15 juillet 2011 5 15 /07 /juillet /2011 15:19

Mise à jour : 15 juillet 2011.

Les bonnes tables de Mar del Plata :

Comme Mar del Plata est une ville touristique, vous pouvez donc imaginer que pendant la haute saison, les restaurants fourmillent Dans le centre et le long des plages. Il y a de tout ! Ne restons pas aveugles, la grand majorité de ces restaurants de saison n’ont absolument rien d’exceptionnel dans leur gastronomie. Cependant le plus intéressant est de chercher de bonnes tables ouvertes toute l’année et qui s’adressent plus au marplatenses qui sortent le weekend end ou qui viennent y célébrer une date spéciale. C’est le but de cet article : chercher les tables originales, les bonnes adresses qui valent le détour et qui offrent des plats qui ne se trouve peut être qu’à Mar del Plata !

Pour les amateurs des bonnes tables, je vous rassure, les autres villes seront aussi traitées !

Pour le moment deux bonnes adresses : (que j’ai testé).

 

La Casa Vieja :

Une sorte de restaurant familial ouvert depuis 1969. En apparence de l’extérieur, rien ne permet de croire qu’il s’agit d’une bonne table. Le restaurant est situé au rez-de-chaussée d’un petit pavillon, on sent qu’il s’est agrandit au fil des années en phagocytant le local de l’angle. Pourtant venez y un weekend end et vous vous apercevrez que seuls les connaisseurs marplatenses le connaissent (aucun touristes porteños, donc une référence ! ;-)) Il faut réserver à l’avance ou alors venez très tôt (Midi, Midi et demi ou 20h-20h30 le soir) pour vous trouvez une table !

 

Quelques spécialités, nous sommes à Mar del Plata donc au bord de l’atlantique, c’est donc le moment de profiter des fruits de mer (il faut pouvoir suivre sur les prix), ou alors sur les poissons (très bons marchés), (NB : A Buenos Aires, le poisson de mer est difficile a trouver en restaurant ou alors a des prix exorbitants, profitez donc d’être à Mar del Plata pour en manger !).

Les spécialités :

- Las Rabas (en entrée)

- Pinchos de langostinos con recula.

- Salmón rosado a la casa vieja.

- Chernias a la parrilla.

Pour ceux qui n’aiment pas le poisson, il y aussi d’autres spécialités (surtout les pates fraiches !!!!) : Les lasagnes sont ici « la » spécialité !

- Tallarines negros

- Lasagna a la casa vieja.

 

 

 

 

Adresse : Magallanes 3990 (quartier Lourdes)

Horaires : Il est ouvert tous les jours à midi et le soir uniquement le jeudi, vendredi, samedi et dimanche.

Téléphone : (0223) 480-9452

Prix : Plat, dessert, vin (bouteille pour 2), comptez 200 Ars (35 €) pour deux personnes). (Prix Juillet 2011). Si vous prenez des fruits de mers (ça peut passer à 300 Ars - 50 € toujours pour deux personnes) Attention on n'accepte plus les cartes de crédit, tout est à payer en espèce !!!

La Taberna Baska :

 

Dans le quartier jouxtant celui de Lourdes, je parle du port, il y a aussi de très nombreux restaurants de poisson. Oublions ceux ce concentrant dans le « complexe gastronomique du port » qui compte plus aujourd’hui de restaurants self service touristiques que de véritables bonne stables pour nous concentrer sur le cœur même du quartier, la calle 12 de octubre.

Nous voilà donc encore dans un quartier très populaire, une sorte de Boca de Mar del Plata mais sans l’ombre d’un touriste dans lequel subsistent encore quelques bonnes adresses gastronomique.

La Mecque du quartier est sans aucun doute : La Taberna Baska !

 

Comme son nom l’indique, les basques ne sont pas loin, et les plats alternent la cuisine basque et la cuisine espagnole pour tout ce qui vient de la mer !

Avec toujours le même sentiment que l’intérêt se concentre à l’intérieur, le restaurant ne parait pas à première vue avenant lorsque l’on le croise à l’angle des rues 12 de octubre et Bermejo. Façade Rude, vitrine tristounette, mais ne vous y fier pas ! Une fois la porte poussée, nous voilà dans l’antre d’une des meilleures adresses de Mar del Plata !  Un décor rustique très années 60. (Normal, le restaurant a ouvert juste en 1960 !) et tout est dans son « jus » d’origine. Propre, excellent service de mozos qui s’y connaissent, et surtout très bons plats !

Les spécialités :

Merluza negra al gusto.

Lenguado a la basca.

Arroz con chipirones.

Cazuela de mariscos y pulpo.

Chernia con salsa de camarones.

Comme toujours si vous restez sur le poisson, la note ne sera pas élevée, si vous vous risquez sur les cazuelas et les mariscos, comptez au moins 50% de plus sur la note !

Je me suis régalé, et j’y retournerai !

Comme toujours si vous n’avez pas réservé le weekend, venez au début de chaque service (beaucoup de monde), sinon en semaine à midi c’est toujours vide ! A savoir : les rioplatenses sortent surtout le soir et surtout le weekend (midi et soir) !

Adresse : 12 de Octubre au 3301 (angle calle Bermejo)

Horaires : Tous les jours de Midi à 15h et de 20h30 à 00h15.

Téléphone : (0223) 480-0209.

Tarif : Plat, dessert et une bouteille de vin : 200 Ars pour deux personnes (300 Ars si vous vous mettez sur des mariscos et des pulpos).(Tarif Juillet 2011).

A lire dans le Petit Hergé sur Mar del Plata :

Les belles demeures de Mar del Plata. (Mai 2011).

Malgré les pelleteuses et les bulldozers des années 50 et 60, quelques maisons prestigieuses du début du XXème siècle ont pu rester debout. Voila une liste de quelques propriétés à découvrir (pour la plupart de l’extérieur car elles sont encore habitées).

Photos anciennes de Mar del Plata. (Mai 2011).

Voici quelques photos du début du XXème siècle permettant de se donner une idée de l'aspect de la ville il y a un siècle et de se que pouvait representer un séjour au bord de mer pour la bourgeoisie porteña. Inutile de présenter la totalité des photos disponibles sur cette époque, elles sont nombreuses. Je vous propose donc une simple série de 10 photos avec les dates quand il est possible de les connaitre.

Mar del Plata : Les plages (Prov. Buenos Aires)Les Plages de Mar del Plata. (Mai 2011).

Mar del Plata sans l'océan et ses plages, n'aurait jamais eu raison d'être. Il s'agit avant tout d'une station balnéaire. Donc tout voyage ou séjour par Mar del Plata se fait forcemment par ses plages.
Buenos Aires tourne le dos à son Rio, Mar del Plata se tourne vers l'Atlantique.

La Calle Güemes de Mar del Plata. (Mai 2011).

Depuis 1998, et surtout depuis 2003 (début de la récupération après la crise de 2001-2002), la calle Guemes du quartier de Los Troncos à Mar del Plata a connu une transformation rapide et gigantesque. Certains n’hésitent pas à parler du « Fenómeno Güemes » qui transforma une rue d’un quartier résidentiel comptant de nombreuses constructions individuelles en rue commerciale, puis en zone commerciale s’étendant aux autres rues environnantes.

Historique de la ville de Mar del Plata. (Juillet 2011).

Mar del Plata est aujourd’hui la ville la plus importante de l’intérieur de la province de Buenos Aires. Seules quelques municipalités de la banlieue de Buenos Aires dépassent sa population. C’est la capitale de la cote atlantique qui chaque année pendant trois mois absorbe près d’un million d’habitants en plus venant passer leurs vacances d’été.

Autres sujets dans le Petit Hergé :

Musée Carlos Gardel (Buenos Aires) - Musée Carlos Gardel à Buenos Aires.(Avril 2011).

 L’univers du tango a été marqué par de grands artistes, et Garlos Gardel est sans aucun doute l’un d’entre eux. Il suffit de se promener dans le quartier de Abasto pour le croiser à tous les coins de rues.

 

Musée du vin et de la vigne de Cafayate (Salta)- Musée du vin de Cafayate à Salta.(Mars 2011).

Pour un village qui aura fait sa réputation par les bodegas et qui est devenu au fil des années une étape obligatoire pour tout voyageur de la province, il était donc normal de disposer d’une infrastructure à la dimension de ses prétentions et d’offrir au salteños un lieu consacré au vin.

Franchises et marques argentines alimentaires à l'export- Franchises alimentaires argentines à l'export.(Août 2010).

Les exportations de produits alimentaires argentins ont fortement augmenté ces deux dernières années, et déjà plus de quarante entreprises ont un pied à l’étranger.  On trouve empanadas, café, glaces, alfajores dans des boutiques qui sont souvent des franchises de marques argentines (comme Havanna, El Noble, Freddo ou Almacén de Pizzas).

 

 
 
 
 
 

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13 septembre 2010 1 13 /09 /septembre /2010 14:59

Mise à jour : 13 septembre 2010. Article écrit par Martin Texier.

Confiteria Ideal "Bar notable" :

 

La Confiteria Ideal, située près de l’angle de l’avenue Corrientes et de Suipacha (à coté de l’obélisque), est un café-milonga, classé depuis février 2003 "Bar Notable de la Ciudad de Buenos Aires" à l’initiative de la ville, très connu des amateurs de tango, qui y passeront au moins une fois lors d’un voyage à Buenos Aires.

Un peu d'histoire :

 

"La Ideal" a été inaugurée en 1912, par Manuel Rosendo Fernandez, entrepreneur espagnol, et a d’abord été fréquentée par des travailleurs et cadres porteños (surtout les femmes actives de l’époque, comme le montre l’exposition de photos d’époque à l’entrée du café) tout en attirant de nombreuses personnalités de la ville. La Confiteria est devenue rapidement le rendez vous porteño du monde culturel, artistique et politique. La Confiteria Ideal montée et décorée sur le modèle des cafés parisiens de la "belle époque", apprécié par l'élite et la haute bourgeoisie porteña, est une réplique parfaite du bon goût francais du début du XXème siècle. Tout rapelle l'architecture française dans sa décoration : vitraux, miroirs, rosaces au plafond, pergola, escalier de marbre, et fleurs de lys (emblème de la Confiteria). Le café est composé de deux niveaux, le rez-de-chaussée qui accueille les tables du café et le premier étage où se déroulent les spectacles de tango. Très réputée pour le niveau de ses "milongueros", ainsi que celui de ses professeurs, de nombreuses revues et guides de tango la considèrent comme une des meilleures milongas de la ville.

Des visiteurs illustres :

Si la Confiteria Ideal est surtout connue pour ses milongas par les aficionados de tango, pour les Argentins c’est avant tout un café historique et luxeux.  La confiteria a été fréquentée par de nombreuses personnalités (citons entre autre Jorge Luis Borges, Vittorio Gassman, Evita Peron, Maurice Chevallier et Robert Duvall, grand amateur de tango). La Confiteria Ideal est l'emblème de la vie sociale du Buenos Aires des années vingt à quarante. Plusieurs où ont été tournés plusieurs films (dont La Leçon de Tango de Sally Potter en 1997 ainsi que la comédie musicale Evita avec Madonna en 1996), clips et documentaires sur le tango.

Aujourd’hui le café attire beaucoup de touristes et a retrouvé son niveau d’activité passé, grâce au plan de mise en valeur du gouvernement de 2003, mais la Ideal a aussi connu des années grises dues à une forte baisse de la fréquentation les années précédant le plan. Celui-ci a permit à la Ideal comme à d’autres cafés de la ville de regagner de l’intérêt tant auprès des touristes que des habitants de la ville.

Le Copetin :

 

On peut prendre petit déjeuner, déjeuner, café, ou dîner à la Confiteria Ideal, ou juste venir boire un verre ou partager une picada (la carte parle du « fameux Copetin de la Ideal » et le décrit comme le moment privilégié que toutes les célébrités venaient partager au café. Au tout début la Confiteria, n'etait qu'un bar, elle ne servait pas de repas. Aujourd'hui on vient surtout à la Confiteria Ideal pour assister à una "cena show", où l’on dîne dans la pièce du bas, avant de profiter du spectacle qui à lieu entre les tables ; puis on est invité à monter pour danser le tango à l’étage avec l’aide de professeurs.

