3 avril 2008 4 03 /04 /avril /2008 02:57

Buenos Aires, mercredi 02 avril 2008. 23h00

 

Le campo donne 30 jours pour régler la crise.

 

A Gualeguaychu, la réunion entre toutes les associations et syndicats ruraux a eu lieu à 14h et tous ont voté d’une part l’arrêt des barrages mais surtout une trêve de 30 jours pour donner au gouvernement le temps de leur proposer de nouvelles mesures.

Une fois de plus les ruralistas font le premier pas pour prouver au gouvernement que leur but n’est ni de mettre à feu et à sang le pays ni de prendre en otage les argentins en bloquant l’approvisionnement alimentaire. Leur seul objectif est d’arriver à un accord sur la rétention concernant les exportations et plus particulièrement sur celles du soja.



Photo : L'assemblée de Gualeguaychú, mercredi 02 avril 2008. Il est 14h00 à ce moment là.

 

Questions : Sommes nous à la fin du conflit ?

 

Difficile de le savoir, la balle est maintenant du coté de Cristina Kirchner, elle a 30 jours pour régler à la fois les problèmes liés à la rétention sur les exportations, mais aussi maintenant elle doit se pencher sur une multitude de points à « éclaircir » sur le long terme quant à la nouvelle politique agricole du pays à mener.

Ce conflit dur (le plus long et le plus dur de toute l’histoire argentine) a fait surgir à la lumière pour l’homme de la rue (celui qui ne vit pas dans les campagne) mais aussi pour les politiques, que le chemin suivi depuis des années par l’Argentine pour son agriculture n’est pas le bon.

 

Voilà qu’il y a trois semaines, les ruralistas ne se battaient que contre un impôt injuste, aujourd’hui ils se battent pour toute une série de problèmes qui ont refait surface.

 

Pour ce qui est de savoir si le conflit est terminé, il faudrait être bien trop optimiste pour le penser, car les ruralistas en demandent maintenant bien plus, et Cristina Kirchner me parait bien loin du monde rural pour se rendre compte des véritables enjeux. Mais je pense qu’elle a pris conscience que les argentins soutenaient dans une énorme proportion les campagnes et qu’une page était tournée dans la manière dont le gouvernement centrale de Buenos Aires pouvait jusqu’alors décréter et légiférer unilatéralement sans prendre contact avec les premiers concernés : les argentins !



L'homme qui aura surement fait l'unanimité des 4 syndicats (ils sont assis au premier plan) est sans doute Alfredo de Angeli, le micro en main, le représentant à l'origine des ruralistas de Gualeguaychu, mais qui a su avec son bon sens devenir le porte parole de l'ensemble du monde agricole au fil des jours.
 

Qui a gagné, qui a perdu ?

 

Bien encore trop récent pour le savoir, mais ce qui est certain c’est que quelque chose à changer en Argentine dans les mentalités. De nombreux journalistes (de tout bords) ont toute la journée parler de l’idée qu’il y avait eu l’époque d’avant « Gualeguaychu » et l’époque d’après. Il serait peut être encore trop risqué de ma part de faire un parallèle entre « l’avant » et « l’après mai 68 » pour la France, mais nous n’en sommes pas loin.

-          Avant, il y avait 4 syndicats ruraux en Argentine souvent en désaccord car défendant des types d’agriculture et des propriétaires n’ayant pas trop grand-chose à voir entre eux. Aujourd’hui les 4 syndicaux sont plus unis que jamais et ont pris conscience que seuls unis ils arriveraient à faire plier le gouvernement.

-          Avant, le syndicalisme en Argentine passait uniquement par la centrale péroniste de la CGT, aujourd’hui l’argentin urbain se rend compte que 4 syndicats non péronistes peuvent très bien défendre les droits d’une corporation et vont unis continuer à se battre pour obtenir leurs revendications.

-          Avant, la Casa Rosada décidait seule dans son coin, et le président de la république pouvait seul décider sans aucune consultation préalable des bases (puisque la CGT toute puissante y est affilié), aujourd’hui je pense que Cristina Kirchner devra avant toute nouvelle « proposition » s’inquiéter de savoir comment celle ci pourra être accueilli.

