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Le Pirirpipi (ou la maquinita) c’est le nom donné au système mis en place pour falsifier le compteur. La prise en charge est de 3,80 pesos puis tous les 200 m on additionne 0,38 ars de plus. Ca c’est la légalité, en fait quelques bricoleurs savent (sinon passent par des bricoleurs professionnels) le régler sur 150 m ou même 100 m. Une bonne manière de vous demander entre 25 et 50 % pour chaque course sans que vous vous doutiez de quelque chose ! |
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Le « Tocomocho » n’est pas exclusivement réservé aux taxistas, mais aussi à tous ceux qui ont contact avec des personnes peu habituées à venir sur Buenos Aires. (Touristes étrangers, mais aussi provinciaux de passages, etc…). Les pigeons viennent d’arriver, c’est leur premier contact avec Buenos Aires, et les taxis les ramassent à Ezeiza, Aeroparque mais aussi à la Terminal de Retiro. Bref il s’agit de persuader le passager de changer de l’argent, surtout s’il veut payer en USD ou en EUR. Pour les provinciaux, on peut même leur dire que les billets de Bsas ne sont pas les mêmes que ceux de leurs provinces. (Si, si ça marche aussi !) Bref, on fait le change et surtout on tend une liasse de billets attachés par un élastique dont seul le premier est un coupure de 50 Ars enveloppant le reste de la liasse composée de billet de 2 Ars. Ca peut aussi vous arriver si vous changer vos devises dans la rue à la volée au lieu de vous rendre dans une casa de cambio. |
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L’Argentine ayant un passé
économique aussi calme qu’une mer à force 10, le Banco de la Nacion a du changer au cours du XXème siècle au moins 6 fois de monnaie, faisant sauter au moins 3, voir 4 ou 5 zéros derrière
le 1 à chaque changement de devise. Le dernier étant celui du 1er janvier 1992 qui remplaça l’Austral par le Peso en lui gommant 4 zéros. (1 Peso = 10.000 australes). D’où
l’intérêt pour les taxistas d’avoir un peu d’australes dans les poches. Une course revenant à 26 pesos par exemple, vous tendez un billet de 100 pesos, et il vous rendra 24 pesos et un
billet de 50 australes. Bien entendu, les pigeons ne sont pas cette fois ci provinciaux (eux aussi se souviennent des australes des années 90), ni non plus français ou allemands, mais
surtout hispanophones, car il faut avoir du bagout et dérouter le futur pigeons en parlant de la pluie et du beau temps pendant toute la course, histoire d’instaurer une certaine
confiance et si le cas se présente, expliquer qu’ils ont encore cours ! Bref le pigeons en général est espagnol, mexicain, colombien,… |
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Bien entendu du temps (avant 2002) du « 1 pour 1 » (1 ARS = 1 USD), nous avions en Argentine droit à des fausses coupures de toute valeur, même des faux billets de 2 Ars (et même des fausses pièces de 50 centavos !), Maintenant que le peso est descendu à 0,25 USD, les faussaires se sont recyclés que sur les coupures de 100 Ars, bien plus rentable. Ce qui nous permet de ne plus passer trop de temps à vérifier tous les billets mais seulement ceux de 100 Ars (et de 50 Ars dans une certain mesure). Les taxistas étant ceux qui sont le plus en contact avec des personnes ne connaissant pas (ou plus) bien les billets (ou voyant mal), comme les personnes âgées, les étrangers, et les fetard revenant d’une soirée. Ceux-ci sont donc des cibles faciles pour les taxistas travaillant en totale association avec les faussaires. Ils arrivent à « écouler » ainsi plusieurs faux billets de 100 ars par jour. La combine consiste à se faire payer la course avec un billet de 100 ARS (un vrai) tendu par le passager un peu naïf (ou alcoolisée), et le taxista le prenant et se retournant l’échangera contre un autre (un faux), et une seconde plus tard, s’offusquera toujours auprès du même passager d’avoir voulu lui repasser un faux billet. Le taxista aura donc réussit à échanger un vrai billet de 100 ars contre un faux ! |
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Un taxista de Buenos Aires connait sa ville comme sa poche, les « ondas verdes » pour avoir successivement tous les feux au vert en passant devant, les détours qui font gagner du temps, il écoute la radio en permanence et connait les points à éviter lorsqu’il y a des manifestations (quotidiennes), et pourtant… c’est le roi quand il faut se mettre jusque dans un embouteillage uniquement pour faire tourner le compteur ! Un chantier qui coupe une rue depuis 2 semaines, et justement il veut la prendre et lorsqu’il est arrêté par le trafic dense, il lance un « Oh ! Tiens il y a des travaux par là ? » Ou alors il fait celui qui à raté la rue, " uff, me pasé" pour pouvoir ensuite faire tout le tour du quartier pour la reprendre. A en mourir de rire, ça fait partie du jeu ! Un pont coupé, une avenue rétrécie à une seule file, il aura le chic d’y faire forcément un tour avec le touriste, l’homme d’affaire, celui qui est pressé, bref tout le monde se laisse piéger. Un régal, il aura réussit à faire payer le double du tarif normal ! |