On dit que durant la présidence de Hipólito Yrigoyen, la confiteria lui envoyait tous les jours à La casa Rosada, les "palmeritas" (les biscuits en forme de palmier), de même quelques années plus tard, c'est Peron qui se faisait livrer le lunch toujours à la Casa Rosada.

 Entre son inauguration et les années 30, la Confiteria était ouvert 24h sur 24h et comptait 48 employés qui se relayaient sur trois tours. En 1933, la Ideal éditait elle même un quotidien dans lequel elle relayait toutes les êvènements sociaux concernant le lieu.  

Spécialité et ambiance :

 

Ce qui est apréciable à la Confiteria Ideal, c’est le cadre et le décor qui l'a rendu célèbre. Nous sommes transporté dans le vieux Buenos Aires du début du XXème siècle. L’atmosphère y est très tranquille et on peut facilement y rester un long moment si on vient en après-midi.

Le plan d’aide du gouvernement à permis de relancer le café et grâce aux "activités culturelles" (spectacles de tangos, expositions et soirées évènements avec invités de marques).

Profiter de la Confiteria Ideal, c'est s'y rendre la nuit, pour un cena show

De jour, le café est plus tranquille et propose une carte des plus classiques. Le Rez de Chaussée prend une autre dimension quand en fin d'après midi les lustres s’éclairent. Murs plafonds et escaliers vous font voyager dans le temps, et les photos argentiques en noir et blanc font ressurgir le passé du café. C'est au soir par ses spectacles, que le lieu reprend vie et se peuple d'amateurs de tango. On dit de la Confiteria Ideal qu'elle permet par la musique et le spectacle de "vivre le tango des années quarante".
Autre atout du lieu, son décor. En effet, elle accueille bon nombre de présentations, tournages de clips vidéos, anniversaires de célébrités… certains évènements sont ouverts, et leur page Facebook est mise à jour quotidiennement. (Visiter la page).

Parmi les derniers évènements en date : spectacles de Flamenco, soirées "after office" occasionnelles pour faire revivre la vie du café d’antan. Il faut dire que dans les années 30 et 40, le moment le plus prisé était l'heure du thé et du "vermouth". Alors la direction de la confiteria a voulu par la présence de musiciens et d'orchestres refaire vivre ce moment de la journée.
Les mozos (serveurs), comme dans la plupart des Cafés notables de Buenos Aires, ont 30 ans de service dans la Confiteria Ideal ou presque, et connaissent bien l’histoire du lieu.
Si vous êtes de visite à Buenos Aires, même si vous ne passez pas voir un spectacle de tango, passez y pour prendre un café et vous imprégner quelques instants du Buenos Aires de la belle époque qui a inspiré et inspire encore de nombreux artistes.

Fiche technique :

 

L’adresse est Suipacha 380.

Très facile d'accès pusique dans le micro centro. Le métro le plus proche est

La confiteria est ouverte tous les jours de 8h à 22h, puis elle devient milonga tous les soirs après le cena show sauf le lundi.

Liens externes :

- Site web de la Confiteria Ideal.

- Page Facebook de la Confiteria Ideal.

A lire dans le Petit Hergé :

- La Confiteria Las Violetas.(Septembre 2010).

- Le Gran Café Tortoni.(Septembre 2010).

- Le Café La Biela de Buenos Aires,(Sept 2010).

- Les cantines de Buenos Aires.(Juillet 2009).

- Le Bar Merval de Buenos Aires.(Juillet 2009).

- Le Salon de Thé Le Gato Negro de Buenos Aires.(Août 2009).

- Les bars historiques de Rosario.(Janvier 2008).

- Confiteria del Molino de Buenos Aires.(Mai 2009). 

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11 septembre 2010 6 11 /09 /septembre /2010 13:05

Mise à jour : 11 septembre 2010. Article écrit par Nabil Naamane.

La Confiteria du quartier Almagro :

Buenos Aires est une ville où les bars, restaurants et autres cafés fourmillent. Grâce à leur beauté, leur emplacement privilégié et leur histoire, certains ont néanmoins réussi à devenir des arrêts obligatoires pour les touristes et de véritables classiques pour les Porteños (habitant de la ville de Buenos Aires). La Confitería Las Violetas en fait précisément partie et est devenue un des symboles de la ville, notamment grâce à la qualité des spécialités proposées aux clients.

Un peu d'histoire :

La Confitería Las Violetas fut inaugurée il y a plus de 125 ans à l’angle joignant l’avenue Rivadavia –qui fait le lien entre la fameuse Plaza de Mayo et l’Ouest de la ville jusqu’à Flores –et la rue Medrano. Buenos Aires ayant connu une épidémie de fièvre jaune en 1870, de nombreuses familles de la classe bourgeoise décidèrent de fuir le centre ville pour s’installer dans des zonesmoins exposées, parmi elles Flores. L’avenue Rivadavia était alors un lieu de passage obligé pour de nombreuses personnes, elle se développa assez rapidement. La prospérité économique des années 1880 donna un nouveau visage à cette avenue qui devint dès lors une avenue privilégiée pour les commerces. C’est ainsi que le 21 septembre 1884, une « confiteria » fut inaugurée en la présence du ministre et futur président Carlos Pellegrini. Dés ses débuts, avec ses chandeliers dorés et son marbre italien, Las Violetas fut considérée comme un café assez chic, distingué, où les artistes et hommes politiques de l’époque venaient se retrouver. Ce n’est qu’aux alentours de 1920 que fut construit le bâtiment actuel avec ses vitraux à la française et son sol marbré italien.

La « confiteria » fut cependant fermée le 30 juin 1998 et resta abandonnée durant trois ans. Partiellement abandonnée devrait-on dire, car cette même année un groupe de voisins s’unirent et réussirent à ce que la Législature de la Ville de Buenos Aires déclare l’endroit « Lieu Historique de la ville ». De janvier 2001 à juin 2001 le café fut totalement restauré à l’image de ce qu’il était autrefois.

 

 Impressions du lieu :

 

Pour se rendre à Las Violetas, pas besoin de connaître son adresse précise. Un chauffeur de taxi vous y amènera les yeux fermés car tout Porteño digne de ce nom connaît l’endroit. Il le connaît certes, mais n’y est pas forcément allé. En effet, le lieu est très impressionnant, les larges baies vitrées qui font figures de façades nous laissent entrevoir de l’extérieur une richesse architecturale hors norme et une clientèle assez aisée. A l’entrée, mes yeux ne peuvent s’empêcher de remarquer les moulures dorées au plafond, les piliers de marbre imposants, et surtout les fameux vitraux français qui donnent au café une lumière resplendissante. J’aperçois sur l’un d’entre eux des fleurs, parmi elles de nombreuses violettes. Le nom du lieu viendrait-il de ses vitraux ? Je me renseigne auprès de Raúl, cinquante-cinq ans, le serveur le plus expérimenté ici. Il me dit que l’origine du nom « Las Violetas » viendrait tout simplement du fait qu’à l’époque les violettes étaient des fleurs très utilisées pour décorer les patios des maisons du quartier.Nous discutons un moment autour d’un « café con leche » accompagné de trois « medialunas » (petits croissants), il me raconte très fièrement que Las Violetas fait partie du cercle très fermé des « Bars Notables » depuis 1984, un groupe très sélecte qui a comme principalobjectif celui de représenter la ville de Buenos Aires. Il me conte des histoires sur les personnalités qui avaient l’habitude de venir à Las Violetas. Par exemple,le poète PascualContursi et le pianiste José Martinezqui décidèrent un jour d’attribuer une de leur partition de tango aux propriétaires de l’époque pour effacer les dettes qu’ils avaient envers la maison. Ainsi, Enrique Costa et Julio Roca – les propriétaires de Las Violetasde l’époque – apparaissent aujourd’hui souvent comme les compositeurs du tango intitulé « Ivette ». Le jockey uruguayen IrineoLeguisamo (qui a aujourd’hui un gâteau à son nom), les écrivains Roberto Arlt ou AlfonsinaStorni avaient aussi l’habitude de fréquenter le café. Des scènes de films y ont également été tournées, comme La Mafiade Leopoldo Torre Nilson.

Je demande ensuite à Raúl ce qui selon lui a fait et fait encore de Las Violetas une « confiteria » exceptionnelle. Tout d’abord me dit-il, ce sont les vitraux français qui en ont fait sa renommée à partir des années 1920 : à cette époque l’art et le luxe étaient au service des lieux publics. Ensuite, ce sont certainement les spécialités de la maison qui attirent sans aucun doute autant de monde : le fameux « Pan Dulce », ou encore les plateaux sucrés-salés qui donnent un copieux échantillon de ce propose le chef. On en aperçoit très fréquemment sur les tables, mais ne sont pratiquement jamais terminés par les clients selon Raúl.

Un endroit incontournable du Buenos Aires du début du XXème siècle :

Les prix sont certes plus élevés que ceux d’une « confiteria » banale, mais ils restent relativement accessibles et sont selon les clients à la hauteur du lieu. Un café vous coûtera 8,50 pesos (1,70 euros) en semaine, mais 10 pesos (2 euros) les samedi, dimanches et jours fériés après 16h. Selon Raúl, l’heure du thé est la plus agréable pour venir à Las Violetas : vous pourrez encore profiter des rayons de soleil colorés qui inondent la pièce à travers les vitraux tout en sirotant une boisson chaude accompagnée selon lui des « meilleures pâtisseries » de la ville. Aucune hésitation donc, Las Violetas est une valeur sure, un bijou qui vous fera voyager dans un très luxueux Buenos Aires de début du XXème siècle.

Conseil du Petit Herge :

Vraiment très loin de tout circuit touristique classique, allez absolument voir la Confiteria Violetas. Nous sommes aux antipodes de la clientèle actuelle du Tortoni, pas un seul touriste, uniquement des habitués du quartier d’Almagro. Il est vrai que les prix sont légèrement supérieurs à ceux pratiqués dans les autres bars de la ville, mais le charme se paie et le dépaysement est garanti. D’accès facile même sans taxi, vous pouvez vous y rendre aisément.

Adresse : Avenida Rivadavia 3899. Quartier Almagro

Métro : Station Castro Barros, ligne A. La confiteria est juste au niveau de la sortie du métro.

Liens extérieurs :

- Site web de la Confiteria Las Violetas.

 

A lire dans le Petit Hergé :

- Le Gran Café Tortoni. (Septembre 2010).

- Le Café La Biela de Buenos Aires,(Sept 2010).

- Les cantines de Buenos Aires.(Juillet 2009).

- Le Bar Merval de Buenos Aires.(Juillet 2009).

- Le Salon de Thé Le Gato Negro de Buenos Aires.(Août 2009).

- Les bars historiques de Rosario.(Janvier 2008).

- Museo Nacional de Bellas Artes de Neuquen.(Mars 2008).

- Confiteria del Molino de Buenos Aires.(Mai 2009). 

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12 août 2009 3 12 /08 /août /2009 18:38

Mise à jour : 11 juin 2012 / 12 aout 2009. Article de Pierre Lavenue

El Gato Negro de Buenos Aires :

Le Gato Negro, situé au 1669 de l'Avenida Corrientes, a été déclaré site d’intérêt culturel en 2003 par la ville de Buenos Aires et « café notable » en 2004.
Les différents propriétaires n'ont jamais été supersticieux car cette boutique existe depuis 1927 et quatre générations ont déjà fait connaitre les saveurs exotiques des épices aux porteños et aux provinciaux de passage dans la capitale.
Le Gato Negro fait partie de l'âme de l'Avenida Corrientes, allez y tremper vos narines et déguster un café ! (Photo)

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Un espagnol british s'installe à Buenos Aires :

L’homme qui a créé ce café s’appelait Victoriano Lopez Robredo, un Espagnol. Cet homme avait traversé de nombreux pays puisqu'il travaillait pour une société anglaise de distribution d'épices, il parlait anglais couramment et en avait pris l'allure. Il avait vécu de nombreuses années à Ceylan, aux Philippines et à Singapour, portant une attention toute particulière outre aux épices de par sa profession, aux fleurs exotiques.
Plusieurs histoires se mèlent pour savoir où l'idée lui serait venue, certains pensent qu'au cours d’un de ses voyages dans l'Orient Express, lors d’une soirée dans le wagon restaurant, il participa à un diner ayant pour thème le chat.
C’est alors que sentant aussi l’odeur des épices il pensa créer une épicerie où l’on pourrait conseiller et vendre ces fameuses « especias » en essayant toujours de les marier le mieux possible.
Quant au nom de la boutique « el Gato Negro », le chat noir, il proviendrait d'un café "romantique" de la calle Alcala à Madrid qu'il connaissait et qui portait le même nom !

