3 mai 2015 7 03 /05 /mai /2015 02:57

Mise à jour : 04 mai 2015. Catégorie : Buenos Aires.

A visiter dans le quartier de la Boca :

Voila donc le second volet consacré au quartier de la Boca. Pour ceux qui n’ont pas lu le premier article sur le sujet sur le quartier de la Boca, je vous conseille d’aller y jeter un coup d’œil qui vous permettre de mieux aborder ensuite celui-ci.

Cette fois ci plongeons nous dans le présent du quartier et faisons le tour des curiosités « xeinezes » (Génoises, en référence à l’immigration des premiers habitants).

 

La liste est infini, donc contentons nous d’un tour rapide de ce qui peut satisfaire les attentes d’un curieux pour une bonne journée (ou 2) sur place.

 

Autres sujets sur le quartier de la Boca :

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Le stade de Boca Junior : 

Comme son nom l’indique, « Club Atletico Boca Junior » est du quartier de la Boca. Il fut fondé le 03 avril 1905 comme le dit la légende par 6 « pibes »(gamins) du quartier. Le club intègre la première division en 1913 (Le tournois existe depuis 1891). Son grand rival est le club de « River Plate » (créé en 1901, donc plus ancien que Boca) qui était aussi installé à La Boca jusqu’en 1923.

Le football en Argentine est un sport importé par les anglais, c’est pour cela que les premiers clubs ont tous des noms anglais, Quilmes Club, Old Caledonians, Saint Andrew's, Buenos Aires English High School Athletic, Lomas Athletic et Flores Athletic. Cette liste est celle des premiers clubs argentins (et tous de Buenos Aires) qui font partie de la « Argentine Association Football League » (aussi en anglais dans la VO) fondée en 1893 par … Alexander Watson Hutton, un Ecossais ! Pour la petite histoire, sachez que cette association de football est la 3ème la plus ancienne du monde après l’association anglaise (bien sur) et hollandaise ! Voila donc que l’Argentine fut le 3eme pays au monde à monter un championnat de foot ! En France il faudra attendre 1919 !

Bref, revenons à notre stade ! Le stade qui est aujourd’hui situé se nomme officiellement depuis 1986 Estadio Alberto J. Armando (qui fut président de Boca Junior entre 1960 et 1980), mais tout le monde surnomme le stade la Bombonera (la Bonbonnière) pour la forme qu’il a. Le stade a la forme d’une « D », 3 coté avec des tribunes, et un coté droit avec des balcons. C’est simplement par manque de place que le coté sur la calle Del Valle Iberlucea qu’il fut impossible de construire des tribunes.

Le terrain du club pendant ses premières années d’existence a déménagé plusieurs fois avant qu’il fut décidé d’acheter un terrain d’un peu plus de 2 hectares en 1931 pour édifier un stade à la taille des ambitions du club. En 1934 on adopte le projet du slovène Viktor Sulčič installé à Buenos Aires. Les travaux débutent en 1938 et le stade inauguré en 1940 avec uniquement une tribune montée sur trois cotés. En 1941 est inauguré la seconde tribune, et en 1953 c’est au tour de la tribune supérieure, la troisième d’ouvrir au public. La dernière modification a affecté la partie des balcons en 1996, pour agrandir la capacité du stade à 57.503 places.

On peut visiter le stade à travers son musée de la « Pasion Boquense » étalé sur deux niveaux. Il a été ouvert en 2001. On y accède par la calle Brandsen (au 805). Bon, c’est assez touristique, mais c’est fait pour. Il est ouvert tous les jours entre 10h et 18h (sauf quand il y a un match) et il coute cher pour ce que c’est (commentaire personnel), comptez 9 euros l’entrée du musée mais comme tout le monde vient pour le musée et le stade, le prix passe à 11 euros.(Prix avril 2015). Bref le merchandising bat son plein, et Nike a bien sur son stand !

