5 juillet 2015 7 05 /07 /juillet /2015 16:00

Mise à jour : 05 juillet 2015. Catégorie : Province de Buenos Aires

Bahia Blanca :

 

Bahia Blanca est une ville située au sud de la province de Buenos Aires, c’est la ville la plus importante de la région, la seule aussi ayant à la fin du XIXème siècle développé son économie sur l’agriculture et l’élevage de ses environs tout en ayant un port et une petite industrie. C’est aussi la plus importante base navale de la marine argentine. Aujourd’hui forte d’une population de 300.000 habitants, la ville de Bahia Blanca est un arrêt obligatoire pour tout touriste visitant le sud de la province ou de passage entre Buenos Aires et la cote Patagonique.

Totalement oubliée des guides touristiques étrangers, vous êtes hors sentiers battus. Ville de pionniers, frontière la plus australe de la Pampa, vous êtes juste à la limite avec le début de la Patagonie. Pendant longtemps Bahia Blanca fut la dernière ville de l’extension sud de l’implantation de l’émigration européenne.

Photo : Comme tous les ans, des fêtes "gauchas" à Bahia Blanca. Photo 2014.

Photo : Indien montant la garde aux alentours de Bahia Blanca dans les années 1850-1860.

De nombreux indiens furent mélés aux guerres entre fédérés et unionistes

Un peu d‘histoire :

 

 

Nous sommes loin de Buenos Aires, à 636 Km. Durant la période coloniale espagnole (jusqu’en 1810), la région n’est peuplé que d’indigènes Pampas, Ranqueles et Mapuche. Le plus connu d’entre eux fut Calfucura qui, né au Chili vers 1790, passe les Andes en 1830 et commence des guerres dans la pampa contre d’autres tribus.

Il arrive à constituer une armée en 1856 de plus de 6.000 guerriers constitués de Ranqueles, de Mapuches, de Pampas, d’Araucanos et de Pehuenches qui va compliquer l’installation d’européens dans la région. On le surnomme vite le « Napoleon de la Pampa » devant ses victoires face aux troupes argentines. On se souvient de lui en 1870 pour l’attaque des villes de Tres Arroyos et aussi de Bahia Blanca. Finalement il fut vaincu à la bataille de San Carlos de Bolivar (ville de Bolivar) le 11 mars 1872, et tué en 1873 lors de bataille de succession au sein même des tribus. Le secteur de Bahia Blanca fut « pacifié » vers 1880.

 

Ce qui explique donc que lorsque Bahia Blanca est fondé en 1825, il s’agit plus d’un fort que d’un simple village. Place forte en bois, avec fossés l'entourant, pont levis et canons protégeant l’ensemble. Les premières grosses attaque de Calfucura datent de 1859 et se poursuivirent pendant près de 13 ans.

Les 30 premières années de Bahia Blanca ne furent que batailles, attaques, répressions, expéditions punitives, et massacres dans les deux camps. Les premiers civils (plus que courageux, ou alors totalement inconscients) viennent s’installer à Bahia Blanca pour créer une colonie agricole en 1856 constituée essentiellement d’italiens.

Il faut enfin attendre la fin des guerres avec les mapuches pour que les émigrants, rassurés, viennent de Buenos Aires s’installer enfin à Bahia Blanca. Nous sommes alors en 1880, et la majorité des émigrants sont italiens, espagnols, britanniques, irlandais et français. Le train de Buenos Aires y arrive la première fois en 1884, en 1886, la municipalité de Bahia Blanca est créé, et on élit un premier maire. Dans les années 1880-1890, la ville se forme très rapidement, la population grossit considérablement, et les premiers jalons de l’industrialisation se mettent en place. 1.468 habitants en 1869, 14.200 en 1895 (10 fois plus), 70.300 en  1914 (5 fois plus). En 1883, le port de Ingeniero White est créé et s’agrandit en 1902.

Le port devient un élément important dans la vie économique de la ville, les voies ferrées conduisent directement, de et à Buenos Aires, au port des produits à importer ou à exporter, ainsi que de toutes les autres villes du sud de la province. Grains, céréales, laines, viandes, mais aussi pétrole, produits chimiques (à partir de Puerto Galvan, second port de Bahia Blanca).

 

Photos : En haut, Juan Calfucura, le "Napoleon" de la Pampa. Au centre, l'ancien fort construit en 1828 et démoli depuis. En bas, la station de train de Bahia Blanca toujours debout aujourd'hui !

Photo : Le centre de Bahia Blanca aujourd'hui. Photo juillet 2008.

 

Video : Documentaire sur le debut de Bahia Blanca.

Les peuples indiens et l'arrivée des premiers colons. 33 mn 02 s. Année 2012.

Photo : Punta Alta, près de Bahia Blanca, le rendez-vous des pêcheurs le week end. 

A connaitre à Bahia Blanca aujourd’hui :

C’est toujours la ville industrielle du sud de la province, les produits agricoles de l’intérieur continuent à partir de son port (sans devoir donc passer par Buenos Aires), le pétrole et le gaz de la Patagonie y transitent. L’industrie de transformation crée un pole chimique sur Puerto Galvan.

A 24 km se trouve aussi (depuis 1895) la base navale de la marine argentine, Puerto Belgrano. Une des plus grosses bases de la marine argentine en Atlantique Sud.