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nullLa Martinica puis le Gato Negro :

En 1926, fatigué de ses voyages et surtout marié à une argentine, il vient s'installer à Buenos Aires et ouvre une première boutique d'épice la même année (nommée La Martinica) sur Corrientes 1600 juste à l'angle de la calle Montevideo.
Puis l'année suivante s'installe à quelques mètres de là sur la même cuadra dans le local actuel. L'immeuble était alors flambant neuf puisqu'il avait été construit en 1922.
Certains employés étaient aussi connus que le propre patron. Au total quatre espagnols avaient été embauchés, et Benito Ferreiro fut l'un d'eux qui porta le local à sa renommée connaissant les goûts des clients les plus illustres.
Nous sommes dans le quartier des théâtres, et la clientèle politique se mélangeait à celle des artistes et du demi monde.

A la mort de Victoriano, le local revint au fils Andrés ainsi qu'à 3 des anciens employés (l'un d'eux était déjà décédé). Nous sommes alors en 1969, le fils abandonne donc son ancien métier (ingénieur industriel) et se lance à fond dans la recherche de nouvelles odeurs et saveurs pour relancer l'affaire (Le local avait un peu décliné pendant les années 60), et d'incorporer la vente de café. La torrefaction étant propre et s'élaborant au sous sol de la boutique.
Andrés apporta son expérience acquise en tant qu’ingénieur, surtout dans les domaines de la rigueur mais aussi avec l’envie de tester de nouveaux mélanges et d’innover davantage.
Les trois employés "historiques" continuèrent à s’occuper du lieu. Tout comme son père, il continua à silloner le monde à la recherche de nouvelles odeurs et s'eteignit le 02 juin 1978 à Genève pendant son voyage de noce (deuxieme mariage). Les heritiers furent sa femme (May More), sa premiere femme et son fils unique.

Photo : De nuit, en regardant par la vitrine. (Photo)

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Les années Jorge Crespo :

Quelques années après, Jorge Crespo (actuel propriétaire) hérita de ce fils unique (son demi frère).
Depuis que Jorge Cresp dirige le Gato Negro, il a ouvert le café au rez de chaussée en 1997, et en 1998 monte un restaurant à l'etage. Il confiera la responsabilité du restaurant à plusieurs chefs successifs, mais ne pu jamais le faire décoller. Le restaurant dut fermer ses portes en 2007, les plats proposés, assez élaborés, nécessitaient un temps de préparation bien trop long par rapport à l’attente des clients. Et puis il est très difficile de faire monter le public à l'étage ! Les personnes qui travaillaient et venaient pour déjeuner le midi voulaient en réalité passer moins de temps à table.
Mais si une histoire est encore presente dans toutes les mémoires (du moins celles de l'Avenida Corrientes), c'est ce coup de tonerre relayé par la presse porteña qui annonça en 2005-2006 la fin du Gato Negro !
En effet après 80 années de bons et loyaux services pour les fins grastronomes, nous avons pu pensé un instant que la fermeture était proche.
Le 31 octobre 2005, la location du Gato Negro prenait fin. Le bâtiment fut vendu par Cristian Bengolea en février 2005 et en juillet 2005, les nouveaux propriétaires des murs entreprirent une procedure pour déloger le "Gato Negro" avant même la fin du bail. Le proprétaire et successeur du local, Jorge Crespo s'arma d'avocats et grâce au classement historique du lieu, put à plusieurs reprise repousser le "desalojo".
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Le Gato Negro aujourd'hui :

Dès que vous entrez dans la boutique, l’odeur du café et des épices vous envahit. L’endroit est idéal pour lire son journal où même un livre que vous aurez acheté dans une des librairies dont l’avenue Corrientes regorge. En hiver, rien ne vaudra un thé aux épices ou un café pour se réchauffer et vous redonner le sourire. Vous pourrez également déguster une ou deux sucreries, gâteaux pour accompagner votre boisson. Ensuite, montez l’escalier, et vous pourrez découvrir certains jours un spectacle de tango dans une ambiance tamisée. (Il a bien fallu remplacer le restaurant !)

Vous aurez également l’impression d’être sur un marché oriental en plein centre de Buenos Aires lorsque vous verrez les gens acheter des sacs d’épices diverses.(En vrac et au poids) Celles-ci sont de provenance variées, Brésil, Colombie, Europe, Moyen Orient et Indes voire plus loin mais une constante demeure : la haute qualité des produits. (Photo)

 Thé et café sur Corrientes :

La concurrence est aujourd’hui  plus rude qu’au temps de Victoriano Lopez Robredo  puisque les supermarchés sont apparus et vendent eux aussi des épices. En outre, la crise ne va pas non plus dans le sens des affaires.
Mais que diable ! Un chat retombe toujours sur ses pattes, la preuve : le Gato Negro emploie actuellement 14 personnes et reste un lieu incontournable de Buenos Aires. Vous pourrez emporter quelques souvenirs, des boîtes remplies d’épices signées le chat noir  par exemple, si vous êtes uniquement de passage dans la ville. Si vous comptez rester un peu plus long le Gato Negro est aussi très pratique pour acheter des produits difficiles à trouver ailleurs comme certaines épices ou des kiwis, faites y un tour, vous serez surpris par l’éventail de choix proposés et par l’originalité de certains produits qu’on ne penserait pas voir en Argentine. Cependant l’endroit reste à mon sens assez touristique, (car historique), la clientèle porteña, se mélange à celle de province qui profite de son passage dans la capitale pour faire ses emplettes, quelques autres touristes étrangers entrent par curiosité, le routard sous le bras.
C'est mieux qu'un café de quartier, plus authentique qu'un café branchouille, et certainement de meilleure stature qu'un café des beaux quartier. On n’échappe ici pas au prix, il faudra par exemple compter 14 pesos pour un thé au gingembre, il faut payer la qualité ! (Août 2009).

Venez trainer sur Corrientes, avant ou à la sortie d'un théâtre de l’avenue et lorsque vos  jambes commenceront à se faire lourdes, vous verrez à quel point le lieu est sympathique.
Si les produits peuvent vous sembler un peu chers, c’est aussi qu’ils sont choisis avec soin. L’ambiance est propice au calme et à la détente et cela ça n’a pas de prix.
Le charme de l’époque est aussi conservé, je vous conseille donc vivement de passer faire un tour, surtout si comme moi vous vous êtes levés du mauvais pied ou que vous êtes passés sous une échelle, en réalité il se pourrait que vous ne soyez pas si malchanceux et que vous découvriez un lieu insolite et charmant…

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Fiche technique :

Adresse : Avenida Corrientes 1669 (1042 Capital Federal).
Heures d'ouverture : Lundi à Jeudi de 9h à 23h. Du Vendredi au Samedi de 09h à 21h.
Téléphone : (54 11) 4374-1730. Fax : (54 11) 4371-6942.
Les sites web :
Ancien site Gato Negro web (toujours en activité)
Nouveau site Gato Negro web.
Email : gatone@elgatonegronet.com.ar

D'autres articles externes :

- Article du Clarin sur le délogement du Gato Negro. Article du 03 août 2006.
- Article de La Nacion sur le délogement. Article du 21 août 2006.

D'autres articles dans le Petit Hergé :
- Bars notables de Buenos Aires : Vous êtes sur le portail d’entrée des bars historique de la ville de Buenos Aires. En effet depuis 1998, la ville a déjà répertorié 82 bars ou cafés à travers tous ses quartiers. La plupart sont encore debout et ouverts au public. Une excellente occasion au fil de vos visites d’y jeter un coup d’œil, cela vous plongera dans le passé culturelle de la ville et vous fera de plus découvrir aussi un endroit qui encore aujourd’hui propose en plus d’un verre, des activités culturelles.

 

Bar de Cao (San Cristobal - Buenos Aires)- Bar de Cao : A la limite entre les quartiers de San Cristobal et de Balvanera, sur l’avenida Independencia juste à l’angle de Matheu s’élève le bar le plus célèbre du quartier le Bar de Cao. Presque 100 ans de loyaux services aux habitués des lieux. Almacen, despacho de bebidas mais aussi café. Voilà qu’il maintient son décor et son atmosphère malgré fermetures et changements de propriétaires...

 

 

Bar El Británico (San Telmo - Buenos Aires)- Bar Britanico : Toute promenade à San Telmo passe nécessairement par la calle Defensa, mythique rue de la feria de San Telmo. Ainsi il parait difficile de passer à côté de ce bar emblématique du quartier sans même le voir. Sa façade recouverte de bois, et ses miroirs muraux en font probablement l’indéniable charme. Mais que l’on soit un habitué du quartier, ou simple promeneur de passage, une halte au Britanico est toujours l’excuse pour prendre le temps de boire un café. « El nostalgioso café de las reuniones si apuro » comme disait le poète Norberto Caral...

 

- Franchises alimentaires argentines : Les exportations de produits alimentaires argentins ont fortement augmenté ces deux dernières années, et déjà plus de quarante entreprises ont un pied à l’étranger. Déjà dans plusieurs villes dans le monde on peut trouver des produits typiquement argentins (empanadas, café, glaces, alfajores…) dans des boutiques qui sont souvent des franchises de marques argentines (comme Havanna, El Noble, Freddo ou Almacén de Pizzas), dont la cote est en hausse. Havanna a été une entreprise pionnière de ce type de franchises à l’étranger en Argentine...

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27 juillet 2009 1 27 /07 /juillet /2009 20:05

Mise à jour : 23 septembre 2013 / 27 juillet 2009.

nullLes cantines de Buenos Aires :

Attention quand je parle de cantines à Buenos Aires et d'une manière générale en Argentine, je ne parle pas des cantines scolaires ou d'entreprise, ici une cantine ou plutôt "Una Cantina" c'est du sérieux ! Dans la hierarchie des lieux de restauration, on va placer la cantine juste au dessus du Boui Boui mais en dessous du Restaurant. Une sorte de lieu "interactif" ou le nombre de personne au m2 est à comparer à celui du quai de la station St Lazare en fin d'après midi. Quant au bruit, on n'en est pas loin ! Bien entendu, les Cantinas ne se trouve surtout pas dans les quartiers touristiques et encore moins dans les quartiers bourgeois de la ville. Il faut les chercher dans les quartier de classes moyennes, là où on se permet encore de pouvoir sortir en famille pour un rien, histoire de commémorer quelque chose, un anniversaire, ou tout simplement une sortie entre collègues.

nullA quoi ressemble une cantina ?

De l'extérieur, on s'en fou ! Pas de chichi, rien pour inciter le piéton à y entrer ! De toute façon, une bonne cantina a forcement 50 ou 70 ans d'existence, donc plus besoin de rabattre des clients, elle fait partie du quartier, à même titre que le « kiosco » à journaux ou que la « panaderia » du coin. On y vient de père en fils (pour ne pas dire de grand père en petit fils !).
Une fois entré, ce qui choque, c'est d'une part le bruit, c'est souvent le royaume de la céramique et du carrelage au sol et sous les pieds, donc au niveau du taux d'insonorisation on sent que l’on est dans un pays latin ! D'autre part comme je le dis plus haut, c'est aussi la densité de clientèle au m2. Une ou deux salles où on bouge les tables à chaque groupe pour former des tables de 8, 10 ou 12 personnes. (Je vous rassure, on peut aussi y aller à 2, ou même seul).
Les « mozos » (les garçons), forcement au dessus de la quarantaine, certains âgés de 70 ans. Ils font partis des murs, d'ailleurs à savoir, un gage de bonne qualité, l'âge élevé des mozos ! Si un mozo est vieux, c'est qu'il y travaille depuis 20 ou 30 ans, s’il continue à y travailler depuis aussi longtemps, c'est qu'il gagne beaucoup sur la « propina » (pourboire), et si la « propina » est bonne, c'est que le client est content donc on doit y manger très bien ! Logique tout ça !

