02 - Tourisme

Mercredi 23 avril 2014 3 23 /04 /Avr /2014 03:00

Mise à jour : 22 avril 2014.

Quartier de Montserrat à Buenos Aires :

Le quartier de Montserrat (que l’on peut écrire aussi Monserrat) est le quartier avec celui de San Nicolas qui est le plus ancien de Buenos Aires. Etendu sur 2,2 km2 il englobe une partie de ce qu’on appelle communément le Micro Centro, et de nombreuses zones touristiques comme la Plaza de Mayo, l’Avenida de Mayo, la Plaza Congreso, la Manzana de las luces, le début du paseo de las historietas. Les guides étrangers ont à tord au fil des années englobé le sud du quartier  de Montserrat dans celui de San Telmo. Donc rendons à César ce qui lui appartient et sachez que les calles de Mexico, Venezuela, Belgrano et Moreno sont bien à Montserrat et non à San Telmo. Il est même certain qu’une forme de snobisme a poussé les hôtels construits ces dernières années dans ce secteur à s’affubler d’un « San Telmo » à leur enseigne alors qu’on se trouve en plein Montserrat. Nous sommes en plein centre et ce quartier est à découvrir absolument lors de votre passage à Buenos Aires

Photo : Sur l'Avenida de Mayo, le Cabildo de profil avec la calle Bolivar au fond, sur laquelle depuis 1931 se dresse le City Hotel

 

Photo : La fresque sur l'immeuble Avenida de Mayo 984. L'immeuble est de 1903, il a hebergé tout d'abord le Gran Hotel Eslava puis change de nom dans les années 1910 pour devenir l'Hotel d'Arc jusqu'en 1943 dont le rez de chaussée était occupé par la Confiteria Alhambra. Dans les années 1990, le batiment est fermé puis squatté pendant presque 30 ans. En 2001, il sert de siege pendant quelques semaines pour l'expo Casa FOA, c'est à ce moment que des artistes peignent une fresque sur l'immeuble coté Avenida de Mayo et calle Bernardo de Irigoyen. Une fois la FOA passée, l'immeuble retombe en sommeil et c'est en 2011 où un hotel s'y installe à nouveau en préservant la fresque coté Avenida de Mayo. Le nouvelle hotel se nomme : La Fresque ! 

Physionomie du quartier :

Plan en damier de l’époque coloniale espagnol, les rues sont plus étroites que dans le reste de la ville et ne permettent pas de planter toujours des arbres sur les trottoirs. Un sentiment un petit étouffant en semaine quand la circulation est à son comble.  Seules les avenues (Mayo, Belgrano, 9 de Julio, Diagonal Sur et Paseo Colon) sont plus vertes et permettent une respiration plus profonde avant de s’enfoncer à nouveaux dans les étroites rues où s’entremêlent employés, touristes, habitants, bus, camions de livraisons et taxis. Comme la partie Est du quartier (Micro centre) est essentiellement occupée par des administrations, des bureaux et des hôtels, la semaine est trépignante alors que le weekend est assez mort (sauf pour la feria de la calle Defensa le dimanche).

Montserrat est donc incontournable pour le voyageur, de nombreux vestige de la période coloniale se mêlent  à ceux XIXème et du XXème siècle. A découvrir : La Casa Rosada, le Cabildo, l’Eglise et couvent San Francisco, l’Eglise et couvent de Santo Domingo, tout comme la plus ancienne église de la ville celle de San Ignacio, les constructions éclectiques de l’avenida de Mayo, ou le siège de la douane de Buenos Aires en pleine restauration face à Puerto Madero.

Photo : La Calle Adolfo Alsina, au fond la statue du General Roca. Photo Décembre 2006.

 

Photo : Fondation de Buenos Aires par Juan de Garay le 11 juin 1580 à l'emplacement actuelle de la Plaza de Mayo.

Un peu d’histoire :

Pas de doute, quand Juan de Garay plante son premier pieux (arbol de la justicia, comme on dit alors, voir photo ci-dessus) sur l’actuelle Plaza de Mayo pour commencer à  quadriller les futures rues de ce qui va être la ville de la Trinidad en ce mois de juin 1680 (dont le nom changera rapidement en Buenos Aires), nous sommes bel et bien sur ce qui sera plus tard le quartier de Montserrat. Sur les 135 « manzanas » (pâtés de maison) délimités par Juan de Garay, 72 sont dans le futur quartier de Montserrat.

