14 mai 2017 7 14 /05 /mai /2017 19:39

Mise à jour : 14 mai 2017. Catégorie Province de Santa Fe.

L'Architecture et les Bâtiments emblématiques à Rosario :

 

Voilà le second volet (le premier volet) sur les découvertes de Rosario. Munissez-vous tout de même d’un plan de la ville dans vos balades, sinon vous allez vous perdre dans ce plan en damier. Tous les bâtiments ci-dessous se trouvent dans le centre ville, donc tout est faisable à pied, de plus vous pouvez à chaque fois faire une halte dans un bar (qui ne manquent pas) pour vous désaltérer, vous reposer et faire le point sur ce que vous reste à voir ! De bonnes librairies aussi dans le centre pour conclure votre découverte par l’achat d’un bon libre de photos de la ville comme souvenir. Les bâtiments ci-dessous indiqués ne sont pas des musées, mais des bâtiments ayant tous une activité économique, administrative ou commerciale et donc ouverts seulement en semaine. Donc bannissez le samedi et le dimanche pour les approcher, vous trouverez bien souvent portes closes. N’oubliez pas qu’une bonne visite de bâtiment demande à y pénétrer. Demandez aux concierges, ils sont toujours compréhensifs pour faire des photos d’intérieurs et souvent se transformeront en vos guides. Donc de bonnes visites s’effectuent uniquement du lundi au vendredi aux heures de bureaux. Pour le moment déjà 21 bâtiments inscrits sur cette liste. Vous imaginez bien qu’il y en a bien d’autres mais ils s’incorporeront avec le temps ! Bonne lecture et bonne marche !

Photo ci dessus : Le Club Español.

A visiter dans la ville de Rosario :

Premier chapitre : Espaces verts et extérieurs à Rosario (Mai 2017).

Second chapitre : Architectures et bâtiments à Rosario (ci dessous)

Troisième chapitre : Musées à Rosario (Mai 2017).

Quatrime chapitre : Les églises et la religion à Rosario (Mai 2017).

 

Vidéo : l'Art Nouveau à Rosario. (2015) 6 mn 29 s. Vidéo d'une association argentine AANBA d'Art Nouveau. 

L'Architecture et les Bâtiments :

Facultad de Derecho (ex Palacio de Justicia) (1888-1892)

sur Moreno 750.(sur la Plaza San Martin)

Dessiné en 1888 et achevé par l’architecte anglais Herbert Boyd Walker en 1892, ce bâtiment fut le Palais de Justice de Rosario avant de devenir le siège de l’Université de Rosario. D’un style totalement académique français comme la plupart des bâtiments officiels de l’époque, il a une forme en E. Toute la manzana (le pâté de maisons) devait recevoir plusieurs bâtiments administratifs. Ce qui fut fait, avec l’ouverture en 1905 de l’Ecole Normale N°2, et en 1911 avec l’inauguration du siège de la police...(article en préparation).

- Teatro El Circulo (1903-1904)

sur Laprida 1223.

Il s’agit du principal Opéra de la ville. La construction du bâtiment commence en 1888, mais la société « La Opera » fait faillite peu de temps après. Le chantier est abandonné et devient pendant plusieurs années le repère des sans abris et des délinquants du centre. On lui donne alors le surnom de « Cueva de los ladrones » (La grotte des voleurs). C’est en 1903 que finalement l’allemand Emilio Schiffner achète le terrain et fait édifier à ses propres frais le bâtiment. Dans les années 40, le théâtre souffre d’un manque total de maintenance et on pense le démolir...(Article en préparation).

- Palacio Puccio (1890-1892)

sur Warnes 1917.

 

Hôtel Particulier aussi nommé Villa Hortensia construit en 1890 pour la famille Puccio dans le quartier d’Alberdi. L’entretien de la villa déclina au fil des années avant de devenir dans les années 80 une ruine. Déclaré « Monument Historique National » en 1989, c’est ce qui la sauva de la démolition. Elle fut rachetée par la Municipalité de Rosario en 1996 pour y placer le siège du centre municipal du district Nord.

 

 

- Facultad de Ciencias Medicas (Ecole de Médecine) (1910-1919)

sur Santa Fe 3100. (Style académique)

Elle appartient à l’Université de Rosario, c’est un projet datant de 1910 pour les fêtes du centenaire de l’Argentine. Le bâtiment de la faculté totalement restauré vient en complément à l’Hospital del Centenario occupant toute la partie arrière qui par contre n’a pas été rénové. C’est l’Ecole de médecine qui regroupe le plus d’étudiants dans le pays après celle de Buenos Aires.

Palacio de Correos y Telegrafos (Poste Centrale) (1929-1938)

Angle des rues Cordoba et Buenos Aires. (Style académique)

 

Les Rosarinos le nomment « Correo Central », installé sur la plaza 25 de Mayo face à la Cathédrale, il s’agit d’un monument de la fin des années 20. Avant sur le même terrain s’élevait la « Jefatura de Policía » (Commissariat central de police). Le projet initial de l’architecte Angel Guido devait porter une tour (gratte ciel) dans le style art déco. Mais le projet est stoppé en 1930 et repris en 1933 en démantelant la tour qui avait déjà monté sa structure métallique. La tour est définitivement démontée en 1934...(Article en préparation)

 

Edificio La Bola de Nieve (1906)

Sur Cordoba 590 (ou Francisco de Laprida 813) (Style Académique et une pointe d’Art Nouveau)

 

Immeuble commercial commandé par l’homme d’affaire Camilo Guani à l’architecte Français Edouard Lemonnier pour installer les services de la mutuelle « Bola de Nieve » (Boule de neige). Le même architecte avait aussi dessiné le siège de cette société à Buenos Aires deux ans auparavant en 1904 sur la calle Sarmiento 301 (aujourd’hui démoli). Les deux bâtiments étaient exactement identiques mais dissymétrique. Bien que d’un style académique dans les étages inférieurs, on peut déjà la faire rentrer dans le style Art Nouveau pour sa coupole et sa ferronnerie (porte principale). Cet immeuble fut pendant quelques années le plus haut de Rosario.

 

 

 

 

 

Edificio Jockey Club (1913-1916)

Sur Maipú 801(Style académique).

 

Siège à Rosario du Jockey Club. L’architecte fut le français Edouard Lemonnier (le même que pour l’Edificio de La Bola de Nieve). Construit entre 1913 et 1916, même si sur sa façade apparaît l’année 1915 ! Style académique.

 

 

 

 

 

 

 

Palacio Cabanellas (1914-1916)

Angle des rues San Luis et Sarmiento. (Art Nouveau).