La ville de Bahia Blanca est aussi une ville riche qui permet d’offrir un centre ville assez développé et agréable. Elle dispose de quelques musée intéressants à découvrir comme le Musée du Port, le musée des archives historiques, musée des beaux arts, de l’art contemporain, le musée taller Ferrowhite (totalement original et décalé), le musée des Sciences, et le Musée du fortin Catreros.

Pour les amateurs de l’armée, deux bons musées, le Museo de Historia del Ejército, et le Museo de la Aviación Naval Argentina. Ce dernier est le musée le plus important d’Argentine concernant l’aviation. Autre originalité des tous ces musées c’est qu’ils ont tous gratuits !

Bahia Blanca n’est pas seulement une succession de musées, la visite doit se commencer sur la Plaza Rivadavia, la place principale de la ville qui abrite les sièges de quelques sociétés, du monde commercial et économique de la ville que l’on nomme aussi la "City" (comme a Buenso Aires) Le Micro centro. Sachez aussi que Bahia Blanca dispose de sa propre bourse du commerce, ainsi qu’une bourse dit de céréales. L’avenue la plus intéressante l’avenida Alem, à voir aussi le Teatro Municipal, les nombreuses confiterias de la zone, le Parque de Mayo, à l’exterieur les quartiers chics de Barrio Parque Palihue et ceux de Barrio Parque Patagonia et San Ignacio.

Autre parc plus grand, le Parque Independencia (il y a le parc zoologique à l’intérieur). Sur l’avenida Urquiza, se trouve le paseo des sculptures.

Sinon bien sur, pour ce qui est des églises, il faut voir la Cathédrale. Pour les amoureux d’une architecture un peu originale, allez voir le quartier de Nueva Liverpool, qui comme son nom l’indique fut un quartier construit en 1900 sur le modèle d’un quartier anglais pour les ouvriers et les employés de l’ancien marché Victoria specilisé dans les fruits, la laine et le cuir.

Enfin, deux gros shoppings existent en ville, le Bahía Blanca Plaza Shopping et le Shopping Paseo del Sol.

Dernier aménagement à la mode, est la zone transformée en parc le long du Rio Naposta (qui prend sa source dans la Sierra de la Ventana). C’est devenu le coin branchouille, avec bars, restos et boites. Quand vous êtes sur la Plaza Rivadavia, prenez la calle Sarmiento et à partir de l’intersection avec l’avenida General Urquiza, vous êtes dans le coin branchouille.

Les photos : Quelques exemple d'architecture du début du XXème siècle, de haut en bas, le Teatro Municipal (1913), la Cathèdrale (1900), Le Banco Nacion (1917).

Photo : Ex Club Argentino. Bahia Blanca. Photo Janvier 2010.

Vidéo : Le Carnaval de Bahia Blanca 2014 (en mars 2014).

    

Photos : Dans le centre, un régal pour l'architecture de 1900 ! Galeria Peuser, le siège du quotidien La Nueva Providencia et la Municipalité entre autres !

Photo : La casa del Angel (1906). Un des bâtiments de Bahia Blanca en style "Art Nouveau". 

Photo : Parque de Mayo de Bahia Blanca. Photo mars 2012.

Les conseils du Petit Hergé :

 

Pas un seul touriste étranger à des centaines de Km !

De quoi vous insérer totalement dans le monde provincial d’une petite ville du sud de la province.

Le climat est rude, froid en hiver et chaud en été (quand je dis froid et chaud, je le compare à Buenos Aires, donc disons plus froid que Buenos Aires en hiver, et bien plus chaud que Buenos Aires en été) des grosses différences thermiques entre les saisons, et portant nous sommes sur l’Atlantique.

Pour la ville en elle-même 1 journée entière (ou même deux si vous êtes un passioné de l'architectire de 1880-1920) mais comme vous êtes situés dans une région ou le coup d’œil (en voiture, il faut être motorisé) vaut la peine, c’est aussi une bonne base de départ pour partir chaque jour faire un tour dans les environs (disons un rayon de 100 km autour), par exemple Pehuen Co, Punta Alta, Dique de las Piedras, Estancia Santo Tomas de la Sierra, Lago Salinas Grandes, ... Dans ce cas là, vous gardez votre hôtel de Bahia Blanca au moins 3 ou 4 nuits. N'oubliez pas non plus que Bahia Blanca est un port et vous avez aussi la possibilité de faire un tour en bateau dans les nombreuses iles qui composent la baie.

Prenez ensuite votre voiture pour la prochaine étape de votre découverte de la province qui peut être au nord Pigue (à 124 km) Tornquist (à 69 km), à l’ouest Coronel Dorrego (à 86 km), au Nord Ouest Sierra de la Ventana (à 76 km) ou Corronel Pringels (à 114 km), et au sud Carmen de Patagones (à 241 km).

Photo : Le Castillo White de Bahia Blanca, ce n'est pas un chateau à proprement parlé mais une usine électrique datant de 1929 et qui n'est plus aujourd'hui en activitée.

Photo : Encore un exemple de l'architecture "Art Nouveau" de Bahia Blanca, la Casa Vilela (1909). 

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16 juin 2015 2 16 /06 /juin /2015 15:14

Mise à jour : 16 juin 2015. Catégorie : Province de Buenos Aires

Tandil :

 

Tandil, petite ville de 120.000 habitants située à 375 km au sud ouest de Buenos Aires, a essentiellement une activité agricole et d’élevage, mais a pu au fil du temps se développer touristiquement grâce notamment à la Sierra (chaine de montagnes basses). Les principales attractions de la région sont Le « cerro Centinela », le « Parque Independencia », le « Calvario », la « Piedra Movediza », et le « Lago del Fuerte ».

