteau ou une arme dans sa poche, profitez aussi d’être arrêté à un feu rouge pour sortir du taxi, ils ne vous poursuivront pas (trop risqué pour eux). Et si par malheur, ils réussissent leurs coup, surtout allez porter plainte à un commissariat, en retenant le numéro de patente porté sur les portières avant du véhicule. Ne vous fiez pas à la bonne tête du taxista, il est forcement complice à 100%.(et il n’en est pas à son premier coup).

 

Vidéo : 4 mn (2011).  Très amusant, le chauffeur de taxi qui affirme que personne ne conduit bien à Buenos Aires. (sauf lui bien sur !).

nullEn conclusion :

 

Prenez sans crainte le taxi mais :

 

- Ne payez pas votre course avec des billets de 100 ars.

- Vérifiez lorsque vous montez à bord que le compteur marque zéro et que le chauffeur de taxi le déclenche devant vous pour indiquer la prise en charge de 9,10 Ars. Tarif mai 2013.

- Payez toujours en pesos, ne jamais payer en euros our en dollars.

- Ne jamais faire ou demander du change au chauffeur de taxi (même des pesos).

- Avant de monter, souvenez-vous de son numéro de patente inscrit en gros chiffres sur les portes avant. En cas de problème vous pourrez toujours ensuite porter plainte et le retrouver.

- Ne le croyez surtout pas, s’il vous affirme qu’il y a un supplément quelconque et qu’il faut débourser plus que ce qui apparait au compteur. (Bagages dans le coffre, objet encombrant, 3 ou 4 passagers, détour, dépassement de la limite de Capital Federal). Payez uniquement ce qui est affiché.

- A partir de 22h et jusqu’à 6h du matin il y a maintenant (depuis 2012) un tarif de nuit majoré de +20% par rapport au tarif de jour.

- L’unique course qui est à convenir avant de monter, est le trajet entre Ezeiza et Buenos Aires. C’est l’unique cas où le taxi ne déclenchera pas son compteur, il marche alors au forfait que vous devez convenir avec lui. Il vous facturera souvent les péages en plus par rapport à la course déjà établie. En général, il ne dépassera pas 15 pesos de péages et (péage inclus) n’acceptez pas un prix supérieur à 250 pesos (début 2013) pour vous rendre sur Buenos Aires. Ensuite tout dépend de l’endroit où vous vous rendez. Il peut arriver que vous puissiez obtenir 150 ou 200 pesos en négociant bien, si le taxista est bien luné et si ça le rapproche de chez lui. Si vous devez vous rendre d’Ezeiza à un autre endroit de la banlieue (San Isidro, Vicente Lopez, etc…) il vous demandera plus (Entre 250 et 350 pesos).Tarif avril 2013.

- Ne prenez jamais un taxi lorsque vous sortez d’une banque, ou d’un hotel de luxe, marchez 2 ou 3 cuadras pour en prendre un au hasard dans une autre rue (jamais la même que l’établissement).

- N’oubliez pas que les taxistas s’attaquent de préférence aux personnes faibles : touristes, personnes âgées, personne seule, personne très jeune et bien sur ceux qui ont déjà passé la barre des 1 gr d’alcool en fin de soirée. Donc inutile de cumuler pour faire augmenter le danger. Voyagez à deux, sobres, relax et indiquez l’adresse comme si vous connaissiez Buenos Aires comme votre poche ! (A la question du taxista, « et alors ça fait combien de temps que vous êtes à Buenos Aires », répondez que ça fait 3 mois, même si vous êtes arrivés la veille !

Et puis enfin, sachez que vous avez plus de chance de tomber sur un taxi sympa et honnête que sympa et malhonnête. (Sympa, ils le seront toujours !)

 

Lire la suite sur l'article de mai 2013 : Taxi à Buenos Aires, une vie difficile.

Les liens externes :

- Augmentation du prix des taxis porteños pour juin 2013. Clarin 07 mars 2013. (En espagnol).

- Confession d'un chauffeur de taxi de Buenos Aires qui explique les techniques d'arnaque. (En espagnol)
- Quand les taxistas se rebellent contre le Sheraton. (En espagnol) Article du Clarin du 26 juillet 2007.

A lire aussi dans le Petit Hergé :
         

 

 

 

 

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13 mai 2009 3 13 /05 /mai /2009 23:17

Mise à jour : 20 mai 2013 / 08 mai 2011 / 04 juin 2010 / 13 mai 2009.

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Tout ce qu'il faut savoir avant de partir en Argentine. Partie 2

Deuxième partie de ce volet, concernant les sous !

Si vous n'avez pas encore lu la premiere partie traitant des vols, compagnies aériennes, visas et autre tracasseries administratives, je vous invite à revenir sur :  Tout ce qu'il faut savoir avant de partir (Partie 1).

 

Et l'argent dans tout ça ?

nullQuestions d'ordre financier :

L'argent ne fait pas le bonheur, mais aide pas mal, surtout en voyage, toujours plus sympa de s'éclater dans une piscine d’un palace avec du champagne à la main, que dans une auberge de jeunesse avec des lits superposés une boite de petit pois à la main (ceux qui ne sont pas d'accord sont de mauvaise foi, ou n'ont jamais été riches). En tout cas ci dessous tout une série de questions concernant les moyens de paiement.

Photo : Le dernier sorti des billets de 100 pesos argentins. La série Eva Peron en circulation depuis décembre 2012. 

 

Je viens avec quelle monnaie sur moi ?

Depuis novembre 2011, date de l'interdiction en Argentine des transactions d’achats et de ventes de monnaies étrangères pour les argentins (nommé en Argentine : le cepo cambiario), un marché parallèle s’est mis en place au fil des mois. Normal, car les argentins veulent toujours acheter et vendre des dollars, soit pour partir en voyage à l’étranger, soit pour épargner, soit encore pour faire de gros achats. Il ne faut pas oublier que les achats-ventes dans l’immobilier dans le pays se font exclusivement en USD.

Voilà donc un marché parallèle du dollar (et donc en même temps des autres devises : EUR CAN, CHF, …)  qui s’est tout doucement mis en place. Si dans un premier temps, il y avait que très peu de différence entre le cours officiel et le cours parallèle, à partir de juillet 2012, j’ai commencé à recommander aux touristes et voyageurs d’aller plutôt faire leur change au marché parallèle var on leur offrait déjà 20 % de plus !

Nous sommes aujourd’hui en mai 2013, l’hésitation n’est plus de mise, c’est forcement directement au marché parallèle qu’il faut aller faire son change, puisque maintenant on vous presque le double ! (Ex mi mai 2013 : 1 USD = 5,17 ARS au change officiel, et = 10,00 ARS au change parallèle).

Ca change totalement votre séjour, si vous aviez pensé devoir partir avec un budget de 4.000 euros pour passer 1 mois à deux, il vous suffit aujourd’hui que de 2.000 euros pour profiter de votre mois. Bref, l’Argentine est en soldes !

 

Donc, il faut apprendre rapidement les nouvelles modalités de ce change parallèle.

Il est conseillé de venir exclusivement avec des coupures en Euros ou en USD dans les poches. Le CAD et le CHF est moins bien accepté, et vous changerez ces devises à un taux moins intéressant).

Munissez-vous que de grosses coupures, 50 et 100 pour les USD, et 50, 100, 200 et 500 pour les Euros.

Sachez que les Casa de Cambios ne peuvent vous changer vos devises étrangères qu’au cours légal (donc à la moitié de leur véritable valeur), donc plus personne n’y va, et la moitié des casas de cambio dont je parlais lors de la dernière mise à jour de cet article en juin 2011, sont aujourd’hui fermés par manque de client. Evitez donc d’aller calle Sarmiento comme en 2010 ou 2011 (pour ceux qui connaissent).

Le change parallèle se fait uniquement dans des endroits que l’on appelle des « cuevas » (les grottes). Comme son nom l’indique c’est un endroit caché souvent au fond d’un magasin (d’où le nom de grotte). Ou tout simplement une banque, une agence immobilière, une ancienne casa de cambio, une pharmacie, etc….  Bref, c’est un endroit qui exerce déjà une activité commerciale mais qui en plus fait office de change d’USD, EUR et Reals Brésiliens (ce sont les trois devises les plus recherchés en Argentine).

Comment faire pour trouver une cueva ? Vous imaginez bien que vous ne trouverez pas le mot « Cueva » accroché à une vitrine ! Ca ne se voit pas, mais tout argentin connaît ou se trouvent au moins quelques cuevas dans sa ville…car il s’en sert ! Le plus simple pour vous, demandez à l’hôtel ou vous logez, il vous indiquera ou aller, et dans la plupart des cas, il fera lui même le change car il se gardera une petite commission. A Buenos Aires, les cuevas pullulent, et vous changez aisément USD, euros ou réales brésiliens (des fois que vous arriviez par le Brésil). A Buenos Aires, depuis début 2013, il n’y a plus trop de différence dans le taux de change entre avoir des euros, ou des usd. Par contre si vous êtes dans les autres provinces argentines, l’USD est changeable à un meilleur taux que l’euro. Si l’Euro vaut en ce moment (mai 2013) 1,31 USD, on vous le prendra dans le meilleur des cas qu’à 1,27 USD. Donc A Buenos Aires, vous pouvez changer EUR et USD, dans les autres provinces, préférez l’USD.

En province les cuevas sont presque exclusivement autour de la place centrale et des quelques rues commerçantes qui l’entourent. Vous comprendrez bien que je ne peux pas éditer ici un listing avec les meilleures cuevas de Buenos Aires et des grandes villes argentines, de plus les cuevas ouvrent et ferment en permanence pour disparaître et réapparaitre ailleurs. En tout cas, vous pouvez m’écrire si vous devez bientôt venir sur Buenos Aires pour savoir ou faire le change.

Vous trouvez aussi un peu plus d'informations concernant le change parallèle dans un article écrit en juillet 2012 :La dévaluation du peso.

nullDois je venir avec des Travellers cheques ?

Réponse : NON, surtout pas, parce que :

- Parce que vous aurez déjà du les acheter avec une commission dans votre banque avant de partir.
- Parce que vous devrez acheter des Traveller en USD et donc déjà perdre une première commission de change. (Sauf si vous les prenez en EUR).
- Parce que vous devrez en Argentine les changer en ARS et perdre donc une deuxième commission de change.
- Parce que en les vendant en Argentine, vous perdrez encore avec une nouvelle commission pour les changer en argent, ou alors vous devrez aller à Bsas directement chez American Express.
- De plus, les commissions de change dans les banques sont toujours plus importantes que dans les casas de cambio qui n'acceptent pas toujours les travellers chèques.

- Et enfin, depuis la mise en place du "cepo cambiario" en novembre 2011. On vous donnera dans les banques et les casas de cambio que la moitié de la valeur réelle de vos USD para rappport au marché parallèle. Imaginer que le Travellers de 100 USD en photo n'a donc seulement qu'une valeur de 40 USD en cash que vous aller changer au taux parallèle. Avec les traveller vous perdez au moins 60 % de votre argent !

Donc abstenez vous de venir avec des travellers chèques.


Les distributerus HSBC, peut etre ceux qui vous permettent de faire un retrait plus importantEst il facile de retirer de l'argent aux distributeurs avec sa carte Visa ?

Depuis 2011, voilà que la situation s'est profondemment transformée, en effet avec la loi sur le "cepo bancario", le change parallèle s'est mis en place et il n'est absolument plus rentable de payer en Argentine avec vos cartes Visa ou même de retirer des especes en pesos aux distributeurs puisque vous y perdez la moitié de votre change.

Voila donc que même cette partie d'article n'a plus lieu d'être puisque il faut venir ici en Argentine avec des USD et des EUR en poches que vous changerez au cours de votre séjour dans des cuevas au taux de change parallele.

Cependant pour ceux qui veulent tout de meme perdre la moitié de leur argent en faisant des retraits aux distributeurs de pesos dans les rues de Buenos Aires, voilà quelques conseils :

L’Argentine est un pays ou tout se négocie, paye et s’achète en espèce, et ceci depuis toujours.

Les distributeurs installés dans les banques ne permettent de sortir que 1000 ARS à chaque retrait (100 Euros effectifs, en mai 2013, mais au change officiel, ca sera 166 euros qui vous seront débités de votre compte), quelque soit le type de carte, même Gold.

Votre banque en Europe se garde une commission de 5 Eur à chaque retrait, ce qui fait donc en tout et pour tout une grosse commission perdue un peu bêtement. A savoir : la banque HSBC a l’avantage de ne pas prendre de commission. De plus pour des raisons de sécurité, au bout de 5 ou 6 retraits sur la même machine, la carte se bloque (mais est rendue). Il faut donc téléphoner à sa banque en Europe pour débloquer sa carte, ce qui n’est pas facile et pratique (le weekend). J’ai déjà eu la dure tache de venir au secours de plusieurs français, en panne d’espèce et sans un sou à Buenos Aires pendant plusieurs jours.
Munissez vous avant de partir du téléphone direct de votre agence et avertissez votre responsable de compte de votre voyage en Argentine, et de la possibilité de voir votre carte bloquée.


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Voilà donc ce qu’il faut faire :

 

-         Venir avec des euros sur soi (inutile d'avoir des USD, sauf dans les provinces, ou au change parallele vous y gagnerez un peu plus qu'avec des euros), prenez des grosses coupures 50 euros à 500 euros. Je sais que les français et autres européens ont perdu l’habitude de se promener avec des espèces dans la poche, mais ici nous ne sommes pas en Europe, et il faut vite se mettre dans le bain. Ici tout le monde se balade avec de l’argent sur soi. (Il faut être certainement prudent, bien sûr, mais il vaut mieux en avoir des billets dans sa poche, que d'être sans un sous avec un bout de plastique qui ne sert à rien !)

-         Pour changer les euros aller dans des "Cuevas" que vous trouverez dans tout le pays, et ne changer qu’au fur et a mesure du voyage en fonction de vos dépenses. (et non pas en une seule fois). Par exemple 100 à 200 euros à chaque fois, et le faire ainsi 1 ou 2 fois par semaine. Pour trouver des cuevas, demandez tout simplement à votre hotel, ils changeront vos euros et dollars peut etre ou alors connaitront un endroit ou vous pouvez changer ! (Vous pouvez aussi prendre contact avec moi : petitherge@hotmail.com). Savoir aussi que le change le week end (samedi et dimanche) est toujours moins interessant, car il ne reste que les petites cuevas ouvertes et ils en profitent pour vous changer à un taux plus faible.

-         La loi française (et européenne) accepte la sortie de 10.000 EUR par personne agé de plus de 16 ans. (donc c’est même très largement au dessus d’un budget moyen pour venir passer 1 ou 2 mois en Argentine). Pour l’entrée en Argentine, est permise une entrée de 10.000 USD par personne. (Soit 8.000 euros). Donc entrer avec une somme de 3.000 ou 4.000 Euros en poche, c’est totalement légal !

-          Ne pas venir avec des cheques voyages (travellers cheque) c’est terriblement difficile de les changer et en plus avec une commission exorbitante !

-          Dans les paiements (hôtel, restos, cadeaux, location voiture, etc…), les cartes Visa, Master et American ne sont à utiliser qu’en extrême nécessité. Tout payer en espèce, d’une part, parce qu’il est facile de demande un « descuento » de 10% (surtout dans les hôtels) et parce qu’il est ensuite très facile pour un argentin de retenir de mémoire les 16 chiffres de la carte Visa et les codes de sécurité pour ensuite s’acheter un écran plasma sur Internet le jour même. Il y a énormément de plaintes en Europe de la part de personnes ayant passé leurs vacances en Argentine et qui se sont retrouvées débitées de sommes importantes via leur carte bancaire. Donc la Visa la garder au fond de la poche, ne jamais l’utiliser et seulement en cas d’obligation extrême.

Vous aurez compris que la solution la moins onéreuse est de venir avec en poche suffisamment d’euros pour passer tout son séjour sans avoir à sortir sa Visa.

Lire la suite pour la préparation de votre voyage sur :


Article précédent :

- Tout ce qu'il faut savoir avant de partir. Partie 1.

 

Articles suivants :

- Tout ce qu'il faut savoir avant de partir. Partie 3 (Transport intérieur, informations pratiques).
- Que dois je faire en arrivant à l'aéroport d'Ezeiza.
- Que dois je faire en arrivant à Buenos Aires.
- Pourquoi ne peut on pas visiter l'Argentine en un seul voyage !
-
L'Argentine vue par les tours operators.

-
Présentation des 7 grandes régions argentines

 

LePetitHergé

 

Le Petit Hergé est représenté par un nouveau venu : Un Xuxu !

2009 : Le Logo change :

Certes, ce n’est pas vital, mais comme cela faisait 3 ans (2006-2009) que le vieux titre : « Le Petit Hergé » s’affichait droitement, poliment et strictement en orange, blanc, rouge et noir; j’ai voulu profiter de la nouvelle mise en forme du site, pour le passer à la trappe. Mais comment serait le personnage pour représenter Le Petit Hergé ? Il fallait le trouver !

Quelques idées dans mon carton et puis ce « xuxu » a frappé à ma porte ! Je vous assure que je ne lui ressemble pas trop (quoique !).

En tout cas le voilà en service et pour quelques temps …avant de repartir sur sa planète.

 

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17 mars 2009 2 17 /03 /mars /2009 14:29

Mise à jour : 04 mai 2015 / 24 avril 2014 / 1er mai 2013 / 04 juin 2010 / 16 janvier 2010 / 17 mars 2009

nullTout ce qu'il faut savoir avant de partir en Argentine.

 

Partie 1 :

Vous êtes sur l’article (L’ensemble comporte trois parties) des informations que vous devez connaître avant de partir en Argentine. Les informations se bousculent dans un pays où les habitudes nouvelles chassent les anciennes. La première version date d’octobre 2005, remise à jour tous les 6 mois, cette dernière date du 04 mai 2015.

La première partie recoupe les informations concernant les compagnies aériennes, les passeports, les visas, la durée de votre séjour et les droits d’entrée et de sortie du territoire argentin.

nullAttention : Très important depuis novembre 2011, il a été mis en place une nouvelle politique de la part du gouvernement argentin sur le change qui bloque tout achat et vente pour les argentins de devises étrangères. Par réaction s’est monté rapidement tout un marché parallèle de vente et d’achat des principales devises internationales à Buenos Aires pour les argentins voulant acheter des USD, des EUR et aussi de BRL (Réal Brésilien), les 3 devises les plus recherchées par les Argentins, mais aussi pour vous touristes étrangers qui veulent vendre des USD et des EUR pour vous procurer des Pesos Argentins.

A ce sujet, veuillez consulter l’article spécial sur le change parallèle. Dévaluation du peso au change parallèle.

Sachez que vos Euros, vos Dollars valent 30 % de plus au change parallèle que dans les casas de cambio officielles encore existantes à Ezeiza ou à Buenos Aires. Donc profitez en, car votre budget vacances sera revu fortement à la baisse. Vous pouvez trouver constamment sur la colonne de droite en haut de chaque page du site, le cours de l'Euro Officiel et Parallèle (Cours Hergé) ainsi que le Delta en % entre les deux cours.

Les questions financières sont traitées aussi en deuxième partie.

Une fois la première partie ci-dessous lue, je vous invite donc à venir lire la deuxième partie sur les informations financières.

Puis la troisième partie pour les informations sur les déplacements à l’intérieur du pays, le climat, la sécurité, la santé, et d’autres infos pratiques.

Tout ce qu’il faut savoir avant de partir (Partie 2) .

Tout ce qu’il faut savoir avant de partir (Partie 3).

Bonne lecture !

Si vous avez des doutes, n'hésitez pas à m'écrire sur : petitherge@hotmail.com

nullQuels sont les compagnies aériennes reliant l'aéroport de Buenos Aires-Ezeiza ?

Le marché des passagers sur Ezeiza est très volatile en période de restructuration de la majorité des grandes compagnies aériennes. Lors de la dernière mise à jour de cet article, j’avais par exemple annoncé que Quantas reprenait les vols (Quantas avait déjà eu une liaison entre 1993 et 2002) entre Sydney et Ezeiza le 24 novembre 2008 et puis en avril 2012, elle jette l’éponge devant les problèmes financiers qu’affrontait cette entreprise et préfère recentrer sa route sud-américaine sur Santiago de Chile. C’est le cas aussi d’Iberia qui le 02 octobre 2010 ouvrait une ligne directe entre Madrid et la ville argentine de Cordoba pour l’interrompre 15 mois plus tard en janvier 2012. En juillet 2012, c’est au tour de la compagnie uruguayenne Pluna de mettre la clef sous la porte définitivement et de disparaître (elle existait depuis 1936). Coup dur pour l’aéroport de Montevideo mais aussi pour les liaisons vers l’Espagne (qui offrait des bons prix) via cette compagnie par l’aéroport de Buenos Aires - Aeroparque.

nullLes bonnes nouvelles ces dernières années :

 

South African Airways a une route depuis avril 2009, elle relie Ezeiza avec Johannesburg sans escale. (2 vols par semaine)

Quatar Airways a débuté ses vols le 24 juin 2010 entre Doha, Sao Paulo et Ezeiza (Vol quotidien)

Emirates Airlines propose depuis le 03 janvier 2011 un vol Dubai – Rio de Janeiro – Buenos Aires. (Un vol quotidien).

KLM a repris du service le 31 octobre 2011, après une absence de 10 ans (dernier vol en 2001), donc vol direct maintenant entre Amsterdam et Ezeiza (3 vols par semaine).

Quant au dernier arrivé, c’est Turkish Airlines qui a commencé le 11 décembre 2012 à relier Ezeiza avec Istanbul via Sao Paulo.(4 vols par semaine, puis depuis fin 2013 un vol par jour). Pour le moment il y a changement d’appareil à Sao Paulo.