-          Avant, alors que nous sommes tout de même dans un état fédéré (et non centralisé), Buenos Aires décidait pour tous sans aucune consultation auprès des gouverneurs des 23 autres provinces, levait la dîme pour ensuite la redistribuer à son bon vouloir à ceux qui dans les provinces « suivaient les ordres ». Il est certain qu’un bon nombre d’élus (maires, députés, sénateurs, gouverneurs même péronistes) ont commencé en silence à manifester leur désapprobation. Après ce conflit bon nombre de petits élus locaux vont vite essayer de quitter le parti péroniste PJ (parti justicialiste) qui n’est plus bien vu dans les campagnes et les petites villes. De plus on sent une vive envie de revenir à un fédéralisme bien plus fort de la part des gouverneurs et des administrés. « L’argent des impôts récoltés dans les campagnes doivent rester dans les campagnes ». Les ruraux ont l’impression de travailler et de maintenir toute une armée de bureaucrates inutiles et incapables à Buenos Aires.



Mercredi 02 avril 2008, la viande revient à Buenos Aires.
 

Bref, pas mal de remises en question peut être même sur l’état de l’Argentine fédérale. En tout cas pour ce qui est des questions rurales qui vont être maintenant mises sous la loupe par les médias pendant les 30 jours prochains, elles devront être prises très au sérieux par le gouvernement. Car Cristina Kirchner n’a maintenant plus un seul droit à l’erreur.

 

Dans 30 jours on connaîtra vraiment qui aura perdu le plus de plume dans cette bataille, mais il ne faut tout de même pas oublier que ce qui est le plus important, c’est l’avenir de l’Argentine, et ce pays doit tout à l’agriculture, hier avec ses premiers colons, et demain avec toutes les exportations qu’elle fera.

 

A suivre … dans moins de 30 jours !


Voici comme promis hier, la caricature publiée dans le Clarin du lundi 01er avril 2008 que LA présidente n'a pas aimé. Elle s'en est prise violemment au journal depuis la tribune de la Plaza de Mayo le 01 avril 2008.
Mélange de face de sa propre tête et en profil de son mari Nestor Kirchner. Ce qu'elle n'a pas aimé c'est le sparadrap sur sa bouche. Elle s'est demandée sur le podium de la Plaza de Mayo si cela signifiait qu'elle n'avait pas le droit de parler ? Je pense, comme tous ceux du Clarin et toute personne qui a bien suivi l'actualité en Argentine que cette caricature signifiait en fait : « Arête de dire des c ..." il faut dire qu’à chaque fois qu’il fallait calmer le jeu, elle avait à la bouche une petite phrase à rejeter de l’huile sur le feu.



 

Merci à tous ceux qui ont suivi quotidiennement ces petits bulletins qui j’espère vous ont servi à mieux comprendre ce pays si compliqué. J’ai moi-même souvent du mal à suivre la logique argentine, mais il est une chose que l’on ne peut pas nier, c’est un pays qui comme le chat qu’on jette n’importe comment, retombe toujours sur ses pattes. Pas toujours sans égratignures, mais sa vigueur et sa rapidité font qu’il se remet toujours bien plus rapidement que l’on ne pense. Une dernière chose avant de refermer « temporairement » ce dossier : Ce qui m’a toujours le plus étonné des argentins c’est à la fois cette nonchalance, ce pacifisme, certaines méchantes langues iront jusqu’à dire cette passivité pendant des moments tourmentés et même dramatiques. Cette même situation aurait en France ou dans tout autre pays européen fait en 3 semaines des blessés, des morts, crées des incendies, des bavures et des émeutes. Ici rien de tout ça, demain jeudi, tout le monde va reprendre son travail comme si de rien n’était. Mais attention, je le connais «l’Argentin», il sirote tranquillement son mate, peut encaisser les coups jusqu’à un certain point mais lorsqu’il se met en colère, il devient non pas méchant mais expéditif. LA Cristina Kirchner est aujourd’hui sur un siège éjectable.

