13 août 2009 4 13 /08 /août /2009 23:00
Mise à jour : 13 aout 2009. Article de Grégoire Borgoltz.

Les français dans le vin en ArgentineAntoine Dumazer et Viña Ona :

Toujours dans le chapitre des immigrants français, un autre exemple d'une intégration réussie cette fois ci dans le monde des métiers de la table et du vin à Buenos Aires.
Antoine Dumazer fait partie de cette vague de nouveaux arrivants qui commença en 1991, fin de l'hyper-inflation argentine et se termina en 1995-1998, début des crises sud américaines dites Effet Tequila au Mexique puis crise brésilienne. Le peso argentin était fort (même trop fort), et avait la même valeur que le dollar americain. L'investissement était lourd mais la facturation pouvait l'être aussi.
Chaque cas d'immigration est unique, de plus les périodes économiques se succédant ne se ressemblant que très peu les unes des autres, ces exemples d'intégrations ne peuvent que difficilement être retentées dans les mêmes conditions aujourd'hui.
Profitons des expériences des autres, si vous avez aujourd'hui envie de tenter la vie argentine autant connaitre leurs passés. 

Buenos Aires 1995La période AFC :

En 1995, une formation d’hôtellerie en poche, Antoine Dumazer décide de partir en Argentine rejoindre Henri, un ami d’enfance qui travaillait dans les métiers du tourisme et de la restauration. Il ne parlait pas espagnol à l’époque donc ne pouvait pas être embauché facilement. Ensemble, ils ont décidé de voyager, c’est là qu’ils se sont rendu compte que le pays avait de grosses lacunes au niveau du service dans les restaurants. Il n’y avait par exemple aucune formation des métiers de la table, un comble pour un pays qui mise tant sur sa gastronomie. Il y avait donc un filon à exploiter au niveau du service du vin.

Après avoir voyagé,  à la fin de l’année 1995, les deux amis décidèrent de créer AFC(Association française de consultants), une entreprise qui faisait à la fois de l’enseignement des métiers de la table, du consulting, du graphisme et du marketing promotionnel. Ce fut l’entrée d’Antoine dans les métiers du vin, grâce à cette activité, il a travaillé avec des Bodegas argentines et a découvert toutes les zones vinicoles du pays, dont celle de San Juan.


La Maison du Vin à San Telmo La Maison du Vin :

En 1999 et en parallèle avec son association avec Henri, il monta une nouvelle entreprise, d’importation de vin et d’alcool cette fois ci : La Maison du Vin. Il importait en Argentine des vins de toutes les régions de France, de gros et de petits producteurs. Il disposait en plus d’une « vinoteca » à San Telmo sur Defensa, établie dans un hôtel de 1904. Il cessa cette activité fin 2001 pour deux raisons. D’une part, à cause de la crise financière : en effet, quand le peso passe de 1peso pour 1 dollar à 4 pesos pour 1 dollar, les prix des marchandises importées de France font un sacré bond, quand ce phénomène s’accompagne d’un arrêt total du crédit bancaire, il devient difficile de continuer. D’autre part parce qu’Antoine n’avait plus les mêmes perspectives qu’Henri au sujet de l’entreprise (Antoine voulait faire de la vente au gros alors qu’Henri était pour une vente au détail). On se souvienrda quand mème encore longtemps de cet incontournable de San Telmo sur Defensa 891 !

Viña Ona à Buenos AiresViña Ona :

2001 fut donc l’année de la crise, mais aussi d’un nouveau départ pour Antoine. Il créa Viña Ona, un négociant assembleur qui travaille avec des viticulteurs de la province de San Juan : elle ne possède pas de vignobles mais achète du raisin, fait du vin puisqu’elle possède ses propres barriques. Elle est spécialisée dans le wine making, comprendre assemblage de vin. Son nouvel associé, Mariano Monrad, s’occupe du côté logistique. La spécialisation de Viña Ona est clairement le vin haut de gamme.
Un peu d’histoire : en 2000 le marché du vin a radicalement changé avec l’arrivée de sodas et de bières sur le marché ; la consommation annuelle par habitant passe de 100L à 40L. Les débuts de l’entreprise se font donc sur un marché en pleine mutation. Elle a des caractéristiques originales, comme le fait de produire du vin de San Juan – et pas de Mendoza, la province de référence - ou d’avoir lancé en Argentine le concept du Bag In Box, ou enfin d’avoir crée en 2001, le premier cabernet franc monosépage d’Argentine (je l’ai gouté c’est une réussite !!). Avant la crise, le concept du bag in box a été révolutionnaire puisqu’on commençait à vendre du vin au verre dans les restaurants. On dit souvent que le premier entré sur un marché garde toujours un certain avantage à l’avoir été, c’est le cas  puisque Viñaona est aujourd’hui leader  national sur le marché du bag in box (bien que ses vins ne soient pas des vins de table mais de qualité). Toutefois, les concurrents sont à la fois nombreux et diversifiés puisqu’ils viennent de toutes les régions d’Argentine et du monde et sont de toutes tailles. En 2002, 5 bodegas étaient créées tous les mois, le marché est donc très exploité. Ceci ne veut cependant pas dire qu’il n’existe que des petites structures ; au contraire, 10 Bodegas détiennent 80% du marché du vin (Chandon, Zuccardi, Norton, Lopez…). A côté de ces géants, Viñaona reste ce que l’on appelle une  « Bodega boutique » (une petite structure : environ 100 000 Litres par an). Aujourd’hui, Viñaona ne possède pas de boutique, elle livre directement à ses clients. Elle choisit aussi minutieusement ses distributeurs (Bodegita de Miro a Mar del Plata, Distruidora Avenida en Patagonie…) car certains établissements « spécialisés » travaillent comme des supermarchés : celui qui paye le plus se retrouve en tête de gondole. On n’y bénéficie souvent pas du conseil d’un œnologue…


