02 - Tourisme

Samedi 28 juin 2014 6 28 /06 /Juin /2014 17:00

Mise à jour : 23 juin 2014.

Une visite de Balvanera :

 

Cet article vient en complément de celui déjà publié : Le quartier de BalvaneraSi vous désirez visiter le quartier de Balvanera, voilà la liste des principales curiosités du quartier. Au fil des mois prochains, cet article se complétera. Vous pouvez déjà avoir accès à 36 points d’intérêts, églises, musées, bars, édifices qui sont classés soit bâtiments historiques nationaux ou font partie du patrimoine culturel de la ville de Buenos Aires. Toujours délicat de vous conseiller un parcours sans connaître vos goûts et un temps de visite optimum. Pour Balvanera comptez entre 1 et 2 journées. Pas d’époque particulière pour visiter le quartier. Il ne bénéficie pas d’espaces verts nombreux, donc même par temps couvert ou pluvieux  la visite reste possible pour entrer dans les bâtiments. Comme toujours si vous avez des questions à me poser concernant le quartier ou tout simplement envie de le visiter en ma compagnie, contactez moi sur : petitherge@hotmail.com

Pour avoir une vision plus rapide de l’ensemble, chaque élément porte un nombre que vous pouvez retrouver sur le plan du quartier. Chaussez vous bien (pas de tong !) des kilomètres de découvertes vous attendent !

null1 - Plaza Once :

On la nomme Once, mais en fait son véritable nom est Plaza Miserere (Miséricorde). Ancien marché à ciel ouvert dès la fin du XVIIIème siècle pour tous les produits qui arrivaient pour approvisionner la ville. Ce fut toujours un lieu de passage, un lieu de réunion et un lieu populaire.  Un marché y est érigé en 1850, puis démoli en 1882. A partir de 1857, la première ligne de train d’Argentine y passe et on fait construire une petite gare en bois. En 1883 on la remplace par l’édifice que l’on peut voir aujourd’hui et qui est devenu le terminus de la ligne Sarmiento allant en banlieue ouest. Cette gare se trouve sur la place à l’intersection de la avenida Pueyrredon, elle déverse tous les jours des dizaines de milliers de banlieusards qui prennent ensuite sur cette place une des 30 lignes de bus y passant ou une des deux lignes de métro. C’est donc le carrefour du centre ouest de Buenos Aires. 2 hectares de place ou se mêle la foule de ceux qui vont travailler au petit matin, des prédicateurs qui sont toujours nombreux a haranguer les passants pour leur expliquer que la fin du monde est proche ou que Dieu va arriver dans l’année et les camelots qui vendent du "n’importe quoi". La place était en fort mauvais état et l’arrivée de la ligne H en 2007 a poussé la municipalité à rénover totalement l’aménagement urbain ainsi que l’éclairage public. La nuit par contre, Miserere reprend un aspect plus sombre, je parle de ses dames (et de ceux qui veulent le paraitre) qui vivent de leurs charmes ! Enfin la Plaza Once a donné son nom au secteur se trouvant à l’est qui regroupe une des zones commerciales les plus actives de l’industrie textile de Buenos Aires.

Photo : La Recova del Once sur Avenida Pueyrredon. Une des parties la plus ancienne de la place.

null2 - El Abasto :

C’était les halles centrales de Buenos Aires entre 1893 et 1984. L’immeuble actuel d’Abasto donnant sur Avenida Corrientes date de 1934. Entre 1984 et 1995, l’ensemble reste abandonnée jusqu’a ce qu’il soit décidé de le transformé en centre commercial. Le Shopping Abasto ouvre ses portes en 1998. La partie de 1934 est conservée, par contre sur la calle Lavalle, la partie de 1893 est malheureusement démolie. Les travaux pour la transformation d’Abasto en centre commercial a considérablement changé le quartier qui était un des moins cotés du centre de Buenos Aires. En 1999, l’ancienne rue Guarda Vieja au niveau d’Anchorena et Jean Jaurès est rendu piéton et prend le nom de passage Carlos Gardel. La municipalité décide avec l’ouverture du shopping de transformer la zone en quartier thématique sur le tango et Carlos Gardel. Un article complet a déjà été écrit en 2008 sur le centre commercial d’Abasto.