Pour le futur proche, on fait état d’une possible arrivée d’Etihad Airways (Emirats Arabes Unis) ...

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Pour Aerolineas Argentinas :

 

En 2013, du coté de Aerolineas Argentinas, les vols direct à partir d’Europe jusqu’à Buenos Aires ne se prennent qu’à Rome, Madrid et à Barcelone. Pour ceux vivant en Océanie, pas de chance le direct sans escale Sydney – Ezeiza a été annulé fin 2013. Pour ceux vivant aux EE UU, plusieurs vols directs par jour de Miami.

La compagnie argentine est toujours en déficit (1 million d’US par jour), et n’a pas encore les moyen de vouloir rouvrir des lignes directes existante jusqu’à la crise de 2001 (Milan, Paris, Londres…), c’est Air Europa qui continue a s’en charger. Elle se concentre plus pour le moment sur l’achat de nouveaux appareils et à se centrer sur l’ouverture de lignes intérieures.

 

Les meilleurs prix :

 

Les grosses compagnies sont : LufthansaBritish Airways,KLMAir FranceAir EuropaIberiaAlitalia,Aerolineas Argentinas et TAM. Vous avez donc 9 compagnies pour faire votre choix, les prix se valent car il y a souvent des promotions. A vous de faire jouer la concurrence sur internet. Hors grosse periode (janvier-février, Pâques, juillet-aout, Noël), les prix démarrent à 750 € en aller-retour.

Pour ceux qui vivent au Québec, vous n’avez aucun vol direct jusqu’à Buenos Aires, mais vous avez Air Canada en passant par Santiago de Chile, ou alors vous devez passer par les Etats-Unis ou 3 compagnies se rendent direct sur Buenos Aires,AmericanUnited et Delta. N’oubliez tout de même pas que vous avez une autre compagnie qui dessert Montreal et Ezeiza : Aeromexico.

nullAir Madrid puis Air Comet :

 

On s'en souviendra encore longtemps de la disparition de la compagnie Air Madrid le 15 décembre 2006 laissant à leurs propres sorts les voyageurs qui, une fois le vol "aller" effectué, se retrouvèrent bloqués pour leur retour. Il aura fallu plusieurs vols d'autres compagnies, payés par l'Etat espagnol, pour les "rapatrier". Quant à ceux qui avaient encore la veille acheté leurs billets, ils purent les mettre directement à la poubelle en ne récupérant jamais leur argent !  
La compagnie avait bel et bien disparu en une seule nuit.... depuis une nouvelle compagnie privée espagnole "Air Comet" a vu le jour.
Air Comet cassera aussi les prix en 2008 et 2009 et cessera aussi ses activités en novembre 2009. Tout comme Air Madrid, Air Comet laissera 7.000 passagers au sol sans jamais rembourser les vols.

nullAir Europa, nouvelle entreprise privée espagnole, a démarré la ligne sur Buenos Aires en 2007, mais après la fin précipitée des deux autres entreprises espagnoles en 2008 et 2009, tout le monde pensa que Air Europa finirait par suivre le même sort. Nous sommes aujourd'hui en 2015, et Air Europa a démontré le contraire en restant présente et en assurant chaque année de nouvelles autres liaisons en Amérique Latine. Nous voilà rassuré, puisque depuis, c’est au tour de la compagnie nationale et historique Iberia de battre de l’aile !

 

 

              Vidéo : Buenos Aires en 2012. Durée 5 mn 36 s.

 Cette vidéo fait partie du « Plan Marketing Turistico de Argentina ». Donc même si c’est bien fait, n’oublions pas qu’il s’agit d’un film promotionnel. Les réponses ne sont donc pas aussi spontanées qu’elles paraissent en avoir l’air !

nullMe faut-il un visa pour entrer en Argentine ?


NON, Un passeport suffit pour rester dans le pays 90 jours. (Ce n'est pas 3 mois qui font 92 jours ... à la douane en sortant d'Argentine ils comptent les jours, et 90 jours ce ne sont ni 91 ni 92 jours !) 

Voici la liste des pays acceptés avec un simple passeport (sans visa) :

Afrique du Sud, Alemagne, Andorre, Armenie, Australie (100 USD de Taxe d'entrée dans le pays valable 1 an), Autriche, Barbades, Belgique, Bolivie, Brésil, Bulgarie, Canada (75 USD de Taxe d'entrée dans le pays pour une entrée ou alors 150 USD pour une durée de 5 ans), Colombie, Corée du Sud, Costa Rica, Croatie, Chili, Chypre, República Checa, Danemark, Equateur, El Salvador, Slovaquie, Slovenie,  Espagne, Estonie, Etats Unis (160 USD de Taxe d'entrée dans le pays valable 10 ans), Finlande, France, Grèce, Guatemala, Guyana, Haiti, Honduras, Hong Kong, Hongrie, Irlande, Islande, Israel, Italie, Japon, Letonie, Liechtenstein, Lituanie, Luxembourg, Macedoine, Malte, Mexique, Monaco, Montenegro, Nicaragua, Norvège, Nouvelle Zelande,  Pays Bas, Panamá, Paraguay, Perou, Pologne, Portugal, Puerto Rico, Royaume Uni, Roumane, Russie, San Cristobal et Nieves, San Marin, Sainte Lucíe, Santa Sede, Sain Vicente et les Grenades, Serbie, Singapour, Suede, Suisse, Surinam, Tchéquie, Thailande, Trinidad et Tobago, Turquie, Ukraine, Uruguay, Vatican.

nullAttention pour les canadiens :

La taxe d'entrée dans le pays est à payer uniquement depuis le 29 décembre 2012 via internet avant votre départ de chez vous ! Allez sur le site :

 

 http://www.migraciones.gov.ar/accesible/ 

Puis colonne de gauche, cliquez sur Abone su TASA DE RECIPROCIDAD

ou cliquez directement sur :

https://virtual.provinciapagos.com.ar/ArgentineTaxes/

nullMe faut il un visa pour rester plus de 90 jours en Argentine ?


OUI, (officielement) il faut soit un visa de travail, soit un visa d'étudiant. En fait dans la pratique la réponse est NON parce que:

- Parce qu'au bout des 90 jours, vous allez au service émigration du port de Buenos Aires et vous demandez à vous faire tamponner votre passeport par une prolongation ( una "proroga" ) de 90 nouveaux jours pour la modique somme de 300 ARS / 35 EUR. Allez y les derniers jours ouvrables de vos premiers 90 jours (Le samedi et dimanche c'est fermé), allez y de préférence le matin (mais pas trop tôt : 11h, midi).

- Parce que vos 90+90 = 180 premiers jours passés, vous aurez envie de faire du tourisme et vous irez à "l'étranger" ne serait ce que 24h ou un week end. Vous reviendrez donc en Argentine avec un tampon valable 90 nouveaux jours sur votre passeport. Le tout est d'aller donc en week-end tous les 90 jours à l'étranger et cela "ad vitam eternam". Le plus simple quand on demeure à Buenos Aires est de prendre un bateau Buquebus pour passer une journée à Colonia en Uruguay.

- Parce que vous êtes trop fainéant pour aller en vacances tous les trois mois, alors vous décidez de ne rien faire, ou plutôt de vous en foutre complètement, donc une fois que les 3 premiers mois sont passés, vous devenez "illégal", et ce statut de nouvel "illégal" ne changera pas grand chose à votre vie. La police ne contrôle que ceux qui conduisent des voitures. Vous n'avez pas de voiture ? Vous ne serez jamais contrôlé de votre vie par la police. Vous avez une voiture et vous vous faites contrôler par la police ? (Et de plus manque de chance pour vous, le policier comprend que vous avez dépassé vos 90 jours), jouez les étonnés et vous devrez simplement vous acquitter d'une "colaboracion" (Aussi dénommée "una atención") de 10 à 20, voire 50 ARS.  Le jour ou vous quitterez le pays (Car un jour vous sortirez bien du pays), vous devrez passer par le bureau émigration de l'aéroport d'Ezeiza et vous vous acquitterez d'une amende (Cette fois c'est une vraie avec reçu du Banco de la Nacion) de 300 ARS / 35 EUR .

Conclusion : Le visa ne sert à rien ! (sauf si vous êtes étudiants et que certaines universités argentines vous demandent d'avoir le Visa Etudiant pour vous inscrire (ça arrive quelque fois).  

 

Video : Buenos Aires en 2007. Film du secrétariat au tourisme de la ville. Durée : 4 mn 12 s.

Petit tour d’ensemble des quartiers les plus touristiques de la ville : Boca, Puerto Madero, San Telmo, Plaza de Mayo, Retiro, Recoleta, Palermo, Abasto. N’oubliez pas de disposer d’au moins une bonne semaine pour visiter la ville. Une fois les quartiers touristiques parcourus, n’hésitez pas à découvrir les quartiers peut être un peu plus « réels », comme Balvanera, Almagro, Caballito, Flores, Colegiales, Villa Crespo, Chacarita, Belgrano.

nullJe vais profiter de mon séjour en Argentine pour aller dans les pays limitrophes, me faut il un visa pour les autres pays ?


Réponse : NON, pour les citoyens français, belges et suisses, pas besoin de visa pour passer au Brésil, Paraguay, Uruguay, Bolivie et Chili.

Par contre les canadiens doivent avoir un visa pour se rendre au Brésil ! Au Brésil on rigole moins qu'en Argentine pour ce qui est de dépasser les 90 jours, d'ailleurs ne vous amusez pas à rester 91 jours au Brésil, vous êtes sur d'avoir des ennuis. Pour les chutes d'Iguazu, les autorités brésiliennes à la frontière de Foz do Iguaçu sont un peu moins regardant que dans les années 2009 ou 2010. En effet en ce moment (2013), si votre passage aux chutes ne durent que quelques heures (dans ce cas vous vous logez coté Argentine), vous ne vous arrêtez pas au poste brésilien et vous passez au Brésil sans vous arrêter. (Y compris d’ailleurs pour les européens, donc pas de tampon d’entrée et de sortie du Brésil sur les passeports de ces derniers). Par contre à l’arrivée au poste frontière coté Argentine, il faudra le faire tamponner.

nullSi je veux rester plus de 90 jours et m'acheter un billet aller retour de 6 mois ou 11 mois, est ce que l'agence de voyage va pouvoir me le vendre ?


Réponse : OUI, mais il est vrai qu'il y a des agences en Europe qui refusent de vendre des billets supérieur à 3 mois aux "touristes". Alors ? Alors changez d'agence et achetez vos billets ailleurs.De plus maintenant presque tout le monde achète ses billets sur Internet !

Le problème existe sur certaines compagnies à l’embarquement en Europe qui refusent de vous faire monter à bord si vous n’avez pas de billet retour dans les 90 jours. Un des stratagèmes est de vous payer via internet un aller à Colonia (Uruguay en bateau) dans les 90 jours de votre arrivée en Argentine, (compagnie Buquebus).

null

A mon arrivée à l'aéroport d'Ezeiza en passant la douane, le douanier va me demander mon billet aller-retour et va s'apercevoir que je reste plus de 3 mois. Que se passe t'il ?
 

Réponse : Le douanier argentin demande très rarement le billet retour pour vérifier sa validité, il demande uniquement le passeport pour mettre le tampon d'entrée dans le pays. Officiellement vous ne pouvez pas entrer en Argentine avec un passeport et un billet de plus de 3 mois. Expliquez lui (évitez l'anglais) en français, espagnol ou italien, que vous allez poursuivre votre voyage en Uruguay, au Brésil ou au Paraguay et que vous ne restez par exemple qu'un mois en Argentine. En fait vous venez visiter toute l'Amérique du Sud, ce qui explique votre billet de 6, 9 ou 11 mois en main.

Cette technique est valable pour les français, belges, suisses, canadiens, casaques, moldaves et autres belouchistaques ......... mais pour tous ceux qui peuvent s'apparenter aux anglo-saxons comme les anglais, sud africains, australiens, néo-zélandais, nord-américains.......ils n'ont que peu chance .....Ne jamais oublier que l "Anglais" et l'ennemi de l Argentine !

nullFaut il payer une taxe en entrant ou en sortant du pays ?


Pour sortir du pays, la réponse : NON, plus maintenant !

C'est assez récent, depuis début 2009, plus une seule taxe pour sortir du pays via Ezeiza.

Jusqu'à 2009, il fallait payer après le check in, 18 USD pour les liaisons internationales et 8 USD pour les liaisons nationales.

On est donc satisfait de voir les taxes disparraitre, on se souvient encore le 14 août 2006 la création d'une autre taxe obligatoire (depuis annulée aussi), la taxe "migratoria" à payer à la sortie du pays de 5 ARS / 1 EUR. payable pour sortir du pays par les voies terrestres ! Encore une histoire de shadocks qui ne fit pas long feu, puisque devant l'impopularité de l'idée, Nestor Kirchner décida une suspension de 180 jours à partir de décembre 2006. Depuis elle ne fut jamais remise en application.

 

Pour entrer dans le pays la réponse est NONsauf pour les canadiens !

Eh oui, mauvaise nouvelle pour nos amis canadiens depuis le 29 décembre 2010 par la mise en application d’un superbe décret N° 1654/2008,  il y a maintenant une taxe spéciale pour eux à l’entrée du pays à payer au niveau de la douane d’Ezeiza. Cette belle taxe se nomme «Tasa de Reciprocidad por Solicitud de Ingreso al País” Les ressortissants de deux autres pays sont aussi taxés, ceux de l’Australie et des Etats-Unis.

Les canadiens payent 70 Usd à chaque entrée sur le territoire argentin, les australiens payent 100 Usd à chaque entrée sur le territoire argentin, et les étatsuniens payent 131 Usd mais seulement une fois pour une durée de 10 ans.

null

Vous avez un doute ?

N'hésitez pas à m'écrire : petitherge@hotmail.com

 

Je vous invite maintenant à lire la suite sur : 

Tout ce qu'il faut savoir avant de partir. 2ème partie.

Tout ce qu'il faut savoir avant de partir. 3ème partie.

Pourquoi on ne peut pas visiter l'Argentine en un seul voyage.

Ce que les tour-operateurs veulent absolument vous vendre.

 

Ensuite tout ce qu'il faut savoir avant d'arriver à l'aéroport d'Ezeiza, en un seul volet :

Tout ce qu'il faut savoir quand on arrive à Ezeiza.

 

Puis tout ce qu'il faut savoir avant d'arriver à Buenos Aires, en un seul volet :

Tout ce qu'il faut savoir quand on arrive à Buenos Aires.

 

Et enfin à connaitre, ça peut servir !

A savoir avant de prendre un taxi à Buenos Aires.

A savoir pour se loger à Buenos Aires.

Bonne lecture !

A lire aussi sur le Petit Hergé

      

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4 décembre 2008 4 04 /12 /décembre /2008 12:03
Mise à jour : 08 décembre 2008

Tous les articles sur l'Argentine dans le magazine Géo, version française.

GEO magazineEn complément à l'article du Petit Hergé publié (et pas encore bouclé,
http://www.petitherge.com/article-24971772.html) concernant le numéro de Géo de Novembre 2008 sur l'Argentine, voici un autre article mais regroupant l'ensemble des articles depuis la création de ce magazine.

Je ne les ai pas tous retrouvé, alors n'hésitez pas à me contacter si vous en posseder d'autres, afin que j'etoffe la liste !

19 decembre 2001Commençant à déborder de temps à autres les frontières argentines pour parler des pays dits "limitrophes", je ne me prive pas non plus de placer dans cette liste les articles en relation avec le Chili. La liste est classée chronologiquement du plus récent au plus ancien. 

- Géo #278, Avril 2002. Argentine à genou. Pages 18 à 35. 14 pages hors publicité. Une sorte d'état de lieux pendant la crise de 2001-2002 vu par les yeux d'un francais de passage, donc assez cliché et pas très profond. Quand on lit dès la première page en légende d'une photo : "A la suite de l'annonce de l'état de siège, nuit d'émeutes dans les rues de Bsas", ca veut tout dire...l'état de siège décrété une journée en effet, tout le monde s'en foutait ! Moi à cette heure la, j'étais dans un bistro devant une bière, les cafés était pleins comme à l'accoutumée, donc inutile de croire que c'est la décision de décréter un état de siège qui a fait basculer la ville dans les émeutes. Zero pointé, copie à revoir pour Jean Christophe Brisard ! Nicolas Ancellin ayant dirigé le "dossier", ça fait peur ! Sachez que les manifs chaudes étaient concentrées sur Diagonal Norte et la Plaza de mayo, le reste du pays est resté calme.
 
- Géo #273, Novembre 2001. L'homme qui ne voulait plus être argentin. Pages 109 à 118. 6 pages hors publicité. Texte de Selim Nassib. Un regard sur la complexité de se sentir argentin à travers la vie de Victor Garcia, homme de théatre exilé à Paris.
Dans le même numéro un article sur : Les déserts de la Cordillère. Pages 46 à 60. 15 pages hors publicité. 2000 km de désert entre celui d'Atacama au Chili et la péninsule de Paracas au Pérou. Ecrit par Hernan Rivera Letelier traduit par Bertille Hausberg.

Les mapuches- Géo #272, Octobre 2001. Le Chili (en couverture). Pages 76 à 133. 40 pages hors publicité.
Articles sur :
- Chiloé, dans les îles éparses du Pacifique par Jean-Luc Coatalem.
- En Infographie; une superbe carte du Chili en 5 planches.
- Avoir 20 ans à Santiago par Pierre Sorgue.
- Cinq lieux magiques du Chili par Jean-Yves Durand.
- Une capitale au style tutti frutti par Antonio Skarmeta traduit par Bertille Hausberg.
- L'inoubliable Valparaiso de Sergio Larrain par Jacques Maigne.
- Augusto Pinochet : L'ambiguité chilienne par Jacques Maigne.

- Géo #271, Septembre 2001. La révolte des Mapuches. Pages 16 à 29. 10 pages hors publicité. Les conflits entre mapuches et autoritées chiliennes dans les provinces de Bio-Bio et d'Araucanie. Texte de Vincent Réa. Photos de Grégoire Korganow.

- Géo #265, Mars 2001, Patagonie Chilienne, cap sur le mythe. Pages 62 à 73. 12 pages hors publicité. Avant tout des photos; tres peu de texte. Une ambiance entre Puerto Montt et Puerto Williams. Bof, des photos 1000 fois prises de grands espaces et de portraits de petits (es) vieux (ielles) assis sur un banc. Article de Grégoire Korganow.

- Géo #212, Octobre 1996. Patagonie, l'extrême du monde. Pages 64 à 81. 14 pages hors publicité. Texte de Luis Sepulveda, traduit par François Maspero. Le photos sont de Yann Arthus Bertrand. L'article a mal vieilli, un peu trop généraliste, pas trés poussé. 

L'Aconcagua- Géo #207, Mai 1996. Nous irons à Valparaiso. Pages 42 à 66. 18 pages hors publicité. Un voyage en cargo entre la ville polonaise de Gdynia sur la baltique et Valparaiso au Chili en passant par le canal de Panama. Article de Jean-Erick Pasquier. Sujet trés original.

- Géo #202, Décembre 1995. Buenos Aires, Nostalgie d'Europe. Pages 30 à 40. 8 pages hors publicité. Un article vraiment un peu trop "cliché" sur la ville. Unique intêret, le lire avec aujourd'hui 15 ans de recul. Article signé Jacques Maigne.

- Géo #195, Mai 1995. La Quebrada de Humahuaca, la brèche du Nord Ouest. Pages 10 à 20. 11 pages sans publicité, essentiellement en photos. Texte signé par Hervé Théry et Pierre Usselmann.

- Géo #189, Novembre 1994. La Pachamama en Bolivie. Pages 40 à 50. 10 pages hors publicité. Petit article sans prétention sur le sujet de l'indien et de ses rites. Texte de Sabine Vogel, photos de Théodore Vogel.

- Géo #147, Mai 1991. Les Andes (en couverture). Pages 75 à 139. 54 pages hors publicité.
- Voyage dans l'archipel vertical par Jacques Meunier.
- Ligne de crête d'un Eldorado séculaire par Philippe Grenier.
- Infographie : Carte sur 4 planches des Andes.
- Fantômes urbains et cités en fièvre par Antoine Gardel.
- Voies sacrées des montagnes du ciel par Christian Nugue.
- Livre de pierre des ancêtres prodigieux par Simone Waisbard.
- Les armes du renouveau indien par Pierre Gaillard.
- Sommets vaincus mais insoumis par Robert Paragot.
- Au paradis des chevaux à moustaches par Nicole Bernheim.

Ruines jésuites de san Miguel dans l'état de Rio Grande do Sul- Géo #146, Avril 1991. L'aventure des jésuites. Pages 166 à 188. 18 pages hors publicité. Il s'agit d'un article sur l'ordre des jésuites dans le monde, on y parle bien sur de son influence en Amérique du sud. L'article est signé Catherine Guigon.

- Géo #142, Décembre 1990. Missions oubliées en terre guarani. Pages 18 à 44. 22 pages hors publicité. Excellent reportage sur les missions jésuites. Au moins pour une fois, les missions coté Paraguay et Brésil sont enfin traitées. Texte de Catherine Guigon, photos d'Eric Brissaud.

- Géo #137, Juillet 1990. Moutons de la Pampa. Pages 150 à 161. 12 pages hors publicité. On tond le mouton dans l'estancia Maria Behety en Terre de Feu. Un bon reportage au milieu des peones sans chichi et sans cliché. Texte de Danyèle Dulhoste et photos de Robert Van der Hilst.