Un petit article déjà écrit en 2011 sur une rencontre à la Boca

Sécurité : Uniquement en journée, et évitez les jours de match (ou alors c’est que vous venez pour le « partido » et dans ce cas la avec le minimum sur vous)

Musée Proa :

En fait on parle plus souvent de la Fundacion PROA qui est une fondation d’art créé en 1994 et qui avait besoin d’un siège ainsi que de salles d’exposition. PROA trouve son terrain en 1995 à la Vuelta de Rocha (actuelle avenida Don Pedro de Mendoza 1929). Le  bâtiment date de 1895 et fut construit pour Cirilo Dallorso (né à Chiavari en 1852) pour y installer son magasin, un bazar au rez-de-chaussée et son logement à l’étage. Cirilo est décédé en 1897, mais le bazar est repris par ses fils. La réhabilitation eut lieu à partir de 1995 et une extension sur le coté par une façade vitrée bien plus contemporaine allongea la façade de la fondation en 2008. Le projet a été confié à un atelier d’architecture de Milan, Caruso-Torricella. L’inauguration eut lieu le 13 novembre 1996.

Le musée est ouvert tous les jours sauf le lundi. De 11h à 19h. Le plus sympa la librairie et le  resto-terrasse a l’étage supérieur. J’ai essayé pour vous le menu, il est bon, donc je vous recommande d’y aller déjeuner (le soir c’est fermé, tout comme le lundi).

Au Rez de chaussé et au premier étage des salles d’exposition, de l’art contemporain pas toujours facile a apprécier quand on n’aime pas trop les bouts de ficelles, des amas d’acier, ou des briques les unes sur les autres, mais sinon, la librairie du premier étage est superbement bien dessiné et très bien tenue. Un choix incroyable de bouquin d’arts, d’architectures, de dessins, et tout ce qui peut avoir un rapport avec la Boca et son histoire.

Enfin comme j’ai dit le resto-bar du second étage est à voir pour le panorama sur la Vuelta de Rocha et puis aussi pour ce qui a dans l’assiette. Comptez entre 15 et 20 euros pour déjeuner (avril 2015).

Sécurité : En journée aucun problème.

Bar La Perla Vuelta de Rocha :

A ne pas confondre avec celui qui porte presque le même nom dans le Once « La Perla de Once » !

Ce bar appartient à la longue liste des bars notables de la ville de Buenos Aires. C’est sans nul doute le plus pittoresque bar de la Boca qui est aujourd’hui malheureusement totalement envahit par les touristes, mais que voulez vous, se trouvant juste en face du Caminito, il ne pouvait pas avoir un autre destin que celui de recevoir en 2015 que les touristes. Il n’en est pas moins par son histoire un élément phare de la vie de quartier dans la première partie du XXème siècle. Difficile de donner une date exacte sur le bâtiment. J’ai beau faire des recherches, ça reste vague, on parle d’un bâtiment datant des années 1900. Ce qui est sur c’est qu’il fut rapidement exploité comme bordel, avec café au rez-de-chaussée et chambres a l’étage ! (ça on n’en parle jamais dans les guides touristiques). C’est peut être vers la fin des années 20, que le bar est redevenu un peu plus propre (quoique), rendez vous des marins, des dockers et du monde ouvrier des usines environnantes, ca n’exclue toujours pas que les « demoiselles » y venaient encore régulièrement mettre de l’ambiance !  Il est passé par d’innombrables propriétaires depuis son ouverture. Une chose est sure, il n’a jamais fermé, il est donc passé de mains en mains au fil des décennies. Les derniers et actuels propriétaires sont Jose Palmiotti et Antonio Cesareo. Ils ont peut être un peu tendance à en faire trop dans la déco. A force de récupérer un peu de tout pour accrocher au mur, on s’éloigne de plus en plus de ce que le bar pouvait être vers 1900. Ca sent de plus en plus le « faux vieux » (comme je dis souvent). En tout cas la base est vraie, le bar aussi, le sol et les murs de même, mais l’ambiance n’est plus du tout la même. On a remplacé le monde ouvrier et crasseux par les touristes  brésiliens et européens en mal de goguette. C’est vrai que ça tue un peu ! Bref, vous aurez compris, pas un seul habitant de la Boca à l’intérieur pour siroter son Gancia, Pineral ou Articio. Je me souviens lorsque je suis entré la première fois dans ce lieu (alors) perdu en 1991, il y avait encore les « vieux du quartier », les « Archimède à la sauce Gabin » le pif rougit par les heures passées sur (et sous) les tables en bois. C’était il y a 24 ans déjà… La Sainte Cirrhose a du les emporter depuis bien longtemps ! J’ai retrouvé de vielles photos de l’endroit mais bon… il faut que je fasse un article spéciale rien que sur ce lieu ! Il y a tant et tant à dire ! Un conseil : N’y mangez pas ! (c’est même un conseil qui s’applique à l’ensemble des bar-restos attrape-touristes qui envahissent la calle Valle Iberlucea. Les prix exorbitants pour le lieu et la qualité des plats. Allez y pourtant pour boire un verre ou un café. Adresse : Don Pedro de Mendoza 1899.