null3 - Edificio Saint :

 

En 1925, l’architecte Robert Charles Tiphaine reçoit une commande d’Emilio Saint pour monter un gratte-ciel de 17 niveaux en béton armé dans le secteur d’Once. Ce bâtiment a la particularité d’être construit sur parcelle plus profonde que large sur rue (17 x 50 m), ce qui donne à l’ensemble une physionomie particulière. En fait sur rue, l’immeuble ne comporte que 7 étages, mais en fond de parcelle deux tours de 17 niveaux surplombent le quartier. Le style est éclectique, art déco avec des rappels de motifs égyptiens très en vogue à l’époque. L’immeuble a été inauguré en 1928. Adresse : Perón 2630.

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Carte : Emplacement des immeubles et places décrit dans l'article. Cliquez sur la carte pour agrandir.

null4 - Pasaje Sarmiento :

 

Ce passage permet de passer de Rivadavia 2645 à Mitre 2646. Il a été construit en 1893 et rénové entre 1940 et 1944. A son origine, le passage était public, mais après la rénovation de 1944, il est fermé des deux cotés par des grilles en fer forgé. Le passage est traité comme un patio andalou. Aux heures ouvrables en semaine, le passage est ouvert. 

null5 - Pasaje Torres :

 

Au 2944 de Avenida Rivadavia. Il fut construit par Clodomiro Torres une famille de la province de Cordoba en 1856. L’immeuble comme le passage sont passés de main en main au fil des générations mais est resté toujours dans la famille. Aujourd’hui le passage est très détérioré et les maisons sont pour la plupart squattés. 

null6 - Pasaje Ambrosio Colombo :

Un des plus anciens passage de la ville. Construit en 1894 sur Rivadavia 2451, en forme de L, il donne aussi sur Azcuenagua 34. Anciennement propriété de la société La Edificadora, il est vendu à Don Carlos Ambrosio Colombo qui lui donne son nom. Le passage est aujourd’hui fermé par deux grilles en fer forgé mais laisse voir parfaitement ce passage qui est à ciel ouvert. Au fond, on peut voir l’ancienne loge du concierge au dessus de laquelle est fixée une horloge. Le passage est classé patrimoine de la ville depuis 1997.

null7 - Pasaje Santos Discipolo :

 

Le plus long passage du quartier, entre Lavalle et Corrientes, il a la particularité d’être en forme de S. En effet en 1857, y passait la première ligne de train entre la station « Parque » (Sur Plaza Lavalle) et la station Once. Quand ce tronçon fut supprimé quelques années après, la trace des voies laissa place à un passage. Il a abrité un marché, puis une reu, enfin depuis 2000. Il a été rendu piéton ce qui a permis l’installation d’un certain nombre de bars le long de ses 150 m. Le passage abrite le Teatro Picadero ré inauguré en 2012. Un article complet sur ce théâtre.

null8 - Confiteria La Perla del Once :

Une des confiterias les plus importantes donnant sur la Plaza Once. En fait à l’intersection des avenidas Rivadavia et Jujuy. Si cette confiteria est connue ce n’est ni pour son aspect architectural ni même esthétique mais tout simplement pour les artistes dans les années 60 et 70 qui avaient l’habitude de s’y retrouver.  Le « Rock Nacional » y est né comme le dit une plaque posée sur la façade :  "Lugar frecuentado por jóvenes músicos en la Década del '60 que gestaron las primeras composiciones del Rock Nacional". La « Cueva » qui était une sorte de « Golf Drouot » en sous sol de Buenos Aires était situé à quelques mètres de là, ce qui explique aussi la quantité d’artistes et de jeunes qui fréquentaient la Perla. La légende dit que la « Balsa », titre emblématique de l’époque écrit par José A. Iglesias et Félix F. Nebbia fut composé après une nuit très arrosée de mai 1967 dans les toilettes de la Perla.

Vidéo : La Valentina y el Burlesque Tango. Nico Favio. "Balvanera". (2013) 4 mn 31 s.