Les vins argentinsEtre français tout en s'argentinisant :  

Aujourd’hui, Antoine vit dans le quartier de Almagro avec sa femme argentine Viviana et ses deux enfants de 8 et 4 ans, Juliette et Thibaut (qui parlent tous les 2 français). En 15 ans, il a appris les techniques de vente argentines, très différentes de celles que l’on enseigne et que l’on utilise en France ; ici, le feeling est très important, on parle autant de foot que de la transaction lors d’un rendez vous ! Le fait d’être français reste toutefois un avantage quand on travail dans les métiers du vin. L’association franco argentine est donc un atout sur ce point. Antoine s’est aussi rendu compte que lancer une entreprise ici est plus facile qu’en France puisqu’il y a beaucoup moins de démarches administratives et que les charges sociales et patronales ne sont que de 50% (plus de 100% en France). Il faut toutefois savoir deux choses : d’abord, les argentins copient les bonnes idées très rapidement ! Ensuite que le marché et les habitudes de consommation des argentins sont très différents de ce que l’on peut trouver dans le reste du monde : par exemple Dunkin’ Doonuts a mis la clé sous la porte ici, et même Mac Do a dû adapter sa stratégie universelle en acceptant de livrer à domicile.

Le Bag in Box de Viña OnaEt demain ?

Depuis 2007 et les élections, le secteur agroalimentaire (et celui du vin) est en crise :
Il y a d’abord eu l’élection de Christina Kirchner (les périodes d’élections provoquent toujours des remous dans l’économie), puis le blocus de 4 mois des producteurs agricoles pour s’opposer aux réformes de la nouvelle présidente, et enfin la crise mondiale qui a commencé en été 2008. Depuis 2 ans, l’entreprise d’Antoine, comme de nombreuses autres, stagne malgré son produit novateur. La concurrence est acharnée entre bodegas, d'ailleurs trop se sont ouvertes depuis 2002 pour un marché qui reste le même. Quant aux exportations, par tradition ou par habitude (malgrès un frémissement ces dernieres années), les vins argentins ne s'exportent que très peu si on les compare à ses voisins chiliens.
En tout cas, pour Antoine et ses vins Viñaona, il a pu imposer peu à peu le concept de pouvoir vendre un vin de qualité sous un packaging autre que la bouteille pour faire baisser les couts et permettre aux restaurants de proposer son vin au verre (encore peu usité pour les mentalités argentines). La preuve qu'on peut etre à la fois innovateur et avant gardiste et faire poids face aux géants des grosses bodegas.

Selk Nam chez Viña Ona  Fiche technique :

Adresse : Humberto 1ro 2877 (Metro Humberto 1ro)
Téléphone : 00-54.11.4941.1234
Site web : www.vinaona.com.ar

Liens externes :

- Article de la Nacion sur La Maison du Vin datant du 23 juillet 1999.
- Article sur les exportations en Bag in Box de Viña Ona dans le quotidien Los Andes datant du 07 juin 2008.

Quelques idées sur les prix (Aout 2009) :

Selk’nam (premium) : de 26 à 33 pesos la bouteille, de 157 à 199 la caisse et de 75 à 94 le bag in box de 5L (2x moins cher qu’à la bouteille).

Viñaona (superpremium) de 67 à 91 ARS la bouteille.