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Il faut être toujours deux, d’une part le taxista et de l’autre « l’agresseur » (qui est toujours de mèche avec le conducteur du taxi). Le client monte dans le taxi, le taxista engage la conversation pour détourner l’attention, et puis pour une raison ou une autre, fait un détour (si vous ne connaissez pas la ville, vous ne vous en rendez même pas compte), il devra stopper alors pour une raison ou une autre (panne, problème de pneu, ou simplement feu rouge), à ce moment, monte « l’agresseur » sur la banquette arrière (donc avec le client) et « fait peur » au taxista en lui demandant sa recette et par la même occasion vous déleste de votre argent. Le Taxista « apeuré » vous dira de lui donner tout votre argent, des fois que vous doutiez de la situation. N’oubliez pas que l’agresseur dans ce cas là est rarement armé, il fait semblant d’avoir un couteau ou une arme dans sa poche, profitez aussi d’être arrêté à un feu rouge pour sortir du taxi, ils ne vous poursuivront pas (trop risqué pour eux). Et si par malheur, ils réussissent leurs coup, surtout allez porter plainte à un commissariat, en retenant le numéro de patente porté sur les portières avant du véhicule. Ne vous fiez pas à la bonne tête du taxista, il est forcement complice à 100%.(et il n’en est pas à son premier coup) |
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Prenez sans crainte le taxi mais : - Ne payez pas votre course avec des billets de 100 ars (voire de 50 ars) - Vérifiez lorsque vous montez à bord que le compteur marque zéro et que le chauffeur de taxi le déclenche devant vous pour indiquer la prise en charge de 3,80 Ars. Tarif octobre 2009. - Payez toujours en pesos, ne jamais payer en euros pour en dollars. - Ne jamais faire ou demander du change au chauffeur de taxi (même des pesos). - Avant de monter, souvenez-vous de son numéro de patente inscrit en gros chiffres sur les portes avant. En cas de problème vous pourrez toujours ensuite porter plainte et le retrouver. - Ne le croyez surtout pas, s’il vous affirme qu’il y a un supplément quelconque et qu’il faut débourser plus que ce qui apparait au compteur. (Bagages dans le coffre, objet encombrant, 3 ou 4 passagers, détour, horaire de nuit, dépassement de la limite de Capital Federal). Payez uniquement ce qui est affiché. - L’unique course qui est à convenir avant de monter, est le trajet entre Ezeiza et Buenos Aires. C’est l’unique cas où le taxi ne déclenchera pas son compteur, il marche alors au forfait que vous devez convenir avec lui. Il vous facturera souvent les péages en plus par rapport à la course déjà établie. En général, il ne dépassera pas 5 pesos de péages et (péage inclus) n’acceptez pas un prix supérieur à 140 pesos pour vous rendre sur Buenos Aires. Ensuite tout dépend de l’endroit où vous vous rendez. Il peut arriver que vous puissiez obtenir 100 pesos en négociant bien, si le taxista est bien luné et si ça le rapproche de chez lui. Si vous devez vous rendre d’Ezeiza à un autre endroit de la banlieue (San Isidro, Vicente Lopez, etc…) il vous demandera plus (Entre 140 et 180 pesos).Tarif octobre 2009. - Ne prenez jamais un taxi lorsque vous sortez d’une banque ou d’une casa de cambio, marchez 2 ou 3 cuadras pour en prendre un au hasard dans une autre rue (jamais la même que l’établissement). - N’oubliez pas que les taxistas s’attaquent de préférence aux personnes faibles : touristes, personnes âgées, personne seule, personne très jeune et bien sur ceux qui ont déjà passé la barre des 1 gr d’alcool en fin de soirée. Donc inutile de cumuler pour faire augmenter le danger. Voyagez à deux, sobres, relax et indiquez l’adresse comme si vous connaissiez Buenos Aires comme votre poche ! (A la question du taxista, « et alors ça fait combien de temps que vous êtes à Buenos Aires », répondez que ça fait 3 mois, même si vous êtes arrivés la veille ! |
Les liens externes :- Confession d'un chauffeur de taxi de Buenos Aires qui explique les techniques d'arnaque. (En espagnol) - Article sur blog des bavardages des tacheros (chauffeurs de taxi). (En espagnol) Janvier 2009. - Le coup des "nouveaux billets" à la Terminal de Retiro. (En espagnol). Novembre 2008. - Quand les taxistas se rebellent contre le Sheraton. (En espagnol) Article du Clarin du 26 juillet 2007. |
A lire dans le Petit Hergé :- Tout ce qu'il faut savoir avant de partir - Tout ce qu'il faut savoir en arrivant à l'aéroport d'Ezeiza - Tout ce qu'il faut savoir en arrivant à Buenos Aires - Le tourisme en Argentine. - Les cantinas de Buenos Aires. - San Antonio de Areco (Prov de Buenos Aires). - La province de Entre Rios. - Mar del Plata. (Prov de Buenos Aires). |
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Nos amis les taxis :
Le coup du « Piripipi » :
Le coup du « Tocomocho » :-donatedorus_f.jpg)
Le coup du faux billet de 100 pesos :
Le coup des embouteillages :
Le coup de l’agression :
En conclusion :
Les liens externes :
A lire dans le Petit Hergé :
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