Cette vidéo a été tournée sur la Plaza Primero de Mayo.

null9 - Escuela Normal Mariano Acosta :

Une des institutions les plus anciennes de Buenos Aires encore en activité. Il s’agit de l’Ecole Normale qui a pour but de former des instituteurs. Il y en avait deux, une école pour instituteurs et une autre pour institutrices. En 1873, 71 % de la population du pays était analphabète, le gouvernement argentin décide donc de  mettre en marche une politique de création d’écoles a travers le pays et pour cela de former au plus vite des milliers d’enseignants. En 1873, le concept d’Ecole Normale (sur le modèle français) est adopté. En 1874 est ouverte une première école normale provisoire dans le quartier de Montserrat. En 1889, l’école de la calle Urquiza est ouverte. C’est l’architecte italien Tamburini qui se charge de la dessiner (Architecte de la Casa Rosada et du Teatro Colon), on nomme l’ecole : « Escuela Normal de profesores ». En 1924 elle prend le nom de Mariano Acosta. En 1944, une annexe est construit pour l’agrandir. En 1994 elle change de nom pour prendre celui de : Instituto de Enseñanza Superior Nº 2 «Mariano Acosta». Depuis 1999, le bâtiment est classé monument historique national. L’école a été rénovée en 2012. Adresse : Urquiza 277.

null10 - Casa de los Lirios :

 

En 1903, le propriétaire du lotissement de l’Avenida Rivadavia 2027 fait appel à l’ingénieur argentin Eduardo S. Rodríguez Ortega pour construire un immeuble de rente de 3 étages. Cet ingénieur est un fervent admirateur d’Antonio Gaudi, et décide de dessiner un bâtiment dans le style moderniste catalan. C’est certainement l’immeuble le plus « gaudesque » de Buenos Aires. C’est sa façade ornementée de dessins floraux qui lui a donné le surnom de « Maison des Lierres ». L’Immeuble est inauguré en 1905. Aujourd’hui classé par la ville de Buenos Aires. Adresse : Rivadavia 2027

null11 - Mercado Spinetto :

 

Le Mercado Spinetto est un marché occupant toute une « manzana » construit en 1894, en 1911 de l’autre coté de la calle Matheu est construit une annexe (aujourd’hui abandonnée)   ou Spinetto Shopping est le premier centre commercial de l’époque contemporaine de Buenos Aires. Il a été inauguré en novembre 1988, alors que Buenos Aires ne comptait aucun centre commercial. Pour la première fois, un supermarché (Supercoop) est inclus dans un projet comprenant aussi sur deux niveaux une galerie commerciale. Malgré les crises à répétitions qu’a connu l’Argentine, Spinetto s’est maintenu toujours ouvert ! En 1991 Supercoop entre en faillite et disparait mais c’est SUMO qui remplace le supermarché. A son tour SUMO disparait en 1995, et c’est COTO qui prend la relève (et qui existe toujours). Apres la crise de 2001-2002, Spineto entre en décadence, mais COTO acquiert la totalité de l’ensemble du shopping pour le revitaliser et place un « patio de comida » à l’étage. Aujourd’hui si Spíneto existe encore c’est que COTO y est bien implanté car dans les galeries les boutiques de marques sont parties une à une, préférant les nouveaux shoppings ouvrant dans les années 90 et 2000 (Bullrich, Abasto, Alto Palermo, …). De plus depuis la fermeture du marché par son remplacement par le shopping une grande partie des magasins de bouche ont aussi quitté le secteur.

null12 - Teatro Empire :

 

Le théâtre se trouve dans un bâtiment qui appartient au syndicat La Fraternidad (le plus ancien syndicat argentin datant de 1890). Le projet date de 1931 et le bâtiment fut construit en 1933 en style art déco. L’architecte fut Jorge Sabaté (1897-1991) qui fut aussi maire de Buenos Aires un peu plus tard entre 1952 et 1954. A partir de 1942 et jusqu’en 1945, le théâtre a hébergé la radio LR3 Radio Belgrano et se servait de la salle pour les spectacles avec orchestre et les radio-feuilletons en direct avec public. De très nombreuses vedettes sont venues se produire sur ses planches dont pour les français Maurice Chevalier et Joséphine Backer. Adresse : Hipolito Yrigoyen 1938.

null13 - Iglesia Regyna Martyrum :

 