Tandil se trouve à seulement à 170 km de Mar del Plata en passant par Balcarce avec des collines l’entourant atteignant les 500 m d’altitude. La population croit très rapidement passant de 45.000 hab en 1960 a 91.000 en 1991 pour arriver aujourd’hui (2010) à 120.000. Comme la plupart des villes de l’intérieur de la province, Tandil est peuplé essentiellement de descendants d’italiens, de Basques Français et d’Espagnols arrivés vers 1865-1895, mais il est à noter une particularité qui est l’installation de la première colonie danoise du pays en 1847. Il existe toujours des descendants Danois luthériens à Tandil.

Photo : La ville de Tandil au milieu de la Sierra.

Photo : Les alentours de Tandil. Point de départ de découvertes et d'aventures. 

Un peu d‘histoire :

« Tandil » vient du nom d’un indien qui vivait dans la région, mais on dit aussi qu’une des rivières du voisinage portait le même nom (ce qui n’empêche ni l’un ni l’autre). Mais d’autres historiens vont plus loin en épluchant le lexique des langues mapuches ou araucaniennes et soutiennent que « dil » signifie rocher alors que  « tan » (prononcer : thaun) signifierait battre (comme un cœur), en référence bien sur à un rocher branlant (la Piedra Movediza) se trouvant dans le Massif de La Movediza.

Jusqu’en 1820, aucun européen n’ose s’aventurer dans la région, il faut dire que les mapuches ne portent pas dans leur cœur l’Espagnol, et doivent surement ignorer que le pays est indépendant depuis 10 ans. Espagnol, « Platense » ou « Argentin », le résultat est souvent le même des deux cotés après un massacre ou un guet-apens. Des campagnes successives pour réprimer et repousser les indiens sont entreprises, et un fort en bois est monté en 1823 du nom de « Fuerte Independencia ». Ce fort sera l’origine du futur village. Les indiens les plus virulents seront les indiens Pampas et les indiens Ranqueles qui s’évertueront à, si ce n’est repousser les argentins, tout du moins les attaquer constamment, détruire les récoltes, les estancias et les forts et cela jusqu’en 1875 (année de la dernière attaque contre Tandil). Ce qui explique que les colons européens venant s’installer dans la région dans les années 1840-1850 étaient plutôt des « aventuriers ».

Les premiers colons :

 

Quelques-uns de ces premiers colons furent portés en exemple par leur bravoure et leur esprit aventurier ou d’entreprise, car sur une terre ou il faut se défendre soit même, monter sa maison, fabriquer, semer ou récolter avec la crainte de tout voir incendié par l’Indien le lendemain, sans parler de réussir à survivre et à protéger sa famille, il fallait en effet une bonne dose d’optimisme et une force de caractère à travailler et reconstruire sans cesse.

C’est le cas de Ramon Santamarina (Espagnol) arrivé à Tandil en 1840, il a commencé comme simple « peon » (ouvrier agricole), puis acheta chevaux et charrettes et monta peu à peu un empire financier sur le transport. Son fils par exemple termina président de Banco Nacion. Belle progression sociale ! Il se suicidera tout de même en 1904. L’autre « héros » de la ville est le Danois Hans Fugl (rebaptisé Juan Fugl par les autorités argentines). Né en 1811, arrive en Argentine en 1844 (âgé de 33 ans). Apres quelques péripéties d’installations avec des colons allemands à Buenos Aires et au nord de la province, finalement arrive à Tandil en 1847. Ce fut le premier agriculteur de la ville, en effet à l’époque il n’y avait que des braconniers, gauchos à cheval pour le bétail, et autres hommes de mains à la profession plus que douteuse. Comme il commença à construire sa maison et sa ferme dans le pur style danois, il fut vite connu, car des alentours on venait voir ses constructions ! D’autres Danois amis vinrent aussi s’y installer, et rapidement la famille Fugl fut la famille la plus riche et la plus connue de Tandil. La première école de Tandil fut un cadeau de Fugl à la ville en 1857. Il construit aussi le premier moulin à grain après être retourné au Danemark en 1858 chercher des plans. Lorsqu’il revient, en plus des plans de construction qu’il rapporte, ce sont encore quelques autres familles danoises qui le suivent !  Presque toutes s’installent à Tandil et quelques-unes a Necochea et à Tres Arroyos. Entre 1860 et 1870, d’autres Danois arrivèrent, les cousins, les frères, et la famille, puis des épouses pour les célibataires, des amis, et presque tous provenant de l’ile de Møn. Comme tous ces danois était protestants luthériens et qu’il n’y avait pas de pasteur, c’est Hans Fugl qui présidait baptêmes, mariages et enterrements, jusqu’à demander personnellement au roi du Danemark (Christian IX) de lui envoyer un pasteur. Finalement le premier pasteur arriva en 1877 et il fallut pour sa venue construire un temple luthérien. Hans Fugl fut même le premier maire de Tandil entre 1873 et 1890, année ou il rentre définitivement à Copenhague.

L’extrême majorité des colons furent tout de même des Italiens, Espagnols et Basques Français, les autres d’autres Français du sud ouest, des Allemands, des Anglais, des Hollandais, quelques juifs d’Europe centrale, et des Syro-Libanais.

Photo : Ecole avec enfants de la colonie danoise. Temple Luthérien de Tandil. Fête danoise à Tres Arroyos

 

 

Video : Presentation du Tandil touristique. 2014. 9 mn 06 s.