Interieur d'une cantina à Buenos Aires vers 1940D'autres articles dans le Petit Hergé :

- Institut de langue à Buenos Aires. (Août 2009).
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Le Bar Le Merval de Buenos Aires. (Juillet 2009).
- Le Bar Gato Negro sur avenida Corrientes. (Août 2009).
- Nouvelle carte pour les transports à Buenos Aires.(Juin 2009).
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Confiteria del Molino (1916). (Mai 2009).
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Le Micro Centro de Buenos Aires.
- Le Cabildo de Buenos Aires.
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City Hotel & Diagonal Sur. (1935).
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Le Ciné Teatro Opera. (1936).
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Centre historique de Buenos Aires.
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Quartier de Palermo de Buenos Aires.

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8 août 2009 6 08 /08 /août /2009 18:41
Mise à jour : 08 aout 2009. Article de Grégoire Borgoltz.

Des européens arrivent dans le port de Buenos Aires en 1911Un exemple d'installation en Argentine :

Dans la série, "ces incroyables français qui viennent tenter leurs chances en Argentine", aujourd'hui un nouvel article sur un couple franco-argentin (lui, français et elle, argentine) qui, au milieu des années 90 s'est lancé dans l'aventure porteña en montant un institut de langue.
Au petit jeu, "je me lance un défi en venant m'installer dans le pays" et on verra ensuite... On peut aisément imaginer que nombreux sont ceux qui viennent, mais peu survivent au bout d'une ou deux années d'expérience. Charles Ricordel et Laura Morelli y sont arrivés et depuis une bonne quinzaine d'années se sont adaptés.

Photo : Les temps changent, comme sur cette photos de 1911 à l'arrivée d'un vapeur d'Europe. Cependant venir s'installer en Argentine reste encore une épreuve personnelle et culturelle pour chacun.

On arrive aujourd'hui par avionVenu pour Carrefour, mais "s'associe" avec sa femme : 

Charles, français de 40 ans,  est venu pour la première fois à Buenos Aires en 1991, y a rencontré Laura mais est rentré en France, accompagné de cette même Laura... Le couple est retourné en Argentine en 1993. Charles a alors travaillé à Carrefour comme « chef de rayon »  de 4 rayons (que l’on appelle le bazar ici). Son secteur faisait entre 500.000 et 1 million d’euros de chiffre par mois. Il a obtenu ce poste très rapidement et assez facilement car il n’y avait que 3 français sur place. Son BTS actionco l’a aidé, et l’aide toujours aujourd’hui avec LEF, à gérer tout le côté comptable de son travail. Le problème est qu’il travaillait 20h par jour (vraiment!) et qu’il lui est souvent arrivé de dormir sur place : il s’était même installé un hamac dans la réserve. On comprend vite pourquoi il a accepté de suivre un des 3 autres français chez GEFCO (entreprise de logistique) quand on lui a proposé d’aller y donner des cours de français aux dirigeants de la filière argentine. Laura, qui a une formation de professeur de langue, il a peu à peu recruté des professeurs car le travail devenait de plus en plus conséquent.

Laura est argentine, a fait des études de langue en Argentine puis en France en 1992 quand elle y a suivi Charles (elle a un DESS (français) d’ingénierie de la formation et à travaillé avec le CAVILAM à Clermont Ferrand). C’est elle qui crée les cours de LEF pendant que Charles s’occupe de tout le côté financier et  administratif. Ils ont eu en  leur premier enfant, Isabella ), c’est une des raisons pour lesquelles ils ont vécu à St Brieux de 2002 à 2005. En effet, il était important pour Laura et Charles que leur fille connaisse sa famille française.  Pendant que son père reprenait ses études (un deuxième BTS de Comptabilité), sa mère travaillait (elle a travaillé avec l’ESC RENNES entre autre). Le seul résultat de ce voyage que j’ai pu constater en 2h est que le français d’Isabella est parfait (elle parle sans accent !). En 2005 toute la famille à une nouvelle fois traversé l’atlantique, avec pour projet de développer l’organisation LEF…


Buenos Aires en 2005Un deuxième départ en 2005 : 

En rentrant en Argentine, le couple à dû retrouver des clients. Il s’est appuyé sur de grosses entreprises comme GEFCO et  AIR LIQUIDE, avec lesquelles il travaille depuis 12 ans. LEF Capacitacion s’est ensuite ouverte aux particuliers, l’activité marche bien puisque l’entreprise compte aujourd’hui 14 professeurs, que le nouveau centre est sur le point d’ouvrir et que l’entreprise change de statut (elle quitte le statut monotributo). Petite parenthèse pour ceux qui voudraient monter une entreprise ici : En dessous d’un certain chiffre d’affaire ( 72000 pesos pour les services, 140.000 pour les produits), on peut s’inscrire à l’AFIP(l’équivalent du Fisc) et avoir le statut de MONOTRIBUTO. Ainsi, on paye très peu de charges et d’impôts (le plafond est de  5650 pesos par an pour les produits et de 269 pesos pour les services), on est loin du système français. Grâce au système plutôt laxiste que l’on a ici, on peut donc tenter de monter une entreprise dès que l’on a une idée. Alors qu’attendons nous !?  