A deux blocs du Palacio Congreso, le projet de cette église date de 1884, mais elle ne fut construite qu’en 1909. Le terrain appartenait a la famille Escalada depuis l’époque coloniale, sur ce domaine existait déjà un oratoire privé et en 1836 la famille l’offre aux Jésuites pour ne faire un noviciat. Les jésuites installent aussi un séminaire (angle Yrigoyen et Sarandi) attenant à l’église qui à partir de 1899 est déménagé a Villa Devoto, mais le séminaire est transformé en école (L’école existe toujours).  Les architectes de l’Eglise sont Eduardo María Lanús et Paul Hary. Pendnat de nombreuses années l’Eglise comme le séminaire dépendaient de l’Eglise du Salvador (elle aussi de l’ordre des Jésuites).

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Photo : Une des mes plus grandes surprises lors de mon premier voyage à Buenos Aires en 1991, les queues interminables pour prendre le bus ! Plaza Once. Photo : Août 2012.  

null14 - Iglesia del Salvador :

 

Toute la cuadra appartient depuis 1864 à l’ordre des Jésuites. On construit tut d’abord sur cette manzana le college. Il est construit en 1868 et a été entièrement détruit par un incendie en 1875 avant d’être reconstruit à l’identique en 1876. Il est l’œuvre tout comme l’église (construite aussi en 1876) de l’architecte Pedro Luzetti. Le pape François a été professeur de littérature et de psychologie dans les années 60 dans ce collège du Salvador.

null15 - Escuela Normal Domingo Faustino Sarmiento :

 

Autre école normale dans le quartier de Balvanera. Il s’agit de l’école normale Sarmiento sur Callao … Elle est l’œuvre de l’architecte Carlos Morra (1854-1926). L’école est ouverte en 1886, il s’agit à l’époque d’une école primaire. Le bâtiment fut ensuite transformé en Musée des Sciences naturelles avant d’être enfin occupé par l’Ecole Normale Sarmiento en 1914. En février 1975 un terrible incendie dévaste la bibliothèque avant de s’étendre à l’ensemble de la partie donnant sur l’Avenida Callao. On ne pouvait avoir alors accès à l’école que par son entrée postérieure donnant sur le Pasaje Discipolo. Aujourd’hui cette école se nomme officiellement : Escuela Normal Superior N°9. Une curiosité sur la façade donnant sur Callao au niveau de la corniche une réplique de la statue de la liberté. Des travaux de récupération ont commencé en 2003, mais les travaux de rénovation ont réellement commencé en novembre 2012. On pense que ceux-ci se termineront en 2015.

null16 - Nuevo Edificio AMIA :

 

L’AMIA (Asociación Mutual Israelita Argentina) date de 1894 et est la plus grande association juive de Buenos Aires, elle a son siège sur la calle Pasteur 663. La communauté juive argentine est la 7eme en importance dans le monde. Le 18 juillet 1994, le siège (construit en 1945) a été soufflé par une violente explosion (attentat) qui a provoqué la mort de 85 personnes. A ce jour, cet attentat est le plus meurtrier qu’a connu l’Argentine. On n’a jamais su réellement les commanditaires de cet attentat (Officiellement c’est l’Iran). Fin mai 1999, le nouveau siege sur le même terrain est inauguré. Sur le mur donnant sur la calle Pasteur, figure la liste des personnes décédées lors de l’attentat.

null17 - Templo Paso :

 

Le gran Templo Paso est une des plus grandes synagogues de Buenos Aires. Il a été construit en 1927 dans la calle Paso dans le secteur de Once qui regroupait alors la presque totalité de la communauté juive porteña. Avant 1927, le terrain appartenait déjà à la communauté juive et abritait une école de Talmud Torah fondée en 1894. La synagogue est l’œuvre de l’architecte  Meer Nortman. Adresse : Paso 423.

null18 - Edificio Castillo Medieval :

 

Je n’ai pas pu encore rassembler beaucoup d’informations sur cet immeuble atypique. On le surnomme dans le quartier de « Château médiéval » ou du « Château Esparza » du nom de la rue ou il se dresse. Architecture vraiment bizarre ! Cet immeuble reste encore un mystère pour moi, l'enquête continue !  Adresse : Esparza 93.

