Lundi 10 mars 2008
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Mise à jour : 10 mars 2008
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Introduction :
Voila un excellent article publié le dimanche 09 mars 2008 dans
le supplément Viva du Clarin. Il est signé de Alba Piotto avec la collaboration de Fabian Debesa et de Monica Galmarini. Sans vouloir tomber dans le sensationnel et ratisser large du
style « on veut vous faire peur », sans aucun doute un article reflétant en ce moment le mal être de certains à vivre et à travailler à Buenos Aires.
La traduction et l’adaptation est de ma plume, mais n’oubliez
pas que ce texte n’est pas destiné à priori aux étrangers (et encore moins au touristes) mais aux lecteurs du Clarin, habitants de Buenos Aires. L’article étant assez long, vous le
trouverez donc en 4 parties.
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Un point rouge, puis un autre et encore un autre, ainsi de suite. A force ils se touchent les uns aux autres et forment une tache rouge sur le plan
de Buenos Aires. Chaque point, un délit. Les taches se forment sur la capitale allant du rose au violet. Ici le « motoquero » (coursier) de la City à qui on vient de voler
sa moto, là une femme à qui on vient de voler son portefeuille dans son sac à main sur Florida et Corrientes. Un autre point représente le vol d’une voiture sur calle Moldes, Ciudad
de la Paz ou Amenábar, en plein Belgrano, ou sur les voies rapides de sortie de la ville comme avenida Rivadavia.
Ces points rouges
représentent aussi des faits bien plus graves comme les homicides autour de la gare de Constitución ou dans le quartier de Balvanera. Les “points chauds” ainsi les appelle t’on dans
le langage criminalistique. Mais pour l’habitant lambda de Buenos Aires la réalité de sa rue est qu’elle lui parait de moins en moins sure. Souvent ces zones de situent le long des
principaux axes de transports publics et se transforment en « lignes chaudes ». Si les points rouges s’amassent dans un secteur bien déterminé, on les appelle les
« zones chaudes de voisinage ». Ce sont des cuadras ou des fois des quartiers entiers où les habitants vivent dans un état de stress constant.
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Pour certains,
ces points ne sont que des statistiques, pour ceux qui habitent dans ces zones chaudes, ils deviennent les cibles quotidiennes de vols, d’agressions, de viols ou de crimes. Et
pourtant très peu de ces victimes viennent au commissariat pour faire une déclaration, 70% des agressions ne sont pas déclarés.
Le ministre de la sécurité de la ville de Buenos Aires,
Guillermo Montenegro, met en avant comme objectif la prévention : "La prévention est justement mis en place pour éviter que le délit
ne sois commis” et rajoute "La délinquance est le résultat de la mauvaise répartition de la richesse, du manque d’illumination des rues,
du peu de contrôle opéré dans les espaces verts et autres endroits publics. Mais toutes les plans et les décisions qui doivent être prises en matière de sécurité doivent être
accompagnés d’un plan de politique générale, sociale, économique, sanitaire et de réinsertion professionnelle. C’est un travail a mener en coopération avec le gouvernement national,
provincial (Province de Buenos Aires), le gouvernement de la ville de Buenos Aires, la police fédérale, la police de la province de Buenos Aires et les forces de sécurité, car il ne
s’agit pas de régler le problème en enfermant les habitants de Buenos Aires dans un ghetto « sécurisé » et de repousser la délinquance en dehors des limites de la
ville.
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Extrait du film "las nueve reinas" de Fabián Bielinsky (2000).
Les deux protagonistes parlent de toutes les forment d'escroquerie et de vols à la tire qui existent dans le centre de Buenos Aires. Un régal 1mn 29s.
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Une analyse expérimentale réalisée par le Centro de Información Metropolitana
(CIM), de la faculté d’architecture de la UBA (Université de Buenos Aires), recoupant des information provenant de la “Fiscalía General de la Nación”, arrive a constater que la
“tache” des délits commis dans la ville se déplace en fonction des heures. En matinée les agressions progressent du micro et macro centre vers Belgrano par l’avenida Santa Fe puis par
l’avenida Cabildo vers le nord, et par l’ouest en suivant l’axe de Rivadavia. C’est ainsi que cette étude « El mapa del delito” (carte
du délit) réalisée par les architectes María Adela Igarzábal de Nistal, directrice du CIM, et l’ancien doyen Juan Manuel Borthagaray, arrive à suivre au fil des heures le
déplacement de la criminalité à travers la ville.
Pourquoi
avoir confié cette enquête a des architectes ? Parce que l’architecture et l’urbanisme peuvent aider dans la prévention contre le délit. Zone peu éclairée, terrains abandonnés,
axes à forte densité, etc…
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Un peu de patience, la suite de l’article en trois autres
parties est en préparation. - L’insécurité dans le centre de Buenos Aires. - L’insécurité à Belgrano. - L’insécurité à Caballito, Flores, Barracas et Balvanera.
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Par Le Petit Hergé
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Publié dans : 3D - Penser
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La fin de l'article est un rien décourageant : question pouvoirs publics, ça sonne le creux, non ?
je rentre de buenos aires où je me suis fait agressé au niveau de cordoba. on m'a mis un tournevisse sur le ventre et on m'a volé argent et appareil photo...
en terrasse, un mec m'a volé une assiette pour la vider dans son sac...la nuit, des gens errent avec des chariots pour vider les poubelles....sur 9 de juhlo, ce sont des dizaines de sans abris...
les murs sont tagés...les magazins ont tous des grilles avec juste un petit trou pour donner la marchandise aux gens...
le long du port, c'est terrible. autour de La Boca aussi...j'ai parlé longuement à la police dans le commissariat du 5e...ils décrivent une réalité terrible. ils m'ont dit : "prenez le taxi, ne marchez pas seul le soir..."
les habitants aussi expliquent leur mal être....
franchement, Buenos Aires a un destin bien triste. Ca devient grave.
dommage
T.
Voici un lien sur la criminalité à Buenos Aires : http://www.mapadelainseguridad.com/
J habite à 3 blocs de carrefour, un quartier huppé blindé de guardes. Malgré tout sur cette carte, on peut y voir des attaques armées à proximité. Je me déplace à moto et aujourd hui on me demande de descendre de la moto pour faire le plein. Sans être comparable à Caracas, la crise économique internationale a des répercussions immédiates sur le niveau d insécurité dans un pays ou les aides sociales sont limitées au stricte minimum. Il y a dans l air comme un ambiance de fin du monde, des panneaux "maisons a vendre" un peu partout, comme si le pays se préparait à une nouvelle crise à venir comparable à 2002.
par un couple d'Argentin et perdu ma carte de credit
quand je l'ai rapporté a Master Charge deja $1800,00
en achat dans les dernieres minutes...
J,ai parlé avec les Policieres et ils ont dit que la criminalité
avait augmenté depuis la derniere année
Beau pays mais ATTENTION....
Bien au contraire j' ai senti tous les gens tres courtois et serviables....
Je suis donc supris, et tres attriste que l' insecurite existe vraiment car j' ai pense apres mon sejour que l'Argentine avait vraiment fait le menage au niveau insecurite. Peu-t etre ai-je eu bcp de change en passant a travers les mailles de la delinquence ?
Fly - Sydney Australia
Alors, un conseil, méfiez-vous !
Stapelia, Belgique
Une étude récente de l université Torcuarto Di Tella portant sur 40 villes d Argentine montre qu un tiers des familles argentines ont été victimes d un crime ou délit durant la dernière année :
Depuis 10 jours à Buenos Aires, parvenu en bus depuis Santiago au terminal del Retiro, je n'ai ressenti nul sentiment d'insécurité particulier. Je circule à pied le plus souvent, de jour comme de nuit, je loge sur Chacabuco, je prends le bus régulièrement, rarement le taxi en raison des tarifs, je fréquente les bars, les marchés, les parcs, les places où j'admire les milongueros et pas un vol, pas une tentative d'approche suspecte. J'échange facilement, je ne me réfugie pas dans mon hospedaje à 7 h 00. Buenos Aires n'est pas plus dangereuse que Lima, ou que Santiago et son métro dans lequel je me suis fait voler un petit portefeuille, par excès de confiance et prudence relâchée. J'évite de porter ma montre, je n'ai pas de bijoux, de bananes et d'appareils photos sur le ventre. Je répartis mes billtes dans plusieurs caches, j'ai 100 pesos à lâche vite en cas de complication et je peux l'affirmer : Buenos Aires n'est pas plus dangereuse que Paris ou que la Bretagne où je me suis fait voler ma voiture.
Hasta Luego
Felipe
Amigos....
10 annees en Argentine, Tucuman ou Jujuy, - l'interior comme disent les Argentins - ou Capital.... Jamais je ne me suis fait ni aggresser, ni voler.
Prenez n importe quel quartier "chaud" ou périphérique de Paris, de New York, de Rio de Janeiro, ou de Buenos Aires, faites les endouilles en vous promenant avec tout l attirail du parfait touriste, SÛR vous faites pas 1 km...
On reconnait les amis du voyage et les touristes béats...; les pauvres, les plus démunis du monde entier aussi...
Oui, il y a une certaine violence dans les centres urbains et plus particulierement Bs As, mais pas de panique, en etant lucide des situations sociales que l on traverse, prudent et informé, c est plutot tranquille et - chose plutot agréable - on ne croise pas a chaque kilometre un representant de la police en rangers et gillet pare-balles...
Lorsque j'ai commencé à lire les premiers commentaires sur la situation de Buenos Aires, je me suis dis "mais quelle éxagération!!!" Vraiment cela fait des années que j'y vis, juste avec un minimum de précaution il ne t'arrive rien. Il faut être malchanceux... La Boca est l'un des quartiers les plus dangereux de la capitale, mais le jour se promener dans la rue principale ne craint pas grand chose. Il faut faire quand même confiance à ceux qui y vive plutôt que ceux qui se laisse emporter par les chiffres. Nous les français, nous sommes généralement négatifs, quasiment tous les français étant en Argentine disent qu'il y a de l'insécurité... mais finissent par se rendre compte qu'il n'y en a pas tellement. Bien évidemment, certaines personnes n'ont pas de chance (ne prennent pas de précautions) et leur arrive parfois des choses bien désagréable. D'ailleurs, en arrivant ici je me méfiais énormement, c'était limite ridicule... Petit à petit la personne découvre que ce n'est pas si dangereux que ça!!
Soyez-confiant en venant en Argentine (mais prenez quelques
petites mesures de protections). Et l'intérieur du pays? Les plus grandes sont généralement celles où il y a le plus d'insécurité, ce qui ne veut pas dire qu'il y en est beaucoups. Dans les
petites villes, les petits centres touristiques, l'insécurité est très faible ou inexistante.
PS: Les médias en Argentine parlent beaucoups de l'insécurité, qui est très sur éstimé par la population. Il y a une certaine paranoïa sur l'insécurité.