Photo : Ce n'est pas Genève, mais le Lac de Tandil. (Lago del Fuerte)

Une population en augmentation :

 

La date dont tout le monde se souvient à Tandil et celle du 1er janvier 1872 ou une bande de bandits gauchos (plusieurs dizaines) commandé par un illuminé se disant prophète « Tata Dios » attaqua la ville. Ce fut le « Massacre de Tandil ». On dénombra 36 morts parmi la population. La bande fut poursuivi par la police le jour suivant, 10 gauchos bandits furent tués, 11 furent arrêtés, jugés, dont 3 fusillés.

La population a toujours été en augmentation constante et rapide. Quand on regarde le taux de fécondité en 1850 on arrive à 8,5 enfants par femme ! En 1895, on baisse (si on peut dire) à 7,9 enfants par femme !

Jusque dans les années 20-30, l’emploi est exclusivement agricole. Il n’y aucune industrie. Quelques carrières de pierres dans les environs font vivre aussi une partie de la population mais en 1940, celles ci ferment les unes après les autres. La population est ensuite assez importante pour générer en ville des emplois tertiaires. Les autres tentent leur chance à Mar del Plata ou à Buenos Aires. Une petite métallurgie prend forme dans les années 40-50. Dans les années 70 on ouvre une université à Tandil qui permet à la fois de conserver toute une tranche de population jeune mais aussi de faire venir les jeunes d’autres communes plus petites des alentours.

En 2010, le dernier recensement donne une population de 123.000 habitants (En 2015, on estime à 135.000). Tandil est devenue une petite ville. Elle fait partie des 10 villes les plus peuplées de l’intérieur de la province de Buenos Aires (sans y inclure les communes de banlieue de Buenos Aires).

Photo : Descente en rappel autour de Tandil. 

Tandil aujourd’hui :

Grosse agriculture tournée sur la production intensive de mais, soja, blé et tournesol. Du coté de l’élevage, vaches laitières, porcs et moutons. On compte dans les 150 coopératives laitières. Avec les porcs et le lait, Tandil est aussi devenu à la fois la capitale du fromage et de la charcuterie (je dis ça pour ceux qui sont gourmands comme moi).

Il y aussi de nombreuses PMI spécialisées dans les pièces de rechange pour le matériel agricole.  L’artisanat subsiste encore surtout à travers la fabrication d’objet en cuirs, en laine, et les couteaux.

Le tourisme s’est développé peu à peu dans la ville. En 1935, s’est ouvert le « Sanatorio Tandil » un hôpital et maison de convalescence qui a fait connaitre la ville. Il était installé au tout début dans un hôtel (L’Hotel Crillon).

Les « Tandilenses » sont encore très pratiquants, ce qui explique que les premiers sites d’intérêt touristiques créés en ville furent tous en rapport avec la religion, comme le chemin de croix aménagé en 1943, en 1947 la chapelle Santa Gemma, en 1960 une reproduction de la grotte de Lourdes. Le parc hôtelier est très important, ils sont fiers de leur tout premier hôtel fondé en 1865 portant le nom de « Hotel de la Piedra Movediza » (toujours debout aujourd’hui devenu le Golden Bar) en relation avec ce rocher de granit posé en équilibre sur le Cerro, qui en fait ne bougeait pas du tout mais donnait la sensation de pouvoir tomber à tout moment. C’est d’ailleurs ce qu’il se passa en 1913. On venait même de Buenos Aires rien que pour l’admirer.

L’hôtel le plus chic de Tandil fut longtemps le « Palace Hôtel » construit en 1919 et qui en 1971 fut englobé dans l’Université de Tandil. L’ancien bâtiment existe toujours et abrite aujourd’hui le siège du rectorat. L’explosion touristique a surtout eu lieu dans les années 1990. On se déplace de Buenos Aires ou d’autres villes de la province pour y passer un weekend, en cherchant une destination un peu plus originale que Mar del Plata que le Porteño connait déjà depuis longtemps.

  

Photos : La Centinela, emplacement de Tandil dans la province, la Cathédrale. (Cliquez sur photos pour agrandir)

Vidéo : Installation du Christ de la Sierra en octobre 2014. 4 mn 32s.

Ce qu'il faut y découvrir :

 

Les principales curiosités à voir à Tandil sont le « Cerro El Centinela », à 4 km du centre ville et qui surplombe le centre urbain de ses 295 m d’altitude. Il y a un rocher en granit que l’on surnomme la Sentinelle (Centinela). Le Cerro fait partie du système de Tandilia qui a 2,3 milliards d’années. Il existe un télésiège de plus de 600 m de long pour le gravir plus aisément. A voir aussi le Parc Independencia, aussi un peu en hauteur à 280 m d’altitude. Le portail d’entrée en granit (qui ne manque donc pas dans le voisinage) est devenu le symbole de ce parc. Dans ce même parc, a été bâti en 1923 le Castillo Morisco. Tandil est aussi fier de son lac, le lago del Fuerte, qui comme son nom l’indique se trouve la ou s’élevait le premier fort construit lors des conquêtes contre les indiens en 1823. Le lac a été aménagé en 1960. Enfin le « Parque Litico La Movediza” au sud de l‘agglomération pour aller voir la Pierre de Granit qui pesait 300 tonnes. J’emploie le passé puisque ce rocher finit par tomber en février 1912. Le rocher est en bas de la pente cassé en 3 gros blocs (que tout le monde va voir). La Movediza était « l’icône » le symbole de la ville, et en 2007, il fut décidé d’en faire une réplique exacte pour la remplacer sur son ancienne position. Bref, Tandil a maintenant deux rochers !    

