Lundi 23 avril 2012 1 23 /04 /Avr /2012 01:00

Mise à jour : 23 avril 2011.

Quino, le papa de Mafalda :

 

Voilà que Mafalda vient de fêter ses 50 ans ! Déjà ? Mais oui ! Vous ne connaissez pas Mafalda ? Voyons ! Ce personnage de bandes dessinées créé par Quino en 1962, mais qui ne fut publié pour la première fois qu’en septembre 1964 dans la revue « Primera Plana ». C’est pour cela d’ailleurs que Mafalda a deux anniversaires, certains veulent se rappeler de la date de création du personnage par Joaquin Salvador Lavado dit « Quino » en septembre 1962, et d’autres celle de la sortie de cette petite fille espiègle mais tellement politisée, de ses cartons à dessins pour apparaître au grand jour en dernière page de cette revue, toute aussi politisée, deux ans plus tard !

Un second article sur Mafalda : Mais qui est Mafalda ?

 

Photo : Inauguration du banc de Mafalda dans le quartier de Montserrat avec son papa Quino en août 2009.

Mauvais à l’école et bon en dessin :

 

Joaquin, le dessinateur est né à Mendoza en 1932, mais comme il avait déjà un oncle se prénommant comme lui (Joaquín Tejón et dessinateur publicitaire), toute sa famille lui avait donné le surnom de Quino. Détestant l’école, tout comme son autre personnage « Felipe » accompagnant Mafalda, ce n’est pas son niveau scolaire qui pouvait le motiver à vouloir décrocher un diplôme quelconque. Il faut dire qu’il passait son temps à dessiner au fond de la classe… « Ce n’est pas comme ça que vous allez réussir dans la vie…. », bref plus impressionné a lire ce qui sortait toutes les semaines dans « Rico Tipo » que dans ses livres de math, il n’avait qu’une idée … faire aussi, comme on dit ici, des « historietas » (traduisez BD). Pas très sérieux tout ça ! A l’age de 12 ans il quitte l’école pour s’inscrire à l’école des Beaux Arts de Mendoza, et à 17 ans l’abandonne pour vouloir voler de propres ailes et réaliser son rêve et devenir « dessinateur ». Nous sommes au début des années 50, c’est l’explosion de ce qu’on appellera plus tard le 8ème art et le voila parti pour la « Capitale », pour prouver à sa famille qu’il est après tout capable de quelque chose ! Il s’accroche à son rêve en ce début 1950 et revient à Mendoza après cette tentative d’installation infructueuse en 1951. Il ne s’avoue pas battu pour autant. C’est en 1954 après son service militaire qu’il s’installe définitivement à Buenos Aires.

Dessin : Quino par lui même. 

Vidéo : Entretien avec Quino. Enregistrement 2008.

Buenos Aires 1950, royaume des historietas :

Buenos Aires regorge dans ces années 50 de revues hebdomadaires de tout type, et il est habituel, de trouver en « contratapa » (dernière page), ou en avant dernière page, une rubrique consacrée aux « tiradas », petites histoires dessinées en 4 ou 5 cases. Jamais sérieux, quelque fois vulgaires, ou sans humour, mais les quotidiens et hebdos ont l’habitude de les publier, car le porteño en est friant. Ca se bouscule donc au portillons de chaque rédaction, c’est une nuée de jeunes dessinateurs se trouvant tous spirituels et artistes qui essayent en permanence de montrer leurs dessins avec la ferme illusion de pouvoir décrocher un contrat qui pourraient faire parler d’eux (et bien souvent remplir leurs assiettes).

Quino fait partie de ces dizaines « d’artistes », il réussit à vendre quelques planches de ci de là, qui le maintiennent la tête hors de l’eau sans pour autant le rendre ni célèbre et encore moins riche ! La première planche sera publiée dans l’hebdo « Esto es » et il publiera ainsi ses historietas dans « Vea y Lea », « Leoplan », « TV Guia », « Panorama » ou « Atlantida ».

Dessin : Humour de Quino.

Vidéo : Montage avec Mafalda. 3 mn 05 s.

La famille type argentine des années 60 au prise avec le modernisme électrodomestique :

Persévérant, c’est un de ses amis, Miguel Brasco qui fait appel à lui pour lui confier le graphisme d’une publicité ventant les produits électrodomestiques « Mansfield ». C’est le début des années 60, on veut une « réclame » amusante, montrant une famille type porteña au prise avec justement le téléviseur, frigo et aspirateur de chez « Mansfielf » ! Il doit faire rire, un jeu de mot, un clin d’œil…. Bref ça passe chez le commanditeur et passe aussi chez le public ! C’est le début de « l’esprit Mafalda ». C’est de suite le succès, puisque Quino arrive à vendre sa « famille » à « Primera Plana » en septembre 1964, « 7 dias » et mieux encore au quotidien « El Mundo ». On compile ensuite quelques historietas pour un faire un recueil a part entière chez Jorge Alvarez Editor puis ensuite aux Ediciones de la Flor (encore publié chez eux de nos jours). Il devient enfin connu et reconnu en Argentine mais aussi dans toute l’Amérique Latine et enfin en Europe. L’Italie est le premier pays européen qui le publie et aussi qui le traduit. Il a l’habitude d’y aller souvent et encontre Umberto Ecco qui signe la présentation de son premier livre en italien en 1969 : « Mafalda la contestataria ». En 1971, c’est au tour de l’Espagne de le publier toutes les semaines dans « El Triunfo ».

