29 avril 2011 5 29 /04 /avril /2011 13:13

Mise à jour : 29 avril 2011. Article écrit par Martin Texier.

Cultes religieux argentins et béatification :

L’Argentine est un pays très catholique - 88% des Argentins sont baptisés catholiques romains, un peu plus de 70% se considèrent eux-mêmes comme catholiques et environ le quart de la population sont des pratiquants réguliers. Comme dans presque tous les pays d’Amérique Latine, l’Eglise catholique y a développé de fortes croyances, avec certains cultes locaux - notamment autour d’apparitions mariales ou des signes, comme la Vierge de Lujan près de Buenos Aires, la Vierge d’Itati à Corrientes la Vierge del Valle à Catamarca.

Parmi les cultes religieux propres à l’Argentine – ou plutôt les personnages qui ont occasionné une importante dévotion, ne créant pas de religion particulière, on peut citer les plus connus en dehors de ceux qui sont consacrés à la vierge : le culte à la Difunta Correa, à Gauchito Gil et à Ceferino Namuncura (parmi tant d’autres). Ces derniers ne sont absolument pas reconnus par l’Eglise.

 Photo : Le pélerinage le plus important de l'année, celui de Lujan. Un article sur la Ville de Lujan. (Avril 2009).

La Difunta Correa :

La Difunta Correa est vénérée surtout en Argentine et au Chili. En 1840, le mari de Deolinda Correa est engagé de force pendant la guerre civile en Argentine. Correa décide de suivre le bataillon de son mari avec son fils qu’elle allaite, mais une fois arrivée dans la province de San Juan, Correa s’épuise et meurt de malnutrition et de déshydratation. Un groupe de soldat trouva son corps sur la route quelques jours après sa mort, et son enfant encore vivant continuait de s’allaiter sur son sein. Les soldats enterrèrent la mère et firent connaître l’histoire qui, vue comme un miracle, mena à la construction de plusieurs sanctuaires prêt du lieu de sa mort et de son enterrement, à Vallecito. Jusqu’à un million de personnes font un pèlerinage chaque année  vers son sanctuaire dans l’espoir d’un miracle, en lui faisant des offrandes et des prières, notamment en apportant de l’eau pour étancher sa soif.

Photo : Le long des routes argentines, des milliers d'autels où chacun apporte sa bouteille d'eau en offrande.

Le Gauchito Gill :

Un autre personnage important et sujet d’une grande dévotion que vous avez sûrement remarqué lors d’un passage en Argentine, c’est Gauchito Gil. Il est représenté avec les cheveux longs et bruns, une moustache, vêtu de blanc et de rouge. On trouve partout statuettes, images et peintures le représentant, et on le voit souvent dans les petits commerces argentins, à Buenos Aires mais surtout dans toutes les provinces du nord de l’Argentine.  La dévotion pour Gauchito Antonio Gil est sensée apporter la fortune. On trouve aussi souvent sur la route ou à l’entrée des villes et villages en Argentine des petites cabanes ou huttes rouges, entourées de drapeaux rouges, qui sont les lieux de dévotion pour Gauchito Gil. Il est le « Robin des Bois » argentin. Gaucho qui s’est engagé durant la guerre de la Triple alliance, a fini par déserter mais fut capturé. D’après la légende, juste avant d’être exécuté, il aurait dit à son bourreau de prier en son nom (Gauchito Gil) pour sauver son fils qui serait bientôt mourant. C’est ce qui fit le bourreau, qui revint donner une sépulture à Antonio Gil, qui fut agrandit et transformé en un sanctuaire et lieu de pèlerinage attirant des centaines de milliers de pèlerins annuellement. Avec la vierge de Luján, c’est sans doute le personnage  religieux le plus représenté en Argentine.

Photo : le gauchito Gil, le saint du monde rural.

Vidéo : (2010) Chansons à la gloire du Gauchito Gil. Photos du sanctuaire du Gauchito Gil de Mercedes (Prov. Corrientes).

Les « serviteurs » de Dieu :

Bien que ces deux personnages soient des figures importantes de la dévotion argentine, ils ne sont pas en voie de béatification. Pourtant, de nombreux Argentins sont déjà serviteurs de Dieu puisque des procès en béatification ont été ouverts depuis plus ou moins longtemps. Parmi eux figure des personnages de différentes époques et de différents milieux : des entrepreneurs, un médecin, une petite fille, des religieux… au total, 44 personnes de nationalité argentine sont candidats pour devenir saints. Parmi ces 44 figurent 20 moines et nonnes, et 13 prêtres. Pour l’instant, seulement un Argentin a été canonisé.
Six sont béatifiés, et sont donc les argentins les plus proches de devenir saints, donc objets d’un culte universel. Parmi eux figurent trois religieuses, une petite fille et surtout le médecin Artemides Zatti, qui né en Italie en 1880 et mort en 1951 en Argentine,  a consacré sa vie à l’attention de ses malades. Il se déplaçait à vélo pour soigner les malades des villages argentins, tout en portant un message religieux jusqu’à sa mort – il a été béatifié en 2002.
Le plus connu d’entre eux, reste tout de même l’aborigène Ceferino Namuncurá.