A quelques cuadras à l’ouest de la Plaza de Mayo en 1755, un catalan, Juan Pedro Sierra, propriétaire d’un terrain (« Chacra »), demande l’autorisation d’élever une chapelle à la gloire de Notre Dame de Montserrat (Vénérée en Catalogne). La chapelle est édifiée en 1756 sous les ordres de l’architecte italien Antonio Masella. Comme juste à coté se trouvait un endroit ou les charretiers avaient l’habitude de reposer leur équipage, une petite place se formait et s’entourait d’échoppes, commerces et pulperias. Le noyau du nouveau quartier de Montserrat naissait ! Cette place fut vite baptisée aussi Plaza Montserrat. Les noirs de Buenos Aires sont vite conquit par la réplique de la statue de Nuestra Señora de Montserrat  puisque celles-ci a la peau noire, elle devient donc vite la patronne des noirs de la ville (25 % de la population pendant la deuxième partie du XVIIIème siècle). Pendant un siècle, la petite chapelle accueillera, les habitants du quartier, les commerçants les charretiers et les noirs de la ville. En 1859, la chapelle est trop petite, elle est démolie et en 1865 est inaugurée au même emplacement une église bien plus grande (qui  est la même qu’on peut voir aujourd’hui) du nom de Nuestra señora de Montserrat.

Photo : Vue de la Plaza Mayor (en ayant le Rio de la Plata dans le dos) en 1750. En face le Cabildo. Pendant les jours de fetes on érigeait provisoirement une arène pour les corridas juste devant le Cabildo. A doite la Cathedrale, les deux tours sont encore debout, en 1752 elles vont s'effondrer ! En face dans l'axe, la future calle Rivadavia, on la nomme alors la calle de las dos torres (en reference aux deux clochers de la Cathédrale que l'on voit de très loin quand on arrive en ville). C'est en fait le début du Camino Real vers la ville de Córdoba. Au fond à gauche, à 800 m du Cabildo, l'emplacement ou sera construit quelques années plus tard (en 1756) la chapelle de Notre Dame de Montserrat.

Photo : Vers 1840, Juan Manuel Rosas assite à un Candombe. 

Montserrat, le Quartier Nègre de Buenos Aires :

Dés la fin du XVIIIème siècle, le quartier de Montserrat, que l’on nomme alors Barrio San Juan devient vite le quartier nègre de la ville (Rien de péjoratif à l’époque sur l’emploie de ce terme). Les noirs deviennent même majoritaires dans le quartier et cela jusqu’en 1850. Dans le langage quotidien porteño, le quartier sera nommé Barrio Mondongo, le « mondongo » ou en français les trippes, étant le plat préféré de la population noire du Rio de la Plata, ou Barrio del Tambor, le quartier du tambour, instrument préféré des noirs.

Entre 1810 et 1840, la population noire de la ville est à son apogée, la majorité des noirs sont libres (depuis le début de l’indépendance du pays, 1810 – 1816, les noirs obtiennent peu à peu leurs libertés, la constitution de l’Etat de Buenos Aires en 1852 déclare que tous les habitants du pays on des droits et des garanties égales) et s’installent dans le quartier pour y vivre en construisant des ranchos en terre glaise et en paille pour élever volaille, porc, et autres petits animaux d’élevage. Les autres noirs travaillent dans les services, cuisines, vendeurs ambulants, ou lavandières pour les femmes. A l’ouest de la Plaza Buen Orden (aujourd’hui calle Lima), presque tous les habitants sont noirs. Les rues les plus denses sont les calles Chile et Mexico ou les noirs se regroupent par origine. On dit à l’époque qu’ils se regroupent par « Naciones » formant des sortes de sociétés ou castes.  Le Cabildo en 1821 dut même intervenir pour commencer à régir les castes pour qu’elles ne s’affrontent pas entre elles. Intervenant ainsi afin de délimiter les professions ou les secteurs d’activités dans la vie quotidienne, religieuse ou festive.

La caste la plus importante et la première à s’être formée fut celle de la Conga. Celle qui avait la main mise sur les danses, les tambours, carnavals, et de tout l’argent qui pouvait en être récolté. Cette caste avait une sorte de monopole sur la musique, le bal, les danses, festivals. Mais rapidement d’autres « Sociétés » furent mises en place comme  La « Cabunda » en 1823, installée calle Chile comme celle de la «Moro » en 1825, puis celle de La Bungela en 1829 installée calle Mexico. Los « Rubolos » comme los « Congos » eux étaient installés calle Independencia.

