23 décembre 2011 5 23 /12 /décembre /2011 10:00

Mise à jour : 23 décembre 2011. Article écrit par Laurence Hilleret

Le boom du Brésil :

Huitième puissance économique mondiale, créditeur net à l’égard de l’étranger, le Brésil a ceci de contrasté qu’il est aussi un des pays dont les inégalités sont parmi les plus élevées au monde.

Pays gigantesque et pivot d’Amérique Latine, membre de la fameuse BRIC (Brésil Russie Inde Chine) qui regroupe ces pays dont la croissance dépasse de loin celle des autres, dont le développement est de plus en plus rapide et poussé, dont la population est considérable et qui sont sans conteste les véritables acteurs du monde contemporain, ce Brésil plein de richesses naturelles, de diversité et d’atouts dont S. Zweig fait l’éloge dans Terre d’Avenir semble être un modèle de réussite économique. Mais quelles sont les causes de cette réussite ? Quels en sont les enjeux pour l’avenir ? Quel en a été le prix ? À quoi le Brésil doit-il s’attendre, à quoi devra-t-il faire face ? Lumière sur l’économie brésilienne… Que se cache-t-il derrière ces faits ? Qu’en est-il en réalité ?

L’histoire économique  de la colonisation à 1960

Le Brésil a toujours possédé de considérables richesses naturelles mais son histoire coloniale ne lui a pas permis de les utiliser pour se développer de façon indépendante face aux pays européens. Cependant, le Brésil a toujours été marqué par l’exportation : le bois pendant l’époque coloniale puis la canne à sucre au 16ème et 17ème siècle, l’or et les diamants au 18ème, le café au 19ème.

Le véritable essor du Brésil commence en réalité entre les années 1947 et 1960 lorsqu’est appliquée la méthode d’industrialisation par substitution aux importations. Cette méthode qui permet de réduire les importations et de devenir maître de toute la chaine de production en « remontant les filières » va permettre au Brésil de dégager une croissance considérable, de l’ordre de 10% par an. Il est d’ailleurs le seul pays à avoir terminé avec succès les 5 étapes de cette méthode dont le succès repose ici sur la conquête des marchés extérieurs mais aussi intérieur, notamment par l’augmentation du pouvoir d’achat. Cependant, si cette méthode a permis d’augmenter la qualification de la main d’œuvre et de dégager une forte croissance, elle a construit son succès au détriment d’une partie de la population (60%), creusant le fossé des inégalités économiques et devenant un véritable enjeu politique.

Video : Point de vue canadien à la réussite brésilienne. (février 2009). 09 mn 04s.

 

Les atouts du Brésil :

Ce qui fait la force économique du Brésil est notamment le fait qu’il est resté une grande puissance d’exportation (notamment agricole). En effet, c’est l’un (si ce n’est le) premier exportateur de café, de fer, d’épices, de literie, de textile, de soja, de coton, de canne à sucre (la moitié des champs étant consacré aujourd’hui à la production d’éthanol qui est la clef des biocarburants), d’hydrocarbures ou encore de jus d’orange. Le pôle industriel de l’Etat de Santa Catarina est d’ailleurs l’un des 5 plus importants au monde, exportant dans plus de 40 pays notamment vers les EE-UU et l’UE.

Un autre des facteurs clefs du développement économique du Brésil est le secteur agricole et de l’agroalimentaire en général qui représente près de 20% du PIB. Cependant, les progrès de l’agriculture se font au détriment de la santé de la terre. La culture intensive entraine le lessivage des sols, leur dégradation conduisant à de faibles rendements de la terre menant à une inévitable et considérable déforestation pour avoir, toujours, plus de terres cultivables. Le Brésil est, en effet, un des derniers pays à disposer encore de dizaines de millions d’hectares disponibles.

Cependant, cela soulève de nombreux problèmes. En effet, l’agriculture intensive brésilienne épuise les sols et la culture en masse d’OGM devient de plus en plus controversée dans les pays occidentaux. Ce qui est controversé aussi sont les biocarburants dont on a pourtant fait à leur début des gorges chaudes. Ils représentent à la fois un espoir (énergie renouvelable) mais aussi un défi (mettre fin à une agriculture dévoreuse d’énergie et d’espace).

Le Brésil consacre nombre de ces champs à la culture de la canne à sucre (indispensable dans la production d’éthanol). Cependant, pour produire en masse des biocarburants, il faut des terres cultivables, or celles-ci, dû à l’épuisement des sols, voient leur nombre se réduire, leur prix va donc augmenter. Cela voudrait donc dire que les occidentaux vont payer leur « essence propre » en augmentant le prix des produits agricoles, affamant les populations pauvres, surtout que l’UE a pour objectif d’utiliser 10% de biocarburants dans un horizon proche.

Il est certain que la Terre est une source indéniable de croissance pour le Brésil (OGM, biocarburant, exportations agricoles), cependant les enjeux qui lui sont liés sont nombreux et sensibles.

(je vous recommande ici vivement de voir le film de Coline Serreau Solutions locales pour un désordre global qui apporte un éclairage enrichissant sur ce sujet épineux).

La période 1980-2000 :

« Un pays injuste plutôt qu’un pays pauvre » L’ancien Président Fernando H. Cardoso

La crise des années 80 marque la fin de cette période du « miracle brésilien ». L’économie brésilienne est obligée de s’ouvrir, de s’internationaliser et de réduire l’interventionnisme étatique notamment par la réduction des barrières à l’importation. La crise de 1998 qui suivit fut aussi lourde de conséquences pour le Brésil. Cependant, il se vit apporter un soutien financier du FMI (de l’ordre de 40 milliards de dollars) car le gouvernement avait mis en place des mesures drastiques pour sortir de la crise et stabiliser l’économie : privatisation, réduction des dépenses budgétaires.

Cependant le plus grave problème économique auquel le Brésil dû faire face reste l’inflation. Le plan Real de 1994 a permis d’assainir largement la situation (en fixant la monnaie brésilienne à parité avec le dollar) et de passer de 50% d’inflation par mois en 1994 à 0,8% en 1998, permettant la reprise de l’expansion économique.

Même après la récession de 2003, le Brésil s’est vite remis en scelle en libéralisant et privatisant plus, augmentant encore les exportations et favorisant plus de transparence. La flexibilité de l’économie brésilienne lui a ainsi permis de faire face aux multiples chocs survenus ces dernières années.

Vidéo : Une analyse à la francaise (AFP) de leconomie brésilienne (décembre 2011).

Attention, l'insertion a été desactivée, pour voir la vidéo cliquez sur l'écran noir pour être rediriger sur le site youtube. 

L’économie aujourd’hui

En 2008, le Brésil commence à écrire une toute nouvelle page de son histoire économique avec la découverte d’immenses gisements pétroliers dans le Bassin de Santos (environ 33 milliards de barils) qui permettrait au Brésil de combler ses besoins en carburant sur plusieurs décennies. La compagnie pétrolière Petrobras, qui exploite ce gisement, va émettre environ 44 milliards d’euros de nouvelles actions dont la plupart seront souscrites par l’état brésilien en échange de droits pétroliers. Ce dernier est, en effet, soucieux de contrôler l’exploitation du gisement. 

 

En 2007, le gouvernement investit plus de 250milliards de real (plus de 100 milliards €) dans  le Plan d’Accélération de la Croissance (PAC) dont le but est de retrouver un taux de croissance d’environ 5% par an autour de plusieurs axes : l’innovation, l’amélioration des infrastructures (via des exonérations fiscales) et les exportations.