Céferino Namuncurá :

Ceferino Namuncurá fait véritablement l’objet d’un culte en Argentine. Mort à l’âge de 19 ans de tuberculose alors qu’il se préparait à devenir  moine, il a été une grande figure de l’évangélisation des aborigènes argentins, et en particulier en Patagonie. Ce n’est qu’après sa mort en 1905 qu’on lui reconnait des milliers de curations. En réalité pour l’Etat Argentin tout comme pour l’Eglise, on a utilisé politiquement le fait que Ceferino fut mapuche pour qu’il devienne un exemple de la tolérance et de l’acceptation de la pacification entre « indiens » et « blancs ».

Photo : Les peuples indigènes ont leur saint.

Cecilia Perrin :

D’autres procès en béatification sont ouverts. On peut notée parmi elles Cecilia Perrin, une mère fervente catholique qui a refusé un avortement « thérapeutique » proposé par les médecins (l’avortement est interdit en Argentine) et a préféré donner la vie à son fils en se sachant alors condamnée. Elle est morte en 1985. L’Eglise Argentine s’est empressée d’ouvrir un procès en canonisation. En moins de 20 ans en 2005, le Saint Siège a accepté de lui conférer déjà le titre de « Servante de Dieu ».

Fer de lance des campagnes anti avortement en Argentine, un groupe nommé « Grupo Cecilia Perrín » a été monté pour diffuser les dangers de l’avortement, et organise des réunions où des enfants « survivants de l’avortement » racontent leur joie de vivre.

Cecila Perrín ou Ceferino Namuncará, on ne devient pas par hasard « béatifié », surtout si l’Eglise en tire un avantage quelconque.

 

Photo : Cecila Perrín, devenue "matériel" de publication.

Processus de canonisation :

Comme partout, le processus de canonisation est long est complexe. Il faut d’abord qu’un évêque représentant de la paroisse ou est mort le candidat accepte puis défende l’ouverture du procès en béatification, avec autorisation du Vatican. Si l’église reconnait ses mérites, le procès est ouvert et le candidat est serviteur de Dieu. Parmi les 44 argentins candidats, 30 sont serviteurs de Dieu. A partir de cette reconnaissance débute une longue étude de la vie du candidat par les autorités religieuses. Après cette étude qui dure en général plusieurs dizaines d’années, si l’église reconnait une vie exceptionnellement vertueuse au sens catholique, le serviteur peut-être déclaré vénérable. Actuellement huit argentins sont considérés comme vénérables. Les plus connus d’entre eux étant : la mère Camila Rolon, qui a œuvré pour la protection des plus pauvres, d’abord à Buenos Aires puis en créant 29 centre d’aide sociale et religieuse à travers l’Argentine, puis en Uruguay et même en Europe ; l’autre Mamerto Esquiu, évêque argentin du XIXème siècle qui a eu un rôle important dans la création de la constitution argentine.

Enfin, si l’église reconnait que le vénérable a été le sujet d’un miracle de Dieu, le vénérable est béatifié. Pour être enfin canonisé et reconnu comme saint, il faut que l’église reconnaisse au moins un deuxième miracle, ou que le vénérable soit mort en martyr. Aucun des six argentins qui sont béatifiés ne semble prêt à devenir un saint : pour l’instant, aucun fait ne pourrait éventuellement être considéré comme un deuxième miracle pour ses six personnes.

Photo : Le cardinal italien Angelo Amato est aussi le préfet de la "congrégation pour les causes des saints"(en latin : Congregatio de Causis Sanctorum) qui est chargée d'instruire les cas potentiels de béatification.

Un seul saint argentin :

Les Argentins vénèrent plusieurs saints patrons, même si le culte principal est celui de la vierge. Parmi eux, seulement un est argentin, il s’agit d'Héctor Valdivielso Sáez. Celui-ci fait partie des neufs religieux que l’on appelle les Saints Martyrs de Turon, mort de persécutions religieuses pendant la révolution asturienne en Espagne en 1934, période de la guerre civile espagnole. Il était le seul religieux non espagnol parmi les neufs martyrs de Turon.

Photo : Le seul saint argentin a le droit de figurer sur un timbre argentin, l'année de sa béatification en 1999. Une fierté nationale !

A lire dans le Petit Hergé :

 

- Eglise de San Ignacio de Loyola à Buenos Aires.(Avril 2011).

- Les estancias jésuites de Córdoba.(Avril 2006).

- La ville d'Alta Gracia (Prov. Córdoba).(Avril 2006).

- La ville de Córdoba.(Avril 2006).

- La ville de San Salvador de Jujuy.(Juin 2010).

- Buenos Aires en 1750.(Mai 2009).