Calle Florida en plein après midi Leur entreprise Lef Capacitacion face à 400 autres instituts :

Laura et Charles sont convaincus du fait que pour que les résultats soient visibles et rapides, il ne faut pas enseigner à des groupes de plus de 6 personnes, le groupe moyen est donc composé de 4 personnes à qui on enseigne la méthode communicative, dans laquelle on part du besoin de l’élève. Ainsi, le type de formation dépend du poste occupé dans l’entreprise : par exemple, avec les secrétaires on met plus l’accent sur la grammaire et l’écrit alors qu’on aura tendance à faire parler et écouter les cadres, afin qu’ils soient capables de suivre et d’animer des vidéoconférences avec le siège. La formation n’est pas toujours payée par l’entreprise comme chez le cas chez Air Liquide. Par exemple chez Gefco le salarié paye une partie des cours. Dans tous les cas, l’idéal est de réaliser entre 400 et 600 heures avec l’élève, dans un laps de temps le plus court possible afin que les résultats soient vraiment probants.

La concurrence est rude puisqu’il y a plus de 400 instituts de langue à Buenos Aires (dont 60% qui enseignent l’Anglais). Laura et Charles ont donc décidé de se démarquer en offrant un service de qualité, avec  par exemple que des professeurs diplômés qui travaillent avec peu d’élèves, alors que dans beaucoup d’instituts de langues les professeurs ne sont même pas linguistes et travaillent avec bien plus d’élèves... Il est toutefois difficile de lutter contre les leaders du marché comme Alliance française à cause du manque de moyens et de visibilité…

Pour ce qui est des tarifs dans le centre de langues qui va être créé, Laura veut faire des tarifs élevés, convaincue du fait que son service est supérieur à celui qu’offre la concurrence. A l’inverse, surement influencé par son expérience dans la grande distribution, Charles est pour une politique de prix bas, pour toucher plus de monde.

Dans les deux cas, ce centre est le prochain défi de ce couple d’aventurier, n’hésitez pas à les contacter si vous voulez perfectionner votre espagnol ! (un peu de pub au passage ne leur fait de mal !)


Institut d'espagnol à Buenos AiresFiche Technique :

L’entreprise LEF Capacitation donne aujourd'hui des cours de français, d’anglais, d’espagnol et de portugais dans les entreprises mais aussi à des particuliers. Pour compléter le service de cours en entreprise et à domicile, un centre de langue moderne va voir le jour en décembre 2009; pour se démarquer de la concurrence, Laura et Charles ont en effet conçu un modèle dans lequel l’élève s’appuie sur l’outil informatique. Les 14 professeurs auront donc des salles de cours dans Buenos Aires avant l’année prochaine.

Le site web de Lef Capacitacion.

Site des services d'immigration argentine

D'autres articles dans le Petit Hergé :

- Comment immigrer en Argentine.
- Le Bar Le Merval de Buenos Aires. (Juillet 2009).
-
Confiteria del Molino (1916). (Mai 2009).
-
Le Micro Centro de Buenos Aires.
- Le Cabildo de Buenos Aires.
-
City Hotel & Diagonal Sur. (1935).
-
Le Ciné Teatro Opera. (1936).
-
Centre historique de Buenos Aires.
-
Quartier de Palermo de Buenos Aires.

-
Nouvelle carte pour les transports à Buenos Aires.(Juin 2009).
-
Extension de la ligne A du métro de Buenos Aires. (Décembre 2008).


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17 juillet 2008 4 17 /07 /juillet /2008 16:22

Mise à jour : 17 juillet 2008.

Une famille autour de la Terre

Hier (mercredi 16 juillet 2008) petit déjeuner rapide avec "une famille autour de la Terre" ou plutôt un couple et un ado de 14 ans qui ont décidé (comme beaucoup) de partir de France pour se lancer à la "découverte du monde". Il faut dire qu'Angers n'est pas une fin en soi et qu'il y a peut être sûrement mieux ailleurs.
Donc je vais les suivre à distance entre maintenant (ils viennent de commencer avec un départ de France le 18 juin 2008) et leur retour en juin 2009 vers la métropole !

Leur itinéraire : France - Argentine - Pérou - Chili - Tahiti - Nouvelle Zélande - Australie - Vietnam - Laos - Cambodge - Chine - Russie et retour à la case départ.

Ca va me permettre de leur piquer des photos pour mon site (en tout cas pour ce qui est de l'Amérique du sud).