Tous les articles sur la crise dde l'agriculture :

Le 26 mars 2008 à 20h00 : - 
Les derniers jours du gouvernement Kirchner ?
Le 27 mars 2008 à 13h00 : - La crise argentine dans le campo.
Le 27 mars 2008 à 20h00 : -
Discours de Cristina Kirchner.
Le 28 mars 2008 à 16h00 : -
On attend la réponse des syndicats agricoles.
Le 28 mars 2008 à 23h00 : -
La situation se détériore à nouveau.
Le 29 mars 2008 à 09h00 : -
Après la réunion avec Alfredo Fernandez.
Le 29 mars 2008 à 20h00 : - Les syndicats agricoles durcissent le ton.
Le 30 mars 2008 à 15h00 : -
19ème jour de blocage, où en sommes nous ?

Le 31 mars 2008 à 20h00 : - Les agriculteurs désabusés.
Le 01 avril  2008 à 15h00  : -
Brouillard ce matin sur Buenos Aires.
Le 01 avril  2008 à 21h00  : - La crise de Cristina Kirchner.
Le 02 avril  2008 à 23h00  : -
Le campo donne 30 jours pour régler la crise.
 

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Published by Le Petit Hergé - dans 03 - Actualité argentine
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commentaires

Niko 03/04/2008 20:16

Merci pour ces infos, car comme le disait éric, juste avant moi, en France rares sont les infos sur cette crise....Tout comme les inondations en équateur.... malheureusement, l'amérique du sud ne semble pas trop interresser les médias....Ah si, mardi 1er avril dans le journal, je vous envoie l'intégralité de l'article : "ARGENTINELa grève des agriculteurs argentins, qui est entrée lundi dans son 19e jour, place le pays en situation de pénurie, déclenchant la colère de la population, tandis que les négociations avec les autorités restent au point mort."Autant dire rien, et en fesant quelques recherches sur le net, on a un peu plus, mais pas autant...  donc merci beaucoup et au plaisir de vous relire, meme des articles plus légers, mais surtout continuez à nous informer sur cete crise, car sinon, qui d'autre le fera...?niko, qui est deja venu en argentine, et qui part 3 mois au pérou cet été (hiver)

Paddy 03/04/2008 18:29

Eh ben, pour ce qui est de l’étonnement, on est servi ! Après les 20 jours qu’on vient de suivre, cette trêve dans le conflit est une surprise. A tel point qu’on peut se poser des questions sur ce soudain changement de tactique. Esprit de responsabilité des ruralistas, ou peur de voir la popularité du mouvement s’essouffler ? Tu sembles pencher pour la première réponse, on a bien compris que tu te sentais très solidaire de leur lutte. Je pense pour ma part qu’il y a un peu des deux, pour être objectif. Tes articles m’ont incité à beaucoup lire la presse argentine ces derniers temps, et rien que pour ça, sois-en remercié. Cela m’a permis de me cultiver sur l’Argentine, son économie, ses problèmes sociaux et politiques. Je suis loin d’avoir tout compris : je ne vis pas là-bas, et je n’ai pu me faire qu’une idée approximative, forcément très incomplète. Mon sentiment quant à ce problème de l’agriculture est quand même très mitigé. Il faudrait être sacrément aveugle pour ne pas voir que ça ne se résume pas à, d’un côté, des braves proprios terriens qui ne se soucient que de nourrir leurs compatriotes, de l’autre, des méchants politiciens qui ne songent qu’à leur piquer leur fric durement gagné. L’agriculture argentine répond, comme celle de tous les pays américains, du nord comme du sud, à une logique productiviste, qui favorise les grandes entités et pousse à la monoculture. Dans le cas présent, le soja. Et je ne parle pas du problème de la culture OGM, dont l’Argentine est le deuxième pays producteur au monde (19,5 millions d’hectares !), derrière les Etats-Unis, et qui soumet les agriculteurs à la loi des multinationales semencières.
Pour terminer, car je suis bien trop long, je te trouve quand même un poil candide quant au pacifisme argentin. Quand on fait le compte, seulement depuis 1810, des émeutes, coups d’état, dictatures sanglantes, assassinats politiques en tous genres, on se dit qu’hélas, ce pays n’a pas échappé davantage que les autres à la violence ordinaire de l’histoire. C’est sans doute en pensant au pacifisme de ses concitoyens que Galtieri a cherché (et obtenu) leur soutien pour lancer sa brillante équipée sur les Malouines en 1981. Alors, quand tu dis que ce conflit est le plus dur qu’ait connu l’histoire du pays, je reste un peu sceptique. Il y a des manifestants qui ont dû se retourner dans leur tombe !
Encore bravo pour ton dossier, très « journalistique » en ce sens qu’il soutenait parfaitement la comparaison avec les articles de la presse web. En tout cas, il m’a passionné. On sent que tu les aimes, les argentins. (Enfin, pas tous, si j’ai bien compris !) ¡ Hasta luego !

Le Petit Hergé 03/04/2008 21:50



Bonjour Paddy. Mais voilà, c’est ça
l’Argentine, quand tu crois que tout le monde tourne à gauche, tout le monde va à droite. Comme je le dis toujours, l’Argentine c’est le pays de l’inattendu et des surprises. Rien n’est défini et
tout bouge au dernier moment. Bon, soyons sérieux, il est vrai que le problème de ne plus être approvisionné dans les villes commençait à être pris au sérieux, je ne parle pas de moi, où des
touristes tristes de voir les restos de Puerto Madero fermés ou de se voir proposer des omelettes à la place du bife fritte. Je parle des cantines scolaires, des hôpitaux, etc...Pour un pays
comme l’Argentine, ne plus être en mesure de donner à manger à ses malades, ça commençait à être mal pris. Alors bien sûr, les ruralistas ont senti que s’ils durcissaient le mouvement ils
allaient au fil des jours effilocher leur popularité. (La popularité de « La » Kirchner est déjà au plus bas, mais elle, ELLE s’en fou). De plus le ruralista ne cherche plus à
« tenir tête coûte que coûte pour avoir raison » il veux simplement (et c’est déjà beaucoup) qu’on lui enlève ces retentions. C’est ce qu’il va devoir batailler ce mois ci pour obtenir.
Tout est pourtant très clair, encore dans les commentaires des journaux ce matin et dans les autres medias, si le ruralista n’obtient pas satisfaction, dans 30 jours il rebloque les routes. Et
cette fois, si manque d’accord il y a, la responsabilité du gouvernement sera avancée. Pour l’instant, chacun garde la tête haute, les ruralistas ne font qu’une trêve de 30 jours, et
« LA » Kirchner a obtenu la fin du blocus pour commencer les négociations. Ils ont tous l’honneur sauf (et ici ça compte beaucoup, la fierté c’est important !).


Pour ce qui est du « pacifisme » argentin, je maintiens ce que j’ai dit. En comparaison avec les pays
européen, même si tu reprends ton exemple de date (1810). Imagine en France, combien de révoltes, révolutions, guerres avons-nous eu depuis cette date ? Fais les calculs… (Tu as du travail,
calcule toutes les victimes françaises), ne serait ce que sur la Commune en 1870, la révolution de 1848, la première guerre de 1914, la seconde, les guerres coloniales, de la conquête de
l’Algérie à l’indépendance de l’Algérie, l’Indochine, tiens même la tentative de débarquement de Napoléon III au Mexique ! Nous passons au yeux des argentins pour de véritable
belliqueux !  