- Le métissage de Buenos Aires pendant l'époque coloniale.(Mai 2009).

- Le Vice Royaume de la Plata en 1809. (Mai 2009).

 

Photo : Autre culte non reconnu par l'Eglise, San La Muerte, près de Mercedes dans la province de Corrientes.

 

 

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6 septembre 2010 1 06 /09 /septembre /2010 20:26

Mise à jour : 06 septembre 2010. Article écrit par Pierre Largeas.

De plus en plus de raisons de faire la fête :

 

En Argentine, toutes les raisons sont devenues bonnes pour faire la fête. Si vous ne me croyez pas, allez jeter un coup oeil sur l’agenda d’une des nombreuses compagnies spécialisées dans l’organisation de fêtes en tous genres. En effet, depuis près d’un an, les raisons de fêter les évènements importants dans une vie se sont multipliées et diversifiées. Que ce soit pour un baptême, une Bar Mitzvah, un anniversaire des 5, 15, 50, 90 ans, ou bien pour un bébé pas encore né, tout est prétexte à faire la fête ! Beaucoup d’entreprises ont profité de cet engouement pour en faire leur principale activité. Avec des budgets pouvant aller jusqu’à 40.000 EUR pour un anniversaire, les possibilités deviennent presque infinies.

La Quinceañera :

 

 La «Quinceañera» est l’évènement phare dans la vie d’une jeune fille argentine. Que ce soit au Mexique, en Colombie, ou bien même à Cuba, cet anniversaire des 15 ans est tout simplement incontournable. Ici en Argentine, les parents n’hésitent plus à se ruiner (même dans les classes sociales les plus basses) pour que leur petite fille se souvienne toute sa vie de ses 15 ans. Une Quinceañera peut parfois facilement coûter jusqu’à 40.000 euros, les jeunes filles choisissent des robes dignes de mariages de stars, si bien que des créateurs se sont mis à designer des robes spécialement pour cette occasion. Pour une fête des 15 ans, il faut au moins mettre au minimum entre 2000 euros et 5000 euros incluant des prestations sur mesure. L’idée est de faire ressembler le plus possible la jeune fille à une princesse. Elle doit le plus souvent apparaître en habit de fête, dans les tons blancs ou roses, accompagnée de ses parents, de ses grands parents, de sept demoiselles d'honneur et d'autant de prétendants qu'elle le désire. Cette fête marque le passage de l’enfant à la femme. Ainsi, que la famille soit religieuse ou non, la fête se doit d’être marquante et significative pour la jeune quinceañera.

Autrefois la fête des 15 ans chez les filles se limitait (si on peut dire) à une soirée de princesse, aujourd'hui en plus bien souvent elles partent en voyage entre copines. Suivant les moyens, d'un simple week end, jusqu'a des croisière de Buenos Aires vers les Caraibes et les Etats Unis ! ................ tout un marché à prendre !

Photo : les croisières des 15 ans !  Pour les porteña, une croisière en Floride ou au Bresil, pour les provinciales, un séjour à Buenos Aires !

Petits mais coûteux :

 

 Le plus étonnant reste à venir. Autrefois, des fêtes dites intimes, qui réunissaient la famille et les amis proches, comme par exemple les anniversaires pour enfants, sont aujourd’hui devenues de vrais évènements complexes à organiser, faisant appel à des DJ (400 euros), animations (500 euros), spectacles (600 euros), photographe (400 euros) et bien sûr un buffet thématique (400 euros). Les anniversaires pour enfants sont les évènements qui se sont le plus complexifiés ces dernières années. Les façons de les fêter sont quasi infinies. En général, les garçons choisissent plutôt des activités à l’air libre, le foot par exemple, et des ambiances décoratives de super héros, de pirates, ou encore de personnages de dessins animés. Les filles sont davantage tournées vers le genre de prestations que propose l’entreprise Plaza Delivery Event Planners. A savoir, le Lovely Spa, en général autour de 1200 euros pour 12 filles, avec au programme, manucure, maquillage, coiffure, et bien sûr chorégraphies.  Il existe également des thèmes de princesses incluant déguisements, buffet, maquillage, danses, photographe personnel et autres pour un total de 2000 euros. Pour sa fille, Carlos Tevez, célèbre joueur de football de la sélection argentine, a fait appel à l’entreprise Plan V qui n’a ni plus ni moins recréé le décor féerique de Disneyland et de tous ses personnages. Toutefois, et heureusement, d’autres animations moins coûteuses existent telles que la réalisation de parfums ou de shampoings (700 euros pour 25 enfants) qui plait de plus en plus.

Photo : Apres la fête, les souvenir en photo ounvoidéo sur CD ou DVD. (On devient une star !)

Le look, déguisement et merchandising :

Des entreprises uniquement axé sur le (re)looking pour ne pas dire sur le déguisement, propose par exemple 5 changements de costune pour une même soirée pour la quinceañera. Depuis la fin de la crise en 2003, un nombre important de marques à Buenos Aires n'existent et ne créent que pour ça ! 