Si vous avez pour eux des conseils pour ces pays traversés, n'hésitez pas à les joindre et puis vous profiterez aussi sûrement des leurs une fois qu'ils auront fait la boucle.

Leur site web : http://www.unefamilleautourdelaterre.com/

Bonne route à Bruno Besson (43), Marie-Lise Fillon (35) et Damien Tyssen (14).

Autres sujets du Petit Hergé :

- 03 juillet 2008 : Les sept régions d'Argentine.
- 02 juin 2008 : Les vidéos de présentation # 1.
- 24 mars 2008 : Phillipe Dulauroy.
- 12 janvier 2007 : Le cinéma argentin.
- 13 avril 2006 : Les estancias jésuites de la province de Cordoba.

En attendant :

Une photo que je leur pique déjà : Una verduleria de San Ignacio (Provincia de Misiones) Juillet 2008. 

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15 août 2007 3 15 /08 /août /2007 19:16
Dans le MétroMise à jour : 24 mars 2008.

Dans la série les français d'Argentine, en voila un qui a posé son sac pour une histoire d'amour après un tour du monde. Aujourd'hui marié avec une argentine (un de plus !), Philippe Dulauroy a accroché mon oeil la première fois lors de mes ballades sur le net à la recherche de tout ce qui concerne la capitale. Je suis donc un beau jour "tombé" sur son blog et là je suis bien tombé par terre par la qualité des photos qu'il pouvait faire. Arriver à prendre un sujet où un objet moche et à le rendre intéressant une fois qu'il soit passé par son objectif, il fallait le faire ! Le premier article de sa plume que j'ai lu fut celui de la poste internationale, un horrible bâtiment lugubre des années 60 en pur béton sale, accompagnant son texte de ses péripéties ubuesques au sein de l'administration des postes, il y avait une photo de ce chef d'oeuvre bétonné, mais pourtant il y avait "quelque chose" dans son coup d'oeil. Depuis plusieurs mois, il passe dans tous les quartiers et "s'attaque" à tous les sujets. Voila que depuis juillet dernier, la mouche la piqué de faire toute une série en noir en blanc du métro porteño et plus particulièrement de la ligne B ( sa préférée !) ..... une galerie de portrait en tout genre allant de l'employé qui rejoint son travail, en passant par les gamins des rues, ou des deux vieux qui se balladent...

Dans le MétroDans le métroDans le Métro


Dans le métroDans le métro

Vous l'aurez compris, nous avons affaire à un as de l'objectif, mais aussi à un poète de la photo, il sait saisir l'instant où rien ne semble se passer mais où en fait tout est dit ! Car à partir de tout cliché il arrive à raconter une histoire ou à planter une ambiance. Voila quelques photos piquées sur son blog....

De toute façon allez voir son site web de Philippe Dulauroy.

En ce moment et jusqu'au 03 avril 2008, Philippe expose ses photos au Nuevo fotoclub Argentino
TALCAHUANO 342 1º 14 (c’est à deux cuadras de l’obélisque, métro B - Uruguay)


Petit matin sur Cachi

Son panorama ne s'arrête ni au noir et blanc ni à Buenos Aires, il a voyagé autour du monde tout comme au fin fond de l'Argentine, et il rapporte à chaque fois des clichés originaux et hyper fignolés. Je l'ai rencontré pour la premiere fois la semaine derniere, et sa personnalité m'a permis de comprendre le sens de ses vues, nous sommes juste à la limite entre le rêve et la réalité, nous avons affaire à un vrai poète.


 

salto san MartinLePetit Hergé

- La mode argentine A & B.
- L'insécurité à Buenos Aires.
-
Le village de Cachi (Salta).
-
La calle Florida (Capital Federal).
-
La grêle du 26 juillet 2006.
-
Les tours de Rosario
.
-
Vidéo argentines 1 à 10
.
-
Le tramway de Buenos Aires
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-
La province de Salta
.
-
Les bars historique de la ville de Rosario.

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25 novembre 2005 5 25 /11 /novembre /2005 18:53

Mise à jour : 17 avril 2016 (4ème édition) / 14 mai 2012 / 26 septembre 2008 / 25 avril 2005

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Immigrer en Argentine :

 

L'Argentine s'est montée et s'est développée grâce à l'émigration européenne dans la période allant de 1860 à 1939.

C'est donc un pays et aussi un peuple qui sont habitués à voir arriver sans cesse de nouvelles têtes et il est donc presque normal pour eux de vous voir arriver avec votre valise à la main pour tenter l'aventure.

Tout Argentin a au moins un de ce grands parents né à l'étranger (si ce n'est pas des fois les quatre !).

Donc ici à Buenos Aires, venir pour tenter sa chance est quelque chose qu'on admet volontiers.

