<![CDATA[Le Petit Hergé de Buenos Aires 2009. Tout sur l'Argentine, Todo sobre Argentina]]> http://www.petitherge.com/ "Le Petit Hergé" Argentina 2009, tout sur l'Argentine, Infos, actualités et conseils sur le pays. fr http://fdata.over-blog.net/0/15/67/87/avatar-blog-15125462-tmpphp70x9pr.jpg <![CDATA[Le Petit Hergé de Buenos Aires 2009. Tout sur l'Argentine, Todo sobre Argentina]]> http://www.petitherge.com/ Tue, 30 Jun 2009 03:20:46 +0200 Tue, 30 Jun 2009 03:20:46 +0200 Over-blog.com RSS 2.0 Engine Copyright 2009, NC Hergé Voyages http://www.rssboard.org/rss-specification/ <![CDATA[Résultats élections législatives argentines du 28 juin 2009]]> http://www.petitherge.com/article-33218955.html Mise à jour : 28 juin 2009.


Elections législatives en ArgentineElections législatives argentines : Kirchner s'effondre !

Aujourd'hui dimanche 28 juin 2009, élections législatives et sénatoriales dans toutes l'Argentine.
Comme je l'avais indiqué dans l'article du 11 mai 2009 sur le sujet, les 4 principales provinces argentines (les plus peuplées et donc les plus représentatives dans l'hémicycle nationale) sont les provinces de Buenos Aires, Cordoba, Santa Fe ainsi que la ville de Buenos Aires. (représentantes à elle quatre, 51 % des députés nationaux). Les regards se sont donc posés tout au long de cette journée sur ces provinces, et dès la fin du vote à 18h pour connaitre les derniers sondages. A partir de 20 h (01h du matin lundi h.Paris), nous avons peu à peu les chiffres officiels après dépouillement de 15 à 20% des votes. 
Ces élections sont devenues au fil de la campagne une sorte de référendum pour ou contre la politique menée par le couple Kirchner depuis 2003, car que ça soit de la part des oppositions ou du groupe même des kirchneristes on a remarqué une absence totale de projets politiques, mais plutot sur une critique des 6 années de gouvernement des Kirchner.
Autre surprise, c'est le plus faible taux de participation depuis le retour de la démocratie en Argentine : 72 % alors que le vote est obligatoire !
 

Le vote de Nestor KirchnerTout se joue sur 4 provinces :

Sur 3 des 4 provinces, il n'y avait aucune surprise car depuis la crise du campo de l'année dernière, elles sont passées totalement dans l'opposition. La grande inconnue restant les votes de la province de Buenos Aires, où les kirchneristes espèrent faire le plein des voix dans les villas miserias, et chez la population pauvre qui représente 50% des habitants de la banlieue. Le gain de cette province est esentielle par le pouvoir en place, sinon, l'assemblée nationale passe à l'opposition, et Cristina Kirchner aura le plus grand mal à terminer ses deux dernieres années de mandat.

Ci dessous les résultats de ces 4 provinces mises à jour en direct :

Hotel Intercontinental de Buenos AiresDouche froide pour Kirchner :

Il est maintenant minuit à Buenos Aires (05 h du matin à Paris), il pleut encore sur la ville de Buenos Aires et c'est plutôt une douche froide pour les candidats de Kirchner, en fait même l'opposition ne pensait pas que les kirchneristes allaient s'effondrer de cette manière. 

Le couple Kirchner ont installé leur QG dans l'hotel Intercontinental dans le micro centre. Dans le salon du rez de chaussée, les sympatisants sont cloués devant les téleviseurs de toutes les chaines qui retransmettent de tout le pays les resultats. Ce n'est plus une défaite, c'est une Berezina. Cristina et Nestor Kirchner sont refugiés au 19ème etage dans la suite presidentielle, et n'ont encore fait aucune déclaration.

Pour le moment, il reste encore 10% des votes à dépouiller dans l'ensemble du pays, Kirchner n'a plus la majorité au parlement !
Il est 01 h du matin (06h à Paris), on attend toujours que Nestor Kirchner prenne la parole à partir de l'Hotel Intercontinental. C'est bien sur un peu la honte, personne de son entourage politique n'a encore pris la parole ! 

La grande gagnante dans la ville de Buenos Aires : Gabriella MichettiVille de Buenos Aires : 
99 % des votes dépouillés pour le moment.
Il est minuit et demi à Buenos Aires, (Paris 5 h 30 du matin Lundi) voilà les résultas disponibles à cette heure :


1) - 31 % Gabriella Michetti (Propuesta Republicana) Parti d'opposition de Macri.
2) - 24 % Fernando Pino Solanas (Proyecto Sur) Parti d'opposition.
3) - 19 % Alfonso Pratt Gay (Acuerdo Civico y Social) Parti d'opposition.
4) - 12 % Carlos Salomon Heller (Encuentro Popular para la Victoria) Kirchneriste.

Commentaire : Surprise de voir arriver en seconde place, Solanas que l'on pensait voir derrière Pratt Gay. Le kirchnerisme dans la ville de Buenos Aires s'effondre pour tomber en 4ème place à seulement 12 % des votes ! (88% d'anti-Kirchner à Buenos Aires ce n'est pas rien !)

Aguad arriverait premier dans la province de CordobaProvince de Cordoba : 
97 % des votes dépouillés pour le moment.
Il est 01 du matin à Buenos Aires, (Paris 6 h du matin Lundi) voilà les résultas disponibles à cette heure :


1) 29 % Oscar Aguad (Union Civico Radical) Opposition.
2) 28 % Gumersindo Alonso (Union por Cordoba) Opposition. 
3) 25 % Fortuna (Frente Civico) Opposition.
4) 9 % Nebreda (Frente para la Victoria) Kirchneriste.

Commentaires : Les kirchneristes arrivent en 4ème position avec seulement 9 %, c'est pour cette province agricole et industrielle une facon de faire payer la présidente de sa politique agricole catastrophique. 91 % d'opposants à la présidente va surement lui donner matière à la faire reflechir.

Vers minuit on s'approche du dépouillement total des votes et la victoire de Oscar Aguad ne fait plus aucun doute face à Gumersindo Alonso qui l'a talonné toute la soirée. 

Daniel germano arrive en tete dans la province de Santa FeProvince de Santa Fe :
96 % des votes dépouillés pour le moment.
Il est 01 h du matin à Buenos Aires, (Paris 6 h du matin Lundi) voilà les résultas disponibles à cette heure :


1) 40 % Daniel Germano (Santa Fe Federal).
2) 39 % Jorge Alvarez (Frente Progresista).
3) 10 % Agustin Rossi (Frente para la Victoria) Kirchneriste.

Commentaires : Tout comme Cordoba, cette province agricole et autour de Rosario tres industrialisée a rejeté la politique de Kirchner. 90 % d'opposants pour la province !

Francisco de Narvaez vote Province de Buenos Aires : 
70 % des votes dépouillés pour le moment.
Il est 01 h du matin à Buenos Aires, (Paris 6 h du matin Lundi) voilà les résultas disponibles à cette heure :


1) - 35 % Francisco de Narvaez (Union Pro) Opposition.
2) - 32 % Nestor Kirchner (Frente para la Victoria) Kirchnerite.
3) - 21 % Margarita Rosa Stolbizer (Acuerdo Civico y Social) Opposition

Commentaire : Il est encore tôt à 22h30 (3h30 à Paris) mais avec déjà 21% des suffrages dépouillés, Kirchner se trouvant à 3 points derriere de Narvaez, c'est un cuisant échec pour le gouvernement de Cristina Kirchner. Même en banlieue, certains partidos sont passés dans l'opposition tels que : Vicente Lopez, San Fernando, San Isidro, mais aussi des partidos plus populaires comme San Martin, 3 de Febrero, San Miguel, et même Lanus en banlieue sud.


Le 28 juin, la fin du KirchnerismeD'autres articles dans le Petit Herge :

- L'économie argentine poursuit sa dégringolade. (Mai 2009).
-
Préparation des élections législatives. (Mai 2009).
-
La debâcle automobile argentine. (Avril 2009).





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Mon, 29 Jun 2009 02:19:00 +0200 http://www.petitherge.com/article-33218955.html 04 - Actualité argentine http://www.petitherge.com/article-33218955-6.html
<![CDATA[Argentine : Situation de la grippe A]]> http://www.petitherge.com/article-33151373.html Mise à jour : 27 juin 2009.

La grippe A fait partie du quotidien en Argentine Situation de la grippe A au 27 juin 2009 :

Il faut bien sûr en parler de la grippe A, je vois déjà ceux qui travaillent et vivent du tourisme me faire les gros yeux ! Sans exagération, sans vouloir « faire peur pour faire peur » non plus. N’oublions pas que les français sont des personnes « inquiètes » de nature (mot à la mode pour remplacer le mot « peureux »). Donc allons y sur la pointe des pieds !
Le dernier article sur le sujet dans le Petit Hergé date du 27 avril 2009.


bzzzzzzzzzzz en 2009 dans le nord de ll'ArgentineAprès le moustique, le déluge H1N1 :

En cette année 2009 (même fin 2008) nous avons connu notre charmant petit moustique et la déferlante de la dengue, nous avons eu plus de 100.000 cas surtout dans le nord du pays ainsi qu’en Bolivie, et au Paraguay. Au total 7 décès (officiellement) en Argentine (alors qu’il y a eu entre 40 et 50 décès, essentiellement dans les provinces de Salta et du Chaco).

L’hiver est arrivé peu à peu avec le froid (puisque nous sommes dans l’hémisphère austral), les moustiques ont disparu, la dengue a reculé, et le problème est passé à la trappe !

Pour ce qui est de la dengue, dès les nouvelles chaleurs vers octobre, le moustique va re-pointer le bout de son dard et le problème va s’accroître, mais bon, nous sommes en Argentine et aucune mise en place d’un plan de combat sérieux n’a été mis en place pour la fin de l’année 2009. Il faut donc s’attendre à avoir de sérieux problèmes pour les fêtes de fin d’année dans le nord de l’Argentine.


Bienvenu à Ezeiza !
Photo : Bienvenu à Ezeiza !