Entre tenue de "vamp", de "princesse", de "femme fatale" ou de "cosplay à la japonaise", la quinceañera va pouvoir se montrer à tous ses proches. Une aubaine pour ses sociétés de vêtement de se faire connaitre.

Sur les cartons d'invitation des fêtes, le ton est donné ! (Il faut penser aussi au merchandising et à la panoplie de produits dérivés pour les invités de la fête !).... pour les fetes de baptême, des invitations aimantée pour mettre sur le frigo ! (photo en bas de l'article).

   

Photos : Carte d'invitation, un brin "Cosplay" pour Lucia ou un brin "future mariée" à droite.

Un exemple : L'entreprise Fun Time

 

Photo : 600 "15 ans" ovationnent l’apparition de Matias Ale, acteur argentin de telenovela, pour animer une soirée lors d’une fête de fin d’année 2009 par l’entreprise Fun Time. Je vous laisse en espagnol le texte :

"Motivado por los piropos y el griterío de más de 600 quinceañeras, Matías Alé se tiró sobre la multitud de chicas que lo esperaba ansiosa. El ex de Graciela Alfano condujo una fiesta de fin de año que organizó una agencia de turismo que organiza viajes a Disney para chicas que cumplen quince años. Excitadísimo, Alé no podía creer ser tan popular entre mujeres tan jóvenes".

Pas encore nés mais déjà adorés :

 

 A partir du 7ème mois de grossesse, la future mère, sa soeur ou bien une amie proche organise ce que l’on appelle un «Baby Shower» dans le but de réunir toute la famille et les amis proches afin de souhaiter la bienvenue au futur nouveau-né. Cette tradition venue des Etats-Unis connaît aujourd’hui un succès sans précédent en Argentine. Il est convenu d’organiser cette réception le week-end ou bien un soir en semaine et la personne en charge de l’organisation doit au préalable demander à la future maman quels sont ses souhaits de cadeaux pour son enfant. Andrea Roitberg en connaît un rayon. Elle organise tous les Baby Shower des célébrités locales. Ses tarifs vont de 2000 euros à 4000 euros pour une réception de 20 personnes. La société d’Andrea réalise 2 à 4 Baby Showers par semaine, et à chaque occasion les décors qu’elle met en place sont dignes de ceux d’Alice au pays des merveilles. Sa technique de vente dit-elle, est d’en mettre plein la vue aux parents au Baby Shower pour qu’ils aient ensuite envie de faire appel à elle pour le baptême ou le premier anniversaire.

Photo : Publicité d'une société qui ne prépare que des Baby Shower et le merchandising qui va avec.

Des entreprises sur mesure :

 

L’entreprise Gran Córdoba Eventos, créée il y a 45 ans et auparavant spécialisée dans la pâtisserie artisanale, n’avait jusqu’à présent exécuté que des commandes d’anniversaires ou encore de fiançailles. Elle propose désormais un panel de services exceptionnel, allant de l’organisation de baptêmes à la Bar Mitzvah, mais encore de l’anniversaire de divorce à celui de son animal de compagnie. En 2009 l’entreprise a enregistré un total de 50 commandes. Aujourd’hui, son carnet de pré commandes est complet jusqu’à mi-2011, tout en sachant que la moitié de ces demandes ne concernent ni des couples ni des anniversaires. Tous ces évènements qui viennent s’ajouter aux moeurs argentines alimentent ce business, si bien que malgré les 5 salons de réception dont dispose Gran Cordoba Eventos à Buenos Aires, il vous faudra vous y prendre au moins 6 mois à l’avance pour organiser un évènement quel qu’il soit.

Les idées ne manquent pas à ces évènements. Les noces d’or (50 ans de mariage), plutôt rares lorsque l’on sait qu’un mariage sur trois se termine en divorce, sont celles auxquelles les couples accordent le plus d’importance. En règle générale, c’est aux enfants ou amis proches d’organiser ces noces et les réceptions peuvent atteindre jusqu’à 100 personnes avec comme prestations un photographe personnel, 1 ou 2 spectacles sur scène, un bal dansant et un buffet. Pour fêter ses noces d’or, le couple KISS a invité ses enfants et ses petits enfants à passer une semaine à Cordoba à l’hôtel 5 étoiles El Castillo où fut organisée à leur demande une fête médiévale. Déguisements, banquet et danse toute la nuit, ces prestations sont à des prix exorbitants, mais il faut croire que c’est le prix à payer pour vivre comme des rois.

 

Photo : On organise aussi des fêtes de divorce, avec gateau, déguisement et décors !

Liens externes :

Des exemple de sociétés argentines de tourisme spécialisée dans les "15 ans" :

- Viajes Nikant.

- L'Agence FunTime.

- Gran Cordoba Eventos. Catering et salon de fêtes.