- Géo #96, Février 1987. Argentine (Couverture). Pages 63 à 100. 38 pages hors publicité. (il n' y a d'ailleurs aucune publicité entre les pages 63 et 100, autres temps, autres manières de respecter les lecteurs, on le regrette). Toujours difficile de donner un avis en 2008 sur un articles écrit 21 ans avant. Nous sommes sous Alfonsin; la démocratie revient, alors bien sûr, il y a une euphorie ambiante, même perçue dans les textes écrits par ces journalistes français envoyés par Géo. cependant il faut reconnaitre que c'est du très bon travail, peut être un des meilleurs numéros consacrés au pays par le magazine.
- Le vertige d'une nation sans limites. Ecrit par Pierre Kalfon.
- Belle carte d'Argentine sur 3 pages.
- Comment peut on se sentir argentin ? Ecrit par Graziella Schneier.
- Etre Porteno, un art inimitable. Texte de Edmundo E. Eichelbaum.
- Le voyage au bout de la Terre. Ecrit par Claire Champenois.
- Porte du Paradis austral, La Patagonie. Texte de Olivier Rolin.
- 4 pages de guide sur l'Argentine.

- Géo #73, Mars 1985. Dans le secret des titans. Pages 14 à 28. 15 pages hors publicité. Très bonne approche sérieuse sur le sujet des statues de l'ile de Paques. Texte de Maurice Soutif.

- Géo #45, Novembre 1982. L'archipel des naufrages. Pages 158 à 170. 12 pages hors publicité. Quatre français à bord d'un voilier prennent la mer sur les traces de Magellan et passent en Terre de Feu. Texte de Christine de Cherizey, photos de Eric Valli.

- Géo #33, Novembre 1981. Les feux de Patagonie. Pages 10 à 34. 23 pages hors publicité. Texte de Wolf Schneider, photos de Georg Fischer. 



La liste continue à s'allonger...

ValparaisoD'autres articles dans le Petit Hergé :

- Mar del Plata Historique.
-
Généralités sur la province du Chaco.
-
Tourisme dans la province de Corrientes.
-
La ville de Alta Gracia.
-
San Salvador de Jujuy
- Puerto Iguazú.
-
Villa El Chocón.
-
Cachi
- Bariloche : Généralités et histoire.
-
Visite de Rosario.

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19 novembre 2006 7 19 /11 /novembre /2006 12:40

Mise a jour : 20 novembre 2006

Toute visite en Argentine comprend forcemment un passage dans un parc naturel, alors voila un petit article vous aidant a les choisir.

Il y a en Argentine 29 parcs naturels dependant directement de la Nation, en effet il existe bien d'autres parcs ( tout aussi connus ) mais ayant un autre statut comme "parc provincial" ou "reserve naturelle" comme le Parque Provincial Aconcagua ou le Parque Provincial Ischigalasto ( vallee de la Lune)..... au total en Argentine entre les parcs nationaux, provinciaux, reserves provinciales, reserves naturelles et reserves municipales ... on arrive à un chiffre de 600 à 700 sites naturels classés. Meme 20 ans en Argentine ne vous donneront pas le temps d'aller tous les voir !

Donc reprenons seulement nos 29 parcs nationaux :

Quelques chiffres : Au total les 29 parcs ont une surface totale de 3.700.000 hectares ( 37.000 km2 ). Entre 2001 et 2006 c est la ruée des touristes dessus car la quantité de visites ont augmenté de 111% ( Les visites des etrangers n'ont augmenté que de 61 % ), la plupart des touristes sont donc des argentins. En 2005, y sont entrés 2.900.000 personnes. ( dont 37% d'etranger et 63 % d'argentins ).

Pourtant certains parcs attirent plus d'etranger que de locaux, c'est ce que j appelle les "fanions" en Argentine. En general tout y est installé pour "faire" du tourisme industriel. Aeroport international a proximité, hotellerie 4 ou 5***** sur place ( voir dans le parc meme..bouahhhh!). Il ne faut pas oublier que le touriste etranger est souvent "neuneu" et veux "faire" l'Argentine en 2 semaines et donc se deplacer le plus vite possible en avion et dormir dans du luxe sur place pour ne pas perdre non plus son temps, le "timing" de son operation commando est donc tres important. Bref, les deux parcs à neuneu par excellence sont le Parc des Glaciares pour voir les blocs de glace tomber ( 59% d etranger pour 41 % de visiteurs argentins ) et le parc d'Iguazu pour voir tomber cette fois ci de l'eau. ( 59% aussi d'etranger pour 41 % d'argentins ).

NB : Attention ne me faite pas dire ce que je n'ai pas dit, ces deux derniers parcs valent la peine d'etre vu, ce qui est neuneu ce n est pas d'y aller, mais c'est d'y foncer en avion pour y rester uniquement quelques heures et refoncer en avion ailleurs ....... c'est ca qui est neuneu. Apres le fast food, c est le " fast visit ", les seuls gagnants dans l'histoire ce sont les lignes aeriennes et les tour operators qui font de la masse et qui donc n'ont aucun interret a vous dire qu'a Iguazu il faut y rester plus deux jours puisque il faut faire du mouvement et donc vous ballader le plus vite possible ailleurs pour laisser la place aux autres qui arrivent ! Ne les ecoutez pas !  Si vous allez au chutes d'Iguazu restez y au moins une semaine, car dans le coin ( rayon de 300 km autour ) vous avez d autres points d interet, parcs et reserves à voir.

 

Les 29 parcs naturels sont ( en allant du sud vers le nord )

Provincia de Tierra del Fuego : 1 parc : Tierra del Fuego

Provincia de Santa Cruz : 4 parcs : Los Glaciares, Monte Leon, Bosques Petrificados, Perito Moreno.

Provincia de Chubut : 2 parcs : Los Alerces, Lago Puelo.

Provincia de Neuquen4 parcs : Nahuel Huapi, Los Arrayanes, Lanin, Laguna Blanca.

Provincia de la Pampa : 1 parc : Lihue Calel

Provincia de San Juan : 2 parcs : El Leoncito, San Guillermo.

Provincia de Cordoba : 1 parc : Quebrada de los Condorcitos

Provincia de San Luis : 1 parc : Sierra de las Quijadas

Provincia de la Rioja : 1 parc : Talampaya

Provincia de Entre Rios : 2 parcs : El Palmar, Predelta.

Provincia de Corrientes : 1 parc : Mburucuya

Provincia de Misiones : 1 parc : Iguazu

Provincia de Chaco : 1 parc : Chaco

Provincia de Formosa : 1 parc : Rio Pilcomayo

Provincia de Tucuman : 1 parc : Campo de los Alisos

Provincia de Salta : 3 parcs : Baritu, El Rey, Los Cardones

Provincia de Santiago del Estero : 1 parc : Copo

Provincia de Jujuy : 1 parc : Calilegua

Pendant l'année 2005, les 8 parcs les plus visités sont :

- Iguazu ( Misiones ) avec 912.000 visiteurs

- Los Glaciares ( Santa Cruz ) avec 430.000 visiteurs

- Nahuel Huapi ( Neuquen ) avec 303.000 visiteurs

- Lanin ( Neuquen ) avec 264.000 visiteurs

- Tierra del Fuego ( Tierra del Fuego ) avec 195.000 visiteurs

- Los Alerces ( Chubut ) avec 137.000 visiteurs

- El Palmar ( Entre Rios ) avec 120.000 visiteurs

- Lago Puelo ( Chubut ) avec 55.000 visiteurs

En fait, 5 parcs argentins concentrent presque 75% de la totalite des entrées dans les 29 parcs. Ce sont principalement les parcs les plus touristiquement "industrialisés" , Iguazu , Terre de Feu et Glaciares pour les vues , et Nahuel Huapi et Lanin pour les trekking.

Comme par hasard ce sont les 5 parcs qui ont le plus de touristes etrangers. ( car dans les guides europeens, inclus dans les "visite en 14 jours de l Argentine" des tour operators, et parce que desservis par des aéroports ), certains font meme l'aller retour en avion dans la journee de Buenos Aires pour aller visiter Iguazu ou Ushuaia. C'est ce que j appelle du tourisme neuneu.

Les parcs avec le plus de visiteurs étrangers

- Los Glaciares ( El Calafate ) : 58 % d'etrangers - 42 % d'argentins

- Iguazu ( Les chutes ) : 58 % d'etrangers - 42% d'argentins

- Nahuel Huapi ( Trekking) : 46 % d'etranger - 52 % d'argentins

Ces trois derniers parcs sont aussi ceux les plus visités, on peut donc meme en conclure que les etrangers vont en Argentine que dans ces 3 parcs et delaissent les autres.

A l'autre extrème les parcs les moins visités par les etrangers sont :

- El Palmar ( Entre Rios ) : 1 % d'etrangers - 99% d'argentins

- Lago Puelo ( Chubut ) : 1 % d'etranger - 99 % d'argentins

- Los Alerces ( Chubut ) : 5 % d'etranger - 95 % d'argentins.

Prenons l'exemple du parc del Palmar, seulement 1% d'etranger et pourtant c'est le 7ème parc le plus visité en Argentine, alors pourquoi si peu de visiteurs etrangers ? Prace que la visite n'en vaut pas la peine ? NON, puisque justement il est en 7eme position ! Alors pourquoi ?

- Parce que uniquement 7 lignes dans le Petit Fute édition 3 (page 181) contre 12 pages entiere pour Iguazu.

- Parce que O ligne ( rien de rien ) dans l'edition prestigieuse du Routard ( de moins en moins ) , pas une trace de ce parc contre 15 pages pour Iguazu ( un veritable matracage publicitaire ).

- Parce que 1 page dans le Lonely ( en anglais ) page 179 edition 2006 contre 11 pages sur Iguazu.

- Parce que la premiere ville la plus proche du parc El Palmar est a 54 km, sans aeroport, et qu'on ne peux y aller qu'en bus à partir de Buenos Aires (340 km de Bsas = 4 heures de bus ). De plus il n'y a pas d'etablissement hotelier de plus de 3*** ........ bref le neuneu etranger n'a pas le timing possible pour inscrire El Palmar a son circuit ... et de plus aucun tour operator ne gagnera assez d argent en vous y envoyant, autant vous vendre un aller retour en avion pour Iguazu, Ushuaia ou Calafate avec un hebergement en USD qu 'un malheureux billet de bus pour 340 km a 35 pesos et un hebergement a 30 pesos !

Sortez des sentiers battus, arretez de croire que la visite de Iguazu, Calafate est "incontournable" , il y a bien d'autres parcs, sauvages ou vous y serez seuls et sans un troupeau de neuneus a faire la meme photo sous le meme angle !

Parque Nacional El Palmar

Bravo aux 1.100 etrangers ayant visité le parc El Palmar en 2005 ( 3 etrangers par jour ! ) , Iguazu ( 1.500 etrangers par jours ! ).

Bonne visite !

Lien :

Administration des parcs naturels d'Argentine : http://www.parquesnacionales.gov.ar/main.htm

Parque Nacional El Palmar : http://www.parquesnacionales.gov.ar/03_ap/11_palmar_PN/11_palmar_PN.htm

Article en espagnol sur le Parque El Palmar : http://www.clarin.com/suplementos/viajes/2006/10/08/v-02201.htm

 

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1 septembre 2006 5 01 /09 /septembre /2006 16:38

Mise à jour : 24 Septembre 2006

Las revistas argentinas

Bien entendu, il n'est pas dans mon intention de mettre ici toute la liste de revues argentines vendues à Buenos Aires ( on n'en finirait pas !), mais de mettre simplement les plus importantes revues ayant un point commun avec le tourisme, les voyages, l'andinisme, la peche, la nature ou même la gastronomie.

Le grand avantage des revues, c'est qu'il s'agit toujours de mensuels, donc l'information est récente et réactualisée en permanence, les adresses, les prix et les "bons plans" sont justes. En général les prix et les infos des trois dernieres parutions ( 3 mois ) sont credibles.

De plus maintenant toute revue a son site web sur lequel vous obtenez déja des infos, il est donc tout indiqué de le consulter deja avant votre départ pour "prendre la temperature" dans le domaine qui vous interresse.

Lorsque vous arrivez à Buenos Aires, n'hésitez pas des le premier jour à vous plonger dans les kioscos pour vous procurer les revues suivantes, elles vous aideront des le premier jour à vous eclairer dans votre séjour et votre circuit  :

A) Tourisme

  Tiempo de Aventura

Bonne revue pour les ballades en Argentine, toute la revue est consacrée à 90% au pays et a sa decouvert d'une maniere un peu sportive.

3 Categories avec sans cesse de bons articles :

- Agua : Nautisme, Plongée, Kayak, Planche à voile, Rafting, Surf.

- Tierra : Montañismo, Trekking, Cheval, VTT, Planche à neige, Ski

- Aire : Globo, Parapente, Planeur, ULM, Deltaplane, Sky Diving, Bungee Jumping.

Mensuel, Format A4, 100 pages, couleur, déja 89 numeros, 70% d'articles, 30% de pubs.. Prix : 9 ARS / 2,30 EUR.

Dans le numero de Aout 2006, #89. Article sur des Trekkings dans la Province de San Luis et de Cordoba.

Le Site web : http://www.revistaaventura.com.ar/

  Lugares

C'est la meilleure revue pour le moment consacrée aux tourisme en Argentine, les articles traitent à 80% de sujet sur le pays.

Mensuel, Format A4, 196 pages, couleur, déja 124 numeros, 65% d'articles, 35% de pubs.. Prix : 9 ARS / 2,30 EUR

Dans le numero de Aout 2006, #124. Article sur la reserve de Ibera dans la Province de Corrientes.

Le Site web : http://www.zonarevistas.com.ar/site/revista.asp?revistaId=14

  Desde Cordoba

Nouvelle revue touristique uniquement axé sur la Province de Cordoba et les provinces qui l'entourent ( Santa Fe, La Rioja, San Luis ) . Le magazine sort bi mensuel, le dernier numero #7 est celui de septembre/octobre. Donc pour ceux qui vont quelques jours dans la province de Cordoba je vous recommande vous le procurer.

Bi-mensuel|, Format A4, 80 pages, couleur, 7 numeros, 92% d'articles, 8% de pubs.. Prix : 7,90 ARS / 2 EUR

Le site web : http://www.desdecordoba.com/

B) Gastronomie

  El Gourmet

C'est la première revue gastronomique de l'Argentine ( d'ailleurs elle a meme tendance à se developper dans toute l'Amerique Latine, et possède déjà son canal de television )

Articles sur les derniers restos de Buenos Aires, les meilleurs vins et bodegas du pays. On l'achete pour lire les dernieres critiques d'ouverture de nouveaux restaurants et aussi pour lire les recettes des chefs à la mode à Buenos Aires.

Mensuel, Format A4, 114 pages, couleur, déja 19 numeros, 80% d'articles, 20% de pubs.. Prix : 10 ARS / 2,50 EUR

Le site web : http://www.elgourmet.com/

  Cuisine & Vins

Mesa firmada por Carolina Antoniadis 
Couverture et photos du #256 d'aout 2006

C'est le concurrent direct de "El Gourmet", bien qu'elle soit la revue la plus ancienne, elle s est faite detronnée par cette derniere. Elle reste cependant une reference dans le monde gastronomique argentin.

Elle est un peu plus axé sur le vin que "El Gourmet", mais garde cependant d'excellentes pages et articles sur les chefs montant de Bsas et les bonnes adresses de table en Argentine.

Mensuel, Format A4, 116 pages, couleur, déja 259 numeros, 70% d'articles, 30% de pubs.. Prix : 12 ARS / 3 EUR

Le site web : http://www.cuisine.com.ar/login.asp

  RSVP

Revue un peu plus branchouille, mais qui donne un coup de vieux au deux dernieres revues, celle la se veut un peu plus comme un guide annuaire des derniers evenements gastronomique du mois passé a Bsas et bien entendu un agenda des derniers restos branché de la capitale.

Article sur les pubs, les endroits gastronomiques branchés de la capitale. Critiques sur les alcools, les vins et nouveaux produits en vente ( glaces, confiseries, etc.. ).

On est des fois à la limite de la publicité plus que de la véritable critique, donc il faut se méfier des louanges trop vite parfois accordés à certains endroits. Mais c'est tout de meme une bonne revue qui fait decouvrir des lieux inconnus.

Mensuel, Format 240x220 mm, 86 pages, couleur, déja 26 numeros, 70% d'articles, 30% de pubs.. Prix : 6,90 ARS / 1,8 EUR

Le site web : http://www.revistarsvp.com.ar/

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30 août 2006 3 30 /08 /août /2006 20:39

Mise à jour : 30 Aout 2006

Dois-je acheter des cartes routières d'Argentine avant de partir ?

Surtout pas, même en passant à l'IGN à Paris, vous n'aurez pas autant de choix que sur place à Buenos Aires. Donc gardez vos sous, et pour 4 a 5 fois moins chers qu'en Europe vous trouverez des cartes du pays et même de chaque province à meilleure echelle.

Ou trouve t'on les cartes routieres ?

On peut les trouver en librairie, mais c est surtout en kioscos à journaux dans les principales artères de la ville dans le micro et macro-centre ou il y a le plus de choix. Pour les cartes editées par l'ACA, il est possible aussi de se rendre directement au siege de l'ACA, adresse : Avenida Libertador 1850.

Sur le site web de l'ACA, il est aussi possible de consulter des cartes de l'Argentine :  http://www.aca.org.ar/

Quelles sont les bonnes cartes argentine ?

De nombreux éditeurs argentins présentent des cartes souvent par province donc assez détaillées. une fois donc que vous vous êtes décidés sur le circuit , il suffit d'acheter les cartes des provinces parcourues.

Les éditions sont :

1) Firestone ( toutes des éditions de 2004 )

   

Toutes les cartes pèsent entre 80 gr. et 90 gr. et ont un prix de 10,90 ARS ( 2,50 EUR ). On les trouve en librairie et en kiosco à journaux dans les rues. La serie est un peu viellissante ( edition 2004), mais pratique est tres détaillée.

- Patagonia : ISBN 9879742893

- Buenos Aires, Capitale et province, ISBN 9872149011

- Noroeste : ISBN 987214902X

2) ACA ( Automovil Club Argentino )

El automovil Club Argentino publie des cartes détaillées et remises régulièrement à jour. Il est facile de se les procurer, dans les librairies, les stations services en ville ou sur la route, et aussi dans les agences ACA a travers le pays.

A Buenos Aires, les cartes sont vendues au siège de l'ACA : Avenida Libertador 1850.

- Les Cartes ACA d'Argentine :

La Carte ACA d'Argentine est au 1/4.000.000 (Ed.Dec 2005), c'est à ce jour la carte d'Argentine la plus récente. Prix : 19 ARS / 5 EUR.

Il existe aussi une autre carte du pays editée par l'ACA au 1/3.000.000, en papier elle a un prix de 48 ARS / 12 EUR, plastifiée elle est à 65 ARS / 16 EUR

- Les Cartes ACA des Provinces :

Il y a deux collections de cartes, par provinces et par zone.

La premiere série ACA par province à un prix de 16 ARS / 4 EUR.

Province de Buenos Aires au 1/1.125.000 (Ed. Oct 2003)

Province de Catamarca au 1/1.250.000 (Ed. Mai 2004)

 Provinces de Jujuy et de Salta au 1/1.125.000 (Ed. Janvier 2006), ISBN 9875290688

Province de La Rioja au 1/1.000.000 (Ed. Sept. 2005), ISBN

 Province de San Juan au 1/1.000.000 (Ed.Avril 2003), ISBN

Province de Santiago del Estero au 1/1.000.000 (Ed.Janvier 2006), ISBN

Province de Tucuman au 1/400.000 (Ed.Janvier 2005), ISBN 9875290629.

 - Province de Santa Fe (Ed. 2004), ISBN 9875290483.

La seconde série ACA découpe le pays en 9 planches ( numérotées de 1 à 9 ) vendue a un prix de 19,50 ARS / 5 EUR

Zone 3 : provinces de Misiones, de Formosa, du Chaco et de Corrientes au 1/1.000.000 (Ed. Avril 2006). ISBN 9875290696

Zone 4 : provinces de Entre Rios, de Cordoba et de Santa Fe au 1/1.100.000 (Ed. Juin 2006). ISBN

Zona 5 : Provinces de Mendoza et de San Luis au 1/1.000.000 (Ed. Jan.2005) ISBN 9875290610

Zone 7 : provinces de Rio Negro, de Neuquen et de La Pampa au 1/1.000.000 (Ed. Sept 2003). ISBN

Zone 8 : Provinces du Chubut et de Santa Cruz Nord au 1/1.000.000 (Ed. Sept 2003). ISBN

Zone 9 : Provinces de Santa Cruz Sud et Tierra de Fuego au 1/1.000.000 (Ed. Sept 2003). ISBN

Les zones 1, 2 et 6 ne sont pas encore éditées.

- Les Cartes détaillées ACA : Au prix de 16 ARS / 4 EUR.

  Province de Cordoba (uniquement la zona serrana) au 1/300.000 (Ed.Aout 2002), ISBN 9875290327.

- Les Accès à Buenos Aires au 1/500.000 (Ed.Nov.2004), ISBN

 - Les Parcs Nationaux au 1/400.000 (Ed.Janv.2001), ISBN 9875290211

 - Les environs de Buenos Aires au 1/35.000 (Ed.Nov.2004), ISBN 9875290580

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26 août 2006 6 26 /08 /août /2006 14:15
Mise à jour : 03 Juillet 2011 / 01 Septembre 2006.
 

Quels guides et cartes dois je acheter en Europe avant mon départ ?

Surtout aucun ! Parce qu'ils sont déjà dépassés le jour même ou ils sont édités. Donc même si les 5 gros (Petit Futé, Lonely, Geo, Michelin et Guide du Routard) avaient des infos réactualisées en permanence (ce qui est loin d'être le cas), le jour ou ils arrivent sur les rayons de la Fnac, ils sont déjà bons à mettre à la poubelle. Vous économiserez déjà 25 Euros qui vous paieront presque déjà le taxi pour vous ramenez de l'aéroport au centre ville de Buenos Aires.