Une chose aussi a découvrir est le “Chemin mystérieux” (Camino misterioso) ainsi baptisé car très énigmatique. En effet une petite rue se termine en sentier dans les collines, et bien qu’il semble que ca soit une descente, il s’agit d’une montée. La population des lieux l’attribut a une sorte de magnétisme. Il paraitrait plutôt qu’il s’agisse d’une illusion optique. A vous d’y aller et de l’essayer ! Pour le trouver au sud ouest de la ville :  -37.341127,-59.088271.

Enfin dernière curiosité, toute récente car inaugurée en octobre 2014, le « Cristo de las Sierras » au sud de la ville, dans le hameau de Villa Don Bosco (touristique, de nombreuses cabañas). Il s’agit d’une statue de Jésus surplombant une colline. Une bonne idée de balade, très agréable.

En centre ville, Tandil regorge de demeures de la fin du XIXème siècle, ainsi que de quelques musées qui mérite le détour, comme Museo Tradicionalista del Fuerte qui date de 1963. Vous allez tout y trouver concernant la fondation de la ville et les attaques des indiens. Allez voir aussi le Museo Municipal de Bellas Artes ouvert depuis 1937. Les deux derniers musées de la ville tout autant intéressants sont le Museo de Arte Religioso, accolée à l’église du Santísimo Sacramento (ouvert en 2002) et le Museo de Ciencias Naturales (nommé Mucinat) pour connaitre la faune et la flore des alentours (ouvert en 2005).

Photo Petit Hergé : Parc Independencia.

Les conseils du Petit Hergé :

 

La ville de Tandil fait donc partie du circuit des incontournables du sud de la province avec Balcarce, Azul, Chascomus, Pigue, Mar del Plata

Vous êtes dans la nature, mêler la découverte au sport, c’est aussi dans ces villes que vous pouvez faire des balades à vélo, à cheval, de l’escalade, varappe, descente en rappel. Toujours plein de plans d’eau c’est aussi le moyen de faire de la voile, canoë, etc…(Je pense plus particulièrement aux étudiants et stagiaires français basés à Buenos Aires !)

Le plus simple, louez une voiture à Buenos Aires et faites un circuit sud de 2 semaines qui va vous amener dans une dizaine de localités. Préférez les mois allant de septembre à mai. De juin à aout, froid et souvent de la neige (surtout dans l’intérieur des terres des qu’on dépasse les 200 m d’altitude). Janvier et février, souvent du monde. Donc les mois les plus agréables pour visiter le sud de la province : D’octobre à décembre et de mars a mai.

Vous serez totalement hors des chemins battus et en général sans aucuns touristes étrangers (que des nationaux).

A lire aussi dans le Petit Hergé :

      

 

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9 juin 2015 2 09 /06 /juin /2015 19:23

Mise à jour : 09 juin 2015. Catégorie : Province de Buenos Aires.

 

La ville de Balcarce :

 

Un article spécial pour ceux qui pensent que la province de Buenos Aires n’est qu’une succession de pampa plate et monotone. En effet, la ville de Balcarce se trouve en plein dans le massif dit du « système de Tandilia ». Drôle de nom pour un massif, mais sachez que celui-ci a plus de 2,5 milliards d’années (je pèse bien mes mots) ce qui en fait un des plus anciens au Monde. Cela fait donc le bonheur des géologues en herbes. Nous sommes dans le Précambrien juste au début du  Protérozoïque… j’ai vérifié ! Il n’y avait pas encore d’oxygène dans l’air….

Une chaine de 340 km de long sur 60 km de large. Le plus haut sommet est à 524 m. C’est aussi dans cette chaine, qu’on a trouvé les restes les plus anciens de l’homme en Amérique. En effet si jusqu’á présent on a toujours prétendu que l’homme était arrivé en Amérique par le détroit de Béring il y a 14.000 ans, voila que quelques découvertes au Brésil et en Argentine (dont dans cette sierra) remet tout en doute. Nous y avons trouvé des traces de l’homme d’il y a 60.000 ans ! La controverse est ouverte et pour le moment aucune des deux théories ne remporte la majorité. Bref, pour les amateurs, des découvertes à faire dans cette sierra ou il y a de très nombreuses grottes !

Pour en revenir donc à Balcarce, qui se trouve juste au pied d’une des sierras du système de Tandilia (La sierra de Balcarce), vous comprendrez donc que c’est bien plus qu’une simple visite de la ville qu’il faut effectuer mais plutôt profiter de cet excellent point de départ pour aller explorer tous les alentours, varappe, escalade, randonnée, etc…  De quoi vous occuper quelques jours !

Photo : Vue de la région de Balcarce.

Photo : Plaza Libertad, la place principale de Balcarce.

Un peu d’histoire : 

Nous sommes à 416 km par la route au sud de Buenos Aires. Toute une région ou l’Espagnol n’a pas osé s’installer pendant l’époque coloniale. Bien trop d’indiens, et pas de richesses à convoiter. Les Espagnols y passaient de temps en temps pour chasser mais ne s’y établissaient pas. Il faut attendre l’indépendance du pays (1810) et c’est en 1827, que le gouvernement de Buenos Aires commence à donner des titres de propriétés aux colons qui s’y installent (à leurs risques et périls) puisque nous ne sommes pas encore dans une zone « pacifiée ». En effet les « araucanos » (venus du Chili) attaquaient les estancias et fuyaient ensuite se refugier dans la sierra.

