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Le Jardin Japonais de Buenos Aires :Buenos Aires est décidément une ville faite de mélanges et de paradoxes, preuve à l’appui : le jardin japonais. Situé à l’angle des avenues Figueroas et Casares, c’est un lieu qui inspire calme et quiétude, au milieu même de rues où l’on peut entendre klaxons, gyrophares et autres vrombissements de voitures. |
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Le Japon au coeur de Buenos Aires :Il est fait de nombreux ponts, îles, monuments qui selon la tradition japonaise, vous offrent un cadre censé non pas attirer le regard comme dans les jardins occidentaux mais plutôt favoriser la méditation et le silence. Près de l’entrée principale se trouvent deux îles, celle de la Tortue et celle de la Grue, animaux symbolisant tous deux la longévité. Longévité représentée aussi par les nombreuses carpes (poissons à l’espérance de vie presque centenaire) qui nagent sur les rives du lac. Au centre, se trouve l’île des Dieux, où coule une cascade qui représente les différentes étapes de la vie. Pour y accéder, il faut franchir le pont Taiko Bashi couleur shu, la couleur des Dieux. Au cours des cérémonies religieuses, les prêtres avançaient sur ce pont en premier suivis des croyants qui permettaient ainsi à leur âme de rester pure. Du coté opposé aux îles de la grue et de la tortue le clocher de la paix sonne une fois par an, le deuxième mardi du mois de Septembre en l’honneur du jour de la paix dans le monde. Juste à côté on y a installé le monument à la mémoire des travailleurs immigrés japonais. Cette pierre immense a été découverte à Cordoba, on y a sculpté un homme embrassant une femme, représentation du courage et de la force qui ont été nécessaire aux immigrants pour surmonter les différences culturelles. Au fond, après avoir traversé le pont des décisions, pont que l’on doit franchir trois fois pour prendre le temps de la délibération avant de trancher dans la décision, on arrive devant le plus grand bâtiment du jardin. Au rez de chaussée, il est possible de déguster des sushis que j’ai trouvés très bons ou de boire un thé chaud qui m’a aussi beaucoup plu. Enfin, à côté, le Jardin au paysage sec est fait de pierres alignées de telle sorte qu’elles symbolisent les remous marins. Quant à la partie complètement à l’extrémité du lac, les sept pierres qui y sont entreposées représentent une famille, celles qui sont sous l’eau symbolisent les défunts, au dessus la plus grande est celle du père, la seconde en taille celle de la mère et ainsi de suite. |
![]() Infographie : Plan du Jardin japonais de Buenos Aires. |
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Vidéo : 1ère partie sur la collectivité japonaise en Argentine. (juin 2007) 10 mn 19 s. |
Vidéo : 2ème partie sur la collectivité japonaise en Argentine. (Juin 2007) 10 mn 13 s. |
Fin de la concession :Actuellement, le jardin fait l’objet d’un débat assez large, le contrat accordant la concession accordée par la ville de Buenos Aires permettant la vente de nourriture, boissons thé et articles divers (plantes, nourriture à donner aux poissons, souvenirs etc.) est terminé depuis longtemps. Le gouvernement de la ville présidé par Mauricio Macri propose de donner le terrain à la Fondation culturelle Argentino-Japonaise avec sensiblement les mêmes accords pour exploiter restaurants, cafés et pour vendre différents objets. Cependant l’opposition demanderait à ce que la Fondation reverse 5 pour cents des gains au gouvernement, et se montrerait également contre la concession sur l’exploitation d’un café. Ensuite, la promotion d’évènements d’entreprise et les fêtes de fiançailles à l’intérieur du jardin seraient aussi remises en question. Outre ces deux acteurs, le débat est complexe dans la mesure où l’ambassade japonaise, qui n’a pourtant pas de lien institutionnel avec la fondation, exercerait une pression pour qu’une solution claire puisse être trouvée. Face à ses détracteurs, le président de la fondation, Kazunori Kosaka, argue que le jardin n’est pas rentable uniquement avec les prix d’entrée dans la mesure où les frais d’entretien sont importants. Mais le débat n’est pas uniquement économique, le prestige ainsi que des enjeux éthiques entrent en compte et sur ces points les avis divergent. La décision qui va être prise concernant le jardin japonais pourrait alors définir la politique du gouvernement de la ville sur les espaces publiques qui reste floue pour le moment. |
Chronologie des faits :- En 1967, l'ambassade japonaise offre de construire un jardin japonais, la ville de Buenos Aires offre une partie du parc 3 de Febrero pour l'installation de ce jardin avec une concession de 20 ans. - En 1989, donc deux ans après la fin de la concession, la ville en propose une nouvelle à la Fondation Culturelle Argentino-Japonaise. Mais le maire de Buenos Aires Facundo Suárez Lastra ne la signe pas, et la concession est déclarée invalide. - En 2006, la Ville de Buenos Aires déclare que la Fondation a perdu son rôle culturel puisqu'elle exploite le jardin à des fins lucratives et intime la récupération de l'espace. L'intervention de l'ambassade du Japon permet de calmer le jeu, et la Fondation garde l'usufruit du jardin. - Finalement le 20 août 2009, une décision fut prise par la « legislatura porteña » (Assemblée de la ville de Buenos Aires) pour renouveler de façon gratuite une nouvelle concession de 20 ans à la fondation qui l’exploite, mais le jardin reste toujours propriété de la ville. La nouvelle loi sur la concession demande à la fondation de baisser le prix d’entrée à 4 pesos tous les jours (Jusqu’à présent le tarif d’entrée en semaine était de 5 pesos et le week-end de 8 pesos), de plus elle devra choisir un jour de la semaine où l’entrée sera gratuite. Sera gratuite aussi l’entrée tous les 3ème dimanche des mois. En ce qui concerne l’exploitation lucrative du parc par la fondation, la ville qui dans un premier temps avait demandé un arrêt total de l’événementiel et la fermeture de toutes les boutiques et lieux de restauration, n’autorisant que les manifestations culturelles, est revenue sur une position plus tolérante. La fondation aura le droit d’exploiter le restaurant, la confiteria, le magasin de souvenir ainsi que la vente de plantes, mais ne pourra plus louer des espaces à des entreprises privée pour des promotions ou des fêtes comme cela avait eu lieu jusqu'à présent. |
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- Adresse
: Angle des avenidas Figueroas et Casares.
- Accès : de nombreux bus
permettent d’y accéder, en métro par la ligne D descendre à l’arrêt Scalabrini Ortiz, il faut compter ensuite environ 800 mètres à pieds. |
Les liens extérieurs :- Site web du Jardin Japonais de Buenos Aires. - Article de La Nacion sur Le futur du Jardin Japonais. Article du 5 août 2008. - Article du Clarin sur Le début des débats concernant le Jardin Japonais. Article du 27 juillet 2009. - Article du Clarin sur la nouvelle concession du Jardin Japonais. Article du 21 août 2009. |
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