Si ce plan est possible, c’est notamment grâce  au déficit budgétaire relativement bas du Brésil. Ainsi le gouvernement possède une certaine marge de manœuvre financière pour stimuler la croissance. Par ailleurs, comme beaucoup d’investissements sont privés, le gouvernement s’engage à favoriser le climat des affaires et rentabiliser la prise de risque.

En 2010, Lula double la mise et endette lourdement l’État en décidant d’injecter environ 400 milliards d’euros entre 2011 et 2014 dans le PAC 2. Le but est d’augmenter l’investissement afin de percevoir une croissance forte avec un minimum d’inflation. Cette fois-ci cependant, bien que la majorité de l’argent soit dévolu au secteur énergétique (notamment pour financer l’exploitation des nouveaux gisements de pétrole), il permet aussi de financer des programmes sociaux, comme le programme « Minha Casa, Minha Vida » (Ma Maison, Ma vie) qui aide les familles pauvres à financer la construction d’un logement.

«Le PAC n'est pas un chiffre, un chantier, ou une liste ; c'est la transformation de l'argent public et privé en qualité de vie et développement», a résumé Dilma Roussef, Présidente du Brésil.

Vidéo : Point de vue russe de la situation d'emigration europeenne en Amerique du sud.

RT est une television russe en langue espagnoleAncienne emigration espagnole en Amerique du sud pendant les années 40 et 50, et actuelle emigration des espagnols apres avoir perdu leurs emplois en Espagne. Terres les plus choisies : Argentine, Uruguay, Brésil et Venezuela.

 

En 2010, 24.000 espagnols ont emigré en Argentine, en 2011 35.000 espagnol. Au Bresil profitant du boom economique, les europeens affluent aussi !

Réduire les disparités économiques, véritable enjeu politique

Pour réduire les disparités économiques si célèbres du Brésil, l’État a mis en place ces huit dernières années un système d’ascenseur social et une politique sociale très efficace qui a bénéficié aux plus pauvres.

La diminution du chômage (6% en juin 2011 contre 13,5% à l’arrivée de Lula en 2003), a notamment été un des facteurs qui a permis aujourd’hui le surgissement d’une nouvelle classe moyenne, qui a accueilli près de 29 millions de personnes. Cette nouvelle classe sociale, qui comprend plus de 50% de la population (pour 32% dix ans auparavant) soit à peu près 110 millions de personnes, consomme, plus et plus cher, ce qui est tout bénéfique pour la santé économique du pays. Par exemple, il y a aujourd’hui 3 fois plus de foyers qu’en 2009 qui possèdent un ordinateur et cette année, pour la première fois dans l’histoire du pays, les voyages en aériens ont dépassé les voyages par route (la compagnie aérienne Gol est en pleine essor). Voyager, après « bien vivre », c’est d’ailleurs la deuxième aspiration de cette nouvelle classe qui prend de nouvelles habitudes.

Finalement, le Brésil montre qu’il souhaite s’éloigner le plus possible de cette image de « violence et religion », vision « de film », superficielle et stéréotypée d’un pays bien plus complexe. Pays paradoxal de brésiliens qui se sentent « occidentaux » ici, mais pas en occident. 

 

Défi énergétique, équité (à la fois interne mais aussi dans les échanges avec l’extérieur), réduction de la pauvreté et des disparités, environnement… : nombreux sont les enjeux auxquels doit faire face le Brésil. Cependant, au vu de son récent passé économique et de la façon dont il a sur faire face aux crises en tout genre qui l’ont touché, on est en droit de rester positif quant à son futur. D’ailleurs, une récente étude n’a-t-elle pas montré que les brésiliens sont les plus optimistes du monde, ceux qui notent le mieux leur bonheur actuel et celui à venir. 80,9% d’entre eux croient d’ailleurs que l’économie va s’améliorer considérablement à pâtir de 2012. Il n’y a plus qu’à espérer que la réalité sera à la hauteur de leurs attentes. Affaire à suivre…

A lire aussi dans le Petit Hergé :

L'agriculture et les produits bios en Argentine- Produits et agriculture bio en Argentine (Octobre 2011). Aujourd’hui on fait l’éloge d’une Argentine qui promeut l’agriculture biologique –notamment en Patagonie où sont concentrées les plus grandes parcelles- et qui tire l’Amérique Latine vers les nouvelles tendances ; mais ce qu’on omet souvent de dire, c’est que l’Argentine est aussi le « champion des OGM », et pour cause : le pays a été l’initiateur du soja transgénique en Amérique Latine en 1996 grâce –où à cause, tout dépend du point de vue- au géant mondial Monsanto. (Lire la suite).

 

- Influence internationale du Brésil (Septembre 2010). Les années Lula ont marqué le Brésil, dans le quotidien de millions de personnes mais aussi d’un point de vue extérieur. En 8 ans l’image du pays a beaucoup changé, notamment grâce au président Lula et à son charisme. En 2010, il est élu par le magazine Time la personnalité la plus influente du monde, ce n’est pas anodin. Il faut dire que cet ancien syndicaliste et alter mondialiste est un habitué des tribunes internationales. Au cours de ses deux mandats, il a visité environ 200 pays et passé 400 jours en visite officielle. (Lire la suite).

Elections présidentielles au Brésil en octobre 2010- Elections brésilienne d'octobre 2010.(Septembre 2010). Au cours des 8 années de présidence de Lula, le premier candidat de la gauche à accéder à la tête du pays et après 4 candidatures infructueuses, le Brésil a connu un essor économique et des progrès sociaux impressionnants. Ces derniers le placent aujourd’hui au rang de puissance émergente influente, à l’avenir certain sur la scène économique comme politique internationale. La croissance économique est passée de 1,9% en 2002 à 7,3% pour 2010 selon les estimations, et l’inflation tout comme le chômage ont baissé.(Lire la suite).

Langues officielles dans le Mercosur- Langues officielles dans le Mercosur.(Mai 2008). Tout comme pour l'UE, il y a des langues de travail qui sont l'espagnol et le portugais, cependant le Paraguay reconnait deux langues officilelles au sein de son territoire, l'espagnol mais aussi le Guarani qui est en fait la langue de la rue, la langue du quotidien, bien plus utilisé que l'espagnol dans ce dernier pays car la majorité des paraguayens sont des guaranis. Et au Paraguay, guaranis ou descendant d'espagnols ou de nouveaux colons, tout le monde parle guarani ! ( 7 millions de paraguayens le parlent plus quelques minorités en Argentine et au Brésil).(Lire la suite). 

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11 octobre 2010 1 11 /10 /octobre /2010 11:36

Mise à jour : 11 octobre 2010.

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1er tour des élections brésiliennes :

Le Brésil doit encore attendre 4 semaines pour connaître son (sa) nouveau (nouvelle) président(e). Il n'y a pas vraiment de suspense pour ce duexième tour, avec plus de 46% de voix à la candidate Dilma Rousseff lors du 1er tour du dimanche 03 octobre, la grande partie des voix de la candidate verte Marina Silva se reportera naturellement sur elle. Le 31 octobre 2010, les 135 millions d'électeurs retourneront voter.

Photo : Début de la campagne du second tour. Premier débat telévisé dimanche 10 octobre entre Dilma Rousseff et Jose Serra. 

Articles sur les élections brésiliennes d'octobre 2010 :

 

- Les élections du 03 octobre 2010 au Brésil. (21 sept 2010). 