Il faut attendre la fin du XIXème siècle, la fin de la guerre contre les indiens, pour que les nouveaux colons européens fraichement débarqués à Buenos Aires osent enfin venir s’y établir et fonder en 1876 le village de San José de Balcarce.

Etonnant de voir en l’espace de 15 ans une ville nouvelle champignon se former au milieu de la plaine au pied de la sierra, et se peupler rapidement. Entre 1876 et 1892, presque tout est fait, les rues, avenues, commerces, installations publiques,… En ces années d’explosion du capitalisme économique sauvage en Argentine, étonnant aussi de voir que le télégraphe (1884) et la principale banque (1884) furent ouverts avant l’église (1885). Ville jeune, peuplée de 4000 européens jeunes venant tenter l’aventure à l’autre bout du monde, et gonflés d’ambition pour y faire fortune. En 1892, le train de la ligne Ferrocarril del Sud entre en gare pour la première fois, provenant de la gare de Constitucion de Buenos Aires. C’est à nouveau un afflux de migrants qui fait passer la population à 8.000 habitants.

Autre coup d’accélération en 1903 quand la société française Société des Grands Travaux de Marseille décroche le marché de construction du Port de Quequén, elle lui faut du granit, et on vient le chercher justement dans la sierra. Ce qui provoque une demande de main d’œuvre qui fera encore grossir la ville de Balcarce. On passe à 20.000 habitants en 1914. La progression se poursuit jusqu’à la fin des années 40 ou Balcarce atteint les 30.000 habitants. Mais très proche, à 64 km, la ville de Mar del Plata grossit plus vite et on assiste à partir des années 50 à un déplacement de population vers cette nouvelle station balnéaire alors en vogue pour la classe moyenne. Ce n’est qu’á partir des années 80, que Balcarce se peuple à nouveau et héberge aujourd’hui 44.000 habitants.

Photos : De haut en bas, un magasin général de Balcarce vers 1900, la mairie de Balcarce, et une Talbot de 1950 du musée Fangio.

Photos : Vue sur la Laguna Brava.

Balcarce aujourd’hui :

Aujourd’hui les carrières de granit sont fermées, et l’industrie est réduite. L’économie est donc centrée sur l’élevage, la foret (plantation d’eucalyptus sur plus de 300 hectares) et l’agriculture. Depuis quelques années, le tourisme est en plein développement. C’est grâce à la proximité de la Laguna La Brava qu’on a pu développer les sports nautiques. Quant à la Sierra del Abra toute proche, c’est le trekking et le parapente qu’elle concentre.

Sans aucun doute, la personne la plus emblématique de la ville reste Juan Manuel Fangio (1911-1995), un des plus grand pilote automobile de tous les temps, il a gagné 5 championnats du monde entre 1951 et 1957. Il est né à Balcarce et y a vécu une grande partie de sa vie. Il est enterré dans le cimetière de Balcarce.

 

Son passage a donc laissé des traces dans la ville, tout d’abord une excellente piste de circuit, l’Autodrome Juan Manuel Fangio (1972), qui propose plusieurs compétitions par an. Enfin le Musée Manuel Fangio, financé par Mercedes, qui propose surement le plus grand musée automobile d’Argentine. Y sont présentés bien sur les bolides sur lesquels Fangio a couru tout au long de sa vie, mais aussi des voitures particulières récupérées au fil des années dans les environs !

Les quelques éléments à voir à Balcarce, sont le Cerro El Triunfo qui est un parc au sud de la ville. Le point panoramique El Mirador, sur la sierra La Barrosa, ou est installée une énorme croix. Très beau panorama sur la ville. Quant au Musée Fangio il n’est absolument pas à rater !

Photos : Entrée du Parc Municipal Cerro El Triunfo. Intérieur du Musée Fangio. 

   

Photos : Chevrolet et Ford au Musée Fangio.

Les Conseils du Petit Hergé :

Vous avez décidé de louer une voiture à partir de Buenos Aires pour faire une boucle de 1500 à 2000 km dans le sud de la province. Vos roues vont vous déposer certainement à Balcarce. 2 journées sont suffisantes à Balcarce en y joignant des randonnées, ou alors vous êtes un mordu des sierras qui l’entourent et dans ca cas la, alterner aussi parapente et randonnées un peu plus ardues avec visites de quelques grottes. Randonnées à cheval ou tour en barque sur les lacs environnants. Vous êtes plongés à fond dans la campagne et surtout totalement hors des sentiers battus. A découvrir aux alentours dans un rayon de 100 km : Sierra de los Padres, Necochea, Mar del Sur, Tandil, Mar del Plata et Laguna Brava.

Photo : Mais oui il y a encore des dinosaures ! En tout cas il y en a un dans le Parc Municipal Cerro El Triunfo.

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Photos : L'entrée du Musée Fangio à gauche. La Cathedrale de Balcarce au centre, l'entrée du cimetière à droite.

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7 juin 2015 7 07 /06 /juin /2015 20:15

Mise à jour : 07 juin 2015. Catégorie : Province de Buenos Aires.