 

Ce n’est pas un Palacio a proprement parlé, mais un immeuble d’habitation installé dans le centre de la ville. C’est uniquement la beauté de sa façade qui aura poussé les « Rosarinos » a le surnommé « Palacio », Caballenas étant tout simplement le nom de son propriétaire. L’architecte fut l’Espagnol Francisco Roca i Simó, digne élève de Gaudi. Il est donc à classer dans le « Modernismo » catalan. L’architecte travaillera en Argentine entre 1909 et 1915. Le Palacio Cabanellas devait en fait recevoir un hôtel, mais le projet n’aboutit jamais et l’intérieur fut rapidement aménagé pour le restructurer en appartements.

Panadería La Europea (1916)

sur San Luis 1845. (Art Nouveau)

 

Œuvre de l’architecte Francisco Roca i Simó.(Le meme que pour le Palacio Cabanellas). Ce fut une des plus grande Panaderia et Confiteria de la ville. Si aujourd’hui la panaderia a été transformée en supermarché, la façade est restée intacte.

 

 

 

 

 

Edificio Club Español (1916)

sur Rioja 1052

Un des plus beaux exemples d’Art Nouveau à Rosario. Toujours du même architecte Francisco Roca i Simó. Il fut construit en 1916 pour recevoir le siège du Club Espagnol qui avait été fondé en 1882.

Le bâtiment possède le plus grand vitrail de plafond d’Amérique Latine. Il fut restauré en 2013

 

 

Edificio La Favorita (1926) :

Aujourd’hui Les Grands magasins Falabella.

Sur Cordoba 1101.

Construit pour moderniser et agrandir les magasins La Favorita installés sur les mêmes lieux en 1911, les frères Garcia demandent aux architectes catalans Presas y Armán en 1926 de leur proposer un types de magasins sur ceux déjà existants a Paris. Le chantier va septembre de 1927 a 1929. Le bâtiment a aujourd’hui pu conserver en majorité son aspect initial, il compte 5 étages et 2 sous sols, et 4 ascenseurs.

En 1994, les grands magasins chiliens Falabella s’installent dans le bâtiment. On reproche à la nouvelle société d’installer un escalator dans le volume du hall. Par chance, Il sera retiré en 2006.

Club Gimnasia y esgrima (1923/1930)

sur Buenos Aires 948

 

Ancien siège du Club de sport « Gimnasia y Esgrima », il a été projeté en 1923 par l’architecte Angel Guido (cf. Monument à la bandera) et construit entre 1929 et 1930 par Victor Avalle. D’un style art déco avec des éléments d’un style néocolonial.

 

 

 

 

Edificio Minetti (1929)

sur Cordoba 1452

 

En 1929, on projette une tour dans le centre de Rosario pour bureaux. Ce sont les architectes Jose Gerbinaud, Luis Schwarz et Juan Bautista Durand qui signent ce projet de gratte ciel pour l’entreprise Minetti leur client. C’est pour cela que rapidement la tour prend le nom de Palacio Minetti. D’un style totalement Art déco. La façade parait austère, mais l’intérieur est richement décoré.

 

 

 

Immeuble natal du Che Guevara (1927)

sur Entre Rios 480.Il s’agit d’un immeuble de ce qui a de plus commun, immeuble de 1927 d’un style académique français. Le seul intérêt, vous l’aurez compris, c’est qu’Ernesto Gevara y fût né en 1928. Pendant des années rien n’avait été reconnu ni fait par la municipalité pour le rappeler. Il faut attendre 2002, pour que le « Che » soit reconnu « Citoyen illustre de Rosario » et 2010, pour qu’on commémore sa naissance pendant une semaine à chaque mois de juin. Depuis (enfin), une banderole a été installée sur la façade de l’immeuble. (En 2016, elle n’y était plus), facile de reconnaitre l’immeuble, la mention « Rosario Compañia de Seguros » chapote l’angle de l’immeuble.

Palacio Remonda Monserrat (1915)

sur Entre Ríos 579

Aussi surnommée La Casa de los Dragones, par les Rosarinos en raison de sa décoration. C’est un immeuble construit par l’architecte Francesc Roca i Simó d’un style donc totalement Art Nouveau Moderniste Catalan.

 

 

 

 

 

Casa de España (1904-1914)

sur Entre Ríos 727

Ou de son vrai nom “La Asociación Española de Socorros Mutuos”

Toujours du même architecte catalan Francesc Roca i Simó, donc d’un style éclectique dans lequel on reconnait tout de même l’Art Nouveau.

 

 

 

 

 

 

Palacio de los Leones (1896.1898)

Sur Buenos Aires 711. En fait sur la Plaza 25 de Mayo. (On le nomme aussi Palacio Municipal).

C’est le siège des autorités municipales, surnommé Palais des Lions en raisons des deux statues de cet animal installés de chaque coté de l’escalier central du perron. Le bâtiment est le projet de l’architecte italien Gaetano Rezzara datant de 1888. C’est toujours le siege de la Municipalité. En 2006, on changea la peinture des façades en lui donnant une couleur dite « Terre cuite » (« terra cotta » en italien) qui affirme son style italien de Palais Florentin.

 

 

 

Estacion Fluvial de Rosario (1951)

sur le Rio Parana au niveau de la calle La Rioja

 

Plus aisément appelée « La Fluvial », c’est l’unique port passager de la ville. C’est le point de départ de toutes les croisières sur le Rio Paraná. Il date de 1951, mais fut totalement rénové en 1999 en gardant les lignes générales.

 

 

 

 

 

 

Palacio Vasallo (1911)

sur Cordoba 501.

C’est aujourd’hui le siège du pouvoir législatif de la ville, mais fut autrefois la résidence de Bartolomé Vassallo. Le Palacio date de 1911 et fut dessiné par Alejo Infante. A la mort de Vassallo en 1943, il fut donné à la ville par la famille et en 1952, Rosario y installa le siege du pouvoir législatif qui jusqu’à présent avait ses cessions au palacio de Los Leones.

 

 

 

 

 

Bolsa de Comercio (1927-1929)

sur Corrientes 796

Cette nouvelle bourse fut inaugurée le 11 novembre 1929, mais l’ancienne bourse de Rosario existait en un autre lieu déjà depuis1884. Le projet est de l’architecte Raul Rivera.

 

 

 

 

 

 

 

Plataforma Lavarden (1920) :

sur Mendoza 1095.

On la nomme aussi Sala Lavarden, il s’agit de l’immeuble de l’ancien siège de la Federation Agraire. Cette fédération demande à la fin des années 1910 à l’architecte J.B. Durand de dessiner, dans un style académique, leur futur siège abritant leurs bureaux mais aussi des appartements pour recevoir des invités ainsi qu’une salle de conférence. C’est cette dernière salle qui prit par la suite le nom de sala Lavarden et aujourd’hui de Plataforma Lavarden. Cette entité est aujourd’hui un centre culturel.

 

Palacio Fuentes (1922-1927)

sur Santa Fe 722.