- Les 3 candidats principaux des élections présidentielles brésiliennes. (23 sept 2010). 

- Le vote électronique au Brésil.(28 sept 2010).

- Influence internationale du Brésil. (30 septembre 2010).

- Résultat du premier tour des élections brésiliennes. (11 octobre 2010).

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Une grosse surprise : 

C’est justement cette candidate verte, Marina Silva qui a fait la grosse surprise des élections présidentielle.On ne pensait pas la voir dépasser les 10% et elle acquiert presque 20 %. Encore au PT il y a un an, elle a formé ce nouveau parti vert (PV) uniquement pour se propulser à la tête d’un parti pour se présenter à ces élections. Le PV est plus une « étiquette » pour se démarquer du PT qu’un véritable parti écologique comme on l’entend en Europe.

Rousseff devra donc composer avec elle pour s'approprier ses voix au second tour et des accords devront être trouvés pour former le futur gouvernement. Marina Silvana trouvera surement un poste ministérielle ! Celle-ci fut déjà ministre de l’environnement sous Lula, et aura sûrement des chances de retrouver ce poste, à moins qu’elle exige aujourd’hui un peu plus…

Il faut au Brésil (comme en France), plus de 50% pour être élu au premier tour , ce ne fut pas le cas, le second tour aura donc lieu 4 semaines plus tard, soit le dimanche 31 octobre 2010.

La campagne du second tour est déjà entamée !

Photo : Marina Silva le 03 octobre dans son bureau de vote à Rio Branco.

 

Vidéo : Première déclaration de Jose Serra le 03 octobre 2010. Remerciement à tous les brésiliens.

 

Vidéo : Remerciements de Dilma Rousseff au soir du premier tour des élections du 03 octobre 2010.

 gifwrap.asp?id=13967Les résultats officiels du premier tour des élections présidentielles du 3 octobre 2010 :

 
Ce dimanche 03 octobre 2010 se sont déroulés 6 élections. En plus des élections présidentielles, il eut les elections des 27 états, les élections des deux tiers des sénateurs des Etats, les élections législatives des Etats ainsi que celles de la Fédération.
 
Total des électeurs  135.804.433  
Votes exprimés 111.193.747 81,88%
     
Votes valides 101.590.153  
Votes nuls 6.124.254  
Votes blancs 3.479.340  
     
Abstention 24.610.296 18,12%
 
Au total il y avait 9 candidats, les 3 premiers sont Dilma Rousseff, José Serra et Marina Silva, les 6 autres arrivent très loin derrière et ne représentent que 1% des votes ! Le 4ème est Plínio Soares De Arruda Sampaio de 80 ans représentant le Partido Socialismo E Liberdade et qui avec 886.816 votes ne represente que 0,87 % !

Dilma / Dilma Vana Rousseff

Dilma Vana Rousseff

Partido Dos Trabalhadores

63 ans

47.651.434 voix

46,91 %

José Serra / José Serra

José Serra

Partido Da Social Democracia Brasileira

68 ans

33.132.283 voix

32,61 %

Marina Silva / Maria Osmarina Marina Da Silva Vaz De Lima

Marina Silva

Partido Verde

52 ans

19.636.359 voix

19,33 %

Elections des gouverneurs des 27 états :
 
Autres grandes élections, celles des gouverneurs qui possèdent dans ce système politique fédéral un pouvoir gigantesque. La grande surprise : Geraldo Alckmin de centre droite (PSDB) a remporté le poste de gouverneur dans l’état de Sao Paulo, état à lui seul qui produit 40% du PIB du Brésil. Un état d’une puissance dépassant à lui seul l’économie de l’Argentine !
Les deux autres états les plus puissant restent à gauche aux mains du PT, Antonio Anastasia pour le Minais Gerais et Sergio Cabral pour l’Etat de Rio de Janeiro se sont fait réélire à leurs postes de gouverneur.
 Les 27 états sont répartis dans les 5 grandes zones géographiques du pays.
Dans le sud et le sud est tous les gouverneurs ont été élus dès le premier tour. Dans le Nord Est, quelques ballotage, par contre dans le Nord et le Centre Ouest de tres nombreux ballotages. Au total sur 18 états, 9 réélections et 9 nouveaux élus.
Pour l’assemblée fédérale, le PT a la majorité haut la main, mais au Sénat elle ne l’a que tout juste.
 
Sudeste        
        %
São Paulo Geraldo Alckmin PSDB Elu 50,63
Minas Gerais Antonio Anastasia PSDB Réélu 62,72
Rio de Janeiro Sergio Cabral PMDB Réélu 66,08
Espírito Santo Renato Casagrande PSB Elu 82,30
         
Sud        
         
Rio Grande Do Sul Tarso Genro PT Elu 54,35
Paraná Beto Richa PSDB Elu 52,44
Santa Catarina Raimundo Colombo DEM Elu 52,72
         
Nordeste        
         
Bahia Wagner PT Réélu 63,83
Pernambuco Eduardo Campos PSB Réélu 82,84
Ceará Cid Gomes PSB Réélu 61,27
Maranhão Roseana PMDB Réélu 50,08
Paraíba Ballotage      
Piauí Ballotage      
Rio Grande Do Norte Rosalba Ciarlini DEM Elu 52,46
Alagoas Ballotage      
Sergipe Deda PT Réélu 52,08
         
Centre Ouest        
         
Goias Ballotage      
Mato Grosso Silval Barbosa PMDB Réélu 51,21
Distrito Federal Ballotage      
Mato Grosso do Sul Andre Puccinelli PMDB Réélu 56,00
         
Norte        
         
Pará Ballotage      
Amazonas Omar Aziz PMN Elu 63,87
Rondônia Ballotage      
Tocantins Siqueira Campos PSDP Elu 50,52
Acre Tião Viana PT Elu 50,51
Amapá Ballotage      
Roraima Ballotage      

1270477.jpgLes remerciements :

Lula va tout naturellement accompagner sacandidate quatre semaines de plus sur les routes du pays puisque son image est au plus haut avec 80% d’opinion favorable sur son bilan politique et économique.

La première déclaration de Rousseff le dimanche soir fut pour remercier ses partisans mais aussi pour tendre la main à ceux de Marina Silva. La campagne du second tour était déjà commencée.

"Nous devons faire comprendre à notre peuple que nous voulons une économie prospère, une économie qui ne se traduit pas seulement sur des chiffres de PIB mais aussi sur une amélioration du niveau de vie des brésiliens, une amélioration du niveau de santé, et une amélioration de la sécurité"

Le ton était donné, les axes majeurs de la campagne déjà entamé pour le premier tour sont reconduits pour 4 semaines : Economie, Santé, Sécurité et Education.

On peut croire que si Rousseff n’est pas passée au premier tour c’est certainement du au scandale d’un trafic d’influence découvert ayant compromis une de ses conseillères, Erenice Guerra. Elle dut démissionner, mais l’opposition en a profité lors de la campagne électorale. Si ces affaires de corruption ne purent profiter directement à l’opposant Serra, elle fit basculer une partie de l’électorat de Lula vers le PV de Marina Silva. Les analystes calculent même que 7% des voix furent perdues pour cette affaire de trafic d’influence. La victoire de Rousseff au deuxième tour ne va pas être une victoire « entière » comme le PT l’espérait, la victoire voulait être obtenue dès le premier tour, ça sera une victoire un peu amère.

