Partager l'article ! San Telmo Disneyland ?: Mise à jour : 27 mai 2007 " Dis ...
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Mise à jour : 27 mai 2007 |
" Disney-Telmo et La délinquance touristique "
| Je le dis et écris assez souvent, le quartier San Telmo est un quartier "difficile", sachez que toute zone à forte concentration de touristes apporte forcemment des problèmes de délinquance. Avenida de Mayo, Plaza de Mayo, Recoleta, Palermo, et bien sur aussi San Telmo.
La seule différence entre San Telmo et les autres quartiers "touristiques" c'est que San Telmo est un quartier pauvre et restera pauvre. Le m2 n'est pas cher ( 4 fois moins que Palermo ou Recoleta ), la population y habitant est de classe moyenne pauvre. Aucun argentin de la province de passage à Buenos Aires voudrait y loger pendant son séjour, ce qui explique que vous n'y trouverez aucun hotel (digne de ce nom, aucun hotel supérieur à 1*en tout cas). Pendant les années 90, le boom touristique fait que la Plaza Dorrego au centre de San Telmo, qui abrite à l'époque un petit marché aux puces pour les habitants du quartier, se transforme en 15 ans en zone ou on y vend du "tout et du n'importe quoi" aux touristes étrangers à la recherche de "typique". Comme le m2 est extrèmement faible à acheter ou même à louer, les premiers guest house ( dit guest neuneu ) ouvrent sur Defensa ou Bolivar. Car seuls les touristes étrangers veulent loger dans ce quartier. Certains trouvent donc un moyen de gagner rapidement de l'argent avec peu d'investissement. On trouve une vieille maison à moitié abandonnée ( le quartier en abonde.... à 300 ou 400 USD le m2 ), on la loue ou on l'achète pour une poignée de dollars, on y file un coup de peinture, on place 2,3,4 voir 8 lits dans chaque chambre, et on loue en dollar ou en euros. Le tour est bien joué, de toute façon le neuneu europeen cherche du "typique" et il va en avoir ! Le neuneu europeens logent avec d'autres neuneus européens et pensent "faire local et typique" alors qu'on est si proche du sordide. C'etait l'époque 2000-2005.....
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Et bien c'est faux ... Il n y a rien de "typique", ou alors tout est "typique", Recoleta c'est "typique" , l'Obelisque c'est "typique", l'avenida de Mayo c'est "typique", les taxis noirs et jaunes sont "typiques", le couché de soleil sur le rio de la plata est "typique", une tartine de dulce de leche est "typique" et moi aussi je suis "typique" puisque j'habite à Buenos Aires ! non ? San Telmo est devenu pour Buenos Aires, ce que Disneyland est à Paris. Le parisien le connait de nom, sait ou ca se trouve, mais n'y va que pour faire plaisir à la famille de province venant dans la capitale. C'est une sorte d'étape obligatoire pour le neuneu de service. Etes vous deja passé a San Telmo en dehors du samedi apres midi et du dimanche matin ? Et bien croyez moi c'est drolement chiant ! Les voleurs à touristes, les attrapeurs de sacs à neuneus, les "estafadores" en tout genre, escrocs, raconteurs de belles histoires qui vous font croire d'avoir confiance en eux avant de vous berner, suivent les migrations de neuneus comme les chasseurs suivent les oies sauvages. San Telmo grouille de voleurs, et détient maintenant la première place dans le haut du classement de la délinquance dans la ville de Buenos Aires ( chiffre debut 2007 ) pour son nombre d'agressions par habitant, cambriolages, vols à l'arraché, attaques à mains armées.... ( il n y a que pour les homicides que San Telmo n'est pas classé premier )..Le commissariat 2° qui s'occupe du quartier est débordé !.. Avant l'arrivée des neuneus, c'était un quartier calme, car dit quartier pauvre ne dit pas forcemment quartier "sensible", mais l'arrivée de cette manne de pigeons à déplumer a provoqué l'emigrations des "rapetous" des autres quartiers ou apres la crise de 2001 à même faire naitre de nouvelles vocations pour certains habitants du lieu qui avaient perdu leur emploi. Bref la