 

 

 

 

 

 

 

Photo : Les 15 ans s'amusent en croisière !

A lire aussi dans le Petit Hergé :

- La guerre des cellulaires.(Juillet 2010).

- Une opération marketing qui tourne au fiasco.(Mai 2010).

- Les fêtes du bicentenaire de l'Argentine.(Mai 2010).

- Le délire de Joe Bar sur les routes argentines.(Août 2009).

- Les cantinas de Buenos Aires.(Juillet 2009).

- Fotolog et Floggers.(Septembre 2008).

- Le cinéaste Pablo Trapero.(Mai 2008).

- Andres Calamaro, artiste argentin.(Avril 2008).

 

Photo : Les aimants à mettre sur son frigo, pour se rappeler de la fête d'un bapteme !

 

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15 septembre 2008 1 15 /09 /septembre /2008 20:45
Mise à jour : 15 septembre 2008.

Fotolog, passion argentineLe fotolog

Depuis la reprise économique (début 2004) mais surtout depuis le développement des blogs Internet et surtout des photo blogs (ou fotoblog), on assiste à Buenos Aires à des regroupements hebdomadaires dans différentes parties de la ville d’adolescents.

Bien entendu chacun choisit son clan (ou tribu) en fonction de ses goûts musicaux (à la base) puis de son allure vestimentaire et comportementale.
En voilà du travail pour les ethnologues urbains !

Le flogger est né en Argentine, plus exactement à Buenos Aires, difficile de mettre une date exacte, mais le mouvement est né à partir du site de fotolog.com (ex fotolog.net). Ce site existe depuis fin 2002, et consiste à monter un site perso sur soi (très égocentrique) avec peu de texte, mais surtout un maximum de photos. Tout l’intérêt ou plutôt le « jeu » étant de monter au moins une photo par jour de soi même sur son site et d’avoir le maximum de lecteurs, ou plus exactement de « signature ». Car le « blogger photo » doit attirer l’attention et surtout avoir de la « fama » (popularité) C’est une course à la signature.

Un blogger photo « existe » uniquement si son site est lu et signé.

Il est certain que le phénomène « mode » est aujourd’hui accéléré par internet. Tout ado a à Buenos Aires forcément  un fotolog, sinon comment pourrait il exister au sein d’un collège, ou de son propre groupe d’ami ?

Floggers à Abasto (Buenos Aires)
Photo : Un mercredi à Abasto, on se montre, on s'exhibe, on se prend en photo, et on les monte sur son fotolog.


Pourquoi en Argentine et au Chili ?
 

Phénomène Fotolog Chili-Argentine-Brésil
Photo : Phénomène Fotolog jusqu'en 2007 essentiellement chilien, aujourd'hui argentin. Très culturel, en Asie on ne parle pas de soi, en Argentine on ne fait que ça !

Ce n’est pas un argentin qui a mis au point le site fotolog.com, (ce sont des new-yorkais). Pourtant dès mai 2005, il y a 1.300.000 utilisateurs dessus dans le monde (la barre du million est passé en février 2005) dont 400.000 argentins (soit 31% de l’ensemble), étonnant non ? Pourquoi en Argentine, et pourquoi pas dans un autre pays plus développé ou plus habités ? (Aujourd’hui (sept 2008) les pays possédant le plus d’utilisateurs de photolog sont aussi le Chili et le Brésil)

Début 2007, déjà 1.000.000 d’argentins dessus (sur 6.500.000 d’utilisateurs) soit encore 15%.

Juillet 2007 : 10.000.000 d’utilisateurs, juillet 2008 : 18.000.000.

En septembre 2008 : 20.000.000 utilisateurs dans le monde dont 3.000.000 d’utilisateurs en Argentine, puis arrivent le Chili avec près de 3.000.000, et enfin Brésil 1.500.000, les autres pays arrivent très loin derrière. Outre que www.fotolog.com., le deuxième site spécialisé dans ce type de blog est www.terra.com. ou www.fotolog.terra.com.ar (pour le portail argentin). Pour Terra, les argentins arrivent aussi en première place mondiale avec près de 2.000.000 d’utilisateurs, le Brésil avec 1.500.000 et ensuite le Chili avec 500.000.

Il y a donc à cette date 5.000.000 d’argentins possédant un fotolog* (soit 14% de la population) premier consommateur au monde de ce genre de site.

* En espagnol comme en portugais, on utilise fotolog ou fotoblog, en anglais ça sera toujours photoblog.


Alors pourquoi d'abord ici (Argentine) et non pas ailleurs ? 
Je ne sais pas, peut être plusieurs raisons : Les argentins sont passionés par l'informatique et par Internet, la population du pays est très jeune (age moyen de l'argentin : 25 ans), culte du corps important dans la culture argentine, vie sociale active, les argentins se retrouvent souvent et communiquent plus facilement que d'autres nationalités. Société machiste, l'homme doit être fort et la femme doit être belle, et il faut le montrer ?