Donc la Cantina c'est le must du boui boui, le grade supérieur, la Ferrari de la 2 CV. D'ailleurs lorsqu'on jette un coup d'œil à la table, on remarque de suite qu'on a changé de catégorie, puisque serviettes comme nappes sont en tissus.
C'est le luxe du populaire, donc on ne perd pas non plus ces habitudes de la maison, on reste sur de la grosse taille, au niveau du remplissage de l'assiette comme de la taille des bouteilles. (Coca et eau en bouteille de 1 litre et demi, bière en bouteille de 1 litre, quant au vin si vous demandez une demi bouteille on vous regarde de travers !).
C'est comme si on restait à la maison tout en mangeant dehors. Alors ne vous attendez pas non plus à y trouver des mets raffinés, c'est du basique, du copieux, et du pas cher !

nullQu'y mange-t-on ?

Dans une cantina on mange du basique, or le basique pour l'argentin c'est de la viande de bœufs, de veaux, de porc, des salades, du poulet, des pates, du riz, et des patates à toutes les sauces.

En viande de bœuf ce qu'il faut essayer :

El Bife de Lomo
El Bife de Chorizo.
El Bife de Costilla

El Bife de Cuadril
La Entraña
El Asado de Tira

A savoir : une viande arrive souvent seule dans son assiette, alors on vous demande si vous voulez une « garnicion » (accompagnement), frites, purées ou salade. Ou alors vous prenez à part une portion de frites (plus chère mais en général pour 2 personne car toujours genereuse).

nullPour le veau, en général l'indestructible et l'incontournable :

La « Milanesa »... avec en général 100 types de sauce et de superpositions d'éléments les plus divers comme fromage, gratiné ou non, tranche de jambon, « morones » (poivrons) ou autres ingrédients. Je trouve que c'est une sorte de pizza ou la pate aurait été remplacée par une tranche plus ou moins épaisse de veau pané. Personnellement la « milanesa » me sort par les yeux, peut être trop d'années de "pratique" dans ce domaine ! Maintenant, la « milanesa a la suiza » (avec du fromage par dessus tout coulant) reste une de mes préférées. En photo vous pouvez apercevoir la Milanesa Napolitana.  

Pour le poulet :

Il existe une version “Milanesa” de poulet qui se nomme “Suprema”. Même topo, la tranche de poulet (que vous aurez du mal à retrouver en dessous) sert de prétexte à lui balancer une tonne de coulis en tout genre de sauce, fromage, et jambon par dessus. Un met Light comme il se doit, à remplacer ensuite vos repas suivants par un simple yaourt et une pomme pendant une semaine, pour retrouver votre équilibre alimentaire !

Il y a aussi du poulet, du vrai, celui qu'on reconnait dans son assiette, généralement cuit à la « parilla » donc bon ! On en prend un quart, une moitié ou pourquoi pas un entier à partager !

Pour les abats :

On en est moins friand qu'en France, donc n'essayez pas de trouver de la cervelle d'agneau et autres, c'est direct poubelle en général dans une cuisine de resto ! (inconnu aussi en Argentine : Coeur de veau, foie de veau, etc...)
Le must : Les rognons, Riñones, cuit à la parilla, ça c'est mon truc, j'adore en manger ! On accompagne par une purée ou par du riz. Sinon les abats comme les « Chinchulines » ou « Mollejas » sont à essayer avec modération en tout cas la première fois, c’est surprenant !

nullPour les pates :

Ca doit remplir à elles toutes seules au moins une à deux pages du menu !
Surement un sujet à lui tout seul la dessus à écrire pour le futur, mais sachez que ça ressemble à ce qu'on peut trouver en Italie (les puristes diront que c'est moins bons que la-bas, surement vrai d'ailleurs !).
Alors en vrac, Ñoquis, Ravioles, Tallarines, Sorentinos, Panzotis, Agnolotis, Fetucchini, etc...
Toujours un choix de pates (avec un prix différent sur la carte) et ensuite vous choisissez votre sauce (avec un autre prix), les sauces étant quelque fois plus chères que les pates. Tout dépend du degré de viscosité de la sauce, certaine fois, on mange plus la sauce qu'on ne la boit !  Des idées de sauces : Scarparo, Verona, Altono, Arrabiata, Putanesca, Cuatro quesos. Sinon les sauces plus basiques : Fileto, Pesto, Crema, Rosa, Bolognesa.

A savoir : le plat de pâtes est en Argentine (comme en Italie) à plat à lui seul. Donc inutile de commander une viande avec des coquillettes, ca ne se fait pas !

L'accompagnement : Ca se dit ici « garnición »
C'est ce qui accompagne, poulets, viandes et veaux. La Patate est reine !  Des frites (papas fritas), des en lamelles (papas a la española), des en purée (Puré), et puis tous les dégradés entre ces trois extrêmes.
Si vous voulez sortir de la patate, il y a du riz, des salades (en général, la « Ensalada Mixta » c’est la plus conmune), du potiron en purée « Pure de Calabaza ».

A savoir : En Argentine, on a des fruits et des légumes (comme en France). Mais n'essayez pas d'en trouver dans un boui boui, une cantina, une confiteria ou une pizzeria !  L'Argentin mange des asperges, des artichauts, des choux de Bruxelles, des petits pois, des haricots verts, des blancs aussi,... mais chez lui ! Pas dehors !
A savoir aussi : Dans une cantina JAMAIS de pizza ! Une pizza c'est dans une pizzeria !

nullLes horaires et les us et coutumes :

Une cantina est ouverte uniquement aux heures des repas. Il y en a plus ouvertes le soir qu'à midi, mais une bonne moitié fonctionne pour le déjeuner.
Il n'ya pas de menu (ou très rarement), on choisit à la carte. Très peu d'entrée, parce que le plat principal est tellement copieux (je dis copieux pour rester poli, en fait c'est monstrueux).
A midi (quand ça ouvre) on y mange de midi à 15h. Le soir, ça débute toujours à 20h pour se terminer à 1h (en semaine), 2 ou 3h les nuits de vendredi à samedi, et de samedi à dimanche.
Le jour de relâche, souvent le dimanche soir, certaines autres le lundi.
Le truc à savoir, si une chaise est installée devant l'entrée d'une salle, ça signifie que la salle est fermée, si elle est juste à la porte d'entrée, inutile d'insister, on ne veut plus de clients (même si la salle en est remplie !). Trop tard, il fallait arriver avant !

Quand vous arrivez, même si la salle est encore vide, attendez qu’un « mozo » vous place, ne vous asseyez pas avant qu’il vous le dise ! N’oubliez pas que vous êtes « chez lui ».
Ne jamais oublier de donner un pourboire « la propina », n'oubliez pas que les « mozos » (garçons) gagnent autant avec votre « propina » qu'avec leur salaire ! 10% si vous ne dépassez pas 100 pesos, diminuez le à 5% si vous êtes au dessus de cette barre.

Quelques bonnes adresses :

A los Amigos : Loyola 701 (esquina Gurruchaga). Métro Malabia.

Quand j’écrivais en 2009, : “Ca c'est une vraie cantina, en dehors des sentiers battus puisque ce n'est dans aucun quartier branchouille » Et bien en ce mois de septembre 2013 c’est moins vrai. La Cantina est toujours là mais le quartier a « évolué » voila que notre bonne vieille cantina est encerclé dans le nouveau quartier de la sape Outlet totalement branchée de Villa Crespo. Toutes les maisons de la cuadra ont disparu en 4 ans et voila maintenant que la cantina de los amigos reste seule comme un anachronisme dans cet espace envahi par les Lacoste et les Bensimon.

Coté Cantina, c'est le rendez vous de tout ceux qui sont dans le milieu du foot (peut être aussi dans le milieu tout court ...... j'ai parlé avec pas mal de personne qui m'ont dis que pendant la dictature militaire ...heu..... disons que pas mal d'habitués....bref on y mange très bien). Et c'est vrai qu'on y mange bien, des tables de 2, de 4, mais tous les soirs des tables de 16 voir de 20 à la « Asterix et Obelix » se forme dans la salle tapissée de photos dédicacées par tous ceux qui y sont venus. Il faut mettre 100 à 120 ARS par personne (sept 2012) mais ça vaut le coup, en été mangez sur le trottoir ! Attention interdit de fumer même sur le trottoir, essayez pour voir, vous allez voir...

 

Niña Bonita : Avenida Corrientes 1715. Quartier San Nicolas. Métro Callao.

Une bonne adresse de la Avenida Corrientes, c'est simple, toujours le système parilla en vitrine, bien entendu il faut y manger les viandes, si on y va c'est pour ça !

Aussi pates en tout genre, omelette, salades, et les desserts, c'est une cantina propre et digne d'être fréquentée. Portion argentine et prix aussi, même si depuis 4 à 5 ans du fait de son emplacement sur l’avenida Corrientes, les prix ont flambé. Autrefois (2009) très bon marché, aujourd’hui (2013) prix modérés. Il faut mettre maintenant Entre 100 ARS et 120 ARS, mais la qualité est toujours là, surtout sur la viande.

Pas trop d'habitués du quartier, mais plutôt des argentins provinciaux de passage et des porteños sortant d'un théâtre ou d'un ciné, les étrangers européens que l’on y croise plutôt des émigres (comme moi).

 

nullParilla Segundo : Avenida Dorrego 1556. Quartier Colegiales

Volà encore une parilla qui a du déménager, en 2009 située sur l’avenida Alvarez Thomas, la petite maison debut XXème qui a abrité Parilla Segundo dès 2007 n’a tenu que 4 ans et a été rasée en 2011 pour etre remplacée par un immeuble d’une vingtaine d’étage. Parilla Segundo est maintenant dans le nouveau quartier des puces dans le quartier de Colegiales sur Avenida Dorrego 1556. La maison mère si on peut dire est toujours sur Ferrari 302 (angle L.Marechal) dans le quartier de Villa Crespo. Comme ces deux restos sont situés en dehors du "centre touristique", je recommande le taxi, sinon le bus. De toute façon on mange très bien dans les deux, de la classique parilla porteña, on peut tout de même tenter du poisson (merluza), j'aime bien les desserts.

Le cadre de la nouvelle Parilla Segundo s’est embourgeoisé en demenageant mais les prix sont toujours abordable. A perdu l’esprit Cantina, mais comme on y mange toujours aussi bien, on peut y aller !  

A midi quelques employés y viennent déjeuner, des brocanteurs et des passionés des puces, en soirée plutôt des porteños en famille du quartier.
Très bonne cuisine, et un rapport qualité/prix excellent. Il faut compter entre 100 et 150 ARS par personne. Le genre d'endroit où on a envie de revenir plusieurs foix pour essayer toute la carte.

 

nullManolo : Bolivar 1299. Quartier de San Telmo.

Voilà encore une autre parilla qui a du déménager devant l’assault des promoteurs. De l’angle des calles Brasil et Bolivar (Quartier San Telmo), il a glisée de 3 cuadras pour s’installer à l’angle des rues Cochabamba et Bolivar en 2008. Un des rares endroits de San Telmo qui ne soit pas tomber dans le "vite bouffe à neuneus". En 2008 c'etait encore Manolo lui même qui à l'entrée gérait les placements aux tables, son âge ne lui permetait plus de servir ni de tenir le bar, mais au moins il surveillait la porte et restait le "chef" après Dieu, de sa cantine. Aujourd'hui il nous a quitté et ce sont ses fils qui ont repris l'affaire. Il y a en permanence à midi et le soir une bonne centaine de personne si ce n'est plus qui se régalent. Les plat sont énormes, les bifes des meilleurs et la cuenta chiquitita, que réclamer de plus ? Si vous traînez du coté de San Telmo n'hésitez pas un instant ! Comme toute bonne cantine, la note se chiffre à 80 ARS, voir 120 ARS au grand maximum si le vin a été de la partie. Manolo vient d’ouvrir une sucursale (les affaires vont bien) cette fois ci chez les bobos à Palermo (Fitz Roy 1715). Je n’ai aps encore essayer la succursale.