Les Français sont les bienvenus, car ils ont toujours été considérés comme "un peu chez eux", l'immigration française ayant été parmi une des principales vagues de peuplement du pays.

Dans les années 2010, l'immigration continue avec essentiellement une provenance des pays dits "limitrophes" comme la Bolivie, le Pérou, ou le Paraguay, mais depuis une bonne quinzaine d'années on vient aussi de Chine, de pays africains (Mali, Sénégal, Ghana, Nigéria) ou même à nouveau de pays européens ou il est difficile de trouver du travail, comme l'Espagne.

Vidéo : les Francais en Argentine. (2015). 6 mn 23 s.

 

Nouvelle émigration européenne en Argentine (2010-2016) : 

 

En 2013, 18.000 Espagnols sont arrivés s'installer dans le pays. En 2015 (chiffre au 1er janvier 2016) sont arrivés 16.230 espagnols en plus. Ce qui fait d'une part que l'Argentine est le pays ou on compte au monde le plus d'Espagnols (En dehors de l'Espagne). Il y en a aujourd'hui 439.000 en Argentine, et le pays continue a recevoir entre 15 et 20.000 Espagnols de plus tous les ans !

Autre exemple, l'Argentine a besoin d'ingénieurs (un peu dans tous les domaines), le président argentin Mauricio Macri vient de passer un accord avec l'Italie (Février 2016) pour recevoir cette année (2016) 4.000 ingénieurs Italiens. On estime qu'il y a entre 3.000 et 4.000 Italiens qui viennent s'installer par an dans le pays. 202 seulement en 2004, mais déjà 1.800 en 2011 et le chiffre d'immigration italienne continue à augmenter chaque année.

Coté Français, le chiffre officiel de l'ambassade de France à Buenos Aires donne le nombre de 14.548 Français permanents installés en Argentine. Il s'agit bien sûr de chiffres officiels, donc des Français s'étant inscrits au consulat. En fait de très nombreux Français travaillant au noir ne s'y inscrivent pas, et ne possèdent pas non plus de papier "argentins" (DNI). On peut estimer qu’en intégrant les "illégaux" on atteint le chiffre de 30.000 Français en Argentine. A cela si on y ajoute les étudiants et stagiaires Français (très nombreux) qui en moyenne restent 5 mois dans le pays, plus les « PeVeTistes » (au nombre de 500, et qui vont augmenter dans les années prochaines), et enfin tout simplement les « touristes » de tout poil, on peut estimer que la population française se trouvant (et fluctuant au fil des mois en fonction des arrivées et des départs) tournent en permanence autour du chiffre de 50.000.

Tout cela pour vous dire que vous ne serez jamais seul, et que vous rencontrerez forcement de nombreux Français déjà sur place depuis quelques mois ou quelques années qui pourront vous renseigner ou vous conseiller ! 

Qui peut mieux parler de l'Argentine qu'un étranger totalement amoureux de Buenos Aires ?

Voila un Etatsuniens (si, si, le mot existe !) installé à Buenos Aires parlant (en rioplatense) de son amour pour le pays et les Argentines ! Bref, vous aurez compris pourquoi on choisit de venir vivre ici ! 

Vidéo : (2013) 6 mn 15 s. 

nullComment immigrer en Argentine

 

Avec quel visa dois-je venir en Argentine pour m'installer ?

Si vous n’avez pas de PVT (c’est quand même un bon truc le PVT), surtout ne vous prenez pas la tête, venez sans rien ! Uniquement votre tête, votre bon sens et vous verrez sur place. Je parle de la réalité et non de la position officielle. Vous entrerez donc dans le pays avec votre passeport et dessus un tampon d’entrée qui vous donnera 90 jours sur place, ensuite… vous verrez !

 

Mais avec ce simple passeport et pendant 3 mois je pourrai travailler ?

Bien sur que non, un "90 jours touristique" c'est pour faire du tourisme, pas pour travailler !  Donc officiellement impossible de travailler, donc la seule manière de pouvoir travailler, sera de le faire au noir. Mais surtout ne paniquez pas ! Nous sommes tous passer par cette étape ! Ca ne sera que provisoire (qu’est ce qui n’est pas provisoire dans ce pays !?)

 

Il est permis de travailler au noir ?

Non, bien sur que non, mais dans la pratique tout immigré (y compris en Argentine) fait ses « classes » au noir ... le problème, si un jour il y a problème, sera celui de votre employeur, pas le votre ! Vous ne risquez donc rien, car même une énorme frange de la population argentine travaille aussi au noir.

 

Et on gagne bien au noir ?