Chascomús :

 

Chascomus est une petite ville de 30.000 habitants de la province de Buenos Aires située à 130 km au sud de la ville de Buenos Aires extrêmement bien desservie puisque sur la route entre la capitale argentine et la ville de Mar del Plata. Si je vous en parle aujourd’hui, c’est qu’elle est devenue en quelques années à la mode pour les porteños y passant quelques jours par exemple lors d’un weekend long. On a donc l’avantage en 1 heure et demi de voiture de se retrouver en plein campagne, proche de très nombreux lacs dans une ambiance dépaysante surtout quand on vient de la grande ville ! Si vous y passez en semaine, c’est encore plus tranquille ! Une bonne étape donc si vous vous dirigez vers le sud ! … et surtout totalement ignorée du tourisme de masse.

Photos : Vue du Lac de Chascomus. (vous pouvez cliquer sur les photos pour les agrandir)

    

Photos : Le restaurant La Cuadra sur le lac. Angle de la Casa de Casco (1731) et Théatre Brazzola (1927).

Un peu d’histoire :

 

Comme tout le sud de la province de Buenos Aires, la zone fut peuplée d’européens que très tardivement. Il faut attendre 1779 (donc seulement 30 ans avant l’indépendance du pays) pour qu’un fortin y soit bâti pour protéger les colons des attaques des indiens. Le fortin essuya d’ailleurs une grosse attaque menée par le cacique Linco Pagni en 1780. Il faut attendre ensuite 1800 pour qu’on considère Chascomus comme un village alors peuplé par 2.000 personnes. Le premier maire est nommé en 1808. L’activité est alors uniquement agricole et bovine. Une autre grande date de cette localité est celle du 7 novembre 1839, la bataille de Chascomus, une des guerres civiles argentines, qui voit se déplier dans sa campagne les troupes de la division sud de l’armée fédérala Porteña (Pro Rosas)(1500 hommes) contre l’armée de los Libres del Sur (sécessionnistes)(3000 hommes). Les troupes rosaristas l’emportent. L’histoire moderne de Chascomus commence réellement avec l’arrivé du train. C’est en 1865, que la ligne provenant de Buenos Aires est inaugurée et c’est alors le début réel du peuplement de la ville par de très nombreux colons européens. L’explosion démographique fait qu’en 1873, l’appellation officielle  de Chascomus passe de « village » à « ville ».

Photo : Façade de la Casa de Casco.

 Photo : Plaza San Martin. Au fond le Club de pelote basque.

Photo : Le Banco Nacion de Chascomus.

    

 Photos : La Cathedrale de Chascomus (1832-1847), une vue du lac, et un aspect de la Plaza San Martin. 

Chascomus aujourd’hui :

 

Il y a eu donc deux Chascomus, celle d’avant l’arrivée du train et celle d’après, ou les premiers colons principalement d’origines espagnoles durent voir déferler dans leur commune des français, des basques, des anglais, des italiens,…

Chascomus est donc une ville nouvelle, et il reste très peu de vestiges de la première moitié du XIXème siècle. Il nous reste tout de même la « Capilla de los Negros », ou plutôt la ruine de celle-ci qui avait comme particularité de donner aussi la messe aux esclaves noirs de la colonie espagnole. Comme les indiens étaient plutôt enclin à batailler ferme contre les espagnols ceux-ci avaient donc recouru à la main d’œuvre esclave bon marché achetée a Buenos Aires. Il y avait donc a Chascomus durant la période coloniale, plus de noirs ou de métissés que de « blancs ». Leurs descendants étaient donc majoritaires à Chascomus jusqu'à l’arrivée du train et de l’installation des nouveaux européens.

"La Casa de Casco" est aussi une autre curiosité à Chascomus. C'est la premiere demeure a étage de Chascomus, et certainement la plus ancienne encore debout en ville. Elle fut construite pour Vicente Casco en 1731.  Un siècle plus tard, elle fut la demeure de celui qui avait mené la bataille contre les forces de Rosas en 1839, et une fois emprisonné et fusillé, sa maison servit de garnison aux troupes victorieuses. C’est pour cela qu’elle fut aussi appelée « Casa de Rosas ».

Chascomus dispose aussi d’une Cathedrale, il s’agit de Nuestra Señora de las Mercedes, construit sur les plans de Felipe Senillosa sur l’emplacement le plus haut de la ville en 1849. C’est une simple église, si elle fut élevé au rang de Cathédrale, c’est uniquement par décision de Jean Paul II en 1980. Une simple décision politique et non pour affirmer sa grandeur ou son intérêt architectural.

Autre curiosité de Chascomus, le Musée Historique Régional en mémoire justement à la bataille de 1839. Décision de 1939 (pour le centenaire), le musée est inauguré le 27 avril 1941 à l’intersection de l’avenida Lastra et de la calle Muñiz dans le parc dit “Los Libres del Sud”. Il faut dire que depuis 1839, Rosas est tombé en disgrâce et que les protagonistes de la fronde revêtent maintenant les habits de « héros » et il leur fallait un musée ! Le bâtiment date donc des années 1940 mais fut construit comme une réplique d’une « posta » (relais) de “Mensajerías Argentinas” de l’époque coloniale qui était proche de la propriété de Juan Martín de Pueyrredón. Aujourd’hui le musée est nommé « Museo Pampeano ». C’est à voir !

Mais si Chascolmus est devenu aussi célèbre à Buenos Aires, c’est uniquement en raison de sa localisation sur sa lagune. Rendez vous des pécheurs, des vélistes et des sportifs en tous genres ayant un rapport proche ou lointain avec les jeux d’eau.