Mais je veux déjà préparer mon voyage avant de partir, ou prendre les infos ?

Soit sur internet, sur des sites tels que ceux des offices de tourisme des provinces argentines qui sont des sources d'infos valables et non pas des pages commerciales ou l'info est dirigé pour vous vendre des circuits ou des nuitées en hôtels.

Ou alors tout simplement faites vous prêter le guide du routard d’il y a 10 ans par votre voisin ou cousin, car les montagnes sont toujours les mêmes, les lacs et rivières aussi, donc préparez votre voyage ou vos circuits avec le guide du routard 1990 et complétez le avec l'info piqué sur internet (sur l'excellent site sur lequel vous vous trouvez en ce moment par exemple ;-)).

J'ai une idée de mon circuit, plus ou moins de mes étapes, mais ensuite comment faire sur place ?

Une fois à Buenos Aires, restez-y au moins 2 à 3 jours, d'une part vous récupérez des 5 heures de décalage horaire, des 15 à 18 heures de vols, vous vous mettez dans le bain et vous mettez aussi, en plus des visites de la ville, ces deux ou trois jours à profit pour acheter "les bons guides" argentins que vous apporterez avec vous à travers le pays.

  

Pourquoi les guides étrangers (dont les français) sont ils moins bons que les guides argentins ?

 

Pour trois raisons ! La première : ils ne sont pas du tout mis à jour, pour visiter la Bretagne, ou la Corse, peut être qu’un guide de quelques années fait l’affaire. Pour l’Argentine, avec des fermetures et ouvertures de routes, de voies ferrées, de musées, de bars et hôtels sans cesse. Dans un pays ou la population augmente de 1% par an, difficile en effet de le reconnaître 10 ans après son dernier passage ! Une information est ici obsolète en 6 mois.

La seconde : Les guides étrangers sont mal faits puisqu’ils ne parlent pas des 24 provinces argentines, mais se contentent uniquement de poser une loupe sur 8 à 10 points du pays qui sont toujours les mêmes. Le centre de Buenos Aires, les chutes d’Iguazu, les Vallees Calchaquies des provinces de Salta et Jujuy, la zone des vignobles de Mendoza, La regions des lacs de Bariloche, le glacier du Perito Moreno, les baleines de la péninsule de Valdes, la ville de Ushuaia.

Au total ces destinations (importantes et intéressantes) ne doivent représenter que 5% de la surface du pays. Or lorsque vous êtes dans une région (par exemple pour voir les chutes d’Iguazu) vous aimeriez donc bien connaître ce que sont les autres points d’intérêt de la province et bien souvent ces guides ne peuvent vous renseigner.

La troisième : Ces guides étrangers sont plus conçus comme des guides rouges (hôtel, bar et restaurant) que comme des guides verts (visites, curiosité, parc). Or pour se loger en Argentine, il n’y a que l’embarras du choix, les argentins ne réservant presque jamais, il suffit de chercher à se loger à partir de 17h-18h pour toujours trouver un logt au niveau de son budget, quelque soit la ville ou le village. (La seule exception à cette règle, la période de Noel et la période de Pâques). Quand aux bars et restaurants, c’est simple, il fait toujours aller là ou il y a du monde ! Donc ce qui est vital pour vous c’est plutôt d’avoir des informations sur les curiosités à découvrir pour ne pas passer à coté, et en matière de «guides verts » les guides argentins sont premiers !!!

N’oubliez pas que le tourisme en Argentine est généré à 90% par des argentins, et il leur faut donc des bons guides toujours remis à jour, bien complets et ultra ciblés quelque fois sur une province ou une thématique.  Profitez de ces centaines de guides argentins pour trouvez celui qu’il vous faut !

De plus les prix sont ridiculement bas, certains sont à 1€ (et pourtant excellents) et certians autres grimpent au maximum à 20 €. (Prix juillet 2011).

Ou sont les bonnes librairies à Buenos Aires ?

Il y a un quartier qui regroupe pratiquement toutes les meilleures librairies à Buenos Aires, c’est la partie de Congreso – Tribunales se situant essentiellement sur l’Avenida Corrientes (entre les numéros 1100 et 2100) et les rues adjacentes (Lavalle – Sarmiento - Avenida Callao).

Il y a deux types de librairie à Buenos Aires, celles qui vendent des livres neufs et récents, et celles qui vendent des livres d’occasion mais aussi des neufs invendus. Je ne vous cacherai pas que je passe bien plus de temps dans celles de la deuxième catégorie. Les deux types de librairies sont dans le même quartier. En Metro : Les stations : 9 de Julio, Uruguay et Callao (ligne B).

Autre zone, l’Avenida Santa Fe (aux numéros 1800 – 2100).

Enfin quelques autres librairie pour touristes (donc plus basique) sur la Calle Florida.

Quelques librairie d’occasion encore intéressants sur l’avenida de Mayo entre les numéros 500 et 900. (Mais en perte de vitesse….elles ferment les unes après les autres).

Donc pour faire plus simple, commencez à l’obélisque et remontez l’avenida Corrientes à contre courant (du flux automobile) sur 1 km.

Quelques exemples de bonnes librairies :

 Les librairies de la chaine El Ateneo-Yenny.

 

Florida 340 et Florida 629 (dans le micro centre, photo de gauche.

La plus grande et la plus riche : Santa Fe 1860 ( Barrio Norte ) Photo de droite.

On trouve aussi El Ateneo a Cordoba, Tucuman et Rosario

 

 - Les libraries Yennis  sont un peu plus petites mais on y trouve son bonheur.

 

10 sucursales à Buenos Aires (intra muros), 5 en banlieue et 9 dans le reste du pays ( Bahia Blanca, Comodoro Rivadavia, Cordoba, Mendoza, Resistencia, Rosario et Salta.

A Buenos Aires : Shoping Abasto (Av.Corrientes 3247, Quartier Abasto), Aeroparque ( dans la terminale), Alto Palermo Shoping ( Av Santa Fe 3253, Barrio Norte), Av Cabildo 1978 ( quartier Belgrano), Rivadavia 5054 ( Quartier Caballito), Rivadavia 6527 ( Quartier Flores), Paseo Alcorta (Salguero 3172, Quartier Palermo), Patio Bullrich ( Libertador 740, Quartier Retiro ), Estacion Retiro ( Gare Mitre), Solar de la Abadia ( Arce 940, Quartier las Cañitas ).

 

 Les bons guides d’Argentine :

 Guia Turistica Argentina de la ACA (1 volume)

La base, le B-A-BA pour commencer à avoir une documentation totale et sur les 24 provinces argentines. Si vous voulez un seule guide, achetez celui là ! Un véritable outil pour votre circuit.

Un guide généraliste tel que le "Guia Turistica Argentina" édité par l'Automobil Club Argentino. 374 pages couleurs, découpé en province, avec plan d'une bonne centaine de ville et de village argentin, tous les sites à visiter dans chaque province (villes et parcs naturels), Il y a 350 villes et villages décrits,  plus atlas routier de toutes les routes goudronnées ou non. La 8eme édition (la dernière) 2006, date de décembre 2005, elle est un petit peu dépassée mais reste très utile. Ce n n’est pas un guide d'hôtel ou de bar, c’est un guide de visite.

Demandez-le : ISBN : 987-529-067-X Prix : ARS (EUR), Poids : 720 gr. Achat recommandé

Atlas Firestone Argentine 2011 :

 

Tous les ans, il sort en librairie ou dans les kiosques à journaux, on le trouve partout. Il ne s’agit pas d’un guide mais d’un atlas avec plans et cartes détaillés de toutes les villes d'Argentine, mais aussi celles d’Uruguay, Paraguay, Chili, et sud du Brésil. 208 pages couleurs, Rien de mieux et d’aussi pratique pour avoir toutes les cartes en main dans un seul volume. Vous trouvez aujourd’hui en kiosque l’édition 2011.

On ne se perd plus en ville ou dans les banlieues de villes si on loue une voiture par exemple. 124 plans de villes. Pour la voiture c’est top ! Même indispensable.

Demandez le : ISBN 9872149054  Prix : ARS (EUR), Poids : 430 gr.

Photo : L'Edition 2011.

En dessous les dernieres éditions de l'Atlas entre 2007 et 2010. (On les trouve encore dans les libraries d'occasion, moins cher bien sûr que l'edition 2011, mais les edition 2009 ou 2010 sont encore très pratiques !).

Guias de las Reservas Naturales de la Argentina (5 volumes) :

Une série "espectacular" de 5 guides (format A5) découpe le pays en 5 zones pour détailler tous les parcs et réserves naturelles de l'Argentine. J ai envie de dire qu’il est même "obligatoire" de se les acheter tels les articles sont impeccablement rédigés.

Prenez uniquement le guide de la zone où vous irez. Si vous êtes un amateur de parcs et de réserves naturelles, ce guide vous deviendra indispensable. Editorial ALBATROS

Zone Centro (Cordoba, San Luis, Mendoza, San Juan, La Pampa, Buenos Aires ) ISBN 9502410602, Edition 2005, Poids 520 gr. 288 pages, Prix 45 ARS ( 11 EUR ).

Zone Noroeste (Jujuy, Salta, Tucuman, Catamarca, La Rioja, Santiago del Estero ), ISBN 9502410599, Edition 2005, Poids 470 gr. 256 pages, Prix 45 ARS ( 11 EUR ).

Zone Nordeste (Misiones, Corrientes, Entre Rios, Formosa, Chaco, Santa Fe ), ISBN 9502410580, Edition 2005, Poids 540 gr. 288 pages, Prix 45 ARS ( 11 EUR ).

Zone Patagonial Austral (Santa Cruz, Tierra del Fuego, Antártida), ISBN 9502410572, Edition 2005, Poids 390 gr. 192 Pages, Prix : 45 ARS ( 11 EUR ).

Zone Patagonia Norte (Neuquen, Rio Negro, Chubut), ISBN 9502410564, Edition 2005, Poids 400 gr. 192 pages, prix 45 ARS (11 EUR ).

Photos : Au dessus le Nord Ouest Argentin. Ci dessous les 4 autres volumes.Achat recommandé

   

La série Conocer Argentina de l'Editorial Bifronte - El Ateneo :

Une série comportant maintenant une bonne vingtaine d'ouvrages ciblés sur une province ou une ville en particulier, c'est avant tout un livre de photos, le texte est succinct, mais c'est une synthèse intéressante gout de ce qu’on peut y trouver avant d’y partir en circuit. Ils sont bilingues (Espagnol/Anglais)

Les livres sont de petits formats, avec couverture en dur, légers et surtout bon marchés. Je les recommande et de plus ça fait un excellent souvenir une fois revenu à la maison.

Tous les volumes de la série pèsent 190 gr, comportent 82 pages et coutent 19 ARS ( 5 EUR )

- Misiones : ISBN 9879821637, (Ed.2000).

- Estancia en Salta : ISBN 9879471148, (Ed.2001).

- Salta : ISBN 9879821645, (Ed.2000).

- Jujuy : ISBN 9879821653, (Ed.2000).

- Cordoba : ISBN 9879471067, (Ed.2001).

- Iglesias de Buenos Aires : ISBN 9879471024, (Ed.2001).

 

Guia Tridimensional De Buenos Aires :

C'est en ce moment le meilleur guide sur Buenos Aires, puisque dans un seul format on peut en un clin d'œil avoir un panorama large de toutes les curiosités et des "incontournables" de la ville. C'est à ce jour LA référence pour une visite de la ville.

Depuis mon dernier article en 2006, est parue une nouvelle remise à jour de ce guide. Existe donc une autre édition dénommée « Bicentenaire » en 2010. La première date de 2005.

 

 Existe en version anglaise sous le code : ISBN 9870500897 (la version anglaise date de 2006).

 

Photos : A gauche, l'édition de 2006, à droite l'édition de 2010.

- ISBN 9870500900, Edition 2005, Poids 520 gr, 188 pages, Prix : 42 ARS ( 10,50 EUR ).Achat Recommandé

Guia visuales de la Argentina de Clarin :

C'est personnellement la meilleure série de guide sur le pays, facile d'emploi et de transport (format A5), de plus bourrée de photos, de dessins et de cartes. La série compte une vingtaine de volume. C'est une vieille édition de 2001-2002, et il devient maintenant difficile de se les procurer car non réédité. Essayer en librairie, et même des fois en kiosque à journaux, demandez "Guia visuales de la Argentina de Clarin". Autre avantage, la série est sortie en espagnol, anglais, italien, et .....Français ! C'est de plus la série la moins chère !

Une seconde édition est réapparue en 2009-2010 mais qui reprend presque trait pour trait la première

Tous ont un poids de 180 gr, comptent 144 pages et ont tous un prix de départ de 15 ARS, mais il est possible maintenant de les trouver à 12 ARS, voir 8 ARS (Juillet 2011).

       

- Bariloche y los lagos del Sur, ISBN 9507821686, (Ed.2001).

 - Mar del Plata y costa atlantica, ISBN 9507821694, (Ed.2001).

Sur Buenos Aires, existent même 3 guides qui sont :

  

- Buenos Aires, Centro historico, (en v.f : ISBN 9507822186) (Ed.2002)

- Buenos Aires, Los barrios, ( en v.f : ISBN 9507822267) (Ed.2002).

- Buenos Aires, Miniturismo, ( en v.f. : ISBN 9507822305) (Ed.2002).

Ces trois derniers guides sont regroupés sous un seul ( donc un peu plus lourd ), portant le titre de "Buenos Aires", l édition francaise est ISBN 9507822224. (Prix : 45 ARS / 11 EUR) Ci contre à gauche.

- Cordoba y San Luis, ISBN 9507821708, (Ed.2001).

- Glaciares y tierra del Fuego, ISBN 9507821724, (Ed.2001).

 - Peninsulas de Valdes y litoral Patagonico, ISBN 9507821732, (Ed.2001).

- Entre Rios y Santa Fe, ISBN 9507821740 (Ed.2001).

 - Catamarca y La Rioja, ISBN 9507821759 (Ed.2001).

- Cataratas del Iguazu Y Esteros de Ibera, ISBN 9507821767 (Ed.2002).

- Santiago del Estero y Tucuman, ISBN 9507821775 (Ed.2001).

- Jujuy y Salta, ISBN 9507821783 (Ed.2002).

- Mendoza y San Juan, ISBN 9507821791(Ed.2001).

Le Guia Vidal-Buzzi

C'est le seul et unique guide de restaurants de Buenos Aires qui soit réellement le plus indépendant en matière de mettre des points et un classement aux restos de la ville. Il n’accepte que des publicités de bodegas mais aucune d’hôtels ou de restaurants.

Il sort tous les ans depuis l'édition 1994 (sortie le 1er novembre 1993) après quelques années d’interruption pendant les années sombres de la crise économique 2001-2003, il reprend une parution annuelle. La dernière édition date de avril 2010. Pour les amateurs de bonne cuisine et pour ceux qui considèrent que la gastronomie fait partie intégrante d'un voyage et de la découverte d'une ville, alors il faut se le procurer.

Critiques de 404 restaurants de Buenos Aires et de banlieue.

Classification par points gastronomie, service, ambiance.

Format A5, 174 pages, 55 ARS la derniere édition.

Ci dessous quelques anciennes éditions ! Le site web : http://www.vidalbuzzi.com.ar/ 

 

  

A lire dans le Petit Herge :

- Le Guide Michelin Argentine. (Juillet 2011).

- Ciencias Morales de Martin Kohan. (Juin 2011).

- Le Peso Argentin ARS. (Mai 2011).

- Les cultes religieux argentins. (Avril 2011).

- L'Or en Argentine. (Octobre 2010).

- Les Cantinas de Buenos Aires. (Juillet 2009).

- Le Bar Merval de Buenos Aires. (Juillet 2009).

- Le Quartier de Palermo de Buenos Aires. (Mars 2009).

 
 

 

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22 juillet 2006 6 22 /07 /juillet /2006 05:02

 Mise à jour : 22 juillet 2006  

Important d'avoir de bons livres, d'une part pour pouvoir bien preparer son voyage une fois le pied a Buenos Aires, et aussi dans le reste de l'Argentine d'avoir toujours "LE" guide ideal local pour visiter la province ou la ville dans laquelle on se trouve !

Sans oublier bien sur le cadeau bouquin-photo que l on peut se faire les derniers jours avant de revenir au pays des tristus.

La Chaine des librairies El Ateneo

 Buenos Aires  :

- El Ateneo - Florida 340. ( la plus vieille )

- El Ateneo - Florida 629.

- El Ateneo - Avenida Santa Fe 1860. ( la plus grande )

 Cordoba  :

- El Ateneo - General Paz 156, Locaux 1 et 2.

 Rosario  :

- El Ateneo - Cordoba 1473.

- Puerto Libro - Corrientes 857

 Tucuman  :

- El Ateneo - 25 de Mayo 182.

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12 juin 2006 1 12 /06 /juin /2006 22:47

Mise à jour : 05 septembre 2016 (2ème édition)

Edition antérieure : Mardi 03 juin 2008.

Le travail en profondeur des tour-operateursLorsque l'Argentine ne devient plus qu'un produit à vendre :
 

Lorsqu’un beau jour de 2005, j’ai commencé à entrer dans le monde merveilleux du tourisme par la petite porte, j’étais loin de me douter que l’Argentine (la Vraie) et celle qui était vendue aux touristes étaient différentes.

J’étais encore assez naïf pour penser que chacun pouvait organiser ou même aller voir librement en fonction de ses propres gouts ce qui pouvait l’intéresser.

Malheureusement j’ai pu apprendre au fil des années et aussi à travers les touristes que j’ai pu croiser qu’en fait non.

Sans pour autant commencer à brandir du haut de mes deux bras une pancarte ou serait écrit « conspiration mondiale », il est certain que tout au long de la chaine de décision entre le haut de la pyramide (c'est-à-dire le pays même) et la base (le pékin de touriste que vous pouvez être), les différents niveaux alimentent eux même et influencent à leur tour les niveaux inferieurs.

Ce qui est prodigieux, c’est qu’à la fin, chaque niveau a la sensation d’avoir été indépendant et que son choix a été fait en toute liberté.

Sans entrer dans un sujet philosophique, on peut donc se poser la question si le libre arbitre existe face aux pressions exercées à chaque niveau.

Les dés sont pipés et on arrivera à vous forcer à vous amener là où, de toute façon, il était prévu de vous amener. Le plus fort c’est que vous êtes persuadés que ce fut votre décision !

Avant de vous manipuler, vous connaitre :

 

Qui décide en haut de la pyramide ?

J’ai envie de dire que le véritable décideur est le pays même, ou disons le « Ministerio de Turismo de la Nacion ».

L’objectif pour 2019 (nous sommes en 2016), est d’attirer dans le pays 9 millions de touristes étrangers et de leur faire dépenser 3 milliard 800 millions d’USD. Ces chiffres apparaissent sur le site du ministère.

En 2014, le touriste étranger ne représente que 11 % des visiteurs (donc 89 % du tourisme est généré dans le pays par les argentins eux mêmes), mais ces 11 % génèrent à eux seuls 41 % des recettes. C'est-à-dire que le seul fait d’être étranger fait dépenser 3,72 fois plus.

- Un Argentin connaît son pays et va plus librement dans une région qu’il a envie de découvrir.

- Un étranger ne connaît pas le pays et va être manipulé pour aller où on lui dire d’aller pour lui faire dépenser 3,72 fois plus.

Autre problème, avec la crise économique que traverse le pays, le nombre de touristes argentins ne cesse de décroitre. 30,2 millions d’Argentins en vacances en 2013, 28,9 en 2014, 27,5 en 2015.

La seule alternative pour remédier à cette perte de clientèle et d’aller chercher la clientèle étrangère.

La projection donne que pour 2019, on veut vous (touristes étrangers) faire dépenser le double (presque, en fait 90 % de plus) de ce que vous avez dépensé en 2015.

 

Des sondages appuyés par des statistiques sont fiables et permettent de savoir exactement en fonction de votre pays d’origine, en fonction de votre destination, de connaître vos manières de voyager dans le pays.

J’ai sous les yeux les résultats de l’année 2015. On sait que l’européen reste au 2eme et 3eme trimestre en moyenne 23 nuitées dans le pays (au 1er trimestre 21 nuitées et au 4eme trimestre 19 nuitées). Le Brésilien (qui représente 50 % des étrangers en Argentine) lui ne reste que 6 à 7 nuits en Argentine.

 

Pour l’européen, tout va être mis en place pour l’occuper donc 23 jours et lui faire dépenser un maximum d’argent en 3 semaines.

Pour l’européen qui se loge en 5 étoiles (le type de logt permet de connaître le niveau social et donc le pouvoir d’achat), il ne reste que 9 à 10 nuits. Pour eux, leur seront proposées d’autres activités en fonction de leur budget.

Photo : Stand de l'Argentine à la FIT Paris de 2014.

Tout est fait pour vous faire croire qu'il n'a rien à voir à moins de 1000 km de Buenos Aires !

 

Vous restez 23 jours en moyenne et il faut que puissiez dépenser un maximum d’argent en ce laps de temps avant qu’un autre touriste vous remplace.

Le pays est grand c’est donc un avantage pour vous faire balader d’un bout à l’autre et commencer déjà à vous faire dépenser excessivement dans les transports. On ne vous le dit pas de cette manière, mais on va mettre en place des destinations les plus lointaines de Buenos Aires, justement pour vous vendre du transport.