La grippe bien installée en hémisphère sud :

Nous voilà maintenant avec le cas de grippe A (mais cette fois ci, nous ne sommes plus les seuls !). Comme vous le savez tous, les premiers cas ont commencé en Amérique du Nord : Mexique et Etats-Unis puis ce sont répandus très facilement sur le reste de la planète. De l’Espagne à la Nouvelle Zélande et du Chili en Chine. Ce qui a « sauvé » (si on peut dire ainsi) l’hémisphère nord pour le moment c’est que vous êtes en été. Alors dès que quelqu’un a une grippe
ça fait tout de suite « suspect », on l’isole, on le soigne et il ressort comme un sous neuf dans le monde libre du travail !

Le problème de ce coté ci de l’équateur, c’est que nous sommes en début d’hiver, et la fin de l’automne ne nous a pas épargné des premiers froids. Cette semaines quelques petits matins à Buenos Aires à 0ºc, et des températures négatives en banlieue. Alors comme tous les ans, on tombe malade…. Mais comment reconnaître une bonne grippe classique, d’une grippe A « vilaine » ?

A première vue, on n’en sait rien, on tombe malade, on a mal à la gorge, on tousse, on a de la température et on file voir le toubib (en se demandant si on ne va pas mourir dans les 3 jours !).

L’argentin est tout de même muni d’une nonchalance pour ne pas dire des fois d’une dose de tranquillité optimiste qui serait de bon ton d’exporter de temps à autres en France « inquiète de tout ». Mais tout de même, il suffit d’aller aux urgences de n’importe quel hôpital de Buenos Aires, pour voir la queue des mères et de leurs bambins dans les bras nuit et jour pour aller vérifier si c’est la « bonne » ou la « mauvaise » grippe que leur mouflets ont ramassé à la crèche ou à l’école.

Dans un premier temps, on a voulu faire comme au Mexique en mai, début juin en fermant les écoles et les collèges, à chaque fois qu’il y avait un cas, on fermait 2 semaines puis on re-ouvrait mais comme il y avait encore un autre cas, on a vite compris que ça ne servait à rien dans un collège de 1.000 ou de 2.000 lycéens (trop facile d’avoir un cas de grippe sur le nombre !). Donc on ne ferme plus les écoles (en fait de moins en moins).


Froid à Buenos Aires en ce mois de juin 2009Froid à Buenos Aires et installation de la grippe A :

De 10 cas en Argentine en mai, puis de 100 cas en Argentine début juin, à cette date du 27 juin 2009, on en est officiellement en ce moment (samedi 27 juin 00h00) à 1.587 cas de grippe A (je vous rassure de suite, la très grosse majorité en sont revenus et sont de retour dans les bureaux et les écoles). De plus au fin fond des campagnes, ou même au fin fond des villas miserias, on ne se donne même pas la peine d’aller voir un médecin pour savoir si c’est la A ou non. (Sauf si c’est le dernier né, ou le gamin de 3 ans….. ce qui explique la queue des mères aux urgences !).

Alors combien de personnes touchées réellement depuis mai de la grippe A dans tout le pays ?

5.000 ? 10.000 ? 20.000 ?..... Qu’importe ! Au moins le chiffre le plus sûr à ce sujet, ce sont les décès. Aujourd’hui on a comptabilisé 3 décès de plus, on est donc passé de 23 morts à 26 morts ce soir.
Ne croyez pas que l'Argentine soit le seul pays affecté ! Tous les pays de l'hémisphère sud tempéré (avec des temperatures froides) subissent le même virus : Uruguay, Chili, Perou, Bolivie, sud Brésil, Afrique du sud, Nouvelle Zelande, Australie, etc...


Antenne sanitaire ambulante Les Questions :

Question : Est-ce que la grippe A est plus mortelle qu’un grippe normale ?

Réponse : NON, ils font des statistiques la dessus maintenant en Argentine, puisqu’il y a des milliers de cas, on commence à connaître quels sont les taux et surtout les populations à risque.

 

Question : Quelle est la population à risque ?

Réponse : Tous les jeunes enfants en dessous de 3 à 4 ans.  Ils n’ont pas encore mis en marche tout leur système immunitaire (grosse population touchée aussi sous les 15 ans). C’est donc ceux qui tombent le plus souvent malade. Aussi depuis quelques jours, on s’est aperçu que les femmes enceintes étaient aussi très sensibles au nouveau virus. (D’ailleurs une autre femme enceinte est morte ce vendredi). Toutes les personnes qui ont des problèmes d’asthme.

 

Question : A ce jour en Argentine, plus de cas de grippe normale ou de grippe A ?

Réponse : Depuis hier vendredi 26 juin 2009, la grippe A a dépassé la grippe normale.


Question : La grippe A est elle plus contagieuse qu’une grippe normale ?

Reponse : OUI. La grippe normale (en tout cas celle de cette année) en Argentine est comprise sous la barre des 15% (tasa de ataque : contagion). C’est à dire que dans une même famille, lorsque la promiscuité est très proche au sein d’un même foyer, en moyenne 15% des intégrants de cette famille sont touchés. Pour ce qui est de la grippe A cette année en Argentine, on est à 23%. Donc on peut dire en effet que la grippe A est plus contagieuse que la grippe normale cette année en Argentine. Ce qui explique qu’il aura fallut un peu plus d’un mois et demi pour dépasser vendredi 26 juin, le nombre de patients atteints de grippe normale.

 

Question : La grippe A est elle plus mortelle que la grippe normale ?

Réponse : NON. En tout cas pour le moment elle a le même taux de décès.

 

Question : En Argentine, quelles sont les provinces les plus touchées ?

Réponse : En première position, la province de Buenos Aires (48% des cas), en deuxième position, la ville de Buenos Aires (47% des cas), vous aurez donc compris que le reste (soit 5%) est disséminé dans le reste du pays. En un mot la grippe A n’est pour le moment que dans Buenos Aires et sa banlieue. Mais dans les semaines qui suivent elle va se répandre à l’ensemble du territoire. 


Argentine : Asado, Mate, et TamifluQuestion : Peut-on trouvé un antiviral contre la grippe A en Argentine ?

Réponse : A partir de lundi 29 juin, on trouvera dans les pharmacies de Buenos Aires, un antiviral produit des laboratoires Roche, en fait de l’oseltamivir sous la dénomination commerciale de « Tamiflu ».

 

En conclusion, peut être une dernière question :

 

Est-ce que les argentins paniquent ?

 

Pas du tout, en ce moment, on pense plutôt aux élections législatives de demain dimanche 28 juin 2009, et à la dernière argentine Dulko qui a été éliminée de Wimbledon. Et puis lundi on ira chercher son « Tamiflu » à l’hôpital et à la pharmacie. Habitués au système argentin, les stocks seront vite à sec, ce qui donnera sûrement matière à faire un peu de marché noir !


 


Vidéo du mercredi 24 juin 2009. TeleNoticias. 3mn 52s.

Mardi 23 juin 2009 : 18 morts en Argentine.
Mercredi 24 juin 2009 : 21 morts en Argentine.
Jeudi 25 juin 2009 : 23 morts en Argentine.
Vendredi 26 juin 2009 : 26 morts en Argentine.



Sauvons le cochon ! Pour les français peureux (inquiets) :

Est-ce que je peux venir en Argentine en vacances sans risquer de mourir ?


Si vous ne prenez pas un Airbus d’Air France et si vous faites attention lorsque vous traversez les rues de Buenos Aires, il y a toutes les chances que vous reveniez sains et saufs chez vous. De plus vous aurez déjà du Tamiflu en poche. Alors qu’en France pour des questions de rentabilité, on commencera à mettre en place une campagne marketing de « peur » à la rentrée, pour vous en vendre à 10 fois le prix d’ici.

 

Depuis le 1er mai : 26 morts par la grippe A en Argentine.

Depuis le 1er mai : 1380 morts sous les roues des camions, voitures et autobus sur les routes, dans les rues et les trottoirs de Buenos Aires et d’Argentine.

Le jour où le nombre de morts par grippe A dépasse ceux des roues, je vous avertis.


Cas de grippe A en Argentine à la date du 23 juin 2009Petit tableau :

Ce tableau est déjà dépassé, mais donne une bonne idée des populations affectées par tranche d'age.
A savoir : 63 % des infectés ont moins de 15 ans !

Nous sommes deux soeurs jumelles....D'autres articles dans le Petit Hergé :

- Dengue, situation le 14 avril 2009.
-
Dengue, situation le 29 mars 2009.
Gran Cuñado 1ère partie.(mai 2009)
-
L'économie argentine poursuit sa dégringolade. (Mai 2009).
-
Préparation des élections législatives. (Mai 2009).
-
La debâcle automobile argentine. (Avril 2009).
- Nouvelle carte pour els tranbsports de Buneos Aires.(Juin 2009).
-
Métissage pendant l'epoque coloniale espagnole.
-
Buenos Aires en 1750.
-
Le Cabildo de Buenos Aires.

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Sat, 27 Jun 2009 06:13:00 +0200 http://www.petitherge.com/article-33151373.html 04 - Actualité argentine http://www.petitherge.com/article-33151373-6.html
<![CDATA[Nouvelle carte pour les transports de Buenos Aires]]> http://www.petitherge.com/article-32827434.html Mise à jour : 18 juin 2009 / 19 juin 2009.

La Monedero va disparaitreLa Tarjeta Sube :

Lancement ce matin (vendredi 19 juin 2009) du billet de transport unique (enfin) pour l’agglomération porteña. Ca fait longtemps qu’on en parlait, et puis en 2002, on avait déjà lancé le "Monedero", mais uniquement valable dans le métro, et quelques autres commerces affiliés.
La nouvelle carte SUBE

Ca a pourtant bien marché, mais devant le problème du manque de pièces de monnaie qu’il y a dans ce pays. (Surement l’objet d’un autre article), il fallait passer à la vitesse supèrieure, et se décider enfin à mettre en place un système de paiement valable sur toutes les lignes de metros, toutes les lignes de trains de banlieues (plusieurs sociétés les exploitent), et surtout les centaines de lignes de bus qui cadrillent l’agglomeration (100 km de long sur 40 km de large). 


La Monedero sur les composteurs du métro de Buenos AiresUne seule carte pour tout le monde !