situation est sérieuse, car les proprios des guest neuneus de la zone se sont regroupés pour avoir une reunion avec la police et voir ce qu'ils pouvaient envisager pour faire baisser "l'ambiance typique". Manuel Sánchez Toranzo qui tient un guest neuneu nommé " Antico Hostel Boutique " ( ca fait déjà classe comme nom ) à 12 USD le lit en dortoir dans une piaule de 6 ( la ca fait un peu moins classe, mais bon ca rentabilise quand meme la piaule à 2160 USD par mois sans salle de bain ) site : http://www.anticohostel.com/system/contenido.php déclare : "Nos robaron dos veces en cuatro días y, una vez, el local de abajo", ( On nous a volé deux fois en 4 jours et une fois le local du rez de chaussée.) " La premiere fois, est venu un homme pour faire une réservation et puis il est revenu accompagné d'un autre pour nous voler, deux jours plus tard des jeunes sont entrés derriere un touriste et ils ont embarqué toutes les affaires des voyageurs ." J'avais déjà écrit sur un fait remontant à mars dernier concernant l'attaque en plein jour à main armée du guest neuneu Buenos Aires Hostel Clan, de Alsina et Tacuarí, dans lequel on avait tiré sur le concierge qui le pauvre s'était retrouvé à l'hopital et où une neuneu anglaise avait été un peu amochée à la tête, c'était la premiere fois que la presse faisait mention des "problemes" des neuneus à San Telmo. Voir : http://voyageforum.com/voyage/argentine_hostel_clan_buenos_aires_D1017103/ En 2001, il y avait 30 "hostels" ou "Guest House" dans toute l'Argentine. En 2007, il y a 160 guest neuneus en Argentine dont 60 à Buenos Aires ( presque tous à San Telmo ) "Los robos son muy rápidos y los turistas no tienen mucha conciencia, porque dejan las cámaras, la plata y otras cosas a la vista", explicó Luis Alberto Durán, encargado del Hostal Granados, situado en la calle Chile al 300. "Hicimos una reunión con la policía y, por un tiempo, pasaban con una planilla y hacían preguntas en los hostels ; eso estuvo bien, pero hace rato que no aparecen", dijo Durán. "les vols sont très rapides et les neuneus sont inconscients, parce qu'ils laissent les appreils photos, l'argent et d'autres choses à la vue de tous" explique Luis Alberto Durán, responsable de l'Hotal Granados sur Chile 300. "Nous avons fait une réunion avec la police et pendant un certain temps elle passait dans les hostels, c'était bien mais ca fait longtemps qu'elle ne passe plus" Uno de los temores de los comerciantes hoteleros es que las malas noticias terminen espantando a los turistas. "Uno trata de que no se enteren, pero tampoco es muy bueno exponerlos a esta situación de inseguridad", dijo Sánchez Toranzo. "Saben que ocurren las cosas de cualquier ciudad grande, pero nosotros esperamos que sea dentro de algunos parámetros", agregó Gonzalo, de Hostel Clan en referencia al tiroteo dentro de su alojamiento. L'une des peurs des "tenardiers hoteliers" c'est que les mauvaises nouvelles finissent par faire peur aux neuneus . Il y en a qui essayent de cacher ce qui se passe, mais ce n'est pas bien non plus de ne pas les mettre en garde contre l'insecurité, dit Sanchez Toranzo. " ils savent qu'ils se passent certaines choses comme dans toute grande ville, mais nous esperons que ca ne dépasse pas une certaine limite", rajoute Gonzalo en réference à l'échange de coup de feu dans son etablissement de Hostel Clan. " La mayoría de los turistas no tiene idea, pero pasan cosas", advirtió Laura Soloaj, del Hostel Carlos Gardel, de la calle Carlos Calvo " La majorité des neuneus n'ont aucune idee (de ce qui se passe), mais il y en a, des choses qui arrivent " averti Laura Soloaj, du guest-neuneu Hostel Carlos Gardel, de la rue Carlos Calvo. Ce long article est terminé ( pour le moment) car malheureusement San Telmo n'est pas prêt de perdre sa premiere place au Box Office de l'attrape Neuneu.
San Telmo c'est "Typique", San Telmo c'est le "quartier du tango", San Telmo c'est "la vielle Europe", San Telmo c'est le "quartier de la brocante" ...