Même au début du XXéme siècle, en 1903, alors que la population noire a presque entièrement disparu de Buenos Aires, la ville reconnait que la « Nacion » Bengela (noirs originaires d’une des provinces d’Angola) devient propriétaire d’un terrain sur la calle Mexico 1272.

Photo : Photographie de 1867. Surement prise du haut de la Douane de Taylor (Terminée en 1857. Emplacement actuel de la Casa Rosada). La prise est faite vers le sud, donc quartier Montserrat Est. En bas, là ou il y a encore le Rio, aujourd'hui se trouve Paseo Colon. Peu de constructions sont encore aujourd'hui debout, l'Eglise Santo Domingo, et tout au fond dans le quartier de San Telmo, l'Eglise San Pedro de Telmo qui n'a encore qu'un seul clocher (le second sera érigé par l'architecte Benoit en 1876). La vielle douane (datant de 1778) qui se trouvait sur la calle Belgrano que l'on peut voir sur la photo sera détruite au début du XXème siècle. On voit deja le début de la calle Balcarce qui est construite uniquement du coté pair.

La Place Montserrat

Le nom vient donc tout simplement de l’église du même nom installée à 50 m de cette place sur la calle Independencia. Entre 1791 et 1800, on y a même donné des corridas, mais les taureaux s’échappaient dans les rues et le voisinage se plaignait aussi du peu de distinction du public qui y venait plus pour faire les poches ou les bourses dans les alentours que pour profiter des corridas. 

Autre jeu (d’argent) très en vogue aussi dans la Buenos Aires coloniale, était les combat de coqs, le Cabildo dès 1767, permet et autorise les combats dans le quartier de Montserrat. On nomme les endroits où on les donne, les « Reñideros » ou les « Galleros », il y en a plein le quartier, le premier à ouvrir fut el "gallero" José de Alvarado,  mais surtout les plus connus sont sur la calle Venezuela (vers la cadra des 700) et puis sur la calle Tacuari (cuadra des 600). Les combats étaient tellement devenus à la fois à la mode mais surtout extrêmement intéressant pour les gains, qu’on venait spécialement de provinces et même de Montevideo pour parier. En 1861 la ville essaye de calmer le jeu (sans pour autant l’interdire) en le régissant et lui donner un statut légal. C’est seulement dans les années 1960 que par loi, l’Argentine interdit les combats de coq. Dans les faits ils continuent encore aujourd’hui, certaines provinces comme celle de San Luis l’autorisent

En 1821 le régiment « Amigos del Orden » se domicile près de la place, qui devient en plus de son activité commerciale importante, une sorte de « place parisienne de la Révolution » ou on fusille, et on pend. La potence est en permanence dressée, et les malheureuses victimes sont souvent exhibées pendant plusieurs jours, pour bien rappeler aux blancs comme aux noirs que la justice et que le « Bon Ordre » sont de mise à Buenos Aires !  La place prend donc le nom de « Buen Orden ».

Ne cherchez plus aujourd’hui cette place, elle n’existe plus, puisqu’elle fut englobée dans le tracé de l’avenida de 9 de Julio juste au niveau ou s’élève aujourd’hui la tour du Ministère du développement social. (Vous savez la tour blanche qui est juste dans l’axe de l’avenida 9 de Julio). L’église du quartier est toujours debout (celle-ci date de 1865) et se situe sur Avenida Belgrano (Avenida Belgrano 1151) juste a quelques mètres de ce qui fut l’ancienne place.

    

Photos : La Librairie de Avila (Immeuble de 1926), un des clochers de San Ignacio (Les deux clochers datent de 1686), et l'Hotel Castelar (inauguré en 1928).