 

Un des immeubles emblématiques de la ville, situé dans le centre. Le projet est de Juan B. Durand. Il s’agit d’un immeuble composé d’appartements distribués entre le 2eme et le 5eme étage. Le rez-de-chaussée et le premier étant à l’origine destinés à une banque. Le sous sol était occupé par « la Confiteria Cifré » très chic.

Photo : Intérieur de l'ancienne Résidence de Casiano Casas sur calle Cordoba 1852.

Les conseils du Petit Hergé :

 

Si vous êtes des mordus de l’architecture, vous n’allez pas être du tout déçu par la ville de Rosario. Vous êtes forcement déjà passé à Buenos Aires et avez gouté au style éclectique de la capitale argentine. Cette fois à Rosario vous allez pouvoir faire un parallèle entre les deux villes et aussi découvrir que certains éléments sont encore en activité (comme les grands magasins La Favorita) alors que ceux de Buenos Aires sont fermés depuis plusieurs décades. Promenez vous le long de la calle Cordoba et le long du Boulevard Oroño pour profiter au maximum de l’architecture. N’oubliez pas non plus dans le centre la calle Buenos Aires et la calle San Luis. N’hésitez jamais a entrer dans les bâtiments (boutiques, banques, écoles, administrations) et posez des questions. Vous serez toujours les bienvenus.

Photo : La Sederia Eiffel. 

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A visiter à Rosario. Les musées. (Mai 2017)

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- A visiter à Rosario. Férias, marchés et commerces. (Mai 2017) (En projet)

A visiter à Rosario. Les bars historiques. (Mai 2007)

A visiter à Rosario. Les tours et l'architecture moderne. (Janvier 2008).

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13 mai 2017 6 13 /05 /mai /2017 23:58

Mise à jour : 13 mai 2017. Catégorie Province de Santa Fe. 

A visiter dans la ville de Rosario :

Cet article vient en complément d’un premier concernant les généralités de cette même ville.

Voir : Ville de Rosario (20 avril 2017).

Si vous ne l’avez pas encore lu, je vous-y invite avant de poursuivre la lecture de celui-ci.

Cet article a donc pour but de faire une liste (non exhaustive) des principaux points d’intérêts (culturels, artisanaux, architecturaux, culturels et environnementaux) de la ville de Rosario.

Vous aurez donc, en fonction de vos goûts et de vos envies du moment, l’occasion de piocher dans cette liste et de monter vous-même votre séjour à Rosario. Ne me demandez donc surtout pas de combien de jours il faut pour avoir une vision globale et une premier approche de cette ville. Nous sommes tous différents et si je dois vous répondre je ne le ferai qu’à titre personnel. Sans voiture (mais en taxi), uniquement le centre et quelques quartiers nord entre 2 et 4 jours entiers, si vous êtes motorisés avec les alentours dans un rayon de 70 km, une bonne semaine.

A visiter dans la ville de Rosario :

Premier chapitre : Espaces verts et extérieurs à Rosario (ci dessous).

Second chapitre : Architectures et bâtiments à Rosario (Mai 2017).

Troisième chapitre : Musées à Rosario (Mai 2017).

Quatrieme chapitre : Les églises et la religion à Rosario (Mai 2017).

Video : La ville de Rosario. Fevrier 2016. 03 mn 57 s.

Les espaces verts et en extérieur :

 

La Plaza 25 de Mayo :

 

La Plaza 25 de Mayo est une des places principales de la ville de Rosario située en son centre. Elle est placée à l’intersection de la calle Cordoba (une des artères les plus commerciales de la ville) et de la calle Buenos Aires. Délimitée aussi par les calles Santa Fe et Laprida qui représentent ce que fut le noyau urbain lors de la naissance de Rosario.

Son nom qui lui fut donné en 1852, provient de la date de ce qui est appelé ici la « Revolution de Mai » du 25 mai 1810. Avant, la même place se nommait … (lire l’article en entier)

Plaza San Martin :

 

L’autre grande place du centre de Rosario. L’endroit est mentionné dès 1857, le terrain est alors vide et il faut attendre 1871 pour que la municipalité de Rosario veuille en faire une place. C’était la place du marché au XIXème siècle. En 1884 elle prend le nom de Plaza San Martin, il faut attendre ensuite 1891 pour qu’on commence à l’arborer et à y dessiner des parterres. C’est la place sur laquelle est placé l’ancien bâtiment du palais de Justice aujourd’hui dépendance de l’Université de Rosario, ainsi que … (lire article entier)

 

 

Plaza Pringles (1898) :

 

La plus petite place des 3 se trouvant sur l’axe de la calle Cordoba. Ce terrain fut acheté par la ville en 1855 et arboré à partir de 1870. La place changea plusieurs fois de nom jusqu’en 1898 ou elle n’a plus trop subi de transformation même dans son aspect.

 

 

 

 

 

 

 

Peatonal Cordoba :

 

C’est la rue piétonne par excellence de Rosario. La calle Cordoba est longue de 4,8 Km (ensuite elle prend le nom de Avenida Eva Peron) mais elle est surtout très commerciale entre la Plaza 25 de Mayo et le Boulevard Oroño sur une longueur de 2 km dont la partie la plus active (900 m) est entièrement piétonne. Son intérêt réside bien sur par l’offre commerciale qu’elle propose, par ses nombreux cafés mais surtout par son architecture début du XXème siècle qui permet d’arpenter ce qu’on nomme ici le « Paseo del Siglo ».

 

 

Parque Independencia (1902) :

Ce parc, créé en 1902, fut le premier de la ville. Dessiné, pensé et planté par notre urbaniste français le plus connu dans le pays, Charles Thays. En 1900, la municipalité exproprie les terrains se trouvant à l’intersection des avenues Pellegrini et boulevard Oroño. Comme toujours avec le style « Thays », on retrouve le Bois de Boulogne en miniature, lac artificiel, fausses ruines et colline artificiel pour donner du relief à l’ensemble. Il est étendu sur 126 hectares. Une belle surface sur laquelle sont rassemblés des espaces comme Le Rosedal (1915), la Fuente de Ceramica (1936), El Jardin Frances (1942), El Jardin de los Niñis et l’Hippodrome de Rosario. Vous y trouvez aussi 3 musées, le Musée des Beaux Arts, le Musée de la ville et le Musée Historique.

Boulevard Oroño (1868) :

 

La plus chic des avenues tracées à la fin du XIXème siècle, le Petit Paris à Rosario. Elle s’étend sur 9 km du nord au sud, mais la partie la plus élégante est au nord entre le Rio Parana et le Parque Independencia. On peut regretter le passage des bulldozers à partir des années 1950 qui ont entrepris de démolir de très nombreux hôtels particuliers, mais il en reste encore tout de même ce qui permet de passer un moment très agréable à flâner a l’ombre de ses nombreux arbres.