Société éphémère ? Instant présent ? superficialité ? Que de questions !!!
Ou tout simplement un jeu ?
Elle, joue à la starlette qu'elle ne sera jamais, et pose d'une manière la plus provocante possible.
Lui, joue le gars sympa qui a plein de copains, une sorte de "winner" que tout le monde admire !

Je suis la plus belleJe suis le plus fort
Photos : Je suis la plus belle, et moi je suis le plus fort ! J'ai mon fotolog et tout le monde me regarde !

Les tribus urbaines "Internet" 

Ci je vous parle de ces sites Internet, c’est pour expliquer comment ce « phénomène Internet » de fotolog a donné naissance à toute une série de "tribus urbaines" qui n'auraient surement jamais du exister sans l'informatique ou tout du moins progresser aussi rapidement dans les rues de Buenos Aires. Ce phénomène s'étend aux autres grandes villes d'Amerique du sud

Qu'est ce qu'un flogger ?

Le floggers aux cheveux dans les yeuxFille et garçon (50-50), jeunes (entre 12 et 20 ans aujourd’hui), mais qui vieillit (si on peut dire) avec les mois qui passent. Totalement urbain, grande ville argentine mais essentiellement de Buenos Aires. Condition sociale bonne (classe moyenne et supérieure). Accroc à Internet (sinon ils n’auraient jamais existé), passent de nombreuses heures dessus (3 à 4 heures par jour) et vivent accrochés aussi à leur cellulaire (téléphone portable) pour faire des photos et envoyer des Sms. Sortent et se déplacent à plusieurs, ciné, discos, mais aussi s’invitent chez eux (c’est à dire chez leurs parents) pour parler bien essentiellement de leur photo blog.

Vêtements : Jeans, (le plus serré possible), couleurs voyantes, le plus fluo possible, Converse de rigueur aux pieds.

Ustensile : la sucette (de préférence grosse et colorée), et les grosses lunettes de soleil à la Polnareff.

La coiffure : très importante, forcément les cheveux qui arrivent aux niveau des yeux, avec une mèche sur un coté qui peut cacher totalement sa vision.

Musique : La Techno.

Danse : L’Electro (une manière de danser la tecno)

Ennemi : Los cumbieros (ceux qui écoutent la cumbia), los emos (les "émotifs", la tribu qui ne croit plus en rien, onda depresiva, à s'ouvrir les veines pour un premier chagrin d'amour).

Lieu de rendez vous : A Buenos Aires, tous les mercredis après midi dans Abasto Shopping.
Le geste Floggers : Cacher sa bouche avec son poing quand on se prend en photo !



Vidéos : Les floggers à Abasto le mercredi. (Février 2008).

Fashion floggerUne mode est lancée
Photos : 2008 Buenos Aires Floggers ! 
 

 

Phénomène éphémère ou durable ?

Sûrement ni l’un ni l’autre, puisque tout phénomène se transforme au fil du temps. Le seul aspect nouveau est l’apport d’Internet qui a « créé » cette mode et qui le diffuse très vite. Phénomène local argentin ? Peut être pas, le flogger a déjà contaminé le Chili, l’Uruguay et le Brésil.
Si vous êtes de passage à Buenos Aires, passez dans le Shopping d'Abasto un mercredi après midi ou en soirée vous en verrez ! 

Electro floggers argentinAutres articles dans le Petit Hergé :

- Mercado Abasto et Abasto Shopping.
-
Le Dakar 2009 en Argentine.
-
Manger à Buenos Aires.
-
Le cinéma argentin.
-
Tango Electronico

- La mode argentine.


La décennie floggers
Photo : 2008-2017 : La décennie de la culture floggers ?

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28 mars 2007 3 28 /03 /mars /2007 22:02

Mise à jour : 03 mai 2007

Le lunfardo est né à Buenos Aires à la fin du XIXème siècleLe " Lunfardo " est l'argot de Buenos Aires, le " Rio platense " est le type d'espagnol employé autour du Rio de la Plata, à savoir dans les provinces de Buenos Aires, La Pampa, Cordoba, Santa Fe, Entre Rios et aussi en Uruguay.

La limite entre le lunfardo et le rio platense n'est pas vraiment defini, il ne faut pas croire n'ont plus que le lunfardo n'est réservé qu'aux "mauvais garçons" n'employant que des "gros mots" . Disons plutot que le Rio Platense a remplacé peu à peu l'Espagnol ( ou véritable castillan ) au fil des générations, il est présent partout, dans les médias, les papiers officiels, la littérature argentine, la musique, l'université, les livres, c'est devenu une langue de travail comme si elle avait deja acquit sa maturité prête à se séparer et s'indépendantiser totalement de l'espagnol international. Au travail comme à l'assemblée nationale et dans le monde politique, la législation comme les décrets sont en rio platense.