L’idée de Quartier ou Cuartel à Buenos Aires :

Si l’Eglise a déjà divisé la ville en paroisse, il faut attendre 1734 pour que les autorités du Cabildo décident administrativement de suivre le mouvement en délimitant enfin les premiers quartiers de Buenos Aires au nombre de huit.  Il y a alors 12.000 habitants à Buenos Aires, on parle alors non pas de Quartiers mais de « Carteles », avec une idée précise, mieux contrôler la ville et éradiquer la contrebande.  Le nom de Montserrat n’est pas encore choisi, mais on désigne la zone par Barrio San Juan. En 1747, dans chaque « Cartel » est désigné un « Commissaire de quartier » pour le représenter mais surtout pour le surveiller. En 1772, la ville s’étend (26.000 habitants) et le Gouverneur de la ville décide de découper Buenos Aires en 16 « Barrios » ou « Cuarteles », avec un représentant à la tête de chacun que le gouverneur désigne lui-même.  Les limites du quartier ont changé au fil des années avant de connaitre sa forme actuelle. La division ecclésiastique ne coïncidait que rarement avec les limites administratives. C’est ainsi que l’équivalent de Montserrat avant 1769 pour l’Eglise, se nommait « Catedral al Sur » puis enfin a partir de cette année : Parroquia de Montserrat. Les limites n’ont plus changées depuis 1969 avec quelques modifications en 1972.

  

Photos : L'entrée du Café Tortoni (Ouvert en 1893) sur Avenida de Mayo, la Pharmacie La Estrella (Ouvert en 1894), le Passage Urquiza-Anchorena (Inauguré en 1921).

A visiter dans le quartier lors d’une première visite :

La Plaza de Mayo : La place est dans le quartier de Montserrat tout comme 3 de ces 4 cotés. Seul le coté nord (celui de la Cathédrale) est dans le quartier de San Nicolas. C’est le centre civique de Buenos Aires. Cette place jusqu’en 1883 était divisée en deux par un bâtiment qui abritait un marché : La Nueva Recova. Coté ouest, la place se nommait Plaza Mayor puis Plaza de La Victoria, sur laquelle se donnaient toutes les festivités, corridas, réunions lors de la période coloniale. A l’est, l’autre place était la Plaza de Armas donnant aussi sur le fort de la ville et servait aux manœuvres des troupes et aussi où stationnaient les carrioles et les bœufs des commerçants venant au marché de la Nueva Recova. Aujourd’hui  la Plaza de Mayo est le théâtre de toutes les manifestations que la ville peut connaitre presque quotidiennement. On se souvient de la marche chaque jeudi des « Folles de Mai » entre 1977 et 2007, on se souvient aussi de la répression des manifestation en décembre 2001 qui se solda par la mort de 5 personnes le 20 décembre et la démission presque immédiate du président De la Rua. Aujourd’hui même si la Plaza de Mayo est envahie par les touristes et les employés des bureaux proches, c’est aussi des camps presque permanents de manifestants installés depuis des années sur les pelouses, comme celui des anciens soldats de la guerre de Malouines qui occupent depuis février 2008 un espace coté sud de la place.

La Casa Rosada : Le Palais du pouvoir exécutif de la Nation, en un mot l’équivalent du Palais de l’Elysée pour l’Argentine. Si la présidente n’y a pas élue domicile (elle préfère se loger dans la résidence présidentielle d’Olivos) elle y a tout de même son bureau et y reçoit les délégations comme les personnalités argentines ou étrangères.  On peut visiter la Casa Rosada les samedis et les dimanches, l’entrée est libre et s’effectue par la façade donnant sur la Plaza de Mayo. Un article complet a déjà été écrit sur la Casa Rosada.

 Le musée du Bicentenaire : Placé juste à l’arrière de la Casa Rosada, c’est un dernier musée ouvert en ville (en 2011) qui retrace les différentes époques politiques et les présidents de la Nation depuis l’indépendance du pays. Le Musée est en sous sol et dans les fondations de l’ancien fort de Buenos Aires. Ouvert tous les jours et en plus entrée libre.  Un article a déjà été écrit sur le Musée du Bicentenaire.

 Le Cabildo : Ou du moins ce qu’il en reste, puisque la droite du bâtiment a été démoli par le percement de l’Avenida de Mayo en 1889 et la partie gauche pour le percement de la Diagonal Sur en août 1931. Le Cabildo était à l’époque coloniale espagnole, le siège de l’administration civile de la ville. Une sorte de « mairie » qui s’occupait du bon fonctionnement de la ville, mais servait aussi de Palais de Justice et de prison. Aujourd’hui, le Cabildo restauré entre 1939 et 1940 abrite un musée qui retrace les grandes époques du bâtiment. Un article complet a été déjà écrit sur le Cabildo.