Parque España (1992) :

 

Toujours le long du Rio Paraná, les berges ont été aménagées, après la récupération par la ville de 12 hectares occupés par des installations ferroviaires. Le secteur forme avec le Parque de la Bandera une promenade qui s’étend sur 2 km et qui permet d’offrir des espaces verts et culturels en plein centre tout en pouvant admirer le Rio. Le parc fut inauguré en 1992 par l’Infante d’Espagne car financé par ce pays pour y recevoir un centre culturel espagnol.

Parque Urquiza :

 

Le long du Rio Parana situé au bout de l’avenida Pellegrini, le parc fut installé sur un terrain occupé par les rails et la gare de triage de la compagnie de chemin de fer « Ferrocarril Central Oeste Santafesino ». En 2007 l’ancienne gare de Estación Rosario Este (aussi surnommée Estación Urquiza) a d’ailleurs était préservée et restaurée pour y installer une petit centre culturel. Les deux autres points d’intérêt dans ce parc sont l’Amphithéâtre Humberto de Nito et le Planétarium.

Cementerio El Salvador (1854) : 

 

Proche du Parque Independencia, le cimetière du centre de la ville. C’est le « Recoleta » de Rosario. Des tombeaux du début du XXème siècle aussi impressionnants que ceux du cimetière Recoleta ou Chacarita. Il date de 1854 et fut agrandit en 1888.

 

 

 

 

 

 

 

 

Pasaje Monroe (1924-1929)

 

Le passage (anciennement Pasaje Argentino) est une petite rue (« cortada ») entre les rues de Callao et Suipacha (300 m) donc la section Callao-Ovidio Lagos est longée de petites maisons art-déco.

 

Vidéo : La ville de Rosario. (Juillet 2014) 3 mn 51 s.

Les conseils du Petit Hergé :

 

Inutile de vous préciser que pour visiter les espaces verts, mieux vaut un beau temps ensoleillé et des températures convenables qu’une journée londonienne. Vous avez de la chance puisque Rosario a des températures agréables toute l’année entre 10°C en moyenne l’hiver et 25°C en moyenne été, l’hiver (juillet/août) est la saison ou il y le moins de pluie. Le réchauffement climatique a fait monter de 1°C en 50 ans la température moyenne de Rosario.

Tous les parcs indiqués se trouvent en centre ville, donc possible de s’y rendre à pied à partir de votre logement et d’en profiter pleinement sans aucun autre mode de locomotion. Chaussez vous bien, profitez de votre passage dans le Parque Indépendencia pour aller visiter les musées s’y trouvant !

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- La ville de Rosario (Généralités) (Avril 2017).

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- A visiter à Rosario. Férias, marchés et commerces. (Mai 2017) (En projet)

- A visiter à Rosario. Les bars historiques. (Mai 2007)

- A visiter à Rosario. Les tours et l'architecture moderne. (Janvier 2008).

 

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11 mai 2017 4 11 /05 /mai /2017 15:08

Mis à jour : 11 mai 2017. Catégorie Province de Santa Fe.

Plaza San Martin dans la ville de Rosario : 

 

L’autre grande place du centre de Rosario. L’endroit est déjà mentionné en 1857 mais le terrain est vide, il faut attendre 1871 pour que la municipalité de Rosario veuille en faire une place. C’était un lieu de marché au XIXème siècle. En 1884 elle prend le nom de Plaza San Martin, baptisé ainsi en hommage au General Jose de San Martin. Il faut attendre ensuite 1891 pour qu’on commence à l’arborer et à y dessiner des parterres. C’est la place sur laquelle est placé l’ancien bâtiment du palais de Justice aujourd’hui dépendance de l’Université de Rosario.

Photo : La statue équestre de San Martin sur la place du même nom à Rosario avant les travaux de rénovation. Photo du 29 décembre 2014.

Photo : Détail du beffroi de l'ancien Tribunal de Rosario aujourd'hui siège de l'Université de Rosario. Photo 04 juin 2011.

Photo : Statue équestre du Général San Martin à Rosario. Photo 17 août 2014

La Place des charettes : 

 

La place est carrée et occupe une « manzana » entière délimitée par les rues Cordoba (la plus commerciale), Santa Fe, Moreno et Dorrego. Elle fait partie de la promenade que l’on nomme le « Paseo del Siglo », puisque de très nombreuses constructions qui longent la rue Cordoba ont été édifiées au début du XXème siècle.

Le terrain qui est aujourd’hui occupé par la place appartenait à Marco Paz (1811-1868), homme politique et ancien gouverneur de Cordoba et de Tucuman. Le terrain qu’il offrit a la ville était d’ailleurs bien plus important et il le fit pour permettre aux habitants de disposer d’un endroit ouvert et étendu pour disposer d’un vaste marché à partir duquel pouvait partir les charrettes à travers le pays. On surnommait ce lieu la « Tablada » et en 1875, elle prit le nom de « Plaza de las Carretas » (Place des charrettes).

Mais l’arrivée du chemin de fer en 1871 a Rosario rendit obsolète la « plaque tournante » des charrettes et hormis la « cuadra » de la place actuelle (qui servit encore quelques années de marché) les autres terrains furent divisés pour être urbanisés. On commença donc à la délimiter entre les 4 rues actuelles et a y incorporé des jardins. En 1884, on lui donne le nom de Plaza San Martin, et en 1888 on commence à édifier le « Palacio Tribunales ». Les jardins de la place sont définitivement terminés en 1891.

Photo : Elle date de 1896, Le Palacio de Justicia est terminé, la calle Cordoba au premier plan est pavée, mais bien que la place soit déjà arborée, les rues ne le sont pas encore. C'est du haut de ce Palacio que sont prises les deux photos suivantes (celle de 1898, et celle de 1890). (cliquez pour agrandir la photo). Le photographe de cette prise est placé sur le "3" de la photo suivante ci dessous.

Photo du haut : La photo doit dater de 1898. Elle est prise du haut du beffroi du Palacio de Justicia en regardant vers l'est (le centre) de Rosario. Il est impressionnant d'imaginer la hauteur de ce bâtiment qui domine tout Rosario. On doit certainement le voir à plusieurs km à la ronde. Bien plus haut que la Cathédrale (7) que l'on voit au fond de la photo sur la Plaza 25 de Mayo. Le Palacio de los Leones (6) est terminé, et tout au fond le Rio Parana (5). La place San Martin (1) est ouverte aux promeneurs bordée par la calle Dorrego (4) et la calle Cordoba (3) qui file vers le centre. La "manzana" (2) va bientôt accueillir la Plaza de Toros, construite en 1899 (inaugurée en novembre 1899)

Photo du bas : La photo a quelques années de moins (plus ou moins 8 ans de moins), je la situe plutôt de 1890. Toujours prise du beffroi du Palacio de Justicia. Ce Palacio a été monté entre 1888 et inauguré en 1892. la photo a donc été prise lors de sa construction. Au loin toujours le Rio Parana (5), la Cathédrale (7), mais le Palacio de Los Leones (6 sur la photo du haut) n'existe pas encore (construit entre 1890 et 1896). La Plaza San Martin est déjà dessinée avec des parterres et des allées mais ne possède pas encore d'arbres. La calle Dorrego (4) et celle de Cordoba (3) ne sont pas encore arborées (sur la photo du haut en 1898, c'est déjà le cas).