Le lunfardo est plus à rapprocher de l'argot, c'est une langue populaire, le langage de la rue, celui qu'on emploie pour faire ses courses, et celui qui revient au galop entre amis au bar. Pas forcemment vulgaire, il est plutot imagé, simple et direct.

Je ne vais pas faire ici une liste de tous les termes existants ( des milliers ), mais uniquement quelques termes qui vous serviront dans un premier temps à comprendre ce que l'on vous dis !

Chaque mot est indiqué en Rio Platense - Français ( en esp : espagnol d'Espagne )

Liste de 77 mots :

- El colectivo - L'autobus

- El colectivero - Le chauffeur de bus

- La ruta - La route ( en esp : carretera )

- El micro - Le bus de longue distance

- El remis - le taxi ( non officiel, surtout en banlieue et dans les petites villes de province )( Le taxi a un taximetre, le remís n'en a pas )

- El remisero - Le chauffeur du "remis"

- El taxista - le chauffeur du taxi

- El tachero - Le chauffeur de taxi ( ça c'est du lunfardo )

- El auto - La voiture ( en esp : el coche )

- El subte - Le métro ( en esp : metro )

- El boleto - Le ticket ou le titre de transport ( en esp : billete )

- La boleteria - Le guichet de vente des tickets

- La valija - La valise ( en esp : la maleta )

- El boliche - La discotheque

- La cancha - le terrain de sport ( football , tennis .... )

- El hincha - le suporter

- La hinchada - Terme designant l'ensemble des suporters

- El Intendente - Le maire ( en esp : El alcalde )

- La frutilla - La fraise ( en esp : La fresa )

- El damasco - L'abricot ( en esp : El albaricoque )

- La banana - La banane ( en esp : El platano )

- El durazno - La pêche ( le fruit ) ( en esp : El melocoton )

- El choclo - Le mais ( en esp : El maiz )

- El pochoclo - Le pop corn

- La palta - L'avocat ( le fruit )

- El anana - L'ananas ( en esp : La Piña )

- La birome - Le stylo bille ( en esp : El Boligrafo )

- La fibra - Le stylo feutre

- El diario - Le journal ( en esp : El periodico )

- El bife - Le bifteck

- La manteca - Le beurre ( en esp : La mantequilla )

- La medialuna - Le croissant ( en esp : croisan )

- La factura - terme generique englobant les viennoiseries . ex : la medialuna est une factura

- El submarino - Le chocolat au lait ( chaud )

- La gaseosa - Terme génerique désignant les boissons gazeifiées sucrées ( ex : Coca, fanta )

- La soda - Eau gazeuse ( non minerale )

- La soda-sifon - Eau gazeuse sous forme de bouteille ( en verre ou plastique ) type eau de Seltz.

- El tres cuarto ( de cerveza ) - La Biere en bouteille de 66 cl

- El chopp - Le verre de biere de 33 cl

- El cortado - Le noisette ( café avec un peu de lait )

- La lagrima - Le cafe avec un soupçon de lait

- La milanesa - L'escalope pannée ( en esp : Escalope empanado )

- Tomar : Le verbe "prendre", prendre un train par exemple, ou prendre son temps , s'utilise aussi pour "boire" : "Tomar una cerveza" par exemple.

- Cojer : Uniquement en Argentine "prendre" dans le sens baiser, faire l'amour. Alors qu'en Espagne il est employé dans le meme sens que "tomar" en Argentine. Bref ne pas employer "cojer" en Argentine sans provoquer une illarité chez vos voisins.   

- La picada - Les amuses geules ou les snacks qui accompagnent un aperitif ou une bière. Autre sens : la course clandestine de voitures sur les avenues. ( pour l'apero en esp plur. : Las tapas )

- El picadista - Celui qui pratique la course ( pas l'apero !)

- La computadora - L'ordinateur ( en esp : el ordenador )

- El control remoto - La télécommande ( de tele par exemple )

- El okupa - Le squatter

- El cartonero ( la cartonera ) - Le cartonier ( celui qui ramasse le carton dans la rue )

- El sudaca - Le sud americain ( lunfardo, pejoratif )

- El desempleo - Le chomage

- La desocupacíon - Le chomage

- El desocupado - Le chomeur

- El piquetero - le manifestant qui coupe une rue, avenue, route, acces à un lieu.