Donc en ce beau matin ensoleillé et froid du jeudi 18 juin 2009, la nouvelle et tombée, nous avons enfin avoir le droit d’utiliser la "tarjeta" Sube. Jeux de mot argentignolesque pour "Sube" qui veux dire "monte" et S.U.B.E qui siginifie en fait
"Sistema Unico de Boleto Electrónico". Hahahaha qu’ils sont joueurs les argentins.

 

Mais on en avait déjà une carte ! (La Monedero). Et elle marchait déjà dans le métro ! Elle était valable sur les 6 lignes de metro : A,B,C,D,E et H, sur la ligne Premetro (Vieux Tramway qui ne veut pas dire son nom), et depuis novembre 2008 sur la ligne de train de banlieue Urquiza, qui en fait appartiennent tous au même groupe.

Les porteños l’ont accepté peu à peu puisqu’en avril dernier, 42% des voyages ont ete effectués avec cette carte, le reste des voyageurs ayant préféré acheter les bons vieux tickets à l’unité (subtepas1, 2, 5 ou 10).

 

On bascule donc chez Metrovias le Monedero sur le SUBE. Mais pourquoi ?


Je m'en souviens du tram en 1900 !Le beau rêve :

C’est une révolution dans le sytème des transports de Buenos Aires, depuis toujours (on va dire depuis 1880), chaque société avait ses billets, ses tickets, et certaines fois ses tarifs différents. Donc depuis ce matin l’idée lumineuse est d’avoir une et une seule carte dans la poche et on pourra l’utiliser (peu à peu) partout sans savoir à chercher au fond des poches quelques pièces pour prendre le bus.

Jusqu’à ce beau jour d’aujourd’hui, celui qui n’avait pas de pièces ne pouvait pas monter dans un bus, puisque la seule manière de pouvoir payer son billet était de glisser ses pièces dans le composteur placé près du chauffeur.

Et puis là, hop, baguette magique et nous voilà tous possesseur d’une superbe carte plastique valable sur les 350 lignes de bus de Buenos Aires ? Oh du calme ! pas de précipitation, tout d’abord une seule société de bus a suivi. (Il y a un début à tout). La société Dota qui regroupe 4 lignes de bus a accepté de suivre le mouvement et s’est associé au mouvement, donc les lignes de bus 5, 8, 50 et 101 peuvent être depuis ce matin utilisées avec la nouvelle carte.
Et puis, uniquement 50.000 tarjetas SUBE ont été préparé (pour un contrat de 5.000.000 de cartes !, bah ca fait déjà 1% !!!), les 2.000.000 de cartes Monedero vont se transformer par magie en Sube.  


Tickets de métro de Buenos Aires Alors, un seul billet pour tous les transports ?

 

Un rêve, n’est ce pas ! Mais n’oublions pas tout de même que nous sommes en Argentine, donc les argentinades sont de mises !

 

Par exemple : En novembre 2008, la société Ferrobaire qui exploite aussi un reseau de train de banlieue, a sorti sa propre carte.

Et puis on apprend qu’en avril 2009, la société de transport de bus Plaza qui exploite sur Capital les deux lignes 50 et 51 a signé avec Siemens une mise en place de son propre réseau de carte.

Nous voila bien avancé ! Nous aurons donc peut être droit d’ici peu à une floppée de carte dans la poche en fonction des lignes de bus que nous devrons prendre le plus souvent.


Tous différents mais tous avec le même bus ! Bientòt les élections :

 

Mais autre question, que se passe t’il d’un coup pour que la Nation pousse ainsi les compagnies de bus à devoir s’alligner sur sa propre carte SUBE ?

Nous sommes plus qu’à 10 jours des élections législatives, celles où Kirchner et le gouvernement en place vont sûrement avoir quelques problèmes, alors il faut faire vite, des fois qu’au lendemain des élections, on ne puisse plus la mettre en place.

Il faut dire que c’est la société “G&D Latinoamericana” qui a “gagné” le contrat pour vendre à l’Etat argentin 5.000.000 de cartes, et puis tout ce qui va par derriere, lectrice de carte, etc… Bref, ne soyons pas mauvaise langue et surtout hors de moi cette pensée de croire que quelques milliers de pesos se perdraient dans les poches de quelques intermediaires dans ce marché juteux.

En tout cas à J-10, c’était moins une de la placer cette bonne carte SUBE !
A savoir maintennat si les 4.950.000 cartes qui restent à placer existeront un jour !




Adieu, subtepass !  

Plan de l'actuel réseau de métro de Buenos Aires en juin 2009. Cliquez pour agrandirVendredi 19 juin 2009 :

Ca y est, la voilà…et je me lève de bonne heure car comme tout le monde, je la veux !
D`s 8h du matin, les porteños ce sont rués (le mot n’est pas trop fort) sur les points de vente pour remplir les formulaires.

Un peu la cohue, peu de lieux de vente, et trop de monde sur chaque queue.

On avait placé des stands dans les grandes gares de la capitale : Retiro, Constitución, Once, Lacroze et aussi Dans le micro centre à l’angle de Diagonal Norte et de Florida.

 

Bien entendu, je me suis lancé dans la course, en me demandant si ces 50.000 nouvelles cartes ne seraient pas les seules émises sur les 5.000.000 promises, donc forcemment “colector” pour le grand passionnné de Buenos Aires que je suis.

A 13h, j’étais à la gare de Once, et sur les deux queues installées pour remplir les formulaires, il y avait déjà les promotora, la casquette SUBE sur la tête qui repétaient qu’il n’y avait plus de cartes disponibles et qu’il était donc inutile de continuer la queue ! Un peu de grogne et puis tout le mondes’en est allé…(moi y compris).

Mais bon, c’est bizare me suis je dis… 5 points de ventes, a raison de 2 queues ca nous fait 10 queues pour l’ensemble de la ville, a raison de 2 minutes par personnes, entre 8h et 13h sont donc passées : 5h x 10 queues x 30 personnes/heure x queue = 1.500 personnes !

Nous sommes encore loin des 50.000 cartes !

 

Mais croyez moi, à force de vivre en Argentine, on s’habitue à ne plus croire grand monde, alors demain je re essaye …



2007 : L'année de la neige à Buenos Aires !- Gran Cuñado 2ème partie. (mai 2009).
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Thu, 18 Jun 2009 23:54:00 +0200 http://www.petitherge.com/article-32827434.html 04 - Actualité argentine http://www.petitherge.com/article-32827434-6.html
<![CDATA[Base 51 aux Etats Unis.]]> http://www.petitherge.com/article-32381069.html
La base 51 dans le NevadaAire 51 : Prologue sur le sujet Ovni.

Bien que la base 51 ne soit pas en Argentine, j'ai placé toutefois cet article dans la rubrique OVNI puisqu'il permet de comprendre quels sont les enjeux de la "course aux ovnis" dans le monde et de l'intéret évident de pouvoir travailler sur des programmes de recherche basés sur de la technologie externe. Ce sujet vient donc en prologue à la rubrique "Ovni en Argentine".
Excellent film sur la base 51 située dans le Nevada. Une première approche bien composée et bien présentée sur les ovnis mais aussi sur les essais américains d'engins de haute technologie à propulsion. Certainement un lien entre les deux afin d'avoir pu profiter d'une technologie nouvelle pour avoir pu ensuite l'adapter à la notre.
Le film est un peu ancien, il date de 1996, et fut produit pour Sky Television  Depuis, bien sûr la technologie a évolué. Les questions de l'époque restent en tout cas actuelles. Pour ceux ayant déjà une connaissance dans le domaine, un excellent film qui à ma connaissance est un des meilleurs sur le sujet. Pour ceux qui ne furent jamais vraiment intéressés par les ovnis, une manière d'y voir que tous ne sont pas seulement extraterrestres.
Ce film est en version française et a une durée totale sur les 7 parties de 67 mn 44 s.
En 1996, ce film fit partie d'une série sur le sujet ovni et les relations avec les gouvernements. "Aire 51" est le premier épisode.
Photo : Ancienne photo de la base 51. Pour voir une des dernières prise sur Google Earth datée de 2006.(cliquez ici). Coordonées de la base : 37º14'42''N 115º49'12''W



1ère partie du reportage sur la Base 51. 10 mn 32 s.

0 mn 00 s. Introduction.

04 mn 10s. Situation, emplacement, construction de la base dans les années 50 et 60. Vols d’essais des prototypes américains : A12,  SR71 et le bombardier furtif B2.

05 mn 52s. L’Us Air Force nie l’existence de la base 51.

06 mn 35 s. Dispositif de sécurité autour de la base et dans la zone aérienne.

09 mn 40 s. Témoignage de Robert Lazar ayant travaillé sur la base en 1988 et 1989.


Le SR 71
Photo : le SR 71



2ème partie du reportage sur la base 51 10 mn 34 s.
NB : Le film datant de 1996, peut être y a t'il encore un manque de prudence vis à vis de l'histoire de Robert Lazar. Aujourd'hui en 2009, on remet fortement en cause sa présence au sein de l'equipe d'ingénieur ayant travaillé sur la base 51 en 88 et 89.

Revenons à la vidéo :
0 mn 00 s. Suite du témoignage de Robert Lazar. L’Ovni entreposé dans un hangar.

5 mn 00 s. Le passé de Rober Lazart analysé par Stanton Friedman, Robert Oechsler et George Knapp

8 mn 49 s. Essai d’un prototype de soucoupe volante americaine.

9 mn 48 s.


 Photo Montage : essai de prototype de soucoupe volante
Photo montage : essai de prototype de soucoupe volante.



3ème partie du reportage sur la base 51. Durée : 10 mn 24 s.

0 mn 00 s. L’astronaute Edgar Mitchell parle de Robert Lazar.

1 mn 04 s. Le point de vue de Gene Huff.

1 mn 45 s. En mars 1989, Robert Lazar part avec des amis près de la base 51, surveillance de l’AFI.

4 mn 30 s. Le pilote James Goodall parle des contrats de sécurité des employés du site sur le devoir de silence.