 

Photo : Ancien Commissariat de Rosario aujourd'hui siège du Gouvernement de la Province de Santa Fe placé sur la Plaza San Martin. Photo : Janvier 2005.

La même statue qu'à Boulogne sur Mer : 

 

Au centre de la place, une statue équestre, (j’ai même envie de dire l’incontournable statue équestre) du général San Martin qui a tout de même pour particularité d’être une copie de celle qui est érigée en France à Boulogne sur Mer sur le Boulevard Sainte Beuve. Cette statue fut inaugurée en 1909 à Boulogne sur Mer et sa copie en 1912, ici sur cette place à Rosario. Elle est l’œuvre de sculpteur français Henri Allouard.

La place a connu d’importants travaux de rénovation terminés en juillet 2015. Pavage des allées, mobilier urbain nouveau, rénovation des anciens lampadaires, nouveaux massifs de haies sur les pelouses.

Le bâtiment le plus imposant qui occupe toute un coté de la place sur la calle Moreno est l’ancien Palais de Justice (Palacio Tribunales) (1889-1892) inauguré en 1892 (l’horloge de la tour provient de Paris) qui est aujourd’hui le siège de la Faculté de droit de l’Université National de Rosario. Autre ensemble occupant tout un coté de la place le long de la calle Santa Fe est le siège local du gouvernement de la Province (1909-1916) (Le siège général se trouvant dans la ville de Santa Fe) autrefois ce bâtiment abritait les services centraux de police « Jefatura de policia ».

Photo : La même statue de San Martin à Boulogne sur Mer (France). (Agrandissement de la photo)

Photo : Ancienne demeure de la famille De Lorenzi, aujourd'hui Musée de la Mémoire (Museo d ela memoria) traitant du terrorisme d'Etat pendant la dictature de Videla. Cette demeure se trouve sur la Plaza San Martin juste à l'intersection des calles Cordoba et Moreno.(Agrandissement de la photo).

Photo : Ancienne Résidence de Jose Firpo (1912-1913) sur la Plaza San Martin a l'angle des rues Cordoba et Moreno, elle fait face au Museo de la Memoria. (Photo 02 janvier 2005). (Agrandissement de la photo)

La Plaza de Toros :

 

Pour info en 1899, se construit une « Plaza de Toros » avec gradins en bois pour les corridas à l’angle des calles Cordoba et Dorrego sur la manzana se trouvant au nord de la place. Seule la porte d’entrée était en brique. Cette seconde Manzana n’étant pas urbanisée a la fin du XIXème siècle, le choix de ce terrain pour installer les arènes parut logique. Mais en mars 1910, la corrida fut interdite par la ville de Rosario, la Plaza de Toros n’ayant plus raison d’exister elle fut démolie. Le bâtiment eut une vie assez courte 11 ans seulement !

Photo : Une des rares photos de la Plaza de Toros aussi dénommée Coliseo de Toros. C'est le manque d'enthousiasme et la baisse nombre de spectateurs qui mit fin aux corridas a Rosario. (Agrandissement de la photo)

  

Photos : (Photo de gauche) A l'angle des calles Dorrego (à gauche) et Cordoba (à droite) s'élevait le Coliseo de Toros, démolie en 1910, aujourd'hui remplacé par un immeuble de logements des années 1940 (photo de droite).

Photo : Ancienne demeure donnant aussi sur la Plaza San Martin à l'angle des calles Santa Fe (à gauche) et Moreno (à droite). (Photo 02 janvier 2005). (Agrandissement de la photo)

 

Photo : Aile de La Faculté de droit (ancienne Palacio de Justicia) façade donnant sur la la Calle Cordoba. A l'extrême gauche de la photo, on aperçoit l'Ecole Normale n°2. La Plaza San Martin est au fond a droite. (Photo 24 août 2006).(Agrandissement de la photo)

Les conseils du Petit Hergé :

 

La Plaza San Martin fait partie du circuit de l’axe de la calle Cordoba, donc on y passe ! Depuis qu’elle fut refaite il y a deux ans, elle est beaucoup plus agréable, donc un repos et quelques photos sur votre passage ne sont pas déplaisants ! Il y a une « feria » (foire artisanale) le long de la calle Cordoba au niveau de cette place le lundi et le mercredi entre 09h et 13h. (Des fois un peu plus tard). Si vous avez besoin d’un distributeur, Le BBVA Frances sur Cordoba 1935 (en face de la place). Si vous avez une petite soif, le Caffe al Volo a l’angle Cordoba et Dorrego (Exactement à l'emplacement de l'ancienne Plaza de Toros). Si vous êtes curieux : le Museo de la Memoria à l’angle Moreno et Cordoba.

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1 mai 2017 1 01 /05 /mai /2017 22:25

Mise à jour : 1er mai 2017. Catégorie Province de Santa Fe.

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Plaza 25 de Mayo à Rosario

 

La Plaza 25 de Mayo est une des places principales de la ville de Rosario située en son centre. Elle est placée à l’intersection de la calle Cordoba (une des artères les plus commerciales de la ville) et de la calle Buenos Aires. Délimitée aussi par les calles Santa Fe et Laprida qui représentent ce que fut le noyau urbain lors de la naissance de Rosario.

Son nom qui lui fut donné en 1852, provient de la date de ce qui est appelé ici la « Revolution de Mai » du 25 mai 1810. Avant, la même place se nommait « Plaza Principal » et aussi « Plaza de Armas »

Photo : La Plaza 25 de Mayo. Au premier plan la colonne de la Liberté, à droite la cathédrale, a gauche derriere la colonne, le Palacio de los Leones, et au fond le monument au drapeau.

 

Photo : Certainement une des plus anciennes photos de la Plaza 25 de Mayo de Rosario. Elle doit dater des années 1870. On voit au fond en (1) le bâtiment de l'évêché accolé à la Première Cathédrale (2). La colonne de la Constitution Argentine (3) se dresse au milieu de la place depuis 1855 et y restera jusqu'en 1882. En (4) Le siège de la police ("Jefatura de Policia") de la ville. Il se détruit en 1914 pour laisser la place ultérieurement à la Poste Centrale.