 

A lire aussi dans le Petit Hergé :

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22 juillet 2009 3 22 /07 /juillet /2009 19:15
Mise à jour : 22 juillet 2009. Article de Pierre Lavenue

Le restaurant Cosmopolitain de Buenos AiresLe Restaurant Cosmopolitain :

Péril en la demeure : Je lis dans le Clarίn que les Français seraient ceux qui auraient le plus de difficultés à s’exporter à l’étranger. Forts de leur arrogance, ils éprouveraient de grandes difficultés à s’adapter, d’autant plus qu’ils emporteraient leur coté avare jusque dans les pays qu’ils visitent. Est-ce une rumeur ? (Lire article Clarin).
En bon normand je ne me risquerai pas à vous donner une de ces bonnes vieilles réponses nettes et définitives. Tout ce que je peux vous dire, c’est que lorsque l’on possède une des cuisines les meilleures du monde (arrogance oblige) et des vins succulents, on peut bien se permettre quelques travers, non ? A condition bien sûr que l’on fasse partager ses atouts en les diffusant hors de nos contrées. Voici en tout cas l’idée qu’ont eue Baptiste Renault et Frédéric Foucher, respectivement 32 et 33 ans en 2006 en montant un restaurant français, le Cosmopolitain dans le Micro centro de Buenos Aires.

Photo : Façade du Cosmopolitain dans la calle 25 de Mayo. Le restaurant a la particularité d'être installé à l'étage.


Du temps des caves angevines à ParisPremier bar à Paris :

Au départ, en aout 2003, les deux associés ont ouvert un bar à vin traditionnel à Paris dans le 16 ème arrondissement, les Caves Angevines. Ce bar est d’ailleurs toujours ouvert (2 place Léon Deubel, à la porte de St Cloud), les deux amis en ayant confié la responsabilité à Clarisse. Pourquoi tout à coup partir à Buenos Aires alors que leur premier bar marchait pourtant bien ? En fait, Frédéric a entrepris il y a quelques années un tour du monde. Il passe six mois en Asie, six mois en Amérique du Sud, et a un gros coup de cœur pour l’Argentine. Il garde donc à l’esprit ce projet de monter une affaire un jour dans le pays. Il partage sa passion avec Baptiste et décident tous deux de tenter la grande aventure. Mais après tout est-ce vraiment la grande aventure ? Oui au sens du plaisir que l’on peut prendre à découvrir une nouvelle culture, à vivre dans un nouvel environnement. Non au sens où le risque que l’on prend n’est pas si grand puisqu’à n’importe quel moment on peut décider de rentrer et de reprendre sa vie d’avant. L’expérience acquise ne sera jamais perdue, au contraire, on gagne en faculté d’adaptation. Quoi qu’il en soit, Baptiste qui ne parlait pas un mot d’espagnol lorsqu’il est arrivé me dit qu’il apprécie énormément sa vie dans un pays fait de paradoxes : Buenos Aires, bruyante, polluée, exceptionnelle, extravagante, contradictoire, enthousiaste, déroutante.

Photo : En 2003, Les Caves Angevines à Paris.
Lien externe : Coupure de presse de l'Express du 16 octobre 2003.



Plus qu'un restaurant, le Cosmopolitain de Buenos Aires : un lieu de rencontre, de musique et de spectacleUn restaurant à Buenos Aires mais aussi un lieu de spectacle :

 Dès lors les deux associés réfléchissent à ce projet et construisent un mini business plan (comme on dit pour faire serieux!). Ils obtiennent un visa d’investisseurs (d’une durée de 3 ans) au consulat argentin en France et partent ensuite avec 30 000 euros. Le succès de leur projet tient en grande partie à son originalité. En effet, ce n’est pas qu’un restaurant, c’est aussi des évènements divers le soir, voire des expositions. Le Cosmopolitain accueille les spectacles de cabaret français de Nana ; elle vous plonge dans son univers qu’elle renouvelle constamment. Le troisième mardi du mois, en partenariat avec la chambre de commerce, un dîner buffet est prévu afin que chacun puisse se rencontrer, tout cela dans une ambiance chaleureuse et informelle.

Photo de gauche : Au Cosmopolitain, souvent des spectacles de musique ou de théatre. Josi Dias en décembre 2008. Ci dessous, photo de Marina Rama en juin 2008.
Lien externe : Spectacle Café de Nana.

Marina Rama au Cosmopolitain en juin 2008


Hall en face du bar au premier étage du CosmopolitainDécor et assiette :

Plantons le décor. Au premier étage, ambiance cosy, nappes blanches sur tables rondes, alternance de carrelage en damier noir et blanc et de parquet lustré, vous projetant dans une ambiance raffinée du début du siècle. Au second, vous continuez votre voyage en profitant d’un coin fumeur et de l’exposition du moment (actuellement Veronica Blejman, voir carte ci-dessous)

Quant à la cuisine, puisque tout de même, soyons honnêtes, on est loin d’être derniers dans ce domaine  (chauvins, avez-vous dit ?), elle est l’essence-même du Cosmopolitain. Le mélange détonnant des produits argentins et de la cuisine française donne des merveilles. Vous pourrez goûter un steak tartare pour 36 pesos (environ 7 euros pour rassurer les français qui auraient a priori la réputation d’être radins aux yeux des porteños) ou un canard confit (46 pesos) élaborée par une équipe en cuisine qui connait la musique et servis par une équipe en salle aux petits soins. Pour les végétariens ou pour ceux qui ont abusé de la protéine bovine, il est possible d’opter pour du poisson ou pour une salade gargantuesque. Le menu change chaque semaine, une réelle opportunité pour les habitués du quartier. La clientèle est variée, hommes d’affaires français et argentins, touristes cosmopolites ou simplement amoureux de la cuisine française. De plus, les deux associés ont réinvesti leurs connaissances accumulées dans leur bar à vins en France si bien que vous pourrez profiter d’une large carte de cépages argentins.


Le Cosmopolitain aujourd'hui à Buenos Aires
Photo : Le Restaurant Cosmopolitain de Buenos Aires. Salle du 1er étage donnant sur la calle 25 de Mayo.

Quelques photos du Cosmopolitain de Buenos Aires


Bref, le Cosmopolitain porte bien son nom, c’est un lieu ouvert sur la culture et sur le monde, à l’image-même de cette ville paradoxale qu’est Buenos Aires. C’est à la fois un reflet de la France dans l’hémisphère sud et un lieu qui a réussi à créer sa propre identité. Certes, le mieux à faire est toutefois de passer y faire un tour.    


A table ! La Fiche technique :

Le guide gastronomique Oleo classe le Cosmopolitain de la façon suivante : Cuisine 21/30. Service 15/30. Cadre 23/30.
Quant à la bible culinaire porteña, je parle du Vidal-Buzzi on rejoint les mêmes avis, à savoir : Cuisine 21/30, Service 5/10, et Cadre à 2/5 (un peu plus méchant pour le cadre). Au total, on obtient 28 sur 45. Ce qui est à classer dans "Bon" chez Vidal Buzzi. Pour les prix, 5 classifications pour les prix dans la restauration à Buenos Aires. (Très bon marché, bon marché, moyennement bon marché, cher, très cher). Le Vidal Buzzi le classe en "Moyennement bon marché", il y a eu tout de fois une recherche de la maison afin de preparer des menus économiques, je le classerai donc en "Bon Marché" si on suit le menu, si le choix se porte sur les plats de la carte, on passe à "Moyennement bon marché".

Une idée de prix pour le midi :

- Menu avec plat principal, boisson et café 34 pesos,
- Plat principal, boisson café, entrée ou dessert 43 pesos
- Plat principal, boisson, café, entrée et dessert 49 pesos


Si on attaque direct sur la carte, comptez plutot 90 à 100 ARS par personne.

Site internet : www.cosmopolitain.com.ar

Téléphone : 4893 2332

Adresse : 25 de Mayo 597(esquina Tucuman ) Buenos Aires

Restaurant ouvert uniquement en semaine, tous les midis du lundi au vendredi et le vendredi soir, évènements variés le soir. Il est fermé les samedis et dimanches.
Quant on parle ici du midi, on parle de midi à 15h30 !

Lien externe : Page du Vidal Buzzi concernant le Cosmopolitain.
Lien externe : Page de Glamout.com concernant le Cosmopolitain.
Lien externe : Page de la Nacion concernant le Cosmopolitain.


Mozo por favor ! La Cuentita ! D'autres articles dans le Petit Hergé :

- Le Bar Merval à Buenos Aires. (Juillet 2009).
- Manger à Buenos Aires. (Septembre 2008).
-
Abasto Shopping. (Septembre 2008).
-
Tanguerias et Milongas de Buenos Aires. (Juin 2007).
-
Le Cabildo de Buenos Aires. (Mai 2009).
-
Le Quartier du Micro Centro de Buenos Aires. (Mai 2006).
-
Portail Tourisme. (Juin 2009).


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16 juillet 2009 4 16 /07 /juillet /2009 16:18
Mise à jour : 16 juillet 2009.
Article signé : Pierre Lavenue.

Le Bar Merval dans la calle Viamonte de Buenos AiresLe Bar Merval :

Vous vous êtes fait plumer au black jack, vous avez voulu vous rattraper au poker mais vous avez finalement du vendre votre Rolex, votre maison, votre chien et même votre collection de timbres. Heureusement votre esprit joueur pourra encore s’épanouir au 852 de la calle Viamonte à Buenos Aires, un bar où les prix varient chaque minute selon la loi de l’offre et de la demande : plus une boisson est commandée, plus elle augmente et inversement; à vous d’acheter ce qui vous plait au bon moment. Un concept simple et original, encore fallait il y penser !  

Stéphane, un des trois associés du Bar Merval de Buenos Aires Stéphane :

Vers 17h, j’entre et Stéphane, un des trois gérants du Merval, m’accueille chaleureusement  et me propose un verre. Il m’est tout de suite très sympathique et semble très ouvert sur le monde. S’il est comme cela m’explique-t-il, c’est parce qu’il a beaucoup voyagé. Il a ainsi travaillé dans divers bars et boites de nuits en  Angleterre, en Italie ou encore à Madagascar. Puis, il y a quatre ans, sur un formidable coup de tête il décide de s’installer à Buenos Aires et part avec ses quelques économies et avec une idée derrière la tête : être son propre patron. En effet, un des grands avantages de l’Argentine réside dans le fait qu’il n’est pas nécessaire de posséder une fortune colossale pour se lancer dans une affaire. (En fait avec 50.000 euros, on peut monter encore aujourd'hui un bar à Buenos Aires).
En arrivant à Buenos Aires, Stéphane est surpris par la très bonne qualité de vie du pays et par la sympathie des gens. Alors même qu’il ne parlait pas un mot d’espagnol les porteños ont toujours pris le temps qu’il fallait pour lui indiquer une direction, ou pour le renseigner sur tel ou tel point. Par exemple, il me raconte qu’il est un jour monté dans un bus sans savoir qu’il devait obligatoirement avoir de la monnaie pour payer le ticket et qu’un argentin lui a gentiment offert le trajet ; il me précise ensuite que ce genre d’acte est monnaie courante.


On se souviendra encore longtemps des matchs du mundial de rugby 2007 à La MêléePremière période : Le Bar La Mêlée :

Au bout de six mois et après avoir pris le temps de s’acclimater, il se lance alors et monte avec un associé un bar restaurant qui s’appelle la Mêlée. Ce bar va très bien marcher pendant trois ans mais Stéphane m’explique aussi qu’il a envie de voir autre chose et que la gestion des employés peut  parfois s’avérer pesante. Pour un français, il est souvent difficile de travailler avec des personnes qui ont une vision du travail qui n’est pas nécessairement la même qu’en Europe. La conscience professionnelle serait ainsi moins rigoureuse chez les employés en règle générale. Quant aux relations avec les fournisseurs, elles sont différentes également. Les négociations peuvent être âpres et il ne faut pas baisser la garde sous peine de se faire rouler dans la farine. Ensuite, mieux vaut avoir plusieurs cordes à son arc car il arrive souvent qu’il y ait des ruptures de stock. Stéphane m’explique aussi qu’il a été surpris par la faible place du marketing dans les sociétés avec lesquelles il a traité. Ainsi, lorsqu’il achetait du whisky, il a eu de grandes difficultés à obtenir des verres à l’effigie de la marque, tout simplement car la publicité ne se fait pas ou très peu ici par l’intermédiaire de goodies que l’on se serait empressé de donner dans d’autres pays.