Dilma e Serra se cumprimentam nos estúdios da TV Bandeirantes, antes do início do debate

L'opposition n'est peut etre pas aussi faible :

On attendait chiffres catastrophiques pour le PSDP et son candidat José Serra, et puis ….. non ! Près d’un tiers des brésiliens ont voté pour lui, il se sent pousser des ailes, même si il ne se fait pas trop d’illusion sur l’issue du second tour, il sort renforcé au sein de son propre parti et pourra lever la tête pendant la campagne électorale de ce mois. Et puis le PSDP pouvait au soir du 03 octobre fêter la victoire d’avoir emporter l’Etat de Sao Paulo en y plaçant son homme Geraldo Alckmin.

Lors du débat télévisé du 10 octobre 010, le candidat José Serra ne s'est pas privé d'attaquer Dilma Rousseff sur ses positions pour l'avortement, sur les questions religieuses, sur les cas de corruption connus au sein du PT. On aura compris à travers ce débat que même si Dilma est assurée d'une victoire fin octobre au second tour, l'opposition ne va pas baisser les bras et a décider de se battre jusqu'au dernier jour de la campagne.

 

Photo : La bise entre les deux candidats avant le débat du dimanche 10 octobre.

321_1313-tiririca.jpg Le "Palhaço" est élu ! (Le clown) : 

 

La petite histoire retiendra que le clown et humoriste Tiririca (de son vrai nom Francisco Everardo Oliveira) a été élu député de l’état de Sao Paulo mais a surtout obtenu le plus grand nombres de voix de tout le Brésil pour ces élections. Plus d’un million de voix. On doute de ses compétences, puisque les opposants ont révélé qu'il était analphabète. Mais Non, dit on.... et c'est mème son père qui vient faire une déclaration pour assurer que son fils sait lire et écrire !

 

Photo : Tiririca, gagnant !

dilmaluladasilva11.jpgA lire dans le Petit Hergé :

 

- L'or en Argentine.(Octobre 2010).

- Mineurs médiatiques au Chili.(Octobre 2010).

- Hugo Moyano et la CGT Argentine.(Septembre 2010).

- Le CAC 40 indice Maison d'inflation.(Septembre 2010).

- Le président uruguayen Mujica.(Septembre 2010).

- Alto Palermo Shopping.(Septembre 2010).

- Buquebus, lien entre l'Argentine et l'Uruguay.(Septembre 2010).

- L'ERP à Tucuman.(Septembre 2010).

 

Photo : Un mélande de Lula et de Dilma !

 

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30 septembre 2010 4 30 /09 /septembre /2010 00:00

Mise à jour : 30 septembre 2010. Article écrit par Mathilde Arrault.

L'envol diplomatique du Brésil :

 

Les années Lula ont marqué le Brésil, dans le quotidien de millions de personnes mais aussi d’un point de vue extérieur. En 8 ans l’image du pays a beaucoup changé, notamment grâce au président Lula et à son charisme. En 2010, il est élu par le magazine Time la personnalité la plus influente du monde, ce n’est pas anodin. Il faut dire que cet ancien syndicaliste et alter mondialiste est un habitué des tribunes internationales. Au cours de ses deux mandats, il a visité environ 200 pays et passé 400 jours en visite officielle.

 Celso Amorim, ministre des affaires étrangères du Brésil, parle de « politique étrangère globale et proactive » et on doit y comprendre une volonté évidente de créer des partenariats avec des acteurs variés. L’un des objectifs du Brésil est de renforcer les liens avec les acteurs majeurs établis, les membres de la Triade (Etats-Unis, Union Européenne, Japon). Il est par exemple à l’initiative en 2003 du premier sommet Brésil-Union Européenne à Lisbonne. Mais Lula ne s’en contente pas. Il a ardemment œuvré à se rapprocher des pays stratégiques de demain. Ce sont les autres pays émergents et les pays Africains, mais aussi l’Iran ou Cuba, qui sont des alliés de longue date. Le « père du Brésil » est à l’origine d’alliances nombreuses, économiques et stratégiques, qui assurent l’avenir du politique du pays.

Photo : Premier sommet Brésil - Union européenne à Lisbonne en Juillet 2007. (Cliquez pour agrandir).

Articles sur les élections brésiliennes d'octobre 2010 :

 

- Les élections du 03 octobre 2010 au Brésil. (21 sept 2010). 

- Les 3 candidats principaux des élections présidentielles brésiliennes. (23 sept 2010). 

- Le vote électronique au Brésil.(28 sept 2010).

- Influence internationale du Brésil. (30 septembre 2010).

- Résultat du premier tour des élections brésiliennes. (11 octobre 2010).

Le Brésil, un acteur de taille au sein des institutions internationales :

Dans le G20 depuis 2003, le Brésil occupe une place prépondérante au regard de son poids dans l’agriculture mondiale. Influent au sein de l’OMC, Lula incarne la lutte des pays émergents pour plus d’équité dans le commerce international, et agit dorénavant pour la conclusion de cycle de Doha.

Au sein du conseil de sécurité de l’ONU, le Brésil occupe un siège non permanent et revendique à présent une place permanente. Il dispose pour cela d’alliés de taille : les Etats Unis, la France et le Royaume Uni y sont favorables. Par ailleurs le Brésil milite pour une réforme de l’institution, qui la rendrait plus juste. En 2005, en collaboration avec l’Allemagne, l’Inde et le Japon, le Brésil a présenté un projet de réforme, qui consistait en l’introduction de 6 nouveaux membres permanents et 4 non-permanents ; le projet ne fut pas retenu

Le Brésil au coeur de l'intégration sud américaine :

  

Pendant ses deux mandats, Lula a œuvré à consolider le MERCOSUR pour redonner un poids à l’Amérique Latine à l’échelle mondiale, mais aussi parce que selon lui, le Brésil ne peut être une nation riche si elle est entourée de pauvres. Et quand il s’agit de représenter l’Amérique du Sud dans les négociations internationales ou face aux Etats Unis, Lula s’avère être un porte-parole plus qu’efficace.

En 2008 est fondée à Brasilia l’UNASUR, ou Union des Nations Sud Américaine, dont les objectifs s’inspirent de l’union Européenne : mise en place d’une citoyenneté sud-américaine, création d’organes exécutifs et législatifs, mise en circulation d’une monnaie commune. Mais des tensions internes (entre la Colombie et le Venezuela notamment) et un manque de moyens bloquent tout développement de l’institution. Et quelle intégration sud-américaine peut-on réellement envisager, au vue des disparités à l’intérieur du continent ? Le poids démographique (environ 51% de la population du continent), économique et diplomatique du Brésil en fait un leader incontestable. Certains redoutent même qu’une telle union soit un jouet aux mains d’un Brésil hégémonique.

Photo : Création à Brasilia de l'UNASUR en 2008.

Le rapprochement des pays du sud :

  

Au cœur de la politique diplomatique de Lula : la solidarité. C'est pour cela qu’en 2003, il est à l’initiative de la création du G3 ou sommet IBAS – pour Inde-Brésil-Afrique du Sud. Ce groupe défend l’intérêt des pays du Sud dans les négociations multilatérales, sur les questions de l’équité des échanges commerciaux internationaux, le défi énergétique ou la protection de l’environnement.

Le Brésil participe au renforcement des liens entre l’Amérique du Sud et d’autres continents. Ainsi il est à l’origine des sommets entre les pays sud-américains et africains (ASA) mais aussi ceux avec les pays arabes (ASPA) en 2003. Ces évènements sont naturellement favorables au commerce avec ces pays : les échanges entre le Brésil et les pays arabes ont quadruplé en sept ans, et ont été multipliés par cinq avec l'Afrique.