Buenos Aires étant presque la seule porte d’accès pour un touriste venant d’Europe, on va donc exclure tout ce qui peut être visité dans un rayon de 1000 km autour de la ville. C’est énorme 1000 km, cela fait un diamètre de 2000 km (2 fois la surface de la France). On ne vous dit pas que cela ne vaut pas la peine d’être visiter, mais on applique plutôt une politique de mutisme et on reste évasif (auprès du tourisme étranger).

C’est un peu comme si vous atterrissiez a CDG Roissy et que vous ne puissiez rien visiter à moins de 1000 km de Paris. On vous conseille donc d’aller visiter des choses intéressantes à Madrid, Barcelone, Rome ou Varsovie.

Ca parait énorme, mais pourtant ca marche !

Donc aucune destination vraiment détaillée pour les touristes étrangers dans les provinces de Buenos Aires, La Pampa, Entre Rios, Santa Fe et Cordoba. Alors que ces même provinces sont les plus prisées par les argentins en vacances ! Un comble !

Quant on sait que justement les argentins choisissent en priorité la province de Buenos Aires (33,5 % en 2014), Province de Cordoba (13,6 % en 2014), suivies par les provinces de Entre Rios et Santa Fe.

Ces 4 provinces sont celles les plus développées touristiquement mais on n'y envoie pas les étrangers.

Photo : Circuit d'agence, il n'y a plus que de l'avion ! Ou comment vous faire depenser un max en transport ! 

Comment créer des spots touristiques pour étrangers les plus rentables possibles : 

 

- 1) Un spot doit être distant de plus de 1000 km de Buenos Aires.

- 2) Chaque spot doit être aussi assez éloignés les uns des autres (au moins aussi 1000 km l’un de l’autre) pour que le touriste étranger se déplace en avion.

- 3) Chaque spot doit être placé à proximité d’un aéroport.

- 4) Un spot doit être vidé de tout contenu culturel et intellectuel, laissant la place uniquement au visuel. Ainsi aucune connaissance n’est nécessaire pour pouvoir profiter du spot, et ainsi « intéresser » à 100 % la totalité du panel de touristes arrivant.

- 5) Un spot peut donc ainsi attirer tous les groupes socio-économiques, toutes les tranches d’âge, et toutes les nationalités.

- 6) Un spot doit faire croire qu’il n’y a aucun autre point intérêt dans la région à visiter. Il faut une fois la visite du spot terminée, remettre le touriste dans l’avion pour le propulser sur un autre spot a 1000 km de là.

- 7) Un touriste doit donc rester au grand maximum entre 2 et 3 nuitées par spot, jamais plus.

- 8) Augmenter de ce fait le turn-over d’arrivage des touristes sans devoir pour autant augmenter le parc hôtelier et les infrastructures.

- 9) Tous les spots argentins se trouvent placées toujours à moins de 100 km d’un pays étrangers (Chili, Uruguay, Brésil, Paraguay, Bolivie), mais surtout omettre de mentionner ce qu’il y a à visiter de l’autre coté de la frontière, absolument pas rentable pour l’Argentine. Donc éviter par tous les moyens que vous puissiez vous rendre dans un autre pays lors de votre passage sur un spot.

Photo : un autre circuit proposé dans les catalogues de voyagistes.

 

Enfin, création et mise en place des 8 « fanions »  pour les touristes étrangers :

 

En réponse à toutes les contraintes exercées par l’industrie touristique pour vous faire « consommer » le plus, voici la mise en place des fanions (des spots) touristiques qui doivent donc occuper le touriste moyen en maximum 23 jours sur le territoire argentin.

8 « produits » qui puissent être "compréhensibles" par tous, quelque soit l'origine de la personne, son niveau socioculturel, son âge, et son niveau en langue espagnole. Il faut que les 8 produits plaisent à un enfant de 7 ans comme à un adulte de 77 ans, à un employé de Tokyo comme à un ouvrier de Milan, ou à un retraité de Stockholm.

Voila donc la liste des 8 produits que l’on vous « conseille » en Argentine. On vous l’a « conseillé » tellement souvent que vous finirez par croire qu’ils sont devenus des « incontournables ».

Ou pire, vous penserez que ce fut même un choix personnel d’aller les voir

En fait, tout est fait en effet pour vous manipuler et vous pousser à les « acheter ».

Le ministère du tourisme argentin sature les salons du tourisme à travers le monde entier, à travers ses propres publications, posters, photos, vidéos, etc…

Les voyagistes reprennent les mêmes « produits », puisqu’il est plus facile de vendre un produit archi médiatisé, et sur place les agences locales ont besoin de se concentrer que sur 8 points avec une simplification de la logistique puisqu’il suffit de 8 hôtels, 8 agences locales réceptives et 8 aéroports avec 8 sociétés de transport pour assurer les transferts pour un territoire grand comme 5 fois la France.

Les guides papiers européens suivront le même mouvement par simplification (j’ai même envie de dire par médiocrité) et traiteront les 8 fanions en omettant de traiter l’Argentine.

C’est ainsi que sur les guides du Routard et autres, seuls les 8 points sont traités.

Donc, même le voyageur préparant seul son voyage avec l’aide de ses guides et partant en solo, aura l’impression de « devoir » se rendre sur ces « spots », et finira donc par calquer son voyage sur ceux offerts par les voyagistes !

La boucle est bouclée !

Voici ci-dessous, ces 8 spots avec à chaque fois le point de vue des voyagistes et le mien ! 

Photo : L'Argentine en 12 jours dans un catalogue des voyagistes ! 

 

Les 8 spots argentins vus par les tours operateurs et par le Petit Hergé : 

1 - Buenos Aires (Capital Federal).

 

Point de vue du voyagiste : 

L'aéroport international à partir duquel le touriste arrive et en repart s'y trouve il faut donc "l'occuper" à Buenos Aires au moins une journée et une soirée.

Le show tango est donc un bon produit : Visuel, Compréhensible, Impressionnant et surtout assez cher. Seuls les moins de 12 ans auront du mal à accrocher.

Aucun effort physique à produire. Les tours opérateurs considèrent Bsas uniquement comme une base de lancement mais ne font jamais réellement visiter la ville. Ça se cantonne par un médiocre city tour d'une demi journée où on vous parachute au cimetière de Recoleta, Le Caminito de la Boca et la calle Defensa de San Telmo. En général, le tour opérateur vous fait passer une nuit à Bsas à votre arrivée et une nuit avant votre retour.
Pour un voyagiste :

Pack de 1 nuit (voire de 2 nuits) à l'arrivée et Pack de 1 nuit au retour Grand Maximum 3 nuitées pour un tour operateur. 

 

Point de vue du Petit Hergé :

Au moins 1 semaine à Buenos Aires à votre arrivée, et au moins une nuit avant votre retour. En profiter pour aller visiter quelques points intéressants de la banlieue : San Isidro, Tigre, La Plata. Ou même dans un rayon de 150 km, Lujan, Chascomus, San Antonio de Areco, Bioparque de Temaiken, Punta Indio, ... Au total de quoi s'occuper entre ville et campagne 2 semaines entières. On visite la ville de Buenos Aires à son arrivée avant de partir vers d'autres provinces, pas au retour ! 

Pour le Petit Hergé : 1 semaine pour la ville de Buenos Aires et sa banlieue, au moins une autre semaine pour sa campagne dans un rayon de 150 km. 

2 - Les chutes d'Iguazu (Province de Misiones).


Point de vue du voyagiste : 

Puerto Iguazu est à 1292 Km de Buenos Aires et possède 2 gros aéroports internationaux pour le desservir. Voir de l'eau tomber d'une falaise est compréhensible par tous, y compris par les enfants. Ce sont les deuxièmes au monde, Les chutes Victoria plus difficiles d'accès, les chutes de Niagara trop bétonnées. Iguazu sont idéales.

Un très bon produit : Visuel, Compréhensible, Impressionnant et Inculturel.

Aucun effort physique à produire, train du coté argentin, ascenseur coté brésilien. Les tours opérateurs ont l’habitude de boucler le fanion en deux jours. Quelquefois une extension pour les visites des ruines jésuites de San Ignacio. Jamais aucune autre visite des autres parcs de la province ni des autres villages ou autres ruines. Le Tour Operator vous proposera une journée pour le parc coté argentin, le parc brésilien lui complique la vie et essaiera de vous dissuader d'y aller, alors qu'il en vaut la peine.

Pour un tour operateur : Pack de 3 nuités et 2 jours maximum.

 

Point de vue du Petit Hergé :

Les chutes d'Iguazu font partie intégrante de la visite de la province de Misiones, donc à partir de la capitale Posadas, compez au minimum une semaine (une dizaine de jours est preférable), visitez les chutes de Mocona, les misiones Jesuites, voir les villages de Obera, Apostoles, Puerto Rico, Montecarlo, les mines de Wanda, et enfin les chutes d'iguazu.

Comme vous etes dans la region, en profitez pour visiter coté Paraguay, les misions de Jesus, de Trinidad, quelques parcs naturels au Paraguay intéressants dans la région de Encarnacion, Hohenau. Coté Brésil, dans l'Etat du Parana entre Foz do Iguaçu et Cascavel, de nombreux points d'interets.

Pour le Petit Hergé : Si vous restez exclusivement dans la province de Misiones, entre 7 et 10 jours. Si vous en profitez pour elargir vos visites au Paraguay voisin et à l'état brésilien du Parana voisin, comptez entre 2 et 3 semaines. 

Le glacier Perito Moreno3 - Le Glaciar Perito Moreno

(Province de Santa Cruz).


Point de vue du voyagiste :

El Calafate se trouve à 2673 Km et possède un bon aéroport construit récemment. Voir une falaise de glace s'avancer sur un lac. Le top étant les périodes ou le glacier se brise. Compréhensible même par les jeunes enfants. El Calafate ne vivant que du tourisme, tous les prix sont en dollar, donc haute rentabilité. Un très bon produit :  Visuel, Compréhensible, Impressionnant et Inculturel.

Aucun effort physique, bus à partir de la ville, croisière en bateau, petite marche jusqu'au point de vue. 2 jours pour boucler le fanion. C’est le produit type qui vous fait énormément dépenser d’argent puisque les logements et la restauration pratiquent des prix supérieurs à ceux du reste du pays. Le tour operateur vous y fera passer 2 nuits avant de vous faire reprendre l'avion.

Pour un tour opérateur : Pack 2 jours (3 nuitées).

 

Point de vue du Petit Hergé :

Le Perito Moreno est placé dans la province de Santa Cruz qui est une province presque aussi grande que la Nouvelle Zelande, donc se déplacer dans un pays aussi vaste pour uniquement y passer 48h et voir un seul point est assez déprimant. (ou comment claquer son fric en avion pour si peu voir !)

Profitez d'être à El Calafate pour louer une voiture (une fois le Perito Moreno vu), et decouvrir au nord au moins le lago Argentino et le Lago Viedma, El Chalten. Au sud prendre la 40 pour vous rendre a Rio Turbio pour passer ensuite au Chili decouvrir Torres del Paine, puis Puerto Natales. Poussez vers l'Atlantique vers Rio Gallegos, le Parque national Monte Leon et revenez à El Calafate pour rendre la voiture. Pour ce circuit comptez au moins 2 semaines. Si vous disposez de 2 semaines de plus (donc 4 au total) vous pouvez a partir de Puerto Natales descendre vers Punta Arenas pour ensuite vous rendre sur la Terre de Feu. 

Pour le Petit Hergé : Secteur sud Patagonie au moins 2 semaines, si vous en profitez pour descendre en Patagonie sud chilienne et visite de la Terre de Feu au moins 1 mois.

4 - La ville d'Ushuaia

(Province de Tierra del Fuego).


Point de vue du voyagiste : 

Ushuaia est à 3176 Km de Buenos Aires et possède un bon aéroport, l'intérêt réside uniquement à croire que c'est la ville la plus australe du monde. En fait c'est faux, c'est la ville chilienne de Puerto William qui se trouve juste en face qui l'emporte à ce petit jeu.

Les tour operators comme l'Argentine ont donc tout intéret à continuer d'entretenir la légende pour se remplir les poches.

De plus d'énormes infrastructures ont eté mises en place pour accueillir des bateaux de croisière de plus de 6.000 passagers. Donc Ushuaia vit uniquement du tourisme et les prix sont vertigineux. Très haute rentabilité surtout au printemps et en été à l'arrivée des monstres de paquebots.

Pour combler les périodes creuses, la municipalité essaye de promouvoir des festivals en tout genre : Musique classique, etc... Bientôt ouverture d'un centre commercial de luxe, mais la ville en est déjà un à elle seule !

Ushuaia est un très bon produit pour les tours opérateurs : Visuel (balade en bateau sur canal de Beagle assez cher), Compréhensible, un peu moins Impressionnant et Inculturel. On essaye de vous occuper au moins deux jours avant de vous remettre dans un avion.

6.500 Km d'avion pour un aller retour en avion à partir de Buenos Aires, ça fait cher payé pour une journée en bateau sur le canal !

Pour un tour opérateur : Pack de 2 jours (3 nuitées), les paquebots eux n'y restent que 24 h. En général les croisiéristes ont donc un apperçu de la Terre de Feu (ou plutot de la seule ville de Ushuaia) en 5 à 8h.

 

Point de vue du Petit Hergé :

Si vous êtes à Ushuaia c'est pour louer une voiture est sortir le plus vite de cette ville-magasins de 60.000 habitants.

Votre objectif est de visiter l'ile de la Terre de Feu, coté argentin et coté chilien. Voir le lago Fagnano, passez justement sur l'ile de Navarino pour connaitre Puerto William (avant que ca soit a son tour transformé en shopping dans 10 ans). Voir quelques estancias de moutons (des vraies estanias, pas des hotels de luxe deguisés en estancias), la ville de Rio Grande, filer coté est chilien, le port de Porvenir. L'Ile de la terre de Feu c'est 48.000 km2, pour vous donner une idée c'est 6 fois la Corse.

Donc de quoi vous occuper à l'aise 2 semaines ! Comme je l'ai indiqué dans l'encart précédent possible aussi avec votre voiture de location de passer sur le continent à partir de Porvenir vers Punta Arenas et decouvrir la XIIème region chilienne et une partie de la province argentine de Santa Cruz, mais pour ça il faut disposer d'un bon mois.

Pour le Petit Hergé :

La Terre de Feu au moins 2 semaines, si vous y intégrez la Patagonie sud chilienne et argenitne, 1 mois. 

5 - Bariloche :

(Province de Rio Negro).


Point de vue du tour opérateur :

Bariloche est à 1587 Km de Buenos Aires et est desservi par un bon aéroport, On y va avant tout pour les lacs autour de Bariloche dans un rayon de 200 Km et pour ses régions de forets. En hiver station de ski. C'est un bon produit : Visuel (beaux paysages), Compréhensible, un peu moins Impressionnant et Inculturel mais au moins 2 jours pour boucler le fanion, ou 3 jours pour la régions des lacs.

Pour les balades aucun gros effort physique. La plupart du temps uniquement la ville de Bariloche et le petit circuit autour du Lago Perito Moreno. D’autres fois, une excursion du coté de Villa la Angostura au maximum San Martin de Los Andes pour la région des 7 lacs.

Pour le voyagiste : Pack de 3 à 4 jours.

 

Point de vue du Petit Hergé :

La ville de Bariloche (120.000 habitants) est uniquement un point de base pour aller visiter une région autour aussi vaste que deux fois le Royaume Uni. Huy !!! ...
A part le centre de Bariloche qui est entièrement touristique et mis en valeur pour la circonstance, toute la périphérie est aujourd’hui occupée par une ceinture de bidonvilles qu’on oublie souvent de montrer. Pourtant en louant une voiture et en s’écartant du centre, vous ne pouvez malheureusement pas l’éviter.
Donc une rapide visite du centre et du Centro Civico qui peut vous prendre qu’une demie journée puis départ pour vous entrainer dans un circuit qui peut vous prendre jusqu’à un mois. 
En voiture de location à partir de Bariloche, vous pouvez rayonner 300 km autour. Ce qui représente (si vous avez une carte près de vous), un point le plus au sud situé a Esquel, un point le plus a l’est sur Neuquen, le point le plus nord Zapala, et le plus à l’ouest délimité par le Pacifique. Ce qui sous entend, bien sûr, une fois a Bariloche de visiter les IXème et Xème régions chiliennes car vous êtes dans le même secteur. Etre à Bariloche et ne pas passer au Chili est absurde. Donc au programme Valdivia, Temuco, Osorno, Puerto Montt, mais surtout la route interlacs à travers les Andes chiliennes et aussi l’Ile de Chiloé qui est absolument à voir.

NB : Bariloche s’est aussi converti depuis quelques années en centre de ski pour les brésiliens qui découvrent (pour la première fois de leur vie) la neige.

Les stations sont bonnes et aussi de nombreux adeptes européens (souvent professionnels) viennent y skier en décalage de saisons par rapport à l’hémisphère nord.

Enfin, pour ceux qui s’intéressent à l’histoire, Bariloche fut un des centres du nazisme en Argentine dans les années 50 et 60.

 

6 - Mendoza

(Province de Mendoza).
 

Point de vue du tour opérateur :

Mendoza est à 1048 Km de Buenos Aires et est desservi par un bon aéroport, c'est un point de départ vers les Andes et l'Aconcagua, pour les amateurs de nombreuses bodegas et des dégustations de vins.

Pour les tours opérateurs, c'est un produit moyen : Visuel (beaux paysages et Aconcagua), Compréhensible, un peu moins Impressionnant et Inculturel (sauf pour les connaisseurs de vin).

On est à la limite d'un produit culturel, donc peu d'intérêt pour les enfants et pour les personnes les moins cultivées.

Mendoza est moyennement délaissée par les tours opérateurs classiques. Gros forcing ces dernieres années en début mars de chaque année pour le Festival de la Vendimia (voir photo).

En général pour les tour operateurs, Mendoza se resumme à : Les bodegas au sud de la ville, la route 7 vers la frontiere chilienne, le Christ redempteur, le Puente del Inca, et la station de sport d'hiver Los Penitentes. 

En général circuit de 2 à 3 jours au programme, jamais plus, avant de vous remettre dans l'avion.

 Pour un tour opérateur : Pack de 3 jours.

 

Point de vue du Petit Hergé :

Comme toujours, la ville de Mendoza est la porte d’arrivée (par air ou par route) d’une visite (par voiture) d’un secteur s’étendant sur 600 km (nord sud), et englobant les provinces de San Juan et de Mendoza, et de 600 km (est à ouest) entre la province de San Luis et le Pacifique, donc comprenant les régions chiliennes V et VI. Au total, 360.000 km2 soit la superficie du Japon)

Donc réduire Mendoza à la seule ville de Mendoza et ses bodegas est d’après mon avis totalement réducteur, et certainement le moins intéressant à voir dans la région du Cuyo.

Si vous vous déplacez aussi loin de Buenos Aires (1050 km, soit la distance entre Paris et Barcelone), c’est pour aller au moins voir une dizaine à une vingtaine de points d’intérêt différents suivant la durée de votre séjour.

Pour un circuit de 2 à 3 semaines, restreignez-vous aux seules provinces de San Luis, San Juan et Mendoza. Les principaux points d’intérêts sont : (en dehors de Mendoza et de ses bodegas), le parc de la Quijadas (San Luis), la sierra de San Luis (San Luis), la ville de San Luis et la nouvelle ville de la Punta (San Luis), le Parc de Ishigalasto (San Juan), Valle Fertil (San Juan), La difunta Corea (San Juan), la ville de San Juan (San Juan), Villa Ibanez et ses bodegas (San Juan), Parc National El Leoncito (San Juan), la Laguna Bareal (San Juan), Calingasta (San Juan), San Rafael (Mendoza),  Malargue (Mendoza).

Pour un circuit de 4 à 5 semaines, englobez coté Chili, les régions V et VI ainsi que la ville de Santiago de Chile.

Pour le Petit Hergé : Uniquement partie Argentine 2 à 3 semaines. Avec le Chili entre 4 et 5 semaines. 

7 - Salta et le Nord Ouest Argentin (NOA)
 

Point de vue du tour operateur :

La ville de Salta est à 1497 km de Buenos Aires et est desservie par un bon aéroport.

Très bon fanion, essentiellement pour les paysages désertiques, l’altiplano, très dépaysant puisque ce genre de paysage n’existe pas en Europe. Donc plait facilement aux touristes européens.  

Enormément de sites et de villages à visiter dans deux provinces (Salta et Jujuy) et les distances sont grandes, donc nécessité d'avoir recours à une agence réceptive sur place ou à une location de voiture. Donc intérêt financier non négligeable pour les tours en combis et les agences locales.

C'est un très bon produit visuel (aucun besoin de bagages culturel). En général les tours operateurs proposent des circuits (dits SUD) de 2 jours pour le sud de Salta (Cafayate, Cachi), et de deux autres jours (dits NORD) pour la province de Jujuy (Humahuaca, Purmamarca, Salinas Grandes) puis vous font repartir par avion sur Buenos Aires.

Intérêt d’avoir un turn over rapide de touristes pour ces agences de maximum 4 jours. C’est pour cela que pour la province de Salta, on ne « vend » que des circuits sur l’altiplano à l’ouest de la province, mais jamais dans les vallées fertiles agricoles, la région est de la province occupée par le « monte » à l’est (une sorte de bush australien), ou les jungles tropicales de la province.

Les agences ne vous les proposeront jamais, et ces circuits ne seront pas présents dans les catalogues.

Pour un tour opérateur : Pack de 4 à 5 jours.

 

Point de vue du Petit Hergé :

Comme presque toujours Salta est la porte d’’entrée du début de la découverte de ce qu’on appelle le NOA (Nord Ouest Argentin).

A l’inverse des autres « fanions », cette porte d’entrée (la ville de Salta) a un très grand intérêt et peut déjà inciter à rester « en ville » au moins 3 ou 4 jours pour s’imprégner de ce qu’est le NOA avant de partir en circuit en voiture.