Sécurité : En journée aucun problème.

Le Caminito :

J’ai déjà écrit un article la dessus entier en 2011 (et il est toujours d’actualité) donc je vous invite à aller le lire ! Comme je le dis justement dans cet article : Est-ce à voir, ou non ? Je répondrai « Oui » mais en sachant parfaitement que c’est une ambiance qui a été recréé (ou créé même de toute pièce), donc allez y comme on va dans une fête foraine, ne vous laissez pas avoir par les danseurs de tango qui vous demande une pièce pour poser avec vous (et qui n’habitent de toute façon même pas le quartier). Si vous achetez un souvenir d’artisans, que ca soit uniquement aux stands dans les rues et dans le Caminito même, mais surtout pas dans les boutiques.

Sécurité : En journée aucun problème.

La Usina de Arte :

Un des derniers centres culturels ouvert dans le quartier en 2013. Nouveau lieu culturel de la ville. La « Usina del arte » fut à l’origine une usine électrique. Destinée à produire de l’énergie pour plus d’une centaine d’autres centrales de la ville de Buenos Aires, cette usine appartenait à la compagnie Italo-argentine d’électricité. Elle a produit pendant plus de 70 ans de l’électricité pour la ville de Buenos Aires. Cette production d’énergie reposait sur la combustion de pétrole. L’usine à été construite dans le quartier de la Boca et est visible depuis l’autoroute qui relie Buenos Aires à La Plata. A l’origine, elle a été baptisée l’usine « Pedro de Mendoza » du même nom de l’avenue où elle se situe. Après cinq années de travaux de restauration, ce lieu est désormais ouvert au public depuis 2013. Très bien rénovée, La Usina dispose de plusieurs salles idéalement conçues pour tout évènement. Les programmations et les expositions sont divers et variées et en rapport avec les arts et le spectacle. J’ai déjà écrit un article sur ce lieu en 2013, donc allez le lire sur : C’est un lieu culturel qui évolue en fonction des saisons et des expos temporaires et des festivals. Donc renseignez vous via internet sur sa programmation avant de vous y rendre ! L’adresse : Avenida Don Pedro de Mendoza 501.

Sécurité : En journée aucun problème, y aller et revenir en taxi.

Museo Bella Artes de La Boca :

Le terrain ou se lève aujourd’hui l’Ecole Pedro de Mendoza appartenait a Benito Quinquela Martín qui possédait plusieurs lotissements sur l’avenida Don Pedro de Mendoza. Ce dernier l’offre en 1933 au Conseil National d’Education pour y construire une école à condition d’y installer aussi un musée de peinture d’artistes argentins.

L’édifice se construit en 1935 et inauguré le 19 juillet 1936 (L’école) mais la partie musée ne sera inauguré qu’en 1938.

Le musée est ouvert du mardi au vendredi de 10h a 18h. Les samedis et dimanches de 11h a 18h. Fermé le lundi. Entrée gratuite mais il est de bon ton de laisser au moins l’équivalent d’un euro par personne.

Sécurité : En journée aucun problème. 

Teatro de la Ribera :

Encore un projet de Benito Quinquela Martin qui donne le terrain (qui possédait déjà une maison) au conseil d’éducation de la ville de Buenos Aires, pour y créer un théâtre. Le projet est de 1970 et le théâtre fut inauguré le 23 octobre 1971. La salle a une capacité de 643 places.

A partir de février 2009, la salle a changé de stratégie de programmation et s’est spécialisée dans les événements liés au tango. (Par exemple, lors du Festival Mundial de tango).

Un nouveau projet est à l’ordre du jour à la fin de 2014 pour transformer une partie du théâtre en « escuela técnica de oficios teatrales » Ecole Technique des métiers théâtraux. En 2015, aucun travail n’a débuté.

Sécurité : En journée aucun problème. 