Mais tout n’est pas si brillant pour Lula, qui est critiqué pour certaines de ses positions, incohérentes avec ses convictions.

Photo : 4 ème sommet de l'IBAS à Brasilia en 2010. Le premier ministre indien Manmohan Singh, le président Lula et le président sud africain Jacob Zuma.

Le revers de la médaille :

 

Le 9 juin dernier à l’ONU, le Brésil vote contre les sanctions envers l’Iran, qui affiche sa volonté de poursuivre ses activités d’enrichissement d’uranium. Pour de nombreux observateurs, c'est un acte paradoxal de la part du Brésil, qui est membre signataire du traité de non-prolifération. Ils remettent en cause le bien fondé politique du vote, qui serait occulté par des intérêts économiques. En effet, en mai, l’Iran a signé avec le Brésil et la Turquie des accords d’échange d’uranium, qu’il serait « regrettable » de remettre en cause.

Ce n’est pas tout. En février, lors de son voyage à Cuba, il a été accusé d’être « complice des violations des droits de l’homme », pour avoir fermé les yeux si la situation des prisonniers politiques sur l’ile. Quelques jours avant sa venue, 50 dissidents cubains avaient demandé à être reçu par le président Brésilien, afin qu’il agisse en faveur de la libération des prisonniers politiques ; chose qu’il a nié.

Autre situation, autre débat. Le 26 novembre dernier, Lula a convoqué ses voisins du bassin Amazonien à un sommet à Manaus, dans le but de sensibiliser sur le problème de la déforestation et tenter de trouver une réponse commune. Une initiative honorable qui le serait d’avantage si Lula prenait des mesures dans ce sens au sein de son pays. Or, le bilan environnemental des années Lula est catastrophique, le développement économique ayant éradiqué toute considération environnementale. Marina Silva, l’ancienne ministre de l’écologie sous Lula qui a démissionné du gouvernement en 2008, explique : « Le parti ne s’est pas montré capable de saisir le sens de la lutte environnementale. Il est incompréhensible qu’en plein XXIe siècle au milieu d’une crise écologique sans précédent le parti continue de défendre un modèle de développement pour le développement, de croissance pour la croissance ». Une image qui ne colle guère à celle du président, fervent défenseur d’une économie raisonnée.

Ainsi à plusieurs reprises, Lula a été accusé de renier ses convictions politiques pour favoriser le libre-échange et la croissance économique de son pays. A force de vouloir être en bon terme avec tout le monde et présent sur tous les plans, Lula risque de perdre en crédibilité.

Photo : Reception officielle à Tehéran de Lula en mai 2010. Une alliance et des échange économiques des plus prolantes.

Le futur sans Lula :

 

Après les élections présidentielles, de nouvelles questions se posent. Que sera le Brésil sur la scène internationale après le départ de Lula ? Le rayonnement du pays n’est t’il pas étroitement lié à celui de son charismatique leader ? Lula a annoncé vouloir se consacrer à son pays, le parcourir afin d’en faire un « état des lieux ». Mais ce globe trotter se contentera t’il d’un seul pays ou continuera t il de représenter les intérêts brésiliens à l’étranger ?

Liens exterieurs :

- Article du Monde sur la politique étrangère du Brésil écrit par Celso Amorim, ministre des affaires étrangères du Brésil.

- Ministère brésilien des affaires etrangères

- Site web de l'UNASUR. En espagnol.

- Site web du MERCOSUR. En espagnol

- Site web de l'IBAS. En portugais.

- Site ASA Cúpula America do Sul Africa. En portugais

- Site ASPA Cúpula America do Sul Países Árabe. En Portugais

A lire dans le Petit Herge :

- En Argentine, quand un employé gagne plus que son patron.(Août 2010).

- Le bussines de la fête à Buenos Aires.(Septembre 2010).

- Les étudiants argentins choisissent entre travail et diplôme.(Septembre 2010).

- Buquebus, pour unir Argentine et Uruguay.(Septembre 2010). 

- Hugo Moyano et la CGT argentine.(Septembre 2010).

- Le président uruguayen Jose Mujica.(Septembre 2010).

- Le gouvernement de Tabare Vazquez en Uruguay entre 2005 et 2010.(Septembre 2010).

- L'affaire Botnia entre l'Uruguay et l'Argentine.(Septembre 2010).

Photo : Premier sommet de l'ASA (Amérique du Sud et Afrique) avec Lula, Chavez et Kichner, en août 2010 à Caracas.

 

 

 

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27 septembre 2010 1 27 /09 /septembre /2010 23:00

Mise à jour : 28 septembre 2010. Article écrit par Mathilde Arrault.

Le vote au Brésil : A la pointe de la technologie

En plus d’être un géant économique et politique en essor, le Brésil se fait remarquer par la modernité de son système électoral. Au Brésil, c’est environ 126 millions d’électeurs, répartis sur plus de 8 500 000 km2, qui le 3 octobre prochain iront aux urnes. Mais ce ne sont pas des urnes comme celles que l’on connaît en France ; ce sont des urnes électroniques.

Photo : 6 élections en une seule le 03 octobre 2010. Pour les differencier sur les listes : le vote pour les élections présidentielles et des gouverneurs des Etats : 2 chiffres. Pour les deux senateurs : 3 chiffres. Deputé fédéral 4 chiffres et député estatal 5 chiffres. 

Les autres sujets concernant les élections brésiliennes du 03 octobre 2010 :

- Les élections du 03 octobre 2010 au Brésil. (21 sept 2010). 

- Les 3 candidats principaux des élections présidentielles brésiliennes. (23 sept 2010). 

- Le vote électronique au Brésil.(28 sept 2010).

- Influence internationale du Brésil. (30 septembre 2010).

- Résultat du premier tour des élections brésiliennes. (11 octobre 2010).

Le vote électronique étendu à tout le territoire :

Un grand pas pour l’informatisation des suffrages a été franchi avec l’introduction des e-urnes ou urnes électroniques. La mise en place d’une telle technologie a été progressive : un tiers du pays en est doté en 1996, deux tiers en 1998 et la totalité des 26 états en 2000.  C'est le ministre Carlos Velloso, à la tête du Tribunal Supérieur Electoral qui, en 1994, décide d’implanter le vote électronique au Brésil. Son but est d’éradiquer les fraudes, en supprimant les bulletins, les urnes et les cartes électorales.

Les avantages de ce système sont nombreux : le vote est plus rapide, le dépouillement plus facile – notamment dans un pays d’une telle superficie qui s’étend sur 2 fuseaux horaires. En 2006, 2 heures après la fermeture des bureaux de vote, 85% des résultats étaient connus, à minuit, ceux définitifs étaient annoncés.

Ainsi, même dans les zones les plus isolées du Brésil qui souffrent d’un manque d’infrastructures, on vote sur ces petites machines dotées d’un écran et d’un pavé numérique. Car en effet, on ne vote pas pour une personne, mais pour un numéro. Cette méthode simplifie le vote, notamment pour les électeurs illettrés, qui représentent 12% de la population d’après les statistiques. Une fois que l’électeur a tapé le numéro correspondant au candidat de son choix, la photo de ce dernier apparaît sur l’écran et il ne reste plus qu’à appuyer sur la touche “confirmer” afin que le vote soit pris en compte. Beaucoup d’électeurs inscrivent le numéro des candidats sur un petit papier, afin de ne pas se tromper. Car le 3 octobre, ils ne voteront pas uniquement pour le président,  ils choisiront aussi leurs députés et sénateurs.