J’intégrerai aux deux provinces de Salta et de Jujuy, une troisième celle de Tucuman pour que la visite du NOA soit presque parfaite. C’est pour cela que je préconise de commencer son tour du NOA à partir de la ville de Tucuman, que vous y veniez par avion ou par bus.

A partir donc de cette ville de Tucuman (qui vaut déjà une à deux jours de visite) louer une voiture et partir au moins pour 2 semaines de visite sur les 3 provinces.

Si vous n’avez que deux semaines : Tucuman, Tafi del valle, Amaicha, Ruines de Quilmes, Cafayate, Cachi, La Poma, Salta, San Antonio de los Cobres, Salinas Grandes, Purmamarca, Tumbaya, Tilcara, Humahuaca et Jujuy. Ensuite rendre de nouveau la voiture a Tucuman. Moins de 2 semaines extrêmement difficiles !

Si vous avez un peu plus de temps (3 semaines): montez un peu plus au nord, et incorporez Iruya, La Quiaca, Abra Pampa, et passage vers la Bolivie avec Tupiza, Uyuni et son Salar.

Enfin si vous disposez de 4 semaines (et même de 5 semaines pour être à l’aise), passage vers le Chili via Susques, Paso de Jama, San Pedro de Atacama, Calama,le Pacifique et Tocopilla. Iquique, puis route 15 vers frontière avec la Bolivie, Oruro et retour par Sucre et Potosi.

Au total, un espace partagé par 3 pays (Chili, Bolivie et Argentine) étendue sur 1000 km entre Sucre au nord et Tucuman au sud, et allant du Pacifique à l’ouest jusqu’aux terres du Chaco a plus de 700 km dans l’est de la province de Salta. Une superficie plus vaste que la France.

Pour le Petit Hergé : Entre 2 semaines minimum et 5 semaines. 

8 - La péninsule de Valdes

(Province du Chubut).

 

Point de vue des voyagistes (Tours operateurs) :

Puerto Madryn est à 1411 Km de Buenos Aires et est desservi par un bon aéroport. Excellent "fanion" pour les tours opérateurs puisqu'il est pratiquement impossible de faire quoique ce soit sans une agence locale, ballade sur la mer pour voir les baleines, excursion Punta tombo, etc... C'est un très bon produit visuel (les baleines et les pingouins). Ne demandant aucune connaissance particulière pour voir les cétacées. Donc abordable à l’entendement de la totalité des touristes.

Les tours opérateurs vous y envoient en avion et vous laissent sur place que 2 jours (voir 3). (Une journée ou deux pour la péninsule de Valdes, et une autre pour Punta Tombo).

Vous êtes totalement dépendant sur place des agences locales pour les déplacements. Donc extrêmement rentable. Une fois les 3 jours terminés, on vous renvoie sur l’aéroport et on accueille un autre groupe.

Seul hic, la période creuse quand les baleines ne sont pas là. La saison des baleines s’étend uniquement 5 mois de juillet à novembre.

Pour les voyagistes : 2 à 3 jours.

 

Point de vue du Petit Hergé :

Allez uniquement dans la péninsule de Valdés entre juillet et novembre. Renseignez vous bien, suivant le climat de chaque année, les baleines peuvent arriver avant ou après et partir aussi avant ou après la période normale !

Comme toujours je recommande de louer une voiture a Puerto Madryn ou a Trelew pour être totalement indépendant, et en fonction de la météo, des fois fort capricieuse, adapter vos ballades.

Pour ceux qui sont pressés, je recommande l’avion à partir de Buenos Aires, puis donc location de voiture pour minimum 1 semaine entre la péninsule de Valdes.

Du nord au sud de la région à visiter, 250 km.

Maintenant, si vous n’êtes pas pressés, cela peut être l’objectif d’un circuit en partant en voiture de location de Buenos Aires, et traverser la province de Buenos Aires et celle de Rio Negro pour atteindre la péninsule de Valdes. En aller-retour compter au moins 3 semaines pour 3.000 km. 

Pour le Petit Hergé : 1 semaine minimum pour la région de la peninsule de Valdes. 

Dans la province de MendozaEn conclusion : 

 

Cet article n’est pas écrit pour dénigrer les « 8 fanions », bien au contraire, ils ont tous du charme, de l’attrait pour ne pas dire de la magie.

Mais ils font partie d’un ensemble, autour de chaque « fanion » une multitude de points touristiques à visiter vous attendent.

Il faut donc choisir une province ou un ensemble de province, et composer un circuit de plusieurs jours ou semaines avec le ou les fanions s’y trouvant.

N’oubliez pas que de nombreuses provinces argentines en dehors des sentiers battus sont superbes et regorgent de trésors (Cordoba, Entre Rios, la Rioja, San Juan, etc. …).

Surtout ne calquez pas votre circuit sur ce que les tours opérateurs vous proposent puisque certains arrivent même à vous envoyer voir les 8 fanions en trois semaines...... votre voyage se convertit alors en une succession de sauts de puce en avion où vous aurez alors le sentiment de « survoler » les sujets sans jamais vous en approcher.

C’est un peu comme aller au cinéma pour voir 8 bandes annonces sans jamais voir un seul film en entier… d’une totale superficialité.

A lire aussi dans le Petit Hergé :

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21 décembre 2005 3 21 /12 /décembre /2005 19:04

Mise à jour : 03 juillet 2008 

Les sept régions d'Argentine

Comme vous avez pu le lire à travers d'autres articles, je vous conseille de privilégier votre visite du pays en concentrant votre circuit sur une seule région, voir deux suivant le nombre de semaine dont vous disposez. Voici les sept régions :

Buenos AiresBuenos Aires et La Pampa

Vous commencerez votre voyage tout naturellement par atterrir à Buenos Aires, alors si c'est votre premier voyage concentrez vous sur cette ville et aussi sur tous les points d'intérêt existants dans un rayon de 300 Km autour.

A voir : Capital Federal, Buenos Aires, La Province de la Pampa, l'Uruguay, Montevidéo, Punta del Este, la cote atlantique, Mar del Plata, Rosario, la Province de Entre Rios.

Comptez au moins 2 semaines minimum pour tout voir. 1 mois serait idéal.

Le Centre et Cordoba

C'est le domaine de l'agriculture et de l'élevage, si vous voulez voir des estancias et comprendre comment fonctionne une localité agricole, allez vous perdre dans la Pampa Humeda. A voir: Córdoba, La sierra cordobesa, Géneral Belgrano, Carlos Paz, Santa Fe, Rafaela, les estancias jésuites, le parque nacional el Condorcito, Santiago del Estero.

Comptez 2 semaines tranquillement.

La Valle de la Luna dans la province de San JuanLe Cuyo et les Andes 

Une grosse région, puisque la RN7 à partir de Mendoza permet de passer quelques jours au Chili pour jeter un coup d'oeil à Santiago de Chile et Valparaiso. Coté argentin, de superbes parcs naturelles, et quatre grandes provinces à découvrir.

A voir : San Luis, Parque Nacional de las Quijadas, San Juan, Valle de la Luna, Mendoza, les vignobles, San Rafael, La Rioja, le Parque Nacional de Talampaya, Santiago de Chile, Valparaiso.

Tres grosse région, il faut au moins un bon mois pour silloner les routes, les montagnes, les parcs et les vignobles.

El Cerro de los Siete Colores dans la province de JujuyLe NOA
(Nord Ouest Argentin)

Un énorme morceau, pour ne pas dire un monstre, comme la région se trouve juste aux limites du nord Chili et du Sud bolivien, il faut profiter d'être dans les parages pour aller faire un saut à Atacama, Antofogasta et monter au moins jusqu'à Uyuni profiter des salinas. 

A voir : Salta, Cachi, Cafayate, San Antonio de los Cobres, Jujuy, Tilcara, Salinas Grandes, Humahuaca, Purmamarca, Tucuman, Tafi del Valle, Catamarca, le département de Potosi (Bolivie) et la région chilienne d'Atacama.

Prenez au moins 1 mois, si vous restez sur l'Argentine au moins 2 semaines.

Le ChacoLe Nord et le Chaco 

C'est le parent pauvre du tourisme argentin, tres peu développé, en dehors de tout circuit conventionnel, vous êtes en plein Chaco. Cette région est découpée en une partie argentine et une autre paraguayenne, n'hésitez pas à voir les deux cotés.

A Voir : Provincia de Formosa, Provincia del Chaco, Resistencia, le Chaco Paraguayen, Asuncion, les menonites.

Donnez vous deux semaines, une coté argentin, une autre coté Paraguay.

Cataratas del Iguazú dans la province de MisionesLe NEA
(Nord Est Argentin)

Un autre gros "morceau", puisque de par sa situation la province de Misiones est une péninsule argentine en plein territoire brésilien, alors ne pas se priver de passer la frontière pour aller se tremper les pieds sur les plages de Florianopolis et en profiter pour visiter les trois états brésiliens du sud en rentrant tranquillement sur Buenos Aires.

A voir : La province de entre Rios, El parque El Palmar, Province de Corrientes, Estero de Ibera, la province de misiones, Les chutes d'Iguazu, Obera, la ville de Ciudad del Este, les missions jésuites coté Argentine, Paraguay mais aussi au Brésil. Posadas, Encarnacion, Curitiba, Florianopolis, Porto Alegre.

Impossible de voir tout ça en moins d'un mois. Si vous vous cantonnez à la partie Argentine, comptez au moins deux semaines bien pleines.

Los lagos del Sur La Patagonie :

Un pays a lui tout seul, pour des raisons historiques découpée par l'homme en une zone argentine et une autre chilienne que la nature ignore.

Il faut bien sur visiter la globalité et passer sans cesse d'un coté à l'autre de la frontière pour avoir une vision d'ensemble de la région.  

A voir : Neuquen, San Martin de los Andes, Rio Negro, Puerto Madryn, Peninsule de Valdes, Chubut, Bariloche, Esquel, El Bolson, la region des 7 lacs, Santa Cruz, Le glacier del Calafate, Tierra de Fuego, Ushuaia, Los Lagos, Puerto Aysen, Punto Magallanes, Puerto Natales, Chillan, Osorno, Puerto Montt, l'Ile de Chiloé... et j'en oublie !

Je pense même qu'il est impossible de tout voir en un mois, l'idéal serait de disposer d'au moins de deux mois... Si vous n'avez que deux semaines devant vous commencez par exemple par la Patagonie nord andine (Bariloche, la région des 7 lacs,et l'Ile de Chiloe coté chilien ).

Bus de Buenos Aires des années 40Les conseils du Petit Hergé :

Vous aurez compris, à moins d'avoir une année sabbatique, vous n'aurez pas fait le tour du "cône sud" de l'Amérique du Sud. Qu'importe ! Ce que vous entreprendrez comme circuit, faites le bien, tranquillement, et à votre rythme. Et n'oubliez pas que seul un voyage sur le plancher des vaches vous permettra de faire de vrai rencontres, alors oubliez l'avion et faites comme tout le monde : Prenez le bus !

Récoleta à Buenos AiresD'autres articles du Petit Hergé

- Pourquoi ne peut on pas visiter l'Argentine en une seule fois.
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La géographie argentine.
- Les produits touristiques de l'Argentine : les 8 fanions.

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Tout ce qu'il faut savoir avant de partir.
-
Tout ce qu'il faut savoir quand on arrive à l'aéroport d'Ezeiza.
-
Tout ce qu'il faut savoir quand on arrive à Buenos Aires.
-
La ville de San Salvador de Jujuy (Provincia de Jujuy)
-
Le village de Tilcara (Provincia de Jujuy)
-
Le village de Humahuaca (Provincia de Jujuy)

-
Le village de La Quiaca (Provincia de Jujuy)

 

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21 décembre 2005 3 21 /12 /décembre /2005 04:45

Mise à jour : 22 août 2014 / 31 mai 2011 / 21 janvier 2009.

Vous voulez m'écrire ?
 

Surtout n’hésitez pas à me poser toutes les questions que vous avez dans la tête au sujet de ce que vous voulez. Je suis là pour ça ! Donc si vous préparez un voyage, un circuit, une émigration, des études, un stage ou vous avez des questions d’ordre politique, économique, ou tout simplement touchant à la vie quotidienne, adressez les moi !

J’accepte aussi vos états d’âmes, vos cahiers de bourlingueur, vos adresses de blogs les plus divers sur l’Argentine, vos voyages, vos aventures, vos déboires, déceptions lors de votre passage par ici ! Bref en un mot, tout ce que vous avez pu vivre en Argentine m’intéresse !  


Pour cela écrivez moi à : petitherge@hotmail.com

 

Je réponds rapidement ?

Non pas toujours, ça dépend de mon humeur, parfois je réponds dans la journée
 même, ou alors il me faut 2 semaines, et puis des fois je ne suis pas à Buenos Aires mais au fin fond d'un désert alors bien sûr, pas facile de trouver un ordinateur !


Je réponds toujours ?

OUI, je réponds toujours, je ne considère 
jamais qu'une question est superflue, si vous me l'avez envoyé, c'est que vous voulez avoir une réponse. Ca va prendre son temps, mais je répond ! Si au bout de 10 jours vous n'avez pas de réponse, vous me relancez (n'hésitez pas !), c'est que votre premier mail est passé à la trappe et que je ne le retrouve plus. Ne croyez pas que j'ai snobé votre courrier ! Donc renvoyez le moi !


Les commentaires ?

N'hésitez pas non plus à m'en envoyer, que vous soyez d'accord avec ce que j'écris ou non, faites preuve d'initiative. Une bonne critique négative me permet de redresser la barre. Je n'ai (malheureusement) pas la science infuse et je me trompe souvent dans tout. Vous êtes là comme "garde fou" (Le fou c'est moi !).

Les commentaires vous pouvez les joindre sur les articles même (en bas de chaque article, il y a : "ajouter un commentaire"), ou alors vous me les envoyez directement sur mon mail.

Vous pouvez réagir aussi à mes articles soit sur facebook, ou sur google+.

 

Les idées ?

Je cherche des idées neuves pour compléter ce site, donc j'aime les idées (surtout celles des autres), alors il vous semble qu'il manque quelque chose ou qu'une bonne idée serait à développer ? Faîtes le moi savoir !

Vous voulez participer de votre plume et écrire quelques articles sur l’Argentine dans un domaine qui vous est cher ? C’est aussi possible, contactez moi, je suis ouvert à toute nouvelle idée !

 

 A lire aussi dans le Petit Hergé :

      

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13 novembre 2005 7 13 /11 /novembre /2005 00:00

Mise à jour : 29 mai 2017. 6ème édition. (2014/2012/2011/2010/2009).

Catégorie #Tout ce qu'il faut savoir sur l'Argentine

Bienvenu(e) en Argentine, le pays le plus fou d’Amérique!

 

Merci à vous, tout d’abord, de venir partager un moment avec moi sur ce site, qui existe maintenant depuis fort longtemps (octobre 2005) et qui me permet de vous faire découvrir ce grand pays qui est maintenant le mien !

Vous allez bientôt venir en Argentine, pour des vacances, un circuit, voir des amis, étudier quelques mois, en stage en entreprise ou tout simplement venir vous installer. Ce site est maintenant le votre.

Plus de 870 articles sur l’Argentine et si vous ne trouvez pas la réponse à votre questions, surtout n’hésitez pas à me contacter via mon mail en m’écrivant tout simplement à petitherge@hotmail.com

Vous pouvez aussi me suivre sur FB sur : https://www.facebook.com/petit.herge

Ainsi que sur Google+ https://plus.google.com/+PetitHergé

 

Photo : Les vigognes que vous pouvez voir dans le Nord Ouest Argentin.

 

 

 

Vidéo : Les nouveaux explorateurs avec Fred Chesneau.

La gastronomie de Buenos Aires et de l'Argentine. 49 mn 52 s. (2016).

 

 

 

Comment utiliser ce site ?

 

Comme il y a énormément d’articles, pas facile de s’y retrouver (en tout cas, au début quand on cherche une info précise).

Je vous invite tout d’abord à lire les articles généraux concernant tout ce qu’il faut savoir sur le pays avant d’y aller.

Ils sont tous rangés dans la catégorie #Tout ce qu’il faut savoir sur l'Argentine.

 

- Tout ce qu'il faut savoir avant de partir #1.

Tout ce qu'il faut savoir avant de partir #2.

Tout ce qu'il faut savoir avant de partir #3

Tout ce qu'il faut savoir en arrivant à l'aéroport d'Ezeiza

Tout ce qu'il faut savoir quand on arrive à Buenos Aires

- Tout ce qu'il faut savoir sur le métro de Buenos Aires

- Tout ce qu'il faut savoir sur les taxis de Buenos Aires

- Pourquoi ne peut on pas visiter l'Argentine en un seul voyage

- Tout ce que les tour-opérateurs veulent vous vendre

 

Ensuite dans la colonne de droite, vous avez un encart « Pour trouver un article ». Vous y entrez le ou les mots clefs et vous serez envoyés directement aux articles concerné.

Enfin il vous reste www.google.fr où vous entrez le ou les mots clefs suivis de Petit Hergé. (Ex : Salta Petit Hergé), vous aurez aussi toutes la listes des articles concernant Salta.

En début comme en fin de chaque article, vous retrouverez aussi une liste de quelques autres articles concernant le même sujet pouvant ainsi compléter votre lecture.

 

Photo ci-dessus : le village de Iruya dans la province de Salta

 

 

 

Photo : Les gauchos dans la Pampa.

 

Attention !

 

 

Ici tout change très vite, donc si vous êtes déjà venu il y a plus de 6 mois à Buenos Aires ou en Argentine, les infos que vous avez pu récolter au fil de votre dernier voyage, ou sur un forum sont en grandes parties déjà erronées ou totalement dépassées.

Je suis donc obligé de remettre constamment le site à jour, ce qui explique l'intérêt de la date de remise à jour en tête de chaque article.

N'hésitez donc pas à relire une page que vous auriez parcouru il y a quelques mois. De plus si vous lisez d'autres sites, regardez aussi attentivement les dates de parution.

 

Je vous souhaite bonne lecture et bonne préparation à votre voyage.

 

Photo : Le quartier de Colegiales à Buenos Aires.

 

Photo : Vendeur de pochoclo à La Lucila del Mar sur la cote atlantique de la province de Buenos Aires.

 

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11 novembre 2005 5 11 /11 /novembre /2005 00:00

Mise à jour : 06 février 2008

Carte géographique de l'ArgentinePetit coup d'oeil sur la géographie du pays

L'Argentine se trouve dans l'hémisphère sud, bloqué entre l'Océan Atlantique et la cordillère des Andes. Entre le nord et le sud, près de 4.000 Km. Entre l'Est et l'Ouest un peu plus de 1.000 Km.

Pour résumer le plus simplement possible :

- A l'Ouest les montagnes et les Andes, à l'Est les plaines, la Pampa et la platitude de la Patagonie atlantique. Au niveau des Andes, à l'extrême sud des altitudes comprise entre 1.000 et 1.500m mais plus on monte vers le nord plus les sommets sont haut. L'Aconcagua au niveau de Mendoza atteint presque 7.000 m. Toute la partie des Andes comprise entre Mendoza et la Bolivie comporte des sommets de 5.000 à 6.000 m, les altiplanos sont souvent proches des 4.000 m.

A l'Est, très peu de relief, beaucoup de vent toute l'année. A partir de Buenos Aires et vers le nord, quelques collines jusqu'à Misiones. Dans le centre, la sierra de Cordoba pouvant atteindre 2.000 m, par contre tout le centre nord (Le Chaco) est très peu élevé, sec et chaud.

 

carte des fleuves et rivières d'Argentine

Les  Fleuves

L'Argentine est traversée par de nombreux "rios", le plus important étant le Rio de la Plata qui voit le jour près de Buenos Aires par le mélange des eaux venant du Rio Uruguay (longeant la frontière avec le pays du même nom), et du Rio Parana venant du nord du Brésil. Autre fleuve important le Paraguay qui justement vient grossir les eaux du Parana à la hauteur de la ville de Corrientes.
Très peu de rivières en Patagonie Atlantique. Les zones les plus humides étant le Nord Est Argentin (La Mésopotamie), la Patagonie Andine, La Pampa, et la zone humide de las yungas de Salta.

 

 

Les differentes zones climatiques de l'Argentine

Les climats

Comme le pays est contrasté tant par le relief que par les latitudes, le climat est lui aussi multiple.

Pour résumer d'une manière la plus simple, au Nord le climat est chaud (sauf en altitude dans les Andes), du cote de la Pampa dans le Centre-Ouest du pays, le climat est tempéré, le restant du pays (70 % ) est aride. Tout au sud, proche de la Cordillère et sur la Terre de Feu, c'est un climat froid toute l'année.

En rentrant un peu plus dans le détail, la partie nord chaude est à sous diviser en deux : Au Centre Nord : Climat chaud Tropical sec (orange sur la carte) donc été avec de grosses averses et hiver sec, au Nord Est (zone jaune clair) : climat sous tropical humide.

En vert clair, la Pampa, climat ressemblant le plus au climat méditerranéen.

En jaune foncé, sec, très peu de précipitation. Peut faire chaud en journée et froid la nuit.

Carte des températures moyennes en Argentine

Les Températures

La carte ci-contre vous donne un aperçu des moyennes des températures au printemps et en automne. Bien entendu entre l'hiver et l'été les variations sont plus importantes.

Plus vous montez en altitude, plus l'amplitude thermique entre la journée et la nuit se fait sentir. En plaine, les différences sont moindres et varient surtout en fonction de la provenance des vents.

 

 

 

 

Les vents en ArgentineL'influence du vent en Argentine

Le vent a une énorme importance en Argentine sur le climat (bien plus qu'en Europe). Sur Buenos Aires, il suffit que le vent chaud du nord tourne pour qu'un vent glacial provenant de l'Antarctique s'abatte sur la ville. On peut ainsi en pleine journée voir le thermomètre baisser de 15 ou même de 20ºC en quelques heures.

