27 mars 2008 4 27 /03 /mars /2008 17:35

 

A l'obélisque, les ruralistas le 26 mars 2008
Les nouvelles du front : Jeudi 27 mars 2008. 13h00

 

Hier soir (mercredi 26 mars) nouvelle « casserolade » (cacerolazo) dans les rues de Buenos Aires, mais bien moins importantes que la veille. On était dans l’attente de nouveaux événements pour savoir dans quel sens allait souffler le vent. Par contre en province dans toutes les petites villes de provinces agricoles des provinces de Buenos Aires, Santa Fe, Entre Rios et Cordoba, la mobilisation était la même si ce n’est même plus forte. Géographiquement d’autres provinces agricoles mais surtout bien moins riches que les précédentes suivent le mouvement dans le « parro », il y a donc maintenant des agriculteurs qui coupent les routes dans les provinces de Santiago del Estero, Catamarca, La Rioja, Tucuman, Chaco et Formosa.

Tout le monde est allé se coucher sur le coup de 23h dans une certaine tranquillité. Les routes étant tout de même maintenues coupées toute la nuit.

 

Le mafieux D’Elia a encore fait une apparition « spontanée » sur la Plaza de Mayo pour aller casser du « ruralista », mais cette fois ci, chaque camp a trouvé sa place pour manifester : Les « piqueteros K » sur la Plaza de Mayo et les « ruralistas » devant l’Obélisque. Donc moins de chocs violents entre eux.

La RN14 coupéeEn ce jeudi 13h à Buenos Aires, voilà la situation.

 

-          Ce matin, un groupe de camioneros (routiers) bloqués depuis plusieurs jours à un barrage tenus par les campesinos près de Laboulaye (province de Cordoba) ont délogé manu militari ces derniers pour forcer le passage. Quelques coups, quelques blessés, un peu de casse sur des pìck-up, mais rien de bien méchant. De plus les routiers pour ne pas perdre leur position ont occupé le QG des ruralistas et donc à leur tour contrôlent et bloquent la route, le trafic est toujours bloqué.

-          Les barrages sont toujours maintenu dans presque la totalité du pays (Tout ce qui est au nord de la ligne Bsas-Mendoza est difficilement transitable, plus la province de Buenos Aires. Il y a des barrages à peu près tous les 150 à 200 Km de route.

 

Sur certains barrages, seuls les camions transportant des denrées alimentaires sont retenus par les ruralistas. Sur d’autres barrages, tous les canions sont stoppés, et sur d’autres tout trafic est impossible, y compris bus longue distance et voitures particulières. A ce sujet les personnes voulant voyager en ce moment en bus, doivent bien se renseigner puisque la plupart des compagnies de bus au départ de Retiro en direction du NOA ont suspendu les départs.

 

Dans les magasins :

 

A Buenos Aires, le manque de denrée se fait sentir dans tout ce qui est produits de boucheries, charcuteries. Pas encore trop de problème dans els produits laitiers. Pour les fruits et légumes pratiquement tout est encore trouvable, mais les prix ont doublé en 2 semaines. Les patates et les carottes commencent par contre à se faire rare.

Les petits supermarchés sont les plus touchés, la grande distribution ayant ses propres stocks plus importants le sont encore moins.

 

Si la situation demeure la même, dans 24 à 48h, l’ensemble de la distribution sera touché.

 

Avion :

 

Comme il est très difficile de trouver un bus, tout le monde se reporte sur l’avion, donc inutile de chercher en ce moment un avion pour Tucuman, Jujuy ou Salta, ils sont déjà complets pour les 5 prochains jours. Pas de probleme pour els autres destination (attention tout de même pour Iguazu).

Hier soir à 22h33 Au niveau politique :

 

Aucune intervention de Cristina Kirchner depuis avant-hier soir, on attend qu’elle prenne la parole en fin d’après midi a 18h (22h h.Paris). Si elle ne revient pas sur son idée d’augmenter les impôts sur les exportations, la réaction peut devenir violente à la fois des agriculteurs mais aussi de la classe moyenne qui appuie toujours très fortement le monde rural.

Au niveau local, énormément de maires (pourtant du même parti de Kirchner) ne se cache plus pour montrer leur mécontentement dans la façon de résoudre la crise, et essayent de leur coté de dialoguer cas par cas avec les agriculteurs de leur ville ou village. Critique aussi du gouverneur de Cordoba et de Santa Fe contre les Kirchner.

 

D’une manière générale, la population râle de plus en plus (manque de produit, manque de dialogue de la part du gouvernement), les agriculteurs deviennent plus radicaux dans leur manifestations ( coupures totales de route), les chauffeurs de camions en ont assez d’être bloqué pour certain plus d’une semaine et en viennent aux mains depuis ce matin pour déloger les agriculteurs.

 

La police ne fait rien, n’intervient pas, ne tempère rien, ne s’interpose pas.

Tout est fait pour que la tension monte et qu’un choc grave se passe ! Incapacité du gouvernement à dialoguer

 

Prochain point après le discours de Cristina Kirchner de 18h (23h h.fra).

 

Tous les articles sur la crise de Cristina Kirchner :

Le 26 mars 2008 à 20h00 : - 
Les derniers jours du gouvernement Kirchner ?
Le 27 mars 2008 à 13h00 : - La crise argentine dans le campo.
Le 27 mars 2008 à 20h00 : -
Discours de Cristina Kirchner.
Le 28 mars 2008 à 16h00 : -
On attend la réponse des syndicats agricoles.
Le 28 mars 2008 à 23h00 : -
La situation se détériore à nouveau.
Le 29 mars 2008 à 09h00 : -
Après la réunion avec Alfredo Fernandez.
Le 29 mars 2008 à 20h00 : - Les syndicats agricoles durcissent le ton.
Le 30 mars 2008 à 15h00 : -
19ème jour de blocage, où en sommes nous ?

Le 31 mars 2008 à 20h00 : - Les agriculteurs désabusés.
Le 01 avril  2008 à 15h00  : -
Brouillard ce matin sur Buenos Aires.
Le 01 avril  2008 à 21h00  : - La crise de Cristina Kirchner. 

 

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