 

Vidèo : Le secteur de Once, le quartier juif de Buenos Aires. Octobre 2013. Canal TN. 7 mn 04 s.

null19 - Palacio de las Aguas Argentinas :

 

Apres les vagues de cholera, typhoïde et de fièvre jaune entre 1855 et 1871, la municipalité de lance dans un plan ambitieux d’alimentation en eau de la ville. Le « palacio » fait partie de cet ensemble. Il est construit à partir de 1887 sur les plans de l’architecte suédois Carlos Nyströmer et de l’ingénieur norvégien Olaf Boye. Il est à la fois le siège de la nouvelle compagnie des eaux mais aussi abrite en sous sol, une réserve énorme d’eau potable pour alimenter les habitants de presque toute la ville de cette fin du XIXème siècle. Le bâtiment est toujours intact, appartient à la Nation à travers la société publique Aysa qui s’occupe aujourd’hui de l’alimentation en eau potable de toute la ville de Buenos Aires. Il y a aussi aujourd’hui un musée sur le thème de l’eau potable à Buenos Aires. Adresse : Cordoba 1950, mais l’entrée se fait par la calle Riobamba. Un article a déjà été écrit en 2012 sur le système d’approvisionnement en eau de Buenos Aires.

null20 - Colegio de La Salle :

 

Il s’agit d’un collège créé en 1892 par les frères des Ecoles Chrétiennes (Instituto de los Hermanos de las Escuelas Cristianas). Le collège occupe presque toute la « cuadra » comprise entre Ayacucho, Viamonte, Riobamba et Tucuman. L’entrée principale et le bâtiment originel se trouve sur Riobamba. Dans les annés 70, le collège s’agrandit et achète la parcelle se trouvant sur Ayacucho pour y construire un autre bâtiment, l’entrée secondaire s’y situe. Le collège possède un musée qui retrace son existence. Il abrite aussi un théâtre, le Teatro de La Salle (Sur Riobamba 650).

null21 - La casa de los 70 balcones :

 

On dit que Le poète Baldomero Fernández Moreno aurait écrit son poème « Setenta balcones y ninguna flor" en s’inspirant de cet immeuble placé juste a l’angle des avenues Corrientes et Pueyrredon dans le secteur de Once. Autrefois il y avait un bar juste en son angle « El Paulista » et la mouvance bohème du quartier s’y rencontrait ! Cet immeuble en style académique français est l’œuvre des deux architectes G. Mallet y J. Durant et construit en 1908. La façade a été entièrement restaurée en 2011 ce qui permet aujourd’hui de pouvoir l’admirer ! Adresse : Pueyrredon 510.

null22 - Paseo Imperial :

 

Dans le centre du secteur du Once au cours des années 60 et 70, il n’y a plus assez de place pour pouvoir louer des locaux de tissus ou de vêtement (aujourd’hui, il y aurait 30.000 commerces), alors on commence à détruire les anciennes constructions pour édifier des galeries commerçantes entièrement dédiées à l’industrie textile. En general en rez-de-chaussé ou au premier étage des commerces et en étages des bureaux ou même des ateliers textiles. On fabrique et on vend tout sur place. Le Paseo Imperial est le type même de ce genre d’immeuble construit dans les années 1970. On peut le voir sur Corrientes 2510.

null23 - Galeria del Siglo :

 

Encore un autre exemple de ces galeries commerçantes textile. Cette fois ci il s’agit de la plus grande galerie du Once. Ouvert tous les jours. Fermée le dimanche. Le samedi la moitié des boutiques sont fermées. Si vous cherchez vêtements, sacs et autres articles pour vous habiller, vous allez le trouver !

Adresse : Corrientes 2570.