6 mn 00 s. Images déclassifiées d’un simulateur de soucoupe volante américaine des années 50. Témoignage d’un ancien technicien ayant travaillé sur la base 51 et ayant participé à la mise en place d’un projet de construction de soucoupe volante américaine durant 16 ans en compagnie d’extraterrestres dont un surnommé « Jarod ».

8 mn 40 s. Le bar de Rachel, le village le plus proche de la base 51.


Le bar de Rachel, le plus proche de la base 51.

Photo : Le bar de Rachel proche de la base 51.



4ème partie du reportage sur la base 51. Durée : 10 mn 28 s.

0 mn 28 s. Vidéo Ovni au dessus de la base 51 en janvier 1990 et autre vidéo de décembre 1990. Vidéo prise au dessus de Las Vegas en 1991.

2 mn 25 s. Le physicien Bruce Maccabee analyse les vidéos.

5 mn 00 s. L’unique route de ripio qui mène à la base 51.

7 mn 23 s. Le pic de Ticaboo surplombant à 2.000 m d’altitude la base 51.


Panneau d'interdiction d'avancer
Photo : Panneau d'interdiction de passer.



5ème partie du reportage sur la base 51. Durée : 10 mn 34 s.
  

0 mn 00 s. Les transports des employés de la base 51 via l’aéroport de Mac Carran de las Vegas.

1 mn 44 s. La société EG&G travaillant en collaboration avec le gouvernement américain sur la base 51.

4 mn 40 s. Des projets sont mis à l’étude et poursuivis sans l’aval du congrès américain.

6 mn 52 s. Amiral Bob Ray Inman et sa conversation de 1989 d’engins « récupérés ».

9 mn 15 s. La société SAIC étudie le système de propulsion anti-gravitationnel.

La base 51
Photo : La base 51.




6ème partie du reportage sur la base 51. Durée : 8 mn 58 s.

 

0 mn 00 s. La gravité déforme le temps.

0 mn 35 s. Entretien téléphonique avec l’amiral Bob Ray Inman directeur de la société SAIC (en 1996) sur la recherche concernant l’anti-gravité.

2 mn 38 s. La base militaire aérienne de Nellis.

3 mn 24 s. Témoignage d’une ex employée de la base de Nellis.

6 mn 33 s. Les essais du SR 71 et le développement de nouveaux projets.


Les zones militaires autour du secteur 51

Carte de la zone de la base 51. Cliquez pour agrandir.



7ème partie du reportage sur la base 51. Durée : 6 mn 14 s.

0 mn 50 s. Projet de l’Avrocar en 1955. Vidéo de 1960.

2 mn 00 s. Projet Dark Star.

3 mn 50 s. Conclusion.

5 mn 02 s. Allocution de Reagan à l’ONU.



Projet Dark Star

Photo : Projet Dark Star

Ovni au dessus de Buenos Aires le 09 mars 2009En conclusion :

Le film, datant de 1996, nous laisse aujourd’hui avec de nombreuses questions sur les autres projets qui ont dû s’y succéder lors des 13 dernières années.

Toujours autant de « phénomènes lumineux » au dessus de la base.

Pour ma part, toujours aucunes preuves réelles pour relier la recherche effectives des Etats-Unis sur les nouveaux projets avec de la technologie « alien » capturée ou obtenue. Cependant rien ne permet non plus de penser que la recherche sur la propulsion par anti gravité n’est due qu’au seul fait d’avoir fait travailler des chercheurs dans le domaine sans aucun apport « extérieur ».

L’intérêt de ce film réside :

-          Dans le fait de savoir que « ovni » ne signifie par seulement « objet extraterrestre »

-          Que des sommes colossales sont mises en place par les EE-UU pour arriver à développer un engin à propulsion par anti-gravité.

-          Que cette recherche technologique a pu profiter d’informations provenant d’autres civilisations (si on arrive à le prouver).

-          Que le gouvernement des EE.UU prend très au sérieux l’étude des phénomènes Ovni, sans vouloir le déclarer, ni le reconnaître.

-          Que les « ovnis » observés au dessus de la base 51 ont de fortes chances d’être de conception américaine.

-          Que l’ensemble des ovnis vus à travers le monde ne sont pas tous forcément américains.

 

Conclusion : L’étude des phénomènes « ovni » est sur bien des points hautement intéressants et importants dans le domaine de la physique, de l’armement, de la technologie, et donc de l’économie. En entrant dans la course à la propulsion anti-gravitationnelle (entre autre), les Etats-Unis devront tôt ou tard faire découvrir peu à peu leurs avancées et par conséquence reconnaître que les découvertes ne furent peut être pas qu’exclusivement dues aux chercheurs.

 

Il faut à la fois lâcher du lest pour montrer que la recherche permet de progresser, mais ne pas tout montrer tout de suite, car un saut technologique trop rapide serait difficile à expliquer. Tant que les Etats-Unis étaient la première puissance économique mondiale, il leur était facile de pouvoir contrôler à la fois l’information et les découvertes (ou supposées découvertes). Si les Etats-Unis perdent leur prédominance économique, et c’est ce qui semble se passer depuis quelques années (je pense à la Chine), d’autres pays vont prendre le relais, et il sera bien plus difficile de filtrer les informations et de contrôler la technologie.

En prenant l’hypothèse qu’une « autre civilisation » donne ou échange des informations, il parait « logique » que cette civilisation ait pris contact depuis les années 50 avec le plus puissant : les Etats-Unis. Dans les années à venir, l’équilibre sera rompu et on peut fort parier que si « technologie extraterrestre » existe, alors celle-ci se retrouvera dans les cartons d’autres nations. Alors fuites certainement il y en aura.

 

Le grand public n’apprendra l’existence d’une autre civilisation (si tel est le cas) par le hasard d’évènements ou par ces fuites.

Ovni ne rime pas non plus forcément avec Etats-Unis, et c’est pour cela que l’étude du phénomène Ovni doit se faire (même maintenant principalement) dans les autres pays, car ailleurs l’information n’est pas aussi contrôlée, et si fuite se passe, elle se passera dans ces autres pays. L’Argentine en fait partie !   



Plaza Congreso à Buenos AiresD'autres articles dans le Petit Hergé :

- Ovni en Argentine en janvier 2008.(Mai 2008).
- Ovni en Argentine en octobre 2008.(Octobre 2008)
- 4 EBE à Irene.(Octobre 2008).
- Bilan Ovni en Argentine en 2008.(Décembre 2008).
- Traces à Arroyo Leyes.(Mars 2009).
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Mon, 08 Jun 2009 02:28:00 +0200 http://www.petitherge.com/article-32381069.html 09 - Ovni en Argentine http://www.petitherge.com/article-32381069-6.html
<![CDATA[Dakar 2010 Argentine Chili : Présentation]]> http://www.petitherge.com/article-32290643.html Mise à jour : 05 juin 2009

Présentation du Dakar 2010
Dakar 2010 : Présentation.

Présentation aujourd’hui 03 juin 2009 en France du nouveau Dakar 2010 qui va s’effectuer en Argentine et au Chili entre le 2 et le 16 janvier 2010. Avec comme cette année une journée de présentation dans les rues de Buenos Aires la veille du départ soit le 1er janvier 2010 !

 

La question était cette année de savoir si oui ou non, le Dakar allait passer par la Patagonie, eh bien la réponse est « non », certains croyaient aussi le voir passer par Misiones, mais non plus, la politique a rattrapé le jeu, puisqu‘il était de toute façon incontournable de devoir passer par le Chili et surtout d’avoir le même nombre d‘étapes au Chili qu’en Argentine. Un peu difficile à dessiner car le Chili n’est pas vraiment aussi grand que l’Argentine, mais qu’importe !


Embarquement des véhicules pour le Dakar 2009Un Circuit un peu léger :

L’année dernière nous avions eu au Chili Santiago, Valparaiso et le centre chilien avec un effleurement du nord chilien, cette année nous aurons Antofagasta et le véritable nord chilien. Ce qui réserve certainement pour le Dakar 2011, un passage obligé à Puerto Montt et le sud chilien. Il faut être logique !

Bref, il a fallu faire plaisir au Chili, alors bien entendu coté argentin, ce sont de très longues distances à accomplir en peu de jour.

 

A première vue, on a tout de même tiré les conclusions de l’édition 2009, car de suite on « fonctionne à l’envers », d’une boucle dans le sens des aiguilles d’une montre on passe au sens inverse pour le trajet 2010, et puis au lieu d’attaquer des étapes « faciles » en début de circuit, cette fois ci on les garde pour le retour ! Un peu comme si on ne voulait plus rien toucher au classement général pendant les 4 dernières étapes. On sent qu’il faut faire plaisir aux grosses écuries et surtout ménager la casse de fin de compétition. Alors sûr, ça va être plus « pépère » que l’année dernière.


Dakar 2010 Argentine ChiliInfographie :

Carte du tracé du dakar 2010 Argentine Chili.
Buenos Aires - Antofogasta - Buenos Aires.
Du 02 janvier au 16 janvier 2010.

Présentation dans les rues de Buenos Aires le 1er janvier 2010, podium le 17 janvier 2010.

Cliquez pour agrandir.

Le plus dans le Dakar 2010Le plus par rapport à l’année dernière :


- La journée de présentation va se passer un jour férié, le 1er janvier dans les rues de Buenos Aires, il faut donc s’attendre cette fois ci à non pas 200 ou 300.000 personnes mais à 500.000 ou plus. Ca va donc être une grande fête !


- La partie dans le désert d’Atacama, va être sans doute bien plus intéressante que l’effleurement de l’année dernière (et encore en 2009, une étape y avait été annulée).


- Le passage par le paso San Francisco à 4.800 m d’altitude, sans doute des surprises.
 


Le moins bon dans le Dakar 2010Le moins par rapport à l’année dernière :

 

-          Commencer par le moyennement difficile, puis poursuivre par le difficile pour terminer par le trop facile, ce n’est pas (d’après moi) une bonne solution. On va se faire c…. les 4 dernières étapes en « attendant » l’arrivée à Buenos Aires.

-          Trop répétitif par rapport à l’année dernière, on ne veut pas trop se fouler du coté de la préparation alors on passe trop souvent par les mêmes endroits que l’année dernière. (Cordoba, San Rafael, Santa Rosaen Argenitne, mais surtout au Chili, c’est du déjà vu, de plus sur un terrain qui n’a aucun intérêt. (On se souvient même des étapes de liaison sur autoroute côté Chili en 2009). Cette année on remet ça. Alors les étapes Mendoza - Santiago - La Serena - Copiaco n’ont aucun intérêt !