Photo : On se souviendra encore longtemps de la coupe du Monde de Rugby de 2007. Pour ceux qui étaient présents à Buenos Aires, "on devait" être forcemment à La Mêlée pour voir les matchs !

Affichage au Merval des tarifs sur un écran Seconde Période : Le Bar Merval :

Il y a un an, il décide de mettre son local en vente. Il fait alors la rencontre de deux autres français Fred et Michel qui eux aussi sont venus à Buenos Aires avec plein d’idées en tête, pourtant respectivement à l’origine dans la grande distribution et dans la mode eux aussi seraient intéressés pour reprendre le bar mais en lui donnant une toute nouvelle image. In fine, Stéphane Fred et Michel décident de s’associer pour donner naissance au Merval. Ils travaillent uniquement tous les trois et font appel à des employés de temps à autre pour des extras.

Lorsque je lui demande si le contexte économique ne l’inquiète pas pour son nouveau bar, Stéphane me répond qu’il faudrait être à moitié fou pour ne pas s’inquiéter. En effet, lorsque le prix de certaines bières augmente de 125 % en un an, cela crée des difficultés supplémentaires, d’autant plus que le cours de l’euro face au peso n’est en ce moment pas très avantageux pour quelqu’un qui a contracté un emprunt il y a quelques années. En outre, l’incertitude face aux données économiques dans un futur proche est très grande, l’Argentine subissant la crise de plein fouet.

Au Merval, des fêtes presque toutes les semainesPositiver et même se lancer en temps de crise :

Malgré l’instabilité économique, le jeu en vaut quand même la chandelle. La preuve en est que Le Merval se porte bien alors même qu’il ne bénéficie plus aujourd’hui de la clientèle de la Mêlée. C’est aussi que ce bar a de nombreux atouts.  Le prix des boissons varie comme si l’on était à
la Bourse (Le Merval est l’équivalent du Cac 40 en France), vous voyez donc les prix varier sur les grands écrans à la hausse ou à la baisse. Attendez que vos voisins commandent quelques whiskys bon marché et saisissez l’opportunité d’acheter le meilleur whisky moins cher que celui de vos amis qui se seront montrés bien trop pressés alors que vous au contraire, vous vous êtes rendus compte que vous avez manqué votre vocation de golden boy . La clientèle va en général de 20 à 35 ans et les évènements sont monnaie courante. Il est possible d’organiser un anniversaire ou une soirée d’entreprise ou de se retrouver pour voir un match de foot ou de rugby, surtout si jamais la France joue contre l’Argentine. Même sans évènement particulier, il est toujours temps à l’apéritif ou en soirée, dès 16h du lundi au samedi  de déguster un bon cocktail dans un endroit où l’on se sent vraiment à son aise, surtout si vous aimez la vodka et le rhum, les spécialités de la maison.

Bref, le Merval est un endroit plein de vie et si malheureusement pour vous, vous vous êtes résignés à arborer à votre poignée une magnifique montre contrefaçon achetée douze pesos ce matin sur le marché, vous passerez un moment sympathique, un cocktail à la main. Peut- être même que cela vous donnera à vous aussi envie de monter un bar original à Buenos Aires pour passer à la montre Cartier et surtout pour  vivre une belle aventure.

Photo : Le Merval c'est aussi de temps à autres des soirées privées ou "ouvertes".

Logo du Bar Merval de Buenos Aires La fiche technique du Merval :

Adresse : Viamonte 852 (Micro Centro). Pour s'y rendre, le mieux à pied car c'est dans le micro centre où alors en métro, puisque le bar se trouve juste au centre des stations de métro "Florida", "Lavalle" et "San Martin".
Horaires : Tous les jours sauf le dimanche. Plutot le soir, puisqu'il n'ouvre qu'à 16h. C'est ouvert jusqu'au moins à 1h du matin, puis tout dépend de l'humeur du patron et de celle de la clientèle, mais il n'est pas rare que ça se poursuive jusqu'à 3 h du matin les nuits de vendredi à samedi et de samedi à dimanche.
Spécialités : Les coktails et les apéritifs en tout genre. On n'y mange pas ! Donc uniquement pour trinquer ! Vous sortez d'un bon restaurant et vous y finissez la soirée.
Le site :
http://www.lemerval.com.ar/ (Pour le moment en construction) donc en attendant on se rabat sur Blogspot : http://lemerval.blogspot.com/, ou sur Facebook : http://fr-fr.facebook.com/barlemerval.

Lavalle et Alem à Buenos Aires ! Les Conseils du Petit Hergé :

Il est certain que lorsqu'on débarque à Buenos Aires pour seulement quelques jours, on ne recherche pas forcemment une ambiance française (ou francophone), on aura tendance à vouloir plutot integrer une ambiance porteña. Maintenant pour ceux qui habitent sur place ou qui passent plusieurs mois à Buenos Aires, il est toujours agréable de retourner un moment, ne serait ce qu'une soirée autour d'un verre et de rencontrer des compatriotes. Le Merval fait aujourd'hui des incontournables lieux francophones de la Capitale, donc il faut le connaître.

Delivery sur la peatonal Lavalle ! Tout un monde à Buenos Aires ! D'autres articles dans le Petit Hergé :

- Manger à Buenos Aires. (Septembre 2008).
- Abasto Shopping. (Septembre 2008).
- Tanguerias et Milongas de Buenos Aires. (Juin 2007).
- Le Cabildo de Buenos Aires. (Mai 2009).
- Le Quartier du Micro Centro de Buenos Aires. (Mai 2006).
- Portail Tourisme. (Juin 2009).

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26 juin 2008 4 26 /06 /juin /2008 02:28

Mise à jour : 25 juin 2008 / 25 juillet 2009.

Restaurant Pampa Picante à Palermo - Buenos AiresRestaurant Pampa Picante :

J'avais écrit cet article en juin 2008 sur ce restaurant parce qu'il avait la simple originalité d'être gratuit (ou presque, le couverts et les boissons étaient payants), mais voilà....depuis la qualité et le service ont chuté, et puis d'autre part la gratuité est passé à 60 ARS par couvert plus les boissons, ce qui provoque une inflation certaine sur l'addition. On frole donc en ce mois de juillet 2009, il faut pratiquement mettre 100 ARS par personne et diner du "pas bon". Donc, je ne recommande plus !

Comme quoi, en quelques mois, tout change ! Il faut donc se maintenir à jour pour ne pas provoquer des déceptions dans les conseils ! Allez voir les commentaires de ceux qui y sont allés diner, ils sont négativement sans appel : Sur Guia Oleo. Bref en 2009, Pampa Picante est devenu un attrape Neuneu pour bobos de Palermo !

Sur ce, ci dessous, je laisse tout de même l'article original de Juin 2008, dans l'espoir que celui ci donne des idées à quelques français voulant poursuivre cette idée mais cette fois ci en servant de bons plats !
Restaurant Pampa Picante

Photo : Manger à "Pampa Picante" n'a pas de prix ! Vous décidez de sa valeur !

Garçon ! C'est combien ? (article de juin 2008)

Comment se faire de la pub pour pas cher quand on ouvre un resto dans le quartier de Palermo ? Pour ne pas dire, que faire pour attirer l'oeil dans un quartier surencombré déjà de resto (plus de 300). Très facile : annoncer que le prix reste à la discrétion du client. Ou annoncer que tout est gratuit sauf le pourboire. A vous, clients de définir vous même le prix !

Le restaurant se nomme : Pampa Picante. Aucun prix n'est défini sauf 4 ARS le couvert (0,85 euros) et les boissons (qui eux, ont un prix défini, ça serait trop beau !). Il faut mettre 6 ARS (1,20 Euros) pour une bouteille d'eau et le vin démarre à 30 ARS (6 Euros)

Sur le menu, aucun prix... uniquement la description des plats.

Exemples :

- Asado arrollado con hierbas y tocino
- Matambre relleno con roquefort
- Papillot de pejerrey.

Ticket gratuitIl fallait trouver une idée (article de juin 2008)

Claudia Iluane a ouvert ce restaurant il y a un an, avec une carte normale portant des prix. Mais la concurrence est très forte dans le quartier et il fallait vite trouver une idée pour relancer le restaurant, c'est pour ça qu'en mars 2008 et ils ont pu se différencier des autres en installant cette idée révolutionnaire. Je ne sais pas si la qualité est là, mais comptez sur moi, ce week-end j'y vais et je vous dirai ce que j'en pense ! Leur idée était d'essayer cette formule le 1er mois pour lancer leur établissement, mais finalement ils se sont rendu compte que les clients étaient "honnêtes" et n'abusaient pas de la situation. Ils donc décidé de continuer sur cette voie.  

Ce matin, un article dans la Nacion sur ce resto m'a bien fait rire. Il raconte aussi les réactions des clients qui ne sont pas au courant de la formule.
Certains appellent les amis au cellulaire pour raconter où ils sont, d'autres cherchent une camera cachée en pensant qu'on leur fait une blague. D'autres n'aiment pas cette formule et s'en vont ! Quelques rires nerveux aux tables, quand le mozo explique le système, d'autres demandent tout de même ce qu'il doivent plus ou moins laisser, mais le garçon à pour consigne stricte de ne surtout rien suggérer !

L'idée est de laisser à chacun la possibilité de payer en fonction de sa propre conclusion sur le sentiment d'avoir bien mangé, dans un cadre agréable et avec un bon service. Je vais me renseigner pour savoir si le restaurant fonctionne tous les jours de la même manière, car pour le moment il me semble que cette formule est valable le samedi et dimanche uniquement.

Les clients sont ils honnêtes ?

70 à 80% des clients payent raisonnablement dans la fourchette des prix en vigueur chez les concurrents.
Seule restriction apparue avec le temps : Ils n'acceptent pas les tables de plus de 4 personnes. Car plus on est, plus on est radin ! Autre dernière restriction, il faut payer cash, pas de carte visa, et pas de chèque, ni de ticket repas.

Au moment de payer, il faut se lever de table, aller à la caisse où on remet aux clients un ticket neutre portant uniquement la quantité de plats et la description. (plus bien sur, les boissons)

Restaurant Pampa Picante de Buenos AiresPampa Picante Buenos Aires
Pampa Picante à Buenos AiresFiche Technique :

Adresse : Nicaragua 4610. Palermo Soho.(Métro Scalabrini Ortiz, plus 9 cuadras à pied)
Ouvert : Du mardi au dimanche à partir de 18h. Donc uniquement pour le diner. fermé le lundi.
Téléphone : 4833.7251
Site web : Pampa Picante.
Lien externe : Guide critique gastronomique : Guia Oleo.
Lien externe : article de La Nacion du 25 juin 2008 (encore élogieux à l'époque).
Intérieur minimaliste à Palermo HollywoodD'autres articles sur le Petit Hergé :

- Restaurant Cosmopolitain de Buenos Aires.(Juillet 2009).
-
Bar Le Merval de Buenos Aires.(Juillet 2009).
- Tout ce qu'il faut savoir avant de partir
- A savoir quand j'arrive à Ezeiza
- A savoir quand j'arrive à Buenos Aires
- La mode argentine - Indumentaria Argentina
-
Quelques bonnes adresses à Buenos Aires
- Les spectacles de tango à Buenos Aires
- L'histoire du rock argentin
- La calle Florida de Buenos Aires
- Le quartier de Palermo à Buenos Aires

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21 mars 2006 2 21 /03 /mars /2006 20:21

Mise à jour : 1er septembre 2008 / 27 juilet 2009 

Mais où mange t'on bien ? Pour bien manger à Buenos Aires !