 

null24 - Congregación Sefaradí Yesod Hadath :

 

Le temple de la Congrégation Séfarade "Yesod Hadath", se trouve dans la calle Lavalle 2449. Il est l’œuvre de l’ingénieur Jacobo Sirlin. Entre 1907 et 1925, la communauté juive de Buenos Aires commence a s’installer dans le secteur de Once, et y deviennent même majoritaires à partir des années 30.  De très nombreuses associations et d’organisations culturelles, sociales éducatives et religieuses juives se montent dans ces années. Les ashkénazes provenant d’Europe centrale construisent dans la calle Paso leur synagogue, et la communauté séfarade qui proviennent majoritairement d’Alep en Syrie monte la synagogue de la calle Lavalle. Le temple date de 1920.

null25 - Centro Gallego :

 

Le centre de la communauté de Galice comme toute autre communauté crée son association et en 1907 et a l’habitude réunir ses membres dans une maison de la calle Estados Unidos 1056 (Barrio de Montserrat). En 1909, le centre déménage sur la calle Peru 689, puis en 1912 sur Irigoyen 1176 (toujours à Montserrat). En plus d’alphabétiser les galiciens de Buenos Aires, le centre compte quelques médecins qui s’occupe de suivre leurs patients de la communauté. En 1917, le centre Gallego compte a chaque fois plus de membres, et les demandes affluent chaque jour. Le centre acquiert une parcelle sur Avenida Belgrano 2189. En 1918, le début du chantier de construction du nouveau centre Gallego débute. L’édifice sera inauguré en 1920. Peu a peu le centre va acheter les parcelles donnant sur l’avenida Belgrano, puis la calle Pasco, puis sur la calle Moreno. Le bâtiment actuel que nous pouvons voir (entrée principale angle Belgrano et Pasco) a été inauguré en 1941. Aujourd’hui l’ensemble a une surface de 34.000 m2 couvert, un centre médical, des salles d’opérations, des logements hospitaliers, une bibliotheque aisni qu’une salle de  Théâtre « Castelao ».  

null26 - Basilica Santa Rosa de Lima :

 

La Basilique est de style roman-byzantin, avec une crypte et une coupole de grande dimension. Le projet est de l’architecte  Alejandro Christophersen et construit par l’ingénieur  Andrés Millé. La première pierre a été posée le 03 janvier 1926. Pendant les travaux, les messes ont tout de mêmes étés célébrées, car il faut attendre octobre 1934 pour qu’elle fût inaugurée. L’architecte s’est énormément inspiré de la Cathédrale de Périgueux qui a  son tour a inspiré le dessin du Sacré Cœur de Montmartre. Adresse : Avenida Belgrano 2216

27 - Radio Belgrano :

Une des plus importante radio d’Argentine dans les années 30. Aussi nommée LR3. La radio n'y est plus isntallée epuis bien longtemps. Le petit édifice est toujours là et se trouve maintenant dans le quartier du meuble. Adresse : Belgrano 1841.

null28 - Iglesia Nuestra Señora de Balvanera :

 

A l’emplacement de l’église existait au XVIIIème siècle un hospice appartenant à la congrégation des Franciscains. En 1799 est construit un oratoire public. En 1822, l’hospice est saisi par la Nation et sa chapelle est ouverte au public. En 1833, Nuestra Señora de Balvanera devient une paroisse. Il n’y a alors que 3625 habitants (recensement de 1836), et on considère Balvanera comme un faubourg hors la ville, il faut dire que presque toute la population du quartier vit dans des petites fermes (Quintas et Chacras). En 1839, début des travaux d’agrandissement de la chapelle, et inauguration de Nuestra Señora de Balvanera en 1842. Dernier agrandissement en 1860.

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Photo : Le colegio San Jose. Photo : 23 octobre 2009.

null29 - Colegio San Jose :

 

Collé contre Nuestra Señora de Balvanera, le collège a été créé le 19 mars 1858 par un ordre français, les Prêtres du Sacré Cœur de Jésus de Betharram également appelés les bétharramites surnommés les “Padres Bayoneses”. Bartolomé Mitre (encore général) rend souvent visite au collège au Père Barbé, et en 1863 une fois devenu président de la Nation, fort de l’expérience acquise à San Jose, Mitre va créer les premiers collèges nationaux. En 1880 le Colegio San José sera même le premier institut privé à s’incorporer dans le système de « l’instruction obligatoire”. En 1998, le collège va passer proche d’une faillite, devant une dette de 2 millions et demi de dollars qu’elle na pas les moyen de régler. Les familles, le corps enseignant, l’archevêché de Buenos Aires et enfin la Nation viendront en aide pour sortir l’institution de ce mauvais pas. Le bâtiment sera classé monument historique pour éviter sa démolition, et l’Eglise Argentine prendra en charge la dette et le bon fonctionnement du collège.