Bar Roma : (Brown et Olavaria Olavarría 409) :  

Le Bar Roma fait certainement partie d’une visite de La Boca. Il s’est ouvert en 1905 partageant le local avec une « despensa ». Aujourd’hui ne fonctionne que le bar.

Ce lieu a hébergé la Peña « Amigos del Bar Roma », et tous les premiers vendredis des mois on y propose encore des rencontres et des débats sur l’histoire de Buenos Aires. Le bar a pu au mieux préserver son état originel. Il fait partie depuis 2012 de la liste des bars protégés et notables de la ville de Buenos Aires.

Sécurité : Uniquement en journée, ne pas y aller la nuit et ne pas s’écarter de l’avenida Brown

Museo del Cine : (Agustin Caffarena 49) :

Le musé du cinéma date d’octobre 1971 et a pour but de préserver et de faire découvrir l’histoire du cinéma argentin. C’est la base de collection personnelle de la veuve de Ducrós Hicken qui permit d’ouvrir le musée. Cette collection a déménagé sans cesse, elle était présentée dans un premier temps dans le Centre Culturel San Martin, puis en 1978 à l’ancien Instituto Torcuato Di Tella, enfin en 1979 dans le centre Culturel Recoleta. En 1983, le musée du cinéma déménage à Balvanera sur la Calle Lavalle au numero 2573 avant de s’installer à San Telmo en 1998 sur Defensa 1220. Puis il ferma définitivement en 2005 et les pièces exposées furent gardées dans un entrepôt pour revoir le jour en juin 2011 dans une annexe de la Usina Eléctrica Dársena Sud à La Boca.

Le bâtiment date de 1916 construit dans un style romano-lombard, propre à toutes les constructions appartenant au début du XXème siècle à la CIAE "Compañía Ítalo Argentina de Electricidad". On peut admirer dans le musée a travers des expos permanentes mais aussi temporaires tout ce qui a rapport avec le cinéma argentin, photos, affiches, projecteurs, décors, costumes, etc…

Dans la rue Ministro Brin au numéro 617 se trouve toute la documentation du musée

Le musée compte 65.000 bobines de films argentins allant du ciné muet à celui de cette année. On a pu en 2008, dans le stock pas encore repertorié trouver même une copie intacte de Metropolis (de Fritz Lang), diffusé en Argentine en 1927. C’est la seule copie intacte au monde. On a pu donc retrouver les 26 minutes manquantes et que l’on croyait à tout jamais perdues.

Ouvert tous les jours (sauf le mardi) de 11h à 18h.

Site web du musée du cinéma.

Sécurité : En journée aucun problème, venir et repartir en taxi.

Bar La Buena Medida (Suarez 101) :

La Buena Medida se trouve en plein sur la Plaza Solis qui fut la première place du quartier en 1894. On dit que c’est sur un banc de cette même place que 6 adolescents du quartier créèrent le club de la Boca Junior le 03 avril 1905. Pour ce qui est du bar, difficile de le dater, en tout cas il désaltère les boquenses depuis le début du XXème siecle. Il est ´passé entre les mains de nombreux propriétaire, dont le dernier est Ángel Schiavone (surnommé « El Bebe ») aux commandes depuis 1972. Aujourd’hui c’est son fils Antonio Schiavone qui est le patron.

Le bar est ouvert de 08h a 18h du lundi au samedi. Si ce n’est pas ouvert le soir, c’est que la Plaza Solis est devenue une zone des plus marginales de La Boca. Donc vous êtes sur que vous n’y rencontrerez pas un seul touriste, ils ont peur (et pour cause) de venir s’aventurer par ici.

Sécurité : Surtout n’y allez pas seul, faites vous accompagnez par un ami Porteño. Même en journée ! 

 

Bar El estaño : (Aristobulo del valle 1100) :

Son véritable nom est Bar El Estaño 1180, car l’immeuble date de cette année. Pour ce qui est du bar comme tous les autres il changea plusieurs fois de nom au fil des années. En 1890 ouvre un almacen general (comestibles et bazar) qui rapidement installe quelques tables et sert toutes sortes de boissons aux habitats du quartier.

Sécurité : Y aller uniquement la journée et accompagné par un ami qui connait. Le bar touristique jaune s'y arrete.