 

La découverte d'un pays se fait aussi à travers ses tables, vous êtes à Buenos Aires, donc c'est le moment d'aller essayer une multitude de bonnes adresses.

Impossible ici de pouvoir mettre même les principales tables intéressantes de la Capitale, des restos il y en a des milliers, de toutes sortes, les modes viennent et passent, les restos aussi, certains restent seulement à l'affiche quelques mois, comme si il s'agissait d'un spectacle de théâtre.
D'autres changent de "chef" tous les 3 mois, et la qualité tout comme le menu suivent les aléas des saisons.

Justement en ce 27 juillet 2009, je remets à jour cet article car depuis le 1er septembre 2008, (derniere remise à jour) et le 21 mars 2006 (date de mise en ligne de cet article), beaucoup de changement dans les adresses et surtout dans les prix !

J'ai tout d'abord classé les lieux en catégories (qui est je le reconnais un classement totalement personnel), mais bon, il fallait tout de même les classer ! 

Les catégories sont au nombre de 5 qui sont :

- A/ - Les Boui-bouis (entre 30 et 50 ARS par personne).

- B/ - Las Cantinas (entre 40 et 60 ARS par personne).

- C/ - Las Confiterias - Pizzerias (entre 40 et 60 ARS par personne).

- D/ - Les Restaurants ethniques (entre 40 et 80 ARS par personne).

- E/  - Les Restaurants gastronomiques et branchouilles (entre 60 et 100 ARS par personne).

Dans ces prix sont compris :

- Le prix du couvert, pas toujours payants, mais on a tendance depuis au moins 2007-2008 à les voir maintenant figurer sur les tickets. En général compris entre 4 ARS et 6 ARS suivant le standing de l'établissement.
- Le plat principal, ça teint souvent bien au corps, un bon bife, poulet, poisson accompagné par une salade, purée ou papas fritas.
- Un desert basique, souvent l'incontournable flan, ou alors une glace basique, celle qui vient sous forme de bochas dans une coupe.
- Le café
- Une boisson, le demi litre d'eau, ou le litre de bière Quilmes, Isenbeck, ou autres Stella Artois à partager avec son compagnon de table, ou alors une bouteille de vin basique sans tomber sur du rouge de chantier, mais sans vouloir non plus taper sur du Ventus ou du Rutini.  

 


A- Les Boui-bouis ( ici on appelle ça une parrilla )

C'est la catégorie la plus simple, on y mange surtout à midi, plus rarement le soir, suivant les zones et les quartiers ça peut être le rendez vous des costume cravates qui mangent sur le pouce et pour pas cher (car ils doivent y manger tous les jours) ou alors le "bar du coin" ou viennent s'agglutiner les routiers à la sortie du port. C'est d'abord une "bouffe" pas cher, qui tient au corps, les portions sont argentinesques, de la viande, du poulet, des frites, de la purée, des pâtes, des bouteilles par litre ( Bière, vin, coca, etc. ). C'est sur ! L'argentin n'y vas pas avec sa "novia" pour un premier rendez vous galant, c'est avant tout un endroit ou une table "tourne" en moins d'une heure (vous pouvez quand même y rester plus, jamais on vous mettra dehors) et ou même si vous n'arrivez pas avant 12h30 ...vous devrez patienter 15h00 pour avoir une table de libre. Ce n'est pas vous qui choisissez le repas, c est le patron, de toute façon à midi il a de tout y compris un bon bife de lomo, à 13h00 vous aurez du bife de Chorizo, à 14h00 de la milanesa, à 15h00 vous devrez vous contentez de pâtes ! Tampis pour vous vous n'aviez qu'à venir plus tôt ! ....... à 16h00 il vous restera des sandwichs ou une omelette ! Le rapport Qualité/prix/portion est de 5*****, un boui-boui qui tourne est forcement un bon boui-boui, un argentin, on ne le trompe pas avec de la mauvaise viande ou avec un flan con dulce de leche insipide. En ce moment : comptez pour un bon boui-boui : Viande, frites, salade, un litre de bière par personne (ou autre), un dessert, un café ..... Entre 30 et 50 ARS .... NE JAMAIS DEPASSER 50 ARS. Pour ceux qui veulent tenter le gros rouge : demandez un Vasco Viejo (c’est bon, ça passe pour 15 à 20 ARS la bouteille), évitez le Colon, le Carcassonne, ou encore plus le Santa Ana. ou pire le Toro Viejo ! C’est un truc à vous mettre une barre dans la tête pendant 24h. Pour note sachez que la palme vient au  "Termidor" en tetrabrik d'un litre qui a le mérite de pouvoir être catalogué dans "consulter un médecin en cas d'absorption". (Essayez le un jour, rien que pour le sentir) Quelques adresses : (chut gardez ça pour vous ! le jour ou ces adresses seront dans le Routard ou le Petit Futé, il sera trop tard !).

Los Gauchos jusqu'en 2008, toute une époque ! 0) - Los Gauchos: Chile 372 (Quartier San Telmo, metro Plaza de Mayo). N'existe plus !  

Edition 2009 : Toute une époque qui fout le camp ! Mon premier boui boui, celui que j'hantais déjà dans les années 1994-1996, le must dans sa catégorie, mais voilà le Père Jesus étais parti en 2007, et puis quelques mois de gestion par un autre patron, et l'appat du gain a fait que ce quartier (celui de San Telmo) est devenu tellement branchouille, neuneu à la bobo, que sur Defensa ou même sur Chile dans la zone Balcarce, ç'est totalemnet devenu pourri par le tourisme !
Quand je pense qu'au premier étage des "Gauchos" il y avait autrefois un squatt, où il m'était arrivé de voir la police debarquer en plein midi (alors que je terminais un bife bien installé à une table sur le trottoir) pour venir arrêter quelqu'un ou descendre un corps (si, si, je n'exagère pas, je l'ai vu de mes yeux), et bien maintenant c'est un guest hostal neuneu pour faux baroudeurs en socquettes blanches. Mon Dieu, comme les temps changent ! 
Los Gauchos etait même répertorié dans le Guia Oleo !

Ce que j'avais écrit sur Jesus et Los Gauchos en 2006 et 2007 :

En bleu, à gauche, Jésus ! Jesús
qui tenait ça depuis la nuit des temps est parti en mars 2007 ! Ah ben zut alors ! Mais bon on peut quand même y aller, mais moi j’y allais quand même pour parler avec lui de la pluie et du beau temps, en parlant de beau temps, allez y uniquement quand il fait beau, puisque la salle .....C’est le trottoir ! Demandez : Entraña con papas frittas (c’est de la viande) : 12 ARS (août 2007), avec ensalada mixta, la bière Quilmes en bouteille de 1 litre, l'eau en bouteille de 1/2 litre, le coca par bouteille de 1L1/2, Flan con Dulce de Leche (plutôt dulce avec un peu de flan en dessous), et café ! Vous roulerez sous la table après le repas, et vous ne mangerai rien le soir car vous serez encore en digestion. Absolument pas light ! Arrivez avant 13h quand il y a du soleil, ne travaille pas le soir, ni le dimanche midi. Soyez généreux, laissez au moins 10% de pourboire ! Le quartier se transforme à toute vitesse y compris cette cuadra de Chile 300, voila qu’à coté il y a déjà un guest neuneu et qu’en plus au dessus de ce bouiboui va ouvrir un autre guest neuneu… bref d’ici peu ce boui boui va sûrement se transformer en attrape neuneus. Dépechez vous, je ne pense pas qu’il tienne encore un an ! Déjà beaucoup trop d’anglo-saxons sac à neuneu sur le dos passent sur ce trottoir à mon goût. Ça va vite virer en 2008, en bar-pub (frime que je te la pète pour anglo qui se la joue). N’allez surtout pas au WC, c’est vraiment crapouillot.

Edition 2009 : (Juillet 2009), Ben voilà, c'etait à prevoir, en plus de ce Guest House à l'étage, les Gauchos se sont transformé en une sorte de faux bar branchouille qui se veut "typique" (je deteste ce mot !), car tout ce qui se croit "Typique" ne l'est justement pas ! Jesus était typique, ce qui le remplace ne l'est plus !  Bah plus j'ecris, plusje me rend compte qu'il faudra que je fasse un article a lui tout seul pour cet endroit qui m'etait mythique (et pas seulement à moi).

2) - Robesa sur Lavalle 3598 a l'angle de Mario Bravo ( Almagro ), rien de folichon pour ce qui est du cadre, moderne façon cantine d'entreprise, et pourtant j'adore ce qui se passe dans les assiettes. En fait ce qui chagrine dans le cadre c'est que ça fait trop propre et trop moderne et comme ils n'ont pas non plus joué la carte faux-vieux en accrochant des conneries au murs ( ce que font énormément les restos neuneus à Bsas ) et bien ça donne un cadre "anodin". Revenons donc aux assiettes, midi ou soir il y a du monde, beaucoup d'ouvriers ou de cols blancs à midi travaillant dans le quartier s’y pressent. Alors les rations sont abondantes, le choix y est, et surtout les prix sont dérisoires. Essayez d'y aller en horaires décalés avant 12h30 ou après 14h00 par exemple. Impossible de dépasser les 40 ARS.

3) - Punto Obligado sur Obligado 3799 (quartier de Nuñez), excellent boui boui, on y mange en salle et aussi sur le trottoir, c’est pourtant calme car installé dans une petite rue. C'est presque à la limite de Buenos Aires dans le quartier de Nuñez, donc pour s y rendre du centre soit le metro station Congreso de Tucuman et ensuite une bonne douzaine de cuadras à pied, soit le taxi. Dans l’assiette très bon, du choix et pas cher. Ambiance familiale, ouvert midi et soir. Difficile de dépasser les 40 ars par personne (septembre 2008) même avec des bouteilles de Quilmes par litre.  De la viande, des pâtes maison et des omelettes, salades etc…


B - Las Cantinas

L'article concernant les cantinas ayant doublé de volume, celui ci a déménagé sur :
http://www.petitherge.com/article-34296629.html
Allez donc le lire !

 

C - Las Confiterias - Pizzerias

On y mange tout le temps, c'est le grand avantage ! .......... ça ouvre à 6h00 du mat et ça ferme en semaine vers minuit, voir 1h ou 2h du mat. En fait on y vient pour manger, en général c'est bon, rapide, moins cher qu'un resto, ou même qu'une cantina, mais en tout cas c'est plus cher qu'un boui boui. Autre avantage à tout heure ça fait aussi bar, c'est-à-dire que même à 13h on peut s’y asseoir pour commander un café ou une bière, et on ne vous mettra pas à la porte pour autant ! Mais aussi si à 8h00 du mat, vous voulez un bife de chorizo avec des papas, ou une omelette ou même une pizza, on vous en fait une, il n'y a pas d'horaire.

La fin de semaine, certaines ne ferment pas dans la nuit du vendredi au samedi tout comme celle du samedi au dimanche. A 6h00 du mat on y croise les noctambules qui y sirotent un whisky et les premiers lève-tôt qui y viennent prendre le p’tit déj’. Le cadre est des fois assez simple, moins chic que les « cantinas », il n’y a pas toujours de serviettes ni de nappes en tissu. Certaines autres essayent de faire plus confiterias que Pizzerias et la le cadre est un peu plus soigné. D’une manière générale on peut dire que dans les vielles confiterias (1950-1990) c’est un peu rudimentaire, alors que dans les nouvelles (celles ouvertes depuis la fin des années 90 le niveau se veut un peu plus chic).

ah, j'oubliais...dans une confiteria ou pizzeria, forcemment le televiseur doit être accroché au mur pour le foot !

8) - Araca (Ayacucho 408). Metro : Callao. (Ouvert depuis février 2005 et fermé depuis le 1er juin 2007) Voila une excellente adresse qui vient de fermer, après que les dueños se soient engueulés ! (Ben, oui...) ça a fermé du jour à l'autre. Si ça vous intéresse le local et à vendre avec toutes les installations pour 170.000 USD.