Ces machines sont dites « d’enregistrement électronique direct » (ou DRE), ce qui signifie qu’il n’y a pas de bulletin imprimé vérifié par l’électeur ; une absence d’audit très controversée, qui amène certains à parler de fraudes.

Le vote électronique : vraiment plus fiable ?

Lors de son implantation, le vote électronique était perçu comme un moyen de lutter contre les fraudes … mais à quel point ceci est t’il vrai ? Peut-on vraiment confier en l’informatique et dans le logiciel de traitement des données ? En effet on peut difficilement garantir le bon fonctionnement de ce système, de part le caractère secret du vote, et de l’absence de bulletin imprimé de confirmation. De nombreuses organisations militent contre l’informatisation du système électoral, pointant du doigt les failles en termes de sécurité et de contrôle, l’accessibilité difficile pour les citoyens peu familiers avec l’informatique ou alors la rupture que la technologie représente dans l’histoire de la démocratie.

L’année dernière, en novembre 2009, le Tribunal Supérieur Electoral a lancé le défi à 38 “hackers” de violer les codes de sécurité du logiciel qui régulent les urnes électroniques. A la clef : 5 000 reales. Travaillant seuls ou en groupes, les experts en informatique ont eu 4 jours pour essayer de détourner la protection du logiciel, dans le but de visualiser les résultats et pouvoir les modifier. Ce test public a été décidé suite aux plaintes déposées par certains partis politiques, qui se plaignaient du manque de fiabilité du système. Et c'est avec fierté que le gouvernement a annoncé les résultats de l’expérience : aucun des 38 experts n’a réussi à violer le système, alors conservé pour les élections d’octobre.

Sécuritaire ou non ce qui est sur, c'est que Diebold - le fabricant des urnes électroniques utilisées au Brésil - a signé un contrat juteux avec le géant sud-américain… le plus gros de ses 150 ans d’existence !

Un modèle pour les démocraties d'Amérique du Sud :

Le Brésil est aujourd’hui la plus grande démocratie du monde à utiliser le vote électronique pour tous, un modèle moderne, attractif pour les pays voisins, qui l’expérimentent à l’échelle municipale ou provinciale. L’actuel président du Tribunal Supérieur Brésilien, J. V. Vega fait d’ailleurs la promotion du modèle auprès des autres gouvernements. Si l’on quitte le débat de la sécurité pour aborder les aspects d’avantage pragmatiques, le vote électronique permettrait de réduire les dépenses en matériel électoral. Il donnerait également plus de crédibilité aux pays où la démocratie est fragile. Ainsi, en 2003, le président du Tribunal Supérieur Brésilien s’est rendu à Buenos Aires pour signer un contrat de prêt d’urnes électroniques. 1000 au total : 710 pour être utilisées et 290 pour faire l’usage de démonstration dans la province. Dans d’autres provinces des essais ont été réalisés, mais rien de concluant. Ce n’est pas en Argentine que le vote électronique est près de s’implanter.

Photo : 1er essai de vote electronique en 2007 à Mar del Plata en Argentine.

Le vote obligatoire : quand le droit devient devoir

 

Depuis 1932 le vote est obligatoire au Brésil, pour les citoyens âgés de 18 à 70 ans, qui savent lire et écrire (il est important de souligner qu’au Brésil, on peut voter à partir de 16 ans). C’est un moyen de renforcer la démocratie dans un pays au passé dictatorial, d’inciter les citoyens à se préoccuper des problématiques gouvernementales, de s’exprimer par l’acte électoral. Si en théorie des sanctions existent (une amende représentant 3 à 10% du salaire mensuel), elles ne sont que rarement appliquées. Cette mesure influerait évidemment les taux de participation aux élections. D’après des études, le pays d’Amérique Latine où ceux-ci sont les plus bas est la Colombie, avec des taux d’abstention supérieurs à 50%, et c'est le seul pays à ne pas avoir mis en place le vote obligatoire.

Dans cette immense démocratie que représente le Brésil, les élections  présidentielles de 2006 se sont déroulées sans aucune entrave, avec un taux de participation de 83,2%. Est-ce que ça sera le cas cette fois ci ? Réponse le 3 octobre …

Photos : Campagne électorale sur les voitures, quand les chiffres des listes envahissent les rues !

Liens exterieurs :

-

A lire dans le Petit Herge :

- Elections présidentielles brésiliennes d'octobre 2010.(Septembre 2010).

- Hugo Moyano et la CGT Argentine.(Septembre 2010).

- Buenos Aires, la ville des entrepreneurs.(Juillet 2010).

- Ushuaia (Terre de Feu).(Juin 2010).

- Bariloche (Rio Negro).(Juillet 2007).

- Villa El Chocon (Neúquen).(Mars 2008).

- Reserva Natural Parque Luro (La Pampa).(Mars 2008).

- Alta Gracia (Córdoba).(Avril 2006).

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23 septembre 2010 4 23 /09 /septembre /2010 16:10

Mise à jour : 23 septembre 2010. Article écrit par Mathilde Arrault.

Dilma Rousseff : "Pour que le Brésil continue de changer"

D’après les derniers sondages, Dilma Roussef dépasse José Serra même dans l’état duquel il est gouverneur, Sao Paulo, la province qui compte le plus grand nombre d’électeurs dans le pays. Comment expliquer cette ascension impressionnante dans les sondages ?

 Au mois d’Août ont commencé à être diffusés les films de campagne, dans lesquels Dilma Rousseff est très étroitement associée au président Lula Da Silva. C'est par exemple lui qui présente le programme électoral de la candidate de PT. Connu comme le père du Brésil, il a même déclaré à la télévision, s’adressant à Dilma Rousseff « je te confie le peuple brésilien pour que tu t’en occupes comme le ferrait une mère ». Il ajoute « elle sera la première femme présidente du Brésil comme j’ai été le premier ouvrier ». Des paroles qui s’apparentent à une prophétie pour un grand nombre d’électeurs brésiliens, et qui montrent bien avec quelle certitude le président croit en sa protégée.

 Un élan ahurissant pour cette candidate peu connue du grand public il y a encore quelques mois, bien qu’elle ait été nommée en 2005 chef de cabinet par Lula. Ce sont pour elle les premières élections auxquelles elle se présente. L’ancienne ministre de l’énergie est également présidente du conseil de direction de l’entreprise pétrolière étatique Petrobas. Cette femme de caractère renvoie auprès des électeurs l’image d’une battante ; après avoir surmonté son cancer, elle est déterminée à reprendre le flambeau que lui tend le président Lula. Son passé est un gage de son engagement pour le pays. Dans les années 60, elle fut membre de guérillas luttant contre le régime dictatorial : Politica Operaria puis Vanguardia Armada Revolucionaria Palmares. Elle est ensuite emprisonnée 3 ans, de 1970 à 1973, période durant laquelle elle endure des tortures.

Photo : Qui est Dilma ? Le 14 décembre 1947, Dilma nait à Belo Horizonte, fille de l'ingenieur et homme d'affaire Pedro Rousseff, bulgare naturalisé brésilien, et de la professeur Dilma Jane Silva. le couple aura deux autres enfants Igor et Zana.

Autres articles sur les élections brésiliennes d'octobre 2010 :

- Les élections du 03 octobre 2010 au Brésil. (21 sept 2010). 