- El piquete - La manifestattion qui coupe un accés

- El boludo ( la boluda ) - Le con ( pas toujours pejoratif, aussi employé dans le sens de couillon à Marseille )

- El pelotudo ( la pelotuda ) - synonyme de boludo

- El morocho ( la morocha )  - designe celui qui est un peu brun de peau ( absolument pas pejoratif )

- La cana : Plusieurs sens : 1) Le flic, 2) le terme générique équivalent de la flicaille, 3) la prison. ( exemple, purger une peine de prison , c est : morfarse una cana )

- Los anteojos - Les lunettes ( de vue comme de soleil ) ( en esp : Las gafas )

- La pileta - La piscine ( en esp : La piscina )

- El placard ( ou placar ) - le placard ( ça vient du français )

- El palier - Le palier ( ça vient du français )

- El sommier ( ou somier ) - le sommier ( ça vient du français )

- El parquet - Le parquet ( ça vient du français )

- El departamento - l'appartement

- El encargado - Le concierge d'immeuble, ou aussi le responsable d'un magasin

- El portero - Autre maniere de dénommer le concierge d'immeuble

- Las expensas - Les charges ( d'un appartement )

- El plomero - Le plombier ( en esp : El fontanero )

- El vaquero - Le jean

- La malla - Le maillot de bain ( en esp : El bañador ou El traje de baño )

- El corpiño - Le soutien-gorge ( en esp : El sostén )

- La bombacha - La culotte ( d'une femme ou d'un bébé ) (en esp : La braga )

- La pollera - La jupe ( en esp : la falda )

- Bordó (adj.) - Couleur bordeaux ( ça vient du français ) ( en esp : rojo violáceo )

Merci à tous ceux qui contribuent à allonger la liste !

Merci Neo, Moine, Don Marco, Valeria et Aurelia !

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2 mars 2007 5 02 /03 /mars /2007 04:43

Misiones est LA province ou l'on produit le maté donc vous êtes "obligés" de le gouter ( déguster, apprecier ou pas ) .

Cette infusion était utilisée originairement par les indiens guaraníes à partir de la plante " yerba mate ". Les jésuites qui se sont ensuite installés dans la zone ont amélioré la culture et la production, ce qui explique que depuis cinq siècles les meilleures exploitations "yerbatales" se trouvent dans la province de Misiones.

Aujourd'hui la Yerba (feuille de yerba mate picada) se commercialise en paquet de 500 gr ou de 1 kg.

Le récipient dans lequel on boit le mate s'appelle aussi " el mate", qui peut être traditionnel donc fait dans une calebasse "calabaza curada", ou dans un récipient qui reprend la forme de la calabasse en cuir, bois ou même plastique ! L'infusion se prend avec une "bombilla" ( paille ), on peut le déguster amer ( naturel ) ou sucré.

Important : Si l'eau boue, il est trop tard......... un bon mate se fait avec une eau chaude sans etre portée à ébullition

 

 le maté et la bombilla

La feuille de la yerba mate

La feuille "moulue"

Differents types de bombilla

Composition du Maté

Voila comment le préparer :

1 Remplissez le maté ( récipient ) avec du maté ( l'herbe ) au 3/4.

2 Bouchez avec votre main le maté, retournez le et agitez le energiquement pour que le maté (l'herbe) se sépare entre partie fine ( fina ) essentielement les feuilles bien moulue et la partie "epaisse" ( gruesa ) composée de fines tiges .

3 Vous remetez le mate dans sa position normale, et vous notez que la "yerba fina" reste en surface alors que la "gruesa" se trouve au fond.
Ainsi lorsque vous mettrez la "bombilla" ( la paille par laquelle vous aspirerez ) au fond, celle ci ne se bouchera pas par les elements les plus fins.

4 Maintenez l inclinaison du mate dans le recipient comme sur le dessin.

5 Chauffez de l'eau a une temperature de 65C et versez en un peu dans le maté mais uniquement dans la partie vide du recipient sans mouiller la partie superieure. Laissez reposer une a deux minutes.
6 Placez la "bombilla" inclinée dans cette partie vide au fond du récipient.

7 Remplissez le récipient avec de l'eau très chaude (85C) pres de la "bombilla".

Important: Ne jamais mettre de l'eau bouillante et ne mouillez pas tout le mate d'un coup.

Vous commencez à sucer le mate par la bombilla et vous remettrez plusieurs fois de l'eau sans deplacer la bombilla et bien sur sans remettre du mate dans le recipient. Apres plusieurs "remplissages" , le mate aura perdu son gout, jeter le, et recommencer l'operation du debut.

Bon mate !  Certains le trouveront amer, vous pouvez rajouter du sucre !

Vocabulaire :

La tarefa : C'est la récolte des feuilles de maté, elle s'effectue entre juin et septembre. La moisson en géneral est préferable par temps de pluie ou plutot de bruine, car les feuille sont mouillées et le poid augmente "a más peso, más pago".  En décembre, janvier arrive la période du nettoyage des plantes et des arbres. Chaque année la recolte est de 108 à 110 millions de tonne de maté.

El tarefero : C'est l'ouvrier agricole qui travaille dans une exploitation de maté. ( ou "obrero yerbatero" )

Les grandes zones de production du maté :

En Argentine : Province de Misiones et le nord-est de la province de Corrientes.

Au Paraguay : Toute la partie Est du pays le long du Rio Paraná.

Au Bresil : Dans les états de Paraná et Río Grande Do Sul.

Tous les ans, deuxieme semaine de novembre, la fête nationale du mate à Apóstoles !

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