 

Photo : Toujours vers 1870, la Plaza 25 de Mayo, avec l'ancienne Cathédrale (2) datant de 1836 et qui sera démolie en 1882 pour laisser la place à celle qu'on peut voir aujourd'hui. En (1) l'évêché. L'ancienne colonne (3) de la Constitution Argentine est placée au centre de la place, et entouré de 4 éléments reliés par des chaines.  Sur les deux photos ci dessus, on s'aperçoit déjà qu'il y a une volonté de dessiner un premier jardin en plantant une double haie d'arbres entourant la place.

 

Photo : Toujours vers 1870, nous sommes certainement en été, on voit que la double haie d'arbres sont assez fournis en feuilles. L'évêché (1) collé à la première cathédrale (2), dont le fronton repose sur 6 colonnes est assez bas. Deux clochers entourent l'ensemble, il ne seront pas démolis en 1882 mais rehaussés. On voit parfaitement sur cette photo la colonne de la Constitution (3) entourée par ses 4 éléments. Les chaines ont disparu mais l'ensemble est maintenant entouré d'une grille.

 

Le centre historique de la ville : 

 

Cette place se trouve légèrement en hauteur surplombant le Rio Paraná, ce qui permet a partir de ce point d’avoir un premier aperçu des bords de ce fleuve.

Bien qu’elle soit bordée par des édifices très importants comme le siège de la municipalité (surnommé le « Palacio de los Leones »), la Cathédrale (Basilica Catedral Nuestra Señora del Rosario ») et par la poste centrale (« Palacio de Correos de Rosario »), ce n’est pas le lieu qui attire le plus l’activité économique et commerciale de la ville.

C’est avant tout un secteur administratif et aussi touristique puisqu’à partir de cette même place débute le « pasaje Juramento » entre la Mairie et la Cathédrale qui mène à l’attraction le plus important de la ville, le Monument au Drapeau (« Monumento a la Bandera »).

Les deux autres attraits architecturaux de la place sont le bâtiment de la « Bola de Nieve » (1906), une des premiers édifices construit en hauteur en ce début du XXème siècle à Rosario, ainsi que le Musée d’art décoratif (« Museo Municipal de Arte Decorativo Estevez ») ouvert en 1966 dans une ancienne résidence.

Enfin un autre petit immeuble datant de 1947 sur la place accueille le Consulat Général d’Espagne (sur Santa Fe 768). Juste à coté sur Santa Fe 730, un ancien hôtel particulier datant de 1925 fut construit pour servir de résidence à la famille Uranga. Aujourd'hui c'est le siège du Conseil des Ingénieurs de la Province. 

Photo : La colonne actuelle de la Liberté au centre de la Plaza 25 de Mayo.

 

Photo : Elle date de 1888. L'évêché (1) s'est agrandi, la nouvelle Cathédrale (2) est en construction. Seule les clochers et la coupole sont terminés, on peut voir la brique apparente encore en façade et sur les parties latérales. La toute nouvelle colonne de la Liberté (3) vient d'être achevée. Le bâtiment de la Police Centrale (4) vient d'être "électrifié". Certainement un des premiers bâtiments administratifs à posséder l'électricité. On peut voir sur sa terrasse, la structure des poteaux en bois par où arrivent les lignes électriques. Enfin la place est totalement pavée dans les allées. La double haie d'arbres entourent toujours la place, il s'agit du  "Melia azedarach", provenant d'Asie et souvent utilisé à cette époque en Amérique du sud dans les jardin et les parcs en raison de sa croissance rapide. Il fut retiré en 1902, lorsqu'on redessina les parterres en jardin à la française et remplacé par des platanes.

 

Photo : Vers 1905. La place se transforme et commence à ressembler à ce qui existe aujourd'hui. L'évêché (1) se comprime car entre 1896 et 1898 on construit la Municipalité (6), le "Palacio de Los Leones". On voit au fond à gauche, le Rio Parana (5). La Cathédrale (2) est enfin totalement achevée. Le fronton de la Centrale de Police (4) a été démoli au niveau de sa terrasse.

 

La colonne de la Liberté (« La Columna a la Libertad »)

 

En 1855, on dresse au centre de la place pour la première fois une statue représentant la « Constitution Argentine de 1853 ». Cette colonne tombera seule sous l’effet d’une tornade qui passera sur la place en 1882.

 

La municipalité décide de suite de la remplacer par une nouvelle colonne dédiée cette fois ci à la Liberté Nationale (Référence aux combats menés entre 1810 et 1820) pour l’indépendance vis-à-vis de l’Espagne).

 

Une statue allégorique de la Liberté (une Marianne à bonnet phrygien) surplombe la colonne, qui est entourée en son pied par quatre autres statues représentant les « Héros Nationaux » qui sont Jose de San Martin, Manuel Belgrano, Mariano Moreno et Bernardino Rivadavia.

 

La colonne et statues datent de 1883 et furent l’œuvre du sculpteur Alejandro Biggi en marbre de Carrare. Jusqu'à cette année une autre statue s’y dressait depuis 1855 représentant la « Constitution Argentine de 1853 ».

Pendant le régime de Jorge Rafael Videla (1976 - 1981) et la reconnaissance officielle par l’Etat argentin en 2006 du « Terrorisme d’Etat », les « Madres » de la Plaza de Mayo tournèrent chaque jeudi (à partir du 30 avril 1977) autour de la colonne en demande d’informations sur les « disparus » de la dictature. Les mères et leurs familles tournent aujourd’hui seulement pour célébrer quelques dates de leur mouvement comme celle de la photo en aout 2016, pour la 2000ème « ronda » (voir photo).

 

   

Photos : A gauche, sur le même emplacement, la "Jefatura de Policia" construit en 1850 et démoli en 1914. Le terrain resta vide presque 14 ans avant qu'on y construise un premier projet de poste centrale (La Torre Guido) entre 1929 et 1932, avant qu'elle soit démolie en 1933 pour laisser la place a un autre projet de Poste Centrale (photo de droite) entre 1934 et 1938.

 

Photo : Vers 1925, vue de la Plaza 25 de mayo. L'évêché (1) coincé entre la Mairie (Palacio de los Leones) (6) et la Cathédrale (2). L'évêché sera détruit pour ouvrir le Passage Juramento en 1997.  Au loin, le Rio Parana (5).  Au premier plan l'Edificio Bola de Nieve (7) construit en 1906, et au centre de la place, la colonne de la Liberté (3) toujours dressé.

 

Les conseils du Petit Hergé :

 

La Plaza 25 de Mayo est le point idéal de début de la visite du centre de Rosario, vous avez a la fois la Cathédrale, la mairie et la monument au drapeau qui est tout proche pour ensuite aller se promener le long des berges du Paraná, et aussi si vous êtes plus intéressé par l’architecture et l’histoire la promenade le long de la rue piétonne de Cordoba qui commence en cette même place et qui va vous mener vers le boulevard Oroño. De très nombreux hôtels dans le quartier donc de préférence choisissez de vous héberger aux alentours de cette place. La place est plutôt active en semaine, donc le weekend peu d’activité dans les rues voisines et la place même, mais les musées restent ouverts.