 L’Avenida de Mayo : « La » grande avenue de Buenos Aires, non par sa taille (dépassée par la 9 de Julio) mais par son histoire et par la beauté de ses bâtiment tous construits entre 1890 et 1930. Les Champs Elysées de Buenos Aires au début du XXéme siecle, où il fallait se montrer aux terrasses des cafés, avoir une boutique, ou installer son hôtel ! Avoir son adresse sur Avenida de Mayo était un signe de réussite incontestable jusqu’aux années 1930. Les voyageurs descendaient dans ses palaces, on y faisait du lèche vitrine pour connaitre les derniers articles provenant d’Europe,  les sièges des grandes entreprises y avaient leurs bureaux tout comme les grands quotidiens.  A partir des années 1930, la nouvelle Avenida Diagonal Norte ravie la place et les entreprises et hôtels commencent à y déménager. L’avenida de Mayo perd de son brillant d’année en année pour connaitre ses heures les plus sombres dans les années 1990, bâtiments abandonnées, squat, hôtels vieillissants aux façades noircies, boutiques au luxe d’antant remplacées par des échoppes de produits de seconde qualité, trottoirs défoncés, insécurité, etc…

La ville de Buenos Aires mets alors en place une série de mesures et de travaux de récupération de premier ordre à partir de 1997 pour classer l’avenue en arrêtant de démolir ses anciens immeubles, préservant ses façades et obligeant les propriétaires à les nettoyer, puis en 2007 à récupérer l’espace public, trottoirs, arbres, mobiliers urbains, … Aujourd’hui en 2014, les efforts se font sentir, et l’avenida connait une « revitalisation ». Un article complet a déjà été écrit sur l’Avenida de Mayo.

 L’Eglise San Ignacio : L’église la plus ancienne (1675) de Buenos Aires et construite par les jésuites. Un retour dans le passé au temps ou Buenos Aires ne comptait que quelques milliers d’habitants. Restaurée en 10 ans, l’église est rouverte en 2011 et somptueuse. Elle fait partie de l’ensemble de la « Manzana de las Luces ». A voir absolument sur Bolivar 225. Un article a déjà été écrit sur La Iglesia San Ignacio.

 Le Gran Cafe Tortoni : Oui, je sais, il est dans tous les guides touristiques, mais il faut quand même le voir. Vieux café de 1858 (celui là n’existe plus, on y entrait par la calle Rivadavia), il s’est agrandit et en 1898, le Gran Cafe Tortoni ouvre ses portes dans une ambiance parisienne, c’est de suite le succès !  Toujours dans son jus d’époque, allez-y pour un petit déjeuner ou y prendre un verre. Incontournable, comme on dit ! Un article a déjà été écrit sur le Gran Café Tortoni. 

 Le Palacio Barolo : Le plus haut des gratte-ciels de Buenos Aires lors de son inauguration en 1923. Situé sur l’avenida de Mayo 1370. Il peut se visiter. Le propriétaire Luis Barolo achète le terrain en 1919 et demande à son architecte italien Mario Palanti de lui construire un « temple » à la gloire de la Divine Comédie de Dante. Le résultat est surprenant, haut de 100 m dans un style Gothique Romantique, bourré de symboles ésotériques, c’est encore aujourd’hui un immeuble de bureaux comme à l’origine. Surtout n’hésitez pas à entrer dans le hall et à demander à visiter le phare qui surmonte l’ensemble. Un article a déjà été écrit sur le Palacio Barolo.

 

  

Photos : Le Musée du Bicentenaire ouvert en 2011. Le café des 36 billards malheureusement fermé en janvier 2014. Le Palacio Barolo inauguré en 1923 sur l'Avenida de Mayo

A visiter dans le quartier lors d’une seconde visite :

 Le bâtiment de la Prensa : Situé sur le premier bloc partant de l‘Avenida de Mayo (au 575), La Prensa fut a partir de 1869 un des premiers quotidien de Buenos Aires, son directeur décide de construire son nouveau siège sur l’Avenida de Mayo entre 1894 et 1897. Aujourd’hui on peut visiter le bâtiment qui appartient à la Ville de Buenos Aires pour y placer les services culturels de la ville. Un article a déjà été écrit sur le bâtiment de La Prensa

 La Plaza Lorea : Ne la cherchez plus aujourd’hui, ou du moins dans la même forme originelle, puisqu’elle fut englobée par la Plaza Congreso en 1909. En tout cas, vous pouvez toujours vous y rendre, elle se situe dans la partie la plus à l’est de la Plaza Congreso, dans l’axe de l’Avenida de Mayo juste au niveau de la statue du penseur de Rodin, en face du théâtre Liceo. Un retour dans le passé pour comprendre à la fois l’importance des petites places de Buenos Aires, de ses marchés et du début de l’approvisionnement en eau de la ville. Un article complet a déjà été écrit sur la Plaza Lorea. 