D'autres vents ont aussi une influence sur les températures :

Le Zonda, chaud et sec passe par dessus les Andes, vient du Pacifique et perd toute son humidité sur les Andes coté chilien. Il souffle en général entre mai et octobre. Très présent dans les provinces de La Rioja, Mendoza et San Juan.

La Sudestana, très humide vient de l Atlantique et arrose abondamment la Pampa.

Le Pampero, il vient du sud est, il est donc très froid et sec et souffle souvent en été ce qui fait baisser très rapidement les températures.

La Carte de la végétation en ArgentineVégétation en Argentine

En Bleu clair : La Pampa plate et agricole, culture à perte de vue.

En rose : Moins de culture, la terre est moins bonne alors l'élevage remplace un peu plus l’agriculture. De nombreuses prairies plates.

Vert Clair : Toujours aussi plat comme paysage, le terrain devient plus aride, encore de l'élevage, plus on monte vers le nord plus c'est aride et épineux, mais toujours aussi plat.

Vert Foncé : Humide, plat et début de quelques collines vers Misiones, des forets, végétations plus abondantes.

Violet : Très sec, très peu de pluie, dans la zone nord, paysage de montagnes arides, dans la zone sud plaine venteuse du nord Patagonie, encore quelques vaches, mais les moutons commencent à les remplacer.

Marron : Montagne et haute montagne, marron clair : au dessus de 3000 m, sec mais quelques micro climats humides. Marron foncé : au dessus de 5000 m, aucune végétation.

Jaune : Plat, venteux, pas d arbre, de la steppe, très peu de culture, uniquement du mouton.

La Vallée de la Lune dans la province de San JuanD'autres articles du Petit Hergé

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- Pourquoi ne peut on pas visiter l'Argentine en une seule fois.

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- Tout ce qu'il faut savoir quand on arrive à Buenos Aires.
- La ville de San Salvador de Jujuy (Provincia de Jujuy)

-
Le village de Purmamarca (Provincia de Jujuy)

-
Le village de Susques (Provincia de Jujuy)

-
Le village de Humahuaca (Provincia de Jujuy)

-
Le village de La Quiaca (Provincia de Jujuy)

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9 novembre 2005 3 09 /11 /novembre /2005 00:00

Mise à jour : 04 décembre 2014 / 03 juillet 2008.

On ne peut pas visiter l'Argentine en un seul voyage

 

Le voyageur a dans l'idée en venant en Argentine de vouloir "tout" voir ! 

Désolé de vous décevoir, mais c'est impossible, même si vous disposiez de 60 jours ! D'une part c'est irréalisable pour une question de temps et d'autre part j'ai même envie de dire que ça ne sert à rien ! Je vais tacher de l’expliquer...

A force de trop voir, on ne voit plus rienC'est irréalisable pour une question de temps 
 

L’Argentine c'est 24 provinces, toutes grandes, elles ont chacune la surface d'un pays européen, Province de Buenos Aires = Italie, Province de Corrientes = Portugal, Province de Cordoba = Tunisie, Province de la Rioja = Hongrie, Province de Misiones = Belgique etc. …

Si vous vouliez avoir un rapide survol des points d'intérêt de chaque province (et croyez moi, il y en a ....) il vous faudrait au moins 4 à 5 jours par province et encore, au pas de course. Pour 24 provinces faites les comptes, nous arrivons déjà à plus de 4 mois !

Ca ne sert à rien, et ça n'apporte pas grand chose

 

En général un voyageur dispose de 2 à 4 semaines lorsqu'il se déplace en Argentine. Lors de ses voyages antérieurs à travers le monde, pour des questions de coût et de commodité de déplacement, il se cantonne à visiter une surface assez réduite. Il visitera Cuba en 2 semaines, l'île de la Réunion en 2 semaines, Le Costa Rica en 2 semaines, la Floride en 2 semaines...etc.... Jamais il ne lui viendra à l'esprit de vouloir passer 4 jours à la Havane, 2 jours à Fort de France, 5 jours à Caracas, puis 5 à Miami et finir son périple par 3 jours à Cancún.... et ça me parait totalement logique. Alors pourquoi venir à Buenos Aires, et vouloir passer 5 jours à Salta, 4 jours à Misiones, 3 jours à Valdes, 3 jours à Ushuaia et terminer par 2 jours à Calafate ? ..........parce que c'est dans le même pays ?

Sachez que la distance et les positions des villes de Salta et de Ushuaia sont en hémisphère nord celles de la Havane et de Chisasibi dans le grand nord du Québec. Ne me dites pas non plus que lorsque vous irez visiter le Québec l'année prochaine vous en profiterez pour visiter la Havane...je ne vous croirai pas !

Ne me sortez pas non plus le "super argument" : Je veux aller à Buenos Aires, aux chutes d'Iguaçu et à Ushuaia parce que ça sera sûrement la seule fois de ma vie que j'irai en Argentine. Cet argument est aussi valable que : " je veux aller a Cuba, à la Martinique et en Floride, parce que c'est peut être la seule fois de ma vie que je vais à Montréal !"

Alors ? Pourquoi cette idée de vouloir tout voir ?

Parce que vous avez subit un bon lavage de cerveau (sans vous en rendre compte) de la part de tous ceux qui gagnent de l'argent dans l'industrie du tourisme :

- Tout d'abord les guides qui sortent un bouquin "Argentine 2008" en 300 pages comme si on pouvait aussi sortir un bouquin " Floride - Louisiane - Cuba - Antilles Françaises, Cote Est des Etats Unis - Québec 2008" en 300 pages !

- Le secrétariat au tourisme d'Argentine qui à longueur de promos, d'expos à l'étranger fait croire (aux agences, à ceux qui préparent des paquets et donc aussi aux voyageurs), qu'on peut "FAIRE" l'Argentine en 2 ou 3 semaines.

- Le secrétariat au tourisme sait qu'un voyageur passe en moyenne 3 semaines dans le pays, il faut donc mettre tout en oeuvre pour qu'il puisse en 20 jours dépenser le maximum, et pour cela il faut le balader au 4 coins du pays en long, en large et en travers, de préférence en utilisant les lignes aériennes intérieures, (de toute façon, en bus pas assez de temps), les agences locales, les locations de voiture et un maximum de service pour tous les déplacements qu'on lui impose. Un voyageur qui n'effectue pas au moins 10.000 Km en avion en ligne intérieure n'est pas rentable, il faut qu'il devienne un consommateur de services en tout genre !

Buenos Aires - Valdes - Ushuaia - Calafate - Bariloche - Buenos Aires - Iguazu - Buenos Aires - Salta - Buenos Aires c'est tout de même 14.000 Km et 1700 USD qu'il aura dépensé en avion sur place. (Prix juin 2007)

Alors question ? Est il plus rentable pour le pays d'avoir 1000 touristes à Buenos Aires découvrant la ville tranquillement pendant deux semaines, ou d'avoir les 1000 mêmes courant en tout sens à travers le pays ? Faites les comptes.....................De même comprenez bien qu'une agence (en Europe ou en Argentine) gagne sur un % de vos depenses, il va vous recommander fortement de bouger le plus possible en 2 ou 3 semaines.... Il y va de son chiffre d’affaire!

 Voila la carte d’Argentine pour les européens :

Cette carte je ne l’ai pas inventé, c’est une carte d’Argentine publiée par le secrétariat au tourisme. A se demander si finalement on ne place pas le QI d’un touriste étranger aux alentours de celui d’un enfant de 8 ans. En tout cas, tout est dit sur cette carte, en plus des 8 fanions, on y a placé la cote atlantique (donc Mar del Plata, assez ignoré du touriste classique européen) et puis le « Campo » avec forcement un passage obligatoire en « estancia » qui n’a jamais abrité une seule vache ou un tracteur sur ses terres. Bref, voila comment on vous présente l’Argentine et ce qu’il faut « absolument »  aller voir. On pense à votre place, on décide à votre place et on vous dit là où il faut aller dépenser vos euros. C’est donc simple, surtout ne faites pas appel à vos neurones, ne réfléchissez pas, on pense à votre place et  surtout comme on vous dit où aller, n’allez donc pas ailleurs puisqu’on sous entend qu’il n’y a rien d’autre à voir !

Les guides européens, reprennent allégrement ces infos, et vous conditionnent à leurs tours !

Je vais peut être vous décevoir, mais vous êtes manipulés dans vos choix et les quelques touristes que je rencontre, me parlent d’« Ushuaia qui est mythique » et qu’il faut y aller parce que ca fait longtemps qu’ils en rêvent. En fait c’est du marketing !

Dommage vous n’êtes même plus propriétaire de vos rêves !  Quant aux mythes, ne prenez pas ceux des autres, créez les car ils sont personnels !

On en arrive alors à une autre question : Faut-il préparer vos voyages à l’avance ? J’ai envie de répondre, OUI et NON.

OUI dans le sens ou lorsque on débarque dans le pays, ons e renseigne un minimum sur celui-ci sur des thèmes basiques. On sait que la langue est l’espagnol (ne riez pas, j’en ai reçu à l’aéroport d’Ezeiza qui m’ont posé la question) ou on ne demande pas si la monnaie c’est le Dollar Argentin (vécu plusieurs fois aussi). Bref, il faut avoir au moins une base générale de l’endroit ou on débarque !

NON dans le sens, où il faut se laisser aussi un peu guider sur le moment par les rencontres, les conditions météo, grèves et autres perturbations argentinesques de derniers moments. Bref ne pas arriver ici avec son agenda blindé de dates avec horaires d’avion, de bus et d’hôtels déjà réservés et payés d’avance. Dans ce cas la où est le voyage ? J’ai l’impression qu’il s’agit plus d’un séjour de travail que de loisir !               

Calcul stupide

J'adore les calculs stupides (j'adore d'ailleurs tout ce qui est stupide). En voilà donc un : Si vous deviez effectuer par la route (normalement on decouvre un pays sur le plancher des vaches) Buenos Aires - Valdes - Ushuaia - Perito Moreno - Bariloche - Mendoza - Salta - Iguazu - Buenos Aires par la route la plus directe sans jamais vous écarter de celle-ci, sachez qu'il faudrait parcourir 10.888 Km exactement, à raison de 500 Km par jour et sans avoir le temps de visiter quoi que ce soit, il faudrait au moins 22 jours de route non stop. Comme en fait il faut s'écarter souvent de la route pour visiter en boucle les régions traversée il faut compter le double en Km, soit près de 22.000 Km à effectuer, en s'arrêtant au moins une journée sur deux pour faire des visites il faudrait au minimum 88 jours pour faire la boucle. Il s'agit bien sur d'un calcul totalement stupide, puisque des arrêts comme Buenos Aires, Salta, Iguazu, Mar del Plata, Cordoba nécessitent en fait bien plus qu'une simple journée ! Alors combien de jours dans l'absolu pour avoir une vision du pays sans s'arrêter disons au moins 5 mois. (Je dis ça pour ceux qui ont le temps et croyez moi il y en a qui viennent pour ce type de période).

On en arrive donc vite à la constatation de « On peut visiter l’Argentine uniquement en faisant des transports aériens » et c’est à cette conclusion de toute façon que l’on voulait que vous arriviez ! Puisqu’on vous a mis dans la tête de venir visiter 4, 5, voire 8 fanions espacés chacun par des milliers de km. Le resultat est atteint, vous allez devoir acheter des billets aeriens internes très chers et vous allez exploser votre budget en trasnport !

 On arrive à l’inverse d’un séjour classique : La découverte d’un endroit se transforme en une succession de transferts, de check in, de vols et de réceptions… bref l'objectif est atteint, vous dépensez !

Photo : Visitez l'Argentine à la vitesse d'un rallye. Le Dakar 2009, deux semaines à travers une petite partie de l'Argentine sur 9.000 km de route ! C'est faisable ! ;-) Vous pouvez faire de meme lors de votre prochain passage dans le pays !  

 

Les conseils du Petit Hergé

Si c'est votre premier voyage en Argentine, ne succombez pas à la tentation développée dans les brochures touristiques que vous avez pu voir jusqu'à présent où on vous pousse à "consommez de l'Argentine" ...... Vous allez le payer très cher et ce n'est pas de cette façon que vous aurez pour autant "profité de vos vacances "

N'oubliez pas : Vous êtes en vacances, pas en opération commando. Prenez le temps de mener votre voyage à votre rythme et non à celui d'une agence de voyage. Concentrez vous sur une seule région si vous ne disposez que de deux semaines, deux régions si vous venez plus longtemps.

A lire aussi dans le Petit Hergé :

    

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8 novembre 2005 2 08 /11 /novembre /2005 00:00

Mise à jour : 06 août 2012 / 03 juillet 2008

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nullLe nord ouest argentin :

La limite nord ouest, les Andes de l’Altiplano, les jungles des contreforts et les plaines agricoles. Le tourisme se cantonne encore que sur l’altiplano, les bouquins regorgent d’éloges sur Humahuaca, Cafayate ou Cachi, mais délaissent les autres secteurs de la région. Tant mieux, en dehors des sentiers battus un monde vaste et inexploré que sont les jungles du Parque El Rey, des vallées agricoles ou l’on cultive tabac, pamplemousses et oranges. Je parle de l’Est des provinces de Salta et Jujuy. Et puis Tucuman et sa canne à sucre : Le jardin de la République comme on la nomme. De la mandarine et un jésus accroché sur sa croix dans la Cumbre de San Javier, des forêts tropicales à perte de montagnes ! On pourrait en parler des heures du Nord Ouest Argentin. Les indiens, les Quilmes, les ruines de Tilcara, les attrape-touristes aux tapis et sombreros et ponchos de Purmamarca fabriqués à Buenos Aires. Et puis le vin, ah le petit blanc de Cafayate ! Et la gastronomie basique pour ne pas dire primaire mais tellement bonne à base de mais, comme les tamales et les humitas ! Le Salteño chaleureux, les bars de peñas à touristes de la calle Güemes, attrape nigauds mais tellement agréables, une délectation à s’y faire piéger. Bidon mais sympa. Les routes en lacets, les orages violents qui déversent des litres d’eau à défoncer le ripio. En altitude, on se reçoit de l’ultra violet à devenir rouge en un quart d’heure et en redescendant sous les nuages on se retrouve dans du tropical moite diurne qui se transforme en froid nocturne. Du contraste, toujours du contraste…

Catamarca, la sauvage, du rude, du brut de décoffrage chez ses habitants. Du basique de basique, ou ça passe ou ca casse. Quand c’est sec c’est très sec, quand c’est chaud, c’est très chaud, et quand c’est loin, c’est même très loin, des kilomètres interminables forcement sur une route chaotique, mais on aime ça ! On est venu pour en ch… on n’est pas déçu ! Ca fera de bons souvenirs, c’est du Tintin au Crabe d’or dans le Sahara, et comme le Capitaine Haddock, on a les lèvres très sèches. Des étapes épatantes Salta, Tucuman, Tilcara, Humahuaca, Iruya, Talampaya, Chilecito, La Rioja, j’en passe et des meilleurs. Un mois ce n’est pas suffisant, c’est un an qu’il faudrait pour escalader, manger, dormir, rire et s’en mettre plein les yeux !

 

http://www.argenti ica.com/escjujuy.gif
Jujuy  

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Salta

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Tucuman

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Catamarca

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La Rioja

Provincia de Jujuy

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Emplacement de la Province

Jujuy : 53.219 Km2, 620.000 hab.

Jujuy est à 1643 Km de Bsas, 103 Km de Salta, 342 Km de Tucuman, 565 Km de Catamarca, 721 Km de La Rioja.

A voir : San Salvador de Jujuy, La Quebrada de Huamuaca, Humahuaca, la Puna, Parque Nacional Calilegua, La Quiaca, Punamarca, Tilcara, laguna de los Pozuelos, Cerro de los siete colores, Salinas Grandes, Tumbaya, Les ruines de Inca Cueva, Huachichoana, Pucará de Tilcara, Susques, la Laguna Colorada et Yavi Chico.

 

Purmamarca Paseo Colorado
Salinas Grandes à 150 km de Jujuy.

Hébergement : Choisissez Jujuy, très central. Plus original Humahuaca, Tilcara ou Purmamarca.

Temps moyen de visite de la province : Entre 3 et 6 jours.

Provincia de Saltahttp://www.argenti ica.com/escsalta.gif

Salta : 155.488 km2, 1.090.000 hab

Salta est à 1605 km de Bsas, 311 km de Tucuman, 537 km de Catmarca, 693 km de la Rioja, 1147 km de Posadas, 902 km de Cordoba.

A voir : Généralités sur la province de Salta.

Cachi, Cafayate, la ville de Salta, les vallées calchaquies, Parc National Los Cardones, La Quebrada de Escoipe, la Cuesta del Obispo, Las ruinas indígenas de Tastil, Tolombón et Incahuasi, Llullaillaco, la quebrada de Colomé, San Antonio de los Cobres, Parc National El Rey, Tartagal, Iruya, Parc National Baritu.

Le Lac de Cabra Coral La Confiteria Cuatro Siglos à l'angle de la calle J.B. Alberdi et de la Calle Caseros à Salta
Las Conchas de Cafayate

Hebergement : Choisissez sans hésiter Salta, très central. Plus original Cafayate, Cachi ou Tartagal.

Temps moyen de visite de la province : Entre 5 et 8 jours.

Province de Tucuman

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Tucuman : 22.524 km2, 1.340.000 hab.

Tucuman est à 1310 km de Bsas, 233 km de Catamarca, 389 km de la Rioja, 578 km de Cordoba, 1004 km de Mendoza.

A voir : La ville de San Miguel de Tucuman, selva de Yunga, Ruines de Quimes, Tafi del Valle. La Quebrada de los Sosa, Sierra del Aconquija, Amaicha del Valle.

Les ruines de Quilmes San Miguel de Tucuman
Le Lac El Cadillal

Hebergement : Choisissez Tucuman, très central. Plus original Tafi del Valle, Tafi Viejo ou Amaicha.

Temps moyen de visite de la province : Entre 3 et 5 jours.

Provincia de Catamarca

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Catamarca : 102.602 km2, 340.000 hab.

Catamarca est à 1131 km de Bsas, 154 km de La Rioja,  436 km de Cordoba.

A voir : Généralités sur la province de Catamarca 

La ville de Catamarca ( Museo Presbítero Baudilio Vásquez), paso de San Francisco, Cuesta del Potezuelo, Pucará del Aconquija, Pucará de La Alumbrera, Ruines de Coyparcito, Valle de Antofagasta de la Sierra, ruines indigenes à Laguna Blancaet dans les quebradas de El Toro et El Potrero, Pueblo Perdido de la Quebrada.

Antofogasta   La Cathedrale de Catamarca
Fiambala  

Hebergement : Choisissez la ville de Catamarca. Plus original Andalgala, Belen ou Tinogasta.

Temps moyen de visite de la province : Entre 3 et 5 jours.

Province de La Rioja

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La Rioja : 89.680 km2, 290.000 hab.

La Rioja est a 1167 km de Bsas, 460 km de Cordoba, 450 km de San Juan, 388 km de Tucuman.

A voir : Généralités sur la province de La Rioja 


La ville de la Rioja, Parc National de Talampaya, Chilecito, Nonogasta (pour le vin), la Cuesta de Miranda, Parque Provincial Guasamayo, Villa Unión, Famatina, Anillaco, Aimogasta.

Vignoble à Chilecito   La Cathédrale de La Rioja
Parc National de Talampaya  

Hebergement : Choisissez la ville de La Rioja. Plus original Villa Union, Chilecito ou Aimogasta.

Temps moyen de visite de la province : Entre 4 et 7 jours.

Centre Commercial Abasto de Buenos AiresLes articles du Petit Hergé sur les autres régions d'Argentine :

- Le Nord Argentin (Chaco)
- Le Nord Est Argentin (NEA)
- Le Cuyo
- Le Centre
- La Pampa (Rio de La Plata)
- La Patagonie

- Pour revenir à la page d'entrée du Chapitre Préparation du Voyage.

- Pour aller voir les 24 provinces argentines.

 
 
 
 

 

 

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7 novembre 2005 1 07 /11 /novembre /2005 00:00

Mise à jour : 12 juillet 2008

La Cathédrale de ResistenciaLes 7 régions d'ArgentineParque Nacional Chaco

Région 2 : Le Chaco ou Nord Argentin

La région NOA regroupe 2 provinces qui sont celles de Formosa et du Chaco. Au total 172.000 km2 à visiter !

Il faut profiter d'être dans la région pour visiter l'ouest du Paraguay. Sa capitale, Asuncion est juste de l'autre coté du Rio Paraguay à quelques kilometres seulement de la ville argentine de Clorinda.

 

http://www.argentinaturistica.com/escformosa.gif
Formosa 

http://www.argentinaturistica.com/escchaco.gif
Chaco 

 

 



http://www.argentinaturistica.com/argprovinciasv.jpgLa Province de Formosa est la plus au nord et touche le Paraguay. Le passage routier international le plus simple est entre Clorinda et Asuncion. (Sur la carte province # 8).

La Province du Chaco plus située au sud n'a pas d'accès avec le Paraguay. Pour rejoindre le NOA, existe la route RN16 à partir de Resistencia vers Salta. Pour passer vers le NEA à partir de Resistencia, un pont qui enjambe le Rio Parana vers la ville de Corrientes.(Sur la carte province # 3).