-          On fait du surplace au Chili (d’accord ce n’est pas grand), mais 2 nuits à Copiaco et 3 nuits à Antofogasta, c’est ne vraiment plus un raid, c’est un club Med !


Passage de la caravane du dakar devant le Congreso de Buenos Aires janvier 2009En Conclusion :

 

Responsables et organisateurs de l’ASO, vous avez voulu faire plaisir au gouvernement chilien.

C’est vraiment dommage, car on sent qu’il va y avoir bien moins de rebondissement que cette année. En fait c’est « vouloir faire à tout prix du Chili » et « perdre » encore son temps à passer deux fois la frontière sur du goudron et perdre donc deux jours (sur 14), plutôt que de rester soit uniquement en Argentine et par exemple aborder à fond le NOA et en profiter pour se lancer sur de la caillasse méchante en Bolivie. Soit plutôt jouer la carte NEA, Misiones, avec Passage dans de l’humide paraguayen, et brésilien.

Refaire deux années de suite : Bsas – Cordoba - Cuyo- Santiago – Copiaco – La Rioja – Bsas. C’est inutile, et c’est se restreindre à du « déjà vu ».


Arrivée à Buenos Aires en janvier 2009Voici les étapes :

1/14.
Le 02/01: Buenos Aires - Córdoba (Province de Cordoba).
2/14. Le 03/01: Córdoba - La Rioja (Province de La Rioja).
3/14. Le 04/01: La Rioja - Fiambalá (Province de Catamarca).
4/14. Le 05/01: Fiambalá - Copiapo (Région de Atacama).
5/14. Le 06/01: Copiapo - Antofagasta (Région de Antofagasta).
6/14. Le 07/01: Antofagasta - Iquique (Région de Tarapacá).
7/14. Le 08/01: Iquique - Antofagasta (Région de Antofagasta).
Le 09/01: Repos à Antofogasta (Région de Antofagasta).
8/14. Le 10/01: Antofagasta - Copiapo (Région de Atacama).
9/14.
Le 11/01: Copiapo - La Serena (Région de Coquimbo).
10/14. Le 12/01: La Serena – Santiago (Aire Metropolitaine)
11/14. Le 13/01: Santiago - San Juan (Province de San Juan)
12/14. Le 14/01: San Juan - San Rafael (Province de Mendoza)
13/14. Le 15/01: San Rafael - Santa Rosa (Province de la Pampa)
14/14. Le 16/01: Santa Rosa - Buenos Aires (Capital Federal)

 


supermarché en Argentine A lire dans le Petit Hergé :


- Le Dakar 2009 en Argentine. (Septembre 2008).
-
Bilan du Dakar 2009. (Janvier 2009).
-
Présentation à la Rural en Janvier 2009.
-
Paris-Dakar 2009 in Argentinien. (Sept 2008).
-
Départ symbolique de l'Obelisque. (Janvier 2009).
-
La débâcle automobile argentine. (Avril 2009).
-
L'économie argentine continue la dégringolade. (Mai 2009).
-
La flottaison. (Octobre 2008).
-
Actualité argentine. (Avril 2008).

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Fri, 05 Jun 2009 17:51:00 +0200 http://www.petitherge.com/article-32290643.html 04 - Actualité argentine http://www.petitherge.com/article-32290643-6.html
<![CDATA[Córdoba : Le Cordobazo de 1969]]> http://www.petitherge.com/article-32067541.html Mise à jour : 30 mai 2009.

Le Cordobazo de 1969Le Cordobazo de 1969 :

 

Nous voilà juste au 40ème anniversaire du Cordobazo de 1969, le moment de revenir sur cette période de l’histoire où une fois de plus les argentins durent affronter un gouvernement militaire.

Vidéo du film "El Cordobazo", durée de 30 mn. (En 3 parties).
1ère partie non disponible pour le moment.
Ci dessous vidéo de présentation avec traduction.

 

Vidéo de présentation du Cordobazo. Traduction ci-dessous.



Au matin du 29 mai 1969, dans la ville de Cordoba, de  nombreux ouvriers sortent des principaux centres industriels pour se diriger vers le centre manifester contre la politique de répression et d’ajustements économique mis en place par le gouvernement militaire de Ongania.

La protestation ouvrière est aussi accompagnée par des centaines d’étudiants et d’universitaires qui se regroupent dans le quartier de Clinicas pour attendre l’arrivée des ouvriers.

Alors que les étudiants et les ouvriers se rejoignent dans les rues de la ville, une énorme quantité d’effectifs policiers se placent autour de cette place principale pour empêcher le regroupement. La répression ne se fait pas attendre…

Ce qui commence comme une simple manifestation, termine comme une véritable rébellion populaire. Aux étudiants et aux ouvriers viennent alors se joindre les habitants du quartier, et en quelques minutes, la ville de Cordoba flambe.

La rébellion communément appelé le « Cordobazo » est étouffée uniquement dans l’après midi du jour suivant quand l’armée occupe l’ensemble de la ville. Une nouvelle ère dans la politique argentine, la mobilisation et la lutte populaire vont s’installer dans cette période d’agitation et de violence.


 

Juan Carlos OnganiaLe régime de Ongania :

 

Le régime du Général Juan Carlos Ongania est certainement un des régimes les plus détesté du XXème siècle par les argentins. Arrivé au pouvoir par un coup d’Etat en 1966, il a mis en place un régime dictatorial pour appliquer une politique nommé « Revolucion Nacional » entre 1966 et 1970, puis repris par deux autres généraux entre 1970 et 1973. Cette période prendra fin avec le retour de Peron en 1973 (après un bref passage du péroniste Hector Cámpora).

En 1969, nous sommes donc dans la troisième année de ce régime dictatorial de Ongania. Au tout début de sa présidence (en 1966-1967), Ongania a réussi a maintenir l’inflation, et a développer l’économie du pays, mais au prix de sacrifice social, congélation des salaires, interdiction syndicale (visant essentiellement la CGT) et répression systématique de toute contestation ouvrière et universitaire (la nuit des longs bâtons en 1966). Toute opposition étant considérée comme communiste, et donc manœuvrée de l’extérieur (via URSS), il fallait donc à la fois surveiller les frontières de toutes infiltrations « rebelles » et mener une guerre intérieure pour trouver les « terroristes ».

Pour le régime en place, un intellectuel, un étudiant, ou un ouvrier est donc forcément manipulé par l’International communiste. C’est justement le Cordobazo de 1969, qui affaiblira Ongania et il sera obligé de quitter son poste remplacé par le général Roberto Marcelo Levingstion, qui ne fut pas mieux !


 

Dans les rues de Cordoba. 1969La situation de 1969 :

 

Si l’amélioration économique des années 1966 et 1967, sembla profiter au gouvernement, celui ne perdit pas le temps de mettre en pratique sa nouvelle idéologie anti-contestataire. Dès 1966, la chasse aux syndicalistes « bolchevique », « péroniste », pire, les intellectuels, était de mise ; et lorsque à partir de 1968, la situation économique commença à se dégrader, c’est alors que l’argentin de la rue pu se rendre compte très concrètement que toutes les réformes mises en place depuis 3 ans par le gouvernement n’étaient pas pour lui faciliter la vie :

- Congélation des salaires.
- Disparition du minimum salarial.
-  Interdiction des grèves.
- Changement du mode d’indemnisation en cas de licenciement.
-  Loi de « Répression du Communisme » qui donna main libre à la persécution de toute contestation dans les entreprises qu’elle soit ou non de gauche, car tout contestation sera forcément considérée comme « communiste ».
- Dissolution des partis politiques.
- Création de la DIPA  (Dirección de Investigación de Políticas Antidemocráticas), son nom veut tout dire, une sorte de GESTAPO bien huilée ou tout individu est forcément suspect surtout si il ne rentre pas vite dans le rang.


Vidéo : El Cordobazo. 2ême partie (9 mn 59s)

Le Cordobazo de 1969Mai 1969 :

 

On comprend alors pourquoi dès le début de l’année 1969, le peuple gronde mais n’ose bouger. Pourtant dès le début du mois de mai 1969, on assiste ça et là, de manières sporadiques à des grèves sauvages et à des contestations dans les grands centres industriels, du pays (Tucuman, Buenos Aires, Rosario, Cordoba). Le déclencheur ? La goutte qui fait déborder le vase : la disparition du « sabado ingles » (Samedi chômé, droit obtenu par l’ouvrier argentin dans les année 20) décrété par le gouvernement, faisant ainsi passer la semaine ouvrable de 5 à 6 jours ! Dès le 14 mai, grève à Cordoba, Tucuman est en grève depuis la veille, le 13 mai pour salaires impayés dans certaines entreprise sucrières, Rosario à partir du 16 mai connaît aussi une époque de grands mouvements de grèves qui sera appelée le « Rosariazo ». Au départ les grèves débutent de manière désorganisée dans chaque usine et entreprise en difficulté économique, elles sont vite réprimées. Mais ensuite les courant politiques de gauche et les syndicalistes (encore en liberté) se regroupe et forment des manifestations plus unies dans les rues des faubourgs et des zones industrielles (surtout à Cordoba).

 

Le 14 mai à Cordoba pendant les manifestations il y a eu 11 blessés et 26 arrestations alors le 26 mai, le syndicalisme cordobes en liaison avec les mouvements étudiants décide une grève générale de 37 heures pour les 29 et 30 mai.

 

C’est ainsi qu’au matin du 29 mai 1969, la majorité des entreprises de la petite ceinture de Cordoba se mettent en grève et les ouvriers décident de marcher ensemble vers le centre de la ville, pour montrer leur mécontentement quant à leurs situations.

La nouvelle se repend vite, et les universitaires et étudiants décident de suivre le mouvement en se regroupant dans le quartier de Clinicas en les attendant pour participer à leur marche.