"Le quartier du tango" ?, non plus ! , Carlos Gardel n'était pas à San Telmo, mais à Abasto, c'est devenu le "quartier du tango" le jour ou les machines-spectacle-tango à fric se sont installés dans le quartier et chaque soir les bus y déversent les neuneus en mal de "tango typique" aux deux shows de 20h et de 22h ( ben oui les salles sont trop petites, alors on fait deux abattages chaque soir ). Ces machines sont Michelangelo, La Ventana, etc.... et se sont tous installées dans les années 90 sur la calle Balcarce. Pourquoi là ?, deux raisons, pas loin du centre, et puis pas cher, ancienne zone du bas de San Telmo dans d'anciens entrepots livrés à l'abandon. La municipalité est dans le "coup" pour vous faire croire à la "belle histoire" : On a enlevé le goudron de toutes les rues, pour mettre des pavés ( ca fait "typique" ), plus fort depuis 2005, on nous pose dans tout le quartier des faux anciens réverberes en fonte sur les trottoirs ( déjà que les trottoirs ne sont pas larges !), bref ca n'éclaire pas terrible, mais bon le touriste est content ca fait "typique"... l'année 2006 a vraiment été l'année " faux reverbere "
San Telmo c'est "la vielle Europe" ? , Vieille surement parce que depuis 1890 c'est pauvre, aucune construction récente dans la zone ( normal, c'était ensuite invendable ), alors par ci par la, quelques immeubles 1950 -1960 ( style HLM ).... mais n'essayez pas de chercher plus récent, il n y a rien ... vous pensez peut etre que c'etait par souci de préserver le patrimoine culturel de Buenos Aires ??? ehehehehe regardez les tours de Palermo !!! ( pensez vous qu'il y ait eu jusqu'à aujourd'hui un souci de préservation architecturale de la ville ?) Nenni ! Le quartier est pauvre, habité par des pauvres qui de toute façon n'auront jamais assez d'argent pour acheter leurs apparts, alors pourquoi y construire ? pour les autres argentins des autres quartiers??? mais quel argentin préfèrera quitter Recoleta, Belgrano, Caballito ou même Nuñez pour allez dans un quartier de "pauvres" avec des ruelles et des collectivos qui enfument et font vibrer la calle Bolivar toutes les 20 secondes. Seules des agences immoblières arrivent à arnaquer quelques européens pour leur vendre un "espectacular departamento tipico" sur la calle Defensa.
San Telmo c'est le "quartier de la brocante" ? Bien sur que non, il a été créé 1970 ( donc typique années 70 ) et quelques vendeurs de babioles se sont installés sur la plaza Dorrego, je me souviens encore au début des années 90 que l'on pouvait encore trouver de bons vieux livres à un prix modique le dimanche, mais l'apres midi venu, tout les commerçants remballaient leur bazar et la place retrouvait sa tranquilité avec les gosses du quartier qui y jouaient au foot. Le centre de la place était encore en terre. Autour de la place Dorrego, 2 à 3 bistros pour les pochtrons du coin, des ateliers de voitures, et des boutiques de quartier. Rien d'autre ............... Aujourd'hui il n'y a aucune brocante, c'est plutot le "Louvre des Antiquaires" sur la calle Defensa, tout ce qui est bon à acheter dépasse les 2 à 3.000 EUR. Defensa s'est pourvu d'une redoutable installation de resto à neuneus ( je ne citerai pas les noms, je vais me faire des ennemis ) et à touristes bobos. Même le Mercado couvert de San Telmo qui à l'origine et jusqu'aux années 1990-2000 etaient sensé vendre legumes, fruits, viande et saucisson n'est plus qu'une enfilade de stand d'objets attrape cons ou o y vend du "vieux typique" au prix de l'or.
Et la déliquance touristique dans tout ça ?
Je viens de lire un article dans la Nacion qui m'a bien fait rigoler, car jusqu'à présent ce sujet était "tabou" puisqu'il allait d'une part ternir ce "quartier typique" mais surtout faire fuir le tourisme et donc faire plonger à la fois la facturation des guest neuneus, des vendeurs en merdouille, des restos à malbouffe, des TangoDisney de Balcarce et des antiquaires qui vendent à 95% aux etrangers de passage.
"La primera vez, vino un señor para hacer una reserva y, más tarde, volvió con otro cuando debía ingresar como pasajero. Entonces, nos robaron. A los dos días, entraron unos jóvenes detrás de unos turistas y se llevaron pertenencias de los pasajeros."
bonjour herge,
voila, nous sommes des neuneus stupides qui ne resident pas a st telmo mais qui vont resider a st telmo dans les jours qui viennent.
aurais tu des adresses a nouc conseiller pour un vrai hotel attrappe neuneu??????? voila, ton article on le trouve con.
ben oui le tourisme c est nul, beurk, mais en meme temps c est ce qui fait vivre des pauvres si on peut parler superficiellement.
nous on a vecu pendant 2 mois dans un hotel pas cher et sordide ou aucun touriste n a mis le pied, mais on est bien contente d aller se poser un peu dans un attrappe neuneu de merde soit disant.