 

Photo : La Cathédrale de Rosario. 

 

Photo : Le Palacio de los Leones sur la Plaza 25 de Mayo à Rosario.
 

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25 mai 2007 5 25 /05 /mai /2007 22:43

Mise à jour : 20 avril 2017 / 30 janvier 2008 / 25 mai 2007. Catégorie Province de Santa Fe.

 

La ville de Rosario (Province de Santa Fe)

 

- Pour plus d'informations concernant cette province lire article complet sur la Province de Santa Fe.  

 

La ville de Rosario se trouve dans la province de Santa Fe à seulement 300 km au nord de Buenos Aires. Elle est située le long du Rio Parana à seulement 22 m d’altitude, ce lui permet d’avoir un climat doux et souvent humide. Il y fait donc en été un peu plus chaud qu’à Buenos Aires et l’hiver ne parait jamais toucher cette ville.

Rosario est la troisième ville du pays (1.200.000 hab), et par sa situation géographique est devenu le port (avec celui de Zarate) qui concurrence celui de Buenos Aires.

Ville industrielle depuis la fin du XIXème siècle, elle s’est enrichie aussi avec le développement des liaisons ferroviaire qui acheminaient toute la production agricole et d’élevage de la province vers son port.

Aujourd’hui, elle continue à être une des plateformes essentielles dans les échanges internationaux de la production du « campo ».

Au niveau touristique, c’est une ville culturellement importante et extrêmement vivante. Elle possède un patrimoine architectural du début du XXème siècle qui peut rivaliser avec celui de Buenos Aires.

Très proche de Buenos Aires à seulement 300 km (4 h de bus) c’est une destination intéressante pour y passer quelques jours.

Cet article est le premier volet concernant la ville de Rosario, en préparation un second avec toutes les curiosités à découvrir en ville. Bientôt en ligne !  

Photo : Les coupoles dans le centre de Rosario.(Voir photo agrandie)

 

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Vidéo : La ville de Rosario. (2014) 6 mn 35 s.

Un peu d'histoire : 

Rosario est une des rares villes argentine à ne pas avoir eu une date de fondation, pendant ses 150 premières années elle s'est développée anarchiquement sur la route qui unissait Buenos Aires à Santa Fe, Asuncíon et le Haut Pérou, dans une zone ou vivaient les indiens guaycurúes. Quelques moines franciscains avaient même monté une réduction indigène mais l'endroit dut être abandonné après avoir subit de multiples attaques indiennes. En 1689, le capitaine Luis Romero de Pianda reçoit du roi d'Espagne les terres de la région pour y installer une estancia. Peu à peu au début du XVIIIème siècle près cette estancia se monte quelques cabanes qui donnent ensuite naissance au village de Pago de los Arroyos. Le 27 février 1812, le General Belgrano issa pour la première fois le drapeau argentin et le mis sous la protection de la Vierge du Rosaire (Virgen del Rosario).

Photo du haut : Les Tobas faisant partie de la famille des Guaycurues qui vivaient sur tout le litoral du Parana entre Rosario et Asuncion.(Voir photo agrandie)

Photo du bas : Le Général Belgrano hissant les couleurs pour la première fois. Vitrail de la Cathédrale de Rosario.(Voir photo agrandie)

Développement de la ville à partir de 1823 :

En 1814, Posadas essaye de régir les terres et les fermes qui se développe d une manière anarchique dans la zone mais en vain. En 1823 le village prend le nom de Rosario, il y a alors 1.000 habitants. Il faut attendre 1847, pour qu'on essaye de mettre en application un plan de développement de la ville, mais cette dernière n'a encore aucun statut légal, il faut attendre cinq ans de plus en 1852 pour que Rosario soit officiellement déclarée "ville". C'est alors l'explosion démographique, les jeunes colons européens débarquent par milliers. Rosario se trouve dans la province de Santa Fe, et la capitale de cette province est la ville de Santa Fe, mais déjà au milieu du XIXème siècle Rosario dépassait en population la ville de Santa Fe. D'ailleurs à plusieurs reprises la ville de Rosario essaya de s'imposer comme capitale de la province, une première fois en 1868 et une seconde en 1873, mais à chaque fois le pouvoir central de Buenos Aires lui retira ce rêve.

Photo : Le port de Rosario en 1868.(Voir photo agrandie)

​​

Photo : La première cathédrale de Rosario sur la Plaza 25 de Mayo érigée en 1823 et démolie en 1882 

Autour de 1900, Rosario dépassait 190.000 habitants (dont 45% d'étrangers, essentiellement des italiens, mais avec de nombreux français et d’allemands). C'est l'époque ou la ville entre en pleine période industrielle, avec la création d'un nouveau port, de nombreuses lignes ferroviaires acheminant vers le port toute la production agricole de l'arrière pays. En 1935 la ville comptait déjà 400.000 habitants, on essaye alors de déplacer du centre les industries pour les placer en périphérie. Les années de dictature des années 70 et 80 font plonger la ville dans une crise économique et sociale, le chômage monte, et les années Menem furent terrible, de nombreuses industries et entreprises fermèrent, en 1995 il y avait un taux de chômage "officiel" de 22 % (en réalité autour de 30%).

Photo : Vers 1920, la gare de Rosario du Ferrocarril General Belgrano.(Voir photo agrandie)

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Photo : La ville de Rosario vue du Rio Parana.(Voir photo agrandie)

Depuis 2000 : 

Depuis le début des années 2000 (surtout après la crise de 2001-2002), on assiste à nouveau à une explosion de la production industrielle combinée à la production agricole qui transite par le port de la ville.

 

Depuis la ville se transforme très vite, on peut même parler entre 2002 et 2007 d'un véritable boom urbanistique. En 2005, 250 permis de construire d'immeuble acceptés dans la ville, 1000 locaux commerciaux ont ouvert, Deux nouveaux centres commerciaux créés comme le Portal Rosario et Alto Rosario. Toute la partie en front du Rio Paraná se peuple de construction de logements passant les 40 étages : Torre Aqualina, et les tours jumelles Dolfines Guaraní.

 

L'accroissement de ces nouvelles activités de la construction, du commerce et des industries fait aussi office d'aspirateur dans les provinces voisines de Corrientes, du Chaco et de Formosa, et un bon nombre de personnes viennent grossir les villas miserias de banlieue à la recherche d'une vie meilleure.

Photo : Forum Puerto Norte à Rosario. Une réhabilitation d'anciens docks (tout comme Puerto Madero à Buenos Aires).(Voir photo agrandie)

Photo : Vue à partir du Mirador du Monument à la Bandera. Photo : 14 mai 2009.(Voir photo agrandie)

 

Vidéo : Ville de Rosario. 9 mn 32 s. (2015).