Museo Historico de la Boca : (Brown 1399 et Lamadrid) :

Il est installé dans une ancienne banque. El Nuevo banco Italiano.

 

J’ai très peu d’informations pour le moment, il faut que j’aille sur place pour bien me documenter

Museo de cera : (Iberlucea 1261) :

Le musée de cire de Buenos Aires est installé donc à La Boca dans un immeuble du début du XXème siècle. En 1904, c’est dans cet batisse que s’installe le « Comité Socialista » dirigé par le Dr. Alfredo Palacios.

 

Il a été ouvert le 11 juin 1980 et pour le moment est le seul musée de cire du pays. On le doit a Domingo I. Tellechea

Sécurité : En journée aucun problème.

Carboneria de Quinquela : Magallanes 885

La Carboneria est une charbonnerie (en un mot le lieu où on vendait le charbon). Ci celle ci fut célèbre, c’est que le peintre Benito Quinquela Martin y vécut. Aujourd’hui il y a une galerie d’art. La maison est de 1860.

Benito fut abandonné nouveau né, à l’âge de 6 ans (1896) il fut adopté par Manuel Chinchella et Justina Molina qui possédait une charbonnerie dans la calle Irala au 1500. Quelques temps plus tard ils déménagèrent sur Magallanes 885. Jeune, Benito commence a peindre à partir de la fenêtre de la salle de bain au premier étage qui donne une vue sur le port.

Sécurité : En journée aucun problème.

Casa de Filiberto de Dios : Magallanes 1140

Filiberto de Dios était un artiste musicien de La Boca, Né le 08 mars 1885 et décédé le 11 novembre 1964. Il résida presque toute sa vie dans cette modeste demeure. En 1915 il écrit sont premier tango « Guaymallen ». Le plus connu étant El Caminito (il en compose la musique) en 1920. En 1932 il forme son propre orchestre.

Ami intime de Benito Quinquela Martin, cela explique la peinture murale réalisée par le maitre sur le mur donnant sur la rue.

La maison est aujourd’hui fermée et en très mauvais état. Même la fresque perd ses couleurs. On a parlé depuis longtemps d’un rachat de la part de la ville pour la transformer en musée, mais le projet n’a jamais abouti.

Sécurité : Uniquement de jour et en groupe.

 

Banchero : Avenida Almirante Brown 1200.

C’est « LA » Pizzerra de La Boca mais j’ai même envie de dire de Buenos Aires. Certainement une des premières de la ville a ouvrir avant que d’innombrables pizzerias envahissent les autres quartiers de la ville dans les années 1930. Bref, si on dit que le tango est né a la Boca c’est faux ! Mais dire que la pizzeria argentine est née à La Boca c’est VRAI !

Agustin Bancherro est arrivé a Buenos Aires en 1893, comme tous les Génois de l’époque il s’établit à La Boca pour ouvrir une boulangerie dans la calle Ollavaria, c’est à cet endroit qu’il commence en plus du pain à faire des pizzas à emporter. Car a l’époque les pizzas s’achètent dans la rue à la sortie des usines par des vendeurs ambulants. On dit que c’est Agustin Bancherro qui aurait inventé la « Fugazza con queso » (pizza oignon et fromage).

En 1932 (Le 28 mars) il déménage, s’agrandit et cette fois se spécialise uniquement dans la pizzeria en ouvrant une vraie pizzeria à l’angle de l’avenida Brown et de la calle Suarez. Le succès sera imediat, le « Tout Boca » des années 30 et 40 y viendra se restaurer.

Ambiance populo, déco et propreté au niveau du quartier, mais dans l’assiette un régal pour ceux qui aiment les pizzas argentines. Les pizzas des années 30 et 40 étaient à Buenos Aires toujours carrées, ici on les sert donc encore carrées.

Sécurité : La zone est craignos, surtout restez sur Avenida Brown (ne passez pas dans les rues perpendiculaires surtout vers le nord et même en pleine journée) ; La pizzeria est ouverte même le soir, mais pour raison de sécurité allez y à midi.

Iglesia Nuestra Señora de los inmigrantes : Necochea 312.

Eglise nouvelle ouverte le 3 décembre 1967. Le projet est de l’architecte Luis Larani. Œuvre simple toute en brique apparente, le seul objet s’en détachant est l’autel qui est un marbre de Carrare.