null30 - Confiteria del Molino :

 

Le 09 juillet 1916 est inauguré à l’angle des avenues Callao et Rivadavia un immeuble majestueux dans lequel est monté une des plus grande confiteria de la ville, la Confiteria del Molino. Placée juste en face du Congreso Nacional, c’est le rendez vous des hommes politiques puis des intellectuels de la ville. Dans les années 90, la Confiteria perd de l’argent et est obligée de fermer ses portes le 24 janvier 1997. Depuis de nombreuses associations ainsi que la ville se battent pour remonter la confiteria telle qu’elle était. Un article complet a déjà été écrit en 2009 sur la Confiteria del Molino.

31 - Café Rivadavia – café Los Angelitos :

 

Le Café Los Angelitos a été inauguré en  1890 et portait le nom de "Bar Rivadavia". C’était une simple salle avec le sol en terre battu, le public etait populaire et on pouvait venir y écouter des musiciens saltimbanques. Quelques uns furent connus comme Gabino Ezeiza et José Betinotti. A partir de 1920, il prend le nom de "Café de los Angelitos", il est acheté par un espagnol  Angel Salgueiro, renové et il incorpre des anges dans les decoration (pusique le bar etait deja depuis longtemps surnommé « les petits anges » ironiquement en référence aux mauvais garçons qui le fréquentaient. Comme ce café était non loin du marché Spinetto, de nombreux musiciens dont certains noms qui deviendrant connu dans le monde du tango y venaient très souvent boire, chanter ou jouer. Les plus connus sont : Florencio Parravicini, Elías Alippi, Carlos Gardel (qui habitait a une cuadra), José Razzano, ou des hommes politiques comme Juan B. Justo et Alfredo Palacios. En 1992, le café ferme, et une fois de plus ce sont les associations du quartier dont celle de la "Asociación de Amigos del Café de los Angelitos", qui va organiser chaque mercredi une manifestation un peu spéciale puisqu’elle demandait à chacun de venir danser le tango à l’angle du café.

Finalement un projet est mis sur place pour récupérer mais aussi pour transformer l’endroit en salle de spectacle de tango. L’inauguration a lieu le  08 septembre 2004 mais il faut attendre 2006 pour que les travaux se finissent. Un article complet a déjà été écrit en 2011 sur le Cafe de los Angelitos.

null32 - Plaza 1ro de Mayo :

 

Cette place fait presque une “manzana” (un pâté). Anciennement dans les faubourgs de la ville, quand Balvanera ne comptait que 3625 habitants en 1833, cette place servait de dépotoir. On la nommait el « hueco » de olivos (décharge ou déversoir). Ce n’était donc pas une terre très recherchée. Elle n’appartenait à personne et n’avait donc pas d’usage propre. En cette même année 1833, la ville cherche à installer un « cimetière de dissidents », nommé « Cementerio de la Victoria » (car la calle Yrigoyen se nommait calle Victoria). On appelle « dissident » toute personne n’étant pas de confession catholique. En 1833, les « dissidents sont essentiellement les protestants (allemands, anglais, …). A partir de 1870, on y enterrera aussi les juifs. Le 05 novembre 1891, pour la dernière fois on y enterre un dissident. En 1915, on démolit une chapelle qui se trouvait dans le cimetière du coté de la calle Yrigoyen. On commence alors à retirer les corps, mais uniquement des familles qui le désirent, car la grande majorité des corps ne sont pas réclamés. En 1923, les derniers corps réclamés sont transférés (en grande partie vers le cimetière de Chacarita qui dispose d’un cimetière allemand et d’un cimetière britannique). En 1925, la ville transforme le cimetière en parc, qui sera inauguré en 1928 sous le nom de « Parque Primero de Mayo ». Le square est rénové en 2006, ce qui a permis de retrouver d’anciennes tombes.