tu as surement ete un des neuneu ici ou ailleurs dans le monde .
et c est pas parce que tu vas dans un hotel de neuneu que tu es neuneu, c est comme dire les gens de lille c est tous des fachos, je trouve que ca manque de reflexion. Alors merci pour tes platitudes et tes generalites mais on va quand meme se taper une vie de neuneu.
a nous de jouer au jeu des generalites, les francais sont vraiment pretencieux!
salut
les neuneus
Bonjour Gatineau, voila plusieurs mois qui se sont passés depuis ton commentaire constructif et ton voyage. Ce qui serait intéressant et de nous dire maintenant que tu y sois allé, si ta vision de San Telmo s’est modifié ? A bientôt ! Hergé !
bon, faut se calmer un petit peu!! Ok San Telmo est un quartier détesté des Portenos mais tres franchement les gouts des portenos.... c'est pas forcément une référence. premierement San Telmo est peut etre pas preservé par soucis de conservation du patrimoine mais son architecture n'en reste pas moins JOLIE!! c'est un des rares quartiers proches du centre ou tu peux encore appercevoir le ciel au dessus des immeubles!! c'est sur il n'y a pas de superbes tours toutes neuves comme dans ton Recoletta (de classe moyenne.... mon oueil, c'est là que sont installés toutes les boutiques de luxe, de Cartier a Gucci en passant par Hermes et Rolex!!) mais je vais te dire un truc.... tant mieux! Moi je me suis installé dans ce quartier apres avoir vécu au microcentro et a Palermo viejo, et je peux te dire que c'est beaucoup moins "chiant" que les 2 autres coins. il y a toujours du monde dehors, ca bouge, les gens que tu croises dans la rue ne sont pas que des petasses qui promènent leur chien ou des agents de securité d'immeubles dans des boites en plastique. Pour ce qui est des hotels a neuneu, ou hostels, si tu connais un moyen de se loger pour 27 pesos a Recoleta, je veux bien que tu files l'adresse!! Les hostels sont souvent des endroits tres conviviaux avec des espaces communs ou tu peux rencontrer d'autres voyageurs, echanger bon plans et experiences, avoir un contact chaleureux avec les "locaux" qui tiennent la reception (souvent des jeunes, et c'est pas si evident de pouvoir vraiment parler avec des habitants du pays quand on voyage!!). Et si c'est vrai que certains hostels sont uniquement recomandables aux gros fetars qui viennent pour draguer les ptites argentines et profiter des nuits portenas, il y en a d'autres beaucoup plus calme et bonne ambiance!
Et quand aux "ho mon dieu c'est trop dangereux j'ai peur!!" faut arreter un peu, meme si le passe temps favori des portenos c'est de se plaindre (sur la delinquance entre autre) et d'avoir peur des gens de couleur, ça reste quand meme tres safe par rapport a beaucoup d'autres capitales d'amerique latine!! de plus, ici la plupart des delinquants volent parce qu'ils n'ont pas d'argent, du coup la violence gratuite est tres rare, une fois qu'ils ont le fric ils se cassent et c'est tout. Le mot d'ordre est donc le meme que partout: faire gaffe a ses affaires en hostel et avoir toujours un peu d'argent sur sois, dans ses poches, histoire de contenter d'eventuels assaillants sans que ça tourne mal. Personellement, je n'ai jamais eu de probleme, meme pas de petit vol en 9 mois ici!
alors amis voyageurs, ne restez pas sur cette detestable description de San telmo et vennez juger par vous meme!! meme si c'est vrais que ce quartier ne represente pas du tout Buenos Aires, il n'en fait pas moins partie et c'est un coin plutot agreable pour se remetre de la cohue feroce du microcentro.
en vous souhaitant un excelent sejour!!
Une ptite francaise qui aime bien santelmo contre tous les avis portenos!!
Bonjour Mélanie,
Je me rend compte d’une part que les français sont toujours très « en faveur » de San Telmo et que d’autre part leur connaissance de la capitale se limite encore à Micro centre, Boca, San Telmo, Recoleta et Palermo. En dehors de ces quartiers, point de salut ! Donc leurs points de comparaisons s’arrêtent à ces quelques quartiers, et quand « on » (je parle de moi) déteste San Telmo, c’est forcément parce qu’on aime Recoleta ou Palermo. Eh bien Melanie, je vais t’étonner, car je n’aime pas non plus Boca, Palermo, Recoleta ou le Micro centre pour y vivre ! (Chaque quartier cité pour des raisons différentes). Les quartiers que je préfere sont : Congreso, Barrio Norte, Abasto, Almagro, Caballito, Boedo, et certains coins de Belgrano.