La zone géographique du Chaco est divisée en 3 "petit chacos" qui sont au sud : le Chaco Austral (le nord de la province de Santiago del Estero et la province du Chaco), Le Chaco Central (Province de Formosa et departement paraguayen Presidente Hayes), et le Chaco Boreal (Departements paraguayens du Alto Paraguay et de Boquerón)

Ci dessous, vous allez trouver rapidement la liste des principaux sites, villes et zone à visiter dans chacune des 2 provinces que constituent le Chaco argentin. 

Vous trouverez ensuite plus de renseignements en cliquant à chaque fois sur la localité qui vous intéresse pour lire un article la concernant.

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Provincia de Formosa

 http://www.argentinaturistica.com/escformosa.gif

 

 

Formosa : 72.066 Km2, 490.000 hab.

Formosa est à 1181 km de Bsas , 506 km de Posadas, 1086 km de Salta, 1037 km de Cordoba, 169 km de Resistencia.

A voir : Généralité sur la province de Formosa.

L'activité touristique est concentrée sur la nature et sur l'activité sportive : Peche, sport nautique, mais aussi Parc Nacional Pilcomayo, ville de Formosa. La Reserve Natural Formosa. El Bañado La Estrella (à visiter en pirogue)

 

Laguna Yema   Parc Pilcomayo
 La ville de Formosa

Hébergement : Choisissez la ville de Formosa. Le reste est tres precaire : Clorinda ou Espenillo pour aller visiter le Parque Nacional Rio Pilcomayo.

Temps moyen de visite de la province : Entre 3 et 6 jours.

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Provincia del Chaco
http://www.argentinaturistica.com/escchaco.gif

 

 

Chaco : 99.632 km2, 990.000 hab

Resistencia est à 1020 km de Bsas, 340 km de Posadas, 920 km de Salta, 878 km de Cordoba, 169 km de Formosa, 22 km de Corrientes.

A voir :
Isla del Cerrito, peche et sports nautiques, Parc National du Chaco, El Impenetrable, Gancedo, Campo del Cielo (météorites) , la ville de Resistencia. La Reserve Natural Estricta Colonia Benítez ( 15km de Resistencia ). Le Parque Provincial Pampa del Indio ( pour sa faune ...il y a des nids de termites de 1,50 m de haut ).

Parque Nacional Chaco La ville de Resistencia

Hebergement : Choisissez sans hésiter Resistencia. Bien perdu : Presidencia R Saenz Peña ou General Jose de San Martin.

Temps moyen de visite de la province : Entre 3 et 6 jours.

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Parque Nacional Chaco
Photo : Le Parque Nacional Chaco
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Dans le Parque Nacional ChacoLes articles du Petit Hergé sur les autres régions d'Argentine :

- Le Nord Ouest Argentin (NOA)
- Le Nord Est Argentin (NEA)
- Le Cuyo
- Le Centre
- La Pampa (Rio de La Plata)
- La Patagonie

- Pour revenir à la page d'entrée du Chapitre Préparation du Voyage.

- Pour aller voir les 24 provinces argentines.

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6 novembre 2005 7 06 /11 /novembre /2005 00:00

Mise à jour : 28 avril 2007 

Le Nord-Est Argentin ou Mésopotamie

Les 7 régions de l'ArgentineIl s'agit de la Région 3 sur la carte d Argentine

Ne pas croire que le N.E.A. c'est seulement Misiones et ses chutes d'Iguazú. La région regroupent 3 provinces argentines. Il s'agit des provinces de :

Entre Rios     Corrientes     Misiones

 

Les 24 provinces de l'Argentine

Les provinces de Entre Rios, Corrientes et Misiones   

 
  

 

Voici la carte d'Argentine et de ses 24 provinces, en fait 23 province plus la ville autonome de Buenos Aires ( qui n'apparait pas sur cette carte ). Entre Rios se situe sur le "7", Corrientes sur le "6" et la province de Misiones sur le "13".

Il y a de tres nombreux points d'interet à visiter ( naturel, parc, ruines, villes et villages.

Se rendre à Iguazu uniquement pour voir les chutes serait une erreur, profitez de se but pour visiter le long des 1350 km qui séparent Buenos Aires par la route nationale 14, pour admirer et visiter les 3 provinces. 

Ci dessous la carte de la zone des 3 provinces du NEA ( Nord-est argentin ) aussi dénommée "El Litoral" en Argentine, car entourée des fleuves Parana et Uruguay. Les routes nationales 12 et 14 sont les deux routes asphaltées sur leur totalité qui permettent les acces les plus rapides dans la region.

 

Il s'agit aussi d'une zone frontaliere, donc à partir de Misiones profitez de votre séjour pour aller visiter l'Est du Paraguay riche aussi en missions jesuites. Par ces nombreux points de passage frontière Misiones est aussi une bonne base pour aller découvrir les états brésilens du Parana voisin et de Santa Catarina. A partir de la province de Corrientes, il est aussi facile de passer vers le Rio Grande do Sul brésilien et à partir de la province d'Entre Rios le passage vers l'Uruguay voisine est tres fracile.


Les incontournables de chaque province sont : 

  Entre Rios - 78.781 km2, 1.160.000 hab.Entre Rios

Agrandissement de la province de Entre RiosEntre Rios : Parc national pre Delta, parc national El Palmar, Gualeguaychu, la ville de Parana. Concepcion del Uruguay ( plages, stations balneaires ). Concordia (passage vers Salto-Uruguay)  Barrage hydro-electrique de Salto Grande. Autres villes interressantes : Federación, Colón, Gualeguaychú ( son carnaval), Gualeguay, Victoria, Diamante et La Paz.

Parana est à 495 km de Bsas , 350 km de Colon, 465 km de Concordia, 578 km de Corrientes, et 751 km de Posadas.

Agrandissement 1190 x 1739 « Carte ultra détaillée de toutes les routes ainsi que des principaux villages et villes de la province de Entre Rios.

   

Plages sur le Rio Uruguay entre Concordia et Concepcion de Uruguay.

http://www.argentinaturistica.com/fotos/pargcatedralpos.jpg La Cathedral de Parana

http://www.argentinaturistica.com/fotos/clngpsanjose.jpg Palacio San Jose de Colon

   Parc National El Palmar

 

Principaux centres d'intéret placés sur la carte de la province de Entre Rios.


Corrientes - 88.199 km2, 930.000 hab.Corrientes

Corrientes : Reserve Naturelle Esteros del Ibera. La ville de Corrientes. Missions jésuites de La Cruz, Monte Caseros, San Carlos et Santo Tomé. Yapeyú. Paso de los Libres ( plages ). Le Barrage hydro electrique de Yacyretá. La Basilique de Nuestra Señora de Itatí. Empedrado.

Corrientes est à 1074 km de Bsas, 320 km de Posadas, 829 km de Salta, 895 km de Cordoba.

Agrandissement 1190 x 1739 « Carte ultra détaillée de toutes les routes ainsi que des principaux villages et villes de la province de Corrientes.

 Les lagunes du parc de Esteros de Ibera.

   

Les forêts autour du barrage de Yacyreta.

Principaux centres d'intéret placés sur la carte de la province de Corrientes.

Généralités sur la Province de Corrientes : http://argentina.over-blog.org/article-1075582.html

Tourisme sur la Province de Corrientes : http://argentina.over-blog.org/article-1071064.html


Misiones   - 29.801 km2, 970.000 hab.Misiones

Misiones : Les Chutes d'Iguazu, les ruines jesuites, la ville de Formosa. El Soberbio, Montecarlo, Saltos de Tabay, Salto Encantado à Aristóbulo del Valle, Oberá, Apóstoles (pour le Mate), Bernardo de Irigoyen, les villages guaranis.

Posadas est à 1000 km de Bsas, 301 km d'Iguazu, 1147 km de Salta

Puerto Iguazu est à 1615 km de Buenos Aires, 1516 km de Cordoba, 614 km de Corrientes.

Agrandissement 1191 x 1500  « Carte ultra détaillée de toutes les routes ainsi que des principaux villages et villes de la province de Corrientes.

   

Les Missions Jésuites

vista aérea de las Cataratas del Iguazú

Les Cataratas d'Iguazú

 

   

A l'est de la province sur le rio Uruguay les chutes des Saltos del Mocona haut de 10 metres. ( à coté de El Soberbio ).

 Principaux centres d'intéret placés sur la carte de la province de Misiones.


 Combien de temps pour visiter la région Nord Est ?

Réponse : pour visiter le Nord Est Argentin minimum deux semaines. Si vous ne restez que sur la province de Misiones une semaine, Si vous en profitez pour faire des incursions au Paraguay et dans le Parana brésilien comptez 3 semaines. Tout dépend de votre niveau de curiosité.

N'oubliez pas : Les distances sont énormes, aller uniquement aux chutes d'Iguazu ( 1.100 km de Bsas à vol d'oiseau ) pour y passer 2 ou 3 jours lorsqu'on séjourne à Buenos Aires est totalement stupide ( c'est du plus grand style "neuneu"). En comparaison c'est visiter en 2 ou 3 jours La Nouvelle Orleans lorsqu on sejourne à la Havanne ( 1.100 km à vol d'oiseau ) ou aller 2 ou 3 jours au Caire quand on sejourne à Athenes ( 1.100 km aussi a vol d'oiseau ). Si vous voulez aller au Chutes, prenez votre temps, ne faites pas du tourisme à la japonaise, vous n'êtes pas la pour "consommer" du paysage. Les chutes, la province de Misiones ou le Nord Est argentin vaut un voyage à lui seul et passez y au moins 2 semaines ( comme vous le feriez pour visiter La Havane et Cuba, La Nouvelle Orleans et la Louisiane, ou le Caire et les pyramides !)

Si vous avez le temps :

- Uniquement Province de Misiones plus zone paraguayenne ( Encarnacion et ses ruines jesuites, Ciudad del Este ), plus zone bresilienne ( Foz, Cascavel ) au moins 2 semaines.

- Les trois provinces du NEA plus partie est du Paraguay, Uruguay, et partie de l'Etat du Parana bresilien, comptez un bon mois.

Le N.E.A a une superficie de 200.000 km2 en Argentine ( soit celle de la Grande Bretagne )


 

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5 novembre 2005 6 05 /11 /novembre /2005 00:00

Le Cuyo Argentin

 

http://www.argentinaturistica.com/argregiones.jpg

Il s'agit de la Region 4 sur la carte d Argentine

 

Le Cuyo regroupent 3 provinces argentines. Il s'agit des provinces de :

http://www.argentinaturistica.com/escsanluis.gif     http://www.argentinaturistica.com/escsanjuan.gif     http://www.argentinaturistica.com/escmendoza.gif

San Luis, San Juan et Mendoza  

http://www.argentinaturistica.com/argprovinciasv.jpg

Provinces 18 ( San Luis ), 17 ( San Juan ) et 12 ( Mendoza )

Pays du vin et des bodegas, c'est aussi le royaume de l'Aconcagua avec ses sommets proches de 7000 m d'altitude, mais aussi de zones arides et désertiques comme la vallee de la Lune, bref une région tres contrastée où tous les paysages sont présents.


Les incontournables de chaque province sont : 

San Luis    

( cliquez dessus pour avoir la carte de la région)

76.748 km2, 368.000 hab.

San Luis : Parc National de la Sierra de las Quijadas, ville de San Luis, Merlo, Grote de Intihuasi, Sierra del Morro.

San Luis est à 820 km de Bsas , 323 km de San Juan, 258 km de Mendoza, 412 Cordoba, 1201 km de Salta.

http://www.argentinaturistica.com/fotos/mergpiedrabla.jpg Dans la région de Piedra Blanca

 http://www.argentinaturistica.com/fotos/mergcamontania.jpg Dans les montagnes de San Luis

 Parque Nacional Sierra de la Quijada

 

Carte de la Province de San Luis


San Juan   

( cliquez dessus pour avoir la carte de la région)

89.651 km2, 620.000 hab.

San Juan : Parc de Ischigalasto ( Vallee de la Lune ), La Quebrada de Zonda, la ville de San Juan, les vignes et les bodegas, Calingasta, Cerro El Alcázar, Parque Nacional El Leoncito ( Centre Astronomique et Observatoire Félix Aguilar )

San Juan est à 1110 km de Bsas, 168 km de Mendoza, 585 km de Cordoba, 1136 km de Salta.

    La Vallee de la Lune

http://www.argentinaturistica.com/fotos/sjugcanotaje.jpg Canotage

 

 La vallee de la Lune se trouve au nord de la provincede San Juan, alors que Talampaya se trouve au sud de la province de la Rioja

Carte de la province de San Juan


Mendoza   

( cliquez dessus pour avoir la carte de la région)

148.827 km2, 1.580.000 hab.

Mendoza : Les vignes, les bodegas, la ville de Mendoza, les Andes, l'Aconcagua station de ski de Las Leñas, San Rafael, Le Cañón del Río Atuel; Malargüe et la Caverne de las Brujas; la Laguna de Llancanelo, la region volcanique de Payún Matrú; Villavicencio ( celebre marque d eau gazeuse ) ; Uspallata, Puente del Inca, Tunuyán et Tupungato.

Mendoza est à 1037 km de Bsas, 670 km de Cordoba, 1266 km de Salta, 258 km de San Luis.

 http://www.argentinaturistica.com/fotos/mengcerro7col.jpg Le Cerro des 7 couleurs

    Les bodegas

 L Aconcagua

Carte de la Province de Mendoza

 


Combien de temps pour visiter la région Cuyo ?

Réponse : Pour visiter le Cuyo ( tout dépend de vos points d'interet : escalades, andinisme , etc... ) , mais entre 1 et 2 semaines sont suffisantes pour faire le tour des caves ! , visiter les parcs et se lancer dans quelques treks.

Au total : 320.000 km2 en Argentine ( superficie de la Pologne )

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4 novembre 2005 5 04 /11 /novembre /2005 00:00

Le Centre Argentin

 

http://www.argentinaturistica.com/argregiones.jpg

Il s'agit de la Region 5 sur la carte d Argentine

 

Difficile de définir le Centre Argentin, zone tampon entre la Mesopotamie a l'Est, la Pampa au Sud, le Cuyo à l'Ouest et le NOA au Nord, la région regroupe 3 provinces :

http://www.argentinaturistica.com/esccordoba.gif     http://www.argentinaturistica.com/escsgoestero.gif     http://www.argentinaturistica.com/escsantafe.gif

Cordoba, Santiago del Estero et Santa Fe

http://www.argentinaturistica.com/argprovinciasv.jpg

Provinces 5 ( Cordoba ), 21 ( Santiago del Estero ), 20 ( Santa Fe )

La province de Cordoba est une des plus vaste du pays, tous les climats et tous les reliefs y sont representé ce qui en fait une bonne destination touristique, Santiago par contre est une province pauvre, seche et aride ou seuls l'agriculture et l'élevage ont le droit de citer.  Santa Fe est tout comme la province de Cordoba, une province riche ou se mele l'agriculture et l industrie, deux grosse villes industrielles : Rosario et Santa Fe.


Les incontournables de chaque province sont : 

Cordoba  

( cliquez dessus pour avoir la carte de la région)

165.321 km2, 3.070.000 hab.

Cordoba : La ville de Cordoba, Las sierras de Cordoba ( Villa Carlos Paz, Cosquín, La Falda, La Cumbre, Capilla del Monte, Alta Gracia, La Cumbrecita, Santa Rosa de Calamuchita, Mina Clavero ),  Parque Nacional Quebrada del Condorito ( pour les condors ), Villa General Belgrano. Les estancias jesuites : de Santa Gertrudis, Santa Catalina, Jesús María, Caroya, Alta Gracia et Candelaria. Le Parque Natural et Archéologique Cerro Colorado .

Cordoba est à 710 km de Bsas , 424 km de Santiago del Estero, 850 km de Salta, 578 km de Tucuman, 1207 km de Posadas, 670 km de Mendoza, 329 km de Santa Fe.

Carte de la Province de Cordoba


 Santiago del Estero   

( cliquez dessus pour avoir la carte de la région)

136.351 km2, 810.000 hab.

Santiago del Estero : Rio Hondo ( station thermale ),  la ville de Santiago del Estero. ( la ville la plus vieille de l'Argentine, fondée en 1553 ) Villa La Punta dans la Sierra de Guasayán pour ses forets. Ojo de Agua et Sumampa.

Santiago del Estero est à 1150 km de Bsas, 467 km de Salta, 159 km de Tucuman, 948 km de Posadas, 435 km de Cordoba.1152 km de Mendoza.

Carte de la province de Santiago del Estero

 


 

Santa Fe

( cliquez dessus pour avoir la carte de la région)

133.007 km2, 3.010.000 hab.

Santa Fe : La ville de Rosario. la ville de Santa Fe. Villa Guillermina. San José del Rincón (localite interressante sur la cote du rio ) ; Cayastá ( restes de l'ancienne Santa Fe ) ; San Lorenzo ( Couvent de San Carlos de Borromeo ), Rufino (centre agricole et d'elevage ).

Santa Fe ( de la Vera Cruz ) est à 184 km de Rosario, 475 km de Buenos Aires, 1145 km d'Iguazu, 554 km de Corrientes, 329 km de Cordoba, 910 km de Mendoza, 25 km de Parana.

http://www.argentour.com/images/santafesoja.jpg

Plantation de Soja ( transgenique ) dans la province

 

 

 

 

 

La carte de la Province de Santa Fe

 


 

Combien de temps pour visiter la région le Centre ?

Réponse : Pour visiter le Centre et surtout la province de Cordoba, Bien : 2 semaines, Rapide : 1 semaine sauf bien entendu si vous y avez des envies particulieres . estancia, cheval, canoe...etc....

Au total : 300.000 km2 en Argentine ( superficie de l'Italie )

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3 novembre 2005 4 03 /11 /novembre /2005 00:00

La Pampa ou Rio de la Plata

 

http://www.argentinaturistica.com/argregiones.jpg

Il s'agit de la Region 6 sur la carte d Argentine

 

La Pampa regroupe 2 régions et la ville autonome de Buenos Aires :

http://www.argentinaturistica.com/escbsas.gif     http://www.argentinaturistica.com/esclapampa.gif

Buenos Aires et la Pampa

La Pampa est plate, toute plate avec des vaches, des chevaux , du soja et des estancias à perte de vue. C est aussi le coeur économique de l Argentine. et puis le Rio de la Plata c est aussi l Uruguay de l'autre cote du rio, donc un passage à Colonia et à Montevideo s'impose !

http://www.argentinaturistica.com/argprovinciasv.jpg

Provinces de Buenos Aires ( 1 ) et de la Pampa ( 10 )


Les incontournables de chaque province sont : 

Capital Federal

Buenos Aires : La ville ..........tellement de choses à dire ! Capitale de la vie culturelle du pays, librairies, theatres, cinemas, spectales, concerts, restaurants....

Buenos Aires est à 689 km de Cordoba , 1497 km de Salta, 485 km de Santa Fe, 1005 km de Posadas, 1372 de Rawson, 1042 km de Mendoza, 3070 km de Ushuaia, 404 km de Mar del Plata, 52 km de la Plata.

http://www.argentinaturistica.com/fotos/basg9julio.jpg Avenida 9 de julio

http://www.argentinaturistica.com/fotos/basgcolon.jpg Theatre Colon

http://www.argentinaturistica.com/mapas/callesbuenosaires.gif

Carte de la ville féderale de Buenos Aires  


 Buenos Aires ( Prov. )

( cliquez dessus pour avoir la carte de la région)

307.561 km2, 13.830.000 hab

Buenos Aires : La banlieue de Bsas, Tigre, La Plata, La cote atlantique, Mar del Plata, la Sierra de la Ventana. San Antonio de Areco. Lujan.

La Plata est à 52 km de Bsas, 368 km de Mar del Plata, 549 km de la Sierra de la Ventana, 948 km de Posadas.

Carte et routes principales de la Province de Buenos Aires 

   Lujan

   Les Gauchos

   San Antonio de Areco et ses entancias

http://www.argentinaturistica.com/fotos/pingpinamar15.jpg Pinamar en été

http://www.argentinaturistica.com/fotos/mdpgrambla.jpg Mar del Plata

http://www.argentinaturistica.com/fotos/svegventana5.jpg Sierra de la Ventana

 

http://www.argentinaturistica.com/mapas/rutasbsasalred.gif

Banlieue de Bsas et La Plata ( capitale de la province de Bsas )

http://www.argentinaturistica.com/mapas/rutasbsascosta.gif

Cote atlantique de la province de Bsas

http://www.argentinaturistica.com/mapas/rutasbsasventa.gif

Zone de la Sierra de la Ventana et de Bahia Blanca


 
 

La Pampa

( cliquez dessus pour avoir la carte de la région)

143.440 km2, 300.000 hab

La Pampa :La ville de Santa Rosa, Parque Nacional Lihué Calel, Reserva Provincial Parque Luro, tourisme rural. Salinas Grandes de Hidalgo ( a 15 km de Macachin )

Santa Rosa est à 607 km de Buenos Aires, 618 km de Cordoba, 840 km de Rawson, 1405 km de Salta, 1620 km de Posadas, 2618 km d'Ushuaia.

    Les vaches en estancias

http://www.argentinaturistica.com/fotos/srogpnlihuecalel.jpg Parc national  Lihue Lalel 

http://www.argentinaturistica.com/fotos/srogreservapluro2.jpg Reserve provincial du parc Luro

http://www.argentinaturistica.com/mapas/rutaslapampa.gif

Santa Rosa et la province de la Pampa


 Combien de temps pour visiter la Pampa ?

Réponse : Pour la seule ville de Bsas et sa région ( rayon de 100 km ) comptez deux semaines , ensuite pour le reste Santa Fe, la province de la Pampa, la Cote atlantique comptez deux semaines de plus, si vous y ajoutez l'Uruguay de Colonia à Punta del Este avec Montevideo rajoutez une bonne semaine.

Au total : 585.000 km2 en Argentine ( superficie de la France plus la Belgique )

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31 août 2017

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