Dessin : Mafalda,la petite porteña espiègle.

Vidéo : Quinoscopios, la serie de 1991, les autres personnages de Quino.

Fin de la BD pour Mafalda mais début des dessins animés :

 De la bande dessinée aux dessins animés il n’y a qu’un pas, et Mafalda le franchit en 1972 pour travailler sur une première série. L’inspiration commençant à lui manquer. Quino décide d’arrêter le personnage de Mafalda le 25 juin 1973 exactement, date de la dernière publication d’une nouvelle histoire de la terrible petite fille. Quand, en 1976, Videla et ses amis militaires prennent le pouvoir, il quitte le pays avec sa femme Alicia pour se réfugier en Italie à Milan, où vivent un bon nombre de ses amis. Si plus aucune nouvelle histoire de Mafalda n’est publiée depuis 1973, le personnage continue tout de même à vivre, à travers de nouvelles compilations, mais aussi de dessins animés comme ceux de la série « Quinoscopios » dirigé par le cubain Juan Padrón qu’il aura rencontré au début des années 80 lors d’un festival du film de la Havanne. A la fin de la dictature argentine, Quino revient s’installer en Argentine. « Quinoscopios » verra le jour en 1985, et Mafalda reprendra vie ainsi pour la télévision pour quelques années, jusqu’en 1988.  Une dernière série de 104 chapitres de 1 minute montée en 1991 reprendra tous les personnages de Quino. Depuis, Mafalda n’a jamais repris de service en tout cas sur de nouvelles histoires, mais n’en demeure  pas pour autant absente de tous les coeurs des argentins et surtout de son Papa Quino qui continue à dessiner d’autres personnages.

Dessin : Autoportrait de Quino.

Autre article sur Mafalda :

Mais qui est Mafalda ? - Mais qui est Mafalda ? 

Au fil des années, Quino entoure Mafalda de détails et de nombreux autres personnages apportant plus d’authenticité à cette famille de classe moyenne, où finalement chacun peut s’y reconnaître (ou reconnaître des proches).

Voilà quelques dates clefs et personnages clefs qui peuplent le monde de Mafalda...

 

Dessin : "Comment ça, vous ne voulez plus ramer ! Vous m'étonnez Fernandez ! Sommes nous ou non dans le même bateau ?"

D'autres articles dans le Petit Herge :

Musée du bicentenaire (Casa Rosada - Buenos Aires)- Le Musée du Bicentenaire à Buenos Aires : Cage de verre futuriste, en contraste total avec la Casa Rosada qu’elle jouxte, voici ce à quoi ressemble le musée du Bicentenaire a priori. A priori seulement, car une fois entré dans cette antre, le décor devient beaucoup plus doux et agréable. Inauguré le 24 mai 2011, voici le dernier musée inauguré à Buenos Aires. Son objectif : retracer deux cent ans d’histoire argentine, de la Révolution de Mai 1810 aux derniers actes accomplis par l’actuelle présidente Cristina F. Kirchner...

 

La Prensa (Avenida de Mayo - Buenos Aires)- Le bâtiment de la Prensa à Buenos Aires : A quelques pas de la Casa Rosada, au 575 de la fameuse avenue de Mayo, s’élève un édifice à l’architecture étonnante ; autrefois le siège de la Prensa, l’un des plus vieux quotidiens encore édités à Buenos Aires, le lieu est aujourd’hui occupé par les services culturels de la ville qui y proposent expositions et représentations en tous genres. La visite de l’édifice vaut déjà le détour !...

 

 

Histoire d'Argentine : 1 - Pedro de Mendoza vers le Rio de la Plata- Pedro de Mendoza en route pour le Rio de la Plata : Un adelantado est le terme utilisé en Espagne à la fin à du XVème siècle, lors de la conquête de l’archipel des Canaries, de celui qui au nom de roi d’Espagne peut s’emparer de nouveaux territoires en finançant en partie lui-même la campagne et pouvant tirer économiquement profit d’une partie des richesses découvertes...

 

 

La Renault Mini 4 en Uruguay- La Renault Mini 4 en Uruguay : En Uruguay, un modèle spécial a été conçu et fabriqué, il s’agit de la 4S (S comme Spécial, je suppose !), car il s’agit d’une 4L deux portes avec coffre ! 2 portes, 4 vitres pour 2 banquettes et le hayon arrière changé contre un petit coffre. Allez savoir pourquoi ? Sur ! Elle est moche et jusqu’à présent, je ne l’ai vu qu’en Uruguay ! On l'apelle aussi en Uruguay la Renault Mini 4...

Par Le Petit Hergé - Publié dans : 06 - Culture - Communauté : Argentine pour tous !
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Retour à l'accueil

Commentaires

J'adore le dessin avec le marteau et la faucille ...

Commentaire n°1 posté par Michel T. le 23/04/2012 à 20h55

Cours parallèle du Peso Argentin

null

Cours Parallèle

Hergé

1 EUR = 16,50 ARS

 31/10/2014

--------------------

Cours Officiel

1 EUR = 10,80 ARS

--------------------

Le Parallèle est à  

+ 53%

que l'officiel

Recommander

D'autres articles :

 

Ville de Buenos Aires


 

Province de Misiones


 

Province de Formosa

 

 

Province de Entre Rios

 

 

La ville de Tucuman

 

 

La ville de Salta

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 






























Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés