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Jardin Botanique de Buenos Aires :Pour comprendre l’histoire de ce jardin, il faut d’abord s’intéresser à celle d’un homme : Charles Thays (Carlos Thays), le jardin s’appelle d’ailleurs officiellement depuis 1937, « jardin Carlos Thays de la ville autonome de Buenos Aires ». Cet architecte français né en 1849 à Paris était de plus paysagiste et botaniste. Il fut l’élève du célèbre paysagiste Edouard André, pour lequel il a travaillé sur de nombreux projets en Europe |
Charles Thays :Sous l’administration du maire porteño Seeber, on décide de créer un parc botanique dans la ville. On nomme alors un botaniste allemand, Schubeck, qui jusqu’alors avait la tache de mener à bien en Bavière la supervision des parc. Malheureusement pour lui, le changement d’air ne lui fut pas propice puisqu’il décéda peu de temps après. On du alors faire appel a un autre paysagiste et cette fois français : Charles Thays (1849-1934).
Ce dernier commençait à se faire une belle réputation à travers plusieurs projets en Argentine. Il était arrivé dans le pays au milieu de l’année précédente (1889) pour venir réaliser le Parque Sarmiento de la ville de Córdoba. Et en 1891 il gagne le concours pour le poste de Director General de Paseos de la Ciudad de Buenos Aires. En 1892, le terrain est cédé par la Nation à la ville de Buenos Aires et le projet démarre, ainsi que toute la modernisation du parc de Tres de Febrero. Pour la petite histoire, sachez qu’avec Francisco Pascasio Moreno (scientifique et botaniste argentin), il fut l’un des pionniers de la création des parcs nationaux en Argentine. En 1911, il fut l’instigateur de la création du Parc National d’Iguazu. |
L'époque de la poudrière :Ce même terrain durant la période coloniale espagnole et pendant la première moitié du XIXème siècle, se dénommait El Polvorin de Cueli, puisqu’il servait de dépôt de poudre de l’armée. (Voir photo lotissement 35). Quatre lotissements dont celui de la famille Cueli formaient l’ensemble au milieu du XIXème siècle. On était alors à la limite nord de Buenos Aires et pour des raisons de sécurité on préférait ne pas l’avoir en centre ville ! En 1984, mais surtout en 2004 et 2005, on été effectuées des fouilles archéologique sur cette parcelle pour retrouver des traces de cette poudrière. Lorsque que notre paysagiste français prit ses fonctions, le terrain appartenait au Département National de l’Agriculture et le bâtiment central (construit en 1881 par l’ingénieur polonais Jordán Wysocki et qui existe toujours) renfermait le Musée Historique National (de 1894 à 1896). Thays déplace ce musée dans le parc Lezama (où il s’y trouve toujours aujourd’hui) et prend possession du bâtiment vide pour en faire sa résidence dès 1896.
Le 07 septembre 1898, on inaugure
et ouvre le parc, mais il faut vraiment attendre 1902 pour qu’il aboutisse dans sa forme actuelle. |
![]() ![]() Photos : A gauche, plan du Jardin Botanico de Buenos Aires en 1896. A droite, les enfants de Charles Thays dans le jardin. |
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Le jardin propose aux visiteurs un vaste tour d’horizons des 5 continents et de sa flore. Il a pour cela découpé en zones bien délimitées les 9 hectares qui le composent. Sur l’avenida Santa Fe, L’Asie et l’Afrique ; le long de l’avenida Las Heras, l’Argentine et l’Océanie ; vers la calle Republica Arabe Siria, l’Europe et l’Amérique du nord. De plus il a mêlé avec soin les compositions et le dessin des allées en jardin à la française du coté de l’entrée principale sur l’Avenida Santa Fe, et en jardin à l’anglaise sur le reste du parc. En 1996, le jardin a été déclaré monument historique national.
Les gingko bilboa proviennent
d’Asie, les acacias et eucalyptus d’Océanie, les chênes, noisetiers et ormes d’Europe, tandis que l’on peut observer des fougères, palmiers, et autres dattiers venus d’Afrique. Une serre
gigantesque du style « art nouveau » a aussi été rapportée de France en 1890 et abrite des espèces tropicales et subtropicales. Outre la flore, les monuments, sculptures ornant
le parc valent aussi le détour. Parmi les plus connus, on peut citer « les premiers froids » du catalan Miguel Blay y Fábreguas : sculpture en marbre représentant un vieil
homme et une jeune fille et symbolisant ainsi les étapes de la vie. Le jardin comprend aussi des sculptures autour d´un cercle représentant les mouvements de la symphonie de Beethoven
« La Pastorale ». Celle qui symbolise le second mouvement s´intitule « escena por la orilla de una corriente », la quatrième « la tempête » et la cinquième
« la cancion de los Pastores ». Toutes les trois ont été inaugurées en 1962 et ont été réalisées par le sculpteur italien Leonor Tomassi. Quant aux autres, elles sont l´oeuvre
de Juan de Pari et furent inaugurées bien plus tôt le 5 octobre 1938, l´ensemble est connu comme « el despertar de la naturaleza ». Passage également obligé devant l´arbre
sacré le gino vilo boa qui a plus de 2500 ans, et qui fut ramené de Chine : cet arbre était utilisé par les empereurs pour méditer. |
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Les chats du Botanico :Vous pourrez aussi être surpris par les habitants permanents du jardin : les chats. Ils sont une centaine actuellement et avaient même été plus de 500 en 2004. Cela menaçait alors la bonne marche du jardin botanique et le directeur de l´époque Carlos Consentino avait alors choisi d´intégrer un programme d´adoption des chats pour permettre la diminution du nombre de ces animaux au sein du parc. Photo : Des chats de toutes sortes au Botanico de Buenos Aires. |
Les serres et constructions dans le jardin :Il existe aussi trois autres constructions importantes dans l’enceinte du jardin, l’Ecole Municipale de Jardinerie (Escuela Municipal de Jardineria) datant de 1914 et ouverte sous l’impulsion de Benito Carrasco sur avenida Las Heras, cette école de jardinerie dépend aujourd’hui de la faculté d’Agronomie de Buenos Aires, elle abrite de plus une bibliothèque botanique très fournie (700 livres et 10 000 publications) et un cabinet de photographies. le Musée Botanique (qui se visite) vers la calle Siria, et surtout le jardin d’hiver (ou serre centrale) en pur style « art nouveau » qui fut primé lors de l’exposition universelle de Paris en 1889. Cette serre fut démontée à Paris en 1890 et remontée sur place dans le parc l’année suivante. |
Fiche technique :
Adresse : Santa
Fe 3951, Buenos Aires.
Horaires d'ouverture du
jardin : Tous les jours de 08h à 18h. |
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