Enfin pour la petite histoire, Chascomus c’est aussi la ville natale de l’ancien président (1983-1989) de la république Raul Alfonsin (1927-2005).

Photos : De haut en bas, le Palacio Municipal, la Casa de Casco, El Museo Pampeano.

    

 Photos : A gauche et au centre, le club de pelote basque, encore en activité datant de 1925. A droite, l'entrée de la Casa de Vicente Casco.    

Les conseils du Petit Hergé :

Bien entendu, Chascomus vaut le coup d’œil et même une petite étape de 2 ou 3 jours. Vous venez respirer l‘air pur, vous sortez de Buenos Aires et vous vous dirigez vers le sud avant d’atteindre les villes de Mar del Plata, Balcarce ou Tandil, une petite pose vous fera du bien. De nombreux restaurants, des hôtels pour tous les prix, et des lagunes …..

La lagune de Chascomus bien sur, vous pouvez faire le tour en voiture ou en vélo (30km), mais aussi d’autres bien plus sauvages et presque sans aucun construction comme celles de Vitel, Mananciales, Salada, Chis Chis, del Burro, etc….

Et cerise sur le gâteau, c’est le rendez vous des ornithologues, par exemple pour voir les flamands roses (El Flamenco Austral) « Phoenicopterus chilensis ». Donc nature et oiseaux sont au rendez vous et cela à une heure et demi de la Plaza de Mayo !

Photo : El buen gusto sur Alvear. 

Photo : Société Espagnole La Fraternidad. Photo Petit Hergé. 18 mars 2014.

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1 novembre 2005 2 01 /11 /novembre /2005 00:00

Mise à jour : 19 juin 2015 / 22 juillet 2006 / 31 octobre 2005.

Catégorie : Province de Buenos Aires.

La Province de Buenos Aires :

 

Cette province est la plus étendue des 24 formant l’Argentine. Sachez que c’est aussi la province dans laquelle vous atterrissez quand vous arrivez de l’étranger, puisque l’aéroport international d’Ezeiza s’y trouve. Pourtant c’est aussi certainement la province ou les touristes étrangers vont le moins !

Un paradoxe, car c’est aussi une province très diversifiée, riche en culture, villages, faune, flore, et paysages différents.

Cet article a donc pour but de vous montrer les attraits les plus intéressants de cette immense province (308.000 km2) plus étendue à elle seule que toute l’Italie (303.000 km2).

Un pays a elle toute seule ! Sa Capitale est la ville de La Plata. La province regroupe au total 17.000.000 d’habitants, ce qui en fait la plus étendue mais aussi la plus peuplée d’Argentine.

 Photo : Dans la Sierra de la Ventana.

Photo : La Sierra de la Ventana dans la province de Buenos Aires.

Informations importantes :

 

Quelques informations très importante à la compréhension de la structure même de la province :

La ville de Buenos Aires ne fait plus partie depuis 1880 de la province du même nom. La ville de Buenos Aires est appelée par les Argentins, « Capital Federal » ou CABA (Ciudad Autonoma de Buenos Aires). La ville dispose donc d’un gouvernement autonome totalement indépendant des autorités du gouvernement de la province de Buenos Aires. Nous sommes dans un régime fédéral, et chaque province a donc un gouvernement autonome régissant les affaires sociales, éducatives, médicales, administratives, juridiques et sécuritaires.

Ce qui fait que chaque province argentine est presque indépendante des 23 autres qui constituent l’ensemble, nommé République Argentine. On pourrait un peu faire une similitude avec les pays européens indépendants les uns des autres dans de nombreux domaines mais constituants ensemble la communauté européenne.  L’Argentine est donc aussi une « communauté » regroupant 24 pays (provinces) autonomes.

Pour distinguer les différentes entités sur place, on nomme donc la ville de Buenos Aires de Capital Federal et ses habitants de porteños. Pour la province de Buenos Aires, les habitants sont les Bonaerenses.

Cet article traite donc exclusivement de la province de Buenos Aires, pour la ville autonome de Buenos Aires, veuillez vous dirigez sur l’article « Ville de Buenos Aires ».

Autre spécificité de la province de Buenos Aires. C’est qu’elle englobe tout de même la banlieue de la ville de Buenos Aires. On a donc l’habitude de distinguer la banlieue de Buenos Aires du reste de la province, la banlieue est nommée « Partidos del Gran Buenos Buenos Aires » ou « Conurbano » qui compte au total 24 Partidos (équivalents en France des « municipalités », mais d’énormes municipalités). On distingue donc en Argentine, le « Conurbano » du reste de la province de Buenos Aires. Certains font aussi une distinction entre Conurbano (des 24 partidos) et de l’Aglomerado ou « AGBA » qui lui comprend 10 partidos de plus, et qui englobe un second anneau de 10 communes de plus, dont la capitale de la province « La Plata ». C’est en fait toute la zone urbanisée autour de Buenos Aires dans un rayon de 70 km.

Pour plus de compréhension pour les lecteurs de ce site, j’ai donc différencié  la ville de Buenos Aires (voir : Buenos Aires), l’Aglomerado (voir : Banlieue de Buenos Aires) et enfin le reste de la province de Buenos Aires que je traite ici !

Photo : Le tres célèbre festival de l'Omelette Geante de Pigue, tous les ans, le premier dimanche de décembre. Photo 2012.

Photo : La ville de Necochea sur la cote atlantique à 512 Km de Buenos Aires.

Video : 

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