- Les 3 candidats principaux des élections présidentielles brésiliennes. (23 sept 2010). 

- Le vote électronique au Brésil.(28 sept 2010).

- Influence internationale du Brésil. (30 septembre 2010).

- Résultat du premier tour des élections brésiliennes. (11 octobre 2010).

Le couple Lula - Rousseff :

Lula la soutient, la conseille et lui transmet également ses alliances politiques. Le système politique brésilien permet difficilement à un parti d’obtenir la majorité parlementaire dans les Chambres. C'est pour cela que Lula a œuvré à la construction d’une coalition, rassemblant le PT, divers petits partis de gauche, mais aussi le PMDB (Parti du Mouvement Démocratique Brésilien). Grâce à cette collusion, Dilma Rousseff pourra compter le 3 octobre prochain sur les votes de ces partis.

L’identification entre Rousseff et Lula est tellement forte que celui-ci à du suspendre le temps des élections son programme radio hebdomadaire, intitulé « Café con el Presidente ». Le président a cédé aux pressions de l’opposition, qui l’accusait d’utiliser ce média comme moyen de propagande en faveur de la candidate du PT. Tout au long de la campagne, José Serra a accusé Lula de se servir de « la machine publique » en faveur de Rousseff, plainte déposée auprès de la justice électorale mais également auprès des associations de la presse écrite et télévisuelle, et des journalistes. Le ministre de l’information Franklin Martins a répondu à ses critiques avec prudence, réaffirmant la liberté de la presse au Brésil.

Rousseff a t'elle une véritable politique ?

Mais tout n’est pas si rose pour Dilma Rousseff : au sein du PT, la candidate est perçue comme une « novice », qui n’a jamais eu de poste dans le parti, et qui n’était pas la candidate choisie pour la succession. Elle devra donc faire ses preuves, afin de gagner en crédibilité, au sein d’un parti tiraillé entre des tendances diverses, d’avantage socialistes ou libéralistes. La force de Lula, le fondateur du PT, avait été de modérer ces tendances et réduire les divergences. Ainsi, le parti a dors et déjà annoncé ne pas laisser la même marge de liberté à Dilma Rousseff. Contrainte par le PT, dans l’ombre de Lula, Dilma Rousseff ne serait-elle pas qu’un pantin poussé au devant de l’impitoyable scène politique?

Non, car elle défend ses propres idées, différentes de celles de Lula. Plus à gauche que l’actuel président, elle prône la puissance économique non seulement pour attirer les investisseurs, mais également pour la mise en place de projets sociaux. Elle souhaite élargir les mesures sociales afin d’intégrer les 190 millions de brésiliens dans le développement social. Son engagement pour le peuple s’est déjà matérialisé par le programme d’aide au logement, « Mi Casa, Mi Vida », qu’elle a mis en place en  2009. Elle développe par ailleurs une vision plus étatiste du gouvernement, et ne conçoit pas la croissance sans subventions.

Rousseff base son programme électoral sur la continuation des politiques mises en place par Lula Da Silva, ce qui lui confère une popularité évidente. Elle revendique par ailleurs ouvertement les progrès des années Lula en matière sociale et économique. En tant que Chef de Cabinet, elle a œuvré à la coordination des ministères et des politiques mis en place, et se dit « le bras droit et gauche » de Lula. Elle explique se différencier du modèle de Serra par la distribution des richesses, alors que plus de 50 millions de personnes touchent moins que le salaire minimum au Brésil.

Photo : Rousseff chez Petrobras.

L'ombre de Lula plane sur les élections :

Si Lula est très présent dans la campagne de Dilma Rousseff, il l’est également dans les campagnes de ses opposants. Quel que soit leur parti, tous les candidats veulent s’assimiler à Lula Da Silva, dans un contexte où son gouvernement est très populaire (80% de la population approuve la politique gouvernementale, selon les sondages).

Ainsi, José Serra a publié fin Août une campagne publicitaire soulignant ses liens avec le président sortant, une voix off annonçant « Lula et Serra, deux personnalités historiques, deux leaders d’expérience ». Peut-on réellement parler d’opposition dans un tel contexte et quand la seule stratégie qu’elle développe est de crier haut et fort que Rousseff n’est pas Lula ? C’est en effet un contexte électoral très particulier : le débat s’articule autour de la question « qui sera le plus apte à continuer les politiques de Lula et conserver sa ligne directrice ? ». Aucune critique du gouvernement actuel n’est faite, un avantage évident pour la candidate du PT.

Marina Silva n’a quant à elle pas autant de difficultés à trouver des liens avec le président. En effet, elle a été membre du PT pendant 23 ans et a fait parti du gouvernement de Lula en 2003, en tant que ministre de l’environnement. Elle démissionne en 2008, quitte le PT duquel elle était membre depuis 1985 pour le PV, plus proche de son idéologie.

Photo : Marina Silva candidate du Partido Verde (PV).

 

 

Vidéo de promo pour la campagne de Jose Serra. 2010.

José Serra : "Le Brésil peut faire plus"

Dans ces élections, José Serra est l’homme de l’expérience. Il s’était déjà présenté en 2002 contre Lula, et a prouvé ses compétences de gestionnaire lors de son mandat en tant que maire de Sao Paulo et gouverneur de la province. Une notoriété qui fait la différence avec Dilma Rousseff et explique son avantage dans les sondages au début de la campagne. Le modèle de José Serra se distingue de celui de la candidate travailliste par un moindre interventionnisme dans un état moins centralisé. Il est en faveur d’une baisse des dépenses publiques tout en s’engageant des programmes sociaux tel que celui d’améliorer le système de santé, par la construction de cliniques et laboratoires. Cette volonté de baisser les dépenses publiques se comprend surtout au vu du taux d’intérêt de référence et de la maitrise de l’inflation. Aujourd’hui s’élevant à un taux de 10% annuel, il est le plus élevé au monde.

Photo : Jose Serra candidat du Partido da Social Democracia Brasileira (PSDP).

Une retraite pour Lula ?

A 65 ans, après deux mandats consécutifs qui l’ont porté au rang de personnalité la plus influente au monde en 2010, quel avenir pour Lula ?

Beaucoup a été dit, sur un éventuel mandat au sein de l’ONU, la création d’une ONG, ou une installation à Paris. Lula a démenti toutes ces hypothèses, et annoncé qu’il voulait voyager dans le pays, côtoyer le quotidien des brésiliens, afin de voir quelles améliorations le gouvernement pourrait apporter. C'est ainsi qu’il veut contribuer à la politique de son pays, devenir un messager du peuple et conseiller de Dilma Rousseff, qu’il est persuadé de voir à la tête du gouvernement. Cet engagement est aussi, selon certains analystes, une stratégie en réponse aux critiques adressées à Dilma Rousseff concernant son manque d’expérience. Avec un conseiller de la stature de Lula, plus aucun problème. Ce qui est certain, c'est que Lula n’est pas prêt de quitter la sphère politique, et que beaucoup pensent déjà à lui pour les élections de 2014.

Liens extérieurs :

 

- Présidence de la République Fédérative du Brésil.

- Partido dos Trabalhadores. PT

- Site web du candidat Jose Serra.

 

Photo : La ville de Sao Paulo

A lire dans le Petit Hergé :

- Elections présidentielles brésiliennes d'octobre 2010.(Septembre 2010).

- Hugo Moyano et la CGT Argentine.(Septembre 2010).