Qui t’a dit que Recoleta était un quartier de classe moyenne ? Sûrement pas moi, les quartiers en ce moment les plus chers à l’achat sont justement Recoleta, Retiro et Puerto Madero.
Pour ce qui est des hostels : Je ne change pas ma position, je ne les aime pas, et je n’aime pas non plus ce qu’ils représentent, à savoir une sorte de type de logement où n’y logent que des étrangers. Je n’ai rien contre les étrangers (puisque j’en suis un aussi ici), mais aller dans un pays pour se loger avec des étrangers n’est sûrement pas le meilleur moyen justement de connaître les porteños. J’ai plutot l’impression que c’est une solution de facilité pour les neuneus qui ne sont pas tres « aptes » a se « mélanger avec les locaux ». En effet je en vois pas où est l’intérêt de s’échanger des « bons plans » avec des scandinaves ou des anglo saxons quand on est à Buenos Aires ! Les « bons plans » comme tu dis ce sont plutôt les gens du cru qui les connaissent ! A ce que je vois les seuls contacts avec les locaux, s’arrête a ceux de la réception, ça doit super enrichissant comme séjour !
Pour ce qui est de la délinquance, tu peux toujours lever les yeux au ciel pour pratiquer la politique de l’autruche, mais tu ne feras pas pour autant baisser les chiffres de la criminalité. San Telmo est, et reste encore en cette année 2008, un des quartiers où les agressions sont els plus nombreux. Si tu ne l’as pas remarqué, tant pis pour toi, mais il vaut mieux être au courant. Sur ce, bon suite de ton séjour à Buenos Aires, et tu as raison d’être contre l’avis des porteños puisque tu dois en 9 mois en savoir sûrement bien plus que ceux qui y habitent depuis leurs naissance !
J'admet qu'on peu se rire des touristes caricaturaux (j'en ai vu des beaux ici.) mais quiconque voyage prend quelques précautions élémentaires (du reste, même dans ma Limoges natale je ne poserais pas mon larfeuille bien en vue sur une table de bar, ne serait-ce que pour ne pas faire genre vise, j'ai du pognon.). Mais je trouve que tu forces le trait.
San Telmo, en soi, ça m'a plu, mais je dois admettre n'y avoir passé qu'une soirée.
Je te signale, si tu changeais d'avis et voulais tester un peu de boboïsme (ou neuneuisme)
un très bon restau de spécialités italiennes situer à l'étage sur la Place Dorrego. Une équipe dynamique, jeune et un service de qualité.
A la différence de Tic et Tac, les habitants de San Telmo n'enlèvent pas leur "peau" avant de rentrer chez eux.
Enfin, il me semble que les données sociales du pays incitent à un certain recul. Si les Argentins n'aiment pas San Telmo, ne peut-on pas parler de fracture sociale et de quartier stygmatisé ?
Bonjour Martial,
Désobligeant, je ne le pense pas vraiment. On peut très bien passer et même vivre à San Telmo sans être neuneu. Mais il faut savoir réellement dans quel quartier on est. Il y a 24.000 habitants à San Telmo, si ils en avaient les moyens, 75% de ces habitants partiraient vivre dans un autre quartier, pour des raisons de sécurité, pour des raisons d’hygiène, et de manque d’espace. Le quartier est pauvre, ce n’est pas la faute au quartier ni à ses habitants. C’est une constatation. Maintenant racheter une masure, la rénover, la transformer en Guest house, ou en tout autre type de concept marketing : Hotel Boutique, etc... pour les bobos européens ou nord américains, oui, je le dis bien fort, c’est se foutre de la gueule du client. San Telmo est (où plutôt était encore réel au début des années 90), aujourd’hui tout est faux. Les pavés dans les rues sont faux, les réverbères en fonte sont faux, la profusion de boutique d’antiquités n’a rien avoir avec « l’âme du quartier », car ce ne sont pas les habitants du coin qui vont les acheter…etc…la ribambelle de show tango de la calle Balcarce sont complètement bidon. Bref on ignore l’habitant de San Telmo pour proposer des « activité touristiques » aux touristes, en lui soutenant que la calle Defensa comme le marche du dimanche est « authentique ».