 

A 11h la police (municipale et provinciale) est déployée pour que les deux groupes de manifestants ne puissent se rejoindre. Les premiers jets de pierre sur les forces de l’ordre sont lancés de la part des étudiants et ceux-ci chargent en réprimant vigoureusement. Coté ouvrier premiers heurts sur l’Avenida Vélez Sarfield, puis devant le Hogar Escuela Pablo Pizzurno

Il est midi et demi, la police tire sur les ouvriers à l’intersection du Boulevard San Juan et de Arturo M. Bas, la première victime tombe, il s’agit de Maximo Mena, un ouvrier mécanicien de la fabrique automobile IKA.

 

Le concessionaire Citroen incendié à Cordoba La nouvelle se répand, les habitants descendent alors dans les rues pour prêter mains fortes aux manifestants et monter les premières barricades. La foule est furieuse, et la police est obligée de se retirer. La manifestation se transforme en insurrection. Le Cercle des sous-officiers de l’Armée est mis à sac et incendié, tout comme le siège de la société Xerox , ainsi que le concessionnaire Citroën., plus des bureaux de différents services de la ville, comme la douane et le fisc.

La ville est incontrôlable pendant toute la nuit du 29 au 30, ce n’est que le lendemain matin que l’armée est envoyée pour calmer les rues, et procéder aux arrestations. Les « meneurs » sont arrêtés, tels que Agustin Tosco (arrêté, condamné par un tribunal militaire à 8 ans de prison, mais libéré après 17 mois), il faut dire qu’il se déclarait lui-même communiste marxiste, une véritable tare pour l’époque !

Pendant encore 6 mois, les grands centres urbains connaîtront des grèves et des manifestations violentes ( le 2ème Rosariazo à Rosario en septembre 1969).


Vidéo : El Cordobazo. 3ème partie (7 mn 09s)

Symbole du mouvement des guerilleros montonerosLes conséquences :

 

Psychologiquement, pour la première fois, les argentins se rendent compte que le gouvernement militaire n’est pas si fort, et qu’un nouveau soulèvement est possible (et même souhaité par certain) pour le renverser. Puisque aucune contestation n’est possible, ne reste plus que la manière forte pour le déloger.

Il y a alors créations de nombreux mouvements clandestins d’extrême gauche de type guérilleros, qui appliqueront des sabotages et des attentats. El Ejército Revolucionario del Pueblo, Los Montoneros, Las Fuerzas Armadas Revolucionarias, etc…

Coté syndicalisme, le gouvernements est obligé de lâcher du lest dans les grandes entreprises (mécaniques et automobiles) en reconnaissant des mouvements syndicalistes.

Quant à Ongania, il en sort très affaiblit est devra quelques mois plus tard démissionner, pour laisser la place à un autre Général, Roberto Marcelo Levingstion.

Il y a eu en cette journée du 29 mai 1969 officiellement 34 morts et 400 blessés.


Le Cordobazo de 1969Autres articles dans le Petit Hergé :

- Juan Domingo Peron. (Mars 2009). 2 articles.
-
Chili : Coup d'état du 11 septembre 1973. (Septembre 2008).
-
Coup d'Etat du 24 mars 1976. (Mars 2009).
- Le Vice Royaume de la Plata en 1809. (Mai 2009).
- La débacle automobile argentine.(Avril 2009).
- Décès de Raul Alfonsin.(Avril 2009).
-
Une crise peut en cacher une autre.(Octobre 2008).

 




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Sun, 31 May 2009 01:07:00 +0200 http://www.petitherge.com/article-32067541.html 6A - Histoire & Politique http://www.petitherge.com/article-32067541-6.html
<![CDATA[Gran Cuñado en Argentine, 2ème partie]]> http://www.petitherge.com/article-32056737.html Mise à jour : samedi 30 mai 2009.

Cristina super star ! Gran Cuñado dans Le Monde :

Mon Dieu ! Voilà que la presse française parle encore de l’Argentine cette semaine, et encore avec un article sur “Gran Cuñado” cette fois signé Christine Legrand dans l’édition hier soir du Monde (daté d’aujourd’hui samedi 30 mai 2009).

Il est vrai que les rédacteurs en chef de la presse française ne s’intéressent aux sujets étrangers que lorsqu’ils sont soit people ou soit apocalyptiques. Cette fois ci dans le Monde, le sujet est « assez people » pour le lecteur moyen (l’homme ménager de moins de 50 ans) pour en parler. Etonnant tout de même que Le Monde publie un article la dessus 4 jours apres le quotidien gratuit "20 Minutes", à se demander qui aujourd'hui fait référence ? Merci à Alain Lebrun pour son info.
Voir article du 26 mai 2009.


Cristina et Nestor a Gran CuñadoL'article sur le site Le Monde :

(Photo parrue dans l'édition web) Deux acteurs incarnent pour une émission de télé réalité les rôles de la présidente Cristina Kirchner et de son mari, l'ancien chef de l'Etat argentin Nestor Kirchner.

Début de l'article web :

A un mois des élections législatives du 28 juin, présentées comme un référendum sur le pouvoir du couple présidentiel formé par Cristina Kirchner, l'actuelle chef de l'Etat, et son mari et prédécesseur à la présidence, Nestor Kirchner, les Argentins se montrent désabusés. Selon un récent sondage du Centre d'opinions de l'université de Belgrano, quelque 47 % des électeurs ignorent l'enjeu du scrutin (renouvellement de la moitié des sièges de la Chambre des députés et le tiers au Sénat). En revanche, ils se passionnent pour une émission de télé-réalité qui bat tous les records d'audience depuis deux semaines.

Lire article du Monde.

Sur le même sujet :

Plus de 3 millions de spectateurs, rien que pour Buenos Aires et sa grande banlieue qui comptent environ 13 millions d'habitants, suivent deux fois par semaine et jusqu'à tard dans la nuit Gran Cuñado ("Grand Beau-Frère"), un "loft" dont les habitants sont des imitateurs de 19 des principales personnalités politiques du pays, incluant le couple présidentiel, leurs alliés et leurs opposants.
Les politiciens concernés sont préoccupés par ce Grand Guignol médiatique, où fusent les blagues, les ragots et les bouffonneries. Le ministre de la justice, Anibal Fernandez
, a demandé "qu'on laisse de côté la figure présidentielle". En vain.
Mme Kirchner est représentée par un jeune travesti qui imite les tics de la présidente, hyper maquillée et hautaine. Son mari est plus décontracté. M. Kirchner, président du Parti péroniste, est candidat aux législatives pour la province de Buenos Aires, bastion électoral qui regroupe plus du tiers de la population. Le plus ridiculisé est le vice-président Julio Cobos
, du Parti radical, passé à l'opposition lors du long conflit qui a opposé le gouvernement au monde rural, en 2008.
Jusqu'à présent, deux "personnalités" ont été chassées du loft par le vote téléphonique des téléspectateurs : Elisa Carrio, rivale malheureuse de Mme Kirchner à la présidentielle de 2007, et Hugo Moyano
, syndicaliste allié des Kirchner. "Les Argentins feraient mieux de s'intéresser un peu plus aux graves problèmes du pays", a lancé Mme Carrio.

RIDICULE :

Le directeur du programme, Marcelo Tinelli, célèbre et puissant animateur, n'hésite pas à mêler fiction et réalité. Le 28 mai, le loft a reçu la visite du "véritable" ex-président péroniste, Carlos Menem. Ennemi des Kirchner, il a affirmé qu'il se représenterait à la présidence en 2011. Cette ridiculisation de la classe politique "porte préjudice à la qualité démocratique", regrette la sociologue Graciela Romer. "Les Argentins préfèrent l'humour à la politique", note le politologue Hugo Haime
.
Qui sera le dernier pensionnaire du loft ? Ce show influencera-t-il le vote des citoyens ? En 2001, au coeur de la débâcle économique, l'ancien président radical Fernando de la Rua avait fait une apparition désastreuse dans une première version du Gran Cuñado. L'air absent, il semblait incapable de prendre des décisions répondant à l'image que les Argentins avaient à l'époque du chef de l'Etat, qui abandonna le pouvoir quelques jours plus tard.
Signé : Christine Legrand (Buenos Aires, correspondante).


L'article dans l'edition papier du 30 mai 2009

Article de l'edition papier du Monde

Sergio Massa devient Elvis pour un soir ! La saga du Gran Cuñado se poursuit :

Rectification par rapport à l’article de Christine Legrand, ce n’est pas 2, mais 4 fois par semaine (Lundi, mardi, jeudi et vendredi) que le Gran Cuñado passe sur Canal 13.

 

Depuis le dernier article du 26 article dans le Petit Hergé, les émissions de Canal 13 se poursuivent et l’émission d’hier vendredi 29 n’a pas été triste.

Je sens d’ailleurs que Marcelo Tinelli se lâche en « osant » à chaque fois aller un peu plus loin ! Il reste encore 29 jours avant les élections, et nous ne sommes pas au bout des surprises, ni dans la vie politique réelle, ni dans l’émission du Gran Cuñado.

Hier soir donc « Cristina » est apparue en Madonna interprétant « Material Girl », Sergio Massa a chanté le rock de la prison (voir photot) et « Nestor » a fait le ventriloque avec deux poupées "Nestor" et "Pingüinito", bref, chacun devait donc présenter un court spectacle devant les caméras pour ne pas être éliminé.
Après le passage du Vrai Carlos Menem cette semaine, on attend pour la semaine prochaine le vrai Anibal Fernandez (actuel Ministre de la Justice, donc pro Kirchner). On se souvient encore qu'il y a à peine 10 jours celui ci avait critiqué l'émission, et le voilà maintenant disposé à y participer ! Lorsque la fiction dépasse la réalité, on s'en sert pour y figurer. Gran Cuñado est surement pour le moment l'émission "politique" la plus regardée !


 

Vidéo : Justement réaction de Anibal Fernandez à l'emission de Jorge Real "Intrusos". Il y a 10 jours, le ministre de la Justice critique le caractère irrespectueux et engagé de l'imitation du sosie de Cristina Kirchner. Aujourd'hui le même ministre veut y participer.

Hier soir
Photo : On s'en souviendra de la prestation de "Craistina" en Madonna venderdi 29 mais 2009.

Le vice président Cobos a présenté un tour de magie qui a échoué.
Photo : Pas de chance pour le Vice Président qui a raté son tour de magie !