Cette église a été érigée comme son nom l’indique pour tous les émigrés qui sont venus s’installer à la Boca.

Sécurité : Uniquement en journée et en groupe.

 

 

Casa Amarilla :Avenida Brown 401.

En 1812, l’Admiral Guillermo Brown achète des terrains à la limite entre San Telmo et La Boca le long de l’actuelle Avenida Martin Garcia. En 1813 il y fait construire sa résidence que l’on appelle rapidement la « Casa Amarilla » (la maison jaune) en raison de sa couleur. Sa propriété est très vaste près de 22 hectares. Mais a partir de 1857, une partie va servir a héberger la nouvelle ligne de train FCBAPE (Ferrocarril Buenos Aires al Puerto Ensenada), les travaux commence en 1863 et se termine en 1865 et relie sur 5 km les stations Venezuela, Casa Amarilla, Brown, Barraca Peña et Tres Esquinas. L’activité ferroviaire devient de plus en plus importante et le reste de la propriété est transformée en gare de triage au début du XXème siècle. Le reste des terrains seront successivement occupés par l’entreprise Shell pour y placer des dépôts de combustibles (1923), il y aura aussi un dépôt de tramways ainsi qu’un marché de pommes de terre et d’oignons. La Casa Amarilla est malheureusement démolie au début du XXème siècle.

En 1981, la ville de Buenos Aires achète une partie de l’ancienne propriété pour y déloger l’activité industrielle et démanteler la gare de triage. Au total 12 hectares. Sur une parcelle d’un peu plus de 1 hectare la ville décide en 1982 d’édifier une réplique de la casa Amarilla sur l’avenida Brown à 600 m de son emplacement originel. La Casa est ouverte au public au 1983.

Sécurité : Uniquement en journée et en groupe.

Torre del fantasma : Angle avenida Brown (à la hauteur du 800) et calle Benito Perez Galdo

La tour du fantôme, comme vous pouvez vous en douter il s’agit d’un immeuble que l’on dit hanté. De nombreux suicides y ont eu lieu depuis sa construction et on raconte que des elfes y apparaitraient. On surnomme aussi cette construction le « Castillo de La Boca ». Le terrain fut acheté par María Luisa Auvert Arnaud et elle confia le projet d’y édifier un immeuble de rentes à l’architecte Guillermo Alvarez. Le bâtiment fut terminé en 1908. L’immeuble plut tellement à la propriétaire qu’elle préféra y demeurer plutôt que d’y loger des locataires. Pourtant elle dut rapidement déménager en raison d’incessants phénomène d’apparitions de « lutins ». Plus tard une des locataires, une artiste du nom de Clémentine s’y suicida. La légende était née. L’immeuble est toujours habité. Vous pouvez le voir de l’extérieur.

Sécurité : Uniquement en journée et en groupe.

Iglesia San Juan de los Evangelistas : Olavarria 486

Comme le quartier de La Boca est récent, il faut attendre 1858 pour les fideles soient assez nombreux pour faire édifier dans le quartier voisin (un peu plus dense, Barrio Barracas) une première chapelle en bois sur l’Avenida Montes de Oca (alors nommée Calle Larga). En 1859, le père franciscain Anselmo Chianea une toute petite chapelle a l’angle des calles Martín Rodríguez et Olavaria. Il faut attendre 1868, pour que Don Diego Brotain donne un terrain et le 27 décembre de cette même année la première pierre est posée. L’archevêque de Buenos Aires érige officiellement la paroisse de San Juan de los Evanlegistas. L’église est terminée et inaugurer le 17 juillet 1886. Il s’agit de la première paroisse salésienne au monde.

Sécurité : Uniquement en journée.

Autres sujets sur le quartier de la Boca :

La calle Necochea à La Boca (mai 2017).

Les clichés touristiques nous abrutissent (Mai 2017).

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Published by Le Petit Hergé - dans Buenos Aires
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commentaires

jean 22/04/2016 16:16

c'est craignos tout ca

Le Petit Hergé 24/04/2016 18:34

Bonjour Jean ! La Boca est en effet un quartier à forte delinquance, c'est aussi pour cela que j'indique à chaque élement, si on peut y aller en groupe ou seul. Mais cela ne doit pas retirer l'interet des lieux !

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