Non, bien sur que non ! On ne peux faire que des "petits boulots”, serveur dans un bar, restos, discothèque...etc... à la journée, à la nuit,. etc.... donner un coup de main dans un hôtel, travailler en fonction de ce qu’on sait faire ou même de ce qu’on pretend savoir ! Des cours de français par la, du babysitting par ici,  rien de stable, payé au lance pierre , de quoi se poser la question quotidienne de « Mais qu’est ce que je fais ici ? »..... Mais tout immigré passe par là, et vous aussi !

C'est une très bonne école de la vie, on fait vite des progrès en argentin, on commence à comprendre la mentalité des gens et puis on commence à se faire des premiers contacts ....car le secret de la réussite ici : Il faut avoir une liste de bons contacts .....Et ça ne se fait ni en 1 semaine, ni en 1 mois ni même peut être en 1 an ! Ca se fait progressivement suivant le caractère de chacun.

N’oubliez surtout pas que de s’installer dans un pays n’est pas un « 100 m » mais un long marathon. Donc patience, persévérance, ne jamais baisser les bras, apprendre à modérer les réussites et à tempérer les échecs. Bref l’école de la vie ! Du condensé qui va vous arriver en peine face et qui va vous déstabiliser chaque jour ! De quoi se poser des questions sur vous-même ! En quelques semaines vous allez apprendre à vous connaitre et à reculer vos propres limites !

Qui a dit que cela allait être facile ? Surement pas, mais possible, si !

En tout cas, en attendant, vous faites le larbin à la plonge et sans pouvoir espérer dépasser 300 a 400 euros par mois (et c'est déjà un bon salaire pour ici… quand on débute !).

 

Vidéo : Il n'y a pas que les Francais qui immigrent en Argentine, un exemple, les russes qui débarquent à Buenos Aires ! (2012) (En russe) 3 mn 47 s. 

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Se poser les bonnes questions : Pourquoi venir en Argentine ?

 

Alors ca ne sert à rien de venir s'installer en Argentine si je gagne moins ?

Bonne question ! Ou plutôt à vous de vouloir vous poser la bonne question :

1) Pourquoi ai-je envie de partir de mon pays ?

2) Pourquoi ai-je envie de m'installer en Argentine et non pas dans un autre pays ?

Sans contact : point de bon travail donc pas de bon salaire !

Donc les premiers mois sont de vaches maigres ............. ensuite on sait si le pays est "fait" pour soi ou non, si on pense que ça vaut le coup, on s'accroche, sinon on décroche et on rentre au bercail !

Il ne faut tout de même pas se complaire dans la souffrance pour avoir raison jusqu'au bout et vouloir par dessus tout rester dans un pays dans lequel on ne se sent pas bien !

 

Comment faire pour mettre toutes ses chances de son coté ?

L'argent ! ...il faut déjà se mettre dans la tête, que pendant un an, il faut pouvoir vivre sans rien gagner donc avoir assez d'argent pour subsister un an (car ce n'est pas avec vos "petits boulots" que vous allez vivre !), au bout de l'année se poser la question si on reste ou si on part, mais il faut bien cette première année pour mettre toutes ses chances de son coté .

En gros venir avec au moins 7000 euros (si vous êtes seul) pour "tenir" un an (au moins 10.000 euros si vous êtes en couple) et pendant cette année, chercher toutes les idées valables pour faire son trou dans le pays.

 

Mais si je suis sans papier pour travailler comment vais-je faire pour trouver du travail ?

Justement, en Argentine au bout de votre première année de « petits boulots » vous aurez compris qu’on ne vient pas en Argentine pour « trouver » du travail (car il est facile d’en trouver), mais on en crée !

Je m’explique, même avec des papiers en poche, vous ne trouverez pas d’emploi à plus 600 euros par mois.....) ne pas oublier que la moyenne des salaires est de 400 euros par mois en Argentine ! Donc à quoi sert de chercher du travail comme salarié, le but ici est de trouver une idée, et de monter son « affaire ». Donc d’être indépendant ! 

Vidéo : Anais Gasset et la boulangerie Cocu.(2014) 4 mn 00 s.  

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Est-il si facile de monter une société ?

Le plus difficile ce n'est pas la société, mais de trouver l’idée !  Une fois qu'on a l'idée, la monter, l'essayer, la faire tourner et ensuite une fois qu'on s'aperçoit que l'idée fonctionne, mettre en règle son idée en montant une SARL ou de s’inscrire comme « monotributista » (Micro entrepreneur) et continuer cette activité mais cette fois au blanc.

 

Puis-je avoir un exemple ?