Je ne veux empêcher aucun d’y aller se balader le week end, la seule chose que j’essaye de faire passer, c’est que le touriste qui va s’y balader sache que « c’est monté de toute pièce pour lui faire dépenser des ronds ». Si il est averti et qu’il en prend conscience, très bien, si il ne le sait pas et tombe dans le panneau, alors oui il participe au mouvement et de nouvelles boutiques d’antiquaires viendront encore plus s’y installer… alors la, oui je dis que c’est un neuneu.
Un exemple, j’ai connu le marché de San Telmo, celui qui est métallique et couvert, il y a encore dix ans, c’était un vrai marché avec des fruits et des légumes, de la viande et des épiceries. Puis les brocanteurs de tout poils ont envahit cet espace, les prix de la location des poste se sont enflammés, et les commerçants ferment les un après les autres pour être remplacés par ces vendeurs de « merdouilles poussiéreuses ». Il est certain que maintenant ce n’est pas en vendant le kilo de tomate à 2 pesos, que le marchand de fruit va payer son loyer. Il est si facile de vendre une vielle plaque toute rouillée à un français à 50 ou 80 pesos.
Neuneu : Vous participez à la perte d’identité de San Telmo pour le transformer en Neuneuland. Tango Show, Antiquité, et maintenant de plus en plus magasins de fringue…
Alors oui je répète le titre de cet article : San Telmo Disneyland ? Un Mickey et un spectacle à chaque coin de rue, Calle Defensa le dimanche : Main Street ?
déjà ne vous offusquez pas en lisant neuneu, c'est juste que vous ne connaissez pas assez Hergé, ce n'est pas mechant c'est juste une constatation. en meme temps il ne vous dit pas : n'allez surtout pas a San Telmo ! deja il ne gagne rien a vous dire allez ici ou là mais il vous averti juste car c'est vrai que les guides ou bien meme l'office du tourisme va vous faire croire des choses, alors que si vous cotoyez des argentins ils vous diront la meme chose que Hergé.
Un bon moyen de visiter BSA c'est de contacter Cicerones vous aurez un guide perso mais surtout il vous fera aimer SA ville.
N'oubliez jamais Hergé ne gagne rien a écrire tout cela et prend de son temps pour nous donc si il fait une critique c'est son avis mais c'est pour vous aider.
Moi personnellement je suis passé par 2 fois à San Telmo une fois seul avec mon épouse en semaine.. tranquille on s'est arreté a boire un verre en terrasse a flaner et a acheter des fruits au marché couvert, la deuxieme fois avec un argentin pour passer d'un quartier a l'autre, blindé de monde et tout de suite moins charmant, tu ne flane plus tu es de toute facon pris dans la foule, et les argentins te le dis c'est bientot comme la Boca : juste pour les touristes.
Par contre j'y étais en déc. 2005 donc cela a surement évolué et pas forcement dans le bon sens.
Toi, tu ne connais rien du tout! tu peux aimer ou pas un quartier... mais tu n'a pas le droit de dire par exemple que san telmo ce n'est pas le quartier du tango... si le tango n'a pas né dans les quartiers de la boca et san telmo, depuis ces "conventillos et piringundines" avec le mélange de la immigration, où est ce que lui a né??? tu n'a pas le droit de dénigrer un quartier comme tu le fais dans ton article.... tu ne connais rien.... rappel toi "généraliser est toujours se tromper" tu n'a pas le droit de dire que les argentins n'aimaient pas san telmo... tu ne connais rien... les problèmes de délinquance et attrape touristes ce n'est pas un problème de un quartier, sinon un problème de l'argentine, qui a un politique vraiment limité concernant à la conscience touristique, malheureusement c'est la politique du pain pour aujourd'hui et faim pour demain....