- Buenos Aires, la ville des entrepreneurs.(Juillet 2010).

- Ushuaia (Terre de Feu).(Juin 2010).

- Bariloche (Rio Negro).(Juillet 2007).

- Villa El Chocon (Neúquen).(Mars 2008).

- Reserva Natural Parque Luro (La Pampa).(Mars 2008).

- Alta Gracia (Córdoba).(Avril 2006).

 

 

 

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21 septembre 2010 2 21 /09 /septembre /2010 16:25

Mise à jour : 21 septembre 2010. Article écrit par Mathilde Arrault.

 

Elections présidentielles au Brésil :

Le 3 Octobre prochain auront lieu les élections présidentielles au Brésil, qui mettront fin à deux mandats et huit ans de présidence de Luiz Inácio Lula Da Silva. Ces élections représentent un enjeu majeur, pas uniquement pour le Brésil, mais pour le monde entier, au vu de la place prépondérante que cette économie émergente joue dans le monde d’aujourd’hui. Pour l'Argentine, la bonne santé économique et sociale du Brésil est primordiale.

Cet article est le premier d'un dossier concernant les élections brésiliennes. Les autres articles sont :

- Les élections du 03 octobre 2010 au Brésil. (21 sept 2010). 

- Les 3 candidats principaux des élections présidentielles brésiliennes. (23 sept 2010). 

- Le vote électronique au Brésil.(28 sept 2010).

- Influence internationale du Brésil. (30 septembre 2010).

- Résultat du premier tour des élections brésiliennes. (11 octobre 2010).

Quelques semaines avant les élections présidentielles, quel bilan dresser des années Lula ?

Au cours des 8 années de présidence de Lula, le premier candidat de la gauche à accéder à la tête du pays et après 4 candidatures infructueuses, le Brésil a connu un essor économique et des progrès sociaux impressionnants. Ces derniers le placent aujourd’hui au rang de puissance émergente influente, à l’avenir certain sur la scène économique comme politique internationale. La croissance économique est passée de 1,9% en 2002 à 7,3% pour 2010 selon les estimations, et l’inflation tout comme le chômage ont baissé. Le gouvernement Lula compte à son actif de nombreux plans sociaux, qui ont considérablement amélioré le quotidien de dizaines de millions de personnes. Parmi les plus populaires, le plan « faim zéro » mis en place en 2003, la « bourse famille », un revenu minimum pour les familles les plus démunies, ou alors les plans de soutien pour les régions rurales et l’agriculture familiale. Cependant les grandes villes où se concentre la population précaire ont été quelque peu délaissées, et la redistribution des richesses promise, sacrifiée sur l’autel de la croissance. D’autre part, le bilan écologique des années Lula est catastrophique, dans un pays où l’accent est mis sur les cultures intensives d’exportation.

Des promesses pas toujours tenues lors du premier mandat, une amélioration lors du second :

Si aujourd’hui la popularité de Lula est écrasante, tout n’a pas toujours été si simple pour le président. Lors de son premier mandat, Il dut faire face en 2005 au mécontentement des « paysans sans terre », qui protestaient contre la lenteur de la réforme agraire promise lors de sa campagne électorale.

La victoire du PT en 2002 fit peur aux investisseurs étrangers, et le gouvernement a manqué dans les premières années  de moyens économiques pour tenir les promesses électorales. Les brésiliens sont déçus et la popularité de Lula décroît au fil des mois. La situation empire en 2005, lorsque le PT est ébranlé par des scandales politiques de corruption. En 2006 Lula se présente de nouveau pour un second mandat, et est élu au 2nd tour, avec un score moindre que prévu. Il comprend alors que son second mandat devra être différent, le premier avait permis de remettre l’appareil industriel en marche sans pour autant s’occuper des brésiliens. Cette fois il doit appliquer une politique plus "sociale". Des fonds furent débloquées pour mettre en marche tout un plan de modernisation du système de distribution d'eau, d'électricité, désenclaver les villages en lançant des travaux de voiries, d'infrastructures routières, mais l'enjeu premier fut de lutter contre la pauvreté en zone urbaine (favelas), et surtout le développement de l'éducation avec son plan (PDE), Plano de Desenvolvimento da Educação.

Les résultats ne se font pas attendre. Dès 2009 l'économie se porte mieux, les améliorations dans la vie quotidienne des brésiliens les plus pauvres se font sentir. La popularité de Lula en 2010 n’aura jamais été aussi haute.

 

 

Vidéo : N'oublions pas ! Nous sommes au Brésil, tout est permis, des concurrents de tout poil !

Les élections 2010, c'est aussi pour les élections legislatives. Des exemples les plus...... originaux ! 

Les chiffres sont ceux à composer sur la machine à voter (vote électronique)

Brésil : Le leader des pays émergeants :

 

Sur la scène internationale, Lula Da Silva a œuvré à rendre le Brésil visible, et y est indéniablement arrivé.

 Lula a l’élocution facile, fin diplomate, et son passé de syndicaliste lui permet de savoir composer mais aussi de rassembler des hommes qui n’ont pas forcément le même point de vue. Lula est un remarquable négociateur.

 Le Brésil devient une puissance économique et son représentant à aujourd’hui plus facilement accès aux tribunes internationales. Il ne s’en prive pas, et son style plait.

 Le Brésil incarne (peut être à tord) la lutte pour un libéralisme plus équitable, notamment au regard de sa place au sein de l’OMC, et participe activement au rapprochement des pays du Sud tout comme à l’intégration régionale en Amérique du Sud. Aujourd’hui sur la scène internationale on pense à lui quand les Etats-Unis ne peuvent plus servir d’intermédiaires.

Photo : Lula en déplacement en Palestine avec Mahmud Abbas.

Dilma Rousseff, la candidate de Lula :

La Constitution brésilienne ne permet que deux mandats successifs. Lula au plus haut de sa popularité aurait pu réformer cette interdiction sans difficulté. Il a refusé de le faire au non des « bénéfices de l’alternance politique pour le bien être de la nation » qu’il vante depuis 2002. Il prend donc du recul sans vouloir  trop s’éloigner du pouvoir et nomme son successeur une femme. Il annonce : « Dans les urnes, je vais changer de nom. Je m’appellerai Dilma Rousseff ».

Pour octobre 2010, Les trois candidats qui se présentent pour la présidence du pays sont Dilma Rousseff pour le Parti Travailliste (PT), José Serra pour le Parti Social-Démocrate Brésilien (PSDB) et Marina Silva pour le Parti écologiste (PV). Et on l’aura compris, c'est haut et fort que Lula clame son soutien pour Dilma Rousseff. Il n’y a pas beaucoup de suspense, tous les sondages la donnent gagnante le 03 octobre.

Photo : Dilma Rousseff, prochain présidente brésilienne.

Liens exterieurs :

- Site brésilien officiel de la présidence de la République.

A lire dans le Petit Hergé :

 

- Pouvoir d'achat virtuel sur produits fictifs.(Septembre 2010).

- Etudier ou travailler pour les étudiants.(Septembre 2010).

- Le panier de la ménagère à Buenos Aires.(Septembre 2010).

- Le business de la fête en Argentine.(Septembre 2010).

- Le sentiment d'insécurité à Buenos Aires.(Septembre 2010).

- La ville de Lujan dans la province de Buenos Aires.(Avril 2009).

- La ville de San Antonio de Areco dans la province de Buenos Aires.(Mars 2009).

- Tous les articles sur l'Argentine de Géo.(Décembre 2008).

 

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