 


 



eric 03/04/2008 12:26

Je reviens tous les jours vous lire pour suivre les péripéties de cette grêve et vous félicite pour la tenue de votre site; on sent que vous aimez votre Argentine. Ici en France il y a un silence médiatique étourdissant  et complet sur les evènements chez vous. Sans doute les Français ne comprendraient pas pourquai on continue à subventionner les producteurs alors que chez vous on les ponctionne à 45%!! Et peut être la prochaine visite de votre présidente chez nous justifie que les médias Français soient tenus au silence pour ne pas indisposer Madame KcodialementEric de Rouen France

Le Petit Hergé 04/04/2008 02:33



Bonjour Eric et aussi Niko,

Merci de me lire donc aussi souvent ! Je ne pense pas que la venue de LA Cristina Kirchner à Paris lundi prochain soit en quoique ce soit lié à ce silence médiatique dans la presse
francophone. J'ai même envie de dire que c'est plus grave que ça. On n'en parle pas parce qu'on ne connaît pas le problème, je parle des rédacteurs en chef à Paris, non pas des
correspondants installés à Buenos Aires qui marchent à la "pige" et qui ont beau envoyer leurs articles, ceux ci terminent dans la poubelle, car à Paris on privilégie non pas
l'information ou même la connaissance, mais on ne publie que le "sensationnel". Si il y avait eu 10 morts sur la Plaza de Mayo, ça aurait fait les titres des journaux français. Pas de mort, pas
de sang, pas de charge de la police avec de grosses photos chocs donc pas d'article.

Je privilégie l'info sur l'Argentine, mais si je pouvais (manque de temps) il y aurait aussi énormément à dire sur tous les pays limitrophes : Uruguay, Chili, Brésil, Bolivie, Paraguay....
Car j'ai beau lire (aussi) la presse française, jamais rien dessus, sauf des "clichés" totalement "à coté de la plaque".
En ce moment en Bolivie depuis maintenant plusieurs jours, Morales est entrain de vivre aussi une des pires crises politique de son gouvernement,.............. un mot dans la presse française ?
NON !
Au Paraguay, on se prépare pour les élections présidentielles....... un mot dans la presse française ? NON !
Jamais aucun article se rapprochant le plus de la vie quotidienne des habitants ... uniquement des clichés en pagaille et des sujets à la petite semaine : Prostitution dans les villas miserias,
réseau de trafic de femme pour les bordels de Buenos Aires, les enfants des rues respirant la colle dans leurs sacs en plastiques, les milongas pour gay, etc.... Toujours du cul ou du sordide
avec des photos à la hauteur de l'article.

Il est triste maintenant de constater que pour avoir et obtenir des informations, on est obligé de lire un blog ou un site perso..... On s'étonne après que la presse française aille mal !
 De plus ce système est terriblement dangereux pour la vérification de l’information. Il est tellement facile de monter un site web et de distiller à longueur d’article de la propagande, il
n’y aura jamais aucun contrôle de qui que ce soit. A partir de ça, on peut lancer une intox qui peut faire le tour du monde, on ne saura même pas qui l’a lancé le premier.


 


Pour la Bolivie, encore une histoire d’un conflit agricole qui tourne mal, Morales a interdit les exportations d’huile céréales et
d’autres produits du campo. Il y a bien sur depuis pas mal de temps une lutte entre La Paz et Santa Cruz de la Sierra, en pensant que c’était la solution pour stopper la forte inflation qui
existe en ce moment en Bolivie. Mais bon… je ne veux pas entrer dans le débat…allez lire si vous voulez : http://www.clarin.com/diario/2008/04/03/elmundo/i-1642635.htm


 


Pour le Paraguay, les élections ont lieu le 20 avril prochain, conflit sur le barrage d’Itaipu qui est l’une des richesses de ce pays,
question aussi sur la place et la représentation des 400.000 brésiliens qui vivent dans l’est du pays (on les appelle les « brasigayos »), tous aussi dans le campo et le soja. Bref les
sujets intéressants ne manquent pas dans ce pays, encore un gros dommage qu’il n’y ait pas de tsunami ou de super tremblement de terre ravageur pour qu’on en parle.


Normalement, le 20 avril Fernando Lugo doit l’emporter avec 38% contre Lino Oviedo
qui approche les 30% d’intention de vote (la vie de Lino Oviedo, tout un roman à raconter…il a été libérer de tôle après une tentative de coup d’état justement pour pouvoir se présenter aux
élections...extra non ?). Allez jeter un coup d’œil sur : http://www.clarin.com/diario/2008/03/19/opinion/o-02915.htm



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