Par exemple, si vous êtes un as en électricité, comme partout il est difficile de trouver un bon électricien, vous venez ici, vous commencer à trouver des " petits boulots " en prenant en charge des remises en état d'installations électriques dans des appartements, vous vous mettez de mèches avec les concierges d'un quartier (à qui vous reverserez une commission) ...et vous commencerez à vous faire une clientèle totalement au noir. Si au bout d'un moment vous vous rendez compte que l'entreprise est fiable, créez une SARL de travaux électrique ! Ca permet de blanchir votre activité, d'avoir accès à une reconnaissance légale et donc d'attaquer les plus gros marchés pour des bureaux, des boutiques etc ...qui eux auront besoin de factures de votre part.

nullMais je suis toujours sans papier ?
Oui, toujours, mais il ne faut pas mélanger problèmes administratifs et problèmes fiscaux ...et ici la DGI ou AFIP (direction général des impôts est plus dangereuse que les services immigrations) ...donc avant tout s'occuper de son statut "fiscal" et mettre au blanc le plus vite possible son travail.
Ensuite s'occuper de son propre statut ...car pendant tout ces mois déjà écoules, il y a deux possibilité : 1) Passer en Uruguay tous les 3 mois pour revenir 24 h plus tard en Argentine avec de nouveau un tampon tout neuf sur son passeport pour pouvoir passer 3 mois de plus 2) Ne pas sortir d Argentine, et rester illégal sur place, ce qui ne vous empêchera pas de continuer à travailler sur votre idée.


Et comment faire ensuite pour avoir ses papiers ?
Vous voilà donc en Argentine avec une idée qui marche, une SARL qui tourne, 2 ou 3 ans déjà passées sur place, vous êtes à fond dans le bain, beaucoup de contact, d'amis,..... et bien sur une novia/o (celle pour qui vous avez craqué déjà des le premier mois de votre présence ici), (bien entendu la version féminine existe aussi, et vous aurez aussi rencontré en quelques semaines, le bel argentin dont vous avez depuis si longtemps rêvé.)
Bref c'est le moment de vous marier .......et de ce fait ensuite vous demandez la nationalité argentine ....
Autre solution pour les couples déjà formé qui ont débarqué un jour à Buenos Aires (et qui ont résisté pendant 2 ou 3 ans ici malgré les tentations de ces créatures de rêves qui se baladent partout dans les rues) ....la solution est d'avoir un enfant. Car tout enfant né sur le sol argentin est argentin, ensuite étant vous même parents d'argentins vous pouvez avoir accès rapidement à la nationalité argentine.
Et puis autre solution, de temps à autres, suivant l'humeur politique du moment, le gouvernement argentin décide de régulariser les illégaux (dont vous faites parti). Ca doit arriver une fois tous les 10 ans. Vous en profitez alors pour demander votre DNI « extranjero » provisoire, qui vous donnera droit au bout de quelques années au DNI permanent.
Enfin et peut être la solution la plus rapide et la plus simple : Comme vous avez maintenant un véritable statut professionnel au blanc, vous allez tout simplement au service migraciones pour demander la « radicación » (Carte de résident). Ca va prendre du temps, puisque vous entrez dans le système administratif argentin, mais ca aboutira ! 

 

nullEn conclusion :

 

Le problème de savoir si il est facile ou non d'immigrer en Argentine est une fausse question, il faut, en fait, savoir si vous êtes prêt à sortir du système français (ou de tout autre) pour vous intégrer dans un autre système ou justement rien n’est préparé, tout est à faire, et ou personne (et encore moins l'état argentin) ne sera là pour vous chaperonner. Ici point de RMI, pas d'alloc chômage, pas d'aide à la création d'entreprise ...... vous devez vous assumer tout seul, comprendre vos problèmes et savoir les résoudre le plus vite ...... en fait plus vous avez d'expérience plus il vous sera facile d'affronter ce "nouveau monde". Donc plus vous êtes « âgé », plus il vous sera facile d’affronter ce long marathon, car vous vous connaissez mieux à 40 ans qu’à 20 ans !

Connaissez vous bien et surtout sachez ce que vous venez chercher en Argentine. Votre installation en deviendra plus facile !

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N’oubliez jamais :

 

Le principal problème qui fera capoter une idée : c'est vous même ! Et en Argentine, si vous n'y arrivez pas, ça ne sera pas de la faute des Argentins ! L'Argentine tourne déjà très bien sans vous et ne vous a jamais attendu. Alors si vous décidez de venir y tenter votre chance, soyez modeste et attendez-vous à devoir changer vos habitudes et même votre caractère, car c'est à vous à devoir vous adapter à votre nouveau pays. Ce qu'on vous demandera c'est d'etre flexible.

N'essayez donc pas d'imposer vos gouts, découvrez plutôt les gouts des argentins et vous trouverez ce qu'ils vous achèteront !

Bonne chance !

Si vous êtes candidat à l’immigration, et vous voulez avoir d’autres conseils, n’hésitez pas à me contacter : petitherge@hotmail.com

 

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