(je m'excuses pour les fautes d'orthographes)
To
Bonjour Pichoun, mais si, mais si je connais un peu Buenos Aires ! ;-) Je vais sûrement te décevoir mais en effet La Boca n’a pas le privilège d’avoir « inventé » le tango. En fait le tango s’est développé en même temps dans quelques villes portuaires de la région tels que Buenos Aires, Rosario, Montevideo mais aussi Zarate ou même Campana. Chercher aujourd’hui quelle de ces 5 villes a eu la chance pour la première fois de faire écouter du tango, tient plus de l’art divinatoire qu’autre chose ! Maintenant au niveau de Buenos Aires, le tango n’était accepté que dans les classes les plus pauvres de la société et totalement refusé par la bourgeoisie (où par l’Eglise), on le jouait (puis on le dansait) essentiellement dans les bordels, les prisons, les bars les plus louches de la ville, et même dans les faubourgs les plus lugubres. En 1850 (date plus ou moins admise de l’apparition du tango), le quartier de San Telmo était un quartier riche ! Les riches commerçants et la bourgeoisie y vivaient. L’avenida de Mayo n’existait pas, le quartier de Recoleta était encore qu’une campagne…lorsqu’on avait prospéré il était de bon ton de s’installer à San Telmo. Il est donc parfaitement impensable de croire qu’en 1850 on connaissait le tango à San Telmo ! Le quartier « crade » de l’époque (vers 1850-1870) est plutôt à placer du coté de ce qui est aujourd’hui les calles Reconquista, 25 de mayo, Alem vers les intersections de Arenales et Marcelo T.Alvear. En gros entre ce qui est aujourd’hui la zone de Plaza San Martin et le Plaza Mariott et l’intersection de Cordoba et Alem. C’était la zone la plus dense en bordel de la ville de Buenos Aires. En bas de la Plaza San Martin (actuelle gare de Retiro) c’était une zone de cabane où s’entassaient pas mal d’ouvriers travaillant au port, et les taudis occupaient tout ce qui est l’actuel avenida Alem jusqu’à la Casa Rosada. Autres zones pauvres de l’époque : La Boca, mais aussi Barracas, on y ajoute les zones autour de l’actel gare de Once, l’Ouest de Balvanera, et puis les faubourgs (mais bien moins peuplés) : Avellaneda, Flores, Boedo. Vers 1850 il n’y a qu’un peu plus de 150.000 habitants à Buenos Aires, il faut donc imaginé la ville bien différente de celle d’aujourd’hui.
Si je devais donner des quartiers suceptibles d’être dans les premiers à avoir connu le tango, je répond donc : En premier lieu : Micro centro du coté du « Bajo » (aujourd’hui quartier chic), Barracas, Boca et Balvanera. Pensez que le tango est né à San Telmo dans les années 1850-1860 c’est comme croire que le french cancan est né à Paris dans les quartier de Neuilly ou d’Auteuil !
j'ai eu une vrai mauvais surprise avec ton blog, je ne sais pas qui tu-est? Ou qu'est-ce tu voudrais démontrer... que tu sais plus que personne si on parle de buenos aires... ta façon de transmettre « tes savoirs, tes connaissances » est vraiment désagréable... je n'arrive pas à comprendre pourquoi chaque fois que tu fois que tu nommes quelque quartier il faut pour toi tout le temps le catégoriser comme quartier pauvre ou riche... ah! surement ça résume ta façon de « connaitre » buenos aires... c'est n'importa quoi!
Oh mon Dieu ! En plus je te fais perdre ton précieux temps, m’en voilà bien désolé ! Pour en perdre moins, surtout ne me lis plus ! ;-)
Ce que j’ai écrit en réponse à ton premier commentaire se passe justement avant la fièvre jaune de 1871, les habitants de San Telmo était « bien riches » comme tu aimes me le faire remarquer, et donc pour ce qui est de la naissance du Tango entre 1850 et 1860, cela me semblerait bien osé de dire que ce style de musique soit né dans ce quartier ! Je répond donc à ce que tu écrivais dans le premier commentaire : NON, le tango n’est jamais né à San Telmo ! …. Que veux tu que je te dise, je ne vais tout de même pas changer la réalité pour te faire plaisir !
Pour ce qui est d’avoir eu une mauvaise surprise avec mon blog, j’espère pour toi que tu pourras t’en remettre le plus vite possible. Saches que je ne veux rien démontrer, mais uniquement expliquer. Malheureusement pour moi, vu la quantité de bouquin que je trouve sur Buenos Aires et l’Argentine, je me rends compte que je suis encore loin de tout connaître. Quant aux différentes classes sociales occupant les quartiers au XIXème siècle et bien OUI, je dois donc t’apprendre une nouvelle surprenante pour toi, mais il y avait des riches et aussi des pauvres ! Je sais il est peut être grossier de parler de « pauvre » mais en 2008, il y en a encore ! Tes commentaires seront toujours les bienvenus sur ce site. A bientôt !
moi j'adore vos débats - ça permet de bien creuser le sujet
et 1 peu de provoc, c'est toujours sympa :-)
cela dit, on habite depuis 3 mois dans san telmo (on est des "tout nouveaux") et si je suis d'accord avec toi Hergé pour dire qu'il y a beaucoup de "faux" et que c'est une belle arnaque pour touristes,
san telmo répond bien à notre besoin actuel : le quartier est bien central : pas loin du micro centro pour ceux qui y travaillent, pas loin de n'importe quelle ligne de métro aussi, les loyers y sont moins chers que dans les quartiers des alentours (type recoleta ou palermo), la zone n'est pas innondable comme à palermo
on y trouve aussi plein de petits commerces (et il reste quelques marchands de fruits et légumes dans le marché couvert !), des resto à touristes, certes, mais dont certains sont bien bons, des terrasses où se boire un verre ..