9) - La Perlita (Jujuy 74). Metro : Plaza Miserere (Quartier Once). A une cuadra de Don Chicho, et un peu moins cher, pourtant on y mange de tout, y compris bien sur des pâtes, des viandes et des pizzas. Voila des années que c'est ouvert, du monde le soir meme en semaine. (Il y a même la photo de Ricky Martin de cette année avec les mozos...cherchez la, elle est discrètement accroché sur un mur !). Très bonne relation qualité/ portion/ prix. Il faut mettre 30 pesos par personne.

10) - Pizzeria San Carlos (Rivadavia 4548). Metro : Rio de Janeiro (Quartier Caballito ). Un grand oubli de ma part, et pourtant j y vais souvent ! Sur deux étages, les mozzos "atienden al publico" rapidisimo et avec style.  On vient pour y manger essentiellement des pizzas ou des calzones, mais on y trouve aussi des pâtes et bien sur aussi de la viande. La spécialité : La Pizza San Carlos. Ca ne dépasse pas les 40 pesos par personne. Le public est constitué par les habitants du quartier. Aucun touriste.

11) La Farola de Cabildo (Avenida Cabildo 2630). Metro : Congreso de Tucuman. (Quartier Belgrano). A la limite de Belgrano et de Nuñez, c'est tout simplement "LA" pizzeria-confiteria emblematique du quartier. Ouvert tout le temps (Ca ferme quand même entre 1h et 6h du mat...et encore !). Le monde s'y bouscule en permanence, un incessant ballet de mozos qui jonglent avec les plats entre les tables pour servir tout le monde avec efficacité et rapidité. Dans l'assiette, ça va, ce n'est pas de la haute gastronomie, mais c'est bon, ça tient au corps, bref on n'a plus faim quand on en sort ! Si on y va, c'est plus pour l'ambiance "hall de gare" style "..chaud devant... et un bife de lomo pour la 11 !". C'est plein à craquer, le bruits des conversations  masquent les claquements des assiettes. Y aller absolument avant 21h, sinon pas de place. Jeudi, vendredi et samedi soir....du monde à ne plus savoir qu'en faire. Les soir en été les tables sur le trottoirs dépassent largement la devanture de la Farola et s'étalent sur 50 m. A midi de même, oubliez d'y aller déjeuner entre 12h30 et 14h00, allez y après ! Coté prix : Autrefois bon marché, depuis 2004, c'est la valse des prix, c'est loin d'être aujourd'hui économique, il faut compter au moins 50 à 60 ARS par personnes.  


Chinoises de Buenos AiresD - Les restos éthniques.

Buenos Aires est une grande mégapole, alors bien entendu on peut aussi en profiter pour manger "autre que argentin" c'est ce que j'appelle ethnique, et dans cette catégorie y entrent les chinois, les allemands mais aussi les restos français. Etonnant non ?  

12) - La Mêlée (Viamonte 852), en plein dans le Micro Centre accolé au bâtiment des services de la ville, c'est un petit troquet tenu par un français (Stéphane) depuis début 2006, on y mange uniquement à midi, c'est simple, bon et pas cher. Entre 20 et 25 ARS pour y dejeuner. A partir de 15h, la cuisine ferme, mais on pourra toujours grignoter des cacahouettes et boire des cafés, des bieres et des alcools, bref ca se transforme en bar et ceci jusqu'à 21h ou plus. Il faut y aller en semaine, le dimanche toujours fermé, et le samedi soir c'est ouvert suivant l'humeur du patron. De nombreux français travaillant dans le micro centre en ont fait leur lieu de rencontre à midi et l'après midi. Depuis juin 2008, la "Mêlée" est devenue "Le Merval", toujours avec Stephane aux commandes et deux autres français. je n'y suis pas retourné depuis, pour gouter et sentir une difference, donc d'ici peu je vous donne mon avis !  

13) - Finistère (Montevideo 973), dans le quartier de Tribunales, un des derniers installés à Buenos Aires, ouvert depuis août 2007, Rémi, sa femme et leurs 2 fils viennent d'ouvrir une crêperie (normal, il est breton), le menu n'est pas cher 20 ARS (impossible de trouver moins cher dans le quartier), galettes, crepes sucrées, et cidre. Ca fait plaisir à manger si ça fait longtemps que l'on n'est pas rentré en France. Ouvert, midi, après midi et soirée sans interruption. Du lundi au samedi. Dimanche fermé. Le soir Remy se risque à l'accordéon.

14) Bavaria (juste à l'angle de Juramento et de Ciudad de la Paz). Metro Juramento. Quartier Belgrano. Comme l'indique son nom, c'est un petit resto allemand (ou plutôt argentino-allemand), donc mélange de plats germano-criollos. Cadre en bois, style germano-disney mais les plats sont délicieux. La “cuenta” tourne autour de 50 a 60 ARS par personne.

15) - Todos Contentos : Arribeños 2177 (Barrio Chino) (Barrancas de Belgrano) Metro Juramento (à 8 cuadras) ou alors la ligne 60 de collectivo qui vient du centre. Un des meilleurs chinois de Buenos Aires installé dans "La Rue" du Barrio Chino de Buenos Aires, à savoir la calle Arribeños. Un mixte entre la comida argentina et les centaines de plats chinois proposés. Il faut compter entre 25 et 30 ARS par personne. Evitez les vendredi soir, samedi midi et soir et dimanche midi, c’est bondé ou alors arrivez avant 21h00 ou alors après minuit. Le reste de la semaine c’est plus tranquille. Uniquement ouvert le soir, et fermé le dimanche soir. Le seul coté négatif : le service archi escargot lent, vous avez compris il ne faut pas être pressé quand on y va !

16) - Status : Virrey Ceballos 178 (Quartier Congreso). Metro Congreso. C'est un tres bon restaurant péruvien, nettement au dessus de la majorité des autres péruviens de Buenos Aires. Enormement de monde, essentiellement composé d'habitants du quartier et de quelques autres à la recherche de nouvelles saveurs. On y mange le ceviche (bien sur) plus quelques specialités à base de requin, huitres, poisson et chèvre. On est un peu les uns sur les autres (les allées ne sont pas larges), mais comme c'est bon ! Pour les amateurs, prennez en apéro le pisco sour ! Les portions sont énormes et les prix relativement bas. Comptez entre 30 et 50 Ars par personne. C'est plein tous les soirs, il faut y arriver avant 21h.


Las Cholas dans le quartier de las CañitasE - Les restos gastronomiques et branchouilles* 

Un peu plus classe, et un peu plus cher ....mais attention il faut tout de même la qualité, le cadre ne fait pas tout ! C’est l'assiette qui compte.

17) - Don Chicho sur avenida Jujuy 136. (Métro Plaza Miserere) Quartier Once. Un décor un peu Poet Poet (la vérité si je mens..... ça brille mon fils !).... la parilla en vitrine pour montrer à ceux qui passent que c'est de la vraie viande qui grille. Bonne table, serviette, mozo toujours prêts à vous servir, et puis dans l assiette c'est succulent ! Il faut compter entre 40 et 50 ARS (Sept 2008), au dessus c'est impossible on éclate !

18) Las Cholas (sur Arce 306) Quartier de las Cañitas (Belgrano). Pas de métro, uniquement en bus ou en taxi. Un endroit un peu genre bo-bo (table en bois bancale, faux vieux, pommette au sol), mais ce qui sauve c'est la carte, surtout pour les plats "typiques" du NOA, donc en fait pour les amateurs du NOA c'est une bonne adresse, il y a aussi pour les autres l'éternelle bife de chorizo ou autre lomo. Ambiance "nombril à l'air" pour les serveuses, donc branché (comme tout le quartier d'ailleurs), mais les plats sauvent.  Il faut comptez 40 à 50 ARS par personne (Sept. 2008). A midi on y voit clair, le soir avec leur "ambiance bougie sur la table", il vaut mieux apporter sa lampe torche pour y voir clair. Donc je le recommande à midi. Samedi soir, ambiance midinette jeunesse dorée endimanchée (20-40 ans). Trop de monde, donc je recommande plutôt en semaine le soir, ou alors à midi quand il fait beau pour profiter des tables exterieures. 

19) La Fonda del Polo (Baez 301, angle Arevalo) Quartier de las Cañitas (Belgrano). Y aller en bus ou en taxi. Bien plus BCBG que las Cholas, clientèle classe moyenne supérieure entre 30 et 50 ans. C'est un excellent endroit pour déguster de la bonne viande. Cadre classique brique, bois, parilla rustique. Confortable, silencieux, et service à la hauteur de l'endroit. Pour ce qui est de l'assiette, part généreuse, et je n'ai jamais été déçu par ce que j'avais commandé. Mon adresse favorite à las Cañitas. Comptez 50 à 60 ARS par personne (Sept. 2008).

20) Quimbombó (Costa Rica 4562). Quartier Palermo Soho. Metro Scalabrini Ortiz, ou bus, taxi. C'est l'endroit branchouille comme il faut en plein sur la place Malabia x Costa Rica. Le boom culinaire des années 2006-2008 dans la zone. Le restaurant est placé au 1er et 2ème étage d'un immeuble nouveau. L'intérêt d'un tel lieu est de pouvoir manger différemment, loin des sentiers battus de la comida porteña classique, plutôt à classer dans cuisine fusion avec légère tendance indienne (d'Inde) et végétarienne. Bref une fois de temps en temps pour sortir de l'éternel choix porteño "pâtes ou viande". En été prennez plutôt les tables qui sont sur la terrasse au 2ème. A midi ou le soir, toujours de la place sauf vendredi et samedi où il vaut mieux arriver avant 21h. Apres 23h souvent complet. Ambiance bambou, bois, musique techno lounge gentil, terrasse en deck avec parasol. J'aime l'ambiance tranquille, les plats sont savoureux, tendance grande assiette pour petite portion (le seul defaut que je leur trouve). Le chef et le patron du lieu c'est Daniel Martitegui. (l'ancien chef du Janio, qui fait face à 50m de là). Coté prix, comme ça sort de commun, il faut aligner plus que de coutume. Comptez entre 60 et 80 Ars par personne.  http://www.quimbombo.com.ar/

* resto gastronomique signifie que l'assiette compte bien plus que le cadre, mais tout de même dans un cadre agréable, propre, silencieux et service très correct.


Echoppes attrape neuneu de San TelmoLes conseils du Petit Herge :

D'une manière générale pour bien manger : Evitez les bouis bouis, cantines et restos de la calle Defensa à San Telmo. Des restos à neuneus à profusion à ne pas mettre les pieds. Complètement bourrés de neuneus qui "font" Buenos Aires en 48h.

Evitez les restos de Puerto Madero et de Recoleta ou vous paierez la location de leur pas de porte et non ce que vous avez vraiment dans l'assiette.

Dans le micro centre, évitez tout ce qui est sur Florida, Lavalle, Avenida de Mayo.

Ex : Del Anticuario (Defensa 963), encore bien au début des années 90, aujourd'hui, portion française dans l'assiette (c’est à dire minuscule), on vous pousse vers la sortie dès que vous avez terminé pour placer des nouveaux neuneus à votre place, et des prix (soit moins cher qu'en Europe, mais cher pour Bsas). Il n y a QUE des touristes dedans, par forcément européens, mais aussi des touristes chiliens, brésiliens, ou provinciaux.... les porteños n’y vont plus bien sur.

Autre exemple à fuir même si on y est invité Plaza Dorrego Bar ou El Balcón à San Telmo, totalement surfait, faux vieux, vieilles photos aux murs qui ne correspondent à rien, et bourrés en permanence de neuneux anglo saxons qui fait oublier que l'on est à Buenos Aires ! D'une manière générale, si vous avez en main un menu en anglais, vous le deposez sur la table et vous fuyez !!!

Un truc à savoir, dès qu'il y a un "rabatteur" dans la rue avec des prospectus pour vous inviter à venir manger dans le resto qui se trouve derrière lui, c'est forcement mauvais, car à Bsas, un Bon Resto se remplit seul ! Plus il y a du monde plus c'est bon, on ne gruge pas à deux fois un porteño, si il y a mal mangé une fois, il n y va plus, donc un resto vide est forcément mauvais. Si vous devez choisir entre deux restos l’un en face de l’autre ou accolés, choisissez toujours le plus bourré.


Boutique à Palermo Buenos Aires

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