Différentes appellations pour les zones urbaines de Rosario :


Municipio de Rosario : 

La municipalité de Rosario (Municipio) est étendue sur 179 km2 et est peuplée de 950.000 habitants (En comparaison Buenos Aires 203 km2, Paris 105 km2). C’est la zone qui est administrée par la « Intendencia » (Mairie) de Rosario.


Si on s’intéresse uniquement à la Municipalité de Rosario, on s’aperçoit qu’elle est divisée en « Distritos » (district) regroupant chacun des « Barrios » (quartiers).

Les Districts ne sont qu’au nombre de 6, et se nomme « Centro », Nord, Nord-Ouest, Ouest, Sud-Ouest et Sud. Mais touristiquement vous n’irez que dans celui du Centre et à la rigueur dans celui du Nord. Ce découpage est assez récent (1997) et il fut mis en pratique pour soulager la Mairie centrale en décentralisant les services municipaux sur 6 entités en raison de l’augmentation de la population.
 

Les quartiers sont au nombre de 36, et dépendent donc chacun de leur district. 
 

L’axe autoroutier Nord-Sud qui passe dans la commune de Rosario est en fait un « périphérique » (on le nomme Avenida 25 de Mayo) légèrement courbé et reliant l’autoroute du sud (RN 9 allant vers Buenos Aires), l’autoroute de l’ouest (Nouvelle RN9 vers Cordoba) et l’autoroute du nord (Nouvelle RN11 vers Santa Fe) ainsi que le pont « Nuestra señora de Rosario » (RN174 vers Victoria) qui enjambe le Rio Paraná. Bien que celui-ci se situe entièrement dans la commune de Rosario, les habitants considèrent qu’il délimite réellement la ville de la campagne !

Carte : Municipalité de Rosario. (Voir carte agrandie)

 

El Gran Rosario : 
 

On nomme le « Gran Rosario » (La banlieue) toute la zone urbaine étalée sur 16 autres municipalités qui s’étendent surtout du nord au sud comme une frange urbaine le long du Rio. La commune la plus au nord est Puerto San Martin, la plus au sud Arroyo Seco, entre les deux 50 km. Au total cela représente une population de 1.300.000 habitants.

Departamento de Rosario : 


Enfin existe aussi le « Departamento de Rosario ». Les provinces argentines redécoupent leur territoire en « départements » (tout comme en France pour un petit département comme l’Essonne). Le département de Rosario a une surface de 1890 km2 pour une population de 1.200.000 habitants.

 

Area Metropolitano : 


On parle aussi d’« Área Metropolitana de la ciudad de Rosario » (Aire Métropolitaine), qui n’a aucune reconnaissance administrative, mais permet de calculer la population vivant dans un rayon de 70 km autour de la ville, englobant donc aussi des communes situées dans les provinces de Buenos Aires et d’Entre Rios. Cela permet uniquement de comptabiliser une population susceptible de venir consommer occasionnellement en ville.

En France, l'INSEE parle de "zone periurbaine" ou zone d'influence.

 

Photo : Festivités de la bataille de San Lorenzo. Au fond le couvent de San Carlos Borromeo.

A voir aussi dans les alentours :

Puisque nous en sommes à parler des extérieurs de la ville, sachez qu’il y a quelques villes et villages autour de Rosario qui valent la peine d’être vus ! Si le centre peut se faire à pied (bus ou taxi) n’oubliez pas que la location de voiture est forcement nécessaire pur aller connaitre les environs dans un rayon de 50 a 70 km.

Comme Rosario à un port fluvial, profitez-en pour faire un tour en bateau et mettre les pieds sur les nombreuses îles que compte le Rio.

San Lorenzo :

A 25 Km au nord de Rosario se situe la ville de San Lorenzo (45.000 hab.). La ville est récente (1860), mais dès 1573 les premiers habitants s'installèrent dans les parages, ensuite vinrent les jésuites et les franciscains au XVIIIème siècle. L'histoire y est riche en évènements. Allez jeter un coup d'oeil au Museo Regional San Lorenzo et visitez le couvent de San Carlos Borromeo.

Chaque année, on fête la victoire du "Combate de San Lorenzo" (03 février 1813). Si vous tombez sur la bonne date, surtout n'hésitez pas à y aller ! 

Timbúes :

Un peu plus au nord, à 35 Km de Rosario, la localité de Jesus Maria Timbúes (nom de la tribu indienne peuplant cette partie de la berge avant l'arrivée des espagnols) porte la croix de la bataille del Quebracho (04 juin 1846)  qui affrontèrent les troupes argentines aux soldats anglais et français. (Eh oui ! les français se sont battus contre les argentins il y a 160 ans). Aux alentours (Puerto Gaboto), vous trouverez le premier village fondé par les espagnols lorsqu'ils touchèrent pour la première fois le sol argentin en 1527, il s'agit de Sancti Spíritu.

(Voir photo agrandie)

 

Victoria :

Sur l’autre berge du Rio Parana, à 60 km à l’est, donc dans la province de Entre Rios, une petite ville de 30.000 habitants dans une campagne vallonnée. Début de votre découverte de cette nouvelle province de Entre Rios. (voir article complet sur la ville de Victoria).

(Voir photo agrandie)

Photo : Les anciens grands magasins de La Favorita à Rosario. (Voir photo agrandie)
 
 

Les conseils du Petit Hergé :

 

Dans le centre ville, tout d’abord une impression d'un petit Buenos Aires, actif et grouillant le matin, mais somnolant comme toute ville de province à partir de 14h et puis de nouveau énergique en fin d'après midi.

Rosario n'est sur aucune route et circuit "traditionnel" (style Guide du Routard ou même des agences européennes) ce qui est une chance, puisque vous y rencontrerez très peu de touristes étrangers.

Si vous y passez (entre Buenos Aires et Cordoba par exemple), restez-y au minimum deux à trois nuits. Le centre de la ville, la gastronomie et sa population extrêmement jeune vont savoir vous conquérir.

En semaine noyez-vous dans le centre et ses commerces. Le week-end, privilégiez plutôt la côte, le boulevard Oroño ou le parc de l'indépendance. Pour se restaurer : l'avenida Pellegrini. Pour se loger : le centre.

Si vous décidez d’explorer les environs, une voiture est indispensable. Mais si vous pensez rester uniquement en ville, extrêmement facile d’y venir en bus à partir de la gare de Retiro de Buenos Aires, uniquement 4 heures de route.

 

Photo : On trouve de très bons exemples d'architecture rationaliste à Rosario. Edificio Gilardoni (Année 1938) sur Boulevard Oroño 893. (Voir photo agrandie)

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