bref, c'est tout de même bien agréable d'y vivre
et puis il reste plein de maison des années 1850, qui, selon nos références européennes, sont superbes (certes un peu décrépies parfois, mais plus chouettes que les tours !)
alors il faut effectivement éviter d'être sur rue, car c'est bruyant en semaine, mais, le WE, à part sur defensa, c'est super tranquille
alors quand on évite la plaza dorego le we, on peut être bien dans san telmo :-)
cela dit, ce serait top si tu nous en disais plus sur les quartiers que tu aimes (congreso, bario norte ...) - car je suis sure qu'il y a plein de français intéressés à les découvrir
Bonjour Thalia,
Bienvenue à Buenos Aires et donc plus specialement à San Telmo. Il est certain que San Telmo est “central” au point de vue géographique, mais la population a tendance à se deplacer vers le nord et toutes les activités commerciales suivent. Plus la densité est élevée, puis il y a du choix dans les services que donnent un quartier. Mais bon Chacun ses gouts puisqu’il y en a aussi qui sont pour aller s’installer en banlieue !
Oui, San Telmo est aussi moins cher que la pluparts des autres quartiers, mais bon je vais encore en agasser un certain nombre en disant que c’est normal pisque c’est un quartier assez pauvre. Quant au bruit, les rues etant bien moins larges qu’ailleurs, à chaque fois qu’un bus passe, en plus de devoir respirer un nuage noire, on sent les murs trembler !
Je suis entrain de preparer des articles sur tous les quartiers de Bsas donc j’ai du pain sur la planche, mais ca va venir peu a peu. A bientot ! Herge !
Bonjour Hergé,
D'abord bravo pour le travail remarquable que tu as fait sur ton site, je l'ai trouvé très utile et éclairant durant mon séjour.
Concernant San Telmo, je ne savais pas que le quartier avait été réaménagé intentionnellement avec pavés & réverbères, et à la limite ce n'est pas ce qui me dérange le plus. Mais moi aussi la première fois que je suis arrive Plaza Dorrego un dimanche, j'ai été déçu. On n'en est pas encore au stade terminal de la Boca / Caminito, mais le syndrome Disneyland est assez frappant, on se croirait sur main street.
Cela dit, San Telmo ne se résume pas à Dorrego et Defensa aux heures de pointe, et tout n'est pas à jeter dans ce quartier, loin de là. Je note au passage que l'architecture ne trouve jamais grâce à tes yeux : si c'est refait, c'est disneyland, mais si c'est vraiment ancien, c'est par négligence... Ben oui, et alors ? Ca n'en est pas moins « vrai ».
Il me semble que ce qui fait réagir tes lecteurs, c'est plus le ton de l'article que son contenu. En particulier, j'ai compté que tu emploies 25 fois le mot « neuneu ». Cela m'évoque une forme de mépris ou d'élitisme culturel que j'aurais préféré ne pas retrouver, si loin de la France. Et j'imagine que ce n'était pas ton intention. Te serais-tu emporté ? :-)
Amitiés,
E.
En effet tu as raison, je m'emporte facilement sur des sujets qui m'agacent. San Telmo, ou plus exactement l'image que l'on veut en donner m'agace. Je n'ai rien donc contre ce quartier, mais je commence à sentir mon cerveau bouillir lorsque j'entend des touristes le classer comme "typique". Ca n'a malheureusement rien de réel (je parle de Defensa et de la place Dorrego). Il fallait connaitre ce secteur il y a encore 15 ans pour savoir ce qu'il etait. J'ai bien peur qu'il soit sur la mauvaise pente, déjà la calle Bolivar se fait "envahir" et dans 15 ans de plus ca va etre un gros enjeux commercial de poseder sa boutique a San Telmo ou avoir son Hostel bien tendance bobo dnas le coin..... en attendant les vrais portenos de San Telmo auront le temps de demenager puisque les locations d'appart vont continuer leurs ascension. Il ne restera alors plus dans le quartier que les touristes.... une sorte de Mont Saint Michel dineylandisé.
Quant au terme de neuneus, oui je suis d'accord avec toi, c'est vrai que je l'emplois un peu trop, faudrait il que je mette de l'eau dans mon vin ?
A bientot ! Herge !