33 - Facultad Ciencia Economica :

 

Cette faculté est installée dans l’ancienne faculté de médecine inaugurée en 1908. A la droite de la faculté actuelle, il y avait un bâtiment similaire mais datant de 1885 et qui abritait « l’Ecole des Sciences Médicales ». En 1937, l’énorme nouvelle Faculté de Médecine prend forme en face de l’avenida Cordoba (coté Recoleta) et est inaugurée en 1945. Les anciens bâtiments de la Fac de Médecine sont donc libérés est accueillent la même année la Fac de Science éco. La façade gauche sur avenida Cordoba sera détruite en 1938 avec l’idée de construire une annexe plus grande, mais le projet s’arrêta dans les cartons. Le terrain démoli a l’angle Cordoba et Uriburu restera vide puis occupé par un parking pendant plus de 60 ans. C’est seulement en 2008, que ce bâtiment tant attendu va se monter pour accueillir l’annexe de la Faculté des Sciences Economiques. Aujourd’hui toute la manzana est occupée par la Faculté, reste uniquement un espace libre (un autre parking) à l’angle de Uriburu et Viamonte. Adresse : Avenida Cordoba 2122.

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Photo : Orage le 21 janvier 2014 au dessus de l'Edificio Saint.

null34 - Casa de los pavos reales :

 

L’immeuble fut dessiné par Colombo et construit en 1912 pour la société "Rossi Hermanos", maison fondée en 1904 et spécialiste de la chaussure pour femmes et enfants. Le rez-de-chaussée servait donc de salons de vente et les étages supérieurs de logements loués à des particuliers. Tout l’immeuble appartenait à la famille Rossi. En fait si la façade est semblable, il s’agit de 2 immeubles accolés totalement symétrique comptant chacun 14 appartements. L’architecte Colombo était italien, et en 1912 nous restons encore sous l’influence « Liberty »  même si l’ensemble nous semble éclectique. La façade nous fait penser à Venise. Des paons apparaissent sur les balcons, ce qui a donné le nom à l’immeuble. A partir de 1948, les appartements ont été vendus à des propriétaires et une longue léthargie a plongé les deux immeubles dans une décadence qui a poussé d’une part la ville de Buenos Aires a les classer en 2001 dans la liste du patrimoine de la ville et les propriétaires a commencer des travaux de rénovations dans un premier temps sur les façades en 2006 puis à l’intérieur. Aujourd’hui l’ensemble est « tout neuf » et mérite un coup d’œil. Adresse : Avenida Rivadavia 3216.

35 – Immeuble No hi ha somnis imposibles :

 

Cet immeuble se trouvant situé à l’intersection de l’avenida Rivadavia et de la calle Ayacucho est l’œuvre de l’architecte Eduardo Rodríguez Ortega et fut construit en 1907. En son angle fut posée la phrase en hommage à Gaudí.en catalan “No hi ha somnis impossibles” (Il n’y a pas de rêves impossibles), par l’architecte Fernando Lorenzi qui fut responsable de sa restauration au début des années 2000. Une des plus belles coupoles de Buenos Aires. Tout en haut sur la terrasse coté Rivadavia une réplique de la porte du Dragon du Parc Guell de Barcelone, œuvre de gaudi. D’autres éléments de Gaudi  en façade provenant de la Casa Batlo de Barcelone. Adresse : Rivadavia 2001.

null36 : Congreso Nacional :

 

A la fois le Sénat et l’Assemblée Nationale. Installé sur cet emplacement depuis 1906, il a marqué profondément le quartier car entre 1900 et 1909 tout le quartier de Balvanera ainsi celui de Montserrat tout proche juste de l’autre coté de l’Avenida Entre Rios a été bouleversé avec la création de la Plaza Congreso. Elargissement de rues en avenues, construction d’immeubles haussmanniens sur les Avenidas Callao, Entre Rios et Rivadavia qui constatent avec les constructions souvent de plein pied ou avec un seul étage qui existaient encore en 1890. Le Palacio de Congreso fut entrepris en 1897 sous la direction de l’architecte Italien Vittorio Meano, et après son assassinat en 1904 fut poursuivi par l’architecte belge Jules Dormal. On peut visiter le Palacio Congreso tous les jours de la semaine sauf le mercredi. Le samedi et dimanche fermé. Un article complet a déjà été écrit en 2011 sur el Palacio de Congreso.

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Par Le Petit Hergé - Publié dans : 02 - Tourisme - Communauté : Argentine pour tous !
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