 Le Club Espagnol de Buenos Aires : Comme son nom l’indique, il s’agit d’un club ouvert en 1911 sur la calle del Buen Orden (aujourd’hui Bernardo de Irigoyen 172). Le bâtiment est à classer dans le sytle «  Neo Espagnol Arabisant » avec une pointe d’art nouveau, style très en vogue en Espagne au début du XXème siècle. La façade est somptueuse. Si vous n’avez pas le droit de monter aux étages, vous pouvez vous contenter du Rez-de-chaussée où le restaurant est ouvert au public. En plus, on y mange bien ! Un article complet est déjà écrit sur le Club Espagnol.

 La librairie de Avila : Anciennement la Libreria del Colegio, une des librairies les plus anciennes de Buenos Aires. Démolie et reconstruite en 1926. Il est certain que nous sommes donc loin d’une librairie de l’époque coloniale, mais la librairie n’a pas pratiquement pas évolué depuis 1926 (et c’est tant mieux !). Au rez-de-chaussée les livres neufs, en sous sol, plutôt ambiance bouquiniste et vieux livres d’autres époques. Ce ne sont pas des libraires qui vous y accueillent mais des profs d’histoire ! Intarissables ! Allez-vous y perdre ! Juste en face de l’Eglise San Ignacio. Un article complet déjà écrit sur la Librairie Avila. 

 La promenade de la bande dessinée ou en argentin le Paseo de la Historieta, est, sous l’impulsion du gouvernement de la ville de Buenos Aires, l’installation grandeur nature des personnages les plus connus de la bande dessinée argentine. La première statue fut celle de Mafalda installée sur un banc juste à l’angle de la calle Chile et Defensa presqu’au niveau de l’immeuble ou son dessinateur Quino demeura pendant de nombreuses années. Cette première statue fut placée en 2009 et ce fut de suite le succès puisque tout argentin (porteño ou provincial) venait se faire photographier en sa compagnie. La ville eut donc ensuite l’idée de continuer avec d’autres personnages pour accompagner les visiteurs à travers le bas de Montserrat et de Puerto Madero jusqu’á l’ancienne Confiteria Munich ou se trouve aujourd’hui le musée de l’humour. En cette année 2014, déjà 10 personnages sont installés en plus de Mafalda, Larguirucho (angle Balcarce et Mexico), Matias (Balcarce 500), Loco Chavez (Angle Balcarce et Venezuela), Clemente (Balcarce 400), Chicas Divito (Angle Balcarce et Avenida Belgrano), Don Fulgencio (Angle Paseo Colon et Avenida Belgrano), Patoruzo (Aussi angle Paseo Colon et Avenida Belgrano), Gaturro (Plaza Agustin P.Justo). La ville va installer encore d’autres personnages

 

  

Photos : Le Club Español, une bonne adresse pour déjeuner et diner. Le restaurant Las Asturias sur Avenida de Mayo. Le London City, l'emblème de l'angle Avenida de Mayo et de Perú. Il ouvre en 1954 et ferme en juillet 2013. 

Les conseils du Petit Hergé :

Vous aurez compris, la visite de Montserrat fait partie du B.A BA du voyageur qui débarque pour la première fois à Buenos Aires. Il y a une nette différence entre le Montserrat Est (dit du Micro Centro) très peu peuplé et occupé par des bureaux et des administrations, du Montserrat Ouest (Macro Centro) déjà bien plus peuplé et donc déjà bien plus intéressant si on veut découvrir la vie quotidienne d’un quartier porteño. Une à deux bonnes journées pour faire le tour du quartier.

Photo : Le bâtiment de la Fresque en 2005, avant l'ouverture de l'hotel. 

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Par Le Petit Hergé - Publié dans : 02 - Tourisme - Communauté : Argentine pour tous !
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