 

Vidéo : Francisco de Narvaez avec son Reggaeton. La société de production Artear efface depuis ce matin les videos chargées sur Youtube la nuit dernière. Donc risque de voir s'effacer celle ci ! Samedi 30 mai 20h h.Paris.

Francisco (De Narváez) a dansé un reggaeton
Photo : Francisco de Narvaez a dansé et chanté sur un Reggaeton.

Néstor avec A lire dans le Petit Hergé :

Gran Cuñado 1ère partie.(mai 2009)
- L'économie argentine poursuit sa dégringolade. (Mai 2009).
-
Préparation des élections législatives. (Mai 2009).
-
La debâcle automobile argentine. (Avril 2009).
-
Métissage pendant l'epoque coloniale espagnole.
-
Buenos Aires en 1750.
-
Le Cabildo de Buenos Aires.
-
San Miguel de Tucuman. Historique.

- San Antonio de Areco.
-
La ville de Cordoba.


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Sat, 30 May 2009 18:21:00 +0200 http://www.petitherge.com/article-32056737.html 04 - Actualité argentine http://www.petitherge.com/article-32056737-6.html
<![CDATA[Rubrique 6A : L'histoire argentine]]> http://www.petitherge.com/article-31952216.html Mise à jour : 27 mai 2009.

famille arriavnt au port de Buenos Aires à la fin du XIXème siècleL'Histoire argentine :

Vous entrez dans la rubrique concernant l’histoire et la politique récente de l’Argentine.

Nous sommes en mai 2009, et quelques articles ont été écrits sur les deux cents ans d’histoire de la jeune république argentine, ainsi que sur les trois siècles de présence coloniale espagnole sur ce vaste territoire du Vice Royaume du Rio de la Plata. Pour le moment quelques confettis d’articles pour cette vaste rubriques, mais qui j’espère au fil des années prendront corps pour former une rubrique plus importante touchant à tous les thèmes. Je me permets quelquefois des intrusions dans la politique et l'histoire des pays limitrophes.


crise de 2001-2002Dictature militaire argentineLa présidente Cristina Kirchner

Voici donc déjà classé par ordre chronologique ces articles. Entre parenthèse la date de parution ou de modification la plus récente.

XVIIIème siècle :

- Le métissage pendant l'époque coloniale à Buenos Aires. (Mai 2009).
-
Buenos Aires en 1750. (Mai 2009).
-
Les estancias jésuites de Cordoba. (Avril 2006).

XIXème siècle :

- Le Vice Royaume de la Plata en 1809. (Mai 2009).

XXème siècle :

- Juan Domingo Peron. (Mars 2009). 2 articles.
- Le Cordobazo de 1969. (Mai 2009).
-
Chili : Coup d'état du 11 septembre 1973. (Septembre 2008).
-
Coup d'Etat du 24 mars 1976. (Mars 2009).

XXIème siècle :

- Elections présidentielles argentines de 2007. (Octobre 2007).
-
La crise du campo argentin de 2008. (Mars 2008). 30 articles.
-
Le décès de l'ancien président Raul Alfonsin. (Avril et Mai 2009). 5 articles.


Les jésuites et les guaranisimmigration en ArgentineJuan et Eva Peron

Le mate argentinDans la rubrique 6-Culture,
les autres thèmes sont :

- 6 A Tout sur l'histoire et la politique argentine.
- 6 B Tout sur les coutumes argentines.
- 6 C Tout sur l'art et la peinture argentine.
- 6 D Tout sur la musique argentine.
- 6 E
Tout sur le tango argentin.
- 6 F Tout sur la mode et le design argentin.
- 6 G Tout sur le cinéma argentin.
- 6 H Tout sur l'architecture et les architectes argentins.
- 6 I Tout sur l'humour argentin.
- 6 J Tout sur la publicité argentine.

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Wed, 27 May 2009 23:26:00 +0200 http://www.petitherge.com/article-31952216.html 6A - Histoire & Politique http://www.petitherge.com/article-31952216-6.html
<![CDATA[Le Gran Cuñado en Argentine]]> http://www.petitherge.com/article-31896955.html Mise à jour : 26 mai 2009.

La fausse Cristina KirchnerLe Gran Cuñado :

Pour une fois qu’il y a un article sur l'Argentine dans la presse française et surtout concernant la vie quotidienne, il ne faut pas s’en priver.

Voilà que ce matin (mardi 26 mai 2009) dans le 20 minutes gratuit de l’édition parisienne, il y a un petit article signé Clémence Leveau concernant l’émission télévisée de Canal 13 de Buenos Aires du « Gran Cuñado ». Un grand merci à Nicolas Mathe pour m'avoir envoyé l'info ! 


Cristina du Gran CuñadoJe vous le retransmets ici :

 

Carton du « Loft » grand-Guignol


Imaginez une émission du « Loft » avec, à la place de Loana
et de ses petits camarades, des imitateurs d'hommes et de femmes politiques. Cette nouvelle recette de télé réalité porte un nom en Argentine : « El Gran Cuñado ». Avec plus de 30 % de part de marché, cette émission, dont le premier épisode a été diffusé il y a quinze jours, est un succès. Rien qu'à Buenos Aires et sa banlieue, ils seraient plus de 3 millions à suivre le programme. A un mois des élections législatives, cette « bonne affaire commerciale », selon Diana Quattrocchi - Woisson, directrice de la Nouvelle Revue argentine, ne semble, en revanche, pas sensibiliser les Argentins au scrutin. Un sondage du Centre d'opinions de l'université de Belgrano indique que 47 % des personnes interrogées ne savent pas qu'elles doivent bientôt renouveler la moitié des sièges de la Chambre des députés et le tiers de ceux du Sénat. « On ne contribue pas à la réflexion avec ce genre de programme, déplore Caroline Liponesky, une journaliste argentine. Penser que les électeurs vont assimiler les imitateurs et les candidats au moment du vote est une erreur. »

Membres du gouvernement ou de l'opposition, ils sont dix-neuf à être ainsi parodiés. La présidente de la République, Cristina Kirchner, n'a bien sûr pas échappé à son double. Elle est représentée par un travesti reproduisant ses tics et sa gestuelle autoritaire. Comme dans le « Loft », il ne doit en rester qu'un. Comme pour les élections, c'est le public qui est censé avoir le dernier mot. « En réalité, les jeux sont faits ! », s'exclame Diana Quattrocchi-Woisson. Pour cette historienne, « Gran Cuñado », c'est « comme les "Guignols" en France, ça fait partie de la vie démocratique ».


Source : 20 minutes édition Paris.


Nestor, l'ancien présidentQu’est ce que le Gran Cuñado ?


Tout d’abord « Gran Cuñado » veux dire « Grand Beau frère » qui est une simple parodie de « Gran Hermano » (Grand Frère) qui a jeté sous les cameras pendant des années la version argentine de la hollandaise « Big Brother » qui s’est déclinée dans (presque) tous les pays du monde. « Gran Hermano » en Argentine est même apparue un an avant la version « Loft » française.

Bref, ici le « Gran Hermano » (qui d’ailleurs en passant continue à émoustiller les teenagers) continue à passer sur Telefe, mais le célèbre producteur, Marcelo Tinelli (le plus puissant de monde des media argentin) a décidé cette année de proposer à la chaîne Canal 13 de décliner son émission « Show Match » sous l’aspect d’un « Gran Hermano » ou les candidats (tous imitateurs) doivent tous les soir entre le lundi et le vendredi (sauf le mercredi) de 22h30 à 00h30 venir s’expliquer sur la politique mais surtout sur des sujets plus légers, à la limite du grotesque et de la bouffonnerie à l’italienne. Ici ça marche, tout est permis, puisque ce ne sont pas « les vrais », donc on se permet (enfin) de pouvoir ridiculiser le monde politique…. Et ça marche !

L’ami Tinelli n’est pas tombé à coté en offrant aux téléspectateurs argentins, la possibilité de pouvoir se moquer de la classe politique (kirchneristes et opposants) à la veille des élections législatives du 28 juin prochain.

Chaque semaine un éliminé, la semaine dernière se fut Elisa (Carrio) (imitateur travesti de la dirigeante de l’opposition, d’ailleurs elle a bien fait de se faire éliminer car il ne ressemblait que de très loin au modèle), puis hier lundi 25, à minuit c’est au tour de Hugo (Moyano), le secrétaire du syndicat CGT (si on peut encore appeler ça un syndicat) qui du se retirer car des deux nommés a disparaître, Nestor Kirchner a pu se sauver.

Comme au tout début des guignols de l’info sur Canal+, lorsqu’on demande aux principaux intéressés, si ils regardent l’émission, tous répondent qu’ils sont au courant que l’émission passe, mais qu’ils n’ont pas le temps de la regarder !
La question a été posée à Cristina Kirchner la semaine dernière, elle s’est défilée en répondant qu’elle travaillait très tard, et qu’elle préférait les telenovelas !



Vidéo : Cristina Kirchner évite la question.

Vidéo : la prise de parole de Cristina à Gran Cuñado

 

Hugo Moyano, le vraiHugo de Gran Cuñado, eliminé le 25 mai
Photos : Hier 25 mai 2009, Hugo est éliminé. (A gauche, le vrai) (A droite celui de Gran Cuñado)

A lire dans le Petit Hergé :

- L'économie argentine poursuit sa dégringolade. (Mai 2009).
- Préparation des élections législatives. (Mai 2009).
- La debâcle automobile argentine. (Avril 2009).
-
Métissage pendant l'epoque coloniale espagnole.
-
Buenos Aires en 1750.
-
Le Cabildo de Buenos Aires.
-
San Miguel de Tucuman. Historique.

- San Antonio de Areco.
-
La ville de Cordoba.
-
Alta Gracia.

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Tue, 26 May 2009 16:49:00 +0200 http://www.petitherge.com/article-31896955.html 04 - Actualité argentine http://www.petitherge.com/article-31896955-6.html
<![CDATA[Le Vice Royaume du Rio de la Plata en 1809.]]> http://www.petitherge.com/article-31859606.html Mise à jour : 25 mai 2009.

Corvettes espagnoles au large de Buenos AiresIntroduction :


Je ne suis pas historien, loin de là, uniquement un curieux de l’histoire qui veut comprendre les faits tels qui sont arrivés et me basant sur mes lectures et les recoupements entre diverses sources (des fois contradictoires). Une façon de vouloir découvrir un moment important de ce qui donnera plus tard naissance à la nation argentine, et de l’aborder tel qu'il était et non tel qu’on aimerait qu’il fût (dans le politiquement correct).

Je vais peut être en heurter plus d’un, sûrement argentin, qui n’aura peut être pas appris l’histoire de cette façon, mais je suis prêt à lui répondre et à rectifier toute erreur de ma part le cas échéant.


Le Vice Royaume de la Plata en 1809Que se passe t'il en 1809 ?

 

Toujours difficile de savoir réellement ce qui a pu se passer deux siècles avant et de comprendre aussi la mentalité des principaux acteurs d’un événement politique. On ne résonne pas aujourd’hui comme il y a cinquante ans, alors imaginez deux siècles avant dans le gros bourg de Buenos Aires de 1810 lorsque les nouvelles de la mère patrie l’Espagne ont du mal à arriver intactes sans intox. A cela, deux siècles de manuels d’Histoire recorrigés en fonction des événements du moment, et une pincée de patriotisme exacerbé pour ne pas dire de nationalisme à la sauce péroniste, et on finit par ne plus comprendre vraiment ce qui poussa en ce mois de mai 1810, une poignée d’homme à se détacher du pouvoir espagnol.

Officiellement (coté argentin), on parle de la Révolution de Mai, puisque le 25 mai n’est que l’aboutissement d’événements qui ont eu lieu à partir du 14 mai de la même année. Un petit aparté tout de même sur quelques faits de 1809 qui témoignent en tout cas d’une envie de rébellion de la part des « criollos » dans le Vice Royaume du Rio de la Plata.

Carte : Le Vice Royaume du Rio de la Plata, il englobait la moitié nord de l'actuelle Argentine, l'Uruguay, l'état brésilien de Santa Catarina, le Paraguay, la Bolivie, le nord de l'actuel Chili, et le sud du Pérou.


Le vice Roi du Rio de la Plata Baltasar de CisnerosLe Vice Roi du Rio de la Plata et la situation dans le Rio de la Plata en 1809 :

 

Jusqu’à présent existe donc le Vice Royaume du Rio de la Plata qui s’étend de Buenos Aires et de l’actuel Uruguay au sud, à l’actuel Paraguay et Bolivie au nord. Le pouvoir est détenu par un Vice Roi nommé par le Roi d’Espagne. En 1809, ce vice Roi se nomme Baltasar Hidalgo de Cisneros (né à Cartagena près de Murcia en 1755), il a donc 54 ans, ayant plus d’aptitude à être officier de la marine espagnol que fin diplomate, il est connu pour avoir affronter les anglais lors de la bataille de Trafalgar en 1805. Il est sourd comme un pot d’avoir été trop proche des coups de canon qu’il a lancé sur les vaisseaux anglais lors de cette même bataille. D'allier des français en 1805, il les combat lorsque Napoléon a des ambitions sur la Péninsule Ibérique. La couronne espagnole s’affaiblit et à la fin de la guerre entre l’Espagne et la France, il est envoyé par la Junta Suprema de Sevilla (conseil existant pendant les guerres et l’occupation de l’Espagne par Napoléon) en 1809 dans le Rio de la Plata.

Voilà donc Baltasar qui débarque pour la première fois en Amérique, dans le port de Montevideo en juin 1809 pour remplacer l’ancien Vice Roi Liniers (un peu trop francophile en cette période anti-française). Mauvaise ambiance à Montevideo et dans le reste du Rio de la Plata où différentes tendances s’affrontent. De plus l'incertitude du pouvoir royal espagnol remplacé par des juntes dans chaque grande ville de la péninsule ibérique à l'arrivée des troupes francaises, fait que les pricipales ville du Rio de la Plata sont inquiètes pour leur futur. Alors bien sur, chaque « caudillo » local appuie un courant différent.
Un premier bon point pour notre ami Baltasar qui arrive à calmer le jeu et à se faire accepter par tous les courants d’influence. La passation de pouvoir entre l’ancien (Liniers) vice roi et lui-même se fait à Colonia (actuel Uruguay). Il s’installe ensuite de manière définitive à Buenos Aires, ce qu’il y découvre n’est guère réjouissant, un peu de contestation qu’il dissipe en expulsant les plus virulents en Espagne, mais surtout un état économique catastrophique.


La bataille de Trafalgar où Cisneros aura fait ses preuves
Photo : Baltasar Hidalgo de Cisneros se fait remarquer lors de la bataille de Trafalgar au large de Cadix.

Les routes coloniales espagnolesCommerce et contrebande à Buenos Aires :

Quelques années auparavant (on en revient toujours à Trafalgar), la marine espagnole avait perdu de son prestige et surtout de nombreux vaisseaux avaient coulé, alors bien sûr, le commerce entre le Rio de la Plata et l’Espagne s’était terriblement réduit comme neige au soleil. Comme le commerce entre les colonies et la métropole ne pouvait être effectué que par les vaisseaux de la couronne espagnole et qu’il n’y en avait presque plus, il avait bien sûr fallu faire autrement, et depuis quelques années tout le commerce était aux mains de la contrebande. On appelle alors contrebande tout le commerce effectué avec des navires anglais, portugais et français. De grosses fortunes se sont donc faites dans les ports de Montevideo et Buenos Aires grâce à ces trafics bien plus que juteux pour les criollos.  Notre ami Baltasar décide de nettoyer un peu le commerce en l’autorisant de « manière officielle » avec les vaisseaux britanniques (Les anglais étant en 1809 alliés de l’Espagne). A première vue, cela parait être une bonne idée, mais du même coup tous les commerçants (forcément tous devenus contrebandiers en quelques années) s’en prennent violemment au Vice Roi et a son idée libérale. Baltasar ne gagne donc aucune sympathie avec les puissants de Buenos Aires et doit même reculer en annulant son décret de libre commerce. C’est donc ensuite au tour des anglais de le conspuer puisqu’ils perdent leurs avantages. Le Vice Roi arrive donc a mettre tout le monde d’accord en donnant 4 mois de libre commerce aux anglais qui peuvent se dépêcher de conclure leurs dernières cargaisons et ensuite de les interdire pour redonner le bénéfice aux trafiquants rio platenses.

Première bataille de perdu pour Baltasar Cisneros, on s’aperçoit tout d’abord qu’il est faible et qu’il suffit de lever un peu la voix, pour qu’il s’incline. Et puis on désapprouvera aussi les événements de Chuquisaca (actuelle Bolivie) en mai 1809, durant lesquels il enverra des troupes de Buenos Aires pour réprimer dans le sang une rébellion.

Baltasar Cisneros n’a jamais été un fin diplomate, il agit en homme militaire, lorsqu’il sent qu’il a le dessus il réprime bestialement, lorsqu’il sent qu’il est en position de faiblesse, il recule. Il est peu apprécié à Buenos Aires et dans le Rio de la Plata surtout par la haute société espagnole et créole totalement corrompue et affairée dans la contrebande.


La ciudad de ChuquisacaLes événements de Chuquisaca :

 

La ville de Chuquisaca est aujourd’hui connue comme Sucre et se trouve dans l’actuelle Bolivie, mais ce territoire faisait partie en 1809 du Vice Royaume du Rio de la Plata, donc administré par Baltasar Cisneros.

Comme dans l’ensemble du vice royaume, des mouvements s’affrontent (avant l’arrivée de Cisneros) dont l’un des plus importants est le « Carlotismo » qui demande que Carlotina de Bourbon assume la représentativité de la couronne espagnole dans le Rio de la Plata pendant l’occupation de l’Espagne. Carolita est la fille du roi d’Espagne Carlos IV, elle est forcée à se marier en 1785 à l’age de 10 ans au Roi du Portugal, et donc de ce fait est aussi Reine du Portugal. Devant l’avancée des troupes napoléonienne dans la péninsule ibérique, la cours du Portugal s’installe en 1807 au Brésil. Nous sommes donc en 1809, Carlotina est agée de 34 ans et demeure à Rio de Janeiro. Entre 1808 et 1812 se crée tout un mouvement pour qu’elle devienne à la fois « Reine » du Rio de la Plata et du Brésil (qu’elle est déjà puisque reine du Portugal). En fait, il ne faut pas être trop divin pour voir en ce projet une manipulation du Roi du Portugal Juan VI son époux, qui sent un très bon prétexte pour prendre possession au nom de la couronne du Portugal de tout le Rio de la Plata. (Si il avait réussi, le Brésil serait aujourd’hui gigantesque !). Et puis appuyant ce mouvement, n’oublions pas les britanniques qui malicieusement et intelligemment voient déjà s’ouvrir à eux de nouveau les ports qu’on vient de leur fermer !

Depuis 1808, éclate donc une lutte acharnée à Sucre, appelée Révolution de Chuquisaca, qui prendra réellement fin début 1810, pendant près deux ans, alliances, contre alliances, traîtrises auront raison d’être pour appuyer les prétentions de chacun dans des luttes internes de pouvoir et de couronne. On parle souvent de la Révolution de Chuquisaca comme de l’étincelle de l’esprit indépendantiste de l’Amérique coloniale, en fait en ces année 1808-1809 personne ne parle d’indépendance, au contraire chacun appuie un mouvement royaliste anti ou pro carlotiste, ou se mêlent ensuite des intérêts personnels de pouvoir local.


En préparation : Le mois de mai 1810, jour à jour.


Le Cabildo de Buenos AiresA lire dans le Petit Hergé :

- Métissage pendant l'epoque coloniale espagnole.
-
Buenos Aires en 1750.
-
Le Cabildo de Buenos Aires.
-
San Miguel de Tucuman. Historique.

- San Antonio de Areco.
-
La ville de Cordoba.
-
Alta Gracia.
-
Les estancias jésuites.
-
Buenos Aires . Quartier historique.
-
La ville de Lujan.

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Mon, 25 May 2009 21:09:00 +0200 http://www.petitherge.com/article-31859606.html 6A - Histoire & Politique http://